TANNHÄUSER ACTE 1 SCENE 4 Texte Video Traduction AKT 1 Vierte Szene

Traduction Jacky Lavauzelle

 OPERA  – OPER

RICHARD WAGNER
1813-1883

TANNHÄUSER
Tannhäuser und der Sängerkrieg auf Wartburg

1845

ACTE 1
AKT 1
ERSTER AUFZUG

VIERTE Szene
Scène 4

Tannhäuser Opera Richard Wagner Acte 1 Scène 4 Texte et Traduction Artgitato The Mirror of Venus Edward Burne Jones

Vierte Szene

Von der Anhöhe links herab aus einem Waldwege treten der Landgraf und die Sänger in Jägertracht einzeln auf. Im Verlaufe der Szene findet sich der ganze Jagdtroß des Landgrafen nach und nach auf der Bühne ein.
De la colline de gauche, dans une forêt,  par un sentier descendent le Landgrave et les chanteurs en habit de chasse, les uns après les autres. Pendant la scène, tous se positionnent progressivement sur  le devant de la scène.

 DER LANDGRAF

auf halber Höhe, Tannhäuser erblickend.
à mi-hauteur, Tannhäuser apparaît.

Wer ist dort in brünstigem Gebete?
Qui est là dans de si ferventes prières ?

WALTHER

Ein Büßer wohl.
Probablement un pénitent.

BITEROLF

Nach seiner Tracht ein Ritter.
D’après son costume, il doit s’agir d’un chevalier.

 Wolfram eilt zunächst auf Tannhäuser zu und erkennt ihn
Wolfram se précipité sur Tannhäuser et le reconnaît

 

 WOLFRAM

Er ist es!
Il est là !

DIE SÄNGER außer WOLFRAM
Les Chanteurs sans Wolfram

Heinrich! Heinrich! Seh ich recht?
Heinrich! Heinrich! Est-ce possible ?

 Tannhäuser, der überrascht schnell aufgefahren ist, faßt sich und verneigt sich stumm gegen den Landgrafen, nachdem er einen flüchtigen Blick auf ihn und die Sänger geworfen
 Tannhäuser, surpris, se redresse et salue silencieusement le Landgrave, après avoir jeté un coup d’œil sur tous les gens autour de lui

Der LANDGRAF
Le Landgrave

Du bist es wirklich? Kehrest in den Kreis zurück,
Est-ce toi, vraiment ? Te détournes-tu à nouveau de notre cercle,
den du in Hochmut stolz verließest?
que tu abandonnas avec une fière arrogance ?

BITEROLF

Sag, was uns deine Wiederkehr bedeutet?
Dis-nous ce que signifie ton retour?
Versöhnung? Oder gilt’s erneutem Kampf?
Une réconciliation? Ou un nouveau combat ?

WALTHER

Nahst du als Freund uns oder Feind?
T’approches-tu en ami ou en  ennemi ?

DIE SÄNGER AUßER WOLFRAM
Les Chanteurs sans Wolfram

Als Feind?
Comme un ennemi ?

WOLFRAM

Oh, fraget nicht! Ist dies des Hochmuts Miene?
Oh, plus de question ! Est-ce l’expression de l‘arrogance?

 Er geht freundlich auf Tannhäuser zu
Il se montre amical envers Tannhäuser

 Gegrüßt sei uns, du kühner Sänger,
Salut à toi, chanteur valeureux,
der, ach, so lang in unsrer Mitte fehlt!
Ah, qui pendant trop longtemps était absent de nos rangs !

WALTHER

Willkommen, wenn du friedlich nahst!
Bienvenue, si tu viens à nous pacifiquement !

BITEROLF

Gegrüßt, wenn du uns Freunde nennst!
Je te salue, si tu nous appelles tes amis!

DIE SÄNGER

Gegrüßt, gegrüßt, gegrüßt sei uns!
Salut, salut, salut à toi !

Joseph Tichatschek als Tannhäuser und Wilhelmine Schröder-Devrient als Venus in der Uraufführung 1845

Der LANDGRAF
Le Landgrave

So sei willkommen denn auch mir!
Alors, je te souhaite aussi la bienvenue !
 Sag an, wo weiltest du so lang?
Dis-moi, où étais-tu donc depuis si longtemps?

TANNHÄUSER

Ich wanderte in weiter, weiter Fern, –
J’ai marché sur des terres lointaines, si lointaines,
da, wo ich nimmer Rast noch Ruhe fand.
où je ne trouvais ni repos ni tranquillité.
Fragt nicht! Zum Kampf mit euch kam ich nicht her;
Ne m’en demandez pas plus! Je ne viens pas ici pour vous combattre ;
seid mir versöhnt – und laßt mich weiterziehn!
réconcilions-nous – et  laissez moi passer mon chemin!

LANDGRAF

Nicht doch! Der Unsre bist du neu geworden.
Oh non ! Le nôtre tu es redevenu.

WALTHER

Du darfst nicht ziehn!
Tu ne dois pas partir !

BITEROLF

Wir lassen dich nicht fort!
Nous ne te laisserons pas repartir !

TANNHÄUSER

Laßt mich! Mir frommet kein Verweilen,
Laissez-moi ! Rien ne doit me retarder,
und nimmer kann ich rastend stehn!
et je ne peux jamais me relâcher !
Mein Weg heißt mich nur vorwärts eilen,
Mon chemin est ma seule fuite en avant,
und nimmer darf ich rückwärts sehn.
et je ne peux jamais regarder en arrière.

DER LANDGRAF & DIE SÄNGER
Le Landgrave & les chanteurs

O bleib! Bei uns sollst du verweilen,
Ô Reste ! Avec nous, tu habiteras,
wir lassen dich nicht von uns gehn!
nous ne te laisserons pas partir de chez nous!
Du suchtest uns, warum enteilen
Toi qui nous as cherché pourquoi te hâter de nous quitter
nach solchem kurzen Wiedersehn?
après cette trop courte rencontre ?

TANNHÄUSER

Fort! Fort von hier! Laßt mich! Fort, fort!
Loin ! Loin d’ici ! Laissez-moi ! Loin, loin !

DIE SÄNGER
Les chanteurs

Bleib, bleib bei uns!
Reste, reste avec nous !

WOLFRAM
mit erhobener Stimme
d’une voix plus forte

Bleib bei Elisabeth!
Reste avec Elisabeth !

TANNHÄUSER
heftig und freudig erschüttert, bleibt wie festgebannt stehen
comme secoué vigoureusement et joyeusement, reste debout, comme s’il était envoûté

Elisabeth! O Macht des Himmels,
Elisabeth! Ô Puissance du ciel,
rufst du den süßen Namen mir?
Me rappelles-tu ce  nom si doux à mes oreilles ?

WOLFRAM

Nicht sollst du Feind mich schelten, daß ich ihn genannt. –
Tu ne me gronderas pas comme ennemi, quand j’ai nommé son nom.

Szenenfoto der Eisenacher Inszenierung (1951 1952) mit Tannhäuser und Elisabeth

 Zu dem Landgrafen
Au Landgrave

 Erlaubest du mir, Herr, daß ich
Me permets-tu, Seigneur, que je sois
Verkünder seines Glücks ihm sei?
le héraut de sa bonne fortune ?

Der LANDGRAF
Le Landgrave

Nenn ihm den Zauber, den er ausgeübt;
Dis-lui le charme qu’il exerce ;
und Gott verleih ihm Tugend,
et que Dieu lui confére la vertu,
daß würdig er ihn löse!
qu’il puisse le libérer dignement !

WOLFRAM

Als du in kühnem Sange uns bestrittest,
Lorsque en de puissants chants tu nous affrontais,
bald siegreich gegen unsre Lieder sangst,
parfois victorieux devant nos chansons,
durch unsre Kunst Besiegung bald erlittest,
à travers notre art parfois à ton tour défait,
ein Preis doch war’s, den du allein errangst.
un prix, encore que toi seul emporta.
War’s Zauber, war es reine Macht,
Était-ce de la magie, était-ce de la puissance pure,
durch die solch Wunder du vollbracht,
pour accomplir de si belles merveilles,
an deinen Sang voll Wonn und Leid
de ton chant plein de joies et de souffrance
gebannt die tugendreichste Maid?
en vertu la plus riche des demoiselles ?
Denn ach! als du uns stolz verlassen,
Car, hélas !,  comme tu nous laissas,  fier,
verschloß ihr Herz sich unsrem Lied;
verrouiller son cœur à nos chansons ;
wir sahen ihre Wang erblassen,
nous avons vu ses joues pâlir,
für immer unsren Kreis sie mied.
pour toujours elle évita nos hommes.
O kehr zurück, du kühner Sänger,
O fais demi-tour, vaillant chanteur,
dem unsren sei dein Lied nicht fern!
que les nôtres de ton chant ne soient plus aussi loin !
Den Festen fehle sie nicht länger,
Qu’à nos fêtes plus jamais elle ne manque,
auf’s Neue leuchte uns ihr Stern!
qu’à nouveau resplendisse son étoile !

DIE SÄNGER
Les Chanteurs

Sei unser, Heinrich! Kehr uns wieder!
Sois nôtre, Heinrich! Entraîne-nous à nouveau!
Zwietracht und Streit sei abgetan!
La discorde et les conflits n’existeront plus !
Vereint ertönen unsre Lieder,
Mélange ta voix à nos chansons,
und Brüder nenne uns fortan!
et les frères nous appellerons maintenant!

