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LE TEMPS – Poème de Galaktion TABIDZE – არ არის იგი იმდენად ტკბილი

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POÈME DE GALAKTION TABIDZE
გალაკტიონ ტაბიძე
LITTÉRATURE GÉORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POÉSIE GÉORGIENNE
ქართული პოეზია

******
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

Poème de Ilia Tchavtchavadze

____________________________________________________________


GALAKTION TABIDZE
გალაკტიონ ტაბიძე

17 novembre 1891 – 17 mars 1959
17 ნოემბერი 1891 – 17 მარტი 1959

__________________________________________________________________

LE TEMPS
არ არის იგი იმდენად ტკბილი
___________________________

არ არის იგი იმდენად ტკბილი
Il ne semble pas si doux
დრო, დაფარული ცეცხლის ენებით,
Le Temps, qui se couvre de langues de feu,
მაგრამ არც ისე მწარე აქვს კბილი
Mais ses dents ne semblent pas si amères
საწამლავებით და შეჩვენებით.
Pleines de poisons et de haines.
მან შეაჩვია სოფელს სატანა,
Le Temps a apporté du village de Satan,
ჯოჯოხეთური ალი ქურების,
De voluptueuses flammes infernales,
რათა შემდეგში შესძლოს ატანა
Afin que nous puissions un jour supporter
უფრო საშინელ განადგურების.
De plus terribles et funestes destructions.


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SALOME DEVADZE – Dans les entrailles de l’Enfer – სალომე დევაძე – ჯოჯოხეთის ნაწლავებში

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TBILISSI –  ნარიყალა

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI - დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI - დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN -TBILISSI - ნარიყალა

____________________________________________________________

ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი
[kartveli mkhat’vari]

SALOME DEVADZE
სალომე დევაძე

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DANS LES ENTRAILLES DE L’ENFER
ჯოჯოხეთის ნაწლავებში 

A étudié au PRATT Institute de New-York
Etude à la Guivy Zaldastanishvili American Academy in Tbilisi
European School, ევროპული სკოლა

********************

Au milieu de la galerie, je me retrouvais devant les œuvres de Salome Devadze.
Je me retrouvais dans la forêt sombre et profonde du Mal.
Il me semblait voir un panneau indiquant « Bienvenue dans les entrailles des Enfers. »
Je me retrouvais dans un foisonnant et dynamique baroque moderne. Où l’effroi retrouve de la beauté. Comme le disait Delacroix dans son journal : « Le laid souverain, ce sont nos conventions et nos arrangements mesquins de la grande et sublime nature…« 
Ici, nul arrangement mesquin, nulle convention.
Avec Salome Devadze, nous descendons dans les strates les plus profondes, comme Dante ou comme Don Juan après avoir payé son obole à Charon (Les Fleurs du Mal, XV, Baudelaire)
Là, des corps. Là, des morts, Là, des ombres lugubres et terrifiantes.
« Tandis qu’une folie épouvantable, broie Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ; — Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !
… » (Le Mal, Baudelaire)
Dans ce gris dominant, comme en bas d’une montagne entre deux sommets trop proches qui interdisent à toute lumière de pénétrer.
Les corps ne sont plus que des muscles sans la moindre âme au plus profond d’eux-mêmes. Ou se recherchent-ils une nouvelle âme ?

Il n’existe presque plus d’espoir. Mais il en reste. C’est pour cela que les hommes se débattent encore.
La croix qui se perd dans l’œuvre ne semble plus guider personne, tel un imposant et ancien vestige. Mais elle est là aussi et encore.
Noire mais brillante dans ce sombre marasme.
L’œuvre aussi a la forme d’une croix comme la volonté d’une ultime salvation.
Nous sommes dans un monde où les hommes fondent et glissent, dans une infernale et continue chute. Nous sommes dans un ventre. Nous sommes dans les entrailles, digérés, broyés. Mais dans cette décomposition, l’homme reste l’homme, s’accrochant à de si petites mesquineries qu’il emporte avec lui, dans sa chute.
Mais d’où vient tout ce mal qui assomme l’horizon et déploie ses ailes dans le moindre recoin de la toile ?
Le mieux est de reprendre la fable de l’ermite dans sa forêt entouré d’animaux sauvages de Léon Tolstoï. Le corbeau dit que le mal vient de la faim, le pigeon dit qu’il vient de l’amour, le serpent de la méchanceté, le cerf de la peur…
L’ermite de conclure : « Ce n’est ni de la faim, ni de l’amour, ni de la méchanceté, ni de la peur que viennent tous nos malheurs : c’est de notre propre nature que vient le mal ; car c’est elle qui engendre et la faim, et l’amour, et la méchanceté, et la peur. « 
Salome Devadze ne fait rien d’autre que reproduire notre propre nature. Et c’est terrifiant !

Détail
Détail
Détail
Détail

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EXPOSITION DES OEUVRES DE SALOME DEVADZE
ART BAZAAR
Expo organisée par ARTTENT
27-28-29 septembre 2019
Parc de Mtatsminda – Tbilissi

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LES COPLAS DE AUGUSTO FERRAN Y FORNIES – LAS COPLAS – Augusto Ferrán – LA SOLEDAD – LA SOLITUDE -1861

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

Una copla es una composición poética que, por lo general, consiste en cuatro versos (usualmente octosílabos).
Une copla est une composition poétique composée généralement de quatre versets (généralement octosyllabique).
La copla se retrouve dans de nombreuses chansons populaires espagnoles ainsi que dans la littérature de langue espagnole.

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE ESPAGNOLE
POÉSIE ESPAGNOLE
LITERATURA ESPAÑOLA
POESÍA ESPAÑOLA


*****************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*****************

Augusto Ferrán
AUGUSTO FERRAN Y FORNIES
poeta español
Madrid 27 juillet 1835 – Madrid 2 avril 1880
Madrid, 27 de julio de 1835 – Madrid, 2 de abril de 1880
******************

Le Greco, El Greco
Vue de Tolède sous l’orage, 1596-1600, Metropolitan Museum of Art, New York

LA SOLEDAD
LA SOLITUDE
Recueil
1860 – 1861

I

Las fatigas que se cantan
Les fatigues que l’on chante
son las fatigas más grandes,
sont les plus grandes fatigues,
porque se cantan llorando
car on chante en pleurant
y las lágrimas no salen.
sans que les larmes ne sortent.

II

Al ver en tu sepultura
Voir sur ta tombe
las siemprevivas tan frescas,
ce feuillage persistant si frais,
me acuerdo, madre del alma,
me rappelle, mère de l’âme,
que estás para siempre muerta.
que tu es mort pour toujours.

III

Los mundos que me rodean
Les mondes qui m’entourent
son los que menos me extrañan:
sont les moins étranges :
el que me tiene asombrado
celui qui m’a le plus étonné
es el mundo de mi alma.
reste le monde de mon âme.

IV

Los que la cuentan por años
Nombreux depuis des années
dicen que la vida es corta;
disent que la vie est courte ;
a mí me parece larga
à moi, elles me semblent longues
porque la cuento por horas.
car je les compte pendant des heures.

VI

Pasé por un bosque y dije:
J’ai traversé la forêt et dis :
«aquí está la soledad…»
« la voici la solitude... »
y el eco me respondió
et l’écho me répondit
con voz muy ronca: «aquí está.»
d’une voix enrouée : « la voici. »

Y me respondió «aquí está»
et me répondant « la voici« 
y sentí como un temblor,
j’ai ressenti un tremblement,
al ver que la voz salía
de voir que la voix qui sortait
de mi propio corazón.
de mon propre cœur venait.

VII

Dos males hay en el mundo
Deux maux dans le monde
que es necesario vencer:
doivent être surmontés
el amor de uno a sí mismo
l’amour de soi
y el rencor de la mujer.
et la rancune de la femme.

IX

Yo me marché al campo santo
Je suis allé au cimetière
y a voces llamé a los muertos,
et appelé les morts
y para castigo mío
et pour ma punition
los vivos me respondieron.
les vivants me répondirent.

XV

La muerte ya no me espanta;
La mort ne me fait plus peur ;
tendría más que temer
j’aurais plus à craindre
si en el cielo me dijeran:
si le ciel me condamnait
has de volver a nacer.
à naître de nouveau.

XVI

Si mis ojos no te dicen
Si mes yeux ne te disent pas
todo lo que el pecho siente,
tout ce que mon cœur ressent
no es porque se están callados;
ce n’est pas qu’ils se taisent ;
es porque no los comprendes.
c’est que tu ne les comprends pas.

XVIII

Yo no sé lo que yo tengo,
Je ne sais ce que je veux
ni sé lo que me hace falta,
ni ce dont j’ai besoin,
que siempre espero una cosa
mais j’espère toujours une chose
que no sé cómo se llama.
sans savoir comme elle se nomme.

XXI

De mirar con demasía
A trop chercher
se me han cegado los ojos,
je me suis aveuglé,
y ahora que ciego me encuentro
et maintenant que je suis aveugle
es cuando lo veo todo.
je vois tout.

Y ahora que lo veo todo,
Et maintenant que je vois tout,
estoy viendo de continuo
je vois en permanence
el mundo y sus desengaños
le monde et ses déceptions
pasar dentro de mí mismo.
me pénétrer.

XXII

Si me quieres como dices,
Si tu me veux, comme tu le dis
¿por qué te apartas de mí?
pourquoi de moi tu te détournes ?
agua que va río abajo,
l’eau qui vient de la rivière
en la mar viene a morir.
dans la mer s’en va mourir.

XXIII

No os extrañe, compañeros,
Ne soyez pas surpris, mes amis,
que siempre cante mis penas,
que je chante toujours mes peines,
porque el mundo me ha enseñado

car le monde m’a appris
que las mías son las vuestras.
que les miennes sont aussi les vôtres.

XXIV

Hace ya muy largos años
Depuis longtemps
que en todas partes te veo,
partout je te vois,
pero no tal como eres,
non comme tu es,
sino según mi deseo.
mais selon mon désir.

XXVI

Mirando al cielo juraste
En regardant le ciel, tu as juré
no me engañarías nunca,
de ne jamais me tromper
y desde entonces el cielo
et, depuis, le ciel
sólo con verte se nubla.
en te voyant s’obscurcit.

XXIX

Tu aliento es mi única vida,
Ton souffle est ma seule vie,
y son tus ojos mi luz;
et tes yeux ma seule lumière ;
mi alma está donde tu pecho,
mon âme est dans ton cœur,
mi patria donde estás tú.
ma patrie, là où tu es.

XXX

Del fuego que por tu gusto
Du feu que pour toi
encendimos hace tiempo,
nous avons allumé jadis,
las cenizas sólo quedan,
il ne reste que des cendres
y en el corazón las llevo.
et dans le cœur je les porte.

XXXI

Pobre me acosté, y en sueños
pauvre je me suis endormi et dans mes rêves
vi lleno de oro mi cuarto:
j’ai vu une chambre remplie d’or :
más pobre me levanté
mais plus pauvre je me suis levé
que antes de haberme acostado.
qu’avant de me coucher.

XXXII

¿Cómo quieres que yo queme
comment veux-tu que je brûle
las prendas que me has devuelto,
les vêtements que tu m’as rendu ?
si el corazón me lo has dado
si ton cœur me les a donnés
tú misma cenizas hecho?
il en a déjà fait des cendres.

XXXIII

El pájaro que me diste,
L’oiseau que tu m’as donné,
preso lo tengo en su jaula,
je l’ai dans sa cage,
y el pobre de día y noche
et le pauvre, de jour comme de nuit,
se muere, y por eso canta.
se meurt, et c’est pour ça qu’il chante.

XXXVI

Si os encontráis algún día
Si un jour tu te trouves
dentro de la soledad,
plongé dans la solitude
no pidáis consuelo al mundo,
ne demande pas au monde de consolation,
porque él no os lo puede dar.
car il ne pourra te la donner.

XXXVII

Sé que me voy a perder
Je sais que je vais me perdre
y ya sé que estoy perdido,
et je sais que je suis perdu,
y solamente me pesa
et ce qui me pèse uniquement
que no te pierdas conmigo.
c’est que tu ne te perdes avec moi.

XXXXVIII

Tengo deudas en la tierra,
J’ai des dettes sur terre,
y deudas tengo en el cielo:
et des dettes dans le ciel :
pagaré allá con mi alma;
je paierai la-bas avec mon âme
ya pago aquí con mi cuerpo.
et je paierai ici avec mon corps.

XXXIX

En sueños te contemplaba
Dans mes rêves, je t’ai contemplée
dentro de la oscuridad,
au cœur de l’obscurité,
y cuando abriste los ojos
et quand tes yeux se sont ouverts
todo comenzó a brillar.
tout a commencé à briller.


