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TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE – Poème de Jacky Lavauzelle

TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE

Tous les péchés du monde Poème Jacky Lavauzelle
Photo Jacky Lavauzelle

*A hipótese do homem TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poème

*
L’HYPOTHESE DE L’HOMME


****
TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE

Poème

**

Le chat qui descend l’escalier
Vient de saloper les ombres de la lune
Ce soir
C’est lui !
C’est lui qui s’est pris pour un agneau de Dieu !
Une pantoufle est tombée puis un opulent craquement
Une première et innocente gouttelette
Sur mon front
Tous les péchés du monde se sont ensuite déversés
D’une hauteur infinie
Dans un fracas du diable
De tempête sacrée et de foudre suppliciée
Comme ça !
 Un clown et un cygne ont refermé la marche
Une araignée au chapelet pendu a retissé la toile
Avec deux ou trois nuages qui passaient par là
 Il ne restait plus rien
Un ciel vide
Sans aucune obscurité
Ni angoisse
 Un ciel qui se rendait compte que tout ça allait bien trop loin
Que ça finirait mal
Mais que faire ?
 Le chat a sali les ombres de la lune
A ruiné le ciel
Vidé les phobies du monde et des cœurs
Vidé les troubles obsessionnels compulsifs
Et s’est recouché
Paisiblement
Sans d’autres paniques que de paresser ensuite
 Les romans sont redevenus des arbres
Ou des papillons de candeur
Les conserves des fringants poissons
Ou des cœurs d’azur
Nos cœurs sont redevenus des âmes
Ou des vauriens mal peignés
A la passion de travers
Le chat remonte l’escalier
Que peut-il encore se passer ?

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TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE
*

Version Portugaise

TODOS OS PECADOS DO MUNDO

TODOS OS PECADOS DO MUNDO - Poema Jacky Lavauzelle

Version Italienne

TUTTI I PECCATI DEL MONDO

TUTTI I PECCATI DEL MONDO Poesia di Jacky Lavauzelle
****TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE- Jacky Lavauzelle

CIEL ET TERRE Poème de CYPRIAN NORWID – NIEBO I ZIEMIA

***
Dzieła Cyprjana Norwida

Traduction Jacky Lavauzelle*******

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Cyprian Norwid poèmes
**

LITTERATURE POLONAISE
POESIE POLONAISE

CYPRIAN NORWID
1757-1841
Traduction Jacky Lavauzelle

**

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES POLONAIS

NIEBO I ZIEMIA
CIEL ET TERRE

**

**

 

Traduction Jacky Lavauzelle


***

Cyprian Norwid Traduction Jacky Lavauzelle
Copernic par Jan Matejko

 

 

„Rzeczywistym bądź! Co ci się wciąż o niebie troi,
« Sois vrai ! Ne pense pas au ciel,
Podczas gdy grób prądami nieustannemi
  Alors que la tombe est là
   Kości twoich, prochów twych pożąda!»
 Qui attend tes os et tes cendres ! »

— Oh! tak! — Wszelako, gdziekolwiek człowiek stoi,
Oh! oui! – Cependant, partout où l’homme se tient,
O wielekroć więcej niebios ogląda,
Plus de cieux s’offrent à lui,
Niżeli ziemi.
Que de terre.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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***

Traduction Jacky Lavauzelle

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La Pologne est la Niobé des nations

