Archives par mot-clé : 1900

ULTIME – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1900- Поэзия Зинаиды Гиппиус – ПОСЛЕДНЕЕ

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’ULTIME
1900
ПОСЛЕДНЕЕ
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Порой всему, как дети, люди рады
Parfois, comme des enfants, les gens sont heureux
И в легкости своей живут веселой,
Et se complaisent dans ce bonheur,
О, пусть они смеются! Нет отрады
Oh, laissez-les rire ! il n’y a pas de joie
Смотреть во тьму души моей тяжелой.
A regarder dans les ténèbres de mon âme lourde.

*

Я не нарушу радости мгновенной,
Je ne briserai pas la joie de l’instant,
Я не открою им дверей сознанья,
Je ne leur ouvrirai pas les portes de ma conscience,
И ныне, в гордости моей смиренной,
Et maintenant, dans mon humble orgueil,
Даю обет великого молчанья.
Je fais vœu du plus grand silence.

*

В безмолвьи прохожу я мимо, мимо,
En silence je passe, je passe,
Закрыв лицо, — в неузнанные дали,
Couvrant mon visage – sur des distances inconnues,
Куда ведут меня неумолимо
Où me conduisent inexorablement
Жестокие и смелые печали.
Mes cruelles et audacieuses douleurs.

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1900

LE HÉROS INCONNU – POÈME DE MIRRA LOKHVITSKAÏA – Мирра Лохвицкая- 1900 – Дневной кошмар неистощимой скуки

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия
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Poésie de Mirra Lokhvitskaïa
Поэзия Мирры Лохвицкой
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Mirra Lokhvitskaïa
Мирра Лохвицкая

Maria Alexandrovna Lokhvitskaïa
Мария Александровна Лохвицкая
19 novembre 1869 Saint-Pétersbourg – 27 août 1905 Saint-Pétersbourg

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LE HÉROS INCONNU
1900
Дневной кошмар неистощимой скуки
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Дневной кошмар неистощимой скуки,
Un cauchemar d’ennui inépuisable
Что каждый день съедает жизнь мою,
Chaque jour dévore ma chair,
Что давит ум и утомляет руки,
Écrase mon esprit et use mes mains
Что я напрасно жгу и раздаю;
Que je brûle en vain et que je donne ;

*

О, вы, картонки, перья, нитки, папки,
Ô, toi, le carton, les plumes, les fils, les chemises,
Обрезки кружев, ленты, лоскутки,
La dentelle, les rubans, les lambeaux,
Крючки, флаконы, пряжки, бусы, тряпки
Les crochets, bouteilles, boucles, perles, chiffons :
Дневной кошмар унынья и тоски!
Cauchemar de découragement et de désir !

*

Откуда вы? К чему вы? Для чего вы?
Tu es d’où ? Pourquoi es-tu ? Vous êtes quoi ?
Придет ли тот неведомый герой,
Ce héros inconnu viendra-t-il,
Кто не посмотрит, стары вы иль новы,
Qui n’a l’air ni vieux ni jeune,
А выбросит весь этот хлам долой!
Et pouvoir jeter tout ça !



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1900

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Poésie de Mirra Lokhvitskaïa
Поэзия Мирры Лохвицкой
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POUR UNE HEURE D’AMOUR – Poésie de Lope de Vega – No sabe qué es amor quien no te ama

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

RIMES SACRÉES
Rimas sacras


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POUR UNE HEURE D’AMOUR
No sabe qué es amor quien no te ama

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Ramon Casas, Sífilis, affiche, 1900, Barcelone, musée national d’art de Catalogne

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No sabe qué es amor quien no te ama,
Il ne sait pas ce qu’est l’amour celui qui ne t’aime pas,
celestial hermosura, esposo bello;
beauté céleste, bel époux ;
tu cabeza es de oro, y tu cabello
ta tête est d’or et tes cheveux
como el cogollo que la palma enrama.
comme le bourgeon que le palmier recouvre.

*

Tu boca como lirio que derrama
Ta bouche, un lis d’où se répand
licor al alba; de marfil tu cuello;
une liqueur à l’aube ; ton cou un bel ivoire ;
tu mano el torno y en su palma el sello
ta main une tour et dans sa paume le sceau
que el alma por disfraz jacintos llama.
que l’âme porte pour protéger les jacinthes.

*

¡Ay, Dios!, ¿en qué pensé cuando, dejando
Ô mon Dieu ! qu’ai-je pensé quand, laissant
tanta belleza y las mortales viendo,
tant de beauté au regard des mortels,
perdí lo que pudiera estar gozando?
j’ai perdu ce que j’aurai dû apprécier ?

*

Mas si del tiempo que perdí me ofendo,
Mais si le temps que j’ai perdu me peine,
tal prisa me daré, que una hora amando
je vais me presser pour qu’une heure d’amour
venza los años que pasé fingiendo.
détruise toutes les années passées à faire semblant.

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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MA PEINE – Poème de Manuel MACHADO – 1900 – Mi pena es mu mala

Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

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Juan Gris
Femme assise – Mujer sentada, 1917. Colección Carmen, Museo Thyssen Bornemisza


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LA « TONÁ » DE LA FRAGUA
(SEGUIRIYAS GITANAS)


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Mi pena es mu mala,
Ma peine est si lourde,
porque es una pena que yo no quisiera
une peine que je ne voudrais pas
que se me quitara.
voir me quitter.

Vino como vienen,
Elle est venue comme viennent,
sin saber de dónde,
 sans savoir d’où,
el agua a los mares, las flores a mayo,
 l’eau à la mer, les fleurs au mois de mai,
los vientos al bosque.
 les vents sur la forêt.

Vino, y se ha quedado
Elle est venue et s’est installée
en mi corazón,
 dans mon cœur,
como el amargo en la corteza verde
 comme l’amer à la verte écorce
del verde limón.
 du citron vert.

Como las raíces
Comme les racines
de la enredadera,
du lierre,
se va alimentando la pena en mi pecho
ma peine s’alimente dans ma poitrine
con sangre e mis venas.
 du sang de mes veines.

Yo no sé por dónde,
Je ne sais pas d’où,
ni por dónde no,
 ni d’ailleurs,
se me ha liao esta soguita al cuerpo
ce petit lien a agrippé mon corps
 sin saberlo yo.
sans que je le sache.

Pensamiento mío,
Mes pensées,
¿adónde te vas?
 Où allez-vous ?
No vayas a casa de quien tú solías,
Ne revenez pas vers votre maison,
  que no pués entrar.
vous ne pourriez plus entrer.

A pasar fatigas
Tant de fatigue
estoy ya tan hecho
 J’ai subie
  que las alegrías se me vuelven penas
que chaque joie se transforme en peine
dentro de mi pecho.  
au cœur de ma poitrine.



Yo voy como un ciego
Je vais tel un aveugle
por esos caminos.
 sur ces routes.
Siempre pensando en la penita negra
 Toujours pensant à ma petite peine obscure
que llevo conmigo.
 que je porte en moi.

Ya se han acabado
Ils sont finis
tiempos alegres.
 ces temps joyeux.
Las florecitas que hay en tu ventana
 Les petites fleurs à ta fenêtre
para mí no huelen.
Pour moi ne sentent plus.

Yo corté una rosa
J’ai coupé une rose
llenita de espinas…
 pleine d’épines …
Como las rosas espinitas tienen,
 Les roses pleines d’épines
son las más bonitas.
sont les plus divines.

El cristal se rompe
Le cristal se casse
  del calor al frío,
passant du chaud au froid,
como se ha roto de alegría y pena
 Ainsi se brise de la joie à la peine
mi corasonsiyo.
mon petit cœur.

Yo sentí el crujío
J’ai senti les craquements
del cristalito fino que se rompe
du fin cristal qui se rompt
del calor al frío.
passant du chaud au froid

Negra está la noche,
Noire est la nuit,
sin luna ni estrellas…
 sans lune ni étoiles …
A mí me alumbraban los ojitos garzos
M’éclairent seulement les petits yeux
de mi compañera.
de ma compagne.

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IRAKLI TSULADZE – LE LAMPISTE – წულაძე ირაკლი – 2008

   *****
Sculptures de Tbilissi
თბილისის ქანდაკება
IRAKLI TSULADZE – LE LAMPISTE – წულაძე ირაკლი

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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IRAKLI TSULADZE - LE LAMPISTE - წულაძე ირაკლი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

IRAKLI TSULADZE - LE LAMPISTE - ირაკლი ტალუდაძე

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IRAKLI TERADZE
ირაკლი წულაძე

LE LAMPISTE
The statue of a lamplighter

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Rue Baratashvili
Baratashvili Street
მეფარნე
ბარათაშვილის ქუჩა
თბილისი, 310 სმ, ბრინჯაო, რკინა, ქვა, 2008
à côté du Théâtre – rue Baratashvili, Tbilissi, 310 cm, bronze, fer, pierre, 2008

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LAMPISTERIE

La lampisterie est cet endroit plein de silence,
Où sont les lampes,
Où, dans les huiles et les pétroles,
Les mèches trempent,
Les mèches molles, —

Lampisterie, endroit obscur où sont les lampes.

Et le lampiste coule là,
Coule des jours monotones et sans éclat,
Sans gloire, sans smart : — en général,
Le lampiste s’habille mal,

Et les occasions sont rares,
(Peut-être le premier
Janvier ?)
Bien rares où le chef de gare
Serre sa main, sa main loyale,
Mais sale.

Mais le lampiste est un modeste,
Qu’inquiètent peu les égards :
Il se fiche du tiers, du quart,
Et du ziste comme du zeste, —
Pourvu que les lampes lui restent.

Il ne demande même pas à monter en grade :
Tout au plus, parfois, songe-t-il
Que, s’il avait des appointements comme Rothschild,
Peut-être mettrait-il une autre huile
Que celle de l’administration, dans sa salade…
(Et puis, au fond,
C’est encore une affaire d’appréciation.)

Lampisterie, endroit plein d’ombre et de silence, où trempe

La salade du lampiste, dans l’huile des lampes.

Franc-Nohain
Lampisterie
Les Chansons des trains et des gares
Édition de la Revue blanche, 1900

   *****
IRAKLI TSULADZE – LE LAMPISTE – ირაკლი წულაძე

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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IRAKLI TSULADZE - LE LAMPISTE - ირაკლი წულაძე
Géorgie
საქართველო

Visão – VISION – Poème de Cruz e Sousa (Faróis-1900)

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Visão
VISION

(Faróis – Phares – 1900)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Jérôme Bosch – Le Jardin des délices (détail Panneau droit)- Musée du Prado – Madrid

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Noiva de Satanás, Arte maldita,
Epouse de Satan, Art maudit,
Mago Fruto letal e proibido,
Fruit mortel magique et interdit,
Sonâmbula do Além, do Indefinido
Somnambule de l’Au-delà et de l’Indéfini
 Das profundas paixões, Dor infinita.
Des passions profondes et de la Douleur infinie.

*

 Astro sombrio, luz amarga e aflita,
Sombre astre, lumière amère et en détresse,
 Das Ilusões tantálico gemido,
Des Illusions torturées gémissent,
Virgem da Noite, do luar dorido,
Vierge de la Nuit, du clair de lune meurtri,
Com toda a tua Dor oh! sê bendita!
Avec toute ta douleur  oh ! sois béni !

*

 Seja bendito esse clarão eterno
Bénie soit cette éternelle lumière.
De sol, de sangue, de veneno e inferno,
De soleil, de sang, de poison et d’enfer,
  De guerra e amor e ocasos de saudade…
De guerre et d’amour et de couchers de nostalgie …

*

 Sejam benditas, imortalizadas
Âmes immortalisées, soyez bénies !
As almas castamente amortalhadas
Vous, les âmes chastement enveloppées
    Na tua estranha e branca Majestade!
Dans ton étrange et blanche Majesté !

 

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

Humildade Secreta -HUMILITE SECRETE – Poème de João da Cruz e Sousa (1900)

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Humildade Secreta
HUMILITE SECRETE

(Faróis – Phares – 1900)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Vincent Van Gogh, Portrait d’Eugène Boch 1888,musée d’Orsay, Paris (détail)

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Fico parado, em êxtase suspenso,
Je reste immobile, en suspens extatique,
  Às vezes, quando vou considerando
Parfois, quand je considère
Na humildade simpática, no brando
Dans une humble sympathie, dans le doux
 Mistério simples do teu ser imenso.
Et simple mystère l’immensité de ton être.

*

 Tudo o que aspiro, tudo quanto penso
Tout ce à quoi j’aspire, tout ce que je pense
D’estrelas que andam dentro em mim cantando,
Des étoiles qui marchent en moi en chantant,
Ah! tudo ao teu fenômeno vai dando
Ah ! tout apporte à ton phénomène
   Um céu de azul mais carregado e denso.
Un ciel de bleu plus lourd et plus dense.

*

 De onde não sei tanta simplicidade,
D’où je méconnais tant la simplicité,
Tanta secreta e límpida humildade
Tant la secrète et la claire humilité
Vem ao teu ser como os encantos raros.
Qui vient à ton être comme les charmes rares.

*

 Nos teus olhos tu alma transparece…
Dans tes yeux, ton âme apparaît…
E de tal sorte que o bom Deus parece
Et de telle manière que le bon Dieu semble
Viver sonhando nos teus olhos Claros.
Vivre en rêvant dans tes yeux clairs.

