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LA COMEDIE DES MORTS – Poème de Jacky Lavauzelle

La Comédie des Morts

La Comédie des Morts Poème Jacky Lavauzelle
D’après Moema de Victor Meirelles

*A hipótese do homem La Comédie des Morts Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poème

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L’HYPOTHESE DE L’HOMME


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LA COMEDIE DES MORTS

A comédia dos mortos

 

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« Il en est qui n’ont pas le don des saintes larmes,
Qui veillent sans lumière et combattent sans armes ;
Il est des malheureux qui ne peuvent prier
Et dont la voix s’éteint quand ils veulent crier ;
Tous ne se baignent pas dans la pure piscine
Et n’ont pas même part à la table divine« 

Théophile Gautier
Ténèbres
La Comédie de la Mort
*****
Tous les morts avancent masqués et maquillés dans la prairie des vivants
Dans le maquis des plaintes étouffées, le mal lui-même rougirait
Les morts brûlants et glacés se cachent toujours pour cacher
Le triste et fétide parfum de râles immondes et désirables
*
Le banal vide succède à la mort qui succède au vide fatal
J’ai bien fermé la porte pourtant
Les baumes des mémoires déchirées me pénètrent tant
Comme ils baignent le cœur des rescapés qui se font beaux ce soir
*
La cloche sonne comme sonne la plus lourde des cloches infernales
Les morts avant la fête enterrent les derniers doutes
Dans mon berceau je vois tomber la neige
*

Les morts s’assemblent plus nombreux encore me serrant le cœur
Parfum d’une âme connue, Souvenir d’un désir malheureux
Pourquoi ai-je donc gardé les clefs ?

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Version Portugaise
A COMEDIA DOS MORTOS

A Comedia dos Mortos Poema Jacky Lavauzelle

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LA VERSION ITALIENNE
LA COMMEDIA DEI MORTI

La commedia dei Morti Poesia di Jacky Lavauzelle

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LA COMEDIE DES MORTS
*LA COMEDIE DES MORTS- Jacky Lavauzelle

P. RAMLEE CHANSON MALAISIENNE Dimana Kan Ku Cari Ganti

Malaisie – The best songs of Malaysia
LAGU LAGU TERBAIK
Les Plus belles Chansons Malaisiennes

Terjemahan Traduction Jacky Lavauzelle








Tan Sri Dr P. RAMLEE
Teuku Zakaria Teuku Nyak Puteh
1929 – 1973

*****

P. RAMLEE
Dimana Kan Ku Cari Ganti
Où puis-je trouver quelqu’un d’autre ?

Hendak ku nangis
Je veux pleurer
Tiada berair mata
Mais je suis sans larmes
Hendak ku senyum
Je veux sourire
Tiada siapa nak teman
Mais personne n’est mon ami
Kalaulah nasib
Si le sort a
Sudah tersurat
Été écrit
Begini hebat
Ainsi :
  Apa nak buat
Que faire  ?
*
Di mana kan ku cari ganti
Où chercher quelqu’un
Serupa dengan mu
Qui te ressemble ?
Tak sanggup ku berpisah
Je ne peux pas supporter
Dan berhati patah, hidup gelisah
Cette séparation, ce trouble.
*








Alangkah pedih rasa hati
Comme mes sentiments sont douloureux
Selama kau pergi
Depuis ton départ
 Tinggal ku sendirian
Je vis seul
Tiada berteman dalam kesepian
Sans amis dans la solitude.
*
Dunia terang menjadi gulita
La lumière du monde se trouve dans les ténèbres
Cahaya indah tiada berguna
La belle lumière n’est plus utile
Keluhan hatiku menambah derita
A ma plainte s’ajoute la souffrance
Namun kau jua tak kunjung jelma
Car jamais tu ne reviendras
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LE TEINT GERMAIN NOUVEAU POEME

LE TEINT GERMAIN NOUVEAU
LITTERATURE FRANCAISE
SYMBOLISME

germain-nouveau-poemes-poesie-artgitato

Germain Nouveau

31 juillet 1851 Pourrières (Var) – 4 avril 1920 Pourrières

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POEMES
VALENTINES ET AUTRES VERS

LA POESIE DE
GERMAIN NOUVEAU
LE TEINT

Valentines et autres vers

Texte établi par Ernest Delahaye
Albert Messein, 1922
*
le-teint-germain-nouveau-artgitato-jean-auguste-dominique-ingres-la-grande-odalisque-1814Jean-Auguste-Dominique Ingres
La Grande Odalisque
1814
Musée du Louvre
*

LE TEINT

Vous êtes brune et pourtant blonde,
Vous êtes blonde et pourtant brune…
Aurais-je l’air, aux yeux du monde,
D’arriver tout droit de la lune ?

Et cependant, on peut m’en croire,
Vous êtes l’une et l’autre chose
Comme Vous êtes blanche et noire
De cheveux noire et de chair, rose.

Mais peut-on dire dans le monde,
La plaisanterie est commune ;
« Si votre belle Amie est blonde,
Elle est blonde, elle n’est pas brune ».

À moins d’arriver de la lune,
Peut encor dire tout le monde :
« Si votre belle Amie est brune,
Elle est brune, elle n’est pas blonde. »

Pourtant ! le savez-vous mieux qu’Elle ?
Leur répondrai-je (Tu supposes)
Eh bien ! moi, je ne sais laquelle
Elle est le plus de ces deux choses :

Bien que personne n’y consente
Et qu’elle semble inconséquente,
C’est une brune languissante
Et c’est une blonde piquante.

Aurais-je la bonne fortune
De mettre d’accord tout le monde,
Concédez-donc moi qu’elle est brune,
Je vous accorde qu’elle est blonde.

Elle a, pour faire à tout le monde
Une concession encore,
Une longue mèche de blonde
Dans ces cheveux bruns, qui les dore.

Enfin, je vous dis qu’elle est brune,
Je vous répète qu’elle est blonde,
Et si j’arrive de la lune,
Je me moque de tout le monde !

Après tout, ce n’est pas ma faute
Si sous ses longs cheveux… funèbres,
Le corps blanc dont votre âme est l’hôte
A du soleil… dans ses ténèbres.

*

LE TEINT GERMAIN NOUVEAU

LE POEME DES TENEBRES – Dsida Jenő – A sötétség verse – Poème Hongrois

Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom

Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle

Dsida Jenö Artgitato Poésie Hongroise

LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

 

Dsida Jenő
1907-1938

Magyar Költő
Poète Hongrois
Erdélyi Magyar Költő
Poète Hongrois de Transylvanie

A sötétség verse

Poème des Ténèbres

 

Ó, virrasztások évszaka!
O saison des veillées !
Vastagon fog a tinta, zordul.
Épaisses nuits d’encre, sinistres.
A rozsdalevű éjszaka
Ces nuits où la rouille des feuilles
már hatkor a kertekre csordul:
déjà dès six heures, dans les jardins, dégouline :
 reves fák nyirka folydogál,
dégouline comme s’effrite l’arbre pourri,
s te arra gondolsz: mennyi éved
et toi, tu penses : combien d’années
van hátra még? Jaj meg-megáll
te reste-t-il ? O, écoute
a láb, mert fél, hogy sírba téved.
les mots de l’ailleurs.
 …Mondd, kissé mártottál-e már
Dis-moi, quand tu laisses tomber négligemment
hófehér cukrot barna lébe,
ce sucre blanc dans le brun voisinage,
egy feketekávés pohár
de ce verre de café
keserű, nyirkos éjjelébe?
amer, ne sens-tu cette nuit humide ?
S figyelted-e: a sűrű lé
Et observe comment ce jus épais
mily biztosan, mily sunyi-resten
avec tant d’assurance, si sournoisement
szivárog, kúszik fölfelé
glisse et pénètre
a kristálytiszta kockatestben?
les clairs cristaux dans toute la chair ?
Így szívódik az éjszaka
La nuit ainsi s’infiltre
beléd is, fölfelé eredve,
ainsi  en toi, jusqu’à la moelle,
az éjszaka, a sír szaga
la nuit, l’odeur de la tombe
minden rostodba és eredbe,
dans chaque fibre,
mígnem egy lucskos, barna esten
jusqu’au moment oùdans la nuit noire
az olvadásig itat át,
trempé, tu fusionneras,
hogy édesítsd valamely isten
dans la boisson d’un dieu
sötét keserű italát. 
amère et sombre.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Dsida Jenő
1907-1938