TANNHÄUSER
innig gerührt, umarmt Wolfram und die Sänger mit Heftigkeit
ému profondément, il étreint Wolfram et salue respectueusement  les chanteurs

Zu ihr! Zu ihr! O führet mich zu ihr!
A elle! A elle! Que l’on me mène à elle!
Ha, jetzt erkenne ich sie wieder,
Ha, maintenant je la vois encore,
die schöne Welt, der ich entrückt!
le beau monde, je t’ai retrouvé !
Der Himmel blickt auf mich hernieder,
Le ciel me regarde de sa hauteur,
die Fluren prangen reich geschmückt!
les champs sont richement décorés et resplendissent !
Der Lenz mit tausend holden Klängen
Le printemps de mille sons doux
zog jubelnd in die Seele mir!
jubile dans mon âme !
In süßem, ungestümem Drängen
doucement, une insistance impérieuse
ruft laut mein Herz: Zu ihr! Zu ihr!
crie dans mon cœur : à elle! Pour elle!

Der LANDGRAF & Die SÄNGER
Le Landgrave & les chanteurs

Er kehrt zurück, den wir verloren !
Il est de retour, celui qui était perdu !
Ein Wunder hat ihn hergebracht!
Un miracle l’a amené ici!
Die ihm den Übermut beschworen,
Qui a conjuré son arrogance,
gepriesen sei die holde Macht!
bénie soit cette douce puissance !
Nun lausche unsren Hochgesängen
Maintenant, écoutez nos chants élevés
von Neuem der Gepries’nen Ohr!
de nouveau à nos oreilles !
Es tön’ in frohbelebten Klängen
Qu’on entende ces sons animés et joyeux
das Lied aus jeder Brust hervor!
  du chant jaillir de chaque poitrine!

Während des Vorhergehenden hat sich nach und nach der ganze Jagdtraß des Landgrafen mit Falkenträgern usw. auf der Bühne versammelt.
Alors qu’avec ce qui précède a progressivement rassemblé toute
 la chasse du landgrave sur scène.
Die Jäger stoßen in die Hörner.
Les chasseurs soufflent dans leurs cors.
Das ganze Tal wimmelt jetzt vom immer noch stärker angewachsenen Jagdroß.
  L’ensemble de la vallée regorge maintenant de toujours plus de gens – Der Landgraf und die Sänger wenden sich dem Jagdtroß zu;
Le Landgrave et les chanteurs appellent les chanteurs ;
der Landgraf stößt in sein Horn:
Le Landgrave souffle dans son cor :
lautes Hornschmettern und Rüdengebell antwortet ihm.
De forts appels et les aboiements des chiens se répondent.
Während der Landgraf und die Sänger die Pferde, die ihnen von der Wartburg zugeführt worden sind, besteigen, fällt der Vorhang
 Pendant que le Landgrave et les chanteurs montent les chevaux qui viennent de la Wartburg, le rideau tombe.

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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TANNHÄUSER ACTE I SCENE 1 Erster Aufzug Ouvertüre & Erste Szene Texte Allemand et Traduction

 OPERA  – OPER

RICHARD WAGNER
1813-1883

TANNHÄUSER
Tannhäuser und der Sängerkrieg auf Wartburg

1845

ERSTER AUFZUG
ACTE 1
OUVERTURE & SCENE 1

Tannhäuser Opera Richard Wagner ACTE 1 scène 1 Texte et Traduction Artgitato The Mirror of Venus Edward Burne Jones

OUVERTÜRE
OUVERTURE

 

 

1-SZENE
SCENE 1

Die Bühne stellt das Innere des Venusberges [Hörselberges bei Eisenach] dar.
La scène représente l’intérieur du Venusberg [Hörselberg à côté d’Eisenach].
Weite Grotte, welche sich im Hintergrunde durch eine Biegung nach rechts wie unabsehbar dahin zieht.
Une large grotte s’inclinant sur la droite en arrière-plan.
Aus einer zerklüfteten Öffnung, durch welche mattes Tageslicht hereinscheint, stürzt sich die Höhe der Grotte entlang ein grünlicher Wasserfall herab, wild über Gestein schäumend;
D’un trou à travers la roche déchiquetée filtre une lumière terne, une chute d’eau, de la hauteur de la grotte, jaillit, se fracassant sauvagement sur les rochers ;
aus dem Becken, welches das Wasser auffängt, fließt nach dem ferneren Hintergrunde der Bach hin, welcher dort sich zu einem See sammelt, in welchem man die Gestalten badender Najaden, und an dessen Ufern gelagerte Sirenen gewahrt. 
Du bassin, qui recueille l’eau, coule en arrière-plan vers lointain un ruisseau, qui rassemble là-bas à un lac, où l’on aperçoit les Naïades se baignant, et où se reposent les sirènes.

Joseph Tichatschek als Tannhäuser und Wilhelmine Schröder-Devrient als Venus in der Uraufführung 1845

Zu beiden Seiten der Grotte Felsenvorsprünge von unregelmäßiger Form, mit wunderbaren, korallenartigen tropischen Gewächsen bewachsen.
Sur les deux côtés des parois de la grotte avec des roches de formes irrégulières, se dressent de magnifiques plantes tropicales, tels des coraux.
Vor einer nach links aufwärts sich dehnenden Grottenöffnung, aus welcher ein zarter, rosiger Dämmer herausscheint, liegt im Vordergrunde Venus auf einem reichen Lager, vor ihr das Haupt in ihrem Schoße, die Harfe zur Seite, Tannhäuser halb kniend. 
Une ouverture de la grotte à gauche vers le haut, brouillard vaporeux et rose, le principal dans son ventre, au premier plan Vénus est étendue sur une couche majestueuse, une harpe à ses côtés Tannhäuser est à moitié agenouillé.
Das Lager umgeben, in reizender Verschlingung gelagert, die drei Grazien.
Autour du camp, dans un bel enchevêtrement de corps, les trois Grâces.
Zur Seite und hinter dem Lager zahlreiche schlafende Amoretten, wild über und neben einander gelagert, einen verworrenen Knäuel bildend, wie Kinder, die, von einer Balgerei ermattet, eingeschlafen sind.
De côté et derrière le lit, de nombreux Cupidons couchés, disposés sauvagement, sans ordre précis et côte à côte, formant un écheveau, comme des enfants endormis fatigués après une bagarre.
Der ganze Vordergrund ist von einem zauberhaften, von unten her dringenden, rötlichen Lichte beleuchtet, durch welches das Smaragdgrün des Wasserfalles, mit dem Weiß seiner schäumenden Wellen, stark durchbricht;
L’ensemble du premier plan est illuminé par une magnifique lumière rouge qui vient du bas, à travers lequel le vert émeraude de la cascade et le blanc des vagues écumantes font contrastes ;
der ferne Hintergrund mit den Seeufern ist von einem verklärt baluen Dufte mondscheinartig erhellt.
l’arrière-plan lointain des rives est éclairé comme par un clair de lune.

Beim Aufzuge des Vorhanges sind, auf den erhöhten Vorsprüngen, bei Bechern noch die Jünglinge gelagert, welche jetzt sofort den verlockenden Winken der Nymphen folgen, und zu diesen hinabeilen;
Quand le rideau se lève, les jeunes hommes étendus avec leurs coupes se lèvent maintenant en suivant immédiatement le chant envoûtant des Nymphes, et se ruent vers le bas de la scène ;
die Nymphen hatten um das schäumende Bekken des Wasserfalles den auffordernden Reigen begonnen, welcher die Jünglinge zu ihnen führen sollte;
les nymphes avaient commencé autour de la cascade une chorégraphie afin d’émoustiller les jeunes gens et les conduire jusqu’à elles ;
die Paare finden und mischen sich; 
les couples se forment et se refont ;
Suchen, Fliehen und reizendes Nekken beleben den Tanz.
Les attirances et les répulsions animent la danse.
Aus dem ferneren Hintergrunde naht ein Zug von Bacchantinnen, welcher durch die Reihen der liebenden Paare, zu wilder Lust auffordernd, daherbraust. 
A l’arrière-plan s’approche un groupe de de Bacchantes, qui s’engagent dans les rangs des couples d’amoureux, avec un sauvage désir.
Durch Gebärden begeisterter Trunkenheit reißen die Bacchantinnen die Liebenden zu wachsender Ausgelassenheit hin.
À travers des gestes d’ivresse enthousiaste les Bacchantes font monter le désir par une exubérance croissante.
Satyre und Faune sind aus den Klüften erschienen, und drängen sich zur höchsten Wut.
Satyres et faunes à travers les fissures, s’élancent avec colère.
Hier, beim Ausbruche der höchsten Raserei, erheben sich entsetzt die drei Grazien.
Ici, lorsque l’orgie est à son summum, les Trois Grâces apparaissent terrorisées.
Sie suchen den Wütenden Einhalt zu tun und sie zu entfernen.
Elles essaient toutefois de contenir la colère et de les éloigner.
Machtlos fürchten sie selbst mit fortgerissen zu werden:
Impuissantes, elles craignent alors d’être emportées:
sie wenden sich zu den schlafenden Amoretten, rütteln sie auf, und jagen sie in die Höhe. 
elles se tournent vers les cupidons endormis, les secouent et les chassent dans l’air.
Diese flattern wie eine Schar Vögel aufwärts auseinander, nehmen in der Höhe, wie in Schlachtordnung, den ganzen Raum der Höhle ein, und schießen von da herab einen unaufhörlichen Hagel von Pfeilen auf das Getümmel in der Tiefe. 
Ils se répandent comme flotterait une nuée d’oiseaux, prennent de la hauteur, et occupent, comme en ordre de bataille, tout l’espace de la grotte, et tirer ,vers le bas, une grêle incessante de flèches sur les proies restées dans les profondeurs.
Die Verwundeten, von mächtigem Liebessehnen ergriffen, lassen vom rasenden Tanze ab und sinken in Ermattung.
Les blessés, pris d’un désir puissant d’amour, partent au large de la danse frénétique et se laisse tomber d’épuisement.
Die Grazien bemächtigen sich der Verwundeten und suchen, indem sie die Trunkenen zu Paaren fügen, sie mit sanfter Gewalt nach dem Hintergrund zu zu zerstreuen.
Les Grâces saisissent les blessés et tente de regrouper par deux les couples enivrés pour les disperser, par la force douce, par le fond de la scène.
Dort nach den verschiedensten Richtungen hin entfernen sich [zum Teil auch von der Höhe herab durch die Amoretten verfolgt] die Bacchanten, Faunen, Satyren, Nymphen und Jünglinge. 
Dans toutes les directions, partent [en partie, descendant des hauteurs, poursuivis par les amours] les Bacchantes, les faunes, les satyres, les nymphes et les jeunes gens.
Ein immer dichterer rosiger Duft senkt sich herab;
Un brouillard rose, de plus en plus dense, descend ;
in ihm verschwinden zunächst die Amoretten;
où disparaît dans un premier temps les amours ;
dann bedeckt er den ganzen Hintergrund, so daß endlich, außer Venus und Tannhäuser, nur noch die drei Grazien sichtbar zurückbleiben.
Puis recouvre l’ensemble du fond, de sorte que finalement restent visibles, avec Vénus et Tannhäuser, les trois Grâces seulement.
Diese wenden sich jetzt nach dem Vordergrunde zurück;
Celles-ci reviennent maintenant au premier plan;
in anmutigen Verschlingungen nahen sie sich Venus, ihr gleichsam von dem Siege berichtend, den sie über die wilden Leidenschaften der Untertanen ihres Reiches gewonnen.
entrelacées gracieusement elles arrivent près de Vénus, comme pour lui parler de  la victoire, celle gagnée sur les passions sauvages des sujets de leur empire.

 

Szenenfoto der Eisenacher Inszenierung (1951 1952) mit Tannhäuser und Elisabeth

Der dichte Duft im Hintergrunde zerteilt sich;
L’épaisse brume dans l’arrière-plan se dissipe ;
ein Nebelbild zeigt die Entführung der Europa, welche auf dem Rücken des mit Blumen geschmückten weißen Stieres, von Tritonen und Nereiden geleitet, durch das blaue Meer dahinfährt.
une vision dans le brouillard montre l’enlèvement d’Europe, qui, conduite sur un taureau blanc, accompagnée des Tritons et des Néréides, part sur la mer bleue.

Tannhauser Bild zur Oper von John Collier

Chor der Sirenen
Chœur des Sirènes
Im Hintergrunde, unsichtbar
Dans le fond, mais invisible

Naht euch dem Strande,
Venez près de la rive,
naht euch dem Lande,
Venez près de la berge,
wo in den Armen
dans les bras
glühender Liebe
d’un amour ardent
selig Erbarmen
miséricorde bénie
still’ eure Triebe!
calmera vos ardeurs !


Der rosige Duft schließt sich wieder, das Bild verschwindet, und die Grazien deuten nun durch einen anmutigen Tanz den geheimnisvollen Inhalt des Bildes, als ein Werk der Liebe, an.
Retombe la brouillard rose, la vision disparaît, et les Grâces interprètent maintenant, par une danse gracieuse, le sens mystérieux contenu dans la vision, c’est une œuvre de l’amour.
Von neuem teilt sich der Duft. Man erblickt in sanfter Mondesdämmerung Leda, am Waldteiche ausgestreckt;
Encore une fois les actions de parfum. On voit en douce Monde Crépuscule Leda, vautré sur les étangs de la forêt;
der Schwan schwimmt auf sie zu und birgt schmeichelnd seinen Hals an ihrem Busen.

Chor der Sirenen
Chœur des Sirènes
sehr entfernt
Dans le lointain

Naht euch dem Strande,
Venez près de la rive,
naht euch dem Lande,
Venez près de la berge,

 Der Duft verzieht sich endlich ganz, und zeigt die ganze Grotte einsam und still. 
Le brouillard part finalement entièrement, et toute la grotte apparaît solitaire et tranquille.
Die Grazien neigen sich lächelnd vor Venus, und entfernen sich langsam nach der Seiten-Grotte. 
Les Grâces s’inclinent en souriant à Venus, et se retirent lentement en se dirigeant du côté de la grotte.
Tiefste Ruhe. 
Calme profond.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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TANNHÄUSER ACTE 1 SCENE 3 Textes Vidéo & Traduction AKT 1 Dritte szene

  OPERA  – OPER

RICHARD WAGNER
1813-1883
TANNHÄUSER ACTE 1

TANNHÄUSER
Tannhäuser und der Sängerkrieg auf Wartburg

1845

ACTE 1
AKT 1

Dritte Szene
Scène 3

 

Tannhäuser Opera Richard Wagner Acte 1 Scène 3 Texte et Traduction Artgitato The Mirror of Venus Edward Burne Jones

Tannhäuser, der seine Stellung nicht verlassen, befindet sich plötzlich, in ein schönes Tal versetzt.
Tannhäuser, toujours au même endroit, se retrouve soudainement dans une belle vallée.
Blauer Himmel, heitere Sonnenbeleuchtung.
Le ciel est bleu et la lumière du soleil sereine.
– Rechts im Hintergrunde die Wartburg; durch die Talöffnung nach links erblickt man den Hörselberg.
– à droite, au fond,  la Wartburg ; à gauche, par l’embouchure du vallon on voit le Hörselberg.
– Rechts führt auf der halben Höhe des Tales ein Bergweg von der Richtung der Wartburg her nach dem Vordergrunde zu, wo er dann seitwärts abbiegt;
Sur la droite, à mi-hauteur de la vallée, un chemin de montagne qui vient de la Wartburg descend vers le devant de la scène, où il dévie alors sur le côté des coulisses ;
in demselben Vordergrunde ist ein Muttergottesbild, zu welchem ein niedriger Bergvorsprung hinaufführt.
dans le même plan, une image de la Vierge Marie, où l’on accède à partir d’un promontoire.
– Von der Höhe links vernimmt man das Geläut von Herdeglocken; En haut à gauche, on entend les cloches d’un troupeau;
auf einem hohen Vorsprunge sitzt ein junger Hirt mit der Schalmei dem Tale zugekehrt und spielt.
en hauteur, nous trouvons un jeune berger avec un chalumeau assis en regardant la vallée ; il joue avec le chalumeau.

 

Joseph Tichatschek als Tannhäuser und Wilhelmine Schröder-Devrient als Venus in der Uraufführung 1845

Der Hirt
Le Berger

Frau Holda kam aus dem Berg hervor,
Dame Holda qui sortait de la montagne,
zu ziehen durch Flur und Auen;
marchant à travers les prairies et les plaines ;
gar süßen Klang vernahm da mein Ohr,
ce doux bruit arriva jusqu’à mon oreille,
mein Auge begehrte zu schauen: –
mon œil était dans l’attente de la voir :
da träumt’ ich manchen holden Traum,
je rêvais de beaux rêves,
und als mein Aug’ erschlossen kaum,
et quand mes yeux commencèrent à s’entrouvrir,
da strahlte warm die Sonnen,
brillait chaleureusement le soleil,
 der Mai, der Mai war kommen.
mai, le mois de mai était arrivé.
 Nun spiel’ ich lustig die Schalmei: –
Maintenant, je joue dans mon chalumeau :
der Mai ist da, der liebe Mai!
mai est là, le tendre mois de mai !

Er spielt auf der Schalmei. Man hört den Gesang der älteren Pilger, welche, von der Richtung der Wartburg her kommend, den Bergweg rechts entlang ziehen.
Il joue avec son chalumeau. On entend le chant des pèlerins plus âgés, qui venant de la direction de la Wartburg, qui arrivent par un sentier de montagne à droite.

DIE ÄLTEREN PILGER
Les Pèlerins plus âgés

Zu dir wall ich, mein Jesus Christ,
Vers Toi, je marche, mon JésusChrist,
der du des Pilgers Hoffnung bist!
Toi qui est l’espoir des pèlerins !
Gelobt sei, Jungfrau süß und rein!
Heureuse, Vierge douce et pure!
Der Wallfahrt wolle günstig sein!
Que notre pèlerinage soit favorable!

Der Hirt, den Gesang vernehmend, hält auf der Schalmei ein und hört andächtig zu
Le berger qui entend le chant, arrête de jouer avec le chalumeau et écoute attentivement

Ach, schwer drückt mich der Sünden Last,
Oh, que le poids de mes péchés me pèse,
kann länger sie nicht mehr ertragen;
je ne les supporte plus ;
drum will ich auch nicht Ruh noch Rast,
donc je suis sans paix ni repos,
und wähle gern mir Müh und Plagen,
et je ne désire que labeur et peines,
Am hohen Fest der Gnad und Huld
A la grande fête de la grâce et du pardon
in Demut büß ich meine Schuld,
Je bénis humblement ma faute,
gesegnet, wer im Glauben treu!
Béni soit le fidèle dans la foi!
Er wird erlöst durch Buß und Reu.
Il sera racheté par le repentir et la pénitence.

DER HIRT
Le Berger

als die Pilger auf der ihm gegenüberliegenden Höhe angelangt sind, ruft ihnen, die Mütze schwenkend, laut zu.
quand les pèlerins arrivent sur la hauteur en face de lui, il les appelle, agitant sa casquette, bruyamment.

Glück auf! Glück auf nach Rom!
Bonne chance ! Bonne chance à Rome !
Betet für meine arme Seele!
Priez pour ma pauvre âme!

 

Szenenfoto der Eisenacher Inszenierung (1951 1952) mit Tannhäuser und Elisabeth

Tannhäuser, der in der Mitte der Bühne wie festgewurzelt gestanden, sinkt heftig erschüttert auf die Knie
Tannhäuser, immobile au milieu de la scène, tombe violemment sur ses genoux

TANNHÄUSER

Allmächt’ger, dir sei Preis!
Par la puissance divine, louange à toi !
 Groß sind die Wunder deiner Gnade!
Grandes sont les merveilles de ta miséricorde !

Der Zug der Pilger biegt von hier an auf dem Bergwege bei dem Muttergottesbilde links ab und verläßt so die Bühne.
Le groupe des pèlerins tourne  à partir d’ici sur les chemins de montagne devant la statue de la Vierge à gauche et donc quitte la scène.
Der Hirt entfernt sich ebenfalls mit der Schalmei rechts von der Höhe;
Le berger sur la droite s’éloigne lui-aussi avec son chalumeau;
man hört die Herdeglocken immer entfernter
 on entend toujours au loin les cloches de troupeau

 

DIE PILGER
Les Pélerins

Zu dir wall ich, mein Jesus Christ,
Vers Toi, je marche, mon JésusChrist,
der du des Pilgers Hoffnung bist!
Toi qui est l’espoir des pèlerins !
Gelobt sei, Jungfrau süß und rein!
Heureuse, Vierge douce et pure!
Der Wallfahrt wolle günstig sein!
Que notre pèlerinage soit favorable!

Die Pilger haben hier bereits die Bühne verlassen
Les pèlerins ont ici déjà quitté la scène

TANNHÄUSER
auf den Knien, wie in brünstiges Gebet versunken
agenouillé, comme dans une prière fervente

Ach, schwer drückt mich der Sünden Last,
Oh, que le poids de mes péchés me pèse,
kann länger sie nicht mehr ertragen;
je ne les supporte plus ;
drum will ich auch nicht Ruh noch Rast,
donc je suis sans paix ni repos,
und wähle gern mir Müh und Plagen…
et je ne désire que labeur et peines…

Tränen ersticken seine Stimme;
Les larmes étouffent sa voix;
er neigt das Haupt tief zur Erde und scheint heftig zu weinen.
Il incline la tête jusqu’au sol et semble pleurer amèrement.
Aus dem Hintergrunde, sehr entfernt, wie von Eisenach her, hört man Glockengeläute
 En arrière-plan, de très loin, on entend les cloches

DIE PILGER
Les Pélerins
sehr entfernt
Très éloignés

Am hohen Fest der Gnad und Huld
A la grande fête de la grâce et du pardon
in Demut büß ich meine Schuld,
Je bénis humblement ma faute,
gesegnet, wer im Glauben treu!…
Béni soit le fidèle dans la foi!…

Während sich der Klang der Hörner allmählich nähert, schweigt das entfernte Geläute
Alors que le son des cors de chasse se rapprochent progressivement, le son du carillon au lointain s’amenuise

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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HOLY THURSDAY (1789) William Blake Texte & Traduction SAINT JEUDI

LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Songs of Innocence

1789
Holy Thursday William Blake
poèmes – poems

 

Holy Thursday William Blake Saint Jeudi Traduction Artgitato française

WILLIAM BLAKE
1757-1827

HOLY THURSDAY

 Saint Jeudi

‘Twas on a Holy Thursday, their innocent faces clean,
C’était un saint Jeudi, visages innocents et propres,
The children walking two & two in red & blue & green,
Les enfants se suivaient par deux en rouge & bleu & vert,
Grey-headed beadles walk’d before with wands as white as snow,
Les bedeaux à tête grise marchaient devant avec des baguettes blanches comme la neige,
Till into the high dome of Paul’s they like Thames’ waters flow.
Jusqu’à la haute coupole de Paul comme coulent les eaux de la Tamise.

**

O what a multitude they seem’d these flowers of London town !
O quelle multitude qui ressemblait à ces fleurs de la ville de Londres !
Seated in companies they sit with radiance all their own.
Assis en compagnies, ils illuminaient d’une lumière intérieure.
The hum of multitudes was there, but multitudes of lambs,
Le bourdonnement des multitudes était là, mais des multitudes d’agneaux,
Thousands of little boys & girls raising their innocent hands.
Des milliers de petits garçons et les filles levant des mains innocentes.

 

Now like a mighty wind they raise to heaven the voice of song,
Maintenant, comme un vent puissant, vers le ciel s’éleva leur chant,
Or like harmonious thunderings the seats of Heaven among.
Ou comme des tonnerres harmonieux, parmi les sièges du Ciel.
Beneath them sit the aged men wise guardians of the poor ;
Sous eux, s’asseyaient les hommes âgés, sages gardiens des pauvres ;
Then cherish pity, lest you drive an angel from your door.
Chérissez la pitié, de peur que vous ne chassiez un ange de votre demeure !
******************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
******************************

WALLENSTEINS LAGER -SCHILLER- Le Camp de Wallenstein- Traduction Scène 6 Auftritt

 LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre

Friedrich von Schiller
1759-1805

Le Camp de Wallenstein Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


WALLENSTEINS LAGER
LE CAMP DE WALLENSTEIN

1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

Personen
Personnages

Wachtmeister, von einem Terzkyschen Karabinier-Regiment.
Maréchal des logis d’un régiment de carabiniers de Tersky

Trompeter
Une trompette

Konstabler
Canonnier

Scharfschützen
Fusiliers

Zwei Holkische reitende Jäger
Deux chasseurs à cheval de Holk

Buttlerische Dragoner
Dragons de Buttler

Arkebusiere vom Regiment Tiefenbach
Arquebusiers du régiment de Tiefenbach

Kürassier von einem wallonischen Regiment
Cuirassier d’un régiment wallon

Kürassier von einem lombardischen 
Cuirassier d’un régiment lombard

Kroaten
Craotes

Ulanen
Ulhans

Rekrut
Recrue

Bürger
Bourgeois

Bauer
Paysan

Bauerknabe
Fils de paysan

Kapuziner
Capucin

Soldatenschulmeiste
Le Maître d’école du campement militaire

Marketenderin
Cantinière

Eine Aufwärterin
Une servante

Soldatenjungen
Enfants de soldats

Hoboisten
Musiciens

6. Auftritt.
Scène 6

Jäger. Wachtmeister. Trompeter
Les chasseurs. Le Maréchal des Logis. La Trompette

Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Wir danken schön. Von Herzen gern.
Merci magnifiquement ! De tout mon cœur !
Wir rücken zu. Willkommen in Böhmen!
Serrons-nous ! Bienvenue en Bohême !
Erster Jäger
Premier chasseur
Ihr sitzt hier warm. Wir, in Feindes Land,
Asseyez-vous ici bien au chaud. Nous, en pays de l’ennemi,
Mußten derweil uns schlecht bequemen.
Nous n’avions pas une vie bien agréable.
Trompeter
Le Trompette
Man sollt’s euch nicht ansehn, ihr seid galant.
On ne le dirait pas ! Vous avez une bien belle apparence !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Ja, ja, im Saalkreis und auch in Meißen
Oui, ouien Salle et aussi en Misnie
Hört man euch Herrn nicht besonders preisen.
On n’entend pas particulièrement vos prières.
Zweiter Jäger
Le second chasseur
Seid mir doch still! Was will das heißen?
Restez tranquille ! Qu’est-ce que cela signifie?
Der Kroat es ganz anders trieb,
Le Croate ne s’est pas gêné,
Uns nur die Nachles’ übrig blieb.
Pour nous, les restes !
Trompeter
Le Trompette
Ihr habt da einen saubern Spitzen
Vous avez  une bien propre dentelle
Am Kragen, und wie euch die Hosen sitzen!
Au cou, et comme vous sied bien le pantalon!
Die feine Wäsche, der Federhut!
Du fin lin, le chapeau à plumes !
Was das alles für Wirkung tut!
Que tout cela fait un bel effet !
Daß doch den Burschen das Glück soll scheinen,
C’est encore pour ces types-là que la chance sourit,
Und so was kommt nie an unser einen!
Et aussi ne vient jamais pour l’un d’entre nous !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Dafür sind wir des Friedländers Regiment,
Pour sûr, nous sommes du régiment de Friedland,
Man muß uns ehren und respektieren.
Nous devons nous honorer et nous respecter !
Erster Jäger
Premier chasseur
Das ist für uns andre kein Kompliment,
Pour nous autres, ce n’est pas un compliment,
Wir ebenso gut seinen Namen führen.
Nous portons pourtant ce nom aussi.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Ja, ihr gehört auch so zur ganzen Masse.
Oui, vous aussi êtes dans cet ensemble.
Erster Jäger
Premier chasseur
Ihr seid wohl von einer besondern Rasse?
Êtes-vous d’une race spéciale?
Der ganze Unterschied ist in den Röcken,
La seule différence est dans l’habit,
 Und ich ganz gern mag in meinem stecken.
Et je suis tout à fait bien dans le mien !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Herr Jäger, ich muß Euch nur bedauern,
Monsieur le Chasseur, je le regrette pour vous,
 Ihr lebt so draußen bei den Bauern;
Vous vivez en plein air avec les paysans;
Der feine Griff und der rechte Ton,
La poignée fine et le ton juste,
Das lernt sich nur um des Feldherrn Person.
ça ne s’apprend qu’avec la personne du général.
Erster Jäger
Premier chasseur
Sie bekam Euch übel, die Lektion.
Ils vous ont mal appris la leçon.
Wie er räuspert, und wie er spuckt,
Comme il se racle la gorge, et comme il crache,
Das habt Ihr ihm glücklich abgeguckt;
Vous le copiez avec bonheur ;
Aber sein Schenie, ich meine sein Geist
Mais son génie, je veux dire son esprit
Sich nicht auf der Wachparade weist.
Lui ne se montre pas à la parade.
Zweiter Jäger
Le second chasseur
Wetter auch! wo Ihr nach uns fragt,
Misère ! où que vous demandiez,
Wir heißen des Friedländers wilde Jagd
On félicitera les sauvages chasseurs du Friedland
Und machen dem Namen keine Schande
Et jamais nous ne déshonorerons son nom…
Ziehen frech durch Feindes und Freundes Lande,
Nous progressons toujours autant en terres ennemies qu’en pays amis,
Querfeldein durch die Saat, durch das gelbe Korn –
A travers les champs, à travers le maïs jaune
Sie kennen das Holkische Jägerhorn! –
Ils connaissent le son du cor des chasseurs de Holk !…
In einem Augenblick fern und nah,
En un instant, que nous soyons loin ou que nous soyons près,

