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LA PRIERE DU DEPART – OS LUSIADAS IV-86 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Depois de aparelhados desta sorte

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-86 LES LUSIADES IV-86
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Depois de aparelhados desta sorte
« Une fois équipé comme ce type
De quanto tal viagem pede e manda,
De voyage le demande et l’exige,
Aparelhamos a alma para a morte,
Nous habituons notre âme à l’idée de la mort,
Que sempre aos nautas ante os olhos anda.
De cette mort, toujours là aux yeux des marins.
Para o sumo Poder que a etérea corte
À la haute Puissance, qui gouverne la voûte céleste
Sustenta só coa vista veneranda,
Par son unique et vénérable vue,
Imploramos favor que nos guiasse,
Nous Le prions afin qu’Il nous guide,
E que nossos começos aspirasse.
Et qu’Il accompagne notre départ.

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*****

 

MANUEL Ier de Portugal
Emmanuel Ier

« Le Ventureux »
31 mai 1469 Alcochete – 13 décembre 1521 Lisbonne
Succède à Jean II le 27 octobre 1495

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UNE SI COURTE ANNÉE – Sonnet de FRANCISCO DE QUEVEDO – Todo tras sí lo lleva el año breve

Le Triomphe de la Mort,Pieter Brueghel l’Ancien,1562

*Francisco de Quevedo
Villegas y Santibáñez Cevallos
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

poesia de francisco de Quevedo poésie de Francisco de Quevedo artgitato
 

 Francisco de Quevedo y Villegas
1580-1645








Hoy cumple amor
en mis ardientes venas

Soneto de Quevedo
Sonnet de Quevedo

UNE SI COURTE ANNÉE
Todo tras sí lo lleva el año breve

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

*****

Todo tras sí lo lleva el año breve
Tout est emporté par la si courte année
de la vida mortal, burlando el brío
de notre vie mortelle, qui se moque de la verve
al Acero valiente, al mármol frío,
du brave acier, du marbre froid,
que contra el tiempo su dureza atreve.
qui, contre le temps, tente de braver leur dureté.

*

Aún no ha nacido el Pie cuando se mueve
Le Pied n’est pas encore né qu’il marche
camino de la Muerte, donde envío
déjà sur la route de la Mort, où j’envoie
mi vida oscura: pobre y turbio Río
ma sombre vie : pauvre et trouble Fleuve
que negro Mar con altas ondas bebe.
que cette Mer noire engloutit dans de si hautes vagues.

*

Cada corto momento es paso largo
Chaque court instant est un long pas
que doy a mi pesar en tal jornada,
qui me donne de tels regrets ce jour,
pues parado y durmiendo siempre aguijo.
que, même immobile et dormant, j’aiguillonne toujours.

*

Corto suspiro, último y amargo,
Un court soupir, ultime et amer,
es la muerte forzosa y heredada;
et voici notre mort forcée et héritée ;
mas si es ley y no pena, ¿qué me aflijo?
mais si c’est la loi et non la peine, pourquoi s’affliger ?

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LES BLESSURES DE L’AMOUR – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 216 (Première Partie) CANZONIERE – CCXVI -Tutto ’l dí piango

*

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 216

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 216
CCXVI

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

216/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Tutto ’l dí piango; et poi la notte, quando
Tout le jour je pleure ; et puis la nuit, quand
prendon riposo i miseri mortali,
les pauvres mortels se reposent,
trovomi in pianto, et raddoppiansi i mali:
je me retrouve toujours à pleurer et mes maux sont d’autant amplifiés :
cosí spendo ’l mio tempo lagrimando.
ainsi je passe mon temps à pleurer.

**

In tristo humor vo li occhi comsumando,
Dans une triste humeur, se consument mes yeux,
 e ’l cor in doglia; et son fra li animali
et mon cœur s’endolorit ; et je suis parmi tous les animaux
 l’ultimo, sí che li amorosi strali
le dernier, car les blessures de l’amour
mi tengon ad ogni or di pace in bando.
me tiennent loin de toute paix.

**


**

Lasso, che pur da l’un a l’altro sole,
Hélas, car d’un soleil à l’autre,
 et da l’una ombra a l’altra, ò già ’l piú corso
et d’une ombre à l’autre, j’ai traversé déjà le plus clair
di questa morte, che si chiama vita.
de cette mort, qui s’appelle la vie.

**

P iú l’altrui fallo che ’l mi’ mal mi dole:
Je souffre plus d’autrui que de mon propre mal :
 ché Pietà viva, e ’l mio fido soccorso,
car la vivante Piété, mon fidèle secours,
vèdem’ arder nel foco, et non m’aita.
me voit plonger au feu mais jamais ne me vient en aide.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 216
le chansonnier Pétrarque Sonnet 216
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

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PESANTEUR ET TENDRESSE – Poésie d’Ossip MANDELSTAM – 1920 – Поэзия Осипа Мандельштама – Сёстры тяжесть и нежность

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам
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Ossip Emilievitch Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м
2/3 janvier 1891 Varsovie – 27 décembre 1938 Vladivostok
2/3 января 1891 Варшава — 27 декабря 1938

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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PESANTEUR & TENDRESSE 
1920
Сёстры тяжесть и нежность

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Сёстры тяжесть и нежность, одинаковы ваши приметы.
Elles sont sœurs, la pesanteur et la tendresse, aux signes similaires.
Медуницы и осы тяжёлую розу сосут.
Les frêles mouches et les guêpes sucent la rose grasse.
Человек умирает. Песок остывает согретый,
L’homme meurt. Le sable brûlant, désormais se glace,
И вчерашнее солнце на чёрных носилках несут.
Et le soleil d’hier s’est couché sur une noire civière.

*

Ах, тяжёлые соты и нежные се́ти,
Ah, nids d’abeilles lourds et délicats réseaux,
Легче камень поднять, чем имя твоё повторить!
Qu’il est plus facile de soulever une pierre que de répéter ton nom !
У меня остаётся одна забота на свете:
Je n’ai qu’une préoccupation dans ce monde :
Золотая забота, как времени бремя избыть.
Préoccupation dorée, supporter le fardeau du temps.

*

Словно тёмную воду, я пью помутившийся воздух.
Comme de l’eau sombre, je bois l’air trouble.
Время вспахано плугом, и роза землёю была.
Le temps labouré par la charrue, et la rose façonnée de terre.
В медленном водовороте тяжёлые нежные розы,
Dans un lent tourbillon de lourdes roses douces,
Розы тяжесть и нежность в двойные венки заплела!
Les roses lourdes et tendres tressent de doubles couronnes !

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Март 1920
Mars 1920

EFFRAYANT ! POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1916 – Поэзия Зинаиды Гиппиус – Страшное

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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EFFRAYANT !
1916
Страшное

 

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Страшно оттого, что не живется – спится…
C’est terrible parce que ça ne vit pas – ça dort …
И все двоится, все четверится.
Et tout double, tout quadruple.
В прошлом грехов так неистово-много,
Il y a tellement de péchés dans le passé
Что и оглянуться страшно на Бога.
Que cela jette un regard terrible sur Dieu.

*

Да и когда замолить мне грехи мои?
Oui, et quand prier pour mes péchés ?
Ведь я на последнем склоне круга…
Après tout, je suis sur la dernière pente du cercle …
А самое страшное, невыносимое,
Et le pire, le plus insupportable
Это что никто не любит друг друга…
C’est que personne ne s’aime …


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1916

ÉLECTRICITÉ – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1901- Поэзия Зинаиды Гиппиус – Электричество

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ÉLECTRICITÉ
1901
Электричество  
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Две нити вместе свиты,
Deux fils sont tordus ensemble,
Концы обнажены.
Aux extrémités nues.
То «да» и «нет», — не слиты,
Un «oui» et un «non» qui ne sont pas fusionnés,
Не слиты — сплетены.
Pas ensemble – tissés.
Их темное сплетенье
Une sombre juxtaposition
И тесно, и мертво.
Proche de la mort.
Но ждет их воскресенье,
Mais dimanche les attend,
И ждут они его.
Et ils l’attendent aussi.
Концов концы коснутся —
Les extrémités se toucheront –
Другие «да» и «нет»,
Un autre « oui » et « non« ,
И «да» и «нет» проснутся,
Et « oui » et « non » se réveilleront,
Сплетенные сольются,
Leur fusion
И смерть их будет — Свет.
Et leur mort donneront la Lumière.

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1901

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LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

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Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

ÉCOUTE… Poème de Florbela ESPANCA – Escuta…- 1915

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

ÉCOUTE …
ESCUTA…
Poème paru dans
« 
O Livro D’Ele« 
1915

Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

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À Beatriz Carvalho



Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,
Essa soturna voz há de contar-te, amigo
Cette sombre voix te contera, mon ami,
Por essa rua minha os sonhos que sonhei!
Dans cette rue, les rêves que j’ai rêvés !

*

Fala d’amor a voz em tom enternecido,
Elle parle d’amour, cette voix sur un ton tendre,
Escuta-a com bondade. O muito que te amei
Écoute-la avec bienveillance. Celle qui t’a aimé
Anda pairando aí em sonho comovido
Flotte là dans un rêve émouvant.
A envolver-te em oiro!… Assim s’envolve um rei!
A t’envelopper d’or ! … Ainsi un roi arrive !

*

Num nimbo de saudade e doce como a asa
Sur une nuée de nostalgie et douce comme l’aile
Recorta-se no céu a minha humilde casa
Mon humble maison se découpe dans le ciel
Onde ficou minh’alma assim como penada
Où se trouvait mon âme qui punie

*

A arrastar grilhões como um fantasma triste.
A traîner ses chaînes comme un triste fantôme.
É dela a voz que fala, é dela a voz que existe
C’est la voix qui parle, c’est la voix qui existe
Na rua em que morei… Anda crucificada!
Dans la rue où j’ai vécu … crucifiée !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELA ESPANCA

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil – Coleção
O Livro D’Ele

1915

O Teu Olhar
DANS TES YEUX

Vallée du Douro, Photo Jacky Lavauzelle

Quando fito o teu olhar,
Quand je te regarde,
Duma tristeza fatal,
D’une tristesse fatale,

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ÉCOUTE…
ESCUTA…

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Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,

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LES VERS
VERSOS

Hugo Darnaut, Bois avec pont sur la rivière, Waldbach mit Brücke

Versos! Versos! Sei lá o que são versos…
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers…
Pedaços de sorriso, branca espuma,
Morceaux de sourire, blanche écume,

**

RÊVANT
SONHANDO

Carl Blechen, Grotte dans le parc de la Villa d’Este, 1829

É noite pura e linda. Abro a minha janela
La nuit est pure et belle. J’ouvre ma fenêtre
E olho suspirando o infinito céu,
Et mes yeux en soupirant dans le ciel infini,

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MON FADO
Meu fado, meu doce amigo…

José Malhoa, Le Fado, O Fado, 1910

Meu fado, meu doce amigo
Mon fado, mon tendre ami
Meu grande consolador
Mon grand consolateur

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Recueil – Coleção
Livro das Mágoas
LE LIVRE DES PEINES
1919


MA DOULEUR
A minha Dor

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889 Musée nationalSoares dos Reis Photo Jacky Lavauzelle

A minha Dor é um convento ideal
Ma douleur est un couvent idéal
Cheio de claustros, sombras, arcarias,
Plein de cloîtres, d’ombres, d’arches,


******

JE
EU

Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague

Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,

*****

SANS REMÈDE
Sem Remédio

Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902,
collection Stavros Niarchos, Grèce

Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …

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Recueil – Coleção
 Livro de Sóror Saudade

1923

FUMÉE
FUMO

William Turner, Hannibal traversant les Alpes, 1810-1812, détail

Longe de ti são ermos os caminhos,
Loin de toi sont les chemins,
Longe de ti não há luar nem rosas;
Loin de toi pas de clair de lune ni de roses ;

*

FANATISME
FANATISMO

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Fanatisme-Florbela-Espanca-Caspar_David_Friedrich--837x1024.jpg.
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.

***

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA?…

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi

**
LA HAINE ?
Ódio?

L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,

**

LA VIE
A VIDA

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Утро, Matin, Manhã, 1897

É vão o amor, o ódio, ou o desdém;
Vains sont l’amour, la haine ou le dédain ;
Inútil o desejo e o sentimento…
Inutiles sont le désir et le sentiment …

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Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931

LA VOLUPTÉ
Volúpia

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,


*****

LES CENDRES GRISES DE MON ÂME
(JE)
EU

Vilhelm Hammershøi, Intérieur avec jeune femme vue de dos, 1904, Randers Kunstmuseum, Randers

Até agora eu não me conhecia,
Jusqu’à présent, je ne me connaissais pas
julgava que era Eu e eu não era
Je pensais que j’étais Moi et que je n’étais pas

****

AIMER !
AMAR !

Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …

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ÊTRE POÈTE
SER POETA

Ser Poeta é ser mais alto, é ser maior
Être poète, c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!
Que les hommes ! Mordre comme l’on donne un baiser !

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LES MAGIQUES FATIGUES
Se tu viesses ver-me hoje à tardinha

Konstantin Alexeyevich Korovin, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Gurzuf, Коровин К. « Гурзуф », 1914

Se tu viesses ver-me hoje à tardinha,
Si tu venais me voir ce soir,
A essa hora dos mágicos cansaços,
En cette heure des magiques fatigues,

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Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poèmes parus en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves
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RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;

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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

JE – Poème de FLORBELA ESPANCA – EU – Poème de 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil
Livro das Mágoas
1919
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EU
JE


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Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague



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Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,
Sou a irmã do Sonho,e desta sorte
Je suis la sœur du Rêve, et de ce sort
Sou a crucificada … a dolorida …
Je suis la crucifiée … la douloureuse …

*

Sombra de névoa tênue e esvaecida,
Ombre de brouillard faible et évanescent,
E que o destino amargo, triste e forte,
Et que l’amer destin, triste et fort,
Impele brutalmente para a morte!
Pousse brutalement à la mort !
Alma de luto sempre incompreendida!…
Âme de deuil toujours incomprise ! …

*

Sou aquela que passa e ninguém vê…
Je suis celle qui passe et que personne ne voit …
Sou a que chamam triste sem o ser…
Je suis celle qu’ils nomment triste sans l’être …
Sou a que chora sem saber porquê…
Je suis celle qui pleure sans savoir pourquoi …

*

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Sou talvez a visão que Alguém sonhou,
Je suis peut-être la vision que Quelqu’un a rêvé,
Alguém que veio ao mundo pra me ver,
Quelqu’un qui est venu au monde pour me voir,
E que nunca na vida me encontrou!
Et qui ne m’a jamais trouvée dans la vie !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle