Archives par mot-clé : jacky lavauzelle

董永 DONG YONG L’ENFANT PERDU SECOURU Thean Hou Temple Kuala Lumpur

Malaysia
董永

Voyage en Malaisie
二十四孝
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine

天后宫

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
8 董永 DONG YONG

二十四孝


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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二十四孝

天后宫

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董永
Dong Yong
L’ENFANT PERDU SECOURU

Dynastie des Han de l’Est ou Han Orientaux
(25-220)

Dong Yong est traditionnellement placé à la sixième place des tables des vingt-quatre personnages reconnus pour leur piété filiale et pour leur dévouement avec leurs proches ; il porte au Temple Thean Hou de Kuala Lumpur le numéro huit.
Voici les inscriptions de la plaque 8 en malaisien, en anglais :
« 8 Cerita kelapan ketaatan anak
Menjuat diri untuk mengembumikan ayah
Dong Yong hidup pada zaman Han Timur. Ibu bapa meninggal dunia ketika beliau masih kecil. Beliau menjual diri untuk mendapatkan Wang untuk mengebumikan mereka. Mahadewa Syurga terharu dengan undakan beliau. Dewi sy urga turun ke bum i untuk berkawin dengan Dong Yong dan membant u beliau untuk mengembalik kebebasan.
Story 8 He soldhimself for his father’s funeral
Dong Yong libed during the Eastern Han Period. His parents died when he was young. He sold himself in exchange for the money to bury them. The heavenly God was touched by his action. The Heaven Maiden descended to earth to marry him and help him to gain back his freedom. »

Dong Yong a donc vécu pendant la période des Han Orientaux東漢 ou Han de l’Est. Cette période se déroule sur deux siècles, de l’an 25 à l’an 220 ap. J.-C. Les premières années de cette dynastie furent prospères et l’autorité impériale se consolida, notamment grâce aux préceptes du Confucianisme. Les empereurs, autant le fondateur de la dynastie en l’an 25, Liu Xiu – Han Guang Wudi 光武帝 – que ses successeurs, endossaient une posture quasi prophétique. L’empereur Mingdi – Han Mingdi 汉明帝 漢明帝, le second de la dynastie, fonda une école confucéenne en l’an 66 dans la capitale du royaume Luoyang 洛阳市. Le troisième, l’empereur Han Zhangdi 汉章帝 (57 -88) aurait, devant 100 000 sujets, au Collège Impérial, participé à des échanges avec des lettrés sur les classiques confucéens.

Dong Yong sans argent, encore enfant, afin de payer une sépulture descente à ses parents, s’est vendu lui-même. Le dieu céleste, touché par son abnégation et sa piété filiale, est intervenu afin de le libérer de son esclavage.

La piété filiale décrite dans les vingt quatre tableaux de personnages chinois est la transcription pour le peuple chinois d’une des premières vertus du Confucianisme :
 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)
La piété filiale 孝顺 [Xiàoshùn] est donc le socle sur lequel peut se bâtir une société. Le respect que l’on porte à ses parents 顺从父母的, donnera des citoyens obéissants tant vis à vis de leur supérieur que de l’empereur.

Jacky Lavauzelle

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Tableau 8
董永 DONG YONG
二十四孝

 

 

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Tableau 8
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 8

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董永 DONG YONG
二十四孝

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SONNETS SHAKESPEARE Sonnet 19 Devouring Time blunt thou the lion’s paws – Temps insatiable

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET 19

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
Devouring Time, blunt thou the lion’s paws

 

Temps insatiable

1598 

**

*

Devouring Time, blunt thou the lion’s paws,
Temps insatiable, rogne les griffes du lion,
And make the earth devour her own sweet brood;
Et fais dévorer par la terre sa propre descendance ;
Pluck the keen teeth from the fierce tiger’s jaws,
Déracine les dents acérées des mâchoires du féroce tigre,
And burn the long-liv’d phoenix, in her blood;
Et brûle le séculaire phénix dans son sang ;

