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LA COLLISION DES PLANETES – GALAKTION TABIDZE -ეჯახებიან პლანეტები ერთი მეორეს

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POÈME DE GALAKTION TABIDZE
გალაკტიონ ტაბიძე
LITTÉRATURE GÉORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POÉSIE GÉORGIENNE
ქართული პოეზია

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Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

Poème de Ilia Tchavtchavadze

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GALAKTION TABIDZE
გალაკტიონ ტაბიძე

17 novembre 1891 – 17 mars 1959
17 ნოემბერი 1891 – 17 მარტი 1959

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COLLISION DES PLANETES
ეჯახებიან პლანეტები ერთი მეორეს
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რბიან დღეები. სული დაეძებს უშორეს ხაზებს,
Courent les jours. L’âme cherche les plus lointaines lignes,
სივრცეებს მზეთა უშორესთა სპექტრო ანაზებს,
Et le spectre spectaculaire de la lumière du soleil,…


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LA VIE – Poème de FLORBELA ESPANCA – A VIDA – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LA VIE
A VIDA
Poème paru dans
« 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

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Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Утро, Matin, Manhã, 1897

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É vão o amor, o ódio, ou o desdém;
Vains sont l’amour, la haine ou le dédain ;
Inútil o desejo e o sentimento…
Inutiles sont le désir et le sentiment …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA
POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

La Haine ? – Poème de Florbela Espanca – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LA HAINE ?
Ódio?
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

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L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

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Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,…



*

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

QU’IMPORTE ? – Poème de FLORBELA ESPANCA – Que Importa?… – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA ?…
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

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Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi…

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

FANATISME – Poème de FLORBELA ESPANCA – FANATISMO -1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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FANATISME
FANATISMO
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

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Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

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Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir…



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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

ÊTRE POÈTE – Poème de FLORBELA ESTANCA – SER POETA – 1930

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

Poème paru dans
« Charneca em Flor »
1930

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Ser Poeta é ser mais alto, é ser maior
Être poète, c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!
Que les hommes ! Mordre comme l’on donne un baiser !…

*

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES COPLAS DE AUGUSTO FERRAN Y FORNIES – LAS COPLAS – Augusto Ferrán – LA SOLEDAD – LA SOLITUDE -1861

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

Una copla es una composición poética que, por lo general, consiste en cuatro versos (usualmente octosílabos).
Une copla est une composition poétique composée généralement de quatre versets (généralement octosyllabique).
La copla se retrouve dans de nombreuses chansons populaires espagnoles ainsi que dans la littérature de langue espagnole.

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE ESPAGNOLE
POÉSIE ESPAGNOLE
LITERATURA ESPAÑOLA
POESÍA ESPAÑOLA


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Augusto Ferrán
AUGUSTO FERRAN Y FORNIES
poeta español
Madrid 27 juillet 1835 – Madrid 2 avril 1880
Madrid, 27 de julio de 1835 – Madrid, 2 de abril de 1880
******************

Le Greco, El Greco
Vue de Tolède sous l’orage, 1596-1600, Metropolitan Museum of Art, New York

LA SOLEDAD
LA SOLITUDE
Recueil
1860 – 1861

I

Las fatigas que se cantan
Les fatigues que l’on chante
son las fatigas más grandes,
sont les plus grandes fatigues,..

II

Al ver en tu sepultura
Voir sur ta tombe
las siemprevivas tan frescas,
ce feuillage persistant si frais,..

III

Los mundos que me rodean
Les mondes qui m’entourent…

IV

Los que la cuentan por años
Nombreux depuis des années..

VI

Pasé por un bosque y dije:
J’ai traversé la forêt et dis :
«aquí está la soledad…»
« la voici la solitude... »…

VII

Dos males hay en el mundo
Deux maux dans le monde
que es necesario vencer:

IX

Yo me marché al campo santo
Je suis allé au cimetière
y a voces llamé a los muertos,
et appelé les morts..

XV

La muerte ya no me espanta;
La mort ne me fait plus peur ;
tendría más que temer
j’aurais plus à craindre…
.

XVI

Si mis ojos no te dicen
Si mes yeux ne te disent pas …

XVIII

Yo no sé lo que yo tengo,
Je ne sais ce que je veux..

