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LE PLAISIR DEVENU DOULEUR – EMILY DICKINSON (1874) – WONDER IS NOT PRECISLY KNOWING

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

WONDER IS NOT PRECISLY KNOWING

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LE PLAISIR DEVENU DOULEUR

*****

1874

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Wonder — is not precisely Knowing
L’Etonnement- n’est pas précisément la Connaissance
 
And not precisely Knowing not —
Ni précisément l’Ignorance –
A beautiful but bleak condition
Mais une condition belle et ténébreuse
  He has not lived who has not felt —
N’a pas vécu qui n’a pas ressenti ça –

 




Suspense — is his maturer Sister —
Le Suspens – son Frère mature –
Whether Adult Delight is Pain
Soit le Plaisir Adulte devient Douleur
  Or of itself a new misgiving —
Soit de lui-même devient un nouveau souci –
 This is the Gnat that mangles men —
C’est le Moucheron qui mutile les hommes –

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POEME D’EMILY DICKINSON

DE RAGE ET DE MEPRIS – HEINRICH HEINE – LE LIVRE DES CHANTS V – Die Nacht ist feucht und stürmisch

LE LIVRE DES CHANTS
LITTERATURE ALLEMANDE






Christian Johann Heinrich Heine




*

Die Nacht ist feucht und stürmisch,
Nuit humide et orageuse,
 
Der Himmel sternenleer;
Un ciel vide d’étoiles ;
Im Wald, unter rauschenden Bäumen,
Sous les arbres bruissants de la fôret
  Wandle ich schweigend einher.
Je marche en silence.

*

Es flimmert fern ein Lichtchen
Une faible lumière scintille
Aus dem einsamen Jägerhaus’;
De la solitaire maison du garde ;
Es soll mich nicht hin verlocken,
Elle ne m’attire pas
Dort sieht es verdrießlich aus.
Il y règne un air morose.

*

Die blinde Großmutter sitzt ja
La grand-mère aveugle est assise
Im ledernen Lehnstuhl dort,
Dans un fauteuil de cuir là-bas,
Unheimlich und starr, wie ein Steinbild,
Effrayante et rigide, comme une statue,
Und spricht kein einziges Wort.
Sans dire un seul mot.

*

Fluchend geht auf und nieder
Maudissant, va et vient
Des Försters rothköpfiger Sohn,
Le fils du forestier aux cheveux roux,
Und wirft an die Wand die Büchse,
Replace son arme au mur,
Und lacht vor Wuth und Hohn.
Et rit de rage et de mépris.

*

Die schöne Spinnerin weinet,
Pleure la belle fileuse,
Und feuchtet mit Thränen den Flachs;
Humectant son chanvre de larmes ;
Wimmernd zu ihren Füßen
Gémissant à ses pieds
Schmiegt sich des Vaters Dachs.
Se blottit plus fort le chien du père.

*






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HEINRICH HEINE
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UNE HISTOIRE DE SOUFFRANCE

Les Mains & La Beauté musicale de Heine

Mais ce qui m’intéressait plus encore que les discours de Heine, c’était sa personne, car ses pensées m’étaient connues depuis longtemps, tandis que je voyais sa personne pour la première fois et que j’étais à peu près sûr que cette fois serait l’unique. Aussi, tandis qu’il parlait, le regardai-je encore plus que je ne l’écoutai. Une phrase des Reisebilder me resta presque constamment en mémoire pendant cette visite : « Les hommes malades sont véritablement toujours plus distingués que ceux en bonne santé. Car il n’y a que le malade qui soit un homme ; ses membres racontent une histoire de souffrance, ils en sont spiritualisés. » C’est à propos de l’air maladif des Italiens qu’il a écrit cette phrase, et elle s’appliquait exactement au spectacle qu’il offrait lui-même. Je ne sais jusqu’à quel point Heine avait été l’Apollon que Gautier nous a dit qu’il fut alors qu’il se proclamait hellénisant et qu’il poursuivait de ses sarcasmes les pâles sectateurs du nazarénisme : ce qu’il y a de certain, c’est qu’il n’en restait plus rien alors. Cela ne veut pas dire que la maladie l’avait enlaidi, car le visage était encore d’une singulière beauté ; seulement cette beauté était exquise plutôt que souveraine, délicate plutôt que noble, musicale en quelque sorte plutôt que plastique. La terrible névrose avait vengé le nazarénisme outragé en effaçant toute trace de l’hellénisant et en faisant reparaître seuls les traits de la race à laquelle il appartenait et où domina toujours le spiritualisme exclusif contre lequel son éloquente impiété s’était si souvent élevée. Et cet aspect physique était en parfait rapport avec le retour au judaïsme, dont les Aveux d’un poète avaient récemment entretenu le public. D’âme comme de corps, Heine n’était plus qu’un Juif, et, étendu sur son lit de souffrance, il me parut véritablement comme un arrière-cousin de ce Jésus si blasphémé naguère, mais dont il ne songeait plus à renier la parenté. Ce qui était plus remarquable encore que les traits chez Heine, c’étaient les mains, des mains transparentes, lumineuses, d’une élégance ultra-féminine, des mains tout grâce et tout esprit, visiblement faites pour être l’instrument du tact le plus subtil et pour apprécier voluptueusement les sinuosités onduleuses des belles réalités terrestres ; aussi m’expliquèrent-elles la préférence qu’il a souvent avouée pour la sculpture sur la peinture. C’étaient des mains d’une rareté si exceptionnelle qu’il n’y a de merveilles comparables que dans les contes de fées et qu’elles auraient mérité d’être citées comme le pied de Cendrillon, ou l’oreille qu’on peut supposer à cette princesse, d’une ouïe si fine qu’elle entendait l’herbe pousser. Enfin, un dernier caractère plus extraordinaire encore s’il est possible, c’était l’air de jeunesse dont ce moribond était comme enveloppé, malgré ses cinquante-six ans et les ravages de huit années de la plus cruelle maladie. C’est la première fois que j’ai ressenti fortement l’impression qu’une jeunesse impérissable est le privilège des natures dont la poésie est exclusivement l’essence. Depuis, le cours de la vie nous a permis de la vérifier plusieurs fois et nous ne l’avons jamais trouvée menteuse.