Todo comenzó a brillar,
Tout a commencé à briller
y entonces te llamé yo:
et puis quand je t’ai appelée
cerraste al punto los ojos,
tu as refermé les yeux,
y la oscuridad volvió.
et l’obscurité est revenue.

XLI

Antes piensa y después habla,
Penser avant et parler après,
y después de haber hablado,
et après avoir parlé,
vuelve a pensar lo que has dicho,
repenser à ce que vous avez dit,
y verás si es bueno o malo.
vous verrez alors si cela est bien ou mal.

XLII

Entre un rosal y una zarza
Entre un rosier et un buisson
nació una flor amarilla,
une fleur jaune est née,
con tantas y tantas penas
avec tant et tant de peine
que se murió el mismo día.
que le même jour elle mourut.

XLIV

Cuando se llama a una puerta
Quand on appelle à une porte
y ninguna voz responde,
et que personne ne répond,
es señal de que en la casa
c’est le signe que dans cette maison
son muy ricos o muy pobres.
ils sont ou très riches ou très pauvres.

LII

El querer es una hoguera
La volonté est un feu de joie
que en nuestro pecho se enciende;
qui incendie notre poitrine ;
por eso cuando queremos
ainsi quand nous voulons
toda nuestra sangre hierve.
tout notre sang rentre en ébullition.

LIII

«Desde Granada a Sevilla,
« De Grenade à Séville,
y desde Sevilla al cielo…»
et de Séville au ciel… »
pero no tú, desalmada;
mais pas toi, sans cœur ;
tú irás antes al infierno.
tu iras avant en enfer.

LIX

¡Ay pobre de mí, que a fuerza
Ah ! Pauvre de moi, qui à force
de pensar en mis vecinos,
de penser à mes voisins,
me he salido de mi casa
ai quitté ma maison
olvidándome a mí mismo!
en m’oubliant moi-même !

LX

Ánimo, corazoncito,
Courage, mon cœur,
vuelve a recobrar la vida,
reviens à la vie,
que aún te quedan en el mundo
il te reste encore dans ce monde
muchas penas escondidas.
tant de péchés cachés.

Muchas penas escondidas,
Tant de péchés cachés,
y entre ellas ¡ay! la más negra:
et parmi eux, ah ! le plus noir :
la de hallarte día y noche
te trouver jour et nuit
a solas con tu conciencia
seul avec ta conscience

LVI

En el cielo hay una estrella
Il y a dans le ciel une étoile
que corre hacia todas partes,
qui court de toutes parts,
mirando si hay en el mundo
regardant s’il existe de par le monde
dos corazones iguales.
deux cœurs égaux.

LVII

Levántate si te caes,
Relève-toi si tu tombes
y antes de volver a andar
mais avant de repârtir
mira dónde te has caído
regarde où tu es tombé
y pon allí una señal.
et mets-y un signal.

LIX

Por la noche pienso en ti,
La nuit je pense à toi
y en ti pienso a todas horas;
et à toi je pense toutes les heures ;
y mientras tanto yo viva,
et tant que je vivrai,
vivirá en mí tu memoria.
ta mémoire vivra en moi.

Vivirá en mí tu memoria,
Ta mémoire vivra en moi,
a la vez triste y alegre,
à la fois triste et joyeux,
pues has sido mujer buena,
tu as été si bonne,
lo cual rara vez sucede.
ce qui est si rare, ma foi.

LX

Me desperté a media noche,
Je me suis réveillé à minuit,
abrí los ojos, y al ver
j’ai ouvert les yeux, et quand j’ai vu
que tú estabas a mi lado,
que tu étais à mes côtés
volví a dormirme y soñé.
je me suis rendormi et j’ai rêvé.

LXI

Yo me asomé a un precipicio
J’ai regardé un précipice
por ver lo que había dentro,
pour y voir l’intérieur,
y estaba tan negro el fondo,
le fond était si noir
que el sol me hizo daño luego.
que le soleil plus tard m’a blessé.

LXII

Me han dicho que hay una flor,
On m’a dit qu’il existait une fleur,
de todas la más humilde:
parmi toute la plus humble :
flor que quisiera yo darte,
cette fleur que je veux te donner,
flor llamada «no me olvides.»
cette fleur s’appelle : « ne m’oublie pas !« 

LXIII

Las pestañas de tus ojos
Les cils de tes yeux
son más negras que la mora,
sont plus noirs que les mûres,
y entre pestaña y pestaña
et entre tes cils
una estrellita se asoma.
une étoile apparaît.

LXI

Yo no podría sufrir
Je ne pourrais souffrir
tantas fatigas y penas,
tant de fatigues et tant de peine
si no tuviera presente
si je ne gardais pas à l’esprit
que la causa ha sido ella.
qu’elle en était la cause.

LXVI

Los cantares que yo canto
Les chansons que je chante
se los regalo a los vientos,
je les donne au vent,
y uno no más, uno solo,
et une seule, pas plus,
guardo hace tiempo en secreto.
je la conserve secrètement.

Y aquí lo guardo en secreto,
Je la garde ici en secret,
para cantárselo a solas
pour la chanter à celui
al que me quiera explicar
qui m’expliquera
el por qué de muchas cosas.
le pourquoi de tant de choses.

LXVII

No vayas tan a menudo
Ne pars pas si souvent
a buscar agua a la fuente,
chercher de l’eau à la source,
que si a la orilla resbalas
car si par malheur tu glissais
se enturbiará la corriente.
le courant serait troublé.

LXVIIII

Niño, moriste al nacer;
Enfant, mort à la naissance ;
yo envidio el destino tuyo:
j’envie ton destin :
tú no sabes lo que hay
tu ne sauras pas ce qu’il y a
desde la cuna al sepulcro.
du berceau à la tombe.

LXX

Cada vez que sale el sol
Chaque fois que le soleil se lève
me acuerdo de mis hermanos,
je pense à mes frères,
que sin pan y con fatigas
qui sans pain et fatigués
van a empezar su trabajo.
partent à leur labeur.

Fatíganse en el trabajo
Ils s’usent par leur labeur
mientras el sol los alumbra,
pendant que le soleil les brûle,
y del trabajo descansan
et du travail ils se reposent
cuando se quedan a oscuras.
quand dans l’obscurité ils se retrouvent.

