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LE PASSE Poème de CYPRIAN NORWID – Przeszłość

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Dzieła Cyprjana Norwida

Traduction Jacky Lavauzelle*******

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Cyprian Norwid poèmes
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LITTERATURE POLONAISE
POESIE POLONAISE

CYPRIAN NORWID
1757-1841
Traduction Jacky Lavauzelle

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Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES POLONAIS

Przeszłość
LE PASSE

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Traduction Jacky Lavauzelle


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Cyprian Norwid Traduction Jacky Lavauzelle
La bataille de Grunwald, Jan Matejko

 

Nie Bóg stworzył przeszłość, i śmierć, i cierpienia,
Dieu n’a pas créé le passé, la mort et la souffrance,
Lecz ów, co prawa rwie;
Qui sont l’œuvre du destructeur des lois ;
Więc nieznośne mu dnie,
Des journées insupportables à vivre,
Więc, czując złe, chciał odepchnąć spomnienia.
Alors, il désira le mal, désirant cacher les souvenirs.

Acz nie byłże, jak dziecko, co wozem leci,
Mais n’était-il pas cet enfant dans cette voiture qui vole,
Powiadając: „O, dąb
En disant : « Oh, un chêne
Ucieka w lasu głąb!”
 Qui s’enfuit dans la forêt ! « 
Gdy dąb stoi, wóz z sobą unosi dzieci.
Mais quand le chêne se dresse, la voiture soulève l’enfant avec elle.

Przeszłość jest to dziś, tylko cokolwiek dalej:
Le passé c’est aujourd’hui, et c’est à peu près tout :
Za kołami to wieś,
Derrière les roues, un village,
Nie jakieś tam coś, gdzieś,
Ni quelque chose, ni quelque part,
Gdzie nigdy ludzie nie bywali!…
Où personne ne fut jamais ! …

 

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Complément ANALYSE
Se reporter à l’analyse du poème :

Cyprian Kamil Norwid „Przeszłość” – interpretacja i analiza wiersza

« Według Norwida świat jest niczym platońska jaskinia – składa się z pozorów i ukrytej pod pozorami prawdy. Podobnie w sposób dwoisty widział on czas…
Nie przypadkowo to dęby są symbolem czasu. Wielowiekowe drzewa kojarzą się ze stałością, niezmiennością. Dzieci z kolei są płoche, naiwne, łatwo ulegają pozorom.

Grzech popełniony przez człowieka, złamanie Boskich praw sprawiły, że poczuł „złe”. Ciążyło mu poczucie winy, świadomość popełnionego grzechu, dlatego chciał: „odepchnąć s p o m n i e n i a” i wymyślił przeszłość. Odsyłając swe winy w przeszłość, chciał je usunąć, skazać na zapomnienie i niebyt. Jak wynika z drugiej strofy, taki zabieg jest naiwny i dziecinny. »
« Selon Norwid, le monde est comme une caverne platonicienne – il se compose d’apparences et reste caché sous l’apparence de la vérité

 Ce n’est pas un hasard si les chênes sont un symbole du temps. Des arbres centenaires sont associés à la stabilité, l’invariance. Les enfants, à leur tour, sont pauvres, naïfs et cèdent facilement aux apparences
….
Le péché commis par l’homme, en brisant les lois de Dieu l’a fait se sentir « mauvais ». Il se sentait coupable, conscient du péché qu’il avait commis, et donc il voulait «repousser» et inventer le passé. En renvoyant ses fautes au passé, il a voulu les nier, les condamner à l’oubli et à la non-existence. Comme il ressort de la deuxième strophe, une telle procédure est naïve et puérile. »

A lire sur :

http://wypracowania24.pl/jezyk-polski/4919/cyprian-kamil-norwid-przeszlosc?strona=2

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Traduction Jacky Lavauzelle

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La Pologne est la Niobé des nations

« Il est un peuple, de nos jours, qui trouve dans l’alliance du patriotisme et de la religion le principe et comme la garantie de son existence. La compression étrangère n’a fait que l’affermir dans ce double culte. Sous cette douloureuse, mais féconde influence, s’est développée toute une poésie énergique et neuve, empreinte d’un mysticisme étrange, et qui puise ses inspirations dans ce qu’il y a de plus sacré, de plus vivace au cœur de l’homme. Ce peuple, c’est le peuple polonais. Depuis bien des années déjà, il travaille à la réédification de sa nationalité. Son courage est infatigable. S’il s’affaisse un moment sous le nombre, c’est pour se relever bientôt plus ardent à la lutte. Prêtres et vieillards, guerriers et poètes, tous marchent ici dans une même pensée, tous combattent et meurent sous un même drapeau. Héroïque infortune ! persévérance plus héroïque encore ! La Pologne est la Niobé des nations, mais c’est une Niobé qui ne connaît pas le désespoir. Ses victoires, ses crises intestines, ses déceptions sanglantes, rien n’a encore pu entamer sa robuste foi dans l’avenir. Du milieu des ruines qui l’entourent se dresse indestructible sa confiance en ses destinées, et sa littérature contemporaine, littérature active et militante, bulletin magnifique de ses défaites, est l’expression vivante de son martyre et de son espérance.

On ne s’explique bien cette toute-puissance que lorsqu’on se rend compte de l’action qu’a exercée de tout temps la poésie en Pologne. Nous ne nous arrêterons pas à cette poésie primitive de contes et de légendes, à cette littérature que Michiewicz a appelée fossile ou latente, « parce qu’elle est déposée tout entière dans l’ame du peuple et n’apparaît que rarement à la surface de la publicité. » Nous ne ferons que mentionner en passant le chant de Boga Rodzica, Dziwica (Vierge, mère de Dieu). Ce chant, que les soldats entonnaient avant les batailles et qui témoigne de l’alliance qui existait dès-lors entre l’esprit religieux et l’esprit militaire, est regardé comme le plus ancien monument de la langue polonaise. La véritable littérature pour la Pologne commence avec la renaissance des lettres en Europe. L’époque jagellonienne (1386-1572), appelée l’âge d’or de la poésie et de la science, voit naître alors de grands écrivains dans les trois frères Kochanowski, dont Jean porte à juste titre le nom de prince des poètes. Les deux autres, Nicolas et Pierre, ont laissé, le premier des poésies légères, le second la plus parfaite traduction qu’on ait en langue polonaise des poèmes de l’Arioste et du Tasse. Cette époque donne également naissance à Gornicki, l’historien publiciste, à Rey, le Montaigne de la Pologne, à Szymonowicz, et à quelques autres écrivains qui se distinguent surtout par l’élégance de la diction. Dès-lors, la langue se fixe dans toutes ses parties. Néanmoins c’est sous la dynastie élective des Waza (1587-1669) que la littérature polonaise devait rencontrer son plus glorieux représentant. Pierre Skarga, tribun religieux, sermonnaire politique, nous offre l’idéal du prêtre et du patriote. Ses ouvrages respirent une véhémente éloquence. Venu dans l’épanouissement d’un siècle de prospérité, il ne se laissa point éblouir ; son génie, au milieu des splendeurs du présent, prévoyait les malheurs qui, deux cents ans plus tard, devaient fondre sur la Pologne. Il sentait que la société était minée dans ses fondemens, et qu’elle perdait l’avenir en perdant les anciennes vertus. L’égoïsme et l’orgueil, en effet, avaient remplacé le dévouement et le sacrifice ; l’enthousiasme, cette ame de la nation, allait s’éteignant dans les coeurs. A ce spectacle, saisi de colère, de douleur, et comme pénétré de l’esprit de prophétie, Skarga se lève et annonce les désastres futurs ; il se lamente et maudit ; il exalte le patriotisme ; il rappelle le passé ; il parle de la patrie, non de cette patrie dont l’amour ne consiste que dans l’attachement au sol natal, mais de la patrie selon les idées slaves, de cette société idéale et fraternelle dont la divine pensée a été déposée dans le sein d’un peuple pour être un jour par lui fécondée et réalisée… »

Revue des Deux Mondes
Tome 15, 1846
A. L.
De la poésie polonaise

Cyprian Kamil Norwid
Dzieło Cyprian Kamil Norwid
Œuvre de Cyprian Kamil Norwid

Traduction Jacky Lavauzelle
Cyprian Norwid par Józef Łoskoczyński (1857-1928)

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE – literatura polska

Cyprian Norwid

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Le Train de 9h- Poème de Jacky Lavauzelle – O Trem das 9 horas

Poésie
*Jacky Lavauzelle poème





Poème de Jacky Lavauzelle

Poème Jacky Lavauzelle
Jean-Baptiste Oudry (Détail) Nature morte au lapin et au gigot d’agneau -1742


LE TRAIN DE 9 heures
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O Trem das 9 horas

