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PIERRES – Poème de Valéri BRIOUSSOV – Валерий Брюсов – КАМЕНЩИК – 1903

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Valéri Brioussov


Portrait de Valéri Brioussov par Mikhaïl Vroubel (1906)
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VALERI BRIOUSSOV
Валерий Яковлевич Брюсов

1er décembre 1873- 9 octobre 1924
1 декабря 1873 г. – 9 октября 1924 г.

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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PIERRES
1903
КАМЕНЩИК

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Камни, полдень, пыль и молот,
Pierres, midi, poussière et marteau,
Камни, пыль, и зной.
Pierres, poussière et chaleur.
Горе тем, кто свеж и молод,
Malheur à ceux qui sont frais et jeunes
Здесь в тюрьме земной!
Ici dans cette prison terrestre !

*

Нам дана любовь — как цепи,
L’amour nous a été donné – telles des chaînes,
И нужда — как плеть…
Et l’indigence – tels des fouets…
Кто уйдёт в пустые степи
Qui partira sur les steppes vides
Вольно умереть!
Est libre de mourir !

*

Камни, полдень, пыль и молот,
Pierres, midi, poussière et marteau,
Камни, пыль и зной…
Pierres, poussière et chaleur …
Камень молотом расколот,
La pierre est taillée au burin,
Длится труд дневной.
Toute la journée durant.

*

Камни бьём, чтоб жить на свете,
Nous taillons des pierres pour survivre,
И живём, — чтоб бить…
Et nous vivons – pour frapper…
Горе тем, кто ныне дети,
Malheur à nos enfants,
Тем, кто должен быть!
À ceux qui devraient être !

*

Камни, полдень, пыль и молот,
Pierres, midi, poussière et marteau,
Камни, пыль и зной…
Pierres, poussière et chaleur …
Распахнёт ли смертный холод
Le froid mortel ouvrira
Двери в мир иной!
Les portes vers un autre monde !


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Декабрь 1903
Décembre 1903

LE MOINE – Poème de Valéri BRIOUSSOV – Валерий Брюсов – Монах – 1906

Saint François, Francisco de Zurbarán

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POÉSIE RUSSE
Русская литература
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Poésie de Valéri Brioussov


Portrait de Valéri Brioussov par Mikhaïl Vroubel (1906)
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VALERI BRIOUSSOV
Валерий Яковлевич Брюсов

1er décembre 1873- 9 octobre 1924
1 декабря 1873 г. – 9 октября 1924 г.

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LE MOINE
1906
Монах

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На поле жизненного боя,
Sur le champ de bataille de la vie
Где Рок влечет нас, как самум, –
Où la Fatalité nous attire dans un déluge –
Душа возжаждала покоя,
L’âme aspire à la paix,
Молитв и одиноких дум!
Aux prières et aux pensées solitaires !

*

И вот, презрев соблазн свободы
Et donc, méprisant la tentation de la liberté
И мира призрачную ширь,
Et le monde, étendue fantomatique,
Сошел я под глухие своды,
Je suis descendu sous ta voûte aveugle,
В твои затворы, монастырь!
À tes portes, monastère !

*

Вне стен – и ужас и веселье,
Hors des murs – à la fois l’horreur et le plaisir,
Пиры любви и красоты.
Des fêtes d’amour et de beauté.
Но здесь хранит ревниво келья
Mais jalousement dans ma cellule
Всегда спокойные мечты.
Mes rêves sont toujours paisibles.

*

Я жизни иноческой свято
Je vis la vie monastique sainte
Блюду определенный чин,
Je sers un ordre certain,
И дни, с восхода до заката, –
Et du lever du jour au coucher du soleil, –
Как ряд медлительных годин.
Passe le temps linéaire.

*

Люблю я благовест рассвета,
J’aime l’évangile de l’aube
Церковной службы череду,
Les services religieux,
Степенность братского привета,
Les salutations fraternelles
Ночь, посвященную труду.
La nuit dédiée à l’étude.

*

Мне хорошо, под буйство бури,
Je me sens bien sous la tempête
При кротком блеске ночника,
A la douce lueur d’une lampe de nuit,
На тщательной миниатюре
Dessinant dans une pleine miniature
Чертить узоры лепестка;
Les motifs des pétales d’une fleur ;

*

Иль, не спеша слагая главы
Ou composer lentement des chapitres
И им не ведая конца,
Sans en connaître la fin,
Припоминать о жажде славы,
Se souvenir de la soif de gloire
В миру сжигающей сердца.
Dans ce monde de cœurs brûlants.



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31 марта 1906
31 mars 1906

LA POÉSIE DE VALÉRI BRIOUSSOV – Валерий Брюсов – Стихи

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Poésie de Valéri Brioussov


Portrait de Valéri Brioussov par Mikhaïl Vroubel (1906)
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VALERI BRIOUSSOV
Валерий Яковлевич Брюсов

1er décembre 1873- 9 octobre 1924
1 декабря 1873 г. – 9 октября 1924 г.

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LA POÉSIE DE VALÉRI BRIOUSSOV 
Валерий Брюсов
Стихи

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Le Maçon
1901
Каменщик


 — Каменщик, каменщик в фартуке белом,
– Hé ! toi, le maçon, le maçon en tablier blanc !
Что ты там строишь? кому?
Que construis-tu là-bas ? pour qui ?

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PIERRES
1903
КАМЕНЩИК

Камни, полдень, пыль и молот,
Pierres, midi, poussière et marteau,
Камни, пыль, и зной.
Pierres, poussière et chaleur.

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ORPHEE ET EURYDICE
1904
ОРФИЯ И ЭВРИДИКА

Jean-Baptiste Camille Corot, Orphée ramène Eurydice des Enfers

Орфей
Orphée
Слышу, слышу шаг твой нежный,
J’entends, j’entends ton pas doux,

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LE MOINE
1906
Монах

Saint François, Francisco de Zurbarán

На поле жизненного боя,
Sur le champ de bataille de la vie
Где Рок влечет нас, как самум, –
Où la Fatalité nous attire dans un déluge –

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ORPHEE ET EURYDICE – Poème de Valéri BRIOUSSOV – Валерий Брюсов – ОРФИЯ И ЭВРИДИКА

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Poésie de Valéri Brioussov


Portrait de Valéri Brioussov par Mikhaïl Vroubel (1906)
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VALERI BRIOUSSOV
Валерий Яковлевич Брюсов

1er décembre 1873- 9 octobre 1924
1 декабря 1873 г. – 9 октября 1924 г.

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ORPHEE ET EURYDICE
1904
ОРФИЯ И ЭВРИДИКА

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Jean-Baptiste Camille Corot, Orphée ramène Eurydice des Enfers

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Орфей
Orphée
Слышу, слышу шаг твой нежный,
J’entends, j’entends ton pas doux,
Шаг твой слышу за собой.
  J’entends ton pas.
Мы идем тропой мятежной,
  Nous marchons sur un chemin rebelle
  К жизни мертвенной тропой.
Un sombre chemin sinueux.

Эвридика
Eurydice
Ты — ведешь, мне — быть покорной,
Toi- Tu me conduis – je te suis,
Я должна идти, должна…
  Je dois marcher, je dois …
 Но на взорах — облак черный,
Mais sur mes yeux – un noir nuage,
Черной смерти пелена.
  Suaire de la sombre mort.

Орфей
Orphée
Выше! выше! все ступени,
Ci-dessus ! plus haut ! toutes ces étapes nous portent
  К звукам, к свету, к солнцу вновь!
Vers les sons, vers la lumière, vers le soleil !
Там со взоров стают тени,
  Là, les ombres vont s’évanouir !
  Там, где ждет моя любовь!
Là, où mon amour t’attend !

Эвридика
Eurydice
Я не смею, я не смею,
Je n’ose, je n’ose,
Мой супруг, мой друг, мой брат!
  Mon époux, mon ami, mon frère !
  Я лишь легкой тенью вею,
Je ne vois qu’une légère ombre,
  Ты лишь тень ведешь назад.
Une ombre qui t’accompagne.

Орфей
Orphée
Верь мне! верь мне! у порога
Crois-moi ! crois-moi ! sur le pas de la porte
  Встретишь ты, как я, весну!
Tu rencontreras, avec moi, le printemps !
Я, заклявший лирой — бога,
  Moi qui par ma lyre – venue de Dieu,
Песней жизнь в тебя вдохну!
Va t’insuffler la vie par mon chant !

Эвридика
Eurydice
Ах, что значат все напевы
Ah ! Que sont tous ces airs
 Знавшим тайну тишины!
Pour ceux qui ont connu le secret du silence !
Что весна, — кто видел севы
  Quel printemps – pour qui a vu
Асфоделевой страны!
 Le pré de l’Asphodèle !

Орфей
Orphée
Вспомни, вспомни! луг зеленый,
Rappelle-toi, rappelle-toi ! la verte prairie,
 Радость песен, радость пляск!
La joie des chansons, la joie de danser !
Вспомни, в ночи — потаенный
  Rappelle-toi, dans la nuit – cachés
 Сладко-жгучий ужас ласк!
La douce brûlure de nos caresses !

Эвридика
Eurydice
Сердце — мертво, грудь — недвижна.
Le cœur est mort, la poitrine est immobile.
Что вручу объятью я?
  A qui vais-je donner mes baisers ?
Помню сны, — но непостижна,
  Je me souviens de rêves, mais insondable,
 Друг мой бедный, речь твоя.
Mon pauvre ami, est ta parole.

Орфей
Orphée
Ты не помнишь! ты забыла!
Tu ne te souviens pas ! tu as oublié !
 Ах, я помню каждый миг!
Ah, je me souviens de chaque instant !
Нет, не сможет и могила
  Non, ce n’est pas possible et comme la tombe
Затемнить во мне твой лик!
  Assombrit ton visage en moi !

Эвридика
Eurydice
Помню счастье, друг мой бедный,
Je me souviens du bonheur, mon pauvre ami
 И любовь, как тихий сон…
Et de l’amour comme d’un rêve tranquille …
 Но во тьме, во тьме бесследной
Mais dans l’obscurité, dans l’obscurité sans laisser de trace
 Бледный лик твой затемнен…
Comme ton pâle visage s’est assombri …

Орфей
Orphée
— Так смотри! — И смотрит дико,
– Alors regarde ! – quel supplice,
 Вспять, во мрак пустой, Орфей.
De quitter Orphée pour l’obscurité vide.
— Эвридика! Эвридика! —
  – Eurydice ! Eurydice ! –
Стонут отзвуки теней.
  Comme les échos des ombres gémissent.



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1903, 10 — 11 июня 1904
1903, 10-11 juin 1904

Le Maçon – Poème de Valéri BRIOUSSOV – Каменщик – 1901 – Валерий Яковлевич Брюсов

Lioubov Popova – Попова, Любовь Сергеевна
Балда, 1919

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Poésie de Valéri Brioussov


Portrait de Valéri Brioussov par Mikhaïl Vroubel (1906)
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VALERI BRIOUSSOV
Валерий Яковлевич Брюсов

1er décembre 1873- 9 octobre 1924
1 декабря 1873 г. – 9 октября 1924 г.

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Le Maçon
1901
Каменщик

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— Каменщик, каменщик в фартуке белом,
– Hé ! toi, le maçon, le maçon en tablier blanc !
Что ты там строишь? кому?
Que construis-tu là-bas ? pour qui ?
— Эй, не мешай нам, мы заняты делом,
– Hé, ne nous dérange pas, nous sommes occupés,
Строим мы, строим тюрьму.
Nous construisons en ce moment, nous construisons une prison.
— Каменщик, каменщик с верной лопатой,
– Maçon, maçon avec ta fidèle truelle,
Кто же в ней будет рыдать?
Qui pleurera dans ce lieu ?
— Верно, не ты и не твой брат, богатый.
– C’est vrai, ce ne sera pas toi ni ton frère, vous les riches.
Незачем вам воровать.
Vous n’avez pas besoin de voler.
— Каменщик, каменщик, долгие ночи
– Maçon, maçon, qui de si longues nuits
Кто ж проведет в ней без сна?
Passera sans dormir ici ?
— Может быть, сын мой, такой же рабочий
– Peut-être mon fils, comme moi un travailleur
Тем наша доли полна.
Ainsi, notre sort sera scellé.
— Каменщик, каменщик, вспомнит, пожалуй.
– Hé ! maçon, maçon, peut-être se rappellera-t-il
Тех он, кто нес кирпичи!
De celui qui portait les briques !
— Эй, берегись! под лесами не балуй…
– Hé, attention ! ne quitte pas le droit chemin …
Знаем все сами, молчи!
Nous savons ça très bien, tais-toi !


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16 июля 1901
16 juillet 1901

SEMBLABLE AU COLOSSE DE RHODES- OS LUSIADAS V-40 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Tão grande era de membros

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-40 LES LUSIADES V-40
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Tão grande era de membros, que bem posso
« Les membres étaient si démesurés, je peux
Certificar-te, que este era o segundo
  Vous certifier qu’il ressemblait
De Rodes estranhíssimo Colosso,
  A l’extraordinaire Colosse de Rhodes,
Que um dos sete milagres foi do mundo:
  L’une des sept merveilles du monde :
 Com um tom de voz nos fala horrendo e grosso,
Sa voix nous parle terrible et profonde,
Que pareceu sair do mar profundo:
 Qui semblait sortir des profondeurs :
Arrepiam-se as carnes e o cabelo
  Nos peaux et nos cheveux à tous frissonnent
A mi e a todos, só de ouvi-lo e vê-lo.
Rien qu’à l’écouter et rien qu’à le voir.



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UN PERSONNAGE INQUIÉTANT – OS LUSIADAS V-39 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Não acabava, quando uma figura

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-39 LES LUSIADES V-39
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Não acabava, quando uma figura
« Je n’avais pas terminé, quand un personnage
Se nos mostra no ar, robusta e válida,
 Est apparu dans les airs, robuste et valide,
De disforme e grandíssima estatura,
  Difforme et immense,
O rosto carregado, a barba esquálida,
  Le visage lourd, la barbe épaisse,
Os olhos encovados, e a postura
  Les yeux enfoncés et la posture
 
Medonha e má, e a cor terrena e pálida,
Affreuse et terrifiante, avec une couleur terreuse et pâle,
Cheios de terra e crespos os cabelos,
Les cheveux crépus et pleins de terre
A boca negra, os dentes amarelos.
  La bouche noire, les dents jaunes.

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SUR UNE MER DECHAÎNEE – OS LUSIADAS V-38 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Tão temerosa vinha e carregada

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-38 LES LUSIADES V-38
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Tão temerosa vinha e carregada,
« Si effrayante et chargée, qu’une grande peur
Que pôs nos corações um grande medo;
Elle causa dans nos cœurs ;
Bramindo o negro mar, de longe brada
Rugissait la mer noire, au loin
Como se desse em vão nalgum rochedo.
Comme si elle se fracassait en vain sur un rocher.
-« Ó Potestade, disse, sublimada!
– « O Puissance, dis-je, grandiose !
Que ameaço divino, ou que segredo
Quelle menace divine ou quel secret
Este clima e este mar nos apresenta,
Ce climat et cette mer nous révèlent-ils,
Que mor cousa parece que tormenta? » –
Pour ainsi nous prendre d’assaut ? « –


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Cinq jours après – OS LUSIADAS V-37 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Porém já cinco Sóis eram passados

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-37 LES LUSIADES V-37
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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Porém já cinco Sóis eram passados
« Mais déjà cinq soleils étaient passés
Que dali nos partíramos, cortando
Que nous avions quitté ces lieux, naviguant
Os mares nunca doutrem navegados,
Sur les mers que jamais voile n’avait empruntée,
Prósperamente os ventos assoprando,
Des vents prospères soufflaient,
Quando uma noite estando descuidados,
Quand une nuit, où nous étions somnolant,
Na cortadora proa vigiando,
Au devant de la proue regardant,
Uma nuvem que os ares escurece
Un nuage obscurcit le ciel
Sobre nossas cabeças aparece.
Au-dessus de nos têtes.



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L’embuscade tendue à Fernão Veloso – OS LUSIADAS V-36 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Contou então que tanto que passaram

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-36 LES LUSIADES V-36
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LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Contou então que, tanto que passaram
« Il raconta que, dès qu’il passa
Aquele monte, os negros de quem falo,
Cette montagne, le peuple noir dont il est question,
Avante mais passar o não deixaram,
Devant lui le passage clôtura,
Querendo, se não torna, ali matá-lo;
Désirant, s’il ne faisait pas marche arrière, le tuer là-bas ;
E tornando-se, logo se emboscaram,
Et, préparant alors une embuscade,
Por que, saindo nós para tomá-lo,
Quand nous partîmes pour le récupérer,
Nos pudessem mandar ao reino escuro,
Pour nous envoyer dans le royaume des ombres,
Por nos roubarem mais a seu seguro.
Afin de nous voler plus de raison.


***********