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

POEME de João da Cruz e Sousa – POEMAS João da Cruz e Sousa – Poésie de Cruz e Sousa

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
POEMAS
POEMES

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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HUMILIDADE SECRETA
HUMILITE SECRETE
1900

Fico parado, em êxtase suspenso,
Je reste immobile, en suspens extatique,
  Às vezes, quando vou considerando
Parfois, quand je considère

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DIVINA
DIVINE
1900

Eu não busco saber o inevitável
Je ne cherche pas à connaître l’inévitable
Das espirais da tua vi matéria.
Des spirales de ta vie matérielle.

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Visão
VISION
1900

Noiva de Satanás, Arte maldita,
Epouse de Satan, Art maudit,
Mago Fruto letal e proibido,
 Fruit mortel magique et interdit,

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O SONETO
LE SONNET
1905

Nas formas voluptuosas o Soneto
Des formes voluptueuses, le Sonnet
Tem fascinante, cálida fragrância
A cette douce et fascinante fragrance

Traduction Jacky Lavauzelle

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DE ALMA EM ALMA
D’ÂME EN ÂME
1905

Tu andas de alma em alma errando, errando,
Errant, tu marches d’âme en âme, errant,
Como de santuario em santuario.
Comme de sanctuaire en sanctuaire.

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Dilacerações
Déchirements

Ó carnes que eu amei sangrentamente,
Ô chairs que j’aimais ensanglantées,
  ó volúpias letais e dolorosas,
O voluptés mortelles et douloureuses,

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Siderações
Sidérations
1893

Para as Estrelas de cristais gelados
Pour les étoiles de cristaux glacés
  As ânsias e os desejos vão subindo,
Les envies et les désirs croissent,

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OCASO NO MAR
COUCHER DE SOLEIL EN MER
1893

Num fulgor d’ouro velho o sol tranqüilamente desce para o ocaso, no limite extremo do mar, d’águas calmas, serenas, dum espesso verde pesado, glauco, num tom de bronze.
Dans une lueur de vieil or, le soleil descend tranquillement pour un coucher à la limite extrême de la mer, sur des eaux calmes, sereines, d’un épais et pesant vert, glauque, d’un ton de bronze.

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O simbolismo no Brasil

« No Brasil, a lírica simbolista sente diretamente as influências da França, sem passar pela experiência portuguesa, como aconteceu nas escolas literárias anteriores. Em 1891, um grupo de poetas do Rio de Janeiro, reunido em torno da Folha Popular, introduz a nova moda poética. Entre eles se destaca a figura de João da Cruz e Sousa (1861–1897). Podemos distinguir duas fases no seu itinerário poético: com a publicação de Missal e Broquéis (1893), Cruz e Sousa imita o gosto baudelairiano pelo erotismo e o satanismo; mais tarde, na fase da maturidade, ele repudia a atitude decadente, estranha à realidade brasileira, enveredando pelo filão do lirismo metafísico, místico, religioso. Simbolista mais fecundo é o mineiro Alphonsus de Guimaraens (1870–1921). Ele soube conciliar o anseio de transcendência, característica essencial do Simbolismo, com a sua fé católica, sublimizando o esoterismo no cristianismo. Usando com uma certa parcimônia as inovações técnicas da estética simbolista — rimas internas, aliterações, assonâncias, extrema preocupação com o ritmo do verso, léxico requintado, frouxidão sintática, metáfora sinestética —, Guimaraens constrói uma poesia altamente melódica. Antológico é o seu poema Ismália, onde a « Lua », a « torre », a « loucura » são símbolos da alma humana, dividida entre o mundo da realidade, da sombra, e o mundo do sonho, da verdade transcendental. »

Dicionário de Cultura Básica por Salvatore D’ Onofrio
Simbolismo
Symbolisme

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Cruz e Sousa & Alphonsus Guimaraens
LA LITTERATURE SYMBOLISTE AU BRESIL