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Il a raté sa vie, comme on rate le train de 9 heures pour prendre celui de 9h45.
Ele perdeu sua vida, já que sentimos o trem de 9 horas para tomar as 9:45.
Peut-être que celui de 9h45, voire celui de 10h09, est plus pointu et plus rond.
Talvez seja de 9:45, ou mesmo de 10:09, é mais apontado e mais redondo.
Les deux en même temps. Peut-être !
Ambos, ao mesmo tempo. Talvez!
Et il est sorti de la gare comme s’il sortait du ventre de sa mère.
E ele saiu da estação como se estivesse saindo do ventre de sua mãe.
Il a crié  : « Raté encore !… Raté toujours ! »
Ele gritou: « Falhou novamente! … Falhou para sempre!  »
Il a frappé, frappé si fort qu’il s’est retrouvé mort.
Ele bateu, bateu com tanta força que ele se viu morto.
Eustache a sorti la tête de la dernière cabine.
Eustache tirou a cabeça da última cabine.
Criant quelques mots incompréhensibles à João César Monteiro sur le quai.
Gritando algumas palavras incompreensíveis para João César Monteiro na plataforma.

Le sang du lapin pendu coulait goutte à goutte sur son épaule
O sangue do coelho enforcado pingou no ombro dele
Au moment même où le train de 9 heures entrait en gare.
Assim como o trem das 9 horas entrou na estação.

Poésie
*Jacky Lavauzelle poème


LA MAIN CRUELLE DU TEMPS – William Shakespeare Sonnets – 60 – LX – Like as the waves make towards the pebbled shore

SONNET de SHAKESPEARE
SHAKESPEARE SONNETS
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

William Shakespeare Sonnets

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
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William Shakespeare Sonnets


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

William Shakespeare Sonnets Traduction Jacky Lavauzelle des Sonnets de Shakespeare


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SONNET 60

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
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Like as the waves make towards the pebbled shore
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LA MAIN CRUELLE DU TEMPS
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1598 

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Like as the waves make towards the pebbled shore,
Comme les vagues avancent sur les galets,
So do our minutes hasten to their end;
Nos minutes se hâtent vers leur terme ;
Each changing place with that which goes before,
Chacune succède à celle qui la précède,
In sequent toil all forwards do contend.
Et toutes se suivent dans ce pénible labeur.

*

Nativity, once in the main of light,
La nativité, une fois en pleine lumière,
Crawls to maturity, wherewith being crown’d,
S’achemine jusqu’à la maturité, où elle se voit couronnée ;
Crooked eclipses ‘gainst his glory fight,
Les éclipses malignes s’opposent à sa gloire,
And Time that gave doth now his gift confound.
Et le temps dévore les dons qu’il avait offerts.

*


*

Time doth transfix the flourish set on youth
Le temps pétrifie la floraison de la jeunesse,
And delves the parallels in beauty’s brow,
Creuse des lignes sur le front de la beauté,
Feeds on the rarities of nature’s truth,
Et se nourrit des merveilles de la nature.

*

And nothing stands but for his scythe to mow:
Rien ne reste que sa faux ne puisse couper :
And yet to times in hope, my verse shall stand.
Et pourtant dans le temps mes versets eux subsisteront.
Praising thy worth, despite his cruel hand.

Louant ta valeur, malgré sa main cruelle.

*


 

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SHAKESPEARE SONNETS
SONNET LX

LES SONNETS DE SHAKESPEARE SONNETS

William Shakespeare Sonnets 60

LES ULTIMES POEMES D’EMILY DICKINSON (1886) THE IMMORTALITY SHE GAVE & OF GLORY NOT A BEAM IS LEAFT

POEME D’EMILY DICKINSON 1886
LES ULTIMES POEMES
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

The immortality she gave
&
Of Glory not a Beam is left

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LA FORCE DE L’AMOUR HUMAIN
&
POUR LES ÉTOILES

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1886

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THE IMMORTALITY SHE GAVE
LA FORCE DE L’AMOUR HUMAIN

The immortality she gave
L’immortalité qu’elle a donnée
We borrowed at her Grave —
Nous l’avons emprunté à son Tombeau-
For just one Plaudit famishing,
Assoiffée d’un unique Applaudissement,
The Might of Human love —
La Force de l’amour Humain –

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OF GLORY NOT A BEAM IS LEFT
POUR LES ÉTOILES

Of Glory not a Beam is left
De la Gloire, ne reste pas un seul Faisceau
But her Eternal House —
Mais reste sa Maison Éternelle –
The Asterisk is for the Dead,
L’Astérisque est pour les Morts,
The Living, for the Stars —
Les Vivants, pour les Étoiles-




 

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POEME D’EMILY DICKINSON

LES CHOSES QUI JAMAIS NE REVIENNENT – Poème EMILY DICKINSON (1881) The Things that never can come back are several

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

The Things that never can come back are several
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LES CHOSES QUI JAMAIS NE REVIENNENT
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1881

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The Things that never can come back, are several —
Les Choses qui jamais ne reviennent sont multiples –
Childhood — some forms of Hope — the Dead —
L’Enfance – certaines formes d’Espoir – les Morts –
Though Joys — like Men — may sometimes make a Journey —
Toutefois les Joies – comme les Hommes- entreprennent parfois un Voyage –
And still abide —
Et demeurent encore :
We do not mourn for Traveler, or Sailor,
Nous ne pleurons pas le Voyageur ou le Navigateur,
Their Routes are fair —
Leurs Itinéraires sont justes –
But think enlarged of all that they will tell us
Mais nos pensées s’élargissent de tout ce qu’ils nous diront
 Returning here —
En revenant ici –
« Here! » There are typic « Heres » —
« Ici! » Il y a  des « Ici » typiques-
Foretold Locations —
A un Emplacement Connu-
The Spirit does not stand —
L’Esprit ne se localise pas –
Himself — at whatsoever Fathom
Lui-même – quelle que soit la Profondeur –
His Native Land —
Est sa Terre Natale –

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POEME EMILY DICKINSON

L’ECLAT DE LA MORT – EMILY DICKINSON (1875) That short — potential stir

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

That short — potential stir
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L’ECLAT DE LA MORT
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1875

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That short — potential stir
Ce court – et potentiel émoi
 
That each can make but once —
Que chacun peut faire juste une seule fois –
That Bustle so illustrious
Cette Agitation est si illustre
   ‘Tis almost Consequence —
Qu’elle a quelque Conséquence –

 




Is the eclat of Death —
C’est l’éclat de la Mort-
Oh, thou unknown Renown
Ô, toi, inconnue Renommée
 That not a Beggar would accept
Que pas un Indigent n’accepterait
  Had he the power to spurn —
S’il avait le pouvoir de la rejeter

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POEME D’EMILY DICKINSON

EMILY DICKINSON (1870) THAT THIS SHOULD FEEL THE NEAD OF DEATH – LE BESOIN DE LA MORT

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 






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THAT THIS SHOULD FEEL THE NEED OF DEATH

 




LE BESOIN DE LA MORT

 

1870

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That this should feel the need of Death
Que celui qui ressent le besoin de la Mort
 
The same as those that lived
Le même que celui qui vécu
  Is such a Feat of Irony
Est vraiment un Exploit de l’Ironie
As never was — achieved —
Tel que cela n’a jamais été – réalisé –




Not satisfied to ape the Great
Non satisfait de singer les Grands
In his simplicity
Dans leur simplicités
The small must die, as well as He —
Le petit doit mourir, tout comme Eux –
Oh the Audacity —
Oh ! cette Audace –

 



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POEME D’EMILY DICKINSON

EMILY DICKINSON (1869) LES DEVOIRS ET LES PLAISIRS DU VENT -THE DUTIES OF THE WIND ARE FEW

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 






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THE DUTIES OF THE WINDS ARE FEW




LES DEVOIRS ET LES PLAISIRS DU VENT

1869

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The duties of the Wind are few,
Les devoirs du Vent sont peu nombreux :
To cast the ships, at Sea,
Fracasser les navires, en Mer,
Establish March, the Floods escort,
Positionner Mars, accompagner les Déluges,
  And usher Liberty.
Et annoncer la Liberté.

The pleasures of the Wind are broad,
Les plaisirs du Vent sont immenses :
  To dwell Extent among,
Contenir l’Etendue,
  Remain, or wander,
Rester ou errer,
 Speculate, or Forests entertain.
Spéculer ou égayer les Forêts.




 

The kinsmen of the Wind are Peaks
Pour les parents du Vent nous avons les Pics
Azof — the Equinox,
Azov – l’Equinoxe,
  Also with Bird and Asteroid
Mais aussi l’Oiseau et l’Astéroïde
  A bowing intercourse.
Qui se saluent dans leurs courses.



The limitations of the Wind
Les limites du vent ?
Do he exist, or die,
Existe-t-il encore après ou meurt-t-il ?
Too wise he seems for Wakelessness,
Trop sage pour dormir d’un Sommeil de Mort,
  However, know not i.
Cependant, je ne sais pas.

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POEME D’EMILY DICKINSON

EMILY DICKINSON (1868) UN SIECLE APRES – AFTER A HUNDRED YEARS

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 






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UN SIECLE APRES

 




AFTER A HUNDRED YEARS

1868

After a hundred years
Un siècle après
Nobody knows the Place
Personne ne connaît le Lieu
Agony that enacted there
De l’Agonie qui se déroula ici
  Motionless as Peace
Immobile comme la Paix




 

 Weeds triumphant ranged
Les mauvaises Herbes triomphaient
Strangers strolled and spelled
Les Etrangers se promenaient et épellaient
At the lone Orthography
L’Orthographe délaissée
Of the Elder Dead
Des Morts du Passé



 Winds of Summer Fields
Les Vents des Champs d’Eté
 Recollect the way —
Reconnaissent le chemin –
Instinct picking up the Key
L’Instinct ramasse la Clé
 Dropped by memory —
Abandonnée par la mémoire –

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POEME D’EMILY DICKINSON

JAMES SHIRLEY The glories of our blood and state (1659)- Les Gloires de notre sang et de notre état

LITTERATURE ANGLAISE

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JAMES SHIRLEY
Londres, septembre 1596 – Londres, octobre 1666

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais


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LES POEMES
DE JAMES SHIRLEY

James Shirley’s poems

 

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The Contention of Ajax and Ulysses
La discorde d’Ajax et d’Ulysse
1659

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The glories of our blood and state
Les gloires de notre sang et de notre état
Are shadows, not substantial things;
Sont des ombres, des choses non substantielles;
There is no armour against Fate;
Il n’y a pas d’armure contre le Destin ;
Death lays his icy hand on kings:
La mort pose sa glaciale main sur les rois :
Sceptre and Crown
Sceptre et Couronne
Must tumble down,
Tomberont,
And in the dust be equal made
Et dans la poussière, l’égalité sera faite
With the poor crooked scythe and spade.
Avec la pauvre faux et la bêche.

 


 Some men with swords may reap the field,
Certains hommes avec leurs épées récoltent des champs,
And plant fresh laurels where they kill:
Et plantent des lauriers frais là où ils massacrèrent :
But their strong nerves at last must yield;
Mais leurs nerfs si forts enfin céderont;
They tame but one another still :
Ils s’apprivoisent encore les uns les autres :
Early or late
Tôt ou tard
 They stoop to fate,
Ils déclinent vers leur destin,
And must give up their murmuring breath
Et ils abandonnent leur souffle dans un murmure
When they, pale captives, creep to death.
Alors, pâles captifs, ils glissent jusqu’à la mort.
 




The garlands wither on your brow;
Les guirlandes se fanent sur votre front ;
Then boast no more your mighty deeds!
Alors ne parlez plus de vos actions puissantes !
Upon Death’s purple altar now
Sur l’autel pourpre de la mort maintenant
    See where the victor-victim bleeds.
Voyez où le vainqueur-victime saigne.
Your heads must come
Vos têtes partiront
 To the cold tomb:
Au glacial tombeau :
  Only the actions of the just
Seules les actions du juste
 Smell sweet and blossom in their dust.
Parfumeront et fleuriront dans leur poussière.

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LE DERNIER DRAMATURGE DE LA GRANDE EPOQUE

par Émile Montégut

Un autre de ses-protégés fut James Shirley, le dernier dramaturge de la grande époque et l’auteur à la mode des divertissements de la cour sous Charles Ier. Shirley avait dédié à Newcastle un de ses meilleurs drames, le Traître, dont le sujet, par parenthèse, est le même que celui du Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, et la petite préface par laquelle il lui adressa son drame indique, à ne pas s’y tromper, que la générosité du grand seigneur avait de beaucoup précédé la dédicace. Anthony Wood, cité par M. Edmond Gosse, dans une substantielle préface dont il a l’ait précéder un choix récemment publié des œuvres de Shirley, nous apprend que cette générosité avait été assez loin pour que Shirley, qui était d’ailleurs ardent royaliste, crût devoir s’enrôler dans l’armée de son patron. Il fit donc sous Newcastle les premières campagnes de la guerre civile, et le suivit après Marston-Moor sur le continent, d’où il revint furtivement en Angleterre quelques années après, lorsqu’il fut évident que la cause du roi était définitivement perdue.
Shirley n’était pas le seul poète dramatique que Newcastle eût enrôlé dans son armée. Dans la liste donnée par la duchesse des officiers composant l’état-major de son mari, je relève le nom de son lieutenant général d’artillerie, sir William Davenant, le poète lauréat de l’époque.

Émile Montégut
Curiosités historiques et littéraires
La Duchesse et le Duc de Newcastle
Revue des Deux Mondes
Troisième période, tome 100
1890

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JAMES SHIRLEY