Archives par mot-clé : Literatura española

LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER – POESIE JEAN DE LA CROIX- Un pastorcico solo está penado – JUAN DE LA CRUZ

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
Un pastorcico solo está penado

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Un pastorcico solo está penado,
Un petit berger a de la peine, seul,
ajeno de placer y de contento,
étranger au plaisir et au bonheur,
y en su pastora puesto el pensamiento,
et la pensée toute à sa bergère,
y el pecho del amor muy lastimado.
et le cœur par l’amour si blessé.
*
No llora por haberle amor llagado,
D’être meurtri d’amour, il ne pleure pas,
que no le pena verse así afligido,
être si affligé, ne le peine pas,
 aunque en el corazón está herido;
bien que son cœur soit blessé ;
mas llora por pensar que está olvidado.
mais il pleure à la pensée d’être oublié.
*
Que sólo de pensar que está olvidado
C’est seulement en pensant qu’il est oublié
de su bella pastora, con gran pena
de sa belle bergère, avec grand chagrin,
se deja maltratar en tierra ajena,
qu’il se laisse maltraiter dans une étrangère terre,
el pecho del amor muy lastimado.
le cœur tant blessé par l’amour.
*
Y dice el pastorcito: ¡Ay, desdichado
Et le petit berger dit : Ah ! misérable
de aquel que de mi amor ha hecho ausencia
celui qui a déserté mon amour
y no quiere gozar la mi presencia,
et ne veut pas profiter de ma présence,
y el pecho por su amor muy lastimado!
et de mon cœur par son amour si blessé !
*
Y a cabo de un gran rato se ha encumbrado
Et après un long moment, il s’éleva
sobre un árbol, do abrió sus brazos bellos,
sur un arbre, ouvrit ses beaux bras,
y muerto se ha quedado asido dellos,
et mourut, les bras suspendus,
el pecho del amor muy lastimado
le cœur si blessé par l’amour.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


Saint Jean de la Croix
1542-1591

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SUR
LA PASTOURELLE

La poésie des troubadours est essentiellement lyrique. Écoles de poésie? Le culte de la forme. Le « trobar clus »; admiration de Dante et de Pétrarque pour Arnaut Daniel. La musique des troubadours. Les genres la chanson, le sirventés, la tenson, la pastourelle, l’aube. Autres genres. 

Avec la pastourelle, nous arrivons à un genre qui paraît, au premier abord, être resté plus près de son origine populaire. Voici en quoi il consiste. Le poète, pendant un voyage, rencontre une bergère; elle est jeune, avenante, chante ou tresse des fleurs en gardant son troupeau. Le poète la salue courtoisement, et, après quelques compliments, lui offre son amour. La conversation s’engage et elle se développe suivant la fantaisie du poète. Le début et le dénouement sont seuls conventionnels. Un exemple emprunté à un des plus anciens troubadours, Marcabrun, montrera ce que peut donner ce genre. Le troubadour, à cheval, a rencontré une bergère.

Je pousse mon cheval vers elle

« Que ne puis-je arrêter, la belle,
La bise qui vous échevèle!

Sire, me répond la vilaine,
Si le vent souffle et me hérisse,
Je dois au lait de ma nourrice
De ne point trop m’en mettre en peine.

Sans médire de votre mère,
La belle, il pourrait bien se faire
Que quelque chevalier fût père
D’une aussi courtoise vilaine
Votre regard est un sourire
Plus je vous vois, plus je soupire
Mais vous être trop inhumaine.

Non, non, sire, je suis la fille
De gens dont toute la famille
N’a manié que la faucille
Ou le hoyau, dit la vilaine.

J’en sais un qui vante sa race,
Et qui devrait suivre leur trace
Six jours ou sept dans la semaine.
Fille aussi farouche que belle,
Je sais un peu, quand je m’en mêle,
Apprivoiser une rebelle.
On peut, avec telle vilaine,
Faire amour loyal et sincère,

Et vous m’êtes déjà plus chère
Que la plus noble châtelaine.
Quand un homme a perdu la tète
Est-ce un vain serment qui l’arrête?

Un mot, et votre bouche est prête,
A baiser mes pieds de vilaine.
Mais pensez-vous que je désire
Perdre, pour vous plaire, beau sire,
Ma richesse la plus certaine?

L’auteur de cette traduction remarque que la vilaine, mise ainsi en scène, a « terriblement d’esprit » pour une femme des champs. « Ce n’est pas le long des haies, môme en Gascogne, que fleurit une ironie si légère et si perçante à la fois. » C’est une réflexion qu’on peut faire à propos de la plupart des pastourelles. C’est un genre qui a pu être populaire; mais il a perdu ce caractère de très bonne heure.
Comment d’ailleurs ce genre, s’il avait gardé la simplicité primitive que nous pouvons lui supposer, aurait-il eu des chances de plaire à la société raffinée pour laquelle écrivaient les troubadours? Aussi les bergères qu’ils mettent en scène ressemblent étrangement, du début à la fin de leur littérature, à celle de Marcabrun. C’est leur aïeule. Ce sont en général de vertueuses coquettes. Elles écoutent les compliments, acceptent les galanteries, mais finissent toujours par berner leur interlocuteur. Là encore règne la convention. Le charme de la plupart de ces compositions ne vient pas des tableaux champêtres qu’elles peuvent présenter, ni de la naïveté et de la simplicité des sentiments exprimés; il vient surtout de la forme dialoguée qui a permis aux auteurs de pastourelles de leur donner un tour dramatique. Elles se rapprochent à ce point de vue des débats que sont les tensons.
De la pastourelle on rapproche ordinairement la romance…

Joseph Anglade
Les Troubadours, leurs vies, leurs œuvres, leur influence
Chapitre III
L’Art des Troubadours
Les Genres

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
JEAN DE LA CROIX

Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

L’Elan Amoureux – JEAN DE LA CROIX – Tras de un amoroso lance – Juan de la Cruz (Otras del mismo a lo divino)

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
Juan de la Cruz

Otras del mismo a lo divino

L’ELAN AMOUREUX
Tras de un amoroso lance

Tras de un amoroso lance,
Dans un élan amoureux,
y no de esperanza falto,
non sans espoir,
volé tan alto, tan alto,
j’ai volé si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*

Para que yo alcance diese
Pour que je l’atteigne,
a aqueste lance divino,
ce divin élan,
tanto volar me convino
J’ai tant volé
que de vista me perdiese;
que je me suis perdu de vue ;
y, con todo, en este trance
et, par dessus tout, dans cette transe,
en el vuelo quedé falto;
je défaillis sur ce vol ;
mas el amor fue tan alto,
mais l’amour était si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

*
Cuanto más alto subía
Plus haut je montais
deslumbróseme la vista,
plus ma vue en était éblouie,
y la más fuerte conquista
et la plus forte conquête
en oscuro se hacía;
dans l’obscurité c’était faite ;
mas, por ser de amor el lance
mais, l’élan étant d’amour,
di un ciego y oscuro salto,
Je bondis d’un saut aveugle et sombre,
y fui tan alto, tan alto,
et je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Cuanto más alto llegaba
Plus j’étais dans les hautes sphères
de este lance tan subido,
de cet élan si grandiose,
 tanto más bajo y rendido
à la fois démuni, affligé
 y abatido me hallaba;
et abattu je me trouvais ;
dije: ¡No habrá quien alcance!
je dis :  personne ne pourra l’atteindre !
y abatíme tanto, tanto,
et je m’affligeais tant et tant,
que fui tan alto, tan alto,
que je me projetais si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Por una extraña manera
D’une manière étrange
mil vuelos pasé de un vuelo,
mille vols devinrent un seul vol,
 porque esperanza del cielo
car l’espoir de ciel
tanto alcanza cuanto espera;
est pour celui qui tant espère ;
esperé solo este lance,
j’ai espéré cet élan,
y en esperar no fui falto,
et je n’ai jamais manqué d’espérance,
pues fui tan alto, tan alto,
je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


San Juan de la Cruz- Saint Jean de la Croix
1542-1591

 

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 

SONNET DE QUEVEDO : Hoy cumple amor en mis ardientes venas Soneto de FRANCISCO DE QUEVEDO

Francisco de Quevedo
Villegas y Santibáñez Cevallos
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

poesia de francisco de Quevedo poésie de Francisco de Quevedo artgitato
 

 Francisco de Quevedo y Villegas
1580-1645
Sonnet de Quevedo Francisco de Quevedo hoy cumple amor artgitato Aujourd’hui Amour coule dans mes veines brûlantes








Hoy cumple amor
en mis ardientes venas

Soneto de Quevedo
Sonnet de Quevedo

 Aujourd’hui Amour coule dans mes veines brûlantes

 

 

*****

Hoy cumple amor en mis ardientes venas
Aujourd’hui Amour coule dans mes veines brûlantes
 veinte y dos años, Lisi, y no parece
depuis vingt-deux ans, Lisi, et ne semble pas
que pasa día por él; y siempre crece
que pour lui est passé un jour ; et croît toujours
 el fuego contra mí, y en mí las penas.
le feu contre moi, et en moi les peines.

*

Veinte y dos años ha que estas cadenas
Vingt-deux ans voilà que ces chaînes
el corazón idólatra padece;
le cœur idolâtre les souffre;
  y si tal vez el pie las estremece,
et si peut-être le pied les bouge,
oigo en sus eslabones mis sirenas.
J’entends mes sirènes de leurs liens.

*

Si Amor presume que su fuerza dura
Si Amour présume que sa rigide force
  tiene mi liberad en tal estado,
tient ma liberté dans un tel état,
 véngase a mí sin tu belleza pura;
qu’il vienne à moi sans ta beauté pure ;

*

que yo le dejaré desengañado
que je lui montre son erreur
 de que el poder asiste en tu hermosura,
que le pouvoir assiste en ta beauté,
y en él un nombre ocioso y usurpado.
et qu’en lui un nom vain et usurpé.

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Soneto de Quevedo
Sonnet de Quevedo

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A comparer avec les sonnets de Pétrarque, son amour pour Laure :

CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER Pétrarque Texte Bilingue -sommario-Sommaire – Table des Matières

 

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La Poésie de Luis de Góngora – La poesía de Luis de Góngora

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LITTERATURE ESPAGNOLE
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Luis de Góngora y Argote
Literatura
española
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 




Luis de Góngora y Argote
1561-1627

 




Poésie de Luis de Góngora
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La poesía de Luis de Góngora


*****

Traduction Jacky Lavauzelle

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A una Rosa
A une Rose
Soneto-Sonnet

Ayer naciste, y morirás mañana.
Née hier et morte demain.
Para tan breve ser, ¿quién te dio vida ?
Pour être aussi brève, qui t’as donnée la vie?

A una rosa Gongora Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**

¿ Cuál del Ganges marfil, o cuál de Paro
 
Quel est cet ivoire du Gange, ou de Paros
Soneto – Sonet- 1583

¿ Cuál del Ganges marfil, o cuál de Paro
Par quel ivoire du Gange, ou de Paros
blanco mármol, cuál ébano luciente,
le marbre blanc, par quel brillant ébène,


**
Cual parece al romper de la mañana
Elles semblent rompre le matin
Soneto – Sonnet-1582

Cual parece al romper de la mañana
Elles semblent rompre le matin
aljófar blanco sobre frescas rosas,
ces perlières blanches sur les fraîches roses,

**

De Pura honestidad templo sagrado
BELLE IDOLE
Soneto – Sonnet

De pura honestidad templo sagrado,
De pure honnêteté temple sacré,
Cuyo bello cimiento y gentil muro
Avec doux ciment et agréable mur

**

Descaminado, enfermo, péregrino
Epuisé et malade, pèlerin
Soneto – Sonnet – 1594

Descaminado, enfermo, péregrino
Epuisé et malade, pèlerin
en tenebrosa noche, con pie incierto
dans la nuit sombre, incertaine à pied

**
En el cristal de tu divina mano
LE PLUS DOUX DES POISONS

Soneto-Sonnet
1609

En el cristal de tu divina mano  
Dans le cristal de ta divine main
de Amor bebí el dulcísimo veneno,
de l’Amour j’ai bu le plus doux poison,

**
Este, a Pomona cuando ya no sea
Consacré à Pomone, cet édifice

Soneto -Sonnet-1609
LE GRAND PASTEUR DES FLEURS

Este, a Pomona cuando ya no sea,
Consacré à Pomone, cet édifice
edificio al silencio dedicado 
qui n’est pas dédié au silence

Este a Pomona cuando ya no sea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

**

Fábula de Polifemo y Galatea –Fable de Polyphème et Galatée
1612 :
Introduction
Première partie- 1
Seconde partie – 2 

Fábula de Polifemo y Galatea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**

Grandes, más que elefantes y que abadas
Grands, mais
plus que les éléphants et les abbayes Sonato- Sonnet -1588

Grandes, más que elefantes y que abadas,
Grands, mais plus que les éléphants et les abbayes,
 títulos liberales como rocas,
titres libéraux comme les roches,

Grandes más que elefantes y que abadas Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

Hermosas damas, si la pasión ciega
LE TOREADOR ANDALOU
Soneto – Sonnet – 1603

Hermosas damas, si la pasión ciega
Belles dames, si l’aveugle passion
     
no os arma de desdén, no os arma de ira,
Ne vous arme ni de dédain ni de colère,

**

Inscripción para el sepulcro de Dominico Greco
Inscription pour le sépulcre du Greco (Soneto- Sonnet- ~1614)

Esta en forma elegante, oh peregrino,
C’est dans cette forme élégante, Ô pèlerin,
de pórfido luciente dura llave,
brille la clef du dur porphyre,

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Mariposa no solo no cobarde
Le papillon non seulement n’est pas un lâche
Soneto-Sonnet-1623

Mariposa, no solo no cobarde,
Le papillon non seulement n’est pas un lâche,
 mas temeraria, fatalmente ciega,
mais il est téméraire, fatalement aveugle,

Mariposa no solo no cobarde Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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Mientras por competir con tu cabello
Pour rivaliser avec ta chevelure
Soneto- Sonnet-1582

Mientras por competir con tu cabello,
Pour rivaliser avec ta chevelure
oro bruñido al sol relumbra en vano;
Le soleil d’or bruni brille en vain

Mientras por competir con tu cabello Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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No enfrene tu gallardo pensamiento
Aucun frein à ta gaillarde pensée
Soneto – Sonnet – 1584
LA MER DE LA PEUR

No enfrene tu gallardo pensamiento
Aucun frein à ta gaillarde pensée
 del animoso joven mal logrado
d’une fougueuse jeunesse mal maîtrisée

No enfrene tu gallardo pensamiento Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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Oh marinero, tú que, cortesano
Ô Matelot, toi qui, courtisan
Soneto – Sonnet -1609
LA SECONDE MER NAPOLITAINE

Oh marinero, tú que, cortesano,
Ô Matelot, toi qui, courtisan,
al palacio le fías tus entenas,
au palais ta voile tu négocies,

Oh marinero Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet Oh marinero tú que cortesano

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Peinaba al sol Belisa sus cabellos
Bélise peignait
ses cheveux au soleil
Soneto-Sonnet-1620

Peinaba al sol Belisa sus Cabellos
Bélise peignait ses cheveux au soleil
con peine de marfil, con mano bella,
avec un peigne en ivoire, de sa belle main,

Peinaba al sol Belisa sus cabellos Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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Sacros, altos, dorados capiteles
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
Soneto-Sonnet-1589
CE SECOND SALOMON
L’Escurial

Sacros, altos, dorados capiteles,
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
que a las nubes borráis sus arreboles,
qu’aux nuages dérobent la lumière,

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

¿Son de Tolú, o son de Puerto Rico
Sont-elles de Tolu ou de Porto-Rico
Soneto – Sonnet – 1609

¿Son de Tolú, o son de Puerto Rico 
Sont-elles de Tolu ou de Porto-Rico
ilustre y hermosísima María,
illustre et belle Marie,

Son de Tolú, o son de Puerto Rico Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
Soneto – Sonnet – 1585
CENT MILLE COULEURS

Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
del verde honor privó las verdes plantas,
de leur verdure a privé les plantes vertes,

Tres veces de Aquilón 1585 Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

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Varia imaginación, que en mil intentos
Variante imagination que, par mille tentatives Soneto – Sonnet – 1584

Varia imaginación, que en mil intentos,
Variante imagination que, par mille tentatives,
a pesar, gastas, de tu triste dueño
tu dépenses, malgré ton triste maître

Varia imaginación que en mil intentos Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet



 

 

 

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Fábula de Polifemo y Galatea de Luis de GONGORA Fable de Polyphème et Galatée- Texte & Traduction INTRODUCTION

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Fábula de Polifemo y Galatea
Fable de Polyphème et Galatée

AL SEÑOR CONDE DE NIEBLA
au seigneur comte de Niebla

INTRODUCTION
1612

Fábula de Polifemo y Galatea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 Fábula de Polifemo y Galatea
Fable de Polyphème et Galatée
1612

Estas que me dictó, rimas sonoras,
Ces rimes sonores m’ont été dictées
Culta sí aunque bucólica Talía,
Par la cultivée mais néanmoins bucolique Thalie,
Oh excelso Conde, en las purpúreas horas
Ô excellent comte, dans ces heures pourpres
Que es rosas la alba y rosicler el día,
Où les roses sont à l’aube et le jour est à la rosée
Ahora que de luz tu niebla doras,
Maintenant que de lumière tu dores la nuée,
Escucha, al son de la zampoña mía,
Ecoute, au son de mon chalumeau,
Si ya los muros no te ven de Huelva
Puisque les murs de Huelva ne te voient pas
Peinar el viento, fatigar la selva.
Brosser le vent, fatiguer la forêt.
Templado pula en la maestra mano
La main du maître trempe
El generoso pájaro su pluma,
Le généreux oiseau par sa plume,
O tan mudo en la alcándara, que en vano
Ou si muet en la perche, qu’en vain
Aun desmentir el cascabel presuma;
Bien qu’il démentisse la clochette ;
Tascando haga el freno de oro cano
Rongeant le frein d’or gris
Del caballo andaluz la ociosa espuma;
Du cheval andalou la mousse écumante ;
 Gima el lebrel en el cordón de seda,
Gémissant le lévrier, dans le cordon de soie,
Y al cuerno al fin la cítara suceda.
au son du cor, ou de la cithare qui lui succède.
Treguas al ejercicio sean robusto,
Que l’exercice robuste se terminant soit
Ocio atento, silencio dulce, en cuanto
Un loisir attentif, un doux silence, comme
Debajo escuchas de dosel augusto
sous le dais auguste quand tu écoutes
Del músico jayán el fiero canto.
Du géant musicien la chanson fière.
Alterna con las Musas hoy el gusto,
Alternant avec les Muses le goût, ce jour,
Que si la mía puede ofrecer tanto
Que si la mienne peut offrir tel
Clarín -y de la Fama no segundo-,
Clairon – et qui ne soit pas le second de la Renommée-,
Tu nombre oirán los términos del mundo.
Les termes du mondes entendront ton nom..

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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CE SECOND SALOMON Luis de GONGORA SONNET (1589) SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES

Luis de Góngora Sonnet
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES
1589

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Sacros, altos, dorados capiteles

Sacrés, élevés, chapiteaux dorés

Sacros, altos, dorados capiteles,
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
que a las nubes borráis sus arreboles,
qu’aux nuages dérobent la lumière,
Febo os teme por más lucientes soles,
Phébus vous craint pour des soleils pleins de brillances,
y el cielo por gigantes más crüeles.
et le ciel pour des géants terriblement cruels.

**

Depón tus rayos, Júpiter, no celes
Abandonne tes rayons, Jupiter, ne cache pas
los tuyos, Sol; de un templo son faroles,
les tiens, Soleil ; du temple ils sont les lumières
que al mayor mártir de los españoles
qu’au plus grand martyr des espagnoles
erigió el mayor rey de los fiïeles,
on érigea le plus grand roi des fidèles,

**

religiosa grandeza del monarca
religieuse grandeur du monarque
cuya diestra real al nuevo mundo
dont la main droite au nouveau monde
abrevia, y el oriente se le humilla.
réduisit, et à l’Orient posséda.

**

Perdone el tiempo, lisonjee la Parca,
Pardonne le temps, que la Parque flatte
la beldad desta octava maravilla,
la beauté de cette huitième merveille,
 los años deste Salomón segundo.
et les années de ce second Salomon.

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LA POESIE DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LE GRAND PASTEUR DES FLEURS – Sonnet de Luis de GONGORA (1609) ESTE A POMONA CUANDO YA NO SEA

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Este a Pomona cuando ya no sea
1609

Este a Pomona cuando ya no sea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Este, a Pomona cuando ya no sea

Consacré à Pomone, cet édifice

 

Este, a Pomona cuando ya no sea,
Consacré à Pomone, cet édifice
edificio al silencio dedicado 
qui n’est pas dédié au silence
 (que si el cristal lo rompe, desatado,
(car si le cristal le brise, sans retenue,
 süave el ruiseñor lo lisonjea),
suave, le rossignol le flatte)

**

dulce es refugio donde se pasea 
doux est le refuge où passe
la quïetud, y donde otro cuidado 
la quiétude, et où d’autres soucis
 despedido, si no digo burlado, 
raillés je ne dis pas moqués,
de los términos huye, desta aldea.
fuient les maisons de ce village.

**

Aquí la primavera ofrece flores 
Ici le printemps offre des fleurs
al gran pastor de pueblos, que enriquece 
au grand pasteur des peuplesqui enrichit
de luz a España, y gloria a los Venegas. 
de lumière l’Espagne, et de gloire des Vénégas.

**

Oh peregrino, tú, cualquier que llegas, 
Ô pélerin, toi,  d’où que tu viennes
paga en admiración las, que te ofrece 
paie en admiration, ce qui t’est offert par
el huerto, frutas, y el jardín, olores.
le verger
, les fruits et le jardin des senteurs.

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SONNET DE LUIS DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA SECONDE MER NAPOLITAINE – Poème LUIS DE GONGORA (1609) Oh marinero

Poème Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Sonetos – Sonnets

OH MARINERO LUIS DE GONGORA

Ô MATELOT
1609

Oh marinero Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet Oh marinero tú que cortesano

 

Oh marinero, tú que, cortesano

Ô matelot, toi qui, courtisan

Oh marinero, tú que, cortesano,
Ô Matelot, toi qui, courtisan,
al palacio le fías tus entenas,
au palais ta voile tu négocies,
al palacio real, que de sirenas
au  palais royal, qui avec ses sirènes
es un segundo mar napolitano,
est
une seconde mer napolitaine,

**

 los remos deja, y una y otra mano
oublie les rames, et avec l’une et l’autre mains
de las orejas las desvía apenas,
de tes oreilles éloigne-les simplement,
que escollo es, cuando no Sirte de arenas,
c’est un écueil, lorsqu’il n’y a plus de sable à Syrte,
la dulce voz de un serafín humano.
que la douce voix de séraphin humain.

 **

Cual su acento, tu muerte será clara
Quels accentsta mort sera éclatante
si espira suavidad, si gloria espira
si jaillit la suavité, si jaillit la gloire
  su armonía mortal, su beldad rara.
de son harmonie mortelle, sa beauté rare.

 **

Huye de la que, armada de una lira,
Fuis devant celle qui, armée d’une lyre,
si rocas mueve, si bajeles para,
si bougeant les rochers, si bloquant les navires,
cantando mata al que matando mira.
tue en chantant celui qu’elle regarde en mourant.

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POEME LUIS DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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CENT MILLE COULEURS – Poème de GONGORA – TRES VECES DE AQUILON

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

TRES VECES DE AQUILON
1585

Tres veces de Aquilón 1585 Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Poème de GONGORA

Tres veces de Aquilón

Trois fois de l’Aquilon

Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
del verde honor privó las verdes plantas,
de leur verdure a privé les plantes vertes,
y al animal de Colcos otras tantas
et de l’animal de Colchide tant de fois
 ilustró Febo su vellón dorado,
Phébus a illustré sa toison dorée

**

después que sigo (el pecho traspasado
depuis que je suis (la poitrine transpercée
de aguda flecha) con humildes plantas,
d’une flèche pointue) d’un humble pas,
 ¡oh bella Clori!, tus pisadas santas
ô belle Chloris ! tes saintes empreintes
por las floridas señas que da el prado.
par les signes des fleurs qui jonchent la prairie.

**

A vista voy (tiñendo los alcores
Je veux voir (colorant les collines
en roja sangre) de tu dulce vuelo, 
de sang rouge) de ton doux envol,
que el cielo pinta de cien mil colores,
que le ciel peint de cent mille couleurs,

**

tanto, que ya nos siguen los pastores
Alors que nous suivent déjà les pasteurs
por los extraños rastros que en el suelo
par les traces étranges que sur le sol
dejamos, yo, de sangre, tú, de flores.
nous laissons, moi par le sang, toi par des fleurs.

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POEME DE GONGORA

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LE PLUS DOUX POISON – Luis de Gongora Sonnet EN EL CRISTAL DE TU DIVINA MANO

Luis de Góngora Sonnet
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

En el cristal de tu divina mano
1609

En el cristal de tu divina mano Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Luis de Góngora Sonnet 

En el cristal de tu divina mano

Dans le cristal de ta divine main

En el cristal de tu divina mano  
Dans le cristal de ta divine main
de Amor bebí el dulcísimo veneno,
de l’Amour j’ai bu le plus doux poison,
néctar ardiente que me abrasa el seno,
ce nectar de feu qui brûle en moi,
y templar con la ausencia pensé en vano;
et j’ai pensé en vain que ton absence l’atténuerai ;

**

tal, Claudia bella, del rapaz tirano
telle, belle Claudie, de l’enfant tyrannique
es arpón de oro tu mirar sereno,
tu es le harpon d’or par ton regard serein,
que cuanto más ausente de él, más peno,
plus je suis loin de lui et plus je souffre
de sus golpes el pecho menos sano.
des coups dans ma poitrine moins saine.

 **

Tus cadenas al pie, lloro al rüido
Tes chaînes aux pieds, je pleure au bruit
 de un eslabón y otro mi destierro,
de chacun des chaînons et l’exil,
más desvïado, pero más perdido.
plus me dévie de toi, davantage elle me perd .

**

¿Cuándo será aquel día que por yerro,
Quand ce jour arrivera, par erreur,
oh serafín, desates, bien nacido,
ô séraphin bien né, libérerais-tu
con manos de cristal nudos de hierro?
avec des mains de cristal ces nœuds de fer ?

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LUIS DE GONGORA SONNET

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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