LXXIV

Te he vuelto a ver, y no creas
Je t’ai revue et je ne crois pas
que el verte me ha sorprendido:
avoir été surpris de te revoir :
mis ojos ya no se asustan
mes yeux ne craignent plus
de ver lo que otros han visto.
de voir ce que les autres ont vu

LXXV

Sé que me vas a matar
Je sais que tu vas me tuer
en vez de darme la vida:
au lieu de me donner la vie :
el morir nada me importa,
mourir m’importe peu,
pues te dejo el alma mía.
car je te laisse mon âme.

LXXVI

Yo me he querido vengar
Je voulais me venger
de los que me hacen sufrir,
de ceux qui m’ont fait souffrir,
y me ha dicho mi conciencia
mais ma conscience m’a dit
que antes me vengue de mí.
qu’avant je devais me venger de moi.

LXXVIII

En lo profundo del mar
Dans les profondeurs de la mer
hay un castillo encantado,
se trouve un château enchanté,
en el que no entran mujeres,
dans lequel les femmes ne peuvent entrer,
para que dure el encanto.
pour que le charme dure.

LXXXI

Escuchadme sin reparo;
Ecoute bien ceci :
mis palabras son verdades:
mes mots sont des vérités :
nunca miréis con desprecio
ne regarde jamais avec mépris
al que mendiga en la calle.
celui qui dans la rue mendie.

El que mendiga en la calle
Celui qui mendie dans la rue
es el más digno de lástima,
est le plus digne de pitié,
porque además de ser pobre
car en plus d’être pauvre
lo va diciendo en voz alta.
il le dit à voix haute.

LXXXII

Ni en la muerte he de encontrar
Même dans la mort je ne trouve
la quietud que me hace falta;
la quiétude que je cherche ;
por eso, cuando me miro,
c’est pour cela, quand je me regarde,
tengo de mí mismo lástima.
que j’ai pitié de moi.

LXXXIII

En verdad, dos son las cosas
En vérité, deux choses
que el mundo entero gobiernan:
règnent dans le monde :
el oro, por lo que vale,
l’or, pour ce qu’il vaut,
y el amor, por lo que cuesta.
et l’amour, pour ce qu’il coûte.

LXXXV

Cuando el reloj da las horas,
Quand l’horloge donne les heures,
dice a todos sin reparo:
elle dit à tous sans hésiter :
al rico, que ande deprisa;
au riche, de se hâter ;
al pobre, que ande despacio.
au pauvre, de marcher lentement.

Y el pobre que anda despacio,
Et le pauvre, qui lentement marche,
con sed y hambre en el camino,
avec la soif et la faim sur la route,
suele a veces llegar antes,
généralement arrive avant,
mucho antes que el más rico.
bien avant le plus riche.

XCI

Dices que hablo mal de ti,
Tu dis que je parle mal de toi,
y esa noticia no es cierta;
mais cela n’est pas vrai ;
si quiero, puedo hablar mal,
si je veux, je peux mal parler de toi,
mas no lo hago por pereza.
mais par paresse, je ne le fais.

XCIII

Morid contentos, vosotros
Meurs heureux, toi
que tenéis por compañeras
qui as pour compagnes
dos madres que os acarician:
deux mères qui te cajolent :
la Humildad y la Pobreza.
L’Humilité et la Pauvreté.

XCVIII

Cuanto más pienso en las cosas,
Plus je pense aux choses
mucho menos las comprendo;
moins je les comprends ;
por eso cuando te miro
c’est pour cela quand je te regarde
te estoy viendo y no lo creo.
je te vois mais je ne pense pas.

CV

Cuando te mueras te haré
Quand tu mourras je te ferai
un cantar de muchas coplas,
une chanson aux multiples coplas,
para que aprendan los vivos
pour que les vivants apprennent
a respetar tu memoria.
à respecter ta mémoire.

Y si alguno no creyera
Si quelqu’un ne croit pas
lo que en mi cantar yo ponga,
à ce que je chante,
le mandaré al otro mundo
je l’enverrai dans l’autre monde
para que allí te conozca.
pour qu’il apprenne à te connaître.

CXVII

Ahora que me estás queriendo,
Maintenant que tu m’aimes
yo no te puedo querer:
je ne t’aime plus :
las cosas buenas no llegan
les bonnes choses n’arrivent
a tiempo ninguna vez.
jamais à la bonne heure.

CXVIII

La noche oscura ya llega;
La nuit noire arrive ;
todo en el sueño descansa,
tout dans le rêve repose,
y tan sólo el corazón
et seul le coeur
dentro del pecho trabaja.
dans la poitrine travaille.

CXXV

A la luz de las estrellas
A la lumière des étoiles
yo te vi, cara de cielo;
je t’ai vue face au ciel ;
por eso cuando te miro,
depuis, quand je te regarde,
de las estrellas me acuerdo.
je me rappelle des étoiles.

CXXII

Tenía los labios rojos,
Ses lèvres étaient rouges,
tan rojos como la grana;
d’un rouge écarlate ;
labios ¡ay! que fueron hechos
des lèvres, ah ! qui étaient faites
para que alguien los besara.
pour être embrassées.

Yo un día quise… la niña
Un jour j’ai voulu… la fille
al pie de un ciprés descansa:
au pied d’un cyprès repose :
un beso eterno la muerte
la mort posa un éternel baiser
puso en sus labios de grana.
sur ses lèvres écarlates.

CXXXI

Si yo pudiera arrancar
Si je pouvais arracher
una estrellita del cielo,
une petite étoile dans le ciel,
te la pondría en la frente
je te la mettrais sur ton front
para verte desde lejos.
pour te voir de loin.

CXXXIII

¡Ay de mí! Por más que busco
Pauvre de moi ! Plus je cherche
la soledad, no la encuentro;
la solitude, moins je la trouve ;
mientras yo la voy buscando,
pendant que je la cherche
mi sombra me va siguiendo.
mon ombre me suit.

CXXXVIII

Guárdate del agua mansa,
Méfiez-vous de l’eau douce,
y guárdate de los hombres
et méfiez-vous des hommes
que, sin conocerte a ti,
qui, sans vous connaître,
a todo el mundo conocen.
connaissent tout le monde.

CXL

Caminando hacia la muerte
En marchant vers la mort
me encontré con tu querer,
j’ai trouvé ton amour,
y por morir más a gusto
et pour mourir plus heureux
seguí el camino con él.
j’ai continué le chemin avec lui.

CXLII

Todo hombre que viene al mundo
Tout homme qui vient au monde
trae un letrero en la frente,
porte un signe sur le front,
con letras de fuego escrito,
avec des lettres de feu
que dice: ¡reo de muerte!
qui disent : condamné à mort !

