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LE TRAVAIL DE PHIDIAS – Poème de Fernando de Herrera – A un capitán valeroso

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española
Soneto
Sonnet

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FERNANDO DE HERRERA
Séville 1534 – Séville 1597

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie
Le Jupiter olympien ou l’art de la sculpture antique, Gravure, Quatremère de Quincy,1815

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(El trabajo de Fidia ingenioso)
(Le travail de l’ingénieux Phidias)

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El trabajo de Fidia ingenioso,
Le travail de l’ingénieux Phidias,
que a Júpiter Olimpio dio la gloria,
que le Jupiter Olympien a rendu célèbre,
fue soberbio despojo de victoria
fut un superbe butin de victoire
al tiempo, en nuestra injuria presuroso;
jadis, pour disparaître précipitamment ;

pero al valor de Aquiles animoso
mais la valeur courageuse d’Achille
el siempre insigne Homero alzó la historia,
dont le toujours distingué Homère a raconté l’histoire,
y dio a la fama eterna su memoria
a donné à sa mémoire une renommée éternelle
con alta voz del canto generoso.
par la voix haute de son chant généreux.

Yo, que mal puedo ser en honra vuestra
Moi, qui ne peux être en ton honneur
nuevo Homero, consagro, luz de España,
un nouvel Homère, j’offrirai, lumière de l’Espagne,
de mis incultos versos la armonía;
l’harmonie de mes vers incultes ;

Mas si me mira Caliope diestra,
Mais si la muse Calliope me regarde dans sa main droite,
valdrá, si mi deseo no me engaña,
elle deviendra, si mon désir ne me trompe,
mas que Fidia mortal la musa mía.
plus que Phidias mortel ma propre muse.

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LA POÉSIE DE FERNANDO DE HERRERA – LA POESIA DE FERNANDO DE HERRERA

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CHAQUE FOIS – Poème de Miguel Hernandez – Cada vez que paso – 1938/1941

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Ramon Casas, Fatiguée, musée d’art de Dallas

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Cancionero y romancero de ausencias
CHANSONS & BALLADE SUR L’ABSENCE
(1938-1941)


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CADA VEZ QUE PASO
CHAQUE FOIS

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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Cada vez que paso
Chaque fois que je fais un pas
bajo tu ventana,
sous ta fenêtre,
me azota el aroma
me vient le parfum
que aún flota en tu casa.
qui flotte encore dans ta maison.
Cada vez que paso
Chaque fois que je fais un pas
  junto al cementerio
en longeant le cimetière
me arrastra la fuerza
la force me pénètre
que aún sopla
qui souffle encore
  en tus huesos.
de tes os.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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ABSENCE Poème de Miguel Hernández – AUSENCIA

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Isidre Nonell La Paloma – 1904
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Ausencia en todo veo:
Absence dans tout ce que je vois :
tus ojos la reflejan.
Tes yeux la reflètent.

Ausencia en todo escucho:
Absence dans tout ce que j'entends :
tu voz a tiempo suena.
ta voix dans le temps se perd.

Ausencia en todo aspiro:
Absence dans tout ce que j'aspire :
tu aliento huele a hierba.
ton souffle sent l'herbe.

Ausencia en todo toco:
Absence dans tout ce que je touche :
tu cuerpo se despuebla.
ton corps se vide.

Ausencia en todo pruebo:
Absence dans tout ce que je tente :
tu boca me destierra.
ta bouche m'abandonne.

Ausencia en todo siento:
Absence dans tout ce que je ressens:
ausencia, ausencia, ausencia.
absence, absence, absence.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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Le Sable du désert – Poème de Miguel Hernández – Arena del desierto – 1941

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Jean-Léon Gérôme – Le Bain maure (1824)

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Casida del desierto
ARENA DEL DESIERTO
SABLE DU DÉSERT


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Arena del desierto
Sable du désert
soy, desierto de sed.
Je suis, désert de soif.
Oasis es tu boca
Ta bouche, une oasis
donde no he de beber.
d’où je ne boirai pas.

Boca: Oasis abierto
Bouche, oasis ouverte
a todas las arenas del desierto.
à tous les sables du désert.

Húmedo punto en medio
Point humide au milieu
de un mundo abrasador,
d’un monde brûlant,
el de tu cuerpo, el tuyo,
celui de ton corps, le tien,
que nunca es de los dos.
plus à nous deux. Jamais.

Cuerpo: pozo cerrado
Corps, puits fermé
a quien la sed y el sol han calcinado.
que la soif et le soleil ont brûlé.