« Il est un peuple, de nos jours, qui trouve dans l’alliance du patriotisme et de la religion le principe et comme la garantie de son existence. La compression étrangère n’a fait que l’affermir dans ce double culte. Sous cette douloureuse, mais féconde influence, s’est développée toute une poésie énergique et neuve, empreinte d’un mysticisme étrange, et qui puise ses inspirations dans ce qu’il y a de plus sacré, de plus vivace au cœur de l’homme. Ce peuple, c’est le peuple polonais. Depuis bien des années déjà, il travaille à la réédification de sa nationalité. Son courage est infatigable. S’il s’affaisse un moment sous le nombre, c’est pour se relever bientôt plus ardent à la lutte. Prêtres et vieillards, guerriers et poètes, tous marchent ici dans une même pensée, tous combattent et meurent sous un même drapeau. Héroïque infortune ! persévérance plus héroïque encore ! La Pologne est la Niobé des nations, mais c’est une Niobé qui ne connaît pas le désespoir. Ses victoires, ses crises intestines, ses déceptions sanglantes, rien n’a encore pu entamer sa robuste foi dans l’avenir. Du milieu des ruines qui l’entourent se dresse indestructible sa confiance en ses destinées, et sa littérature contemporaine, littérature active et militante, bulletin magnifique de ses défaites, est l’expression vivante de son martyre et de son espérance.

On ne s’explique bien cette toute-puissance que lorsqu’on se rend compte de l’action qu’a exercée de tout temps la poésie en Pologne. Nous ne nous arrêterons pas à cette poésie primitive de contes et de légendes, à cette littérature que Michiewicz a appelée fossile ou latente, « parce qu’elle est déposée tout entière dans l’ame du peuple et n’apparaît que rarement à la surface de la publicité. » Nous ne ferons que mentionner en passant le chant de Boga Rodzica, Dziwica (Vierge, mère de Dieu). Ce chant, que les soldats entonnaient avant les batailles et qui témoigne de l’alliance qui existait dès-lors entre l’esprit religieux et l’esprit militaire, est regardé comme le plus ancien monument de la langue polonaise. La véritable littérature pour la Pologne commence avec la renaissance des lettres en Europe. L’époque jagellonienne (1386-1572), appelée l’âge d’or de la poésie et de la science, voit naître alors de grands écrivains dans les trois frères Kochanowski, dont Jean porte à juste titre le nom de prince des poètes. Les deux autres, Nicolas et Pierre, ont laissé, le premier des poésies légères, le second la plus parfaite traduction qu’on ait en langue polonaise des poèmes de l’Arioste et du Tasse. Cette époque donne également naissance à Gornicki, l’historien publiciste, à Rey, le Montaigne de la Pologne, à Szymonowicz, et à quelques autres écrivains qui se distinguent surtout par l’élégance de la diction. Dès-lors, la langue se fixe dans toutes ses parties. Néanmoins c’est sous la dynastie élective des Waza (1587-1669) que la littérature polonaise devait rencontrer son plus glorieux représentant. Pierre Skarga, tribun religieux, sermonnaire politique, nous offre l’idéal du prêtre et du patriote. Ses ouvrages respirent une véhémente éloquence. Venu dans l’épanouissement d’un siècle de prospérité, il ne se laissa point éblouir ; son génie, au milieu des splendeurs du présent, prévoyait les malheurs qui, deux cents ans plus tard, devaient fondre sur la Pologne. Il sentait que la société était minée dans ses fondemens, et qu’elle perdait l’avenir en perdant les anciennes vertus. L’égoïsme et l’orgueil, en effet, avaient remplacé le dévouement et le sacrifice ; l’enthousiasme, cette ame de la nation, allait s’éteignant dans les coeurs. A ce spectacle, saisi de colère, de douleur, et comme pénétré de l’esprit de prophétie, Skarga se lève et annonce les désastres futurs ; il se lamente et maudit ; il exalte le patriotisme ; il rappelle le passé ; il parle de la patrie, non de cette patrie dont l’amour ne consiste que dans l’attachement au sol natal, mais de la patrie selon les idées slaves, de cette société idéale et fraternelle dont la divine pensée a été déposée dans le sein d’un peuple pour être un jour par lui fécondée et réalisée… »

Revue des Deux Mondes
Tome 15, 1846
A. L.
De la poésie polonaise

Cyprian Kamil Norwid
Dzieło Cyprian Kamil Norwid
Œuvre de Cyprian Kamil Norwid

Traduction Jacky Lavauzelle
Cyprian Norwid par Józef Łoskoczyński (1857-1928)

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE – literatura polska

Cyprian Norwid

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HEINRICH HEINE PROLOGUE – PROLOG (Voyage au Harz des Reisebilder – Aus der Harzreise – 1824)

LITTERATURE ALLEMANDE






Christian Johann Heinrich Heine




*

Schwarze Röcke, seidne Strümpfe,
Jupes noires, bas de soie,
Weiße, höfliche Manschetten,
Poignets blancs, polis,
Sanfte Reden, Embrassieren –
Discours convenus, embrassades –
 Ach, wenn sie nur Herzen hätten!
Oh, si seulement ils avaient un cœur !

*

Herzen in der Brust, und Liebe,
Des cœurs dans la poitrine, et de l’amour,
 Warme Liebe in dem Herzen –
Un amour chaleureux dans le cœur…
  Ach, mich tötet ihr Gesinge
Ah, leur artifice me tue
Von erlognen Liebesschmerzen.
De douleur pour cet amour mensonger.

*

Auf die Berge will ich steigen,
Je veux escalader les montagnes,
Wo die frommen Hütten stehen,
Où se trouvent les pieuses baraques,
Wo die Brust sich frei erschließet,
Où la poitrine s’ouvre librement,
 Und die freien Lüfte wehen.
Où glisse un air libre.




*

Auf die Berge will ich steigen,
Je veux gravir les montagnes,
Wo die dunklen Tannen ragen,
Où les noirs sapins dominent,
Bäche rauschen, Vögel singen,
Où les ruisseaux dévalent, où chantent les oiseaux,
Und die stolzen Wolken jagen.
Où les nuages courent fièrement.

*

Lebet wohl, ihr glatten Säle!
Adieu, lisses salons !
  Glatte Herren, glatte Frauen!
Hommes lisses, femmes lisses !
Auf die Berge will ich steigen,
Je veux escalader les montagnes,
Lachend auf euch niederschauen.
Et rire de vous voir insignifiants.




***
HEINRICH HEINE

EMILY BRONTË (1846) No Coward Soul Is Mine – L’ÂME ARDENTE

LITTERATURE ANGLAISE -English Literature – English poetry

*******

 

EMILY BRONTË
30 July 1818 – 19 December 1848
30 Juillet 1818 – 19 décembre 1848

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


******




No Coward Soul Is Mine

L’ÂME ARDENTE

1846

 




No coward soul is mine
Mon âme n’est pas lâche
No trembler in the world’s storm-troubled sphere
Elle ne tremble pas dans ce tumultueux monde troublé
I see Heaven’s glories shine
Je vois scintiller les gloires du Ciel
And Faith shines equal arming me from Fear
Et la Foi brille tout autant en m’apaisant contre la Peur

*

O God within my breast
O Dieu dans ma poitrine
Almighty ever-present Deity
Déité omnipotente, omniprésente
Life, that in me hast rest,
La vie, en moi, s’apaise,
As I Undying Life, have power in Thee
Comme, Immortelle Vie, j’ai force en Toi






*

Vain are the thousand creeds
Vaines sont les mille croyances
That move men’s hearts, unutterably vain,
Qui chamboulent les cœurs des hommes, inutilement vaines,
Worthless as withered weeds
Inutiles comme des mauvaises herbes séches
Or idlest froth amid the boundless main
Ou l’écume fougueux des mers sans bornes

*

To waken doubt in one
Pour immiscer le doute en une âme
Holding so fast by thy infinity,
Collée à son infinité,
So surely anchored on
Aussi sûrement ancrée sur
The steadfast rock of Immortality.
Le ferme rocher de l’Immortalité

*

 





*

With wide-embracing love
Avec cet amour si large,
Thy spirit animates eternal years
Ton esprit anime les éternelles années
Pervades and broods above,
Au sommet, au-dessus, tout en haut,
Changes, sustains, dissolves, creates and rears
Il change, soutient, dissout, il crée, il s’ouvre

*

Though earth and moon were gone
Même si la terre et la lune étaient parties
And suns and universes ceased to be
Et les soleils et les univers avaient cessé d’être
And Thou wert left alone
Et qu’il ne resterait que Toi
Every Existence would exist in thee
Toute existence existerait en toi




There is not room for Death
Il n’y a pas de place pour la Mort
Nor atom that his might could render void
Ni atome que sa puissance pourrait éclater
Since thou art Being and Breath
Puisque tu es Être et Souffle
And what thou art may never be destroyed.
Et que ce que tu es ne peut jamais être détruit.


*******

SUPPLEMENT

LES SOEURS BRONTË
EN 1846
LA CONDUITE DE BRANWELL
LE TERRIBLE HIVER 1846

« 3 mars 1846. J’entrai dans la chambre de Branwell pour lui parler, une heure environ après mon retour : ce fut peine perdue. J’aurais pu m’épargner cet embarras : il ne fit pas attention à moi ; et ne me répondit pas ; il était stupéfié. Mes craintes n’étaient pas vaines. J’apprends que pendant mon absence il s’est procuré un souverain sous prétexte de payer une dette ; il est sorti immédiatement, a fait changer le souverain à la première taverne, et en a fait l’emploi que vous pouvez supposer. *** a conclu son rapport en disant que c’était un être désespéré, ce qui n’est que trop vrai. Dans son état présent, il est presque impossible de rester dans la même chambre que lui. Ce que l’avenir nous réserve, je ne le sais pas. »

« 31 mars 1846. Papa continue d’aller assez bien, sauf les fréquents chagrins que lui cause la misérable conduite de Branwell. Ici il n’y a de changement qu’en pis… »

 






« 19 décembre 1846…… J’espère que vous n’êtes pas complètement gelée ; le froid est ici terrible. Je ne me rappelle pas un tel hiver ; il est digne du pôle. L’Angleterre, dirait-on, a glissé dans la zone arctique ; le ciel semble couvert de glace, la terre est gelée, le vent est pénétrant comme une lame à double tranchant. Nous avons eu, en conséquence de cette température, des rhumes et des toux terribles. La pauvre Anne a souffert cruellement de son asthme ; maintenant elle va beaucoup mieux. Il y a eu deux nuits la semaine dernière où sa toux et sa difficulté de respirer faisaient peine à voir et à entendre, et où elle a dû beaucoup souffrir ; elle supporte cela comme elle supporte toutes les afflictions, sans se plaindre, en se contentant de soupirer de temps à autre, lorsque la douleur est trop vive. Elle a un héroïsme de résignation extraordinaire ; je l’admire, mais je ne saurais l’imiter.

Vous dites que je dois avoir des masses de choses à vous raconter que voulez-vous que je vous raconte ; il ne se passe rien ici, rien qui soit d’une nature agréable à raconter. Un petit incident est venu la semaine dernière nous rappeler à la vie ; mais s’il ne vous donne pas plus de plaisir qu’il ne nous en a donné, vous n’aurez pas à me remercier de vous en avoir fait part. Cet incident était tout simplement l’arrivée d’un officier du shérif qui était venu rendre une visite à B… pour l’inviter à payer ses dettes, ou à faire un tour à York. Nécessairement il a fallu payer ses dettes. Il n’est pas agréable de perdre ainsi de l’argent de temps à autre ; mais à quoi servirait-il d’insister sur ce sujet ? Cela ne le rendra pas meilleur. »

Émile Montégut
critique français (1825 – 1895)
Miss Brontë, sa Vie et ses Œuvres
II. — La Vie littéraire et la Mort de Miss Brontë
Revue des Deux Mondes
2e, tome 10, 1857






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LES TROIS SOEURS BRONTË
par/by Branwell Brontë
From left to right: Anne, Emily and Charlotte
De gauche à droite : Anne, Emily et Charlotte

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CAMOES OS LUSIADAS III-22 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-22 LES LUSIADES III-22
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-22

OS LUSIADAS III-22

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  22
Strophe 22

III-22

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-22
LES LUSIADES III-22

 *****

« Desta o pastor nasceu, que no seu nome
« D’elle, le pasteur Viriate est né, qui par son nom
 Se vê que de homem forte os feitos teve;
Montre combien les actes furent ceux d’un vaillant homme ;
   Cuja fama ninguém virá que dome,
Dont la renommée ne sera dépassée,
  Pois a grande de Roma não se atreve.
Car la grande Rome n’ose s’y risquer.
Esta, o velho que os filhos próprios come
  A ceci, le vieux Chronos qui dévore ses propres enfants
  Por decreto do Céu, ligeiro e leve,
Par décret du ciel, léger et leste,
   Veio a fazer no mundo tanta parte,
Est venu dans le monde lui donner une bonne part,
 Criando-a Reino ilustre; e foi desta arte:
 Créant le Royaume illustre; et cet art fut fait ainsi :

****

NOTE SUR
LE BERGER VIRIATE

« Un Pseudo-Persée, qui se disait fils de Persée, souleva la Macédoine à la tête d’une troupe d’esclaves, et, malgré son armée de seize mille hommes, fut vaincu par le questeur Tremellius. A la même époque, Metellus obtint de brillants succès en Celtibérie contre les Espagnols. Q. Pompeius vint le remplacer. Peu de temps après, on envoya aussi Q. Caepion pour soutenir la même guerre que faisait aux Romains, en Lusitanie, un certain Viriate, bientôt massacré par les siens, effrayés de l’arrivée de Caepion ; Viriate avait, pendant quatorze années, tenu les Espagnes en état de rébellion contre les Romains. Pâtre d’abord, puis chef de brigands, il finit par soulever contre Rome tant de peuples redoutables, qu’il passait pour le libérateur de l’Espagne. Comme ses meurtriers demandaient un salaire au consul Caepion,  » Jamais, leur répondit-il, les Romains n’ont approuvé le massacre d’un général par ses soldats. « 

Eutrope
Abrégé de l’histoire romaine
Trad. Dubois – 1865
Livre IV – 7
Des guerres de Macédoine à celle de Jugurtha
(200 à 105 av. J.-C.)

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-22 LES LUSIADES III-22
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-21 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-21 LES LUSIADES III-21
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-21

OS LUSIADAS III-21

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  21
Strophe 21

III-21

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-21
LES LUSIADES III-21

 *****

« Esta é a ditosa pátria minha amada,
« Ceci est ma patrie bénie bien-aimée,
A qual se o Céu me dá que eu sem perigo
 Et si le Ciel me permet d’y revenir 
Torne, com esta empresa já acabada,
 Une fois mon entreprise terminée,
Acabe-se esta luz ali comigo.
J’espère pouvoir y reposer en paix.
Esta foi Lusitânia, derivada
 Il s’agit de la Lusitanie, nom dérivé
De Luso, ou Lisa, que de Baco antigo
De Luso, ou Lysa, qui, de l’antique Bacchus,
Filhos foram, parece, ou companheiros,
 Furent les enfants, paraît-il, ou les compagnons,
 E nela então os Íncolas primeiros.
Et les premiers à y habiter.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-21 LES LUSIADES III-21
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES III-20
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-20

OS LUSIADAS III-20

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  20
Strophe 20

III-20

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20
LES LUSIADES III-20

 *****

« Eis aqui, quase cume da cabeça
«Ici, se trouve, comme le sommet de la tête
De Europa toda, o Reino Lusitano,
De toute l’Europe, le Royaume Lusitanien,
Onde a terra se acaba e o mar começa,
Là où la terre finit et la mer commence,
E onde Febo repousa no Oceano.
Là où Phébus repose dans l’océan.
Este quis o Céu justo que floresça
Là où le juste Ciel aiguisa
Nas armas contra o torpe Mauritano,
Ses armes contre le pouilleux Mauritanien,
Deitando-o de si fora, e lá na ardente
Là où il le rejeta, et qui, jusque dans l’ardente
África estar quieto o não consente.
Afrique, l’accula.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES III-20
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-112

OS LUSIADAS II-112

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  112
Strophe 112

II-112

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112  
LES LUSIADES II-112

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« Cometeram soberbos os Gigantes,
« Remplis de superbe, les Géants
Com guerra vã, o Olimpo claro e puro;
Firent une vaine guerre à la claire et pure Olympe ;
Tentou Pirítoo e Teseu, de ignorantes,
Pirithoos et Thésée tentèrent de pénétrer, ignorants,
O Reino de Plutão horrendo e escuro.
Le Royaume de Pluton, horrible et obscure.
 Se houve feitos no mundo tão possantes,
Il ne peut se trouver dans le monde une si grande puissance,
 Não menos é trabalho ilustre e duro,
Et une œuvre si illustre et si ardue,
Quanto foi cometer Inferno o Céu,
Comme, pour eux, d’affronter l’Enfer et le ciel,
  Que outrem cometa a fúria de Nereu.
Que, pour vous, de lutter contre la fureur de Nérée.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-112
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES LES LUSIADES II-72 OS LUSIADAS

LUIS DE CAMOES OS CAMOES LES LUSIADES
OS LUSIADAS II-72 LES LUSIADES II-72
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-72

OS LUSIADAS II-72

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  72
Strophe 72

II-72

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS
LES LUSIADES II-72

 *****

Era no tempo alegre, quando entrava
Nous étions au cœur du riant printemps
No roubador de Europa a luz Febeia,
Où le ravisseur d’Europe, Jupiter, rencontre la lumière de Phébus,
Quando um e outro corno lhe aquentava,
Quand l’une et l’autre corne s’embrasaient,
E Flora derramava o de Amalteia:
Et quand Flore verse la corne d’abondance d’Amalthée :
A memória do dia renovava
La mémoire du jour est ramenée
O pressuroso Sol, que o Céu rodeia,
Par le rapide Soleil que le Ciel entraîne,
Em que Aquele, a quem tudo está sujeito,
Où Celui, à qui tout est soumis,
O selo pôs a quanto tinha feito;
Appose le sceau sur sa création ;

Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 3

***

Voir aussi article
La sculpture du Bernin à la Galerie Borghèse montrant la chèvre Amalthée nourrissant Jupiter

BERNINI : La Chèvre Amalthée
GALERIE BORGHESE
Capra Amaltea GALLERIA BORGHESE
The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

****

DIDEROT
L’ENCYCLODEDIE
1ère édition – 1751
AMALTHÉE
c’est le nom de la chevre qui allaita Jupiter, & que ce dieu par reconnoissance plaça parmi les astres. Les Grecs ont fait d’une de ses cornes leur corne d’abondance.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS LES LUSIADES II-72

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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CAMOES LUSIADES II-65 OS LUSIADAS

LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS II-65 LES LUSIADES II-65
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-65

OS LUSIADAS II-65

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  65
Strophe 65

II-65

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-65
OS LUSIADAS II-65

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« Dai velas, disse, dai ao largo vento,
« Donne les voiles, ajouta-t-il, donne-les au vent généreux,
Que o Céu nos favorece e Deus o manda;
 Car le Ciel nous favorise et Dieu le demande ;
Que um mensageiro vi do claro assento
Un messager que j’ai vu dans les lieux de lumière
Que só em favor de nossos passos anda. »
 Vient seulement pour favoriser notre entreprise ».
 Alevanta-se nisto o movimento
Ils amorcent le mouvement
Dos marinheiros, de uma e de outra banda;
Les marins, de l’une et l’autre bande ;
Levam gritando as âncoras acima,
Ils hissent les ancres en levant la voix,
  Mostrando a ruda força, que se estima.
Affichant cette force rude que tout un chacun respecte.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-65
OS LUSIADAS II-65

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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LUIS DE CAMOES LUSIADES