Émile Montégut
Esquisses littéraires – Henri Heine
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 63
1884

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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-78 LES LUSIADES – Entrava com toda esta companhia

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-78 LES LUSIADES III-78
LITTERATURE PORTUGAISE









Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue








Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-78








OS LUSIADAS III-78

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 78
Strophe 78

III-78

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-78
LES LUSIADES III-78

 *****

Sancho Primeiro
Sanche Ier
Succède à son père Alphonse Ier sur le trône, devenant ainsi le second Roi du Portugal
Règne de 1185 – 1211
Sancho I de Portugal, quarto filho de Afonso Henriques
Sucedeu o seu pai no trono, tornando-se assim no segundo Rei de Portugal

******

« Entrava com toda esta companhia
« Avec toutes ces troupes, le commandeur des croyants,
O Miralmomini em Portugal;
L’Amir al Mouminine, marchait sur le Portugal ;
Treze Reis mouros leva de valia,
Accompagné par treize Rois maures de valeur,
Entre os quais tem o ceptro imperial;
Assujettis au sceptre impérial ;
E assim fazendo quanto mal podia,
Et faisant tout le mal possible,
O que em partes podia fazer mal,
Là où il était possible pour eux de faire le mal,
Dom Sancho vai cercar em Santarém;
Jusqu’à encercler à Santarém où se trouvait Sanche ;
Porém não lhe sucede muito bem.
Mais il n’y réussit pas aussi bien qu’il le souhaitait.

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents



Sonnet 73 : suite du sonnet 72 et des victoires de Pompée sur Mithridate. Pour la Chaîne du Taurus Scythique, la Scythie où habitait les Scythes s’étendait de l’Ukraine à l’Altaï. Les Monts Taurus est une chaîne montagneuse au sud-est du plateau de l’Anatolie. « Taurus, (Geog. anc.) nom commun à quelques montagnes ; mais la principale de ce nom est le Taurus d’Asie, & c’est la plus grande montagne que nous connoissons, d’où vient aussi qu’on l’a nommée Taurus, car la coutume des Grecs étoit d’appeller ταῦροι, tauri, ce qui étoit d’une grandeur démesurée. Le plus grand nombre des auteurs, entr’autres Strabon, Pline & Pomponius Mela font commencer cette montagne au promontoire Sacrum ou Chelidonium, quoiqu’elle traverse toute la Carie jusqu’à la Perée, mais ses branches de ce côté-là n’ont pas semblé mériter le nom de Taurus. » (L’Encyclopédie, Première édition 1751-Tome 15). L’Imathie se trouve dans l’actuelle Macédoine-Centrale.
Le Sonnet 74 termine la séquence des batailles d’Alphonse avec la bataille de Santarém et le retour des reliques du martyr Vincent. La retraite n’a pas encore sonnée définitivement puisque nous le retrouverons au Sonnet 80, suivi par les Sonnets 81, 82 et 83, venant en aide à son fils Sanche en difficulté.
Sonnet 75 : cette nouvelle séquence concerne la passation de pouvoir d’Alphonse Ier à son fils Sanche, dit le Laboureur, le Fondateur, le Colonisateur, le Populaire. et qui deviendra Sanche Ier ou Sancho Primeiro, second roi du Portugal à la mort d’Alphonse en 1185.
Sonnet 76 : le prince Sanche, fort de ses victoires, continue le combat sur Béja. Les Maures vaincus s’organisent.
Sonnet 77 : Les forces Maures se regroupent et viennent de tous les sites d’Afrique du Nord : les musiciens sont mauritaniens, les soldats viennent de Ceuta (Tingis) de Péluse en Egypte (Ampelusa), du Royaume du Grand Juba (Namibie).
Sonnet 78 : C’est L’Amir al Mouminine, le Commandeur des croyants maures, qui fédère les troupes maures autour de dix rois. Il pénètre au Portugal et encercle Sanche à Santarém.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-78 CAMOES LUSIADES III-78
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

Best Horror Movies with Quotes – LES 60 FILMS LES PLUS DIABOLIQUES : MEILLEURS FILMS D’HORREUR – FANTASTIQUES & PSYCHOLOGIQUES

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BEST HORROR MOVIES WITH QUOTES

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« We’re all alone, aren’t we? »

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the best movies of all time
LES FILMS LES PLUS DIABOLIQUES :
FILMS D’HORREUR
FILMS FANTASTIQUES
&
PSYCHOLOGIQUES

 » You’ll see me in hell, Mr Thorn. »

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« Have you fallen asleep? »
« – I’m scared, Mom. – Scared of what? « 

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1
Horreur
SHINING
THE SHINING
De Stanley Kubrick
1980
Avec Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers
« It’ll be just like nothing ever happened »
« Wendy, I have let you fuck up my life so far, but I’m not going to let you fuck this up!« 

*




2
Horreur
PSYCHOSE
PSYCHO

D’Alfred Hitchcock
1960
Avec Anthony Perkins,Janet Leigh
« Matricide is probably the most unbearable crime of all… most unbearable to the son who commits it. »
« There’s an old saying: « First customer of the day is always the most trouble. » « 

*

3
Horreur
L’EXORCISTE
The Exorcist

De William Friedkin
1973
Avec Ellen Burstyn, Linda Blair, Jason Miller et Max von Sydow
« Oh, Karl, we’ve got rats in the attic. You’d better get some traps. Rats? I’m afraid so. But the attic is clean. All right, then, we’ve got clean rats. « 

*

4
Horreur – Fantastique
LES INNOCENTS
The Innocents

De Jack Clayton
1961
Avec Deborah Kerr, Michael Redgrave, Pamela Franklin
« for I have no room for them, neither mentally nor emotionally. Does that seem quite heartless? Honest, but not heartless. « 

*

5
Horreur – Thriller psychologique
QU’EST-IL ARRIVE A BABY JANE ?

What Ever Happened to Baby Jane?
De Robert Aldrich
1962
Avec Bette Davis, Joan Crawford
« left her there to die, like some poor animal. »

*

6
Thriller
LE SILENCE DES AGNEAUX

THE SILENCE OF THE LAMBS
De Jonathan Demme
1991
Avec Jodie Foster, Anthony Hopkins, Scott Glenn, Ted Levine
« Your bleeding has stopped. »
« Best thing for him,really. His therapy was going nowhere. »

*

7
 
Film dramatique
LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI

Das Cabinet des Dr. Caligari
De Robert Wiene
1920
« Er – er selbst – und kein anderer ist Caligari… »
« Lui, c’est lui…Caligari… »

*




8
Horreur
FRANKENSTEIN

De James Whale
1931
Avec Boris Karloff, Colin Clive, Mae Clarke, John Boles
« We are about to unfold the story of Frankenstein. A man of science, who sought to create a man after his own image, without reckoning upon God. It is one of the strangest tales ever told. It deals with the two great mysteries of creation: life and death. »

*

9
Horreur
MISTER BABADOOK

De Jennifer Kent
2014
Avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney
« If it’s in a word, or it’s in a look, you can not get rid of the Babadook. »

*

10
Epouvante
NOSFERATU LE VAMPIRE
Nosferatu, eine Symphonie des Grauens
Friedrich Wilhelm Murnau
1922

*

11
Thriller – Drame psychologique
REPULSION

De Roman Polanski
1965
Avec Catherine Deneuve, Yvonne Furneaux, Ian Hendry
« – Have you fallen asleep? »
«  I wouldn’t touch her. Don’t touch her! What’s he doing? – He’s got no right… – Please! – You shouldn’t touch her. – He shouldn’t touch her. »

*

12
Horreur
CONJURING : LES DOSSIERS WARREN

THE CONJURING
James Wan
2013
Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Lili Taylor, Ron Livingston, John Brotherton
« You have a lot of spirits in here, but there is one I’m most worried about because it is so hateful. « 

*

13
Epouvante – Science Fiction
LE VILLAGE DES DAMNES

VILLAGE OF THE DAMNED
De Wolf Rilla
1960
Avec George Sanders, Barbara Shelley
« That means every woman in this village… who is capable of childbirth is going to have a baby. I can’t believe it. This is not a matter of belief, Vicar. It’s a matter of fact. « 

*

Horreur – Thriller
ROSEMARY’S BABY

De Roman Polanski
1968
Avec Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon
« What have you done to its eyes?  »
« Don’t argue or make a scene… because if you say anything more about witches or witchcraft… we’re gonna be forced to take you to a mental hospital. »

*




 

*

Horreur
CARRIE

De Brian de Palma
1976
Avec Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving
« The first sin was intercourse. First sin was intercourse. First sin was intercourse. And the first sin was intercourse! I was so scared, I thought I was dyin’. The girls, they all laughed at me, Mama. – And Eve was weak. Say it. – No, Mama! – Eve was weak. – No! – Eve was weak. – No! – Eve was weak. Say it, woman. – No, Mama! Say it! Eve was weak! Eve was weak! And the Lord visited Eve with a curse. And the curse was the curse of blood! You should have told me, Mama! »

*

Horreur
APPARTEMENT 1303

Première Version Japonaise de 2006
(Remake US par Daniel Fridell, Michele Taverna en 2012)
D’Ataru Oikawa
Avec Ataru Oikawa, Kei Oishi,Takamasa Sato

*

Horreur
LA CABANE DANS LES BOIS
THE CABIN IN THE WOODS
De Drew Goddard
2012
Avec Kristen Connolly, Fran Kranz, Chris Hemsworth
« Cleanse them. Cleanse the world of their ignorance and sin. Bathe them in the crimson of…  »

*

Horreur
INSIDIOUS

De James Wan
2010
Avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins, Andrew Astor, Lin Shaye
« – I’m scared, Mom. – Scared of what? – Dalton. Can I change rooms? – Why would you want to change rooms?  »

*

Horreur
RING
リング
De Hideo Nakata
1998
Avec Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada, Rikiya Ōtaka, Yoichi Numata

*

Horreur
HALLOWEEN : LA NUIT DES MASQUES
Halloween

De John Carpenter
1978
Avec Donald Pleasence,Jamie Lee Curtis
« Black cats and goblins and broomsticks and ghosts. Pumpkins of witches are there to roast. You may think, they scare me. You’re probably right. Black cats and goblins on Halloween night. Trick-or-treat!!! My parents won’t be home untill ten. – Are you sure? We’re all alone, aren’t we? »

*

Horreur
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS

Night of the Living Dead
De George A. Romero
1968
Avec Duane Jones, Judith O’Dea, Marilyn Eastman
 » And I got so afraid I ran. I ran… I ran… « 

*

Horreur
LA MAISON DU DIABLE
The Haunting

De Robert Wise
1963
Avec Julie Harris, Claire Bloom,Richard Johnson
« So there won’t be anyone around if you need help…We couldn’t hear you. In the night…No one lives any nearer than town. No one will come any nearer than that… In the night. In the dark. »

*

Horreur
AMITYVILLE : LA MAISON DU DIABLE
THE AMITYVILLE : HORROR
De Stuart Rosenberg
1978
Avec James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger
« Jesus Christ! It gets worse all the time! This job doesn’t get any better. All shot in their beds,execution style.Only the mother shot in the head. »

*

Horreur
THE WITCH

De Robert Eggers 
2015
Avec Anya Taylor-Joy,Ralph Ineson, Kate Dickie, Harvey Scrimshaw, Ellie Grainger, Lucas Dawson
 » I am that very witch. When I sleep my spirit slips away from my body and dances naked with The Devil. That’s how I signed his book…He bade me bring him an unbaptized babe, so I stole Sam, and I gave him to my master. And I’ll make any man or thing else vanish I like. « 

*

Horreur
DEUX SOEURS

장화, 홍련
De Kim Jee-woon
2003
Avec Im Su-Jeong, Moon Geun-young,Yeom Jeong-a

*




Horreur
HAUTE TENSION

D’ Alexandre Aja
2003
Avec Cécile de France, Maïwenn, Philippe Nahon
« Bonne nuit, les filles ! »
« Je ne laisserai plus jamais personne se mettre entre nous ! »

*

Horreur Thriller
SAW
De James Wan
2004
Avec Cary Elwes, Danny Glover, Leigh Whannell, Monica Potter, Michael Emerson, Tobin Bell
« Most people are so ungrateful to be alive, but not you, not any more… « 

*

Fantastique – Aventure – Thriller
LES CHASSES DU COMTE ZAROFF

The Most Dangerous Game
De Ernest B. Schoedsack & Irving Pichel
1932
Avec Joel McCrea,Fay Wray,Leslie Banks

*

Drame – Thriller
LES DIABOLIQUES

Henry-Georges Clouzot
1955
Avec Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse
« Il y a des choses difficiles à avaler…et c’est pas du poisson que je parle. »
« On te fera un bel enterrement et on sera bien débarrassés. »

*

Horreur
LES YEUX SANS VISAGE

De Georges Franju
1960
Avec Pierre Brasseur, Alida Valli
« Je trouve curieux, Monsieur, que ce soit moi qui doive vous réconforter ; après tout, vous, il vous reste un espoir. »
« Christiane…lâchez-ça ! lâchez-ça !…Pourquoi ça ? »

*

Fantastique
LES AUTRES
The Others
2001
D’Alejandro Amenábar
2001
Avec Nicole Kidman, Fionnula Flanagan, Christopher Eccleston, Alakina Mann
« Now, children, are you sitting comfortably? Then I’ll begin. This story started many thousands of years ago… but it was all over in just seven days. All that long, long time ago… none of the things We can see now– the sun, the moon, the stars, the earth… the animals and plants– not a single one existed. only god existed… and so only He could have created them. And He did. « 

*

Horreur
MORSE

Låt den rätte komma in
Let the Right One In

De Tomas Alfredson
2008
Avec Kåre Hedebrant, Lina Leandersson

*

Horreur – Science Fiction
ALIEN

De Ridley Scott
1979
Avec Tom Skerritt, Sigourney Weaver
« You… Lucky, lucky, lucky, lucky, lucky… OK. Oh, come on. You are… my lucky star… You… …my lucky star… You are my lucky star… You are my lucky… You… are my lucky star.. »

*


Horreur
SUSPIRIA

De Dario Argento
1976
Avec Jessica Harper, Stefania Casini, Flavio Bucci
« When I got here last night about 11:00, I saw a girl leaving the school. She’s a new student. She just arrived. What did she look like? »
« But what does it mean to be a witch? Well, as a believer in the material world and a psychiatrist to boot, I’m convinced that the current spread of belief in magic and the occult… Is part of mental illness. »

*

Epouvante
AUDITION

De Takashi Miike
1999
Avec Ryo Ishibashi, Eihi Shiina, Jun Kunimura

*

Horreur – Science Fiction
THE THING

De John Carpenter
1982
Avec Kurt Russell, Wilford Brimley
« Look. Son of a bitch. What we’re talking about here is an organism… that imitates other life-forms, and it imitates them perfectly. When this thing attacked our dogs, it tried to digest ’em, absorb them. »

*

Horreur
KAÏRO
回路
Pulse

De Kiyoshi Kurosawa
2000
Avec Haruhiko Katô, Kumiko Aso, Koyuki, Koji Yakusho

*

Horreur
ZOMBIE
Dawn of the Dead

De George A. Romero
1978
Avec Ken Foree, Gaylen Ross, David Emge
«  A dead body must be exterminated. Either by destroying the brain or severing the brain from the rest of the body. »

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Horreur – Fantastique
DOCTEUR JEKYLL ET MISTER HYDE

Dr. Jekyll and Mr. Hyde
De Rouben Mamoulian
1931
Avec Fredric March, Miriam Hopkins
« Today, I want to talk to you of a greater marvel: The soul of man. My analysis of this soul, the human psyche… Ieads me to believe that man is not truly one… but truly two. One of him strives for the nobilities of life. This we call his good self. The other seeks an expression of impulses… that bind him to some dim animal relation with the earth. This, we may call the bad. These two carry out an eternal struggle in the nature of man… yet they are chained together. And that chain spells repression to the evil. Remorse to the good. »

*

Horreur – Fantastique
NE VOUS RETOURNEZ PAS
Don’t Look Now

De Nicolas Roeg
1973
Donald Sutherland, Julie Christie
« You piece of shit! It’s alright. Everything’s okay. I’m a friend. I’m coming. She is possessed by the devil! It’s okay. I’m a friend. I won’t hurt you. Come on. Darling! »

*




Horreur
LA COLLINE A DES YEUX

THE HILLS HAVE EYES
De Wes Craven
1977
Avec Susan Lanier,Robert Houston,Martin Speer,Dee Wallace-Stone,Russ Grieve
 » OK? Open the door. I think the door is jammed. Why don’t you try unlocking it creep. »

*

Horreur
EVIL DEAD II
Dead by Dawn
De Sam Raimi
1987
Avec Bruce Campbell ,Sarah Berry
« I am… I made a mistake. Wait, wait. No! I made a mistake. Damn right, you son of a bitch! I hope you rot down there. – Oh, shit! « 

*

Horreur
LA HORDE

De Yannick Dahan & Benjamin Rocher
2009
Avec Yannick Dahan, Benjamin Rocher, Stéphane Moïssakis, Arnaud Bordas
« On va leur apprendre la Marseillaise… »
« Qu’est-ce qui se passe…C’est quoi ça, putain ? »

*

Horreur
A L’INTERIEUR

De Alexandre Bustillo & Julien Maury
2007
Avec Alysson Paradis, Béatrice Dalle, Nathalie Roussel
« Je suis passé voir bien… »
« Y a quelque chose qui merde… »

*

Science fiction
UNDER THE SKIN
De Jonathan Glazer
2013
Avec Scarlett Johansson
« You know what? I’m all alone. You’re all alone. What do you say? What’s one drink? What’s one drink? I saw you on the road. What, you saw me on the road? « 
« Uh, I’m a bit lost, really. Am I headed towards Taynuilt? Yeah. I am? Is it far? It’s about 10 minutes away. Ten minutes? Are you… « 
« Anyway, right, fuck all that shite. Right? I really want to buy you a drink, man. You look absolutely stunning. »

Horreur
LA MALEDICTION
THE OMEN
De Richard Donner
1976
Avec Gregory Peck, Lee Remick, David Warner; Harvey Stephens, Leo McKern
 » You’ll see me in hell, Mr Thorn. »
« The child is dead. He breathed just for a moment. Then he breathed no more. The child is dead. Dead. The child is dead. »

*




Horreur
GRAVE
Julia Ducournau
2016
Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella
« Tu es végétarienne toi maintenant ? »
« Tu vas pas commencer l’année sur un abandon, là ;  tu t’affiches ! »
« Je suis sûr que toi t trouveras une solution, ma puce ! »

*

Drame
ONIBABA

鬼婆
De Kaneto Shindo
1964
Avec Nobuko Otowa, Jitsuko Yoshimura, Kei Sato, Taiji Tonoyama

*

Horreur
MALEFIQUE

Eric Valette
2003
Avec Gérald Laroche, Philippe Laudenbach, Clovis Cornillac, Dimitri Rataud
« Nous approchons…le livre nous guide… »

*

Thriller
SEULE DANS LA NUIT

Wait Until Dark
De Terence Young
1967
Avec Audrey Hepburn, Alan Arkin, Richard Crenna
« Stop! Don’t touch that! l have your knife, Mr. Roat. »

*

Thriller dramatique
THE GIRL NEXT DOOR

De
Gregory M. Wilson
2007
Avec William Atherton, Blythe Auffarth, Blanche Baker
« And you can still like her with your penis inside her. Matthew, I tell you that you’re going to regret this. What would JFK do? You know he’d tap that ass. « 

 *

Horreur
GET OUT
De Jordan Peele
2017
Avec Daniel Kaluuya, Allison Williams, Keith Stanfield
« Sex slave! Oh, shit! Chris, you gotta get the fuck outta there, man! You in some Eyes Wide Shut situation. Leave, motherfucker! « 

*

Horreur
LES DENTS DE LA MER
Jaws
De Steven Spielberg
1975
Avec Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss
« As you see, it’s a beautiful day. The beaches are open, and people are having a wonderful time. « Amity, » as you know, means « friendship. » My God! Jesus Christ! Fin! Shark! 350! Martin, get them the hell out of the water. No whistles! No whistles! Everybody please, get out of the water. Everybody out of the water. « 

*

Horreur
POLTERGEIST

De Gil Kenan
2015
Avec Sam Rockwell, Jared Harris, Rosemarie DeWitt, Nicholas Braun, Jane Adams
« Great. Welcome to owning a new home. »
« I’m sorry, are you too big to say it now? No. Then who’s my super boy? I am. Yeah, you are. I love you. I love you, too. All right, get some sleep, okay? The night-light! Night-light! Sorry, sorry, sorry. Okay, okay, okay? Is that better? Griffin, there’s nothing to be afraid of. Okay. Good night, buddy. Good night. What was Griff freaking out about? »

*

Horreur – Drame
CALVAIRE

De Fabrice Du Welz
2004
Avec Laurent Lucas, Jackie Berroyer, Philippe Nahon, Jean-Luc Couchard
« – Si je peux vous donner un conseil, ne descendez pas jusqu’au village. – Pourquoi ? – Parce que ce ne sont pas des gens comme vous et moi…ce ne sont pas des artistes. Alors faites-moi plaisir, n’y aller pas. »

*

Horreur
MASSACRE A LA TRONCONNEUSE

The Texas Chain Saw Massacre
De Tobe Hooper
1974
Avec Tobe Hooper, Gunnar Hansen, Marilyn Burns
« Officers there discovered what appeared to be a grisly work of art, the remains of a badly decomposed body wired to a large monument. A second body was found in a ditch near the perimeter of the cemetery.

*

Horreur
ANNABELLE
De John R. Leonetti
2014
Avec Annabelle Wallis, Ward Horton, Tony Amendola
« – No. No, it’s okay. It was a car accident. We were driving back from my parents’. They live up north. So, uh, I was tired, you know. Family will do that to you. And it was very late and I shouldn’t have been behind the wheel. Last thing I remember was… …looking over in the passenger seat… …at my daughter asleep. Mia, she had grown into the most beautiful young woman. I woke up three weeks later… …and Ruby never did. I didn’t get a chance to say goodbye. I didn’t get to beg God to take me first. I made the mistake… …and she paid the price. « 

*

LA MONSTRUEUSE PARADE
FREAKS
De Tod Browning
1932
Avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova
« But, Monsieur Duval, at first I could not believe my own eyes. A lot of horrible, twisted things, you know, crawling, whining, laughing… « 

*

Horreur
MARTYRS

De Pascal Laugier
2008
Avec Morjana Alaoui, Mylène Jampanoï,Catherine Bégin, Robert Toupin,Patricia Tulasne, Juliette Gosselin, Xavier Dolan
« C’est si facile Mademoiselle de créer une victime, si facile… »

*

Horreur
PARANOIAC

De Freddie Francis
1963
Avec Janette Scott, Oliver Reed, Sheila Burrell
« I began to think that… whatever it was that had been troubling him had gone forever. Then you chose to return, and it has started all over again. I had hoped that… your return would rid him of this feeling of guilt… and to be finished with this business once and for all. But this hasn’t happened. Your arrival has started the whole thing over again. « 

*

Thriller
EMPRISE

FRAITLTY
De Bill Paxton
2001
Avec Bill Paxton, Matthew McConaughey, Powers Boothe, Matt O’Leary, Jeremy Sumpter
« What makes you think that your brother’s the « God’s Hand » killer?  »
« All I need to know right now is you’re a murdering son of a bitch. And I got you. Maybe. But that’s not gonna bring your mother back, is it? She’s dead and her killer got away, didn’t he ? »

*

Horreur-Science Fiction
28 JOURS PLUS TARD
28 Days Later
De Danny Boyle
2002
Avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Brendan Gleeson, Christopher Eccleston, Megan Burns
« – Just listen. Salvation is here. The answer to Infection is here. if you can hear this, you’re not alone. There are others like you. There are other survivors. We are soldiers and we are armed. Oh, my God. Soldiers. « 

*

LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL
THE HONEYMOON KILLERS
De Leonard Kastle
1970
Avec Shirley Stoler, Tony Lo Bianco, Mary Higby
« Give me your hand. Don’t be a shy nurse. Darling, please don’t cry again. I wouldn’t be able to get on the train. I can’t help it. I didn’t think you’d be going so soon. »

*

Horreur – Science Fiction
L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU

Island of Lost Souls
D’Erle C. Kenton
1932
Avec Charles Laughton, Richard Arlen, Bela Lugosi
« – Easy, Captain. Well, it’s Dr. Moreau’s island. Dr. Moreau’s island, and it stinks all over the whole South Seas! Superstitious South Seas gossip! Dr. Moreau is a brilliant man and a great scientist. Great scientist, huh? Well, if you ask me, he’s a black-handed, grave-robbin’ ghoul. « 

**********

« Give me your hand »
&
 » And I got so afraid I ran. I ran… I ran… « 

LE MORT-VIVANT- Вурдалак – POEME DE POUCHKINE (1935) А.С. Пушкин

*

Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1835
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


1835
LES CHANSONS DES SLAVES DE L’OUEST
****
LE MORT-VIVANT
****

  ПЕСНИ ЗАПАДНЫХ СЛАВЯН
****
Вурдалак
*****

***

 

Трусоват был Ваня бедный:
Vanya était un pauvre lâche:
Раз он позднею порой,
Une nuit, très tard,
Весь в поту, от страха бледный,
Transpirant, vert de peur,
Чрез кладбище шел домой.
Il rentra chez lui et coupa par le cimetière.

*

Бедный Ваня еле дышит,
Pauvre Vanya respirant à peine,
Спотыкаясь, чуть бредёт
Tomba sans prendre garde
По могилам; вдруг он слышит,
Dans une tombe ; Soudain, il entendit
-Кто то кость, ворча, грызет.
grogner et ronger des os.

*


*

Ваня стал; – шагнуть не может.
Vanya était tétanisé ; – ne pouvant plus faire un pas.
 « Боже! – думает бедняк, –
« Dieu – pensa le pauvre homme 
Это верно кости гложет
Celui qui tant dévore les os
Красногубый вурдалак.
Doit être un mort-vivant !

*

Горе! малый я не сильный;
Malheur, Petit ! Je ne suis pas assez fort ;
Cъест упырь меня совсем,
le mort-vivant me gobera tout cru,
 Если сам земли могильной
Si de la terre dans la tombe
Я с молитвою не съем. »
Je ne mange pas tout à ma dernière prière « .  

*

Что же? Вместо вурдалака –
Quoi ? Au lieu du mort-vivant-
(Вы представьте Вани злость!)
(Vous imaginez bien la colère de Vanya !)
В темноте пред ним собака
Dans l’obscurité, devant lui, un cabot
На могиле гложет кость.
Qui dans la tombe rogne son os.

*

 

 Библиотеке для чтения
1835 г. – кн. 15
Publié dans la Bibliothèque pour la lecture 
1835 – volume 15

**********

Вурдалак
LE MORT-VIVANT

ALEXANDRE POUCHKINE
1835  

********

LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

*****

*****************

А.С. Пушкин

CATULLE XXXI CATULLUS – Ad Sirmium insulam – À LA PRESQU’ÎLE DE SIRMIONE

*

CATULLE CATULLUS XXXI

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XXXI

 Ad Sirmium insulam
*****

À LA PRESQU’ÎLE DE SIRMIONE
****

***

Paene insularum, Sirmio, insularumque
Joyau de toutes les presqu’îles et de toutes les îles, ô Sirmione
ocelle, quascumque in liquentibus stagnis
bénie par Neptune, seigneur des eaux stagnantes
marique vasto fert uterque Neptunus,
Et du vaste océan :
quam te libenter quamque laetus inviso,
Avec quel plaisir je te retrouve,
 vix mi ipse credens Thuniam atque Bithunos
alors que je viens de quitter la Bithynie et ses champs
  liquisse campos et videre te in tuto.
et je peux profiter de toi en toute sécurité.







