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SHAKESPEARE SONNET 24 Mine eye hath play’d the painter and hath steel’d MON OEIL A JOUE AU PEINTRE

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET 24

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
Mine eye hath play’d the painter and hath steel’d

 

MON OEIL A JOUE AU PEINTRE

1598 

**

*

Mine eye hath play’d the painter and hath steel’d,
Mon oeil a joué au peintre en traçant
Thy beauty’s form in table of my heart;
La forme de ta beauté sur mon cœur ;
My body is the frame wherein ’tis held,
Mon corps comme châssis le maintient,
And perspective it is best painter’s art.
Cette perspective est le plus bel art du peintre.

*








*

For through the painter must you see his skill,
C’est dans le peintre lui-même que se voit l’habileté,
To find where your true image pictur’d lies,
Dans le peintre que nous trouvons ta plus fidèle image
Which in my bosom’s shop is hanging still,
Suspendue dans la boutique de mon corps
That hath his windows glazed with thine eyes.
Aux fenêtres vitrées de tes yeux.

*






*

Now see what good turns eyes for eyes have done:
Vois comme tes yeux soutiennent les miens
Mine eyes have drawn thy shape, and thine for me
Qui dessinent ta forme ; tes yeux sont pour moi
Are windows to my breast, where-through the sun
Les fenêtres de mon cœur, par où passe le soleil

*

Delights to peep, to gaze therein on thee;
Admirant plaisamment pour te mieux contempler ;
Yet eyes this cunning want to grace their art,
Pourtant, une aptitude à ma yeux reste défaillante :
They draw but what they see, know not the heart.
Ils dessinent ce qu’ils voient, ne connaissant pas mon cœur.

 

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SONNET 24

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

DER SCHEMEL HEINE INTERMEZZO LYRIQUE XXXIII LE TABOURET

INTERMEZZO LYRIQUE
Heinrich Heine
der Schemel – Le Tabouret

 

INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
LITTERATURE ALLEMANDE
intermezzo-lyrique-heine-artgitato-lyrisches-intermezzo-heine-willem-van-aelst-bloemenstilleven-met-horloge



Christian Johann Heinrich Heine
der Schemel – le Tabouret




Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
XXXIII

der Schemel

 

Lyrisches Intermezzo
XXXIII
LE TABOURET

1823

INTERMEZZO LYRIQUE
der Schemel Le Tabouret
Heinrich Heine

*

XXXIII

   (Der Kopf spricht:)
La tête parle et dit :

Ach, wenn ich nur der Schemel wär’,
Ah, si j’étais le tabouret, seulement,
Worauf der Liebsten Füße ruhn!
Où les pieds de ma tendre aimée reposent !
Und stampfte sie mich noch so sehr,
Et elle pourrait à sa guise me piétiner,
Ich wollte doch nicht klagen thun.
Aucune plainte ne sortirait.

*

 (Das Herz spricht:)
Le cœur parle et dit :

Ach, wenn ich nur das Kißchen wär’,
Ah, si j’étais la pelote, seulement,
Wo sie die Nadeln steckt hinein!
Où elle plante les aiguilles !
Und stäche sie mich noch so sehr,
Elle pourrait à sa guise me piquer,
Ich wollte mich der Stiche freu’n.
Que du point je me réjouirais.

*

  (Das Lied spricht:)
La chanson parle et dit :

Ach, wär’ ich nur das Stück Papier,
Ah, si j’étais le morceau de papier, seulement
Das sie als Papillote braucht!
Qu’elle prend pour ses papillotes !
Ich wollte heimlich flüstern ihr
Je lui murmurerais en secret
In’s Ohr, was in mir lebt und haucht.
Dans l’oreille, ce qui vit et ce qui respire en moi.

 

*******

XXXIII
der Schemel
HEINRICH HEINE
INTERMEZZO LYRIQUE

********

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LA POESIE DE HEINRICH HEINE

A ce point de vue, Heine est traité en privilégié. Les Allemands peuvent bien maudire le pamphlétaire, ils savent par cœur les vers du poète. Éditeurs, biographes, critiques d’outre-Rhin lui ont consacré d’importans travaux. Chez nous, seul entre les poètes allemands, il bénéficie de ce privilège d’avoir un public. Je ne nie pas que nous n’ayons pour quelques autres, et pour Goethe par exemple, un juste respect. Nous admirons Gœthe, nous ne l’aimons pas. Au contraire, l’auteur de l’Intermezzo est pour quelques Français de France un de ces écrivains qui sont tout près du cœur. Cela tient à plusieurs raisons parmi lesquelles il en est d’extérieures. Heine a vécu pendant de longues années parmi nous ; il parlait notre langue, quoique avec un fort accent ; il l’écrivait, quoique d’une façon très incorrecte ; il nous a loués, quoique avec bien de l’impertinence ; il a été mêlé à notre société ; il a été en rapports avec nos écrivains, nos artistes et même nos hommes politiques. Nous nous sommes habitués à le considérer comme un des nôtres, et sa plaisanterie, fortement tudesque, passe encore pour avoir été une des formes authentiques de l’esprit parisien. Notre sympathie pour Heine se fonde d’ailleurs sur des motifs plus valables. Il a quelques-unes des qualités qui nous sont chères : son style est clair ; ses compositions sont courtes. Nous aimons ces lieds dont quelques-uns durent le temps d’un soupir, l’espace d’un sanglot. Leur pur éclat nous semble celui de la goutte de rosée que le soleil taille en diamant, ou d’une larme qui brille dans un sourire. C’est par eux que le meilleur de la sentimentalité allemande est parvenu jusqu’à nous. Ou, pour parler plus exactement, la poésie de Heine représente une nuance particulière de sensibilité, qu’il a créée et que nous avons accueillie. Aussi doit-elle avoir sa place dans une histoire de la poésie lyrique en France. De même qu’il y a une « critique allemande » de l’œuvre de Heine, il convient qu’il y en ait parallèlement une « critique française ».

René Doumic
Revue littéraire
La poésie de Henri Heine d’après un livre récent
Revue des Deux Mondes
4e période
tome 140
1897
pp. 457-468

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INTERMEZZO LYRIQUE
XXXIII
der Schemel – le Tabouret
HEINRICH HEINE

Autopsicografia FERNANDO PESSOA Autopsychographie

Fernando Pessoa

Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Autopsicografia FERNANDO PESSOA Autopsychographie Artgitato

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 

Autopsicografia

Autopsychographie

O poeta é um fingidor.
Le poète est un dissimulateur.
Finge tão completamente
Il feint si totalement
Que chega a fingir que é dor
Qu’il en vient même à feindre la douleur
A dor que deveras sente.
Cette douleur qu’il ressent réellement.

E os que leem o que escreve,
Et ceux qui lisent ce qu’il a écrit
Na dor lida sentem bem,
Dans cette douleur, la ressentent bien,
 Não as duas que ele teve,
Non les deux qu’il a eus,
  Mas só a que eles não têm.
Mais seulement celle qu’ils n’ont pas.

E assim nas calhas de roda
Et ainsi sur des rails, en rond
  Gira, a entreter a razão,
S’active, pour divertir la raison,
Esse comboio de corda
Ce chemin de fer
Que se chama coração.
Que l’on nomme le cœur.

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Autopsicografia

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 63-CANZONIERE PETRARCA Sonetto 63

CANZONIERE POET
TRECENTO
dolce stil novo
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 63
LITTERATURE ITALIENNE

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 63

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 63

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

63/366

Volgendo gli occhi al mio novo colore
Tournant vos yeux à ma couleur nouvelle
 che fa di morte rimembrar la gente,
qui fait que les gens se souviennent de la mort,
 pietà vi mosse; onde, benignamente
la pitié vous glaça ; alors, avec bienveillance
 salutando, teneste in vita il core.
saluant, vous gardiez en vie mon cœur.

**

La fraile vita, ch’ancor meco alberga,
La vie fragile, qui habite toujours en moi,
  fu de’ begli occhi vostri aperto dono,
fut par vos beaux yeux un don éclatant,
et de la voce angelica soave.
et par votre douce voix angélique.
   Da lor conosco l’esser ov’io sono:
Grâce à eux, je sais où je suis :

**

Ché, come suol pigro animal per verga,
  car, comme l’animal paresseux face à la verge,
cosí destaro in me l’anima grave.
ils ont fouetté mon âme assoupie.
Del mio cor, donna, l’una et l’altra chiave
De mon cœur, dame, ils furent l’une et l’autre clé

**

Avete in mano; et di ciò son contento,
dans votre main; et de cela j’en suis heureux,
 presto di navigare a ciascun vento,
prêt à naviguer à tous vents,
  ch’ogni cosa da voi m’è dolce honore.
que chaque chose de vous, il m’est doux d’honnorer.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 63
le chansonnier Pétrarque 63
canzoniere poet

He remembers forgotten beauty Poème de Yeats (1899)- Il se souvient de la beauté oubliée

ARTGITATO

William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise


HE REMEMBERS FORGOTTEN BEAUTY

 

YEATS
1865-1939

[the wind among the reeds- 1899]


He remembers forgotten beauty
poem
Il se souvient de la beauté oubliée

1899

When my arms wrap you round I press
Lorsque j’enroule mes bras autour de toi, je presse
My heart upon the loveliness
Mon cœur sur la beauté
That has long faded from the world;
Qui depuis longtemps a disparu du monde ;
The jewelled crowns that kings have hurled
Ces joyaux des couronnes que les rois ont jetés
In shadowy pools, when armies fled;
Dans de noirs étangs, quand leurs armées s’enfuyaient ;
The love-tales wrought with silken thread
Ces contes d’amour forgés avec du fil de soie
By dreaming ladies upon cloth
Par des dames rêvant sur des tissus
That has made fat the murderous moth;




Qui ont nourri ensuite la mite meurtrière ;
The roses that of old time were
Ces roses qui autrefois étaient
Woven by ladies in their hair,
Tissées par les ladies dans leurs cheveux,
The dew-cold lilies ladies bore
Ces lys rafraîchis par la rosée que nos ladies portaient
Through many a sacred corridor
À travers de nombreux couloirs sacrés
Where such grey clouds of incense rose
Lorsque de tels nuages gris émanaient de l’encens rose
That only God’s eyes did not close:
Tels que les yeux de Dieu jamais ne se fermaient :
For that pale breast and lingering hand
Pour que cette pâle poitrine et cette main persistante
Come from a more dream-heavy land,
Viennent d’une terre plus pleine de lourds rêves,
A more dream-heavy hour than this;
D’une heure de plus lourds rêves que cela ;
And when you sigh from kiss to kiss
Et lorsque tu soupires de mes baisers
I hear white Beauty sighing, too,
Je l’entends soupirer cette blanche beauté, aussi,




For hours when all must fade like dew,
A ces heures qui vont disparaître comme la rosée,
But flame on flame, and deep on deep,
Mais flamme sur flamme, et profondeur  sur profondeur,




Throne over throne where in half sleep,
Trône sur Trône où, dans un demi-sommeil,
Their swords upon their iron knees,
Leurs épées sur leurs genoux de fer,
Brood her high lonely mysteries.
Pensent ses grands mystères solitaires.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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He remembers forgotten beauty Yeats 1899

Ett Hjärta KARLFELDT – Texte & Traduction de la poésie – Un Cœur

Traduction – Texte Bilingue
Erik Axel Karlfeldts dikter
Ett Hjärta KARLFELDT

LITTERATURE SUEDOISE
POESIE SUEDOISE

svensk litteratur
svensk poesi

Erik Axel Karlfeldt
1864 – 1931

Ett hjärta Karlfeldt Erik Axel Karlfeldt Poésie Artgitato Traduction un Coeur

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 Fridolins Lustgård och Dalmålningar på rim
Le Jardin de Fridolin
&
Peintures Dalécarliennes en vers
1901


Ett Hjärta

Un Cœur

Mitt hjärta är en stadig bälg
Mon cœur est un soufflet vigoureux
av ekebarkat skinn.
à peau d’écorce de chêne.
I trettiårigt sökn och helg
Depuis trente ans, semaines et dimanches,
 den svackat ut och in.
il se contracte et se détend.
Den suger in all världens lust,
Il aspire tout le désir du monde,
  den andas ut all världens pust;
Il expire tout le malheur du monde;
 håll ut, mitt goda bälgaspel, ty så är livets dust.
Tiens bon,  mon bon soufflet, car tel est le combat de la vie.

*

 Mitt hjärta är ett gästfritt hus
Mon cœur est une maison hospitalière
   med fyra stora rum.
avec quatre grandes chambres.
Var sal är full av klang och brus,
Chaque chambre est pleine de musique et de bruit,
 men en är stängd och stum.
mais une est fermée et reste muette.
 Nu dansen in, I jungfrur små,
Maintenant, dansez, petites demoiselles,
men, kära, bullren icke så:
Mais, très chères, pas tant de bruit :
min käresta vill vila i sin kammars tysta vrå.
mon amour veut se reposer tranquille dans sa chambre.

*

Mitt hjärta är ett bandat fat
Mon cœur est un tonneau 
med gammalt lagrat vin.
plein d’un vin vieux.
  Kom an och drick, var glad kamrat
Viens et bois, soit un compagnon heureux
  så vitt som solen skin,
pour autant que le soleil réchauffe nos peaux,
 och prisa rörd och minnesgod
et touché, tu remercieras
vart gästabud jag dig bestod,
chaque fête où j’étais présent,
  när sista droppen ritat rött sitt streck i dödens flod.
lorsque la dernière goutte de rouge tachera le fleuve de la mort.

******************
Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
******************

Ett hjärta Karlfeldt 1901
Un Cœur Karlfeldt 1901

THE FOLLY OF BEING COMFORTED Yeats Texte Bilingue – LA FOLIE D’ÊTRE RECONFORTE – VERSIONS 1902 & 1933

ARTGITATO

William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise
The Folly of Being Comforted Yeats 1904
VERSION 1902 & VERSION 1933

 

the folly of being comforted yeats Traduction Artgitato & Texte anglais

YEATS
1865-1939

[In the Seven Woods- 1904]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE


THE FOLLY OF BEING COMFORTED
poem
La Folie d’être réconforté
[Poème]

VERSION 1902

 One that is ever kind said yesterday:  
Une femme qui a toujours été bienveillante m’a déclaré hier:
“Your well beloved’s hair has threads of grey, 
« Les cheveux de votre bien-aimée ont des fils gris,
And little shadows come about her eyes; 
Et de petites ombres apparaissent autour de ses yeux;
Time can but make it easier to be wise,  
Le temps ne peut que rendre plus facile d’être sage,
Though now it’s hard, till trouble is at an end;    




Bien que maintenant ce soit difficile, jusqu’à ce que ce que le trouble se termine ;
And so be patient, be wise and patient, friend.”  
Mais sois patient, sois sage et patient, ami. « 
But heart, there is no comfort, not a grain; 
Mais pour le cœur, il n’y a pas de réconfort, pas un grain;
Time can but make her beauty over again:
 Le temps peut faire que sa beauté renaisse :
 Because of that great nobleness of hers; 
En raison de cette grande noblesse qui est la sienne;
The fire that stirs about her, when she stirs     
Le feu qu’elle suscite autour d’elle, quand elle se meut,
Burns but more clearly. O she had not these ways,  
N’en brûlera que plus clairement. O elle n’avait pas ces manières
When all the wild Summer was in her gaze.  





Quand toute l’ardeur de l’été était dans son regard.
O heart! O heart! If she’d but turn her head,
cœur! O cœur! Si elle tournait la tête,
You’d know the folly of being comforted.
Tu saurais la folie d’être réconforté.

——

VERSION 1933

 One that is ever kind said yesterday:  
Une femme qui a toujours été bienveillante m’a déclaré hier:
“Your well beloved’s hair has threads of grey, 
« Les cheveux de votre bien-aimée ont des fils gris,
And little shadows come about her eyes; 
Et de petites ombres apparaissent autour de ses yeux;
Time can but make it easier to be wise,  
Le temps ne peut que rendre plus facile d’être sage,
Though now it seems impossible, and so
Bien que maintenant cela semble impossible, et ainsi 
All that you need is patience.’
Tout ce dont vous avez besoin : c’est la patience. « 
     Heart cries, `No,




Le cœur crie : `Non,
I have not a crumb of comfort, not a grain.
Je n’ai pas une miette deconfort, pas un grain.
Time can but make her beauty over again:
Le temps peut faire que sa beauté renaisse :
Because of that great nobleness of hers




En raison de cette grande noblesse qui est la sienne
The fire that stirs about her, when she stirs,
Le feu qu’elle suscite autour d’elle, quand elle se meut,
Burns but more clearly. O she had not these ways
N’en brûlera que plus clairement. O elle n’avait pas ces manières
When all the wild summer was in her gaze.’




Quand toute l’ardeur de l’été était dans son regard. »

O heart! O heart! If she’d but turn her head,
cœur! O cœur! Si elle tournait la tête,
You’d know the folly of being comforted.
Tu saurais la folie d’être réconforté.

————————–

*********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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the foly of being comforted Yeats 1904

SERENADE A ROSINETTE Chanson de Ernest Dumont et de Louis Bénéch

SELECTION ARTGITATO

CHANSON FRANCAISE
SERENADE A ROSINETTE CHANSON


 

PAROLES de Ernest DUMONT (1877-1941)
MUSIQUE de (Ferdinand) Louis Bénéch(1875-1925)
   

Sérénade à Rosinette chanson de Ernest Dumont et Louis Bénéch Sélection Artgitato Dicksee Romeo & Juliet

 
SERENADE A ROSINETTE

 Mouvement de Valse

1er COUPLET
Au loin de la nuit
Viens de sonner minuit
Tremblant, le passant regagne son logis
Car il vient de voir
Là-bas dans le noir
Un homme qui fait le guet au coin du trottoir
Passant, n’aie pas peur
Ce n’est pas un rôdeur
C’est un amoureux qui chante
Pour sa belle amie
Qui s’est endormie
Ou qui se moque de lui

REFRAIN
O hé ! Ma jolie Rosinette
Comme un gai troubadour
Je viens chanter sous ta fenêtre
Pour tes beaux yeux d’amour
Bien qu’on ne soit pas à Grenade
Entends ma sérénade
Allons ne fait pas la coquette
Rosinette !

SECOND COUPLET
Ton concierge est sourd
Comme un vieux tambour
Elle me laisse sonner jusqu’au jour
Et voilà qu’il pleut
Crois-moi si tu veux
L’pépin qu’t’as pour moi me couvre bien peu
Vraiment t’as pas d’cœur
Si c’était ta sœur
Elle m’ouvrirait de suite
Mais comm’ t’en as pas
Ell’ ne m’ouvre pas
Et je suis forcé d’rester là !

REFRAIN
O hé ! Ma jolie Rosinette
 Entends ton troubadour
 Pour moi, ouvre donc ta fenêtre
 Ta fenêtre d’amour
 Nous ne sommes pas à Grenade
 J’peux pas faire l’escalade
Descends réveiller la pip’lette

 Rosinette !

TROISIEME COUPLET
Le voilà entre
Il va l’attraper
Mais elle qui voit ça commenc’ par crier
« Deux heur’s du matin !
D’où viens-tu gredin ?
Et c’est encor’ toi qui fais toi qui fais tout c’potin ! »
Ah ! ça c’est trop fort !
Mais d’peur d’avoir tort
Il se calme tout de suite
Et d’un ton câlin
Il lui dit : « Mon chien,
Je t’expliqu’rai ça demain

REFRAIN
Dodo ma jolie Rosinette
 Bientôt viendra le jour
 Et c’est alors que l’on regrette
 Les douces nuits d’amour

 Nous ne sommes pas à Grenade
 Ne m’fais pas de sérénade
Endormons-nous mas mignonette,

 Rosinette ! »

*

BRUNES OU BLONDES chanson de Ernest Dumont et Louis Bénéch

SELECTION ARTGITATO

CHANSON FRANCAISE
BRUNES OU BLONDES CHANSON


 

PAROLES de Ernest DUMONT (1877-1941)
MUSIQUE de (Ferdinand) Louis Bénéch(1875-1925)
   

Brunes ou Blondes Chanson de Ernest Dumont et Louis Bénéch Sélection Artgitato

 
BRUNES ou BLONDES

 Chanson Marche

1er COUPLET
Une femme, pour plaire à certains Messieurs
Doit avoir des cheveux blonds et des yeux bleus
Au contraire, d’autres Messieurs voudraient avoir
Une femme aux cheveux bruns aux grands yeux noirs
L’un raffol’ d’un’ Parisienn’
L’autre d’une Américaine
Et le troisième d’une Italienne
Mais moi sans plus de façons
Pour les mettre à l’unisson
Je m’en vais vous dir’mon opinion

REFRAIN
Brunes ou blondes
Par tout le monde
J’aime la femme
Je le proclame
Elles sont la fleur de notre âme
Oui, je vous aime !
Oui, je vous aime
D’amour extrême
Aussi toujours
La nuit et le jour !
Chantons la femme et son amour !

Second COUPLET
Regardez les demoisell’s de magasin
Quelle allur’, quelle élégance et quel maintien !
Regardez les braves filles qui vont aux champs
ça respire la santé et le printemps !
Voyez nos joli’s modistes,
Nos couturier’s, nos fleuristes,
Ainsi que nos charmantes artistes !
Aussi très embarrassés
Du choix de tant de beautés
Les Messieurs ne peuv’nt se décider.

REFRAIN
Brunes ou blondes
Par tout le monde
J’aime la femme
Je le proclame
Elles sont la fleur de notre âme
Oui, je vous aime !
Oui, je vous aime
D’amour extrême
Aussi toujours
La nuit et le jour !
Chantons la femme et son amour !

Troisième COUPLET
J’aime à voir auprès d’un berceau les mamans
Lorsqu’elles sourient à leurs petits enfants
J’aime aussi la femme qui est dans son logis
Travaille pour le bonheur de son mari
Et la bonn’ vieille grand-mère
Toute seule en sa chaumière
Dont le pauvre cœur se désespère
Un jour est parti son gars
Ell’ se demande tout bas
S’rai-je encor’ là quand il reviendra.

DERNIER REFRAIN
Brunes ou blondes
Par tout le monde
J’aime la femme
Je le proclame
Elles sont la fleur de notre âme
Oui, je vous aime !
Oui, je vous aime
D’amour extrême
Aussi toujours
La nuit et le jour !
Chantons la femme et son amour !

Quatrième COUPLET
Grises ou blanches !
Têtes qui penchent !
Vrai cœur de femme
Je le proclame
Ell’s sont le meilleur de notre âme
Vieilles grand-mères
Je vous vénère
Aussi toujours
La nuit, le jour
Chantons la femme
Et son amour

DE NICE A MONTE CARLO Chanson de Ernest Dumont et de Louis Bénéch

SELECTION ARTGITATO
CHANSON FRANCAISE
De Nice à Monte Carlo CHANSON
 

PAROLES de Ernest DUMONT (1877-1941)
MUSIQUE de (Ferdinand) Louis Bénéch(1875-1925)
   

de nice a monte carlo chanson fox trot chanté de Louis Bénéch et Ernest Dumont

 
DE NICE A MONTE-CARLO

 Fox-Trot chanté

1er COUPLET
Petite poupée aux yeux jolis
Le ciel est gris
Et tu t’ennuies
Il nous faut partir vers les plaisirs
Dis, quel pays veux-tu choisir ?
L’Orient nous attend
Mais elle dit :
Mon chéri

REFRAIN
De Nice à Monte-Carlo, les banjos
Arlequin, Colombine et Pierrots
Nous attendent pour chanter la gaîté
Et fêter la douceur d’être aimé !
Sous le beau ciel des folies, on oublie
Et la femme est toujours plus jolie
Quand une fleur est jetée
Un baiser vite est donné
Et l’on chante jusqu’au jour
C’est l’amour !

Second COUPLET
Mais la Riviera, ces mimosas
Toutes ses fleurs
Grisent les cœurs
Ce soir, vient danser, je veux t’aimer
Parle moins haut
Beau Domino
Sans un mot, sans un cri
Ils s’en vont dans la nuit

REFRAIN
De Nice à Monte-Carlo, les banjos
Arlequin, Colombine et Pierrots
Nous attendent pour chanter la gaîté
Et fêter la douceur d’être aimé !
Sous le beau ciel des folies, on oublie
Et la femme est toujours plus jolie
Quand une fleur est jetée
Un baiser vite est donné
Et l’on chante jusqu’au jour
C’est l’amour !

Troisième COUPLET
Mais les mimosas se sont fanés
Et Carnaval
S’en est allé
Petite Poupée, pourquoi pleurer ?
Peut-être bien
Que l’an prochain
Un amant plus charmant
Te dira comme moi

REFRAIN
De Nice à Monte-Carlo, les banjos
Arlequin, Colombine et Pierrots
Nous attendent pour chanter la gaîté
Et fêter la douceur d’être aimé !
Sous le beau ciel des folies, on oublie
Et la femme est toujours plus jolie
Quand une fleur est jetée
Un baiser vite est donné
Et l’on chante jusqu’au jour
C’est l’amour !

*
de nice à monte carlo chanson