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FAIRE DE LISBONNE UNE NOUVELLE ROME- OS LUSIADAS VI-7 – LES LUSIADES – Luís de Camões – Via estar todo o Céu determinado

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-7 LES LUSIADES VI-7

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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

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Via estar todo o Céu determinado
Tout le Ciel était déterminé
De fazer de Lisboa nova Roma;
De faire de Lisbonne une nouvelle Rome ;
Não no pode estorvar, que destinado
Il ne pouvait en être autrement, car décidé
Está doutro poder que tudo doma.
Par un autre pouvoir qui domine tout.
Do Olimpo desce enfim desesperado;
Bacchus descend finalement d’Olympe désespéré ;
Novo remédio em terra busca e toma:
Cherche un nouveau remède sur terre et le trouve :
Entra no úmido reino, e vai-se à corte
Il entre dans le royaume humide et se rend à la cour
Daquele a quem o mar caiu em sorte.
De celui qui tient la mer dans sa main.


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LA GLOIRE ET LA RENOMMÉE DE VASCO DE GAMA- OS LUSIADAS V-94 – LES LUSIADES – Luís de Camões – Trabalha por mostrar Vasco da Gama

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-94 LES LUSIADES V-94
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Trabalha por mostrar Vasco da Gama
Vasco da Gama démontre ainsi
Que essas navegações que o mundo canta
Que tant de navigations que le monde chante
Não merecem tamanha glória e fama
Ne méritent pas une telle gloire et une telle renommée
Como a sua, que o céu e a terra espanta.
Que la sienne, elle qui étonne tant le ciel que la terre.
Si; mas aquele Herói, que estima e ama
Oui, ce Héros, qu’apprécie et aime
Com dons, mercês, favores e honra tanta
Par des dons, des remerciements, des faveurs et honneurs tant
A lira Mantuana, faz que soe
La lyre de Mantoue*, a fait que
Eneias, e a Romana glória voe.
La gloire a rejailli tant pour Énée que pour Rome.



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Note*

Epitaphe du tombeau présumé de Virgile
Mantua me genuit, Calabri rapuere, tenet nunc
Parthenope.
Mantoue m’a donné la vie, la Calabre me l’a ôtée, Naples maintenant
me garde.







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MON FLEUVE – Poème de Eduard MÖRIKE – Mein Fluß

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Mörike
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Traduction Jacky Lavauzelle

__________________


LITTÉRATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes

EDUARD MÖRIKE

8. September 1804  Ludwigsburg- 4. Juni 1875 Stuttgart
8 septembre 1804 – 4 juin 1875

__________________

Mein Fluß
MON FLEUVE

__________________

Isaac Levitan, L’Appel du soir, 1892

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O Fluß, mein Fluß im Morgenstrahl!
Ô fleuve, mon fleuve dans le rayon du matin !
Empfange nun, empfange
Reçois maintenant, reçois
Den sehnsuchtsvollen Leib einmal,
Mon corps impatient tout entier,
Und küsse Brust und Wange!
Et baise ma poitrine et baise ma joue !
– Er fühlt mir schon herauf die Brust,
– Il monte déjà à ma poitrine,
Er kühlt mit Liebesschauerlust
Sa fraîcheur déjà m’apporte un frisson d’amour
Und jauchzendem Gesange.
Et des doux chants.

*


Es schlüpft der goldne Sonnenschein
Les raies dorées du soleil
In Tropfen an mir nieder,
Glissent en gouttes sur mon corps,
Die Woge wieget aus und ein
La vague qui va et vient caresse
Die hingegebnen Glieder;
Mes membres dévoués ;
Die Arme hab ich ausgespannt,
J’étends mes bras,
Sie kommt auf mich herzugerannt,
La vague arrive en courant vers moi
Sie faßt und läßt mich wieder.
M’attrape et, à nouveau, me quitte.