*








*

Make glad and sorry seasons as thou fleets,
Fais succéder dans ton vol les belles saisons aux plus désolantes,
And do whate’er thou wilt, swift-footed Time,
Et arrange à ta façon, Temps aux pieds de velours,
To the wide world and all her fading sweets;
Ce grandiose monde et toutes ses précaires douceurs ;
But I forbid thee one most heinous crime:
Mais je te refuse le plus odieux des crimes :

*






*

O! carve not with thy hours my love’s fair brow,
Oh ! Ne marque pas de tes heures le beau front de mon amour,
Nor draw no lines there with thine antique pen;
Ne trace aucune ligne de ton antique plume ;
Him in thy course untainted do allow
Dans ton cours, laisse-le sans tache,

*

For beauty’s pattern to succeeding men.
Comme  un parangon de beauté pour les hommes de demain.
Yet, do thy worst old Time: despite thy wrong,
Ou plutôt, vieux Temps, excite-toi ! malgré tes affronts,
My love shall in my verse ever live young.
Mon amour vivra toujours dans mon verset, jeune à jamais.

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SONNET 19

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-50 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-50 LES LUSIADES III-50
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-50

OS LUSIADAS III-50

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 50
Strophe 50

III-50

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-50
LES LUSIADES III-50

 *****

Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.
Sonnet 47, Camoes compare les stratégies des deux camps à un combat d’animaux : le léger chien agile, les Portugais, contre le gros taureau puissant et lourd, les Sarrasins.
Sonnet 48, l’armée d’Alphonse survolté se met en branle et le combat dans un immense fracas commence.
Sonnet 49, Camoes brosse le portrait d’une campagne en feu faisant fuir les paysans. La place est purifiée par les flammes et prête au dénouement final. La présence de Borée ajoute bien à cette soif du combat, cette envie inextinguible d’en découdre (« l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit » précise d’Alembert, cf. note ci-dessous)
Sonnet 50, les forces s’affrontent. Malgré la puissance de la cavalerie mauresque, les lances portugaises déciment les positions ennemies.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

**

La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

**

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« Desta arte o Mouro atónito e torvado,
« Au cœur de cette maestria, les Maures étonnés et fébriles,
Toma sem tento as armas mui depressa;
Se saisissent de leurs armes ;
Não foge; mas espera confiado,
Ils ne fuient pas, mais attendent en confiance,
E o ginete belígero arremessa.
Et leurs cavaliers impétueux se jettent dans la bataille.
O Português o encontra denodado,
Les Portugais vaillamment les affrontent,
Pelos peitos as lanças lhe atravessa:
 Transperçant leurs poitrines de leurs lances,
Uns caem meios mortos, e outros vão
Les uns s’effondrent morts, et d’autres appellent
  A ajuda convocando do Alcorão.
A l’aide en convoquant le Coran.

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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

**

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-50 CAMOES LUSIADES III-50
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

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Ce siècle est grand et fort VICTOR HUGO 1837 VS L’époque est faible et lâche JACKY LAVAUZELLE 2017

VICTOR HUGO
REVISITE

Ce siècle est grand et fort
Victor Hugo

 

L’Epoque est faible et lâche
Jacky Lavauzelle
2017

En gras le poème Ce siècle est grand et fort de Victor Hugo paru dans Les Voix intérieures (15 avril 1837 -Œuvres complètes : Les Feuilles d’automne. Les Chants du crépuscule. Les Voix intérieures. Les Rayons et les Ombres, Editions Ollendorf, 1909, 17 (pp. 361-362))
En dessous, un Victor Hugo revisité, l’Epoque est faible est lâche.

*******

Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène.
L’époque est faible et lâche. Plus rien ne la porte.
Partout on voit marcher l’idée en mission ;
Rien ne s’éclaire, rien n’illumine ;
Et le bruit du travail, plein de parole humaine,
Le malheur sort du travail plein d’une effroyable détresse
Se mêle au bruit divin de la création
Et se mélange aux pleurs d’une guerre ce matin déclarée.

Partout, dans les cités et dans les solitudes,
Au cœur des cités, au cœur des solitudes
L’homme est fidèle au lait dont nous le nourrissions ;
L’homme est perdu sans cap ni missions
Et dans l’informe bloc des sombres multitudes
Au cœur des blocs tremblent d’étranges maléfices
La pensée en rêvant sculpte des nations.
Les piqûres en pénétrant nourrissent les mirages.

L’échafaud vieilli croule, et la Grève se lave.
Les prisons croulent, les grèves perlent
L’émeute se rendort. De meilleurs jours sont prêts.
Les émeutes se lèvent. Que les beaux jours sont loin !
Le peuple a sa colère et le volcan sa lave
Le peuple ne décolère plus et sa langue explose
Qui dévaste d’abord et qui féconde après.
En dévastant tout pour que plus rien ne vienne.

Des poëtes puissants, têtes par Dieu touchées,
Des slameurs impuissants tentent de toucher Dieu
Nous jettent les rayons de leurs fronts inspirés.
Nous jetant des mots à nos fronts fatigués.
L’art a de frais vallons où les âmes penchées
Les artistes n’ont plus les routes où des âmes s’épanchent
Boivent la poésie à des ruisseaux sacrés.
Noyant des soirées par des cocktails de cordes.

Pierre à pierre, en songeant aux vieilles mœurs éteintes,
Article après article après une ultime étreinte
Sous la société qui chancelle à tous vents,
De cette société disparue dans un si petit trou d’égout,
Le penseur reconstruit ces deux colonnes saintes,
L’artiste puceau voit dans sa nuit deux pierres peintes
Le respect des vieillards et l’amour des enfants.
Un vieillard en lambeaux et des étreintes d’enfance

Le devoir, fils du droit, sous nos toits domestiques
Le droit domestiquant le devoir
Habite comme un hôte auguste et sérieux.
Domine comme un maître son chien.








Les mendiants groupés dans l’ombre des portiques
Les SDF inanimés contre des bouches utopiques
Ont moins de haine au cœur et moins de flamme aux yeux.
N’ont même plus une seule haine et une lueur dans les yeux.

L’austère vérité n’a plus de portes closes.
La vérité s’est perdue dans la dernière maison close
Tout verbe est déchiffré. Notre esprit éperdu,
Le verbe s’est fait déchiré. Notre esprit s’est perdu,
Chaque jour, en lisant dans le livre des choses,
Pendu au petit jour par les choses pendantes
Découvre à l’univers un sens inattendu.
Il pense à cet univers qui jadis devait avoir un sens.

O poëtes ! le fer et la vapeur ardente








Ô chanteurs ! la peur amère suffocante
Effacent de la terre, à l’heure où vous rêvez,
Sort de la terre, là où vos entrailles et votre cœur
L’antique pesanteur, à tout objet pendante,
Paniquent dans l’horreur, toute langue pendante,
Qui sous ses lourds essieux broyait les durs pavés.
Qui, par de trop lourds aveux, a broyé sa mâchoire.

L’homme se fait servir par l’aveugle matière.
L’homme n’est plus rien, qu’une matière aveugle.
Il pense, il cherche, il crée ! A son souffle vivant
Il se bat, bande et butte ! De son souffle fétide
Les germes dispersés dans la nature entière
Les germes eux-mêmes se meurent
Tremblent comme frissonne une forêt au vent !
En tremblant comme frissonne une verge qui s’égoutte !

Oui, tout va, tout s’accroît. Les heures fugitives
Oui, tout ploie ici-bas. Une lueur fugitive
Laissent toutes leur trace. Un grand siècle a surgi.
Ne laisse aucune trace. Le temps s’est enfui.
Et, contemplant de loin de lumineuses rives,
En marchant dans la nuit de la nuit
L’homme voit son destin comme un fleuve élargi.
L’homme avance dans le fleuve étourdi.

Mais parmi ces progrès dont notre âge se vante,
Mais parmi ces douleurs au milieu de ces râles
Dans tout ce grand éclat d’un siècle éblouissant,
Dans ce qui semble se terminer dans un immense pet
Une chose, ô Jésus, en secret m’épouvante,
Une chose, ô Humain, une chose me questionne
C’est l’écho de ta voix qui va s’affaiblissant
C’est pourquoi avoir fait tout ça pour ça !

15 avril 1837
20 avril 2017

Ce siècle est grand et fort
Victor Hugo

HUGO REVISITE
L’Epoque est faible et lâche
Jacky Lavauzelle

LES SONNETS SHAKESPEARE SONNET 18 Shall I compare thee to a summer’s day?

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET 18

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
Shall I compare thee to a summer’s day?

Dois-je te comparer à un jour d’été ?

1598 

**

Shall I compare thee to a summer’s day?
Dois-je te comparer à un jour d’été ?
Thou art more lovely and more temperate:
Tu es plus belle et plus tempérée :
Rough winds do shake the darling buds of May,
Les vents rugueux secouent les bourgeons chéris de Mai,
And summer’s lease hath all too short a date:
Et le bail de l’été est décidément bien trop court :

*








Sometime too hot the eye of heaven shines,
Parfois trop brûlant, l’œil du ciel brille intensément,
And often is his gold complexion dimm’d,
Mais souvent son teint d’or s’estompe,
And every fair from fair sometime declines,
Et ainsi toute beauté décline,
By chance, or nature’s changing course untrimm’d:
Par le pur hasard ou par le cours changeant de la nature :






*

But thy eternal summer shall not fade,
Mais ton été éternel ne disparaîtra pas,
Nor lose possession of that fair thou ow’st,
Et ne sera pas dépossédé de tes grâces,
Nor shall death brag thou wander’st in his shade,
La mort ne se targuera de ton errance dans ses ombres,

*

When in eternal lines to time thou grow’st,
Quand, dans les lignes éternelles, tu grandiras,
So long as men can breathe, or eyes can see,
Tant que les hommes respireront ou que les yeux verront,
So long lives this, and this gives life to thee.
Cela durera longtemps et cela te donnera la vie.

*****************

SONNET 18

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-49 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-49 LES LUSIADES III-49
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-49

OS LUSIADAS III-49

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 49
Strophe 49

III-49

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-49
LES LUSIADES III-49

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.
Sonnet 47, Camoes compare les stratégies des deux camps à un combat d’animaux : le léger chien agile, les Portugais, contre le gros taureau puissant et lourd, les Sarrasins.
Sonnet 48, l’armée d’Alphonse survolté se met en branle et le combat dans un immense fracas commence.
Sonnet 49, Camoes brosse le portrait d’une campagne en feu faisant fuir les paysans. La place est purifiée par les flammes et prête au dénouement final. La présence de Borée ajoute bien à cette soif du combat, cette envie inextinguible d’en découdre (« l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit » précise d’Alembert, cf. note ci-dessous)

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

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« Bem como quando a flama, que ateada
« Ainsi, lorsque la flamme naît
Foi nos áridos campos (assoprando
Au cœur des champs arides (souffle
O sibilante Bóreas) animada
Puissant de Borée*) animée
Co’o vento, o seco mato vai queimando;
Par les vents, l’herbe sèche brûle aussitôt ;
A pastoral companha, que deitada
La campagne pastorale, sortant
Co’o doce sono estava, despertando
De son doux sommeil, s’effraie
Ao estridor do fogo que se ateia,
Du mur de feu qui embrase l’horizon,
Recolhe o fato, e foge para a aldeia:
Les paysans rassemblent leurs affaires et s’enfuient vers le village :

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NOTES

*Borée : la définition de la Première Encyclopédie

« BORÉE, s. m. (Physiq.) nom dérivé du Grec, & dont on se sert communément pour signifier le vent de nord. Voyez Vent & Nord.
Les étymologistes font venir ce mot du Grec βοὴ, clamor, bruit ; ou de βορὰ, esca, aliment ; soit parce que l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit, ou parce qu’on le croyoit bon pour les fruits de la terre qui nous donnent la nourriture. D’autres le dérivent de l’Hébreu, biojah, aliment, ou de beri, tranquillité, ou de bor, pureté, ou de bar, blé. Les anciens supposoient que ce vent se faisoit sentir principalement en Thrace. Pezron remarque qu’anciennement borée signifioit le vent de nord, & qu’il souffloit chez ces peuples pendant le solstice d’été. Il ajoûte que ce mot vient du mot Celtique bore, matin, parce que les premiers rayons du soleil se font voir en été au nord-est, & qu’ordinairement c’est de ce point que ce vent commence à souffler. (O) »

Jean le Rond D’Alembert
L’Encyclopédie, Première Edition
Texte établi par D’Alembert – Diderot, 1751 (Tome 2, p. 335).

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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-49 CAMOES LUSIADES III-49
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

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陸績 LU JI (Dynastie Han) LE VOLEUR D’ORANGES Thean Hou Temple de Kuala Lumpur

Malaysia
陸績

Voyage en Malaisie
二十四孝
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine

天后宫

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
11 陸績 LU JI

二十四孝


 Visiter Kuala Lumpur
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吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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二十四孝

天后宫

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陸績

188-219
(188年-219年)

Dynastie des Han de l’Est

Lu Ji 陸績 est traditionnellement placé à la neuvième place des tables des vingt-quatre personnages reconnus pour leur piété filiale et pour leur dévouement avec leurs proches ; il porte au Temple Thean Hou de Kuala Lumpur le numéro 11.
Lu Ji est né en 188. Les dates de 188 à 219 couvrent presque le règne du dernier Empereur de la dynastie Han, Han Xiandi, 汉献帝. Ce dernier Empereur s’installe sur le trône en 189 et abdique en 220 en faveur de Cao Pi 曹丕, écrivain et poète, né en 187, un an avant Lu Ji, et qui fondera une nouvelle dynastie : la courte dynastie Wei. Cette dynastie en effet s’éteindra en 265, quarante-cinq ans plus tard, pour laisser place à la dynastie Jin 晉, qui elle s’étalera jusqu’au début du Ve siècle.
Il est indiqué sur la plaque que Lu Ji vécut pendant la période des Trois Royaumes. Or, cette période s’étale de 220 à 265, qui commence donc un an après la disparition de Lu Ji. En fait, quarante avant la date officielle de la fin des Han, en désagrégation et en perte de contrôle central, commence la période des Trois Royaumes. Cette période est aussi connue comme la Fin de la dynastie des Han orientaux 东汉末年 et se déroule de 184 à 220. C’est donc dans cette période troublée et instable que se déroule la vie de notre enfant modèle Lu Ji.
Cette période est illustrée par un évènement important : la création de la secte taoïste La Grande Paix Taiping dao 太平道 de ZhangJiao 張角. L’an 184 marquera une des plus importantes révoltes contre la dynastie Han, qui sera connue sous le nom des Turbans jaunes 黄巾之乱.

La piété filiale décrite dans les vingt quatre tableaux de personnages chinois est la transcription pour le peuple chinois d’une des premières vertus du Confucianisme :
 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)
La piété filiale 孝顺 [Xiàoshùn] est donc le socle sur lequel peut se bâtir une société. Le respect que l’on porte à ses parents 顺从父母的, donnera des citoyens obéissants tant vis à vis de leur supérieur que de l’empereur.

Jacky Lavauzelle

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Tableau 11
陸績
二十四孝

Lu Ji hidup pada Zaman Tiga Kerajaan. Ketika berusia enam tahun, ayah membawa beliau ke rumah kawan. Tuan rumah melayan mereka dengan limau mandarin. Merasai keenakan limau mandarin itu, Lu Ji mengambil beberapa biji limau itu  dan menyimpannya di lengan baju untuk dirasai oleh ibu, tetapi limau itu jatuh ke lantai. Lu Ji diketawakan atas perbuatan itu. Walau bagaimanapun, selepas menyatakan sebah tindakan, beliau telah dipuji kerana ketaatan kepada orang tua.
He hid oranges for his mother.
Lu Ji lived during the Era of Three Kingdom. When he was six years old, his father once brought him to a visit. The host treaded them to mandarin oranges. Lu took two and hid them in his sleeve in order for her mother to taste it, but the oranges fell to the floor. He was laughed at for this. However when he revealed the reason for this action. He was praised for his filial piety.
Il cacha des oranges pour sa mère.
Lu Ji vécu pendant la période des Trois Royaume. Lu Ji avait six ans et son père l’emmena à une de ses visites. L’hôte leur apporta des mandarines. Lu en prit deux et les cacha dans sa manche pour que sa mère puisse aussi les goûter, mais une orange tomba au sol. Il fut grondé sévèrement pour ce geste. Cependant, lorsqu’il révéla la raison de son action, il fut loué pour sa piété filiale.

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Tableau 11
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 11

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陸績
二十四孝

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THEAN HOU TEMPLE KUALA LUMPUR 二十四孝 Twenty-four Paragons of Filial Piety in China

Malaysia

Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
二十四孝
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine
黃庭堅
天后宫

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
Histoire 24 – story 24
二十四孝


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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天后宫

二十四孝

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TABLEAU 8
董永
DONG YONG

Dynastie des Han de l’Est

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TABLEAU 11
陸績
LU JI Le Voleur d’oranges
188-219
(188年-219年)

Dynastie des Han de l’Est

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TABLEAU 23
朱寿昌
Zhu Shouchang – Shu Jushô
1014 – 1083
(1014年-1083年)

Haut fonctionnaire du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127) 

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TABLEAU 24
HUANG TINGJIAN
黃庭堅

1045-1105

Poète et Calligraphe du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127) 

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LES ENTRETIENS DE CONFUCIUS

 » Lou Tzeu dit : « Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. Une fois la racine affermie, la Voie peut naître. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu. » (traduction Séraphin Couvreur – I-2  -Les Entretiens de Confucius 孔子)

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二十四孝

Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les Vingt-quatre modèles de piété filiale chinoise

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朱寿昌 Zhu Shouchang – Shu Jushô- Tableau 23 – 二十四孝 Twenty-four Paragons of Filial Piety in China

Malaysia

Voyage en Malaisie
二十四孝
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine
朱寿昌

天后宫

 

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
Histoire 23 – story 23
二十四孝


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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二十四孝

天后宫

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朱寿昌
Zhu Shouchang – Shu Jushô
1014 – 1083
(1014年-1083年)

Dynastie des Song du Nord (960-1127)

 

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二十四孝之弃官寻母讲的就是朱寿昌的故事
Zhu Shouchang fait partie des vingt quatre tableaux relatifs à la piété chinoise.

Tableau 23
二十四孝
Zhu Shouchang hidup pada Dinasti Song. Apabila Zhu Shouchang berumur tujuh tahun, ibu beliau dipaksa berkahwin dengan lelaki lain. Selepas itu, beliau tidak pernah mengetahui khabar berita tentang ibu selama 50 tahun. Apabila menjadi pegawai kerajaan, beliau menerima petunjuk daripada rakan. Beliau terus meninggalkan pekerjaan dan berusaha mencari ibu. Selepas beberapa tahun, akhirnya beliau bertemu semula dengan ibu.
He gave up his official carreer to search for his mother
La mère de Zhu Shouchang est forcée de se marier alors que celui-ci a sept ans. Pendant cinquante ans, il se retrouve éloigné d’elle et occupe des fonctions officielles dans la capitale. Pendant ces années, il ne reçoit plus aucunes nouvelles de sa mère. Un ami lui apporte des informations à son sujet et il se décide alors de quitter son poste pour partir à sa recherche.
Celle-ci retrouvée, il s’occupera d’elle jusqu’à la fin de ses jours.

 

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朱寿昌
Tableau 23
Les 24 enfants modèles de piété filiale Chinois
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 23

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二十四孝

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黃庭堅 Huang Tingjian 1045–1105 Poète et Calligraphe du XIe Siècle 二十四孝

Malaysia

二十四孝

Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de piété filiale en Chine
黃庭堅
天后宫

 




 

 

THEAN HOU TEMPLE
天后宫外观
Les 24 enfants Chinois exemplaires
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars
Histoire 24 – story 24


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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天后宫
Thean Hou Temple

Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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天后宫

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HUANG TINGJIAN
黃庭堅

1045-1105

Poète et Calligraphe du XIe siècle
Dynastie des Song du Nord (960-1127)

 

Huang Tingjian 黃庭堅 est né en 1045 dans la ville de Jiujiang 九江市 dans la province de Jiangxi 江西省.  Jiujiang se trouve à l’ouest, d’une des plus belles montagnes de Chine, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le mont Lu 庐山.
Cette année 1045 voit l’achèvement en Chine du long affrontement des Song et des Tangoutes de la dynastie des Xia occidentaux 西夏. C’est un an avant sa naissance que les deux camps signèrent un accord de paix , où les Tangoutes, en échanges de leur obéissance, reçurent des versements réguliers de taels d’argent, de thé et de soieries diverses. De nouveaux échanges seront désormais possibles entre les deux belligérants.
Mais la période où vécut Huang Tingjian ne fut pas qu’une longue période pacifique. En 1074, une famine ravage la Chine et notamment les terres du Nord qui conduit à des mouvements importants de la population de ces contrées vers le sud.
Dès sa trentième année, en 1075, pendant deux ans, les Song rentrèrent en conflit avec la Dynastie Lý (nhà Lý – dynastie Vietnamienne qui dura 216 ans de 1009-1225).
La vie de Huang Tingjian est liée à deux autres grandes personnalités de cette époque : le conservateur Su Shi  苏轼, écrivain, peintre et calligraphe, et Wang Anshi 王安石 (1021-1086) le grand réformateur de la fiscalité, de l’enseignement. Wang reste sous la protection de l’empereur Shenzong (1048-1085) – 宋神宗赵顼(1048年5月25日-1085年4月1日). Mais les réformes entraînent une paupérisation de nombreux paysans et un fort mécontentement.
Su Shi, lui, naquit en 1037, quelques années avant Huang Tingjian, et qui mourut à l’aube du XIIème siècle, en 1101. Dans cette fin du XIe siècle, correspond le règne de l’empereur Song Zhezong 宋哲宗(1077年1月4日-1100年2月23日) et qui régna à partir de 1085. Avant cette date, le conservateur Su Shi est écarté dans les années 70 et exilé ensuite. Le règne de Song Zhezong le raménera aux affaires centrales.

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Calligraphie 书法 de Huang Tingjian :

24
Cerita kedua puluh empat ketaatan anak membasuh bekas najis ibu.
Huang Tingjian hidup pada Dinasti Song Utara. Beliau sangat mentaati dan menjaga ibu walaupun beliau seorang pegawai kerajaan yang berpangkat tinggi. Setiap malam, beliau akan mencuci bekas najis ibu dan menunaikan tanggungjawab belrau sebagai anak lelaki.
Tableau 24
Les vingt-quatre sculptures d’enfants Chinois exemplaires.
Huang Tingjian qui vivait dans la dynastie Song du Nord, était attentionné et s’occupait de sa mère tous les soirs malgré ses fonctions gouvernementales de haut rang.
The Twenty-four Chinese Filial Exemplars, story 24

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 騎牛遠遠過前村,短笛橫吹隔隴聞。
多少長安名利客,機關用盡不如君。

痴兒了卻公家事,快閣東西倚晚晴。
落木千山天遠大,澄江一道月分明。
朱弦已為佳人絕,青眼聊因美酒橫。
萬裡歸船弄長笛,此心吾與白鷗盟。

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