XXI

De mirar con demasía
A trop chercher…

XXII

Si me quieres como dices,
Si tu me veux, comme tu le dis…

XXIII

No os extrañe, compañeros,
Ne soyez pas surpris, mes amis,
que siempre cante mis penas,
que je chante toujours mes peines,…

XXIV

Hace ya muy largos años
Depuis longtemps…

XXVI

Mirando al cielo juraste
En regardant le ciel, tu as juré…

XXIX

Tu aliento es mi única vida,
Ton souffle est ma seule vie,…

XXX

Del fuego que por tu gusto
Du feu que pour toi …

XXXI

Pobre me acosté, y en sueños
pauvre je me suis endormi et dans mes rêves …

XXXII

¿Cómo quieres que yo queme
comment veux-tu que je brûle …

XXXIII

El pájaro que me diste,
L’oiseau que tu m’as donné,…

XXXVI

Si os encontráis algún día
Si un jour tu te trouves…

XXXVII

Sé que me voy a perder
Je sais que je vais me perdre…

XXXXVIII

Tengo deudas en la tierra,
J’ai des dettes sur terre,
y deudas tengo en el cielo:
et des dettes dans le ciel :…

XXXIX

En sueños te contemplaba
Dans mes rêves, je t’ai contemplée
dentro de la oscuridad,
au cœur de l’obscurité, …


Todo comenzó a brillar,
Tout a commencé à briller…

XLI

Antes piensa y después habla,
Penser avant et parler après,…

XLII

Entre un rosal y una zarza
Entre un rosier et un buisson…

XLIV

Cuando se llama a una puerta
Quand on appelle à une porte…

LII

El querer es una hoguera
La volonté est un feu de joie..

LIII

«Desde Granada a Sevilla,
« De Grenade à Séville,

LIX

¡Ay pobre de mí, que a fuerza
Ah ! Pauvre de moi, qui à force…

LX

Ánimo, corazoncito,
Courage, mon cœur,…

LVI

En el cielo hay una estrella
Il y a dans le ciel une étoile…

LVII

Levántate si te caes,
Relève-toi si tu tombes…

LIX

Por la noche pienso en ti,
La nuit je pense à toi…

Vivirá en mí tu memoria,
Ta mémoire vivra en moi, …

LX

Me desperté a media noche,
Je me suis réveillé à minuit, …

LXI

Yo me asomé a un precipicio
J’ai regardé un précipice…

LXII

Me han dicho que hay una flor,
On m’a dit qu’il existait une fleur,…

LXIII

Las pestañas de tus ojos
Les cils de tes yeux…

LXI

Yo no podría sufrir
Je ne pourrais souffrir…

LXVI

Los cantares que yo canto
Les chansons que je chante…

LXVII

No vayas tan a menudo
Ne pars pas si souvent…

LXVIIII

Niño, moriste al nacer;
Enfant, mort à la naissance ;…

LXX

Cada vez que sale el sol
Chaque fois que le soleil se lève…

LXXIV

Te he vuelto a ver, y no creas
Je t’ai revue et je ne crois pas…

LXXV

Sé que me vas a matar
Je sais que tu vas me tuer…
en vez de darme la vida:

LXXVI

Yo me he querido vengar
Je voulais me venger …

LXXVIII

En lo profundo del mar
Dans les profondeurs de la mer…

LXXXI

Escuchadme sin reparo;
Ecoute bien ceci :…

LXXXII

Ni en la muerte he de encontrar
Même dans la mort je ne trouve ….