*


Du murmelst so, mein Fluß, warum?
Tu marmonnes ainsi, mon fleuve, ô pourquoi ?
Du trägst seit alten Tagen
Tu portes depuis le temps
Ein seltsam Märchen mit dir um,
Un étrange conte de fées en toi
Und mühst dich, es zu sagen;
Et tu luttes pour le conter ;
Du eilst so sehr und läufst so sehr,
Tu te dépêches tant et tu cours tant,
Als müßtest du im Land umher,
Comme si tu devais faire le tour du pays
Man weiß nicht wen, drum fragen.
Sans que tu saches à qui parler.

*


Der Himmel, blau und kinderrein,
Le ciel, bleu et pur, comme un enfant,
Worin die Wellen singen,
Où les vagues chantent,
Der Himmel ist die Seele dein:
Le ciel est ton âme :
O laß mich ihn durchdringen!
Ô laisse-moi le pénétrer !
Ich tauche mich mit Geist und Sinn
Je plonge avec mon esprit et mes sens
Durch die vertiefte Bläue hin,
À travers le bleu profond,
Und kann sie nicht erschwingen!
Sans pouvoir vibrer !

*


Was ist so tief, so tief wie sie?
Quoi de si profond, d’aussi profond que lui ?
Die Liebe nur alleine.
Seulement l’amour, l’amour seul.
Sie wird nicht satt und sättigt nie
Il n’emplit pas, ni ne sature jamais
Mit ihrem Wechselscheine.
Avec ses changements d’impression.
– Schwill an, mein Fluß, und hebe dich!
– Gonfle-toi, ô mon fleuve, et lève-toi!
Mit Grausen übergieße mich!
Enveloppe-moi d’horreur !
Mein Leben um das deine!
Ma vie contre la tienne !

*

Du weisest schmeichelnd mich zurück
Tu me rejettes d’une façon si douce
Zu deiner Blumenschwelle.
À ton seuil fleuri.
So trage denn allein dein Glück,
Alors porte seul ta chance,
Und wieg auf deiner Welle
Et reflète sur ta vague
Der Sonne Pracht, des Mondes Ruh:
La splendeur du soleil, la paix de la lune :
Nach tausend Irren kehrest du
Tu reviens après mille détours
Zur ewgen Mutterquelle!
A ta maternelle source éternelle !


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LA BAIE D’ALGOA – OS LUSIADAS V-65 – LES LUSIADES – Luís de Camões -Já aqui tínhamos dado um grã rodeio

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-65 LES LUSIADES V-65
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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Já aqui tínhamos dado um grã rodeio
« Nous avions déjà fait un grand périple ici
A costa negra de África, e tornava
Suivant la côte noire de l’Afrique, et ainsi
A proa a demandar o ardente meio
Remontant désormais vers l’arc ardent qui
Do Céu, e o pólo Antarctico ficava:
Partage le Ciel, nous éloignant du pôle Antarctique :
Aquele ilhéu deixamos, onde veio
Sur cet îlot que nous laissâmes, se trouvait
Outra armada primeira, que buscava
Une autre première armada, qui cherchait
O Tormentório cabo, e descoberto,
Le Cap des Tempêtes, et l’avait déjà découvert,
Naquele ilhéu fez seu limite certo.
Sur cette île, s’était accordée une halte.



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LA LYRE D’ORPHÉE – POÈME DE JULES LEMAÎTRE

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LITTÉRATURE FRANÇAISE

 

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

 

_______________

 

LES POÈMES
DE
JULES LEMAÎTRE

 

LA LYRE D’ORPHÉE

________________

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Jules Lemaître

LA LYRE D’ORPHÉE

Alphonse Lemerre, éditeur
 

Quand Orphée eut perdu sa maîtresse à jamais,
Il dit : « Je chanterai, pour épuiser ma peine,
Un thrène harmonieux sur celle que j’aimais
. »

Fuyant l’Hèbre fatal et sa rive inhumaine,
Au bois sombre, où parfois sonne un rugissement,
Il promenait les chants de la Lyre d’ébène.

Mais il sentait la plainte inégale au tourment.
Il cria : « L’Art est vain et ne saurait tout dire.
L’air qui vibre n’est rien, et la Muse nous ment.
 »

Il arracha d’un coup les trois fils de la Lyre,
Et, tandis qu’un suprême et déchirant accord
Éclate et dans le bois mélancolique expire,

Il se coucha sur l’herbe et souhaita la mort.

*

Était-ce une déesse ? était-ce un dieu ? Mystère.
Une forme éthérée, un clair fantôme bleu,
On ne sait d’où venu, descendit sur la terre.

Il abattit son vol auprès du demi-dieu
Et, déployant sur lui ses ailes blanchissantes,
Ouvrit le sein d’Orphée avec son doigt de feu.

Alors, pour remplacer les trois cordes absentes,
Il lui tira du cœur trois fibres, — et soudain
Au Luth silencieux les fixa frémissantes.

Réveillant le poète, il lui mit à la main
La merveilleuse Lyre aux fils rouges et tièdes,
Et dit : « Joue à présent, maître, et va ton chemin ! »

A sa voix se leva le prince des Aèdes,
Et son Luth animé, plein de souffles ardents,
Si douloureusement vibra sous ses doigts raides,

Que les tigres rayés et les lions grondants
Le suivaient attendris, et lui faisaient cortège,
Doux, avec des lambeaux de chair entre les dents.

Chœur monstrueux conduit par un divin Chorège !
Les grands pins, pour mieux voir l’étrange défilé,
En cadence inclinaient leurs fronts chargés de neige.

Les gouttes de son sang sur le Luth étoilé
Brillaient. Charmant sa peine au son des notes lentes,.
L’Aède, fils du Ciel, se sentit consolé :

Car tout son cœur chantait dans les cordes sanglantes.



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QUILOA & MONBASA – Francisco De Almeida – OS LUSIADAS V-45- LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – É do primeiro Ilustre

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-45 LES LUSIADES V-45
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Kilwa Kisiwani – Kilwa – Quiloa en 1572
(actuelle district de Kilwa en Tanzanie)

(http://commons.wikimedia.org/wiki/File:City_of_Kilwa,_1572.jpg)
Francisco de Almeida
(1540-1510)
Militaire et explorateur portugais
vice-roi des Indes portugaises chargé de l’expansion du commerce dans l’océan Indien

*********

-« É do primeiro Ilustre, que a ventura
– « Et de Francisco de Almeida, premier Illustre,
Com fama alta fizer tocar os Céus,
Qui par sa grande renommée atteindra les cieux,
Serei eterna e nova sepultura,
Je serai l’éternelle et nouvelle sépulture,
Por juízos incógnitos de Deus.
De par les jugements impénétrables de Dieu.
Aqui porá da Turca armada dura
Ici il déposera des Turcs combattifs et sévères
Os soberbos e prósperos troféus;
Les trophées superbes et prospères ;
Comigo de seus danos o ameaça
Par moi d’autres dommages le menacent
A destruída Quíloa com Mombaça.
Pour Quiloa détruite avec Mombasse*.

[* Monbaça – Monbasa – anciennement Monbasse en français]
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BLEU – POÈME DE NIKOLOZ BARATACHVILI – ნიკოლოზ ბარათაშვილი – ცისა ფერს, ლურჯსა ფერს… 1841

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POÈME DE NIKOLOZ BARATASHVILI
POÈME DE NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI NIKOLOZ BARATASHVILI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI - POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI NIKOLOZ BARATASHVILI

____________________________________________________________

POÉSIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

Nikoloz Baratachvili

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

__________________________________________________________________

BLEU
ცისა ფერს, ლურჯსა ფერს…
1841

___________________________

Ivan Aïvazovski, Débarquement de la flotte de Raïevski à Soubashi,1839

****************

ცისა ფერს, ლურჯსა ფერს,
Le ciel a sa couleur, la couleur bleue,
პირველად ქმნილსა ფერს
La première couleur de la création
და არ ამ ქვეყნიერს,
Que j’ai reconnue en venant au monde,
სიყრმიდგან ვეტრფოდი.
Et que j’ai aimée depuis profondément.

