Archives par mot-clé : jacky lavauzelle

sonnets de Shakespeare -LE VERTUEUX MENSONGE – SONNET 72 SONNET LXXII ou SONNET 146 – SONNET CXLVI – O! lest the world should task you to recite

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*

sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


**

SONNET 72 – SONNET LXXI ou SONNET 146 – SONNET CXLVI

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
O! lest the world should task you to recite

****

LE VERTUEUX MENSONGE
*****

1598 

**

*

O! lest the world should task you to recite
Oh ! de peur que le monde ne vous demande de narrer
What merit lived in me, that you should love
Quel mérite a vécu en moi, qui vous fait m’aimer
After my death,— dear love, forget me quite,
Même après ma mort, cher amour, oubliez-moi bien,
For you in me can nothing worthy prove;
Car en moi rien qui vaille vous ne pourriez trouver ;

*

Unless you would devise some virtuous lie,
À moins que vous n’imaginiez un mensonge vertueux,
To do more for me than mine own desert,
Trouvant plus que mon propre désert,
And hang more praise upon deceased I
Et accrochant plus d’éloges sur ma dépouille
Than niggard truth would willingly impart:
Que l’avare vérité n’en pourrait trouver :

*


*

O! lest your true love may seem false in this
Oh ! de peur que votre véritable amour ne paraisse falsifier
That you for love speak well of me untrue,
Par amour en parlant exagérément de moi,
My name be buried where my body is,
Que mon nom, où se trouve mon corps, soit enterré ,

*

And live no more to shame nor me nor you.
Et ne survive plus pour ma honte et la vôtre.
For I am shamed by that which I bring forth,
Car j’ai honte moi de ce que j’apporte,
And so should you, to love things nothing worth.
Et vous aussi devriez, pour aimer des choses qui ne valent rien.

*


 

*****

L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

*****************

SHAKESPEARE SONNET
SONNET 70 ou SONNET 89 SONNET LXXXIX

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

sonnets de Shakespeare – VERS LES VERS LES PLUS VILS – SONNET 71 ou SONNET 145 – SONNET CXLV- No longer mourn for me when I am dead

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*

sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


**

SONNET 71 – SONNET LXXI ou SONNET 145  -SONNET CXLV 

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
No longer mourn for me when I am dead

****

VERS LES VERS LES PLUS VILS
*****

1598 

**

*

No longer mourn for me when I am dead
Ne pleurez plus pour moi quand je serai mort
Than you shall hear the surly sullen bell
Dès que vous entendrez le triste glas
Give warning to the world that I am fled
Annonçant au monde que je me suis enfui
From this vile world with vilest worms to dwell:
De ce monde vil vers les vers les plus vils :

*

Nay, if you read this line, remember not
Non, si vous lisez ces lignes, ne vous rappelez pas
The hand that writ it, for I love you so,
La main qui les a écrites, car je vous aime tant,
That I in your sweet thoughts would be forgot,
Que, dans vos douces pensées, je voudrais être oublié,
If thinking on me then should make you woe.
Si penser à moi doit vous attrister.

*


*

O! if,— I say you look upon this verse,
Oh !  je dis que si vous regardez ces vers,
When I perhaps compounded am with clay,
Quand je serai peut-être d’argile composé,
Do not so much as my poor name rehearse;
Mon pauvre nom, veuillez ne pas le répéter ;

*

But let your love even with my life decay;
Mais laissez votre amour avec ma vie se faner ;
Lest the wise world should look into your moan,
De peur que le monde sage regarde dans vos pleurs,
And mock you with me after I am gone.
A mon sujet, ne se moque de vous après mon trépas.

*


 

*****

L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

*****************

SHAKESPEARE SONNET
SONNET 70 ou SONNET 89 SONNET LXXXIX

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

JEAN II DE PORTUGAL – OS LUSIADAS IV-60 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Porém depois que a escura noite eterna

*

JEAN II DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-60 LES LUSIADES IV-60
LITTERATURE PORTUGAISE

JEAN II DE PORTUGAL Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-60
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

JEAN II DE PORTUGAL

LE PRINCE PARFAIT
Lisbonne, 3 mars 1455 – Alvor, 25 octobre 1495
succède à Alphonse V

Jean II de Portugal

*******

JEAN II DE PORTUGAL
A LA RECHERCHE
DES LIMITES DE LA POURPRE AURORE

« Porém depois que a escura noite eterna

« Mais après qu’une éternelle et sombre nuit 
Afonso aposentou no Céu sereno,
Ne retire Alphonse dans un serein paradis,
O Príncipe, que o Reino então governa,
Le Prince, qui alors gouverna le Royaume
Foi Joane segundo e Rei trezeno.
Fut Jean le second et treizième Roi.
Este, por haver fama sempiterna,
Celui-ci pour se couvrir d’une éternelle renommée,
Mais do que tentar pode homem terreno
Tenta plus qu’aucun homme sur terre ne le pouvait :
Tentou, que foi buscar da roxa Aurora
Il essaya de trouver de la pourpre Aurore
Os términos, que eu vou buscando agora.
Les limites que moi-même recherche encore. 

**

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

JEAN II DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III

LE COMBAT HEROÏQUE DU PRINCE JEAN -OS LUSIADAS IV-59 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Porque o filho sublime e soberano

*

ALPHONSE V DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-59 LES LUSIADES IV-59
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-59
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

*******

LE COMBAT HEROÏQUE DU PRINCE JEAN

« Porque o filho sublime e soberano,

« Ainsi ce fils sublime et altier,
Gentil, forte, animoso cavaleiro,
Doux, fort et habile chevalier
Nos contrários fazendo imenso dano,
Chez les ennemis fit d’immenses dégâts,
Todo um dia ficou no campo inteiro.
Une journée entière sur le terrain il resta.
Desta arte foi vencido Octaviano,
Octave fut vaincu de la même manière par Brutus,
E António vencedor, sem companheiro,
Et son compagnon Antoine vainquit Cassius
Quando daqueles que César mataram
Et ceux qui assassinèrent César lâchement,
Nos Filípicos campos se vingaram.
Dans la plaine des Philippes périrent complétement.

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ALPHONSE V DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III

LA BATAILLE DE TORO – 1476 -OS LUSIADAS IV-58 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não quis ficar nos Reinos ocioso

*

LA BATAILLE DE TORO
1476
ALPHONSE V DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-58 LES LUSIADES IV-58
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-58
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

*******

Guerre de Succession de Castille
ALPHONSE V CONTRE FERDINAND DE CASTILLE
La Bataille de Toro
1er mars 1476

Bataille de Toro, par Francisco de Paula Van Halen

« Não quis ficar nos Reinos ocioso

« Ne voulant pas rester inactif dans le Royaume
 O mancebo Joane, e logo ordena
La jeune Jean, bientôt commande
De ir ajudar o pai ambicioso,
D’aller aider ce père ambitieux,
Que então lhe foi ajuda não pequena.
Ce qui l’aida avantageusement.
Saiu-se enfim do trance perigoso
Ainsi, le roi put sortir de cette dangereuse impasse
Com fronte não torvada, mas serena,
Avec un front invaincu et serein,
Desbaratado o pai sanguinolento
Le père sanguinaire a sauvé la face,
Mas ficou duvidoso o vencimento.
Mais le final demeura incertain.

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Bataille de toro Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ALPHONSE V DE PORTUGAL
LA BATAILLE DE TORO

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Bataille de Toro Os Lusiadas Les Lusiades

ALPHONSE V CONTRE FERDINAND DE CASTILLE – OS LUSIADAS IV-57 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Porém depois tocado de ambição

*

ALPHONSE V DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-57 LES LUSIADES IV-57
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-57
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

*******

1475

ALPHONSE V CONTRE FERDINAND DE CASTILLE

« Porém depois, tocado de ambição

« Mais alors, touché par l’ambition
E glória de mandar, amara e bela,
Et la gloire de commander, amère et magnifique,
 Vai cometer Fernando de Aragão,
Il s’engage contre  Ferdinand d’Aragon,
Sobre o potente Reino de Castela.
Sur le puissant royaume de Castille.
Ajunta-se a inimiga multidão
Les ennemis en nombre forment des armées,
Das soberbas e várias gentes dela,
Des gens fiers et variés, des gens
Desde Cádis ao alto Pireneu,
De Cadix aux hautes Pyrénées,
Que tudo ao Rei Fernando obedeceu.
Tous obéissant au Roi Ferdinand. 

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ALPHONSE V DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III

ALPHONSE V ET LES EXPLOITS DES PORTUGAIS – OS LUSIADAS IV-56 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Porém elas enfim por força entradas

*

ALPHONSE V DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-56 LES LUSIADES IV-56
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-56
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

*******

ALPHONSE V & LES EXPLOITS DES PORTUGAIS

« Porém elas enfim por força entradas,

« Mais enfin, ils forcent les entrées,
 Os muros abaixaram de diamante
Et les solides murs sont pénétrés
As Portuguesas forças, costumadas
Par les forces portugaises, habitués
A derribarem quanto acham diante.
A vaincre ce qui se trouve devant elle opposé.
Maravilhas em armas estremadas,
Les merveilles de ces terribles armures,
E de escritura dinas elegante,
Dignes des plus hautes écritures,
Fizeram cavaleiros nesta empresa,
Que réalisèrent dans cette entreprise nos chevaliers,
Mais afinando a fama Portuguesa.
Renforcent la Portugaise renommée. 

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ALPHONSE V DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III

LE CHANSONNIER SONNET 170 (Première Partie) CANZONIERE PETRARCA 170- SONNET CLXX

*
Pétrarque Chansonnier Petrarca

Pétrarque CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER (Sommaire)

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 170

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 170
CLXX

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

170/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Piú volte già dal bel sembiante humano

Plusieurs fois déjà de la belle apparence humaine
 ò preso ardir co le mie fide scorte
J’ai pris courage avec ma fidèle escorte
d’assalir con parole honeste accorte
d’attaquer avec des mots honnêtes et justes
la mia nemica in atto humile et piano.
mon ennemie, sous des abords humbles et mesurés.

**

Fanno poi gli occhi suoi mio penser vano

Mais ils sont vains face à son regard fort
perch’ogni mia fortuna, ogni mia sorte,
et toute ma fortune, tout mon destin,
mio ben, mio male, et mia vita, et mia morte,
mon bien et mon mal, ma vie et ma mort,
quei che solo il pò far, l’à posto in mano.
se retrouvent à sa merci dans sa main.

**


**

Ond’io non poté’ mai formar parola

Ne pouvant plus jamais sortir un mot
ch’altro che da me stesso fosse intesa:
que moi seul pouvait entendre :
cosí m’ha fatto Amor tremante et fioco.
ainsi Amour m’a fait : tremblant et faible.

**

E veggi’ or ben che caritate accesa

Et je vois en effet ces effets de la passion violente
lega la lingua altrui, gli spirti invola:
qui lient la langue d’autrui et fait perdre la raison :
chi pò dir com’egli arde, è ’n picciol foco.
qui peut dire qu’il brûle, brûle en fait bien peu.

********************
CANZONIERE PETRARCA
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 170
le chansonnier Pétrarque Sonnet 170
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE


LE CHANSONNIER SONNET 169 (Première Partie) CANZONIERE PETRARCA 169 – SONNET CLIX

*
Pétrarque Chansonnier Petrarca

Pétrarque CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER (Sommaire)

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 169

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 169
SONNET CLIX

 

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

169/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Pien d’un vago penser che me desvia

Accaparé d’une suave pensée qui me fait oublier
da tutti gli altri, et fammi al mondo ir solo,
toutes les autres, et me conduit seul par le monde,
ad or ad ora a me stesso m’involo
parfois j’arrive à ne plus penser
pur lei cercando che fuggir devria;
qu’à celle que je devrais fuir ;

**

et veggiola passar sí dolce et ria

et je la vois vaquant douce et cruelle
che l’alma trema per levarsi a volo,
que mon âme tremblante semble parée d’ailes,
 tal d’armati sospir’ conduce stuolo
accompagnée de tant d’armés émois,
questa bella d’Amor nemica, et mia.
ce bel ennemi d’Amour et de moi.

**


**

Ben s’i’ non erro di pietate un raggio

Pourtant, voici un rayon de miséricorde
scorgo fra ’l nubiloso, altero ciglio,
que j’aperçois entre ces sombres cils hautains,
che ’n parte rasserena il cor doglioso:
et qui rassure mon cœur endolori :

**

allor raccolgo l’alma, et poi ch’i’ agio

alors je ressaisis mon âme, décidé
di scovrirle il mio mal preso consiglio,
de m’écarter des mauvais conseils,
tanto gli ò a dir, che ’ncominciar non oso.
j’ai tant à dire qu’à commencer je n’ose.

********************
CANZONIERE PETRARCA
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 169
le chansonnier Pétrarque Sonnet 169
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE


LA SIRENE DU CIEL – LE CHANSONNIER SONNET 167 (Première Partie) CANZONIERE PETRARCA 167 – SONNET CLXVII

*
Pétrarque Chansonnier Petrarca

Pétrarque CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER (Sommaire)

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 167

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 167
CLXVII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

167/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

LA SIRENE DU CIEL

Quando Amor i belli occhi a terra inchina

Quand Amour au sol baisse ses beaux yeux,
e i vaghi spirti in un sospiro accoglie
accueille tous les esprits flottants dans un soupir
co le sue mani, et poi in voce gli scioglie,
dans ses mains, puis les démêle dans sa voix,
 chiara, soave, angelica, divina,
claire, douce, angélique, divine,

**

sento far del mio cor dolce rapina,

Je sens tant un doux brigandage de mon cœur,
et sí dentro cangiar penseri et voglie,
et une intrusion dans mes pensées et mes désirs,
 ch’i’ dico: Or fien di me l’ultime spoglie,
que je dis:  que je reçoive mon dernier butin,
se ’l ciel sí honesta morte mi destina.
si le ciel me destine à une mort honnête.

**


**

Ma ’l suon che di dolcezza i sensi lega

Mais le son qui lie mes sens par tant de douceur
col gran desir d’udendo esser beata
avec ce grand désir de l’entendre
l’anima al dipartir presta raffrena.
réfrène mon âme dans son départ .

**

Cosí mi vivo, et cosí avolge et spiega

Ainsi je vis, et ainsi se noue et se dénoue
lo stame de la vita che m’è data,
le fil de cette vie qui m’a été donné,
questa sola fra noi del ciel sirena.
au son de cette singulière sirène du ciel.

********************
CANZONIERE PETRARCA
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 167
le chansonnier Pétrarque Sonnet 167
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE