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LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

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Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

L’ENFANT MALADE – Poésie de Miguel de Unamuno – AL NIÑO ENFERMO

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Miguel de Unamuno
29 septembre 1864 Bilbao – 31 décembre 1936 Salamanque, Salamanca

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Miguel de Unamuno en 1925

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   AL NIÑO ENFERMO
L’ENFANT MALADE
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Bartolomé Esteban Murillo, Le Jeune Mendiant, vers 1650, Musée du Louvre

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Duerme, flor de mi vida,
Sommeil, fleur de ma vie,
duerme tranquilo,
dors tranquille,
que es del dolor el sueño
que le rêve de la douleur soit
tu único asilo.  
ton unique asile.

*

Duerme, mi pobre niño,
Dors, mon pauvre enfant,
goza sin duelo
profite sans lutte
lo que te da la Muerte
de ce que la Mort te donne
como consuelo.
comme une consolation.

*

  Como consuelo y prenda
Comme un réconfort et un gage
de su cariño,
de ton affection
de que te quiere mucho,
car elle t’aime tant,
mi pobre niño.
mon pauvre enfant

*

Pronto vendrá con ansia
Bientôt, elle viendra avec anxiété
de recogerte
te chercher
la que te quiere tanto,
celle qui t’aime tant,
la dulce Muerte.
la douce Mort.

  *

Dormirás en sus brazos
Tu dormiras dans ses bras
el sueño eterno,
d’un rêve éternel,
y para ti, mi niño,
et pour toi, mon garçon
no habrá ya invierno.
il n’y aura plus d’hiver.

*

No habrá invierno ni nieve,
Il n’y aura plus d’hiver ni de neige,
mi flor tronchada;
ma fleur sera coupée ;
te cantará en silencio
elle te chantera en silence
dulce tonada.
une douce mélodie

*

¡Oh, qué triste sonrisa
Oh, quel sourire triste
riza tu boca!…
dessine ta bouche ! …
Tu corazón acaso
Ton cœur peut-être
su mano toca.
touche sa main.

*

¡Oh, qué sonrisa triste
Oh, quel sourire triste
tu boca riza!
dessine ta bouche !
¿Qué es lo que en sueños dices
Que dis-tu en rêve
a tu nodriza?
à ta nourrice ?

*

A tu nodriza eterna
À ta nourrice éternelle
siempre piadosa,
toujours pieuse,
la Tierra en que en paz santa
la Terre dans laquelle en sainte paix
todo reposa.
tout repose.

*

Cuando el Sol se levante,
Quand le Soleil va se lever,
mi pobre estrella,
ma pauvre étoile,
derretida en el alba
fondue dans l’aube
te irás con ella.
tu partiras avec elle.

*

  Morirás con la aurora,
Tu mourras à l’aurore,
flor de la muerte;
fleur de mort ;
te rechaza la vida,
la vie te rejette,
¡qué hermosa suerte!
quelle belle chance !

*

El sueño que no acaba
Le rêve qui ne finit pas
duerme tranquilo,
dort tranquille,
que es del dolor la muerte
la douleur de la mort
tu único asilo.
reste ton unique asile.

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LA POÉSIE DE MIGUEL DE UNAMUNO
LA POESÍA DE MIGUEL DE UNAMUNO

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OMBRE & LUMIÈRE – Poésie de LOPE DE VEGA – De la abrasada eclíptica que ignora

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

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BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle
Phaéton foudroyé par Zeus, Jan Carel van Eyck (XVIIe siècle)

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De la abrasada eclíptica que ignora
OMBRE & LUMIÈRE


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De la abrasada eclíptica que ignora
De cette éclipse embrasée qu’ignore
intrépido corrió las líneas de oro
cet intrépide, courant sur des lignes dorées,
mozo infeliz, a quien el verde coro
serviteur malheureux, le chœur vert
vió sol, rayo tembló, difunto llora.
voit le soleil, la foudre trembler, les défunts pleurer.

*

Centellas, perlas no, vertió el aurora,
Avec des étincelles, non des perles, l’aurore se répand,
llamas el pez austral, bombas el toro,
enflamme les constellations du Poisson austral et du Taureau*,
etnas la nieve del Atlante moro,
illumine les neiges des cimes de l’Atlas maure**,
la mar incendios y cenizas Flora.
sur une mer en feu et Flore en cendres.

( * Virgile dans les Géorgiques (IV, 371) compare le fleuve Éridan, fleuve dans lequel meurt le Soleil, à un taureau aux cornes d’or – Phaéton passant trop près de la terre fut projeté hors du char de son père Hélios, dans le fleuve Éridan –
**Atlantes habitants les montagnes de l’Atlas mythologique)

Así me levanté, y a la presencia
Ainsi je me suis levé, et je me suis présenté
llegué de un sol; así también me asombra
au soleil ; aussi je me retrouve surpris
cayendo en noche eterna de su ausencia.
de tomber dans la nuit éternelle de son absence.

*

Así a los dos el Po Faetontes nombra,
Ainsi, le Pô nous recueille, moi et Phaéton,
pero muertos con esta diferencia,
mais tous deux morts, avec cette différence
que él quiso ser el sol y yo la sombra.
qu’il voulait être le soleil et moi l’ombre.

(*** Pline l’Ancien (III,16) identifie l’Éridan, le fleuve dans lequel meurt le Soleil au Pô)

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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LE DEPART DES TROUPES – OS LUSIADAS IV-27 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – « Respondem as trombetas mensageiras

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-27 LES LUSIADES IV-27
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-27
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
Départ des troupes

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« Respondem as trombetas mensageiras,
« Répondent les trompettes messagères,
  Pífaros sibilantes e atambores;
Les fifres sibilants et les tambours ;
 Alférezes volteam as bandeiras,
 Les bannières flottent,
  Que variadas são de muitas cores.
Aux nombreuses couleurs variées.
 Era no seco tempo, que nas eiras
 C’était un temps sec, où, sur les terres
   Ceres o fruto deixa aos lavradores,
 De Cérès, les paysans récoltaient ses fruits,
Entra em Astreia o Sol, no mês de Agosto,
  Astrée avait la visite du Soleil, en ce mois d’Août,
  Baco das uvas tira o doce mosto.
Bacchus tirait les suaves douceurs aux raisins.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III