Au Brésil, les symbolistes tirent directement leurs influences de la France, sans passer par une expérience portugaise, comme cela est arrivé dans les écoles littéraires précédentes. En 1891, un groupe de poètes de Rio de Janeiro, se réunissent autour de la Folha Popular, la « Feuille Populaire », qui représente cette nouvelle mode poétique. Parmi eux se trouve la figure de João da Cruz e Sousa (1861-1897). On peut distinguer deux phases dans son parcours poétique : avec la publication du Missal et Broquéis (1893), Cruz e Sousa imite le goût baudelairien pour l’érotisme et le satanisme ; plus tard, dans sa maturité, il répudiera cette attitude décadente, étrangère à la réalité brésilienne en se lançant dans un lyrisme métaphysique, mystique, religieux.
Un symbolisme plus fécond se retrouve chez Alphonsus Guimaraens (1870-1921). Il savait concilier la transcendance du désir, caractéristique essentielle du symbolisme, avec sa foi catholique, en sublimant l’ésotérisme dans le christianisme. Il utilisa certaines innovations techniques de l’esthétique symboliste : rime interne, allitération, assonance, extrême préoccupation au rythme des vers, lexique raffiné, le laxisme syntaxique, métaphore synesthésique – Guimaraens construit une poésie très mélodique. Anthologique est son poème Ismaïlia, où la « Lua« , la « torre« , la « loucura » (« Lune », la « tour », la « folie ») sont des symboles de l’âme humaine, séparant monde de la réalité, obscur, et le monde du rêve, de la vérité transcendantale.
Dictionnaire de la culture de base par Salvatore D ‘Onofrio
Symbolisme

Trad. (JL) du texte de Salvatore D’ Onofrio

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POEMAS  João da Cruz e Sousa
Poésie de Cruz e Sousa

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

Divina poema João da Cruz e Sousa – DIVINE POEME – (Faróis – Phares – 1900)

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


 

João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Divina
DIVINE
(Faróis – Phares – 1900)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Almeida Júnior – Moça com livro, 1879 – Museu de Arte de São Paulo – São Paulo




Eu não busco saber o inevitável
Je ne cherche pas à connaître l’inévitable
Das espirais da tua vi matéria.
Des spirales de ta vie matérielle.
  Não quero cogitar da paz funérea
Je ne veux pas penser à la paix funéraire
Que envolve todo o ser inconsolável.
Qui implique tout être inconsolable.

*

 Bem sei que no teu circulo maleável
Je sais bien que dans ton cercle malléable
De vida transitória e mágoa seria
De vie transitoire et de chagrin d’amour
Há manchas dessa orgânica miséria
Il y a des taches de cette misère organique
Do mundo contingente , imponderável.
Du monde contingent, impondérable.

*

 Mas o que eu amo no teu ser obscuro
Mais ce que j’aime dans de ton être obscur
E o evangélico mistério puro
C’est le pur mystère évangélique
 Do sacrifício que te torna heroína.
Du sacrifice qui te fait héroïne.

*

 São certos raios da tu’alma ansiosa
Ils sont vrais les rayons de ton âme anxieuse
E certa luz misericordiosa,
Et vraie la lumière miséricordieuse,
 E certa auréola que te fez divina!
Et vraie l’auréole qui te rend divine !

 

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

Amor Intellectualis OSCAR WILDE

Amor Intellectualis




Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

OSCAR WILDE
1854-1900

Photos Napoléon Sarony

 





Poem by Oscar Wilde

Poème d’Oscar Wilde
Amor Intellectualis

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Oft have we trod the vales of Castaly
Souvent nous avons foulé les vallées de Castalie
  And heard sweet notes of sylvan music blown
Et entendu de douces notes de musique sylvestre soufflées
From antique reeds to common folk unknown:
Dans d’antiques anches au commun peuple inconnu :
And often launched our bark upon that sea
Et souvent nous avons lancé notre barque sur cette mer
Which the nine Muses hold in empery,
Où les neuf Muses tiennent leur empire,
 And ploughed free furrows through the wave and foam,
Et labourant de libres sillons à travers la vague et l’écume,
Nor spread reluctant sail for more safe home
Sans hisser la voile réticente vers une maison plus sûre
  Till we had freighted well our argosy.
Jusqu’à ce que nous ayons bien transporté nos marchandises.

*

Of which despoiled treasures these remain,
De tout ça, les trésors dépouillés restent,
 Sordello’s passion, and the honied line
La passion de Sordello* et les douces lignes
 Of young Endymion, lordly Tamburlaine
Du jeune **Endymion, l’imposant ***Tamburlaine
  Driving his pampered jades, and more than these,
Conduisant ses jades choyés, et plus que ceux-ci,
  The seven-fold vision of the Florentine,
La vision septuple de la ****Florentine,
And grave-browed Milton’s solemn harmonies.
Et les harmonies solennelles de Milton au front grave.

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  • * Sordello Poème de Robert Browning 1840
    ** Endymion poème de keats [A thing of beauty is a joy for ever:
    Its loveliness increases; it will never…]
    ***Tamburlaine the Great  de Christopher Marlowe 1590
    ****La Florentine : La Divine Comédie de Dante Alighieri

Amor Intellectualis
OSCAR WILDE