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EFFRAYANT ! POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1916 – Поэзия Зинаиды Гиппиус – Страшное

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
___________________________________

Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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EFFRAYANT !
1916
Страшное

 

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Страшно оттого, что не живется – спится…
C’est terrible parce que ça ne vit pas – ça dort …
И все двоится, все четверится.
Et tout double, tout quadruple.
В прошлом грехов так неистово-много,
Il y a tellement de péchés dans le passé
Что и оглянуться страшно на Бога.
Que cela jette un regard terrible sur Dieu.

*

Да и когда замолить мне грехи мои?
Oui, et quand prier pour mes péchés ?
Ведь я на последнем склоне круга…
Après tout, je suis sur la dernière pente du cercle …
А самое страшное, невыносимое,
Et le pire, le plus insupportable
Это что никто не любит друг друга…
C’est que personne ne s’aime …


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1916

ÉLECTRICITÉ – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1901- Поэзия Зинаиды Гиппиус – Электричество

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
___________________________________

Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ÉLECTRICITÉ
1901
Электричество  
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Две нити вместе свиты,
Deux fils sont tordus ensemble,
Концы обнажены.
Aux extrémités nues.
То «да» и «нет», — не слиты,
Un «oui» et un «non» qui ne sont pas fusionnés,
Не слиты — сплетены.
Pas ensemble – tissés.
Их темное сплетенье
Une sombre juxtaposition
И тесно, и мертво.
Proche de la mort.
Но ждет их воскресенье,
Mais dimanche les attend,
И ждут они его.
Et ils l’attendent aussi.
Концов концы коснутся —
Les extrémités se toucheront –
Другие «да» и «нет»,
Un autre « oui » et « non« ,
И «да» и «нет» проснутся,
Et « oui » et « non » se réveilleront,
Сплетенные сольются,
Leur fusion
И смерть их будет — Свет.
Et leur mort donneront la Lumière.

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1901

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LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

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Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

ÉCOUTE… Poème de Florbela ESPANCA – Escuta…- 1915

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

ÉCOUTE …
ESCUTA…
Poème paru dans
« 
O Livro D’Ele« 
1915

Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

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À Beatriz Carvalho



Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,
Essa soturna voz há de contar-te, amigo
Cette sombre voix te contera, mon ami,
Por essa rua minha os sonhos que sonhei!
Dans cette rue, les rêves que j’ai rêvés !

*

Fala d’amor a voz em tom enternecido,
Elle parle d’amour, cette voix sur un ton tendre,
Escuta-a com bondade. O muito que te amei
Écoute-la avec bienveillance. Celle qui t’a aimé
Anda pairando aí em sonho comovido
Flotte là dans un rêve émouvant.
A envolver-te em oiro!… Assim s’envolve um rei!
A t’envelopper d’or ! … Ainsi un roi arrive !

*

Num nimbo de saudade e doce como a asa
Sur une nuée de nostalgie et douce comme l’aile
Recorta-se no céu a minha humilde casa
Mon humble maison se découpe dans le ciel
Onde ficou minh’alma assim como penada
Où se trouvait mon âme qui punie

*

A arrastar grilhões como um fantasma triste.
A traîner ses chaînes comme un triste fantôme.
É dela a voz que fala, é dela a voz que existe
C’est la voix qui parle, c’est la voix qui existe
Na rua em que morei… Anda crucificada!
Dans la rue où j’ai vécu … crucifiée !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELA ESPANCA

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil – Coleção
O Livro D’Ele

1915

O Teu Olhar
DANS TES YEUX

Vallée du Douro, Photo Jacky Lavauzelle

Quando fito o teu olhar,
Quand je te regarde,
Duma tristeza fatal,
D’une tristesse fatale,

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ÉCOUTE…
ESCUTA…

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Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,

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LES VERS
VERSOS

Hugo Darnaut, Bois avec pont sur la rivière, Waldbach mit Brücke

Versos! Versos! Sei lá o que são versos…
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers…
Pedaços de sorriso, branca espuma,
Morceaux de sourire, blanche écume,

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RÊVANT
SONHANDO

Carl Blechen, Grotte dans le parc de la Villa d’Este, 1829

É noite pura e linda. Abro a minha janela
La nuit est pure et belle. J’ouvre ma fenêtre
E olho suspirando o infinito céu,
Et mes yeux en soupirant dans le ciel infini,

**

MON FADO
Meu fado, meu doce amigo…

José Malhoa, Le Fado, O Fado, 1910

Meu fado, meu doce amigo
Mon fado, mon tendre ami
Meu grande consolador
Mon grand consolateur

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Recueil – Coleção
Livro das Mágoas
LE LIVRE DES PEINES
1919


MA DOULEUR
A minha Dor

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889 Musée nationalSoares dos Reis Photo Jacky Lavauzelle

A minha Dor é um convento ideal
Ma douleur est un couvent idéal
Cheio de claustros, sombras, arcarias,
Plein de cloîtres, d’ombres, d’arches,


******

JE
EU

Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague

Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,

*****

SANS REMÈDE
Sem Remédio

Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902,
collection Stavros Niarchos, Grèce

Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …

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Recueil – Coleção
 Livro de Sóror Saudade

1923

FUMÉE
FUMO

William Turner, Hannibal traversant les Alpes, 1810-1812, détail

Longe de ti são ermos os caminhos,
Loin de toi sont les chemins,
Longe de ti não há luar nem rosas;
Loin de toi pas de clair de lune ni de roses ;

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FANATISME
FANATISMO

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Fanatisme-Florbela-Espanca-Caspar_David_Friedrich--837x1024.jpg.
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.

***

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA?…

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi

**
LA HAINE ?
Ódio?

L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,

**

LA VIE
A VIDA

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Утро, Matin, Manhã, 1897

É vão o amor, o ódio, ou o desdém;
Vains sont l’amour, la haine ou le dédain ;
Inútil o desejo e o sentimento…
Inutiles sont le désir et le sentiment …

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Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931

LA VOLUPTÉ
Volúpia

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,


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LES CENDRES GRISES DE MON ÂME
(JE)
EU

Vilhelm Hammershøi, Intérieur avec jeune femme vue de dos, 1904, Randers Kunstmuseum, Randers

Até agora eu não me conhecia,
Jusqu’à présent, je ne me connaissais pas
julgava que era Eu e eu não era
Je pensais que j’étais Moi et que je n’étais pas

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AIMER !
AMAR !

Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …

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ÊTRE POÈTE
SER POETA

Ser Poeta é ser mais alto, é ser maior
Être poète, c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!
Que les hommes ! Mordre comme l’on donne un baiser !

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LES MAGIQUES FATIGUES
Se tu viesses ver-me hoje à tardinha

Konstantin Alexeyevich Korovin, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Gurzuf, Коровин К. « Гурзуф », 1914

Se tu viesses ver-me hoje à tardinha,
Si tu venais me voir ce soir,
A essa hora dos mágicos cansaços,
En cette heure des magiques fatigues,

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Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poèmes parus en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves
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RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;

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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

JE – Poème de FLORBELA ESPANCA – EU – Poème de 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil
Livro das Mágoas
1919
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EU
JE


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Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague



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Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,
Sou a irmã do Sonho,e desta sorte
Je suis la sœur du Rêve, et de ce sort
Sou a crucificada … a dolorida …
Je suis la crucifiée … la douloureuse …

*

Sombra de névoa tênue e esvaecida,
Ombre de brouillard faible et évanescent,
E que o destino amargo, triste e forte,
Et que l’amer destin, triste et fort,
Impele brutalmente para a morte!
Pousse brutalement à la mort !
Alma de luto sempre incompreendida!…
Âme de deuil toujours incomprise ! …

*

Sou aquela que passa e ninguém vê…
Je suis celle qui passe et que personne ne voit …
Sou a que chamam triste sem o ser…
Je suis celle qu’ils nomment triste sans l’être …
Sou a que chora sem saber porquê…
Je suis celle qui pleure sans savoir pourquoi …

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Sou talvez a visão que Alguém sonhou,
Je suis peut-être la vision que Quelqu’un a rêvé,
Alguém que veio ao mundo pra me ver,
Quelqu’un qui est venu au monde pour me voir,
E que nunca na vida me encontrou!
Et qui ne m’a jamais trouvée dans la vie !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES COPLAS DE AUGUSTO FERRAN Y FORNIES – LAS COPLAS – Augusto Ferrán – LA SOLEDAD – LA SOLITUDE -1861

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

Una copla es una composición poética que, por lo general, consiste en cuatro versos (usualmente octosílabos).
Une copla est une composition poétique composée généralement de quatre versets (généralement octosyllabique).
La copla se retrouve dans de nombreuses chansons populaires espagnoles ainsi que dans la littérature de langue espagnole.

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE ESPAGNOLE
POÉSIE ESPAGNOLE
LITERATURA ESPAÑOLA
POESÍA ESPAÑOLA


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Augusto Ferrán
AUGUSTO FERRAN Y FORNIES
poeta español
Madrid 27 juillet 1835 – Madrid 2 avril 1880
Madrid, 27 de julio de 1835 – Madrid, 2 de abril de 1880
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Le Greco, El Greco
Vue de Tolède sous l’orage, 1596-1600, Metropolitan Museum of Art, New York

LA SOLEDAD
LA SOLITUDE
Recueil
1860 – 1861

I

Las fatigas que se cantan
Les fatigues que l’on chante
son las fatigas más grandes,
sont les plus grandes fatigues,
porque se cantan llorando
car on chante en pleurant
y las lágrimas no salen.
sans que les larmes ne sortent.

II

Al ver en tu sepultura
Voir sur ta tombe
las siemprevivas tan frescas,
ce feuillage persistant si frais,
me acuerdo, madre del alma,
me rappelle, mère de l’âme,
que estás para siempre muerta.
que tu es mort pour toujours.

III

Los mundos que me rodean
Les mondes qui m’entourent
son los que menos me extrañan:
sont les moins étranges :
el que me tiene asombrado
celui qui m’a le plus étonné
es el mundo de mi alma.
reste le monde de mon âme.

IV

Los que la cuentan por años
Nombreux depuis des années
dicen que la vida es corta;
disent que la vie est courte ;
a mí me parece larga
à moi, elles me semblent longues
porque la cuento por horas.
car je les compte pendant des heures.

VI

Pasé por un bosque y dije:
J’ai traversé la forêt et dis :
«aquí está la soledad…»
« la voici la solitude... »
y el eco me respondió
et l’écho me répondit
con voz muy ronca: «aquí está.»
d’une voix enrouée : « la voici. »

Y me respondió «aquí está»
et me répondant « la voici« 
y sentí como un temblor,
j’ai ressenti un tremblement,
al ver que la voz salía
de voir que la voix qui sortait
de mi propio corazón.
de mon propre cœur venait.

VII

Dos males hay en el mundo
Deux maux dans le monde
que es necesario vencer:
doivent être surmontés
el amor de uno a sí mismo
l’amour de soi
y el rencor de la mujer.
et la rancune de la femme.

IX

Yo me marché al campo santo
Je suis allé au cimetière
y a voces llamé a los muertos,
et appelé les morts
y para castigo mío
et pour ma punition
los vivos me respondieron.
les vivants me répondirent.

XV

La muerte ya no me espanta;
La mort ne me fait plus peur ;
tendría más que temer
j’aurais plus à craindre
si en el cielo me dijeran:
si le ciel me condamnait
has de volver a nacer.
à naître de nouveau.

XVI

Si mis ojos no te dicen
Si mes yeux ne te disent pas
todo lo que el pecho siente,
tout ce que mon cœur ressent
no es porque se están callados;
ce n’est pas qu’ils se taisent ;
es porque no los comprendes.
c’est que tu ne les comprends pas.

XVIII

Yo no sé lo que yo tengo,
Je ne sais ce que je veux
ni sé lo que me hace falta,
ni ce dont j’ai besoin,
que siempre espero una cosa
mais j’espère toujours une chose
que no sé cómo se llama.
sans savoir comme elle se nomme.

XXI

De mirar con demasía
A trop chercher
se me han cegado los ojos,
je me suis aveuglé,
y ahora que ciego me encuentro
et maintenant que je suis aveugle
es cuando lo veo todo.
je vois tout.

Y ahora que lo veo todo,
Et maintenant que je vois tout,
estoy viendo de continuo
je vois en permanence
el mundo y sus desengaños
le monde et ses déceptions
pasar dentro de mí mismo.
me pénétrer.

XXII

Si me quieres como dices,
Si tu me veux, comme tu le dis
¿por qué te apartas de mí?
pourquoi de moi tu te détournes ?
agua que va río abajo,
l’eau qui vient de la rivière
en la mar viene a morir.
dans la mer s’en va mourir.

XXIII

No os extrañe, compañeros,
Ne soyez pas surpris, mes amis,
que siempre cante mis penas,
que je chante toujours mes peines,
porque el mundo me ha enseñado

car le monde m’a appris
que las mías son las vuestras.
que les miennes sont aussi les vôtres.

XXIV

Hace ya muy largos años
Depuis longtemps
que en todas partes te veo,
partout je te vois,
pero no tal como eres,
non comme tu es,
sino según mi deseo.
mais selon mon désir.

XXVI

Mirando al cielo juraste
En regardant le ciel, tu as juré
no me engañarías nunca,
de ne jamais me tromper
y desde entonces el cielo
et, depuis, le ciel
sólo con verte se nubla.
en te voyant s’obscurcit.

XXIX

Tu aliento es mi única vida,
Ton souffle est ma seule vie,
y son tus ojos mi luz;
et tes yeux ma seule lumière ;
mi alma está donde tu pecho,
mon âme est dans ton cœur,
mi patria donde estás tú.
ma patrie, là où tu es.

XXX

Del fuego que por tu gusto
Du feu que pour toi
encendimos hace tiempo,
nous avons allumé jadis,
las cenizas sólo quedan,
il ne reste que des cendres
y en el corazón las llevo.
et dans le cœur je les porte.

XXXI

Pobre me acosté, y en sueños
pauvre je me suis endormi et dans mes rêves
vi lleno de oro mi cuarto:
j’ai vu une chambre remplie d’or :
más pobre me levanté
mais plus pauvre je me suis levé
que antes de haberme acostado.
qu’avant de me coucher.

XXXII

¿Cómo quieres que yo queme
comment veux-tu que je brûle
las prendas que me has devuelto,
les vêtements que tu m’as rendu ?
si el corazón me lo has dado
si ton cœur me les a donnés
tú misma cenizas hecho?
il en a déjà fait des cendres.

XXXIII

El pájaro que me diste,
L’oiseau que tu m’as donné,
preso lo tengo en su jaula,
je l’ai dans sa cage,
y el pobre de día y noche
et le pauvre, de jour comme de nuit,
se muere, y por eso canta.
se meurt, et c’est pour ça qu’il chante.

XXXVI

Si os encontráis algún día
Si un jour tu te trouves
dentro de la soledad,
plongé dans la solitude
no pidáis consuelo al mundo,
ne demande pas au monde de consolation,
porque él no os lo puede dar.
car il ne pourra te la donner.

XXXVII

Sé que me voy a perder
Je sais que je vais me perdre
y ya sé que estoy perdido,
et je sais que je suis perdu,
y solamente me pesa
et ce qui me pèse uniquement
que no te pierdas conmigo.
c’est que tu ne te perdes avec moi.

XXXXVIII

Tengo deudas en la tierra,
J’ai des dettes sur terre,
y deudas tengo en el cielo:
et des dettes dans le ciel :
pagaré allá con mi alma;
je paierai la-bas avec mon âme
ya pago aquí con mi cuerpo.
et je paierai ici avec mon corps.

XXXIX

En sueños te contemplaba
Dans mes rêves, je t’ai contemplée
dentro de la oscuridad,
au cœur de l’obscurité,
y cuando abriste los ojos
et quand tes yeux se sont ouverts
todo comenzó a brillar.
tout a commencé à briller.


Todo comenzó a brillar,
Tout a commencé à briller
y entonces te llamé yo:
et puis quand je t’ai appelée
cerraste al punto los ojos,
tu as refermé les yeux,
y la oscuridad volvió.
et l’obscurité est revenue.

XLI

Antes piensa y después habla,
Penser avant et parler après,
y después de haber hablado,
et après avoir parlé,
vuelve a pensar lo que has dicho,
repenser à ce que vous avez dit,
y verás si es bueno o malo.
vous verrez alors si cela est bien ou mal.

XLII

Entre un rosal y una zarza
Entre un rosier et un buisson
nació una flor amarilla,
une fleur jaune est née,
con tantas y tantas penas
avec tant et tant de peine
que se murió el mismo día.
que le même jour elle mourut.

XLIV

Cuando se llama a una puerta
Quand on appelle à une porte
y ninguna voz responde,
et que personne ne répond,
es señal de que en la casa
c’est le signe que dans cette maison
son muy ricos o muy pobres.
ils sont ou très riches ou très pauvres.

LII

El querer es una hoguera
La volonté est un feu de joie
que en nuestro pecho se enciende;
qui incendie notre poitrine ;
por eso cuando queremos
ainsi quand nous voulons
toda nuestra sangre hierve.
tout notre sang rentre en ébullition.

LIII

«Desde Granada a Sevilla,
« De Grenade à Séville,
y desde Sevilla al cielo…»
et de Séville au ciel… »
pero no tú, desalmada;
mais pas toi, sans cœur ;
tú irás antes al infierno.
tu iras avant en enfer.

LIX

¡Ay pobre de mí, que a fuerza
Ah ! Pauvre de moi, qui à force
de pensar en mis vecinos,
de penser à mes voisins,
me he salido de mi casa
ai quitté ma maison
olvidándome a mí mismo!
en m’oubliant moi-même !

LX

Ánimo, corazoncito,
Courage, mon cœur,
vuelve a recobrar la vida,
reviens à la vie,
que aún te quedan en el mundo
il te reste encore dans ce monde
muchas penas escondidas.
tant de péchés cachés.

Muchas penas escondidas,
Tant de péchés cachés,
y entre ellas ¡ay! la más negra:
et parmi eux, ah ! le plus noir :
la de hallarte día y noche
te trouver jour et nuit
a solas con tu conciencia
seul avec ta conscience

LVI

En el cielo hay una estrella
Il y a dans le ciel une étoile
que corre hacia todas partes,
qui court de toutes parts,
mirando si hay en el mundo
regardant s’il existe de par le monde
dos corazones iguales.
deux cœurs égaux.

LVII

Levántate si te caes,
Relève-toi si tu tombes
y antes de volver a andar
mais avant de repârtir
mira dónde te has caído
regarde où tu es tombé
y pon allí una señal.
et mets-y un signal.

LIX

Por la noche pienso en ti,
La nuit je pense à toi
y en ti pienso a todas horas;
et à toi je pense toutes les heures ;
y mientras tanto yo viva,
et tant que je vivrai,
vivirá en mí tu memoria.
ta mémoire vivra en moi.

Vivirá en mí tu memoria,
Ta mémoire vivra en moi,
a la vez triste y alegre,
à la fois triste et joyeux,
pues has sido mujer buena,
tu as été si bonne,
lo cual rara vez sucede.
ce qui est si rare, ma foi.

LX

Me desperté a media noche,
Je me suis réveillé à minuit,
abrí los ojos, y al ver
j’ai ouvert les yeux, et quand j’ai vu
que tú estabas a mi lado,
que tu étais à mes côtés
volví a dormirme y soñé.
je me suis rendormi et j’ai rêvé.

LXI

Yo me asomé a un precipicio
J’ai regardé un précipice
por ver lo que había dentro,
pour y voir l’intérieur,
y estaba tan negro el fondo,
le fond était si noir
que el sol me hizo daño luego.
que le soleil plus tard m’a blessé.

LXII

Me han dicho que hay una flor,
On m’a dit qu’il existait une fleur,
de todas la más humilde:
parmi toute la plus humble :
flor que quisiera yo darte,
cette fleur que je veux te donner,
flor llamada «no me olvides.»
cette fleur s’appelle : « ne m’oublie pas !« 

LXIII

Las pestañas de tus ojos
Les cils de tes yeux
son más negras que la mora,
sont plus noirs que les mûres,
y entre pestaña y pestaña
et entre tes cils
una estrellita se asoma.
une étoile apparaît.

LXI

Yo no podría sufrir
Je ne pourrais souffrir
tantas fatigas y penas,
tant de fatigues et tant de peine
si no tuviera presente
si je ne gardais pas à l’esprit
que la causa ha sido ella.
qu’elle en était la cause.

LXVI

Los cantares que yo canto
Les chansons que je chante
se los regalo a los vientos,
je les donne au vent,
y uno no más, uno solo,
et une seule, pas plus,
guardo hace tiempo en secreto.
je la conserve secrètement.

Y aquí lo guardo en secreto,
Je la garde ici en secret,
para cantárselo a solas
pour la chanter à celui
al que me quiera explicar
qui m’expliquera
el por qué de muchas cosas.
le pourquoi de tant de choses.

LXVII

No vayas tan a menudo
Ne pars pas si souvent
a buscar agua a la fuente,
chercher de l’eau à la source,
que si a la orilla resbalas
car si par malheur tu glissais
se enturbiará la corriente.
le courant serait troublé.

LXVIIII

Niño, moriste al nacer;
Enfant, mort à la naissance ;
yo envidio el destino tuyo:
j’envie ton destin :
tú no sabes lo que hay
tu ne sauras pas ce qu’il y a
desde la cuna al sepulcro.
du berceau à la tombe.

LXX

Cada vez que sale el sol
Chaque fois que le soleil se lève
me acuerdo de mis hermanos,
je pense à mes frères,
que sin pan y con fatigas
qui sans pain et fatigués
van a empezar su trabajo.
partent à leur labeur.

Fatíganse en el trabajo
Ils s’usent par leur labeur
mientras el sol los alumbra,
pendant que le soleil les brûle,
y del trabajo descansan
et du travail ils se reposent
cuando se quedan a oscuras.
quand dans l’obscurité ils se retrouvent.

LXXIV

Te he vuelto a ver, y no creas
Je t’ai revue et je ne crois pas
que el verte me ha sorprendido:
avoir été surpris de te revoir :
mis ojos ya no se asustan
mes yeux ne craignent plus
de ver lo que otros han visto.
de voir ce que les autres ont vu

LXXV

Sé que me vas a matar
Je sais que tu vas me tuer
en vez de darme la vida:
au lieu de me donner la vie :
el morir nada me importa,
mourir m’importe peu,
pues te dejo el alma mía.
car je te laisse mon âme.

LXXVI

Yo me he querido vengar
Je voulais me venger
de los que me hacen sufrir,
de ceux qui m’ont fait souffrir,
y me ha dicho mi conciencia
mais ma conscience m’a dit
que antes me vengue de mí.
qu’avant je devais me venger de moi.

LXXVIII

En lo profundo del mar
Dans les profondeurs de la mer
hay un castillo encantado,
se trouve un château enchanté,
en el que no entran mujeres,
dans lequel les femmes ne peuvent entrer,
para que dure el encanto.
pour que le charme dure.

LXXXI

Escuchadme sin reparo;
Ecoute bien ceci :
mis palabras son verdades:
mes mots sont des vérités :
nunca miréis con desprecio
ne regarde jamais avec mépris
al que mendiga en la calle.
celui qui dans la rue mendie.

El que mendiga en la calle
Celui qui mendie dans la rue
es el más digno de lástima,
est le plus digne de pitié,
porque además de ser pobre
car en plus d’être pauvre
lo va diciendo en voz alta.
il le dit à voix haute.

LXXXII

Ni en la muerte he de encontrar
Même dans la mort je ne trouve
la quietud que me hace falta;
la quiétude que je cherche ;
por eso, cuando me miro,
c’est pour cela, quand je me regarde,
tengo de mí mismo lástima.
que j’ai pitié de moi.

LXXXIII

En verdad, dos son las cosas
En vérité, deux choses
que el mundo entero gobiernan:
règnent dans le monde :
el oro, por lo que vale,
l’or, pour ce qu’il vaut,
y el amor, por lo que cuesta.
et l’amour, pour ce qu’il coûte.

LXXXV

Cuando el reloj da las horas,
Quand l’horloge donne les heures,
dice a todos sin reparo:
elle dit à tous sans hésiter :
al rico, que ande deprisa;
au riche, de se hâter ;
al pobre, que ande despacio.
au pauvre, de marcher lentement.

Y el pobre que anda despacio,
Et le pauvre, qui lentement marche,
con sed y hambre en el camino,
avec la soif et la faim sur la route,
suele a veces llegar antes,
généralement arrive avant,
mucho antes que el más rico.
bien avant le plus riche.

XCI

Dices que hablo mal de ti,
Tu dis que je parle mal de toi,
y esa noticia no es cierta;
mais cela n’est pas vrai ;
si quiero, puedo hablar mal,
si je veux, je peux mal parler de toi,
mas no lo hago por pereza.
mais par paresse, je ne le fais.

XCIII

Morid contentos, vosotros
Meurs heureux, toi
que tenéis por compañeras
qui as pour compagnes
dos madres que os acarician:
deux mères qui te cajolent :
la Humildad y la Pobreza.
L’Humilité et la Pauvreté.

XCVIII

Cuanto más pienso en las cosas,
Plus je pense aux choses
mucho menos las comprendo;
moins je les comprends ;
por eso cuando te miro
c’est pour cela quand je te regarde
te estoy viendo y no lo creo.
je te vois mais je ne pense pas.

CV

Cuando te mueras te haré
Quand tu mourras je te ferai
un cantar de muchas coplas,
une chanson aux multiples coplas,
para que aprendan los vivos
pour que les vivants apprennent
a respetar tu memoria.
à respecter ta mémoire.

Y si alguno no creyera
Si quelqu’un ne croit pas
lo que en mi cantar yo ponga,
à ce que je chante,
le mandaré al otro mundo
je l’enverrai dans l’autre monde
para que allí te conozca.
pour qu’il apprenne à te connaître.

CXVII

Ahora que me estás queriendo,
Maintenant que tu m’aimes
yo no te puedo querer:
je ne t’aime plus :
las cosas buenas no llegan
les bonnes choses n’arrivent
a tiempo ninguna vez.
jamais à la bonne heure.

CXVIII

La noche oscura ya llega;
La nuit noire arrive ;
todo en el sueño descansa,
tout dans le rêve repose,
y tan sólo el corazón
et seul le coeur
dentro del pecho trabaja.
dans la poitrine travaille.

CXXV

A la luz de las estrellas
A la lumière des étoiles
yo te vi, cara de cielo;
je t’ai vue face au ciel ;
por eso cuando te miro,
depuis, quand je te regarde,
de las estrellas me acuerdo.
je me rappelle des étoiles.

CXXII

Tenía los labios rojos,
Ses lèvres étaient rouges,
tan rojos como la grana;
d’un rouge écarlate ;
labios ¡ay! que fueron hechos
des lèvres, ah ! qui étaient faites
para que alguien los besara.
pour être embrassées.

Yo un día quise… la niña
Un jour j’ai voulu… la fille
al pie de un ciprés descansa:
au pied d’un cyprès repose :
un beso eterno la muerte
la mort posa un éternel baiser
puso en sus labios de grana.
sur ses lèvres écarlates.

CXXXI

Si yo pudiera arrancar
Si je pouvais arracher
una estrellita del cielo,
une petite étoile dans le ciel,
te la pondría en la frente
je te la mettrais sur ton front
para verte desde lejos.
pour te voir de loin.

CXXXIII

¡Ay de mí! Por más que busco
Pauvre de moi ! Plus je cherche
la soledad, no la encuentro;
la solitude, moins je la trouve ;
mientras yo la voy buscando,
pendant que je la cherche
mi sombra me va siguiendo.
mon ombre me suit.

CXXXVIII

Guárdate del agua mansa,
Méfiez-vous de l’eau douce,
y guárdate de los hombres
et méfiez-vous des hommes
que, sin conocerte a ti,
qui, sans vous connaître,
a todo el mundo conocen.
connaissent tout le monde.

CXL

Caminando hacia la muerte
En marchant vers la mort
me encontré con tu querer,
j’ai trouvé ton amour,
y por morir más a gusto
et pour mourir plus heureux
seguí el camino con él.
j’ai continué le chemin avec lui.

CXLII

Todo hombre que viene al mundo
Tout homme qui vient au monde
trae un letrero en la frente,
porte un signe sur le front,
con letras de fuego escrito,
avec des lettres de feu
que dice: ¡reo de muerte!
qui disent : condamné à mort !

CXLIV
dernier copla

Los que quedan en el puerto
Ceux qui restent au port
cuando la nave se va,
quand part le navire,
dicen, al ver que se aleja:
disent, le voyant s’éloigner :
¡quién sabe si volverá!
« qui sait s’il reviendra !« 

Y los que van en la nave
Et ceux qui se trouvent sur le navire
dicen, mirando hacia atrás:
disent, en regardant derrière eux :
¡Quién sabe, cuando volvamos,
« Qui sait, quand nous reviendrons,
si se habrán marchado ya!
s’ils ne seront déjà partis !
« 

************************************

TRADUCTION LITTÉRATURE ESPAGNOLE
TRADUCCIÓN DE TEXTOS EN ESPAÑOL





João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA VOLUPTÉ – Poème de FLORBELA ESPANCA – Volúpia – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA


******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

**************


Volúpia
LA VOLUPTÉ

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

___________________________

Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931
___________________________

*******


No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,
Num frémito vibrante de ansiedade,
Dans un frisson vibrant d’anxiété,
Dou-te o meu corpo prometido à morte!
Je te donne mon corps promis à la mort !

*

A sombra entre a mentira e a verdade…
L’ombre entre le mensonge et la vérité …
A nuvem que arrastou o vento norte…
Le nuage que porte le vent du nord …
– Meu corpo! Trago nele um vinho forte:
– mon corps ! ce vin puissant que je porte en lui :
Meus beijos de volúpia e de maldade!
Mes baisers de volupté et de méchanceté !

*

Trago dálias vermelhas no regaço…
Je porte des dahlias rouges sur les genoux …
São os dedos do sol quando te abraço,
Ce sont les doigts du soleil quand je t’étreins,
Cravados no teu peito como lanças!
Pénétrant ta poitrine comme des lances !

*

E do meu corpo os leves arabescos
Et de mon corps les légères arabesques
Vão-te envolvendo em círculos dantescos
T’enveloppent dans les cercles dantesques,
Felinamente, em voluptuosas danças…
Félines, dans de voluptueuses danses …

**

*******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

L’ENFANT MALADE – Poésie de Miguel de Unamuno – AL NIÑO ENFERMO

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image.png.