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Poème écrit en 1941 dans la prison de Ocaña (prisión de Ocaña)
Peu de temps après, le poète sera transféré à la prison d’Alicante (cárcel de Alicante)
Le poète décédera le 28 mars 1942
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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ


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LA VOLONTÉ – EL QUERER – Poème de Manuel MACHADO

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Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
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Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)
Juan Gris – Portrait de Germaine Raynal (1912)

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EL QUERER
LA VOLONTÉ

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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En tu boca roja y fresca
Ta bouche rouge et fraîche,
beso, y mi sed no se apaga,
Je l’embrasse mais ma soif ne part pas,
que en cada beso quisiera
dans chaque baiser je voudrais
beber entera tu alma.
pouvoir boire ton âme toute entière.

Me he enamorado de ti
Je suis tombée amoureux de toi,
y es enfermedad tan mala,
quelle terrible affection,
que ni la muerte la cura,
que même la mort ne peut guérir.
¡bien lo saben los que aman!
Ceux qui aiment le savent bien !

Loco me pongo si escucho
Quel fou si j’écoute
el ruido de tu charla,
le bruit de tes mots,
y el contacto de tu mano
et le contact de ta main !
me da la vida y me mata.
Ça me donne la vie et ça me tue.

Yo quisiera ser el aire
Je voudrais être l’air
que toda entera te abraza,
qui tout entier t’embrasse,
yo quisiera ser la sangre
J’aimerais être le sang
que corre por tus entrañas.
qui court dans tes entrailles.

Son las líneas de tu cuerpo
Les lignes de ton corps
el modelo de mis ansias,
sont le modèle de mes envies,
el camino de mis besos
la voie de mes baisers
y el imán de mis miradas.
et l’aimant de mes regards.

Siento al ceñir tu cintura
Quand je t’enlace je sens
una duda que me mata
un doute qui me tue
Estoy enfermo de ti,
Je suis malade de toi,
de curar no hay esperanza,
mais de guérir il n’y a pas d’espoir ;
que en la sed de este amor loco
 dans la soif de cet amour fou
tu eres mi sed y mi agua.
 Tu es autant ma soif que mon eau.

Maldita sea la hora
Maudite soit l’heure
en que contemplé tu cara,
où j’ai contemplé ton visage,
 en que vi tus ojos negros
J’ai vu tes yeux noirs
y besé tus labios grana.
 et baisé tes lèvres rouges.

Maldita sea la sed
Maudite soit la soif
y maldita sea el agua,
 et maudite soit l’eau,
maldito sea el veneno
maudit soit le poison
  que envenena y que no mata.
qui empoisonne mais ne tue pas.

En tu boca roja y fresca
Ta bouche rouge et fraîche
beso, y mi sed no se apaga,
Je l’embrasse mais ma soif ne part pas,
que en cada beso quisiera
dans chaque baiser je voudrais
beber entera tu alma.
pouvoir boire ton âme toute entière.

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POEMES DE MANUEL MACHADO
POEMAS DE MANUEL MACHADO

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CANTARES – CHANSONS – Poème de Manuel MACHADO

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Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)
Juan Gris – Nature morte avec fruits et mandoline (1919)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Vino, sentimiento, guitarra y poesía
Vin, sensation, guitare et poésie
hacen los cantares de la patria mía.
font les chansons de mon pays.
Cantares…
Chansons …
Quien dice cantares dice Andalucía.
Qui dit chansons dit Andalousie.

A la sombra fresca de la vieja parra,
À l’ombre fraîche de la vieille vigne,
un mozo moreno rasguea la guitarra…
un homme aux cheveux noirs gratte la guitare …
Cantares…
Chansons …
Algo que acaricia y algo que desgarra.
Quelque chose qui se caresse et quelque chose qui se déchire.

La prima que canta y el bordón que llora…
La cousine qui chante et le bâton qui pleure …
Y el tiempo callado se va hora tras hora.
Et le temps calme passe heure après heure.
Cantares…
Chansons …
Son dejos fatales de la raza mora.
Sont les destins de la race maure.

No importa la vida, que ya está perdida,
La vie n’a pas d’importance, elle est déjà perdue
y, después de todo, ¿qué es eso, la vida?…
et après tout, qu’est-ce que c’est que la vie? …
Cantares…
Chansons …
Cantando la pena, la pena se olvida.
En chantant le chagrin, le chagrin s’oublie.

Madre, pena, suerte, pena, madre, muerte,
Mère, chagrin, chance, chagrin, mère, mort,
ojos negros, negros, y negra la suerte…
yeux noirs, noirs et chance noire …
Cantares…
Chansons …
En ellos el alma del alma se vierte.
En eux, l’âme de l’âme se déverse.

Cantares. Cantares de la patria mía,
Des chansons Des chansons de mon pays,
quien dice cantares dice Andalucía.
qui dit des chansons dit Andalousie.
Cantares…
Chansons …
No tiene más notas la guitarra mía.
Ma guitare n’a plus de notes.

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LES POEMES DE MANUEL MACHADO
LOS POEMAS DE MANUEL MACHADO
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Poème de Manuel MACHADO – Cante Hondo – 1912 – Cante Jondo – Chant Profond

Juan Gris -Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

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Cante Hondo
Cante Jondo
Chant Profond
Danse andalouse
1912


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Danseuse de flamenco, John Singer Sargent, 1881-1882

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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A todos nos han cantado
Nous avons tous chanté
en una noche de juerga
dans une nuit de joyeux
coplas que nos han matado…
coplas qui nous ont tués …

Corazón, calla tu pena;
Cœur, fais taire ton chagrin ;
a todos nos han cantado
nous avons tous chanté
en una noche de juerga.
dans une nuit de fête.

Malagueñas, soleares
Malagueñas, soleas
y seguiriyas gitanas…
et seguiriyas gitanes …
Historias de mis pesares
Histoires de mes chagrins
y de tus horitas malas.
et de vos mauvaises heures.

Malagueñas, soleares
Malagueñas, soleas
y seguiriyas gitanas…
et seguiriya gitanes …

Es el saber popular,
C’est le savoir populaire,
que encierra todo el saber:
qui détient tous les savoirs :
que es saber sufrir, amar,
ce que c’est de savoir souffrir, aimer,
morirse y aborrecer.
mourir et honnir.

Es el saber popular,
C’est le savoir populaire,
que encierra todo el saber.
qui détient tous les savoirs.

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LES POEMES DE MANUEL MACHADO
LOS POEMAS DE MANUEL MACHADO
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LES LAURIERS-ROSES – Poème de Manuel MACHADO -ADEFLOS – 1899

Juan Gris -Vue sur la baie (1921)
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Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

A Miguel de Unamuno

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Juan Gris – Pierrot (1919)

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ADELFOS
LES LAURIERS-ROSES
1899


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Yo soy como las gentes que a mi tierra vinieron
Je suis comme ceux qui vinrent sur ma terre
—soy de la raza mora, vieja amiga del Sol—,
-Je suis de race maure, vieille amie du soleil-,
que todo lo ganaron y todo lo perdieron.
qui gagnèrent tout, pour tout perdre ensuite.
Tengo el alma de nardo del árabe español.
J’ai l’âme de nard de l’arabe espagnol.

*

Mi voluntad se ha muerto una noche de luna
Ma volonté est morte une nuit au clair de lune,
en que era muy hermoso no pensar ni querer…
comme c’était beau de ne pas penser ni vouloir …
Mi ideal es tenderme, sin ilusión ninguna…
Mon idéal est de m’allonger sans nulle illusion …
De cuando en cuando, un beso y un nombre de mujer.
De temps en temps, un baiser et un nom de femme.

*

En mi alma, hermana de la tarde, no hay contornos…;
Dans mon âme, sœur du soir, il n’y a plus de contours …;
y la rosa simbólica de mi única pasión
et la rose, symbole de mon unique passion,
es una flor que nace en tierras ignoradas
est une fleur qui naît sur des terres ignorées
y que no tiene aroma, ni forma, ni color.
et qui n’a pas ni arôme, ni forme, ni couleur.

*

Besos ¡pero no darlos! Gloria…. ¡la que me deben!
Baisers, n’en donner guère ! Gloire… ce qui m’est dû !
¡Que todo como un aura se venga para mí!
Que tout comme un souffle s’en vienne à moi !
¡Que las olas me traigan y las olas me lleven,
Puissent les vagues me porter, puissent les vagues m’emporter
y que jamás me obliguen el camino a elegir!
et que jamais ne m’obligent à choisir le chemin !

*

¡Ambición! No la tengo. ¡Amor! No lo he sentido.
Ambition ! Je n’en ai nullement. Amour ! Je ne l’ai ressenti.
No ardí nunca en un fuego de fe ni gratitud.
Je n’ai jamais brûlé dans un feu de foi ou de gratitude.
Un vago afán de arte tuve… Ya lo he perdido.
J’avais un vague désir d’art … je l’ai déjà perdu.
Ni el vicio me seduce ni adoro la virtud.
Ni le vice ne me séduit ni la vertu ne me tente.

*

De mi alta aristocracia dudar jamás se pudo.
De ma haute aristocratie, le doute ne pouvait exister. Jamais.
No se ganan, se heredan, elegancia y blasón…
Rien ne se gagne, ils héritent de l’élégance et du blason …
Pero el lema de casa, el mote del escudo,
Mais la devise de ma maison, l’emblème de mon blason,
es una nube vaga que eclipsa un vano sol.
c’est un vague nue qui éclipse un vain soleil.