CXLIV
dernier copla

Los que quedan en el puerto
Ceux qui restent au port
cuando la nave se va,
quand part le navire,
dicen, al ver que se aleja:
disent, le voyant s’éloigner :
¡quién sabe si volverá!
« qui sait s’il reviendra !« 

Y los que van en la nave
Et ceux qui se trouvent sur le navire
dicen, mirando hacia atrás:
disent, en regardant derrière eux :
¡Quién sabe, cuando volvamos,
« Qui sait, quand nous reviendrons,
si se habrán marchado ya!
s’ils ne seront déjà partis !
« 

************************************

TRADUCTION LITTÉRATURE ESPAGNOLE
TRADUCCIÓN DE TEXTOS EN ESPAÑOL





João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA COMEDIE DES MORTS – Poème de Jacky Lavauzelle

La Comédie des Morts

La Comédie des Morts Poème Jacky Lavauzelle
D’après Moema de Victor Meirelles

*A hipótese do homem La Comédie des Morts Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poème

*
L’HYPOTHESE DE L’HOMME


****
LA COMEDIE DES MORTS

A comédia dos mortos

 

**

« Il en est qui n’ont pas le don des saintes larmes,
Qui veillent sans lumière et combattent sans armes ;
Il est des malheureux qui ne peuvent prier
Et dont la voix s’éteint quand ils veulent crier ;
Tous ne se baignent pas dans la pure piscine
Et n’ont pas même part à la table divine« 

Théophile Gautier
Ténèbres
La Comédie de la Mort
*****
Tous les morts avancent masqués et maquillés dans la prairie des vivants
Dans le maquis des plaintes étouffées, le mal lui-même rougirait
Les morts brûlants et glacés se cachent toujours pour cacher
Le triste et fétide parfum de râles immondes et désirables
*
Le banal vide succède à la mort qui succède au vide fatal
J’ai bien fermé la porte pourtant
Les baumes des mémoires déchirées me pénètrent tant
Comme ils baignent le cœur des rescapés qui se font beaux ce soir
*
La cloche sonne comme sonne la plus lourde des cloches infernales
Les morts avant la fête enterrent les derniers doutes
Dans mon berceau je vois tomber la neige
*

Les morts s’assemblent plus nombreux encore me serrant le cœur
Parfum d’une âme connue, Souvenir d’un désir malheureux
Pourquoi ai-je donc gardé les clefs ?

**********************

Version Portugaise
A COMEDIA DOS MORTOS

A Comedia dos Mortos Poema Jacky Lavauzelle

**

LA VERSION ITALIENNE
LA COMMEDIA DEI MORTI

La commedia dei Morti Poesia di Jacky Lavauzelle

******************

LA COMEDIE DES MORTS
*LA COMEDIE DES MORTS- Jacky Lavauzelle

UN CORPS PARFAIT- POEME – JACKY LAVAUZELLE

Un corps parfait Jacky Lavauzelle
Photo Jacky Lavauzelle – Lisbonne

Un Corps Parfait
*A hipótese do homem Un corps Parfait- Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poème

*
L’HYPOTHESE DE L’HOMME


****
UN CORPS PARFAIT

UM CORPO PERFEITO
****

*

**

Poème et traduction Jacky Lavauzelle
D’après Victor Meirelles Moema

****

Le sable sous l’abîme trembla de mille ondulations
A areia sob o abismo tremeu com milhares de ondulações

Un sultan de corail sorti le premier
Um sultão de coral lançado primeiro
Des prunelles de marbre sortaient quelques larmes
Lágrimas saíram dos grandes olhos de mármore

Les geôliers ont ouvert les dômes bleutés des derniers jours
Os carcereiros abriram as cúpulas azuladas dos últimos dias
Les pas du condamné se sont arrêtés
Os degraus do condenado pararam

Il ne manquait rien
Nada estava faltando
Pas même un millionième de millimètre
Nem mesmo um milionésimo de milímetro
Pas même un paradoxe
Nem mesmo um paradoxo
Juste un royaume à étendre
Apenas um reino para expandir

 Pas même une aiguille au bout du tunnel
Nem mesmo uma agulha no final do túnel

Chaque atome de  xénon rayonnait 
Cada átomo de xenônio irradiado
Sur une gaufrette de dioxyde de silicium
Em uma bolacha de dióxido de silício

Un corps parfait dans un cœur endurci
Um corpo perfeito em um coração endurecido
A bouleversé le monde et les femmes
Aborreceu o mundo e as mulheres
A embaumé toutes les tempêtes
Embalsaçou todas as tempestades
Et ta petite tête
E sua cabecinha
Et le petit matin
E o amanhecer

 Un corps parfait sans étoile et sans voile
Um corpo perfeito sem estrela e sem véu
Juste dans sa grâce et une totale nudité
Apenas em sua graça e total nudez
A brisé la tempête la plus hurlante 
Quebrou a tempestade mais uivante
Comme un voleur de violettes
Como um ladrão de violetas

 Les ardeurs éphémères salies par les hommes
O ardor efêmero sujado pelos homens
Embaument son âme dans son étui de feu
Embelezar sua alma em seu coldre de fogo
D’une secrète rage aux sommets des montagnes
De uma fúria secreta aos topos das montanhas
Monte l’étrange et chaude pudeur des anges
Monte a estranha e calorosa modéstia dos anjos
De la sublime Sphère
Da Esfera sublime
Montent au temple les arômes des anges
Suba ao templo o aroma dos anjos
Et l’amour qui se répand
E o amor que está se espalhando
 De son ombre effacée
Na sua sombra clareou
Ne se voit plus qu’en Dieu
Apenas visto em Deus
Qu’en Dieu seulement
Isso só em Deus

Et des anges indignés dans l’absolu
E anjos indignados no absoluto
Absolument cruels et absolument beaux
Absolutamente cruel e absolutamente lindo
Se suicident tous ensemble
Cometer suicídio juntos
Bel effroi absolu dans un regard
Lindo absoluto pavor em um olhar
Lui
Ele
Garde son univers et trace le trait idéal

Mantenha seu universo e trace o traço ideal
De l’homme parfait
Do homem perfeito
Dans les méandres
Nos meandros
Du petit matin
De manhã cedo