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*************************

Miguel de Unamuno
29 septembre 1864 Bilbao – 31 décembre 1936 Salamanque, Salamanca

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Poésie-de-Miguel-de-Unamuno.jpg.
Miguel de Unamuno en 1925

***************

   AL NIÑO ENFERMO
L’ENFANT MALADE
******

Bartolomé Esteban Murillo, Le Jeune Mendiant, vers 1650, Musée du Louvre

************************

Duerme, flor de mi vida,
Sommeil, fleur de ma vie,
duerme tranquilo,
dors tranquille,
que es del dolor el sueño
que le rêve de la douleur soit
tu único asilo.  
ton unique asile.

*

Duerme, mi pobre niño,
Dors, mon pauvre enfant,
goza sin duelo
profite sans lutte
lo que te da la Muerte
de ce que la Mort te donne
como consuelo.
comme une consolation.

*

  Como consuelo y prenda
Comme un réconfort et un gage
de su cariño,
de ton affection
de que te quiere mucho,
car elle t’aime tant,
mi pobre niño.
mon pauvre enfant

*

Pronto vendrá con ansia
Bientôt, elle viendra avec anxiété
de recogerte
te chercher
la que te quiere tanto,
celle qui t’aime tant,
la dulce Muerte.
la douce Mort.

  *

Dormirás en sus brazos
Tu dormiras dans ses bras
el sueño eterno,
d’un rêve éternel,
y para ti, mi niño,
et pour toi, mon garçon
no habrá ya invierno.
il n’y aura plus d’hiver.

*

No habrá invierno ni nieve,
Il n’y aura plus d’hiver ni de neige,
mi flor tronchada;
ma fleur sera coupée ;
te cantará en silencio
elle te chantera en silence
dulce tonada.
une douce mélodie

*

¡Oh, qué triste sonrisa
Oh, quel sourire triste
riza tu boca!…
dessine ta bouche ! …
Tu corazón acaso
Ton cœur peut-être
su mano toca.
touche sa main.

*

¡Oh, qué sonrisa triste
Oh, quel sourire triste
tu boca riza!
dessine ta bouche !
¿Qué es lo que en sueños dices
Que dis-tu en rêve
a tu nodriza?
à ta nourrice ?

*

A tu nodriza eterna
À ta nourrice éternelle
siempre piadosa,
toujours pieuse,
la Tierra en que en paz santa
la Terre dans laquelle en sainte paix
todo reposa.
tout repose.

*

Cuando el Sol se levante,
Quand le Soleil va se lever,
mi pobre estrella,
ma pauvre étoile,
derretida en el alba
fondue dans l’aube
te irás con ella.
tu partiras avec elle.

*

  Morirás con la aurora,
Tu mourras à l’aurore,
flor de la muerte;
fleur de mort ;
te rechaza la vida,
la vie te rejette,
¡qué hermosa suerte!
quelle belle chance !

*

El sueño que no acaba
Le rêve qui ne finit pas
duerme tranquilo,
dort tranquille,
que es del dolor la muerte
la douleur de la mort
tu único asilo.
reste ton unique asile.

**********************
LA POÉSIE DE MIGUEL DE UNAMUNO
LA POESÍA DE MIGUEL DE UNAMUNO

**********************

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LE MYTHE DE MIDAS – Poème de Lope de Vega – A Baco pide Midas que se vuelva

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*************************

LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

Mythe de Midas, Nathaniel Hawthorne, Walter Crane, 1893

****************

A Baco pide Midas que se vuelva
A Bacchus*, Midas demande de pouvoir transformer
oro cuanto tocare (¡ambición loca!);
en or tout ce qu’il touche (ambition folle !) ;
vuélvese en oro cuanto mira y toca,
et devient de l’or tout ce qu’il voit et touche,
el labrado palacio y verde selva.
le palais forgé comme la jungle verte.

(*Dionysos)

*

Adonde quiera que su cuerpo envuelva,
Partout où son corps se pose,
oro le ofende, y duerme en dura roca;
l’or se répand et il dort désormais sur de la dure roche ;
oro come, oro bebe, que la boca
il mange de l’or, il boit de l’or, cette bouche
quiere también que en oro se resuelva.
veut aussi que tout en or soit transformé.



*

La Muerte, finalmente, su auricida,
La Mort, finalement, son auricide,
triunfó de la ambición, y en oro envuelto,
triompha de cette ambition, et enveloppé d’or,
se fue secando, hasta su fin postrero.
il se dessécha, jusqu’à sa fin ultime.

*

Así yo, triste, acabaré la vida,
Alors, triste, moi aussi je vais finir ma vie,
pues tanto amor pedí, que, en amor vuelto
tant d’amour j’ai demandé, qu’en amour se transforme
el sueño, el gusto, de abundancia muero.
le rêve, le goût et de cette abondance je meurs.

**********************

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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