*

Nada os pido. Ni os amo ni os odio. Con dejarme,
Je ne demande rien. Je n’aime ni ne hais. À me quitter,
lo que hago por vosotros, hacer podéis por mí…
ce que je fais pour toi, tu peux le faire pour moi …
¡Que la vida se tome la pena de matarme,
Laisse la vie prendre la peine de me tuer,
ya que yo no me tomo la pena de vivir! …
puisque je n’ai pas pris la peine de vivre ! …

*

Mi voluntad se ha muerto una noche de luna
Ma volonté est morte une nuit au clair de lune,
en que era muy hermoso no pensar ni querer…
comme c’était beau de ne pas penser ni vouloir …
De cuando en cuando un beso, sin ilusión ninguna.
De temps en temps un baiser, sans aucune illusion.
¡El beso generoso que no he de devolver!
Le baiser généreux que je ne rendrai pas !


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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10.gif.

LE JARDIN GRIS – Poème de Manuel MACHADO – EL JARDÍN GRIS

Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

LE JARDIN GRIS – EL JARDÍN GRIS
A Francisco Villaespesa

Juan Gris -Bodegón, 1913. Museo Thyssen Bornemisza

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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¡Jardín sin jardinero!
Jardin sans jardinier!
¡Viejo jardín,
Vieux jardin,

viejo jardín sin alma,
vieux jardin sans âme,
jardín muerto! Tus árboles
jardin mort ! Tes arbres
no agita el viento. En el estanque, el agua
ne s’agitent plus dans le vent. Dans l’étang, l’eau
yace podrida. ¡Ni una onda! El pájaro
s’est putréfiée. Plus une vague ! L’oiseau
no se posa en tus ramas.
ne se pose plus sur tes branches.
La verdinegra sombra
L’ombre verte
de tus hiedras contrasta
de ton lierre qui contraste
con la triste blancura
avec la triste blancheur
de tus veredas áridas…
de tes sentiers arides …
¡Jardín, jardín! ¿Qué tienes?
Jardin, jardin! Qu’as-tu?
¡Tu soledad es tanta,
Ta solitude est telle,
que no deja poesía a tu tristeza!
qu’elle ne laisse nulle poésie à ta tristesse !
¡Llegando a ti, se muere la mirada!
En venant à toi, se meurt le regard !
Cementerio sin tumbas…
Cimetière sans tombes …
Ni una voz, ni recuerdos, ni esperanza.
Pas une voix, ni de souvenirs, ni d’espoir.
¡Jardín sin jardinero!
Jardin sans jardinier!
¡Viejo jardín,
Vieux jardin,
viejo jardín sin alma!
vieux jardin sans âme!



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LACRIME DEL MONDO – Jacky Lavauzelle – Il Dio Vagabondo

Il Dio Vagabondo
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LACRIME DEL MONDO

*Lacrime del Mondo Il Dio Vagabondo Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Poesia

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Serie « Il Dio Vagabondo »
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LACRIME DEL MONDO


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LACRIME DEL MONDO - Jacky Lavauzelle - Il Dio Vagabondo
Fuyant la critique, Pere Borrell del Caso, Madrid – 1874

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Il mondo è un occhio. Dio sembra che sia l’occhio per eccellenza, colui che vede tutto. Anche l’anima è un occhio. Anche uno stagno: « E questo vecchio stagno, specchio nostalgico, sembra il tuo grande occhio, oh natura! (Leon Dierx). E dall’occhio scorre sempre lacrime, lacrime di gioia e lacrime di dolore. Questo è quello che riconosco gli occhi!
Lacrime del mondo è quando il mondo vede il lavoro dell’uomo. In questo momento, il mondo piange di lacrime calde e bruciate
Lacrime di un uomo è quando l’uomo vede tutto ciò che ha o che potrebbe essere sfuggito a lui.
Lacrime dello stagno è quando vede, sotto un sole pesante, la specie, una dopo l’altra, scomparire.
Il mio occhio non piange mai !
Mai esternamente
Oggi il mio corpo è inondato. Ma nulla è visibile. E vado come se nulla fosse accaduto. Sento pozzanghere nelle mie scarpe. Penso di aver appena avuto un’emorragia esterna. Le finitrici recuperano parte di quest’acqua che il sole asciuga in pochissimo tempo.
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È vero! È curioso! Eppure…
Eppure vedo i sorrisi e, dietro i sorrisi, lo scricchiolio di certe anime.
Due o tre solo nel mondo.
Vedo il suono di una caviglia che non sento ancora.
Vedo già il girello sui ciottoli. Vedo queste foglie allontanarsi da questi passaggi. Tuttavia, il vento non c’è ancora. Eppure già vedo, chiudendo molto forte gli occhi, le foglie che sono già agitate.

 

Il Dio Vagabondo
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LACRIME DEL MONDO

*Lacrime del Mondo Il Dio Vagabondo Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Poesia