 o quid solutis est beatius curis,
Ô existe-t-il un plus grand bonheur,
 cum mens onus reponit, ac peregrino
quand l’esprit dépose son fardeau, et qu’épuisés
labore fessi venimus larem ad nostrum,
des fatigues du voyage nous arrivons pour nous détendre
desideratoque acquiescimus lecto?

dans nos foyers, retrouver un lit tant désiré ?
 hoc est quod unum est pro laboribus tantis.
Cela justifie les sacrifices demandés par notre travail.


  salve, o venusta Sirmio, atque ero gaude
Je te salue, ô belle Sirmione,  et réjouis-toi
   gaudente, vosque, o Lydiae lacus undae,
réjouis-toi, ô ondes du Lac de Garde,
ridete quidquid est domi cachinnorum.
Riez pleinement de tout dans ma demeure.

 




Ad Sirmium insulam
À LA PRESQU’ÎLE DE SIRMIONE

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO







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Catulle – Catullus
POESIE XXXI

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.





Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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LA RAISON & LA FOLIE – EMILY DICKINSON (1873) HAD WE OUR SENSES

POEME D’EMILY DICKINSON
LITTERATURE AMERICAINE

*******

 

EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

HAD WE OUR SENSES
****

*********




LA RAISON & LA FOLIE
*****

1873

********

Had we our senses
Avons-nous notre raison ?
 
But perhaps ’tis well they’re not at Home
Mais peut-être vaut-il mieux que non
 So intimate with Madness
Elle a tant d’intimité avec la Folie
 He’s liable with them
Les deux sont liées




Had we the eyes without our Head —
Avons-nous les yeux en face des trous ?
How well that we are Blind —
Comme il est bon que nous soyons Aveugles –
We could not look upon the Earth —
Il ne serait pas possible de regarder la Terre –
So utterly unmoved —
Si complètement immobile –

***************

POEME D’EMILY DICKINSON

LA TROMPETTE D’UNE PROPHETIE – POEME SHELLEY – The trumpet of a prophecy – ODE AU VENT D’OUEST V

 LITTERATURE ANGLAISE

*******

 

PERCY BYSSHE SHELLEY
4 August 1792 – 8 July 1822
4 août 1792 – 8 jullet 1822

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


LES POEMES
DE PERCY BYSSHE SHELLEY
*******

Shelley’s poems
POEMS
POEMES

*******
*

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST

V
The trumpet of a prophecy

LA TROMPETTE D’UNE PROPHETIE

****

Make me thy lyre, even as the forest is:
Que je sois ta lyre à l’instar de la forêt
What if my leaves are falling like its own!
Même si mes feuilles doivent tomber comme les siennes !
 The tumult of thy mighty harmonies
Le tumulte de tes profondes harmonies

*

Will take from both a deep, autumnal tone,
De nous deux donnera un son profond, automnal,
Sweet though in sadness. Be thou, Spirit fierce,
Suave bien que triste. Sois, Esprit tumultueux,
My spirit! Be thou me, impetuous one!
Mon esprit ! Sois moi, ô impétueux !

*

*

Drive my dead thoughts over the universe
Dirige mes pensées mortes dans l’univers
Like wither’d leaves to quicken a new birth!
Telles ces feuilles mortes pour une renaissance !
And, by the incantation of this verse,
Et, par l’incantation de ce poème,

*

Scatter, as from an unextinguish’d hearth
Disperse, comme d’un foyer inextinguible
Ashes and sparks, my words among mankind!
Les cendres et les étincelles, mes paroles à l’humanité !
Be through my lips to unawaken’d earth
Sois à travers mes lèvres à la terre endormie

*

The trumpet of a prophecy! O Wind,
La trompette d’une prophétie ! Ô Vent,
If Winter comes, can Spring be far behind?
Si l’Hiver arrive, le Printemps peut-il être loin derrière ?

*

**************************

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST
POESIE DE SHELLEY

************************************

SHELLEY INCOMPRIS

Les deux proscrits étaient morts. Il semblait que la poésie, alors incomprise, de Shelley devait laisser aussi peu de trace dans le souvenir de ses contemporains que son frêle corps dans les flots de la Méditerranée. Il semblait au contraire que la renommée de Byron, délivrée des calomnies qu’elle avait soulevées autour d’elle et purifiée par une mort héroïque, allait rentrer triomphante en Angleterre, portée par l’admiration de toute l’Europe. Il n’en fut pas ainsi. Tandis que la voix éloquente de M. Tricoupi, célébrait la louange du poète dans cette langue sonore qui avait retenti, plus de vingt siècles auparavant, aux mêmes lieux, pour les soldats de Marathon, le nom du poète resta exilé de l’Angleterre. À peine au contraire la cendre de Shelley était-elle refroidie, qu’une nouvelle école littéraire saluait en lui son chef, et élevait sa renommée au- dessus de celle de Byron. Il ne faut point s’en étonner : il est plus facile de revenir de l’obscurité que de l’impopularité. Autant et plus que Byron, Shelley avait jeté le gant à la société anglaise ; mais il n’avait pas été discuté : il n’avait eu ni admirateurs ni détracteurs, il avait été simplement incompris et rejeté. Byron au contraire avait eu ses partisans et ses adversaires ; la voix publique était fatiguée de crier son nom. L’admiration ou le mépris de sa poésie n’avait pas la saveur de la nouveauté. Son nom appartenait à l’histoire, il ne pouvait être le drapeau d’une coterie ; il était de ceux qu’on pouvait copier désormais sans avouer ses emprunts.