Schnell wie die Sündflut, so sind wir da –
Aussi vite que le déluge, nous sommes là
Wie die Feuerflamme bei dunkler Nacht
Comme la flamme de l’incendie dans la nuit noire
In die Häuser fähret, wenn niemand wacht –
Qui  s’empare des maisons personne ne se réveille
Da hilft keine Gegenwehr, keine Flucht,
Pas de défense, pas d’échappatoire, possible
Keine Ordnung gilt mehr und keine Zucht. –
Aucun ordre ni aucune discipline ne règnent
Es sträubt sich – der Krieg hat kein Erbarmen –
ça résiste la guerre est sans pitié
Das Mägdlein in unsern sehnigten Armen –
La jeune fille dans nos bras s’agite…
Fragt nach, ich sag’s nicht, um zu prahlen;
Allez demander, je ne le dis pas pour me vanter ;
In Baireuth, im Voigtland, in Westfalen,
A Bayreuth, dans Voigtland, en Westphalie,
Wo wir nur durchgekommen sind –
nous sommes passés…
Erzählen Kinder und Kindeskind
Leurs enfants en parleront et les enfants de leurs enfants
Nach hundert und aber hundert Jahren
Après des centaines et des centaines d’années
Von dem Holk noch und seinen Scharen.
De Holk et de ses chasseurs.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Nun, da sieht man’s! Der Saus und Braus,
Maintenant, je vois ! Le bruit et la fureur,
Macht denn der den Soldaten aus?
Est-ce là la puissance des soldats?
Das Tempo macht ihn, der Sinn und Schick,
Elle se retrouve dans le rythme, le bon sens et la connaissance,
Der Begriff, die Bedeutung, der feine Blick.
La promptitude, l’importance d’une vue juste et claire.
Erster Jäger
Premier chasseur
Die Freiheit macht ihn! Mit Euren Fratzen!
La liberté le construit ! Avec vos fadaises !
Daß ich mit Euch soll darüber schwatzen. –
Telles que je ne devrais même pas vous parler...
Lief ich darum aus der Schul’ und der Lehre,
Pourquoi ai-je fui l’école et l’apprentissage,
Daß ich die Fron’ und die Galeere,
Pour qu’ici, les punitions et la galère,
Die Schreibstub’ und ihre engen Wände
La salle de cours et ses murs étroits
In dem Feldlager wiederfände? –
Je les retrouve dans le camp ?…
Flott will ich leben und müßig gehn,
Je veux vivre pleinement et sans rien à faire,
Alle Tage was Neues sehn,
Chaque jour voir quelque chose de nouveau,
Mich dem Augenblick frisch vertrauen,
Profiter de chaque moment de fraîcheur,
Nicht zurück, auch nicht vorwärts schauen –
Pas de retour, pas même de hâte
Drum hab’ ich meine Haut dem Kaiser verhandelt,
Quand j’ai négocié ma peau à l’Empereur,
Daß keine Sorg’ mich mehr anwandelt.
C’est que plus aucun souci je ne voulais.
Führt mich ins Feuer frisch hinein,
Conduisez-moi au feu sans peur,
Über den reißenden, tiefen Rhein –
Portez-moi sur les eaux du profond Rhin…
Der dritte Mann soll verloren sein;
Le troisième homme s’y perdrait ;
Werde mich nicht lang sperren und zieren. –
Je ne perdrai pas de temps et ne rechignerai pas à l’ouvrage…
Sonst muß man mich aber, ich bitte sehr,
Sinon, mais sinon, je vous en prie,
Mit nichts weiter inkommodieren.
Que l’on ne m’incommode avec rien d’autre.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Nu, nu, verlangt Ihr sonst nichts mehr?
Eh bien, eh bien, vous ne demandez rien d’autre?
Das ließ sich unter dem Wams da finden.
Cela pourrait se trouver sous le casque.
Erster Jäger
Premier chasseur
Was war das nicht für ein Placken und Schinden
Quel était cette vie infernale et démoniaque
Bei Gustav, dem Schweden, dem Leuteplager!
Avec Gustave, le Suédois, le terreur du peuple !
Der machte eine Kirch’ aus seinem Lager,
Il a fait une église de son camp,
Ließ Betstunde halten, des Morgens, gleich
Où chacun devait prier, dans la matinée, même
Bei der Reveille und beim Zapfenstreich.
dès le réveil et jusqu’au couvre-feu.
Und wurden wir manchmal ein wenig munter,
Et nous étions parfois un peu ailleurs,
Er kanzelt’ uns selbst wohl vom Gaul herunter.
Il entamait un sermon sur son canasson.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Ja, es war ein gottesfürchtiger Herr.
Oui, c’était un Seigneur craignant Dieu.
Erster Jäger
Premier chasseur
Dirnen, die ließ er gar nicht passieren,
Les prostituées, qu’il ne laissait pas nous accompagner
Mußten sie gleich zur Kirche führen.
Sans qu’elles ne dussent aller aussi jusqu’à l’église.
Da lief ich, konnt’s nicht ertragen mehr.
Alors j’ai fui, ne pouvant plus suivre ces obligations.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Jetzt geht’s dort auch wohl anders her.
Maintenant qu’il n’est plus là il en va autrement.
Erster Jäger
Premier chasseur
So ritt ich hinüber zu den Ligisten,
Donc, je suis monté jusqu’à ceux de la Ligue,
Sie täten sich just gegen Magdeburg rüsten.
Ils se préparaient pour se battre sur Magdebourg.
Ja, das war schon ein ander Ding!
Oui, ce fut une chose bien différente !
Alles da lustiger, loser ging,
Tout était là drôle et léger,
Soff und Spiel und Mädels die Menge!
La jarre et le jeu et les filles en quantité!
Wahrhaftig, der Spaß war nicht gering,
Vraiment, le plaisir n’était pas retenu,
Denn der Tilly verstand sich aufs Kommandieren.
En raison de Tilly et de son commandement.  
Dem eigenen Körper war er strenge,
Avec son propre corps, il était strict,
Dem Soldaten ließ er vieles passieren,
Avec les soldats, il en laissait passer beaucoup,
Und ging’s nur nicht aus seiner Kassen,
Seulement s’il n’avait pas à vider ses coffres,
Sein Spruch war: leben und leben lassen.
Sa devise était: vivre et laisser vivre.
Aber das Glück blieb ihm nicht stet –
Mais la chance ne lui a pas toujours souri …
Seit der Leipziger Fatalität
Depuis la fatalité de Leipzig
Wollt’ es eben nirgends mehr flecken,
Plus rien n’allait nulle part,
Wo wir erschienen und pochten an,
Où nous apparaissions et demeurions ;

Alles bei uns geriet ins Stecken;

Tous nous rejetaient ,
Ward nicht gegrüßt noch aufgetan.
Aucune porte ne s’ouvrait désormais.
Wir mußten uns drücken von Ort zu Ort,
Nous avons dû pousser d’un lieu à un autre,
Der alte Respekt war eben fort. –
L’ancien respect qu’on nous portait, était oublié... 
Da nahm ich Handgeld von den Sachsen,
J’ai pris les armes alors avec les Saxons,
Meinte, da müßte mein Glück recht wachsen.
Pensant que ma chance allait croître.

 Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Nun, da kamt Ihr ja eben recht
Maintenant vous arrivez juste à temps
Zur böhmischen Beute.
Pour piller la Bohême !
Erster Jäger
Premier chasseur
Es ging mir schlecht.
Pour moi, ce n’était pas ça.
Sollten da strenge Mannszucht halten,
Nous étions soumis à une discipline stricte,
Durften nicht recht als Feinde walten,
Impossible d’agir comme des ennemis,
Mußten des Kaisers Schlösser bewachen,
Nous gardions les châteaux de l’empereur,
Viel Umständ’ und Komplimente machen,
Beaucoup de protocole et de cérémonial,
Führten den Krieg, als wär’s nur Scherz,
Nous faisions la guerre, comme si c’était une plaisanterie,
Hatten für die Sach’ nur ein halbes Herz,
Nous n’avions pour la chose qu’une portion de cœur,
Wollten’s mit niemand ganz verderben,
Nous ne voulions avec personne nous disputer,
Kurz, da war wenig Ehr zu erwerben,
En bref, il y avait peu d’honneur à acquérir,
Und ich wär’ bald für Ungeduld
Et je devenais trop impatient
Wieder heimgelaufen zum Schreibepult,
Que j’aurais rejoins mon pupitre
Wenn nicht
 eben auf allen Straßen
Si aujourd’hui, sur toutes les routes,
Der Friedländer hätte werben lassen.
Friedland ne recherchait toutes les bonnes volontés.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Und wie lang denkt Ihr’s hier auszuhalten?
Et combien de temps pensez-vous demeurer ici ?
Erster Jäger
Premier chasseur
Spaßt nur! So lange der tut walten,
Riez ! Tant qu’il dirigera,
Denk’ ich Euch, mein Seel! an kein Entlaufen.
Je penserai plus, sur mon âme! à fuir.
Kann’s der Soldat wo besser kaufen? –
Où un soldat pourrait-il être mieux ?
Da geht alles nach Kriegessitt’,
Depuis tout va selon Les Règles de la Guerre,
Hat alles ‘nen großen Schnitt,
Tout est découpé en grand,
Und der Geist, der im ganzen Korps tut leben,
Et l’esprit qui anime l’ensemble du corps,
Reißet gewaltig, wie Windesweben,
Souffle énergiquement comme le vent,
Auch den untersten Reiter mit.
Jusqu’au dernier des cavaliers.
Da tret’ ich auf mit beherztem Schritt,
Là je me marche avec courage,
Darf über den Bürger kühn wegschreiten,
Par-dessus les bourgeois je traverse hardiment,
Wie der Feldherr über der Fürsten Haupt.
Comme le commandant au-dessus des têtes princières.
Es ist hier wie in den alten Zeiten,
Il est ici comme dans les temps anciens,
Wo die Klinge noch alles tät bedeuten;
Lorsque par la lame encore tout se faisait ;
Da gibt’s nur ein Vergehn und Verbrechen:
Il n’y a qu’une seule offense et un seul délit:
Der Ordre fürwitzig widersprechen.
Contredire un ordre.
Was nicht verboten ist, ist erlaubt;
Ce qui n’est pas interdit est permis;
Da fragt niemand, was einer glaubt.
Puisque personne ne demande ce à quoi vous croyez.
Es gibt nur zwei Ding’ überhaupt:
Il y a seulement deux sortes de choses  :
Was zur Armee gehört und nicht;
Ce qui appartient à l’armée et ce qui n’appartient pas ;
Und nur der Fahne bin ich verpflicht.
Et seulement envers le drapeau, j’ai un devoir.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Jetzt gefallt Ihr mir, Jäger! Ihr sprecht
Maintenant, vous me plaisez, Chasseur ! vous parlez
Wie ein Friedländischer Reitersknecht.
Comme un vrai serviteur de Friedland.
Zweiter Jäger
Le second chasseur
Der führt’s Kommando nicht wie ein Amt,
Le commandement n’est pas un poids, 
Wie eine Gewalt, die vom Kaiser stammt!
C’est comme une force qui lui vient de l’Empereur!
Es ist ihm nicht um des Kaisers Dienst,
Peu lui importe le service de l’empereur,
Was bracht’ er dem Kaiser für Gewinst?
Qu’apporte-t-il à l’empereur comme gains ?
Was hat er mit seiner großen Macht
Qu’a-t-il fait avec sa grande puissance
Zu des Landes Schirm und Schutz vollbracht?
Pour défendre sa terre et protéger le pays ?
Ein Reich von Soldaten wollt’ er gründen,
Un royaume de soldats il a voulu bâtir,
Die Welt anstecken und entzünden,
Saccager le monde et l’enflammer,
Sich alles vermessen und unterwinden –
Tout tenter et tout vouloir…

Trompeter
Le Trompette
Still! Wer wird solche Worte wagen!
Silence ! Qui es-tu pour porter de tels mots !
Erster Jäger
Premier chasseur
Was ich denke, das darf ich sagen.
Ce que je pense, je peux dire.
 Das Wort ist frei, sagt der General.
Le mot est libre, dit le général.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
So sagt er, ich hört’s wohl einigemal,
Il le dit, je l’ai entendu à quelques reprises,
Ich stand dabei. « Das Wort ist frei,
J’y étais. « La parole est libre,
Die Tat ist stumm, der Gehorsam blind, »
L’action est muette, l’obéissance aveugle, « 
Dies urkundlich seine Worte sind.
Ce sont ses mots exactement.
Erster Jäger
Premier chasseur
Ob’s just seine Wort’ sind, weiß ich nicht;
Si ce sont là ses mots, je ne sais pas;
Aber die Sach ist so, wie er spricht.
Mais, c’est un fait, c’est ainsi qu’il parle.
Zweiter Jäger
Le second chasseur
Ihm schlägt das Kriegsglück nimmer um,
Il apporte la fortune à la guerre comme jamais,
Wie’s wohl bei andern pflegt zu geschehen.
Comme cela d‘habitude se produit pour les autres.
Der Tilly überlebte seinen Ruhm.
Tilly a survécu à sa gloire.
Doch unter des Friedländers Kriegspanieren,
Mais sous la bannière de Friedland,
Da bin ich gewiß zu viktorisieren.
Je suis certain d’en ressortir victorieux.
Er bannet das Glück, es muß ihm stehen.
Il envoûte la chance, qui se doit de rester à ses côtés.
Wer unter seinem Zeichen tut fechten,
Qui fait que tous ceux qui se battent,
Der steht unter besondern Mächten.
Sont protégés par des pouvoirs spéciaux.
Denn das weiß ja die ganze Welt,
Car ce que sait déjà le monde entier,
Daß der Friedländer einen Teufel
C’est que Friedland à un diable
Aus der Hölle im Solde hält.
De l’enfer à sa solde.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Ja, daß er fest ist, das ist kein Zweifel.
Oui, qu’il soit déterminé, il n’y a pas de doute.
Denn in der blut’gen Affär bei Lützen
Parce que dans l’affaire sanglante à Lützen
Ritt er euch unter des Feuers Blitzen
Il est venu sous un feu de déluge
Auf und nieder mit kühlem Blut.
Monter et descendre avec sang-froid.
Durchlöchert von Kugeln war sein Hut,
Criblé de balles était son chapeau,
Durch den Stiefel und Koller fuhren
Elles avaient traversé ses bottes et son habit
Die Ballen, man sah die deutlichen Spuren;
Les balles, on en voyait  chacune des traces ;
Konnt’ ihm keine die Haut nur ritzen,
Aucune ne lui a griffé la peau,
Weil ihn die höllische Salbe tät schützen.
Parce que celle-ci était protégée par une pommade infernale.
Erster Jäger
Premier chasseur
Was wollt Ihr da für Wunder bringen!
Que voulez-vous là pour apporter des miracles!
Er trägt ein Koller von Elendshaut,
Il porte une cuirasse faite avec de la peau de bête,
Das keine Kugel kann durchdringen.
Aucune balle ne peut y pénétrer.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Nein, es ist die Salbe von Hexenkraut,
Non, il se couvre de l’onguent des herbes des sorcières,
Unter Zaubersprüchen gekocht und gebraut.
Avec des incantations magiques, bouillies et brassées.
Trompeter
Le Trompette
Es geht nicht zu mit rechten Dingen!
Il n’en serait pas ainsi avec des choses justes !
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Sie sagen, er les’ auch in den Sternen
Ils disent qu’il lit dans les étoiles
Die künftigen Dinge, die nahen und fernen;
Les choses futures, de près et de loin;
Ich weiß aber besser, wie’s damit ist.
Mais je sais, mieux que quiconque, ce qu’il en est.
Ein graues Männlein pflegt bei nächtlicher Frist
Un homme en gris vient lui rendre visite au cœur de la nuit
Durch verschlossene Türen zu ihm einzugehen;
Il passe à travers les portes qui lui sont fermées ;
Die Schildwachen haben’s oft angeschrien,
Les sentinelles  souvent ont crié,
Und immer was Großes ist drauf geschehen,
Et toujours quelque chose de grand est advenu,
Wenn je das graue Röcklein kam und erschien.
quand l’habit gris est apparu.
Zweiter Jäger
Le second chasseur
Ja, er hat sich dem Teufel übergeben,
Oui, il s’en est remis au diable,
Drum führen wir auch das lustige Leben.
C’est pour ça que nous menons une vie aussi joyeuse.
******************
Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
******************

MY PRETTY ROSE TREE William Blake Traduction & Texte MON JOLI ROSIER

LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Songs of Experience
My Pretty Rose
William Blake
poèmes – poems

My Pretty Rose Tree William Blake Mon Joli Rosier par Thomas Phillips Traduction Artgitato française

WILLIAM BLAKE
1757-1827

 

MY PRETTY ROSE TREE

Mon Joli Rosier

****

A flower was offered to me,
Une fleur m’a été offerte,
Such a flower as May never bore;
Une fleur comme Mai ne porta jamais ;
But I said ‘I’ve a pretty rose tree,’
Mais je dis : «J’ai un joli rosier,
And I passed the sweet flower o’er.
Et je laissai la douce fleur.

Then I went to my pretty rose tree,
Puis je suis allé voir mon joli rosier,
To tend her by day and by night;
Pour m’en occuper de jour comme de nuit ;
But my rose turned away with jealousy,
Mais, jalouse, ma Rose se détourna,
And her thorns were my only delight.
Et ses épines furent alors mon unique plaisir.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
********************

The Sick Rose WILLIAM BLAKE Texte & Traduction La Rose Malade

LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Songs of Experience
The Sick Rose William Blake

poèmes – poems

The Sick Rose William Blake La Rose Malade par Thomas Phillips Traduction Artgitato française

WILLIAM BLAKE
1757-1827

 

THE SICK ROSE

Le Rose Malade

****

O Rose, thou art sick!
O Rose, tu es malade!
  The invisible worm
Le ver invisible
 That flies in the night,
Qui, dans la nuit, vole
   In the howling storm,
Dans la tempête hurlante,

Has found out thy bed
A découvert ton lit
Of crimson joy:
De joie cramoisie :
And his dark secret love
Et son sombre amour secret
 Does thy life destroy.       
Qui ravage ta vie.

*******************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*******************

THE CHIMNEY SWEEPER William Blake Traduction et Texte anglais LE RAMONEUR

The Chimney Sweeper William Blake Le Ramoneur par Thomas Phillips Traduction Artgitato française

LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Songs of Experience
The Chimney Sweeper William Blake

poèmes – poems

WILLIAM BLAKE
1757-1827

 

THE CHIMNEY SWEEPER

Le Ramoneur
[1794]

****

A little black thing among the snow,
Une petite chose noire dans la neige,
Crying « ‘weep! ‘weep! » in notes of woe!
Pleure : «Ramoneur ! » Ramoneur! « dans des notes de malheur !
« Where are thy father and mother? Say! »–
« Où sont ton père et ta mère ? Dis ! »
« They are both gone up to the church to pray.
« Ils sont tous les deux montés à l’église pour prier.

« Because I was happy upon the heath,
« Parce que j’étais heureux sur la lande,
  And smiled among the winter’s snow,
 Et que je souriais dans la neige de l’hiver,
 They clothed me in the clothes of death,
Ils m’ont habillé avec les vêtements de la mort,
  And taught me to sing the notes of woe.
 Et m’ont appris à chanter ces notes de malheur.

« And because I am happy and dance and sing,
« Et parce que je suis heureux et que je danse et que je chante,
 They think they have done me no injury,
Ils pensent qu’ils ne m’ont fait aucun mal,
  And are gone to praise God and his priest and king,
 Et sont allés à la louange de Dieu et de son prêtre et de son roi,
 Who make up a heaven of our misery. »
Qui constituent un ciel de notre misère « .

*******************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*******************

1795 The Chimney Sweeper William Blake Le Ramoneur Songs of Experience Artgitato Traduction

UN GRAND PORTUGAIS -Um grande português Fernando Pessoa et Traduction française

Um grande Português Fernando Pessoa
LITTERATURE PORTUGAISE
Literatura Português
FERNANDO PESSOA
1888-1935
 Um grande português Fernando Pessoa Artgitato Traduction Française Un grand Portugais Manuel Peres Vigario

UM GRANDE PORTUGUÊS
UN GRAND PORTUGAIS
[Manuel Peres Vigário]

1926

Vivia há já não poucos anos, algures, num concelho do Ribatejo, um pequeno lavrador, e negociante de gado, chamado Manuel Peres Vigário. 
Il y a de cela quelques années déjà,  vivait, quelque part, dans la communauté de Ribatejo, un petit agriculteur et marchand de bestiaux, appelé Manuel Peres Vicaire.
Da sua qualidade, como diriam os psicólogos práticos, falará o bastante a circunstância que dá princípio a esta narrativa.
Sa qualité, comme dirait les psychologues pratiquants, sera abordée assez dans les circonstances qui sont à l’origine de ce récit.

Chegou uma vez ao pé dele certo fabricante ilegal de notas falsas, e disse-lhe:
Un jour, un certain fabriquant illégal de fausses monnaies vint le voir et lui demanda :
«Sr. Vigário, tenho aqui umas notazinhas de cem mil réis que me falta passar.
« M. Vigario, il me reste des billets de cent mille réaux de côté.
O senhor quer? Largo-lhas por vinte mil réis cada uma.»
Les voulez-vous ? Va pour vingt mille réaux chacun. »
«Deixa ver», disse o Vigário; e depois, reparando logo que eram imperfeitíssimas, rejeitou-as:
 » Montrez-moi !« , déclara le Vigario ; et après, voyant qu’ils étaient loin d’être parfaits, les refusa :
«Para que quero eu isso?», disse; «isso nem a cegos se passa.»
«Que voulez-vous que je fasse de ça ?« , dit-il; « ils ne passeraient même pas avec un aveugle ! »
O outro, porém, insistiu; Vigário cedeu um pouco regateando; por fim fez-se negócio de vinte notas, a dez mil réis cada uma.
L’autre, cependant, insista ; Vigario céda un peu dans ce marchandage ; finalement il les négocia de vingt billets, à dix mille réaux chacun.

Sucedeu que dali a [alguns] dias tinha o Vigário que pagar a uns irmãos negociantes de gado como ele a diferença de uma conta, no valor certo de um conto de réis.
Il arriva quelques jours plus tard que Vigario devait, à des frères négociants de bestiaux comme lui,  payer la différence dans un compte, à la juste valeur de réaux.
No primeiro dia da feira, em a qual se deveria efectuar o pagamento, estavam os dois irmãos jantando numa taberna escura da localidade, quando surgiu pela porta, cambaleando de bêbado, o Manuel Peres Vigário.
Le premier jour de la foire, jour où il devait effectuer le dit-paiement, les deux frères étaient en train de dîner dans une taverne sombre de la ville quand arriva, par la porte, ivre assurément, Manuel Peres Vigario.
Sentou-se à mesa deles, e pediu vinho.
Il s’assis à leur table, et commanda du vin.
Daí a um tempo, depois de vária conversa, pouco inteligível da sua parte, lembrou que tinha que pagar-lhes.
Ainsi le temps passa, après plusieurs discours, peu intelligibles pour la plupart, il se souvint qu’il devait les payer.
E, puxando da carteira, perguntou se, se importavam de receber tudo em notas de cinquenta mil réis.
Et en tirant son portefeuille, il leur demanda s’ils voulaient bien être payés avec des billets de cinquante mille réaux.
Eles disseram que não, e, como a carteira nesse momento se entreabrisse, o mais vigilante dos dois chamou, com um olhar rápido, a atenção do irmão para as notas, que se via que eram de cem.
Ils acceptèrent, et virent que le portefeuille s’étant entrouvert, le plus vigilant des deux attira, d’un regard rapide, l’attention du frère sur les billetson pouvait voir qu’il y en avait une centaine.

Houve então a troca de outro olhar.
Puis il y  eu un échange de regard.
O Manuel Peres, com lentidão, contou tremulamente vinte notas, que entregou.
Manuel Peres, lentement, compta en tremblant une vingtaine de billets, qu’il leur remit.
Um dos irmãos guardou-as logo, tendo-as visto contar, nem se perdeu em olhar mais para elas.
L’un des deux frères les rangea immédiatement, après les avoir vu compter, ne perdant pas de temps à les recompter.
O vigário continuou a conversa, e, várias vezes, pediu e bebeu mais vinho.
Vigario continua à parler, et à plusieurs reprises demanda à boire encore plus de vin.
Depois, por natural efeito da bebedeira progressiva, disse que queria ter um recibo.
Ensuite, par l’effet naturel de la prise de boisson progressive, il leur demanda un reçu.
Não era uso, mas nenhum dos irmãos fez questão.
Cela ne se faisait pas, mais aucun des frères n’insista.
Ditava ele o recibo, disse, pois queria as coisas todas certas.
Il dictera le reçu, leur dit, parce qu’il voulait que tout cela soit fait dans les règles.
E ditou o recibo – um recibo de bêbedo, redundante e absurdo:
Et il dicta le reçu- un reçu d’ivrogne, redondant  et absurde :
de como em tal dia, a tais horas, na taberna de fulano, e «estando nós a jantar (e por ali fora com toda a prolixidade frouxa do bêbedo…), tinham eles recebido de Manuel Peres Vigário, do lugar de qualquer coisa, em pagamento de não sei quê, a quantia de um conto de réis em notas de cinquenta mil réis.
comment, ce jour, cette heure, dans la taverne, et « où nous nous sommes retrouvés pour dîner (etc. avec toute la prolixité de quelqu’un qui a bu … ), qu’ils avaient reçu de Manuel Peres Vigario, du lieu x, en paiement de je ne sais pas quoi, le montant d’un million de réaux par billets de cinquante mille réaux.
O recibo foi datado, foi selado, foi assinado.
  Le reçu fut daté, timbré, signé.
O Vigário meteu-o na carteira, demorou-se mais um pouco, bebeu ainda mais vinho, e daí a um tempo foi-se embora.
Le Vigario le mit dans son portefeuille, resta encore un peu,  bu plus de vin, puis partit.

Quando, no próprio dia ou no outro, houve ocasião de se trocar a primeira nota, o que ia a recebê-la devolveu-a logo, por escancaradamente falsa, e o mesmo fez à segunda e à terceira…
Lorsque, le même jour ou le suivant, il se trouva l’occasion de sortir le premier billet, celui qui devait le prendre le ramena au plus tôt, car manifestement faux, et pas mieux pour les deuxième et troisième
E os irmãos, olhando então verdadeiramente para as notas, viram que nem a cegos se poderiam passar.
et les frères, alors, en regardant les billets, virent qu’ils ne passeraient même pas avec les aveugles.

Queixaram-se à polícia, e foi chamado o Manuel Peres, que, ouvindo atónito o caso, ergueu as mãos ao céu em graças da bebedeira providencial que o havia colhido no dia do pagamento. 
Ils déposèrent une plainte à la police, qui convoqua Manuel Peres, qui, étonné d’entendre cet histoire, leva les mains au ciel pour remercier les grâces d’une ivresse providentielle qu’il avait eue le jour du paiement.
Sem isso, disse, talvez, embora inocente, estivesse perdido.
Sans cela, dit-il, peut-être, bien qu’innocent, il eût été perdu.

Se não fosse ela, explicou, nem pediria recibo, nem com certeza o pediria como aquele que tinha, e apresentou, assinado pelos dois irmãos, e que provava bem que tinha feito o pagamento em notas de cinquenta mil réis.
Sans cela, expliquait-il, il n’aurait pas exigé un reçu, ou en tout cas pas comme celui qu’il avait, et qu’il présenta, signé par les deux frères, et cela prouvé bien qu’il avait effectué le paiement avec des billets de cinquante mille réaux.
«E se eu tivesse pago em notas de cem», rematou o Vigário «nem eu estava tão bêbedo que pagasse vinte, como estes senhores dizem que têm, nem muito menos eles, que são homens honrados, mas receberiam.»
« Et si j’avais payé avec des billets de  cent»,  conclu le Vigario« et je n’étais pas si ivre qu’ils en payent vingt, comme ces messieurs disent qu’ils ont reçus, ni plus ni moins.»
E, como era de justiça foi mandado em paz.
Et, comme cela, la justice le laissa en paix.

O caso, porém, não pôde ficar secreto;
L’affaire, cependant, ne pouvait pas rester secrète ;
pouco a pouco se espalhou.
peu à peu, elle se répandit.
E a história do «conto de réis do Manuel Vigário» passou, abreviada, para a imortalidade quotidiana, esquecida já da sua origem.
Et l’histoire du « Million de Réaux de Manuel Vigario« , passa à l’immortalité quotidienne, oubliant déjà son origine.

Os imperfeitíssimos imitadores, pessoais como políticos, do mestre ribatejano nunca chegaram, que eu saiba, a qualquer simulacro digno do estratagema exemplar.
Les imitateurs imparfaits, personnels et politiques, du maître de Ribatejo n’ont jamais, à ma connaissance, utilisés un quelconque simulacre digne de ce stratagème exemplaire.
Por isso é com ternura que relembro o feito deste grande português, e me figuro, em devaneio, que, se há um céu para os hábeis, como constou que o havia para os bons, ali lhe não deve ter faltado o acolhimento dos próprios grandes mestres da Realidade – nem um leve brilho de olhos de Macchiavelli ou Guicciardini, nem um sorriso momentâneo de George Savile, Marquês de Halifax.
Pour cela, c’est avec tendresse que je rappelle les faits de ce grand Portugais, et j’imagine, en rêve, que, s’il se retrouve dans le paradis pour les habiles, comme il en existe un pour les bons, là, il ne manquera pas d’être accueilli par les grands maître de la Réalité -sans un éclat de lumière dans les yeux de Machiavel ou de Guicciardini, ni avec un sourire complice de George Saville, marquis de Halifax.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Rubén Darío A ROOSEVELT Texte Espagnol & Traduction Française

 Rubén Darío
(1867-1916)
A ROOSEVELT

Rubén Darío A ROOSEVELT Artgitato Traduction Française et Texte Espagnol

Modernismo
Literatura en español

 

RUBEN DARIO A ROOSEVELT
A Roosevelt

¡Es con voz de la Biblia, o verso de Walt Whitman,
Il y a une voix de la Bible, ou un vers de Walt Whitman,
 que habría que llegar hasta ti, Cazador!
que je devrais posséder pour venir à toi, Chasseur !
  con un algo de Washington y cuatro de Nemrod.
Avec quelque chose de Washington et un peu plus de Nemrod.
Primitivo y moderno, sencillo y complicado,
Primitif et moderne, simple et compliqué,
Eres los Estados Unidos,
Tu es les Etats-Unis,
eres el futuro invasor
tu es le futur envahisseur
de la América ingenua que tiene sangre indígena,
de l’Amérique ingénue qui a du sang indigène,
que aún reza a Jesucristo y aún habla en español.
qui prie encore Jésus-Christ et parle encore en espagnol.
Eres soberbio y fuerte ejemplar de tu raza;
Tu es un superbe et un fort exemplaire de ta race;
eres culto, eres hábil; te opones a Tolstoy.
Tu es cultivé, tu es habile ; tu t’opposes à Tolstoï.
Y domando caballos, o asesinando tigres,
Et dominant les chevaux, ou assassinant les tigres,
eres un Alejandro-Nabucodonosor.
Tu es un Alexandre-Nabuchodonosor.
(Eres un profesor de energía,
(Tu es un professeur d’énergie,
como dicen los locos de hoy.)
comme disent les fous d’aujourd’hui)
Crees que la vida es incendio,
Tu crois que la vie est un incendie
que el progreso es erupción;
que le progrès est une eruption ;
en donde pones la bala
où tu mets la balle
el porvenir pones.
où l’avenir tu mets.
No.Los Estados Unidos son potentes y grandes.
Non. Les Etats-Unis sont puissants et grands.
Cuando ellos se estremecen hay un hondo temblor
Quand elles se secouent, il y a un tremblement énorme
que pasa por las vértebras enormes de los Andes.
qui passe par les énormes vertèbres des Andes.
Si clamáis, se oye como el rugir del león.
Si tu montes la voix, il s’entend comme le rugissement du lion.
Ya Hugo a Grant le dijo: «Las estrellas son vuestras».
Hugo a dit à Grant et a dit, « Les étoiles sont les vôtres. »
(Apenas brilla, alzándose, el argentino sol
(A peine il brille, en se levant, le soleil argentin
y la estrella chilena se levanta…) Sois ricos.
et l’étoile chilienne se lève …) Vous êtes riche.
Juntáis al culto de Hércules el culto de Mammón;
Hercules vient rejoindre le culte de Mammon ;
 y alumbrando el camino de la fácil conquista,
et éclaire le chemin d’une conquête facile,
la Libertad levanta su antorcha en Nueva York.
La Liberté soulève sa torche à New York.
Mas la América nuestra, que tenía poetas
Mas
l’Amérique, qui avait des poètes
desde los viejos tiempos de Netzahualcoyotl,
depuis les vieux jours de Nezahualcoyotl,
que ha guardado las huellas de los pies del gran Baco,
qui a gardé les empreintes du grand Bacchus,
que el alfabeto pánico en un tiempo aprendió;
que l’alphabet de Pan en un temps appris ;
que consultó los astros, que conoció la Atlántida,
qui a consulté les étoiles, qui connaissait l’Atlantide,
cuyo nombre nos llega resonando en Platón,
dont le nom nous vient résonnant dans Platon,
que desde los remotos momentos de su vida
qui, dès les premiers moments de sa vie
vive de luz, de fuego, de perfume, de amor,
vit de lumière, de chaleur, de parfum, d’amour,
la América del gran Moctezuma, del Inca,
l’Amérique de la grande Montezume, de l’Inca,
la América fragante de Cristóbal Colón,
l’Amérique parfumée de Christophe Colomb,
  la América católica, la América española,
Amérique catholique, l’Amérique espagnole,
la América en que dijo el noble Guatemoc:
Amérique où le noble Guatemoc a dit:
«Yo no estoy en un lecho de rosas»; esa América
« Je ne suis pas dans un lit de roses« ; l’Amérique
que tiembla de huracanes y que vive de Amor,
qui tremble avec les ouragans et qui vit de l’amour,
hombres de ojos sajones y alma bárbara, vive.
les hommes aux yeux saxons et à l’âme barbare, vit.
 Y sueña. Y ama, y vibra; y es la hija del Sol.
Et rêve. Et aime, et vibre; et est la fille du soleil.
Tened cuidado. ¡Vive la América española!
Soyez prudent. Elle vit l’Amérique espagnole!
Hay mil cachorros sueltos del León Español.
Il ya mille petits lions du Leon Espagnol.
Se necesitaría, Roosevelt, ser Dios mismo,
Il faudrait, Roosevelt, étant Dieu lui-même,
el Riflero terrible y el fuerte Cazador,
L’homme au pistolet terrible et fort chasseur,
para poder tenernos en vuestras férreas garras.
à nous tenir dans vos griffes de fer.
Y, pues contáis con todo, falta una cosa: ¡Dios!
Et, même si vous avez tout, il vous manque une chose : Dieu!

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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