Il ne manquait rien
Nada estava faltando
Pa même un millionième de millimètre
Pa até um milionésimo de milímetro
Pas même un paradoxe
Nem mesmo um paradoxo
Juste un royaume à étendre
Apenas um reino para expandir

 Pas même une aiguille au bout de l’enfer
Nem mesmo uma agulha no final do inferno

Les ondes au-delà des cieux tremblèrent de mille ondulations
As ondas além dos céus tremeram com mil ondulações

**********************

UN CORPS PARFAIT
*Un corps parfait- Jacky Lavauzelle

Visão – VISION – Poème de Cruz e Sousa (Faróis-1900)

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Visão
VISION

(Faróis – Phares – 1900)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




*

Traduction Jacky Lavauzelle
Jérôme Bosch – Le Jardin des délices (détail Panneau droit)- Musée du Prado – Madrid

**

Noiva de Satanás, Arte maldita,
Epouse de Satan, Art maudit,
Mago Fruto letal e proibido,
Fruit mortel magique et interdit,
Sonâmbula do Além, do Indefinido
Somnambule de l’Au-delà et de l’Indéfini
 Das profundas paixões, Dor infinita.
Des passions profondes et de la Douleur infinie.

*

 Astro sombrio, luz amarga e aflita,
Sombre astre, lumière amère et en détresse,
 Das Ilusões tantálico gemido,
Des Illusions torturées gémissent,
Virgem da Noite, do luar dorido,
Vierge de la Nuit, du clair de lune meurtri,
Com toda a tua Dor oh! sê bendita!
Avec toute ta douleur  oh ! sois béni !

*

 Seja bendito esse clarão eterno
Bénie soit cette éternelle lumière.
De sol, de sangue, de veneno e inferno,
De soleil, de sang, de poison et d’enfer,
  De guerra e amor e ocasos de saudade…
De guerre et d’amour et de couchers de nostalgie …

*

 Sejam benditas, imortalizadas
Âmes immortalisées, soyez bénies !
As almas castamente amortalhadas
Vous, les âmes chastement enveloppées
    Na tua estranha e branca Majestade!
Dans ton étrange et blanche Majesté !

 

******

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

AVEC L’AIDE DE DIEU – OS LUSIADAS CAMOES CANTO III-112 LES LUSIADES – Desta arte o Mouro pérfido despreza

*
OS LUSIADAS CAMOES CANTO IIIOs Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-112 LES LUSIADES III-112
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-112




OS LUSIADAS III-112
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 112
Strophe 112

III-112

Camoes Canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******




Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-112
LES LUSIADES III-112
OS LUSIADAS CANTO III

******

 

« Desta arte o Mouro pérfido despreza
« De cette façon, le perfide Maure méprise
O poder dos Cristãos, e não entende
Le pouvoir des Chrétiens, sans savoir qu’ils sont sous l’emprise
Que está ajudado da Alta Fortaleza,
Salvatrice d’une Haute Forteresse,
A quem o inferno horrífico se rende.
Où le terrible enfer lui-même perd toute hardiesse.
Co ela o Castelhano, e com destreza
Avec celle-ci, le Castillan avec dextérité
De Marrocos o Rei comete e ofende.
A affronter le Roi du Maroc se trouve fin prêt.
O Português, que tudo estima em nada,
Le Portugais, ne craignant aucune algarade,
Se faz temer ao Reino de Granada.
Se fait craindre du Royaume de Grenade.  

 

****

OS LUSIADAS CANTO III

***
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Os Lusiadas Canto III Camoes Canto IIIAlphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

****

Camoes Canto IIIMarie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

*******

Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

********************

OS LUSIADAS III

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS CANTO III

****

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-112 CAMOES LUSIADES III-112
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Camoes Canto III

 OS LUSIADAS III
LA BATAILLE DE TARIFA
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

A Ópera DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS CHAPITRE IX CAPITULO

A Ópera
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 




L’Œuvre de Machado de Assis

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A Ópera
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
IX
Roman – Romance

1899

Traduction Jacky Lavauzelle

*****

dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo IX – Neuvième Chapitre

A Ópera




Já não tinha voz, mas teimava em dizer que a tinha.
Il n’avait déjà plus de voix, mais il persistait à dire qu’il en avait encore.
« O desuso é que me faz mal », acrescentava.
«Le désoeuvrement, cela me rend malade», ajouta-t-il.
Sempre que uma companhia nova chegava da Europa, ia ao empresário e expunha-lhe todas as injustiças da Terra e do Céu;
Chaque fois qu’une nouvelle société arrivait d’Europe, il retrouvait l’imprésario et lui comptait toutes les injustices de la terre et du ciel ;
o empresário cometia mais uma, e ele saía a bradar contra a iniquidade.
l’imprésario en commettait une de plus, et alors il sortait en criant contre l’iniquité.
Trazia ainda os bigodes dos seus papéis.
Il portait encore des moustaches de ses différents rôles.
Quando andava, apesar de velho, parecia cortejar uma princesa de Babilônia.
Quand il marchait, bien qu’âgé, il avait toujours l’air de courtiser une princesse de Babylone.
Às vezes, cantarolava, sem abrir a boca, algum trecho ainda mais idoso que ele ou tanto;
Parfois il fredonnait sans ouvrir la bouche, une certain répertoire encore plus ancien que lui, ou tout autant du moins ;
vozes assim abafadas são sempre possíveis.
chanter d’une voix aussi étouffée, c’est toujours possible.
Vinha aqui jantar comigo algumas vezes.
Il venait dîner avec moi parfois.
Uma noite, depois de muito Chianti, repetiu-me a definição do costume, e como eu lhe dissesse que a vida tanto podia ser uma ópera como uma viagem de mar ou uma batalha, abanou a cabeça e replicou:
Une nuit, après beaucoup de Chianti, il m’a répété sa définition coutumière, et comme je le lui rétorquais que la vie pouvait être un opéra tout comme elle aurait pu être un voyage en mer ou une bataille, il secoua la tête et répondit:







— A vida é uma ópera e uma grande ópera.
– La vie est un opéra et un grand opéra !
O tenor e o barítono lutam pelo soprano, em presença do baixo e dos comprimários, quando não são o soprano e o contralto que lutam pelo tenor, em presença do mesmo baixo e dos mesmos comprimários.
Le ténor et le baryton luttent pour le soprano en présence de la basse et des rôles secondaires, quand ce n’est pas le soprano et le contralto pour le ténor, en présence de la même basse et des rôles secondaires.
Há coros numerosos, muitos bailados, e a orquestração é excelente…
Il y a de nombreux chœurs, de nombreux ballets, et l’orchestration est excellente …

— Mas, meu caro Marcolini…
– Mais, mon cher Marcolini …

— Quê?…
– Quoi ?…

E, depois, de beber um gole de licor, pousou o cálice, e expôs-me a história da criação, com palavras que vou resumir.
Et après une gorgée de liqueur, il posa la tasse, et me rapporta l’histoire de la création, avec des mots que je vais vous résumer.