LXXXIII

En verdad, dos son las cosas
En vérité, deux choses …

LXXXV

Cuando el reloj da las horas,
Quand l’horloge donne les heures, …

Y el pobre que anda despacio,
Et le pauvre, qui lentement marche,…

XCI

Dices que hablo mal de ti,
Tu dis que je parle mal de toi,…

XCIII

Morid contentos, vosotros
Meurs heureux, toi…

XCVIII

Cuanto más pienso en las cosas,
Plus je pense aux choses…

CV

Cuando te mueras te haré
Quand tu mourras je te ferai …

CXVII

Ahora que me estás queriendo,
Maintenant que tu m’aimes…

CXVIII

La noche oscura ya llega;
La nuit noire arrive ;…

CXXV

A la luz de las estrellas
A la lumière des étoiles …

CXXII

Tenía los labios rojos,
Ses lèvres étaient rouges, …

CXXXI

Si yo pudiera arrancar
Si je pouvais arracher …

CXXXIII

¡Ay de mí! Por más que busco
Pauvre de moi ! Plus je cherche …

CXXXVIII

Guárdate del agua mansa,
Méfiez-vous de l’eau douce,…

CXL

Caminando hacia la muerte
En marchant vers la mort…

CXLII

Todo hombre que viene al mundo
Tout homme qui vient au monde …

CXLIV
dernier copla

Los que quedan en el puerto
Ceux qui restent au port…

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TRADUCTION LITTÉRATURE ESPAGNOLE
TRADUCCIÓN DE TEXTOS EN ESPAÑOL





João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

POUR UNE HEURE D’AMOUR – Poésie de Lope de Vega – No sabe qué es amor quien no te ama

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

RIMES SACRÉES
Rimas sacras


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POUR UNE HEURE D’AMOUR
No sabe qué es amor quien no te ama

******************

Ramon Casas, Sífilis, affiche, 1900, Barcelone, musée national d’art de Catalogne

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No sabe qué es amor quien no te ama,
Il ne sait pas ce qu’est l’amour celui qui ne t’aime pas,
celestial hermosura, esposo bello;
beauté céleste, bel époux ;
tu cabeza es de oro, y tu cabello
ta tête est d’or et tes cheveux
como el cogollo que la palma enrama.
comme le bourgeon que le palmier recouvre…

*

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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LE NUAGE EN PANTALON (MAÏAKOVSKI – 1915) DEUXIEME PARTIE

****

Владимир Маяковский

русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe
 

 





 

Владимир Владимирович Маяковский
Vladimir Maïakovski

1893-1930

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
стихотворение Лермонтова

 




 Théâtre de Vladimir Maïakovski

VLADIMIR MAÏAKOVSKI
1915
Облако в штанах
LE NUAGE EN PANTALON

Тетраптих – Tétraptyque

II


DEUXIEME PARTIE



**

Славьте меня!
Grâce !
Я великим не чета.
Je ne fais pas le poids.
Я над всем, что сделано,
Moi, sur tout ce qui est fait,
ставлю «nihil».
Je mets un «nihil».

Никогда
Jamais !
ничего не хочу читать.
Je ne veux pas lire.
Книги?
Des livres ?
Что книги!
Quoi, les livres !

Я раньше думал —
Je pensais –
книги делаются так:
que livres étaient faits comme ça :
 пришел поэт,
le poète arrive,
легко разжал уста,
il desserre sa bouche,
и сразу запел вдохновенный простак —
et immédiatement il entame, le simplet, un couplet à chanter-
пожалуйста!
C’est fait !
А оказывается —
Et il se trouve qu’en réalité –
прежде чем начнет петься,
avant qu’il ne commence à chanter,
долго ходят, размозолев от брожения,
il lui faille une longue marche, une longue fermentation,
и тихо барахтается в тине сердца
et qu’il laisse son cœur patauger tranquillement dans sa boue
глупая вобла воображения.
la stupide imagination du gardon.
Пока выкипячивают, рифмами пиликая,
Alors que l’on cuisine, en grattant des rimes,
из любвей и соловьев какое-то варево,
Une fricassée d’amour au rossignol
улица корчится безъязыкая —
la rue  se tortille sans langue-
ей нечем кричать и разговаривать.
Elle n’a rien à crier et elle n’a rien à dire.

Городов вавилонские башни,
Des tours de Babel se dressent dans nos villes
возгордясь, возносим снова,
Elles grimpent  à nouveau,
а бог
et dieu
 города на пашни
plante des villes sur les terres arables
 рушит,
qu’elles détruisent,
мешая слово.
confusion des mots.

Улица муку молча пёрла.
En silence, la rue avale sa peine.
Крик торчком стоял из глотки.
Un cri se glace dans sa gorge.
Топорщились, застрявшие поперек горла,
Coincés dans la gorge irritée,
пухлые taxi и костлявые пролетки
De gras taxis et d’osseux fiacres
грудь испешеходили.
Et une poitrine piétinée.
Чахотки площе.
Infectée.
Город дорогу мраком запер.
La route de la ville est verrouillée par l’obscurité.

И когда —
Et quand –
все-таки!—
après tout ! –
выхаркнула давку на площадь,
Elle a écrasé les badauds sur la zone,
спихнув наступившую на горло паперть,
Ecartant le porche  qui encombrait sa gorge,
думалось:
faisant penser à
 в хорах архангелова хорала
un chant par des chorales d’archanges,
бог, ограбленный, идет карать!
Dieu, dépouillé, venait pour punir !

А улица присела и заорала:
La rue s’est accroupie et a crié :
 
«Идемте жрать!»
« Allons manger! »

Гримируют городу Круппы и Круппики
Les gros Krupps et les maigres Krupps maquillent sur la ville
грозящих бровей морщь,
de menaçant sourcils froncés
а во рту
et dans la bouche
умерших слов разлагаются трупики,
des mots morts décomposés cadavériques,
 только два живут, жирея —
Seulement deux mots survivent, et profitent –
«сволочь»
« bâtard »
и еще какое-то,
et un autre,
кажется, «борщ».
Il me semble : «borchtch».

Поэты,
Poètes,
 размокшие в плаче и всхлипе,
Affadis par les pleurs et encore les pleurs,
бросились от улицы, ероша космы:
se sont précipités dans la rue, ébouriffantes crinières :
«Как двумя такими выпеть
« Comment avec ces deux uniques mots
и барышню,
pouvoir évoquer la jeune femme,
и любовь,
et l’amour
и цветочек под росами?»
et la floraison sous la rosée? « 
 А за поэтами —
Et après le poète –
уличные тыщи:
des milliers se sont retrouvés dans la rue :
студенты,
les étudiants
проститутки,
les prostituées,
подрядчики.
les entrepreneurs.

Господа!
Seigneur!
Остановитесь!
Stop!
Вы не нищие,
Vous n’êtes pas des gueux,
вы не смеете просить подачки!
ne demandez pas l’aumône !

Нам, здоровенным,
Pour nous, les costauds,
с шаго саженьим,
avec nos grandes enjambées,
надо не слушать, а рвать их —
il n’est nullement nécessaire de les écouter, il faut les réduire en miettes-
их,
oui, eux
присосавшихся бесплатным приложением
qui bénéficient de gratuité
  к каждой двуспальной кровати!
pour chaque lit double!

 





Их ли смиренно просить:
Est-ce que humblement nous allons nous abaisser à dire :
«Помоги мне!»
« Aidez-nous ! »
Молить о гимне,
Demandez-leur un hymne,
 об оратории!
un oratorio !
Мы сами творцы в горящем гимне —
Nous sommes les créateurs de l’hymne ardent –
шуме фабрики и лаборатории.
le bruit des usines et des laboratoires.

Что мне до Фауста,
Que m’importe Faust,
феерией ракет
d’extravagants missiles
скользящего с Мефистофелем в небесном паркете!
se déplaçant avec Méphistophélès sur la piste de danse céleste !
Я знаю —
Je sais –
гвоздь у меня в сапоге
qu’un seul clou dans ma botte
кошмарней, чем фантазия у Гете!
est plus cauchemardesque encore que toute la fantaisie réunie de Goethe !

Я,
Moi
златоустейший,
Bouche dorée,
 чье каждое слово
dont chaque mot
 душу новородит,
renforce mon âme,
 именинит тело,
nettoie le corps,
говорю вам:
je vous le dis :
мельчайшая пылинка живого
le plus petit grain de poussière vivant
 ценнее всего, что я сделаю и сделал!
est chose plus précieuse que ce que je fais, et ce que j’ai fait !

Слушайте!
Ecoutez !
Проповедует,
Le prêche,
мечась и стеня,
nerveux, murmurant,
  сегодняшнего дня крикогубый Заратустра!
aujourd’hui de Zarathoustra !
Мы
Nous
с лицом, как заспанная простыня,
avec un visage comme une couette somnolente,
с губами, обвисшими, как люстра,
avec des lèvres tombantes comme un lustre,
 мы,
nous,
каторжане города-лепрозория,
les déclarés coupable, les condamnés de la ville léproserie,
 где золото и грязь изъязвили  проказу,—
où l’or et la saleté se posent sur la lèpre –
мы чище венецианского лазорья,
Nous sommes plus propres que la Venise bleue,
морями и солнцами омытого сразу!
par la mer et le soleil à la fois baignée !

Плевать, что нет
Je ne me soucie pas de trouver chez
  
у Гомеров и Овидиев
Homère et Ovide
людей, как мы,
des gens comme nous,
от копоти в оспе.
variolés de suie.
Я знаю —
Je sais –
солнце померкло б, увидев
que le soleil s’assombrirait, voyant
наших душ золотые россыпи!
dans nos âmes cette mine d’or !

Жилы и мускулы — молитв верней.
Veines et muscles – valent mieux que les prières des fidèles.
Нам ли вымаливать милостей времени!
Nous ne demandons pas les faveurs de temps !
 Мы —
Nous –
 каждый —
Chacun d’entre nous –
держим в своей пятерне
nous gardons dans nos cinq doigts
миров приводные ремни!
les rênes du mondes !

 





Это взвело на Голгофы аудиторий
J’ai gravi le Golgotha des auditoires
Петрограда, Москвы, Одессы, Киева,
de Petrograd, Moscou, Odessa, Kiev,
 и не было ни одного,
et il n’y avait rien, personne
  который
qui
не кричал бы:
a crié :
 «Распни,
« Crucifiez,
 распни его!»
Crucifiez-le! « 
Но мне —
A moi-
люди,
les gens
 и те, что обидели —
et ceux qui m’ont offensé, aussi –
вы мне всего дороже и ближе.
vous êtes ce qu’il y a de plus précieux pour moi et de plus intime.

Видели,
Avez-vous vu
 как собака бьющую руку лижет?!
un chien battu lécher la main qui le bat !

Я,
Moi,
обсмеянный у сегодняшнего племени,
vilipendé par la tribu d’aujourd’hui,
как длинный
comme une interminable
скабрезный анекдот,
anecdote indécente,
вижу идущего через горы времени,
Je vois venir à travers les montagnes du temps
которого не видит никто.
celui que personne ne voit.

Где глаз людей обрывается куцый,
Où les yeux des gens s’arrêtent,
главой голодных орд,
à la tête des hordes affamées,
в терновом венце революций
munie d’une couronne d’épines de révolutions,
 грядет шестнадцатый год.
la seizième année de notre siècle arrive.

А я у вас — его предтеча;
Et moi- son prédécesseur ;
 я — где боль, везде;
moi- partout où la douleur se trouve ;
на каждой капле слёзовой течи
sur chacun des pleurs
  распял себя на кресте.
je me suis crucifié.
   Уже ничего простить нельзя.
Rien ne peut plus être pardonné .
Я выжег души, где нежность растили.
J’ai brûlé les âmes où la tendresse existait.
 Это труднее, чем взять
Ceci est plus difficile que de prendre
тысячу тысяч Бастилий!
mille milliers de Bastille !

И когда,
Et quand,
приход его
lors de sa venue
мятежом оглашая,
dans le vacarme des rébellions,
выйдете к спасителю —
viendra le sauveur –
вам я
Pour vous, moi,
душу вытащу,
je m’arracherai la langue,
растопчу,
je la foulerai aux pieds,
чтоб большая!—
afin qu’elle grandisse ! –
и окровавленную дам, как знамя.
Et, sanglante, elle deviendra votre bannière.

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VLADIMIR MAÏAKOVSKI
1915




YEATS SAILING TO BYZANTIUM III- LA TRAVERSEE VERS BYZANCE – O sages standing in God’s holy fire

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YEATS
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William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry


SAILING TO BYZANTIUM

 

WILLIAM BUTTLER YEATS
1865-1939


LA TRAVERSEE DE BYZANCE
SAILING TO BYZANTIUM
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III
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O sages standing in God’s holy fire
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O sages, debout devant le saint feu de Dieu
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O sages standing in God’s holy fire
O sages, debout devant le saint feu de Dieu
As in the gold mosaic of a wall,
Comme une mosaïque d’or sur un mur,
Come from the holy fire, perne in a gyre,
Sortez du feu sanctifié, rentrez dans le gyre océanique ,
And be the singing-masters of my soul.
Et soyez les maîtres-chanteurs de mon âme.
Consume my heart away; sick with desire
Consumez mon cœur ; malade par le désir
And fastened to a dying animal
Et attaché à un animal mourant
It knows not what it is; and gather me
Il ne sait pas ce que qu’il est ; et prenez-moi
Into the artifice of eternity.
Dans l’artifice de l’éternité.



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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA POESIE DE YEATS
VUE
PAR OSCAR WILDE

Les livres de poésie des jeunes écrivains sont d’ordinaire des billets qui ne sont jamais payés.
Néanmoins, on rencontre de temps en temps un volume si supérieur à la moyenne, qu’on résiste à grand’peine à la tentation attrayante de prophétiser étourdîment un bel avenir pour son auteur.
Le livre de M. Yeats : Les Voyages d’Oisin est certainement un de ceux-là.
Ici nous trouvons un noble sujet noblement traité, la délicatesse de l’instinct poétique, et la richesse d’imagination.
Une bonne partie de l’œuvre est inégale, peu soutenue, il faut le reconnaître.
M. Yeats n’essaie pas de dépasser Wordworth en enfance, nous sommes heureux de le dire, mais de temps à autre il réussit à « surpasser Keats en brillant » et il y a, çà et là, dans son livre des choses d’une étrange crudité, des endroits d’une recherche irritante. Mais dans les meilleurs passages, il est excellent.
S’il n’a pas la grandiose simplicité de la facture épique, il a au moins quelque chose de la largeur de vision qui appartient au caractère épique.
Il ne diminue point la stature des grands héros de la mythologie celtique.
Il est très naïf, très primitif et parle de ses géants de l’air d’un enfant.
Voici un passage caractéristique du récit où Oisin revient de l’Île de l’oubli.
  Et je suivis les bords de la mer, où tout est nu et gris,
    sable gris sur le vert des gazons, et sur les arbres imprégnés d’eau,
    qui suintent et penchent du côté de la terre, comme s’ils avaient hâte de partir,
    comme une armée de vieillards soupirant après le repos loin de la
      plainte des mers.
    Les flocons d’écume fuirent longtemps autour de moi ; les vents fuirent loin de l’étendue
    emportant l’oiseau dans leurs plis, et je ne sus point, plongé dans mes
      pensées à l’écart,
    quand ils gelèrent l’étoffe sur mon corps comme une cuirasse fortement rivée,
    Car la Souvenance, dressant sa maigreur, gémit dans les portes de mon cœur,
    jusqu’à ce que chargeant les vents du matin, une odeur de foin fraîchement coupé,
    arriva, mon front s’inclina très bas, et mes larmes tombèrent comme des baies.
    Plus tard ce fut un son, à demi perdu dans le son d’un rivage lointain.
    C’était la grande barnacle qui appelait, et plus tard les bruns vents de la côte.
    Si j’étais comme je fus jadis, les fers d’or écrasant le sable et les coquillages,
venant de la mer, comme le matin avec des lèvres rouges murmurant un chant,
    ne toussant pas, ma tête sur les genoux, et priant, et irrité contre les cloches,
    je ne laisserais à aucun saint sa tête sur son corps, lors même que ses terres seraient grandes et fortes.
     M’éloignant des houles qui s’allumaient, je suivis un sentier de cheval,
    m’étonnant beaucoup de voir de tous côtés, faites de roseaux et de charpentes
    des églises surmontées d’une cloche, et le cairn sacré et la terre sans gardiens,
    et une petite et faible populace courbée, le pic et la bêche à la main.

Dans un ou deux endroits, la mélodie est fautive, la construction est parfois trop embrouillée, et le mot de populace du dernier vers est mal choisi, mais quand tout cela est dit, il est impossible de ne pas sentir dans ces stances la présence du véritable esprit poétique.

Oscar Wilde
Derniers essais de littérature et d’esthétique
Trois Nouveaux Poètes
1913

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YEATS SAILING TO BYZANTIUM