*

და ახლაც, როს სისხლი
Et même maintenant, si proche
მაქვს გაციებული,
D’un nouveau voyage,
ვფიცავ მე — არ ვეტრფო
Je le jure – je ne renierai
არ ოდეს ფერსა სხვას.
Jamais cette couleur.

*

თვალებში მშვენიერს
Tes yeux magnifiques
ვეტრფი მე ცისა ფერს;
ont aussi la couleur du ciel ;
მოსრული იგი ცით
C’est dans ton profond regard
გამოკრთის სიამით.
Que j’ai fait mes plus beaux rêves.

*

ფიქრი მე სანატრი
Je me crois aérien
მიმიწვევს ცისა ქედს,
Quand ils m’invitent sur la crête du ciel,
რომ ეშხით დამდნარი
Loin des sombres vallées de la terre
შევერთო ლურჯსა ფერს.
Je me baigne dans le bleu.

*

მოვკვდები — ვერ ვნახავ
Quand je mourrai – je ne veux voir
ცრემლსა მე მშობლიურს, —
Aucune larme s’écouler, –
მის ნაცვლად ცა ლურჯი
Mais des gouttelettes de joie
დამაფრქვევს ცვარს ციურს!
Danser dans le bleu du ciel !

*


სამარეს ჩემსა, როს
Autour de ma tombe
გარს ნისლი მოეცვას —
S’enroulera un lourd brouillard –
იგიცა შესწიროს
Se déposeront alors les flocons de neige bleutés
ციაგმან ლურჯსა ცას!.
Tel un sacrifice du ciel !

**************

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TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE – Poème de Jacky Lavauzelle

TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE

Tous les péchés du monde Poème Jacky Lavauzelle
Photo Jacky Lavauzelle

*A hipótese do homem TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poème

*
L’HYPOTHESE DE L’HOMME


****
TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE

Poème

**

Le chat qui descend l’escalier
Vient de saloper les ombres de la lune
Ce soir
C’est lui !
C’est lui qui s’est pris pour un agneau de Dieu !
Une pantoufle est tombée puis un opulent craquement
Une première et innocente gouttelette
Sur mon front
Tous les péchés du monde se sont ensuite déversés
D’une hauteur infinie
Dans un fracas du diable
De tempête sacrée et de foudre suppliciée
Comme ça !
 Un clown et un cygne ont refermé la marche
Une araignée au chapelet pendu a retissé la toile
Avec deux ou trois nuages qui passaient par là
 Il ne restait plus rien
Un ciel vide
Sans aucune obscurité
Ni angoisse
 Un ciel qui se rendait compte que tout ça allait bien trop loin
Que ça finirait mal
Mais que faire ?
 Le chat a sali les ombres de la lune
A ruiné le ciel
Vidé les phobies du monde et des cœurs
Vidé les troubles obsessionnels compulsifs
Et s’est recouché
Paisiblement
Sans d’autres paniques que de paresser ensuite
 Les romans sont redevenus des arbres
Ou des papillons de candeur
Les conserves des fringants poissons
Ou des cœurs d’azur
Nos cœurs sont redevenus des âmes
Ou des vauriens mal peignés
A la passion de travers
Le chat remonte l’escalier
Que peut-il encore se passer ?

******************

TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE
*

Version Portugaise

TODOS OS PECADOS DO MUNDO

TODOS OS PECADOS DO MUNDO - Poema Jacky Lavauzelle

Version Italienne

TUTTI I PECCATI DEL MONDO

TUTTI I PECCATI DEL MONDO Poesia di Jacky Lavauzelle
****TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE- Jacky Lavauzelle

CIEL ET TERRE Poème de CYPRIAN NORWID – NIEBO I ZIEMIA

***
Dzieła Cyprjana Norwida

Traduction Jacky Lavauzelle*******

**
Cyprian Norwid poèmes
**

LITTERATURE POLONAISE
POESIE POLONAISE

CYPRIAN NORWID
1757-1841
Traduction Jacky Lavauzelle

**

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES POLONAIS

NIEBO I ZIEMIA
CIEL ET TERRE

**

**

 

Traduction Jacky Lavauzelle


***

Cyprian Norwid Traduction Jacky Lavauzelle
Copernic par Jan Matejko

 

 

„Rzeczywistym bądź! Co ci się wciąż o niebie troi,
« Sois vrai ! Ne pense pas au ciel,
Podczas gdy grób prądami nieustannemi
  Alors que la tombe est là
   Kości twoich, prochów twych pożąda!»
 Qui attend tes os et tes cendres ! »

— Oh! tak! — Wszelako, gdziekolwiek człowiek stoi,
Oh! oui! – Cependant, partout où l’homme se tient,
O wielekroć więcej niebios ogląda,
Plus de cieux s’offrent à lui,
Niżeli ziemi.
Que de terre.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
**********************
***

Traduction Jacky Lavauzelle

*************************

La Pologne est la Niobé des nations

« Il est un peuple, de nos jours, qui trouve dans l’alliance du patriotisme et de la religion le principe et comme la garantie de son existence. La compression étrangère n’a fait que l’affermir dans ce double culte. Sous cette douloureuse, mais féconde influence, s’est développée toute une poésie énergique et neuve, empreinte d’un mysticisme étrange, et qui puise ses inspirations dans ce qu’il y a de plus sacré, de plus vivace au cœur de l’homme. Ce peuple, c’est le peuple polonais. Depuis bien des années déjà, il travaille à la réédification de sa nationalité. Son courage est infatigable. S’il s’affaisse un moment sous le nombre, c’est pour se relever bientôt plus ardent à la lutte. Prêtres et vieillards, guerriers et poètes, tous marchent ici dans une même pensée, tous combattent et meurent sous un même drapeau. Héroïque infortune ! persévérance plus héroïque encore ! La Pologne est la Niobé des nations, mais c’est une Niobé qui ne connaît pas le désespoir. Ses victoires, ses crises intestines, ses déceptions sanglantes, rien n’a encore pu entamer sa robuste foi dans l’avenir. Du milieu des ruines qui l’entourent se dresse indestructible sa confiance en ses destinées, et sa littérature contemporaine, littérature active et militante, bulletin magnifique de ses défaites, est l’expression vivante de son martyre et de son espérance.

On ne s’explique bien cette toute-puissance que lorsqu’on se rend compte de l’action qu’a exercée de tout temps la poésie en Pologne. Nous ne nous arrêterons pas à cette poésie primitive de contes et de légendes, à cette littérature que Michiewicz a appelée fossile ou latente, « parce qu’elle est déposée tout entière dans l’ame du peuple et n’apparaît que rarement à la surface de la publicité. » Nous ne ferons que mentionner en passant le chant de Boga Rodzica, Dziwica (Vierge, mère de Dieu). Ce chant, que les soldats entonnaient avant les batailles et qui témoigne de l’alliance qui existait dès-lors entre l’esprit religieux et l’esprit militaire, est regardé comme le plus ancien monument de la langue polonaise. La véritable littérature pour la Pologne commence avec la renaissance des lettres en Europe. L’époque jagellonienne (1386-1572), appelée l’âge d’or de la poésie et de la science, voit naître alors de grands écrivains dans les trois frères Kochanowski, dont Jean porte à juste titre le nom de prince des poètes. Les deux autres, Nicolas et Pierre, ont laissé, le premier des poésies légères, le second la plus parfaite traduction qu’on ait en langue polonaise des poèmes de l’Arioste et du Tasse. Cette époque donne également naissance à Gornicki, l’historien publiciste, à Rey, le Montaigne de la Pologne, à Szymonowicz, et à quelques autres écrivains qui se distinguent surtout par l’élégance de la diction. Dès-lors, la langue se fixe dans toutes ses parties. Néanmoins c’est sous la dynastie élective des Waza (1587-1669) que la littérature polonaise devait rencontrer son plus glorieux représentant. Pierre Skarga, tribun religieux, sermonnaire politique, nous offre l’idéal du prêtre et du patriote. Ses ouvrages respirent une véhémente éloquence. Venu dans l’épanouissement d’un siècle de prospérité, il ne se laissa point éblouir ; son génie, au milieu des splendeurs du présent, prévoyait les malheurs qui, deux cents ans plus tard, devaient fondre sur la Pologne. Il sentait que la société était minée dans ses fondemens, et qu’elle perdait l’avenir en perdant les anciennes vertus. L’égoïsme et l’orgueil, en effet, avaient remplacé le dévouement et le sacrifice ; l’enthousiasme, cette ame de la nation, allait s’éteignant dans les coeurs. A ce spectacle, saisi de colère, de douleur, et comme pénétré de l’esprit de prophétie, Skarga se lève et annonce les désastres futurs ; il se lamente et maudit ; il exalte le patriotisme ; il rappelle le passé ; il parle de la patrie, non de cette patrie dont l’amour ne consiste que dans l’attachement au sol natal, mais de la patrie selon les idées slaves, de cette société idéale et fraternelle dont la divine pensée a été déposée dans le sein d’un peuple pour être un jour par lui fécondée et réalisée… »

Revue des Deux Mondes
Tome 15, 1846
A. L.
De la poésie polonaise

Cyprian Kamil Norwid
Dzieło Cyprian Kamil Norwid
Œuvre de Cyprian Kamil Norwid

Traduction Jacky Lavauzelle
Cyprian Norwid par Józef Łoskoczyński (1857-1928)

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE – literatura polska

Cyprian Norwid

************************************************

HEINRICH HEINE PROLOGUE – PROLOG (Voyage au Harz des Reisebilder – Aus der Harzreise – 1824)

LITTERATURE ALLEMANDE






Christian Johann Heinrich Heine




*

Schwarze Röcke, seidne Strümpfe,
Jupes noires, bas de soie,
Weiße, höfliche Manschetten,
Poignets blancs, polis,
Sanfte Reden, Embrassieren –
Discours convenus, embrassades –
 Ach, wenn sie nur Herzen hätten!
Oh, si seulement ils avaient un cœur !

*

Herzen in der Brust, und Liebe,
Des cœurs dans la poitrine, et de l’amour,
 Warme Liebe in dem Herzen –
Un amour chaleureux dans le cœur…
  Ach, mich tötet ihr Gesinge
Ah, leur artifice me tue
Von erlognen Liebesschmerzen.
De douleur pour cet amour mensonger.

*

Auf die Berge will ich steigen,
Je veux escalader les montagnes,
Wo die frommen Hütten stehen,
Où se trouvent les pieuses baraques,
Wo die Brust sich frei erschließet,
Où la poitrine s’ouvre librement,
 Und die freien Lüfte wehen.
Où glisse un air libre.




*

Auf die Berge will ich steigen,
Je veux gravir les montagnes,
Wo die dunklen Tannen ragen,
Où les noirs sapins dominent,
Bäche rauschen, Vögel singen,
Où les ruisseaux dévalent, où chantent les oiseaux,
Und die stolzen Wolken jagen.
Où les nuages courent fièrement.

*

Lebet wohl, ihr glatten Säle!
Adieu, lisses salons !
  Glatte Herren, glatte Frauen!
Hommes lisses, femmes lisses !
Auf die Berge will ich steigen,
Je veux escalader les montagnes,
Lachend auf euch niederschauen.
Et rire de vous voir insignifiants.




***
HEINRICH HEINE