Deus é o poeta.
Dieu est le poète.
A música é de Satanás, jovem maestro de muito futuro, que aprendeu no conservatório do céu.
La musique est de Satan, jeune maestro pourvu d’un grand avenir, qui a appris sous la grande voûte céleste.
Rival de Miguel, Rafael e Gabriel, não tolerava a precedência que eles tinham na distribuição dos prêmios.
Rival de Michel, Raphaël et Gabriel, il ne tolérait pas leur primauté lors de la distribution des prix.
Pode ser também que a música em demasia doce e mística daqueles outros condiscípulos fosse aborrecível ao seu gênio essencialmente trágico.
Il se peut que la musique trop douce et mystique de ces autres associés était tout simplement odieuse à son génie essentiellement tragique.
Tramou uma rebelião que foi descoberta a tempo, e ele expulso do conservatório.
Il a fomenté une rébellion qui fut découverte dans le temps, et fut expulsé du conservatoire.
Tudo se teria passado sem mais nada, se Deus não houvesse escrito um libreto de ópera, do qual abrira mão, por entender que tal gênero de recreio era impróprio da sua eternidade.
Tout se serait passé sans bruit si Dieu n’avait pas écrit un livret d’opéra, qu’il y avait renoncé ensuite, comprenant que ce genre de loisirs était inapproprié à son éternité.
Satanás levou o manuscrito consigo para o inferno.
Satan déroba alors le manuscrit et l’emporta en enfer.
Com o fim de mostrar que valia mais que os outros, — e acaso para reconciliar-se com o céu, — compôs a partitura, e logo que a acabou foi levá-la ao Padre Eterno.
Afin de montrer qu’il valait plus que les autres – et pour probablement se réconcilier avec le ciel – il composa la partition, puis, une fois terminée, l’apporta au Père Eternel.

— Senhor, não desaprendi as lições recebidas, disse-lhe.
– Seigneur, je n’ai nullement oublié les leçons reçues, lui dit-il.
Aqui tendes a partitura, escutai-a, emendai-a, fazei-a executar, e se a achardes digna das alturas, admiti-me com ela a vossos pés…
Ici vous trouverez la partition, écoutez-là, modifiez-là et jouez-là, et si vous la trouvez digne des hauteurs, admettez-là avec elle à vos pieds …

— Não, retorquiu o Senhor, não quero ouvir nada.
– Non, répondit le Seigneur, je ne veux nullement entendre quoi que ce soit.

— Mas, Senhor…
– Mais, Seigneur…

— Nada! nada!
– Rien ! rien !







Satanás suplicou ainda, sem melhor fortuna, até que Deus, cansado e cheio de misericórdia, consentiu em que a ópera fosse executada, mas fora do céu.
Satan plaida encore sans obtenir de meilleure fortune, jusqu’à ce que Dieu, fatigué et plein de miséricorde, consenti à ce que l’opéra soit joué, mais hors du ciel.
Criou um teatro especial, este planeta, e inventou uma companhia inteira, com todas as partes, primárias e comprimárias, coros e bailarinos.
Il créa un théâtre spécial, cette planète qui est la nôtre, et inventa toute une entreprise, avec tous les rôles, les premiers et les seconds rôles, des chorales et des danseurs.

— Ouvi agora alguns ensaios!
– Écoutez quelques répétitions désormais !

— Não, não quero saber de ensaios.
– Non, je ne veux pas gérer les répétitions.
Basta-me haver composto o libreto;
C’est assez que d’avoir composé le livret ;
estou pronto a dividir contigo os direitos de autor.
je suis prêt à partager avec toi les droits d’auteur.

Foi talvez um mal esta recusa;
Ce refus fut certainement une erreur ;
dela resultaram alguns desconcertos que a audiência prévia e a colaboração amiga teriam evitado.
et ainsi le résultat donna des fausses notes qu’une audition préalable et une collaboration amicale auraient pu éviter.
Com efeito, há lugares em que o verso vai para a direita e a música, para a esquerda.
En effet, il y a des endroits où le verset allaient vers la droite et la musique, elle, portait à gauche.
Não falta quem diga que nisso mesmo está a beleza da composição, fugindo à monotonia, e assim explicam o terceto do Éden, a ária de Abel, os coros da guilhotina e da escravidão.
Il y a ceux qui disent que c’est justement cela qui donnait de la beauté à la composition, qui permettait d’échapper à la monotonie, et donc expliquer le trio d’Eden, l’aria d’Abel, les chœurs de la guillotine et l’esclavage.
Não é raro que os mesmos lances se reproduzam, sem razão suficiente.
Il est fréquent que les mêmes passages se reproduisaient sans raison particulière.
Certos motivos cansam à força de repetição.
Certains motifs étaient même fatigants à force d’être répéter.
Também há obscuridades;
Il y avait aussi bien des obscurités ;
o maestro abusa das massas corais, encobrindo muita vez o sentido por um modo confuso.
le maître abuse des lourdeurs de la chorale, couvrant le sens avec beaucoup de confusion.
As partes orquestrais são aliás tratadas com grande perícia.
Les parties orchestrales sont en effet traitées avec une grande habileté.
Tal é a opinião dos imparciais.
Telle est l’opinion des jugements impartiaux.

Os amigos do maestro querem que dificilmente se possa achar obra tão bem acabada.
Les amis du maestro pensent qu’il est difficile de trouver un travail si bien fini.
Um ou outro admite certas rudezas e tais ou quais lacunas, mas com o andar da ópera é provável que estas sejam preenchidas ou explicadas, e aquelas desapareçam inteiramente, não se negando o maestro a emendar a obra onde achar que não responde de todo ao pensamento sublime do poeta.
Certains admettent des grossièretés et quelques lacunes, mais, dans la suite de l’opéra, il est probable que cela soit attenué ou expliqué, et elles disparaîtront complètement, le maître ne niant pas devoir modifier son oeuvre, estimant qu’elle ne répond pas totalement à la sublime réflexion du poète.
Já não dizem o mesmo os amigos deste.
Mais ce n’est pas ce que disent les amis de celui-ci.
Juram que o libreto foi sacrificado, que a partitura corrompeu o sentido da letra, e, posto seja bonita em alguns lugares, e trabalhada com arte em outros, é absolutamente diversa e até contrária ao drama.
Ils jurent que le livret a été sacrifié, que la partition a corrompu le sens du texte, et, il est entendu qu’elle était belle à certains endroits, et travaillée avec art dans d’autres, mais qu’elle était absolument différente, voire contraire au drame.
O grotesco, por exemplo, não está no texto do poeta;
Le grotesque, par exemple, ne figure pas dans le texte du poète ;
é uma excrescência para imitar as Mulheres Patuscas de Windsor.
Il s’agit d’une excroissance pour imiter les Joyeuses Commères de  Windsor.
Este ponto é contestado pelos satanistas com alguma aparência de razão.
Ce point est contesté par les satanistes avec quelques apparences de raison.
Dizem eles que, ao tempo em que o jovem Satanás compôs a grande ópera, nem essa farsa nem Shakespeare eram nascidos.
Ils disent que, au moment où le jeune Satan composa son grand opéra, ni cette farce ni Shakespeare n’étaient nés.
Chegam a afirmar que o poeta inglês não teve outro gênio senão transcrever a letra da ópera, com tal arte e fidelidade, que parece ele próprio o autor da composição;
Ils affirment même que le poète anglais n’a pas d’autre génie, sinon celui de transcrire les paroles de l’opéra, avec un tel art et une telle fidélité, qu’il pouvait passer pour être l’auteur de la composition ;
mas, evidentemente, é um plagiário.
mais, bien sûr, c’était un plagiaire.








— Esta peça, concluiu o velho tenor, durará enquanto durar o teatro, não se podendo calcular em que tempo será ele demolido por utilidade astronômica.
– Cette pièce, conclu le vieux ténor, durera aussi longtemps que le théâtre, et on n’est pas en mesure de calculer l’heure à laquelle il sera démoli par l’utilité astronomique.
O êxito é crescente.
Le succès est grandissant.
Poeta e músico recebem pontualmente os seus direitos autorais, que não são os mesmos, porque a regra da divisão é aquilo da Escritura:
Poète et musicien reçoivent ponctuellement leurs droits d’auteur, ils ne touchent pas la même chose, car la règle est que la division de l’Écriture :
« Muitos são os chamados, poucos os escolhidos ».
«Beaucoup sont appelés, peu sont élus. »
Deus recebe em ouro, Satanás em papel.
Dieu reçoit de l’or, Satan du papier.

— Tem graça…
– Vous êtes drôle …

— Graça?
– Drôle ?
bradou ele com fúria;
cria-t-il avec fureur ;
mas aquietou-se logo, e replicou:
mais se calmant aussitôt, il répondit :
Caro Santiago, eu não tenho graça, eu tenho horror à graça.
Cher Santiago, je ne suis pas drôle, j’ai horreur du comique.
Isto que digo é a verdade pura e última.
Ce que je dis est la vérité pure et ultime.
Um dia, quando todos os livros forem queimados por inúteis, há de haver alguém, pode ser que tenor, e talvez italiano, que ensine esta verdade aos homens.
Un jour, tous les livres seront brûlés car sans valeur, quelqu’un viendra, peut-être un ténor, peut-être un italien, pour enseigner cette vérité aux hommes.
Tudo é música, meu amigo.
Tout est musique, mon ami.
No princípio era o dó, e do dó fez-se ré, etc.
Au commencement était le do, et le do est devenu ré, etc.
Este cálice (e enchia-o novamente), este cálice é um breve estribilho.
Cette coupe (et il la remplissait à nouveau), cette coupe est un bref refrain.
Não se ouve?
Vous n’entendez pas ?
Também não se ouve o pau nem a pedra, mas tudo cabe na mesma ópera…
De même, vous n’entendez pas le bâton, ni la pierre, mais tout cela se trouve dans le même opéra …

*******

A Ópera
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

CAMOES OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-112

OS LUSIADAS II-112

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  112
Strophe 112

II-112

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112  
LES LUSIADES II-112

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« Cometeram soberbos os Gigantes,
« Remplis de superbe, les Géants
Com guerra vã, o Olimpo claro e puro;
Firent une vaine guerre à la claire et pure Olympe ;
Tentou Pirítoo e Teseu, de ignorantes,
Pirithoos et Thésée tentèrent de pénétrer, ignorants,
O Reino de Plutão horrendo e escuro.
Le Royaume de Pluton, horrible et obscure.
 Se houve feitos no mundo tão possantes,
Il ne peut se trouver dans le monde une si grande puissance,
 Não menos é trabalho ilustre e duro,
Et une œuvre si illustre et si ardue,
Quanto foi cometer Inferno o Céu,
Comme, pour eux, d’affronter l’Enfer et le ciel,
  Que outrem cometa a fúria de Nereu.
Que, pour vous, de lutter contre la fureur de Nérée.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-112
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

Cortille della Pigna – La Cour de la Pomme de Pin – Musées du Vatican – Musei Vaticani – La Città del Vaticano

ROME – ROMA
La Città del Vaticano
LES MUSEES DU VATICAN
Musei Vaticani

 

 Photos Jacky Lavauzelle

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La Cour de la Pomme de Pin
Il Cortille della Pigna

Cour supérieure

Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 1 Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 2

Dictionnaire raisonné de
l’architecture française du XIe au XVIe siècle
Définition FLEURON
 » La célèbre pomme de pin en bronze qui se voit dans les jardins du Vatican est un véritable fleuron terminant un grand monument antique. L’idée n’est donc pas neuve, et, en cela comme en beaucoup d’autres choses, les architectes gothiques ont suivi une tradition fort ancienne qui leur avait été transmise par les maîtres de l’école romane. »

Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 3

DANTE
LA DIVINE COMEDIE
Divina Commedia
Chant 31
Traduction par Félicité Robert de Lamenais
« La faccia sua mi parea lunga e grossa
«Son visage me semblait long  et épais
… come la pina di San Pietro a Roma,
comme la Pomme de Pin de Saint-Pierre à Rome,
 e a sua proporzione eran l’altre ossa;… »
 et en même proportion étaient les autres os; .. »
 

Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 4 Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 5 Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 6 Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 7 Cortille della Pigna La Cour de la Pomme de Pin Vatican Musei Vaticani artgitato 8

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