Edmond de Guerle
Byron, Shelley et la Littérature anglaise, d’après les Souvenirs des derniers Jours, de E.-J. Trelawny
Revue des Deux Mondes
Deuxième période
Tome 19
1859

*************************************
POEME DE PERCY BYSSHE SHELLEY

 

 

LES EPINES DE LA VIE – POEME DE SHELLEY – ODE AU VENT D’OUEST – IV -If I were a dead leaf

LITTERATURE ANGLAISE

*******

 

PERCY BYSSHE SHELLEY
4 August 1792 – 8 July 1822
4 août 1792 – 8 jullet 1822

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


LES POEMES
DE PERCY BYSSHE SHELLEY
*******

Shelley’s poems
POEMS
POEMES

*******
*

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST

IV
If I were a dead leaf

LES EPINES DE LA VIE

 

****

If I were a dead leaf thou mightest bear;
Si j’étais une feuille morte que tu puisses transporter ;
If I were a swift cloud to fly with thee;
Si j’étais un véloce nuage et que je vole à tes côtés ;
A wave to pant beneath thy power, and share
Une vague palpitant sous ton pouvoir et partageant

*

The impulse of thy strength, only less free
L’impulsion de ta force, seulement moins libre
Than thou, O uncontrollable! If even
Que toi, O incoercible ! Si même
I were as in my boyhood, and could be
J’étais comme dans mon enfance et si je pouvais être

*

*

The comrade of thy wanderings over Heaven,
Le camarade de tes errances dans le Ciel,
As then, when to outstrip thy skiey speed
Quand surpasser ta célérité
Scarce seem’d a vision; I would ne’er have striven
Semblait à peine un songe, je n’aurais jamais tenté

*

As thus with thee in prayer in my sore need.
De m’immiscer avec toi dans ma douloureuse prière.
Oh, lift me as a wave, a leaf, a cloud!
O souleve-moi comme une vague, une feuille, un nuage !
Je saigne!I fall upon the thorns of life! I bleed!
Je tombe sur les épines de la vie ! Je saigne !

*

 A heavy weight of hours has chain’d and bow’d
La lourde fardeau des heures a enchaîné et ployé
One too like thee: tameless, and swift, and proud.
Un être qui te ressemble : libre, rapide et fier.

*

**************************

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST
POESIE DE SHELLEY

************************************

SHELLEY INCOMPRIS

Les deux proscrits étaient morts. Il semblait que la poésie, alors incomprise, de Shelley devait laisser aussi peu de trace dans le souvenir de ses contemporains que son frêle corps dans les flots de la Méditerranée. Il semblait au contraire que la renommée de Byron, délivrée des calomnies qu’elle avait soulevées autour d’elle et purifiée par une mort héroïque, allait rentrer triomphante en Angleterre, portée par l’admiration de toute l’Europe. Il n’en fut pas ainsi. Tandis que la voix éloquente de M. Tricoupi, célébrait la louange du poète dans cette langue sonore qui avait retenti, plus de vingt siècles auparavant, aux mêmes lieux, pour les soldats de Marathon, le nom du poète resta exilé de l’Angleterre. À peine au contraire la cendre de Shelley était-elle refroidie, qu’une nouvelle école littéraire saluait en lui son chef, et élevait sa renommée au- dessus de celle de Byron. Il ne faut point s’en étonner : il est plus facile de revenir de l’obscurité que de l’impopularité. Autant et plus que Byron, Shelley avait jeté le gant à la société anglaise ; mais il n’avait pas été discuté : il n’avait eu ni admirateurs ni détracteurs, il avait été simplement incompris et rejeté. Byron au contraire avait eu ses partisans et ses adversaires ; la voix publique était fatiguée de crier son nom. L’admiration ou le mépris de sa poésie n’avait pas la saveur de la nouveauté. Son nom appartenait à l’histoire, il ne pouvait être le drapeau d’une coterie ; il était de ceux qu’on pouvait copier désormais sans avouer ses emprunts.

Edmond de Guerle
Byron, Shelley et la Littérature anglaise, d’après les Souvenirs des derniers Jours, de E.-J. Trelawny
Revue des Deux Mondes
Deuxième période
Tome 19
1859

*************************************
POEME DE PERCY BYSSHE SHELLEY

PERCY BYSSHE SHELLEY – ODE AU VENT D’OUEST – III – ODE TO THE WEST WIND

LITTERATURE ANGLAISE

*******

 

PERCY BYSSHE SHELLEY
4 August 1792 – 8 July 1822
4 août 1792 – 8 jullet 1822

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


LES POEMES
DE PERCY BYSSHE SHELLEY
*******

Shelley’s poems
POEMS
POEMES

*******
*

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST

III
Thou  who didst waken from his summer dreams

LES IMPASSIBLES ONDES DES COURANTS CRISTALLINS

****

 

Thou who didst waken from his summer dreams
Toi qui as réveillé de ses rêves estivaux
 
The blue Mediterranean, where he lay,
La Méditerranée indigo, allongée
Lulled by the coil of his crystalline streams,
Dans les impassibles ondes de ses courants cristallins,

*

Beside a pumice isle in Baiæ’s bay,
A côté d’une île volcanique à Naples dans la baie de Baïes,
And saw in sleep old palaces and towers
Qui a vu dans le sommeil de vénérables palais et citadelles
Quivering within the wave’s intenser day,
Tremblant dans la lueur plus intense de la vague,

*

*

All overgrown with azure moss and flowers
Tout envahis de mousses et de fleurs azurées
  So sweet, the sense faints picturing them! Thou
Si douces que les sens ne peuvent les peindre ! Toi,
  For whose path the Atlantic’s level powers
Par le passage duquel s’offrent les puissances de l’Atlantique

*

Cleave themselves into chasms, while far below
S’ouvrent les abysses, s’ouvrