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SONNET SHAKESPEARE 29 When in disgrace with fortune and men’s eyes

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
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WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

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SONNET 29

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
When in disgrace with fortune
and men’s eyes

Mon malheur avec la fortune
et dans les yeux des hommes

1598 

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When in disgrace with fortune and men’s eyes
Quand, dans mon malheur avec la fortune et dans les yeux des hommes,
 I all alone beweep my outcast state,
Je suis seul face à mon désarroi,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
Et que je trouble le ciel sourd avec mes cris absurdes,
 And look upon myself, and curse my fate,
Et quand je me vois et que je maudis ma destinée,

*







*

Wishing me like to one more rich in hope,
Quand je jalouse des sorts plus engageants,
Featur’d like him, like him with friends possess’d,
Des traits plus enviables, des amis enjoués,
 Desiring this man’s art, and that man’s scope,
Je désire leurs aisances et leurs rayonnements,
With what I most enjoy contented least;
Avec ce que je possède sans en jouir vraiment ;

*

Yet in these thoughts my self almost despising,
Pourtant, par ces pensées, je me méprise,
Haply I think on thee,—and then my state,
Et là, parfois, je pense à toi, et mon état,
Like to the lark at break of day arising
Telle l’alouette à l’aube

*






*

From sullen earth, sings hymns at heaven’s gate;
Sur une morne terre, chante des hymnes à la porte du ciel ;
For thy sweet love remember’d such wealth brings
Car ton délicieux amour m’apporte tant d’abondances
That then I scorn to change my state with Kings.
Que ne souhaite changer ma place avec celles des rois.

 

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SHAKESPEARE SONNET 29

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

Sri Mahamariamman Temple Kuala Lumpur 马里安曼兴都庙

       Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 




 

 

Sri Mahamariamman Temple

 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

 Fondé par Thambusamy Pillai
1873 

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Sri Mahamariamman Temple
ஸ்ரீ மகாமாரியம்மன் திருக்கோவில்
கோலா லம்பூர்
马里安曼兴都庙

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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-60 LES LUSIADES

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-60 LES LUSIADES III-60
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-60

OS LUSIADAS III-60

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 60
Strophe 60

III-60

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-60
LES LUSIADES III-60

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Précisions historiques

Camoes a évoqué du verset 42 au verset 54 la bataille d’Ourique qui sera gagné par le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I – Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) –
Alfonso sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Dans le sonnet, Camoes évoque la séquence suivante à partir de la bataille de Leiria. Cette bataille n’a pas la même portée symbolique d’Ourique qui méritait une dizaine de sonnets, il s’agissait de la Grande Victoire, grão vitória. Nous nous trouvons à 7 kilomètres du Campo de Ourique. Nous sommes ici à la limite entre le nouveau royaume et les possessions des musulmans Almohades. D’où les premiers vers de Camoes sur la conquête récente de la ville par les Mahométans. Paio Guterres da Cunha, un noble portugais, se fera remarquer à plusieurs reprises dans la défense du château de Leiria Nous le retrouverons aussi dans le siège par les maures de Lisbonne.
Les autres villes citées dans le sonnet 55 sont Arronches, petite ville de l’Alentejo, située à proximité de l’actuelle frontière avec l’Espagne et Scabelicastro – nommée Scalabis par les Romains, puis Shantarin par les Maures – s’appelle aujourd’hui Santarém et se trouve au nord de Lisbonne, dans le Ribatejo.
Sonnet 56, Alphonse Ier continue ses conquêtes avec Sintra et Mafra situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Sintra tombe en 1147. Les Monts de Sintra sont nommés les Montagnes de la Lune, serras da Lua ; lien fait entre Sintra et Cynthie. Cynthie est associée à Diane, la déesse de la Lune (Première Encyclopédie – Diderot – 1751 – Tome 4 : CYNTHIUS & CYNTHIA, surnoms d’Apollon & de Diane, ainsi appelés du mont Cynthie situé au milieu de l’île de Délos où ils avoient pris naissance.)
Sonnet 57, voici la ville de Lisbonne et des références à sa fondation par Ulysse. Dans la Première Encyclopédie, en 1765 (Tome 11), Louis de Jaucourt souligne à la définition Olysippo : « c’est ainsi que plusieurs auteurs écrivent le nom d’une ville très-ancienne, située à l’embouchure du Tage, & qui est aujourd’hui Lisbonne. Elle est si ancienne, que Solin a cru qu’elle avoit été fondée par Ulysse ; & Strabon même ne juge pas impossible qu’Ulysse ait été en Espagne. Dans le passage de Solin on lit : Ibi oppidum Olysipone Ulyxi conditum. Solin met ici un ablatif pour un nominatif ; car, selon l’usage de son tems, les noms de ville se mettoient à l’ablatif, & étoient regardés comme indéclinables. Ainsi Vopiscus dans la vie d’Aurelien dit, Copto & Plotemaïde urbes cepit. Dans Antonin, les noms sont de même à l’ablatif, tandis que chez les Grecs ils sont au génitif. » »
La Dardanie d’Asie Mineure est dans l’actuelle Anatolie du nord-ouest. Les Dardaniens et les Troyens sont ici confondus.
Les troupes qui viennent des régions boréales sont les troupes croisées des régions nordiques venues à la rescousse d’Alphonse Ier.
Sonnet 58 : 1147- Siège de Lisbonne -O Cerco de Lisboa –  précisions sur les troupes venues en renfort du nord de l’Europe, notamment la Germanie et la Grande-Bretagne actuelle, « la froide Bretagne« .
Sonnet 59 : 1147 – Siège de Lisbonne – précisions sur la durée du siège avec les indications lunaires – Le siège a duré presque cinq mois du 1er juillet au 25 octobre 1147.
Sonnet 60 – Lisbonne est libérée – Rappel de la résistance de cette courageuse cité. Nous parlons ici des guerriers Scythes. « On donna anciennement le nom de Scythes à tous les peuples du septentrion, principalement à ceux du septentrion de l’Asie ; car quoique plusieurs auteurs marquent des Scythes en Europe, & que Pline les donne pour des peuples limitrophes du Pont, conjointement avec les Dardaniens, les Triballiens, les Mœsiens & les Thraces ; ces Scythes sont plus souvent appelés Getes ou Sarmates, quand on veut les prendre dans un sens plus étendu. Presque toujours par le nom de Scythes, on entend des peuples Asiatiques. Aussi Pomponius Mela, lib. III. c. iv. après avoir dit que la Sarmatie était limitrophe de la Germanie, dont elle était séparée par la Vistule, ajoute, chap. v. que les confins de l’Asie se prennent à la Sarmatie, si ce n’est dans les pays perpétuellement couverts de neige, & où il faisait un froid insupportable ; pays qui étaient habités par les Scythes. » (Louis de Jaucourt & Diderot -L’Encyclopédie, Première Edition de 1751 Tome 14)
Le Bætis, ou Betis est le Guadalquivir d’aujourd’hui et représente, par extension, la province de l’Andalousie. Le texte suggère un rapprochement entre le nom Andalousie et Vandalie. C’est la thèse d’André de Resende, restaurateur des études classiques du Portugal.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Le siège de Lisbonne
O Cerco de Lisboa

Alfredo Roque Gameiro
1917

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« Desta arte enfim tomada se rendeu
« Par cet art, elle se rendit finalement
Aquela que, nos tempos já passados,
Celle qui, dans les temps anciens,
A grande força nunca obedeceu
Ne s’est jamais soumise à la force
Dos frios povos Cíticos ousados,
Des braves Scythes venus du froid
Cujo poder a tanto se estendeu
Dont la puissance à la fois s’étendait tant
Que o Ibero o viu e o Tejo amedrontados;
Que l’Ebre les vit et le Tage s’effraya ;
E enfim co’o Bétis tanto alguns puderam
Et aussi le Betis, traversé par quelques-uns,
Que à terra de Vandália nome deram.
Que la terre de Vandalie lui donna son nom.

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-60 CAMOES LUSIADES III-60
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

LES QUAIS DE MALACCA – Tebing sungai Melaka

Tebing sungai Melaka




Pelancongan di Malaysia

Voyage en Malaisie

PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

 




 

  MALACCA
MELAKA

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LES QUAIS DE MALACCA
Tebing sungai Melaka

马六甲河

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De Malacca
Voyage aux Indes orientales et à la Chine
au XVIIIe siècle
par l’explorateur
Pierre Sonnerat

MALACCA est situé dans la partie méridionale de la presqu’île Malaise. Les Hollandais tirent peu d’avantage de cet établissement, la plus grande partie est habitée par les Chinois, race paresseuse, & l’autre par les Malais, naturellement méchants : la seule crainte d’une nation qu’ils redoutent, les tient sous une espèce de discipline qu’ils ne connaissent point entre eux.
Il y a deux cents ans que la presqu’île Malaise était très- peuplée : les ports étaient remplis toute tannée de vaisseaux Chinois, Cochinchinois, Indiens & Siamois, mais la tyrannie des Souverains leur fit abandonner ce pays d’esclavage, pour aller établir différentes colonies fur les îles voisines. Achem, Sumatra, Bornéo, Célèbes, les Moluques & les Philippines en grande partie, sont habitées par des Malais.
Malacca était autrefois la résidence des Souverains, & tenait le premier rang entre les places Indiennes; les Portugais y bâtirent une bonne citadelle, & leur commerce s’y soutint l’espace de cent vingt années.




Les Hollandais les en chassèrent en 1641. Pour prix de sa victoire, le vainqueur eût la tête tranchée à son retour en Hollande, on lui fit un crime d’avoir permis à des Religieuses , dont le couvent était dans la citadelle, d’en sortir en procession, portant un cierge allumé, parce qu’ayant fait faire de très-gros cierges creux, elles les remplirent de diamants & de l’or que chacun avait mis en dépôt dans leur monastère.




Les Hollandais établirent la tolérance religieuse dans le pays qu’ils venaient de soumettre. Ils crurent avec juste raison que la politique exige qu’on souffre des gens de toutes les nations & de toutes les sectes, lorsqu’on veut faire fleurir un établissement ; on y trouve encore la ville chrétienne & une église romaine.
La Citadelle est bonne, elle devrait renfermer six cents hommes de garnison, mais ce nombre n’est jamais complet: d’ailleurs, on est obligé d’en tirer des détachements pour les petits comptoirs répandus fur la côte. Une rivière qui remonte jusqu’à quatre-vingt lieues dans les terres, baigne les murs delà citadelle; elle n’est pas large, & l’entrée en est fort incommode : échoué sur un banc, on est forcé d’attendre la pleine- mer pour arriver au débarcadère ; peut-être est-ce par politique que les Hollandais n’y creusent point un canal qui rendrait cette place d’un accès trop facile.
C’est un des pays les plus favorisés de la Nature; elle y fait régner un printemps continuel. Ses productions de toutes espèces s’y montrent & s’y multiplient dans toutes les saisons. Il est coupé par plusieurs rivières & couvert de forêts impénétrables : c’est par cette raison qu’il est peu connu des Européens; les habitants même ne peuvent pénétrer bien loin, parce que ces immenses forêts qui bordent les établissements, font un vaste repaire de bêtes féroces & de reptiles venimeux. Les productions animales & végétales sont presque les mêmes qu’aux Philippines, & le pays a beaucoup de rapport avec cet Archipel, ce qui fait présumer qu’il en a été séparé par quelque, violente secousse.




Les Hollandais ne se sont pas attachés à faire briller l’agriculture dans cette colonie comme dans la plupart des autres ; les environs de la ville n’offrent pas un seul jardin: ils font couverts de bois comme l’intérieur des terres, ce qui fait que les tigres, les buffles &les éléphants s’y logent aussi commodément que partout ailleurs ; outre cela quantité de marais qu’on ne peut dénicher doivent les rendre très malsains.




Il est surprenant que les Hollandais aient pu se soutenir jusqu’à ce jour dans un pays habité par des hommes aussi médians & aussi rebelles. Les Malais naturellement féroces aiment beaucoup l’opium ; cette boisson les rend furieux, quand ils en ont pris une certaine quantité ils ne connaissent plus de frein & se vouent à la mort; c’est une espèce de maladie qu’on pourrait appeler rage. Ils courent les rues un kriss dans chaque main , en criant amoc , ce qui veut dire en Malais, je mets tout à mort : dans cet état, les yeux pleins de feu leur sortent de la tête, leur bouche écume, ils agitent les deux bras, & tuent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage. On fuit, on ferme les portes, le Gouverneur expédie un détachement qui vient à la rencontre du furieux, mais celui-ci, loin de retourner sur ses pas, pour éviter une mort assurée, se précipite sur les baïonnettes jusqu’à ce qu’il expire.
Cette férocité naturelle n’influe point fur l’idiome des Malais ; ils parlent la langue la plus douce de la terre.




Il existe des mines d’or & d’argent dans l’intérieur du pays, mais elles ne sont pas exploitées. On trouve une espèce d’étain que l’on porte en Chine, c’est le seul commerce dont la Compagnie retire quelque profit encore n’est-il pas assez fort pour payer les employés, & couvrir les dépenses qu’elle est obligée de faire pour se soutenir sur cette côte. Celui des joncs est si peu de chose, qu’il s’est vu forcer de l’abandonner aux habitants moyennant quelques droits. Les îles voisines lui fournissent du bols d’aigle, de fandal & de fapan. Quelques Malais y font le commerce en interlope, ceux qui font connus sous le nom de Bouguis, vont aux Moluques chercher des épiceries, qu’ils portent ensuite à Achem & à Quéda; ceux qui font celui du câlin, croisent dans les détroits, & le vendent aux vaisseaux Européens, qui y passent pour aller en Chine. Afin d’empêcher le progrès « de ce commerce frauduleux, la Compagnie entretient des Garde-côtes, qui tâchent d’intercepter leurs bateaux.
On trouve à Malacca des anthropophages reconnus, de même que des êtres qui n’ont que la figure humaine; ils vivent sur les arbres, & si quelqu’un passe sous leur retraite, ils descendent & les dévorent : il y en a qui sont moins féroces; errant dans les bois, ne se liant pas même avec les êtres qui les ressemblent, ils te nourrissent de fruits & de racines, & n’habitent avec les femmes que quand la nature les y invite ; ce qui semblerait prouver que dans l’état de nature, les hommes ont un temps marqué pour leurs amours comme les autres animaux : quelques-uns de ces sauvages se sont un peu familiarisés, & trafiquent avec les Malais, mais sans avoir de communication ensemble. Ils mettent au pied de l’arbre qu’ils habitent le calin qu’ils ont ramassé sur les montagnes ; les Malais y déposent en échange quelques fruits ou d’autres bagatelles que le sauvage vient ramasser aussitôt qu’ils sont partis. Leur idiome n’est pas connu des Malais. J’en ai vu un qu’on avait pris fort jeune, & qui est aujourd’hui domestique d’un Conseiller, mais très-paresseux.
On trouve encore dans les terres une espèce d’hommes, dont les pieds font presque tournés en sens contraire des nôtres ; quoique ce fait m’ait été certifié par le Commandant de la place, je crois qu’il demanderait à être confirmé par de nouvelles observations.




Malacca produit quelques bons fruits, tels que le rambé, le ramboutan & le mangoustan, ce dernier est le meilleur, & surpasse tous les fruits de l’Inde par sa délicatesse.

Pierre Sonnerat
explorateur, auteur de récits de voyages et dessinateur français
(1748 – 1814)
Voyage aux Indes orientales et à la Chine
Tome II
CHAPITRE VI
DE L’ILE DE CÉYLAN, DES MALDIVES ET DE MALACCA

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Tebing sungai Melaka

PEIRE GODOLIN A L’ENVEJOS A L’ENVIEUX Poème occitan du XVIIe siècle

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

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PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]


Traduction JACKY LAVAUZELLE

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A l’envejòs
A l’Envieux




Poème

Fug, jauparèl, e fai-te’n rè
Fuis, aboyeur , en arrière !
O trobaràs que, segon l’òrdre
Ou sinon, tu trouveras, suivant l’ordre,
Sortèm de parlar de darrèr
Que nous parlons du derrière
Afin que trobèssas ont mòrdre.
Afin que tu puisses trouver où mordre.




 




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PEIRE GODOLIN

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NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

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PEIRE GODOLIN

CATULLE CATULLUS XIV ad Calvum poetam AU POETE LICINIUS CALVUS

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CATULLE CATULLUS XIV

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XIV

Ad Calvum poetam

Au poète Licinius Calvus
Caius Licinius Macer Calvus
Poète et Orateur Romain
(-82- -47)

***

Ni te plus oculis meis amarem,
Si plus que mes yeux je ne t’aimais,
 iucundissime Calve, munere isto
Charmant Calvus, de ce cadeau
odissem te odio Vatiniano:
Je te détesterais plus que ne te déteste Publius Vatinius :
nam quid feci ego quidve sum locutus,
Qu’ai-je fait, qu’ai-je dit,
cur me tot male perderes poetis?
Pour qu’avec de si vils poètes tu me tourmentes ?
isti di mala multa dent clienti,
Que les dieux foudroient tes clients,
qui tantum tibi misit impiorum.
Qui t’envoyèrent de si maudits recueils.
quod si, ut suspicor, hoc novum ac repertum
Mais si, comme je le soupçonne, ce nouveau choix
munus dat tibi Sulla litterator,
Te vient du grammairien Sylla en présent,
non est mi male, sed bene ac beate,
Il n’y a pas de mal, mais c’est une chance et une bénédiction,
quod non dispereunt tui labores.
Tes travaux étant ainsi récompensés.
di magni, horribilem et sacrum libellum!
Mais par tous les dieux, quel désordre et quelle confusion !
quem tu scilicet ad tuum Catullum
Ce que tu envoyas à ton infortuné Catulle,
misti, continuo ut die periret,
Qu’il allait un peu plus mourir ce jour-là,
Saturnalibus, optimo dierum!
Jour des Saturnales, un si grand jour !
non non hoc tibi, false, sic abibit.
Mais je n’en resterai pas là, coquin.
 nam si luxerit ad librariorum
A l’aube, les étagères des libraires
curram scrinia, Caesios, Aquinos,
Je renverserai les Césius, les Aquinus,
Suffenum, omnia colligam venena.
Les Suffénus, et tant d’autres poisons.
 ac te his suppliciis remunerabor.
et je me rembourserai de mon supplice.
vos hinc interea valete abite
Pendant ce temps, je leur dis adieu
 illuc, unde malum pedem attulistis,
Surtout, repartez d’où vous venez !
saecli incommoda, pessimi poetae. 
Calamités du siècle, poètes fétides.

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ad Calvum poetam

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO












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Catulle – Catullus
XIV

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines. Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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MALACCA LE JARDIN BOTANIQUE MELAKA Taman Botanikal Melaka

  




Pelancongan di Malaysia

Voyage en Malaisie

PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

 




 

  MALACCA
MELAKA

 

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Taman Botanikal Melaka
Le Jardin Botanique de Malacca
马六甲植物园

Lebuh Ayer Keroh
75450 Melaka

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Arnab dan kura-kura
Le lièvre et la Tortue








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Brachiosaurus
Brachiosaure
Genre de dinosaure
140 millions d’année
Dinosaur ini agak unik kerana kaki hadapannya lebih Panjang dari kaki belakangnya lanya sedemikian rupa untuk menegak dan mengampu lehernya yang sangat Panjang
Ce dinosaure est unique en raison de la longueur de ses pattes avant et de son cou.

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Diadectes
L’un des premiers tétrapodes herbivores de grande taille.

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Mammouth

« À peine sortaient-ils de la pénombre qu’une autre clameur s’éleva, qui transperçait la première comme une hache fend la chair d’une chèvre. C’était un cri membraneux, moins grave, moins rythmique, plus faible que le cri des aurochs ; pourtant, il annonçait la plus forte des créatures qui rôdaient sur la face de la terre. En ce temps, le mammouth circulait invincible. Sa stature éloignait le lion et le tigre ; elle décourageait l’ours gris ; l’homme ne devait pas se mesurer avec lui avant des millénaires, et seul le rhinocéros, aveugle et stupide, osait le combattre. Il était souple, rapide, infatigable, apte à gravir les montagnes, réfléchi et la mémoire tenace ; il saisissait, travaillait et mesurait la matière avec sa trompe, fouissait la terre de ses défenses énormes, conduisait ses expéditions avec sagesse et connaissait sa suprématie : la vie lui était belle ; son sang coulait bien rouge ; il ne faut pas douter que sa conscience fût plus lucide, son sentiment des choses plus subtil qu’il ne l’est chez les éléphants avilis par la longue victoire de l’homme. »
J.-H. Rosny aîné
La Guerre du feu
Les Mammouths et les Aurochs
Editions Plon – 1920

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Allosaure
« — Il convient de réserver notre jugement, disait Challenger, qui avait un énorme morceau de chair sur les genoux. Ceci paraîtrait le fait d’un de ces tigres qui avaient des dents en lame de sabre et dont on trouve encore les restes dans certains marbres de nos cavernes ; mais l’animal que nous avons vu était, sans contredit, plus grand, et tenait davantage du reptile. Personnellement, je me prononcerais pour un allosaure.  »
Arthur Conan Doyle
Le Monde perdu
Chapitre XI
Traduction par Louis Labat
Pierre Lafitte – Je sais tout (Revue) – 1913
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Dimétrodon
Synapsides pélycosauriens
270 millions d’années
270 juta tahun
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Chelonian
Tortue
penyu
*
Ankylosaure
Ankylosaurus
*
Ichthyosaurus

Planche 8 –  t. 1, p. 147 in La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle Crochard, 1838

*

Plesiosauria
 « presque reptiles »

*

PROTOCERATOPS

*

Pteranodon
Ptérosaures

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曾春年 Cheng Tchouan Nian 叫你一声老婆 Lyrics 歌词 BESOIN D’UN SIGNE

*曾春年
Cheng Tchouan Nian
28 août 1980 à Maoming 茂名,
 province du Guangdong  广东
1980年8月28日生于广东茂名

Chanson – 歌曲
叫你一聲老婆

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

叫你一声老婆
作词:张海风
作曲:张海风

 

当我凝神看见你浅浅的微笑
Dāng wǒ níng shén kàn jiàn nǐ qiǎn qiǎn de wéi xiào
Ton souffle au-dessous de moi
这种感觉相当的美好
zhè zhǒng gǎn jué xiāng dāng dì měi hǎo
Quel doux sentiment merveilleux
每个心跳跃动得很奇妙
měi ge xīn tiào yuè dòng dé hěn qí miào
Entendre chaque battement de coeur si fort si intense
是否这就是甜蜜的预告
shì fǒu zhè jiù shì tián mì de yù gào
Qu’elle est douce cette voix
这一刻的心情你知不知道
zhè yī kè de xīn qíng nǐ zhī bù zhī dào
Qu’il est magique ce moment
无限爱火在心底燃烧
wú xiàn ài huǒ zài xīn dǐ rán shāo
Un feu brûlant d’amour illumine mon cœur
我也不管世界多么糟糕
wǒ yě bù guǎn shì jiè duō me zāo gāo
Je ne me soucie plus du monde
也要给你最温暖的拥抱
Yě yào gěi nǐ zuì wēn nuǎn de yǒng bào
Je rêve de l’étreinte la plus chaude
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yī shēng lǎo pó dā yìng wǒ hǎo bù hǎo
Je n’attends qu’une promesse
从此以后我和你一起天荒地老
cóng cǐ yǐ hòu wǒ hé nǐ yī qǐ tiān huāng dì lǎo
Pour que toi et moi soyons ensemble pour toujours
你有多重要只有我心里知道
nǐ yǒu duō chóng yào zhǐyǒu wǒ xīnlǐ zhīdào
Sais-tu à quel point
为你就算多累也很骄傲
wèi nǐ jiùsuàn duō lèi yě hěn jiāo’ào
Cette recherche m’épuise
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yīshēng lǎopó dāyìng wǒ hǎobù hǎo
Mais j’attends ta promesse
从此以后我给你最幸福的依靠
cóngcǐ yǐhòu wǒ gěi nǐ zuì xìngfú de yīkào
Alors mon bonheur s’épanouira
赋予的承诺我都会统统做到
fùyǔ de chéngnuò wǒ dūhuì tǒngtǒng zuò dào
Et nous marcherons ensemble
只需要你的一个点头好不好
zhǐ xūyào nǐ de yī gè diǎn tóu hǎo bù hǎo
J’ai juste besoin d’un signe

*

现实的生活中各种的烦恼
Xiàn shí de shēng huó zhōng gè zhǒng de fán nǎo
Je vis dans un océan de troubles
更多更详尽歌词 在
gèng duō gèng xián gjìn gē cí zài
Dans un océan de mots
有你多好就像是解药
yǒu nǐ duō hǎo jiù xiàng shì jiě yào
Tu es mon antidote
再多郁闷也给你融化掉
zài duō yù mèn yě gěi nǐ róng huà diào
Tu fais fondre ma déprime
让我确定爱的人已找到
ràng wǒ què dìng ài de rén yǐ zhǎo dào
J’ai trouvé l’amour
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yīshēng lǎopó dāyìng wǒ hǎobù hǎo
Je n’attend qu’une promesse
从此以后我和你一起天荒地老
cóng cǐ yǐ hòu wǒ hé nǐ yī qǐ tiān huāng dì lǎo
Pour que toi et moi soyons ensemble pour toujours
你有多重要只有我心里知道
nǐ yǒu duō chóng yào zhǐ yǒu wǒ xīn lǐ zhī dào
Sais-tu à quel point
  为你就算多累也很骄傲
wèi nǐ jiù suàn duō lèi yě hěn jiāo’ào
Cette entreprise m’épuise
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yī shēng lǎo pó dā yìng wǒ hǎo bù hǎo
Je n’attends qu’une promesse
从此以后我给你最幸福的依靠
cóng cǐ yǐ hòu wǒ gěi nǐ zuì xìng fú de yī kào
Mon bonheur en dépendra
赋予的承诺我都会统统做到
fù yǔ de chéng nuò wǒ dū huì tǒng tǒng zuò dào
Je respecterai mes engagements
 只需要你的一个点头
zhǐ xū yào nǐ de yī gè diǎn tóu
Seulement un signe de la tête
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yī shēng lǎo pó dā yìng wǒ hǎo bù hǎo
Pour me faire ta promesse
从此以后我和你一起天荒地老
Cóng cǐ yǐ hòu wǒ hé nǐ yī qǐ tiān huāng dì lǎo
Pour que toi et moi soyons ensemble pour toujours
你有多重要只有我心里知道
nǐ yǒu duō chóng yào zhǐ yǒu wǒ xīn lǐ zhī dào
Sais-tu à quel point
为你就算多累也很骄傲
wèi nǐ jiù suàn duō lèi yě hěn jiāo’ào
Cette recherche m’épuise
我叫你一声老婆答应我好不好
wǒ jiào nǐ yī shēng lǎo pó dā yìng wǒ hǎo bù hǎo
 Mais j’attends ta promesse
从此以后我给你最幸福的依靠
cóng cǐ yǐ hòu wǒ gěi nǐ zuì xìng fú de yī kào
Alors mon bonheur s’épanouira
赋予的承诺我都会统统做到
fù yǔ de chéng nuò wǒ dū huì tǒng tǒng zuò dào
Et nous marcherons ensemble
只需要你的一个点头好不好
zhǐ xūyào nǐ de yī gè diǎn tóu hǎo bù hǎo
J’ai juste besoin d’un signe

SONNET SHAKESPEARE 28 How can I then return in happy plight L’OPPRESSION DU JOUR ET DE LA NUIT

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET 28

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
How can I then return in happy plight

L’OPPRESSION
DU JOUR ET DE LA NUIT

 

1598 

**

*

How can I then return in happy plight,
Comment puis-je revenir dans un meilleur état,
That am debarre’d the benefit of rest?
Quand je n’ai plus le bénéfice du repos ?
When day’s oppression is not eas’d by night,
Lorsque l’oppression du jour n’est plus soignée par la nuit,
But day by night and night by day oppress’d,
Mais que le jour est oppressé par la nuit et la nuit par le jour,
*







*

And each, though enemies to either’s reign,
Et les deux, bien qu’ennemis,
Do in consent shake hands to torture me,
Se donnent la main pour me torturer,
The one by toil, the other to complain
L’un par la fatigue, l’autre en d’incessantes plaintes
How far I toil, still farther off from thee.
Car cette fatigue m’éloigne plus loin de toi.
 

*

I tell the day, to please him thou art bright,
Je dis au jour, pour lui plaire, combien tu resplendis,
And dost him grace when clouds do blot the heaven:
Et combien tu lui rends grâce quand les nuages obombrent le ciel:
So flatter I the swart-complexion’d night,
Aussi je flatte la caligineuse nuit,

*






*

When sparkling stars twire not thou gild’st the even.
Combien tu donnes de la nitescence quand les étoiles ne scintillent plus
But day doth daily draw my sorrows longer,
Mais chaque jour m’apporte un peu plus de douleur,
And night doth nightly make grief’s length seem stronger.
Et chaque nuit, ma peine semble plus forte.

*****************

SHAKESPEARE SONNET 28

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-59 LES LUSIADES

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-59 LES LUSIADES III-59
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-59

OS LUSIADAS III-59

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 59
Strophe 59

III-59

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-59
LES LUSIADES III-59

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Précisions historiques

Camoes a évoqué du verset 42 au verset 54 la bataille d’Ourique qui sera gagné par le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I – Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) –
Alfonso sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Dans le sonnet, Camoes évoque la séquence suivante à partir de la bataille de Leiria. Cette bataille n’a pas la même portée symbolique d’Ourique qui méritait une dizaine de sonnets, il s’agissait de la Grande Victoire, grão vitória. Nous nous trouvons à 7 kilomètres du Campo de Ourique. Nous sommes ici à la limite entre le nouveau royaume et les possessions des musulmans Almohades. D’où les premiers vers de Camoes sur la conquête récente de la ville par les Mahométans. Paio Guterres da Cunha, un noble portugais, se fera remarquer à plusieurs reprises dans la défense du château de Leiria Nous le retrouverons aussi dans le siège par les maures de Lisbonne.
Les autres villes citées dans le sonnet 55 sont Arronches, petite ville de l’Alentejo, située à proximité de l’actuelle frontière avec l’Espagne et Scabelicastro – nommée Scalabis par les Romains, puis Shantarin par les Maures – s’appelle aujourd’hui Santarém et se trouve au nord de Lisbonne, dans le Ribatejo.
Sonnet 56, Alphonse Ier continue ses conquêtes avec Sintra et Mafra situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Sintra tombe en 1147. Les Monts de Sintra sont nommés les Montagnes de la Lune, serras da Lua ; lien fait entre Sintra et Cynthie. Cynthie est associée à Diane, la déesse de la Lune (Première Encyclopédie – Diderot – 1751 – Tome 4 : CYNTHIUS & CYNTHIA, surnoms d’Apollon & de Diane, ainsi appelés du mont Cynthie situé au milieu de l’île de Délos où ils avoient pris naissance.)
Sonnet 57, voici la ville de Lisbonne et des références à sa fondation par Ulysse. Dans la Première Encyclopédie, en 1765 (Tome 11), Louis de Jaucourt souligne à la définition Olysippo : « c’est ainsi que plusieurs auteurs écrivent le nom d’une ville très-ancienne, située à l’embouchure du Tage, & qui est aujourd’hui Lisbonne. Elle est si ancienne, que Solin a cru qu’elle avoit été fondée par Ulysse ; & Strabon même ne juge pas impossible qu’Ulysse ait été en Espagne. Dans le passage de Solin on lit : Ibi oppidum Olysipone Ulyxi conditum. Solin met ici un ablatif pour un nominatif ; car, selon l’usage de son tems, les noms de ville se mettoient à l’ablatif, & étoient regardés comme indéclinables. Ainsi Vopiscus dans la vie d’Aurelien dit, Copto & Plotemaïde urbes cepit. Dans Antonin, les noms sont de même à l’ablatif, tandis que chez les Grecs ils sont au génitif. » »
La Dardanie d’Asie Mineure est dans l’actuelle Anatolie du nord-ouest. Les Dardaniens et les Troyens sont ici confondus.
Les troupes qui viennent des régions boréales sont les troupes croisées des régions nordiques venues à la rescousse d’Alphonse Ier.
Sonnet 58 : 1147- Siège de Lisbonne -O Cerco de Lisboa –  précisions sur les troupes venues en renfort du nord de l’Europe, notamment la Germanie et la Grande-Bretagne actuelle, « la froide Bretagne« .
Sonnet 59 : 1147 – Siège de Lisbonne – précisions sur la durée du siège avec les indications lunaires – Le siège a duré presque cinq mois du 1er juillet au 25 octobre 1147.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Le siège de Lisbonne
O Cerco de Lisboa

Alfredo Roque Gameiro
1917

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« Cinco vezes a Lua se escondera,
« Cinq fois la lune s’était cachée,
E outras tantas mostrara cheio o rosto,
Et avait tout autant montrée son plein visage,
Quando a cidade entrada se rendera
Quand l’entrée de la ville rompit
Ao duro cerco, que lhe estava posto.
Devant la dureté du siège.
Foi a batalha tão sanguina e fera,
La bataille fut sanglante et féroce,
Quanto obrigava o firme pressuposto
Comme l’exigeait la terrible entreprise
De vencedores ásperos e ousados,
Des rugueux et audacieux vainqueurs,
E de vencidos já desesperados.
Face aux vaincus terriblement désespérés.

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-59 CAMOES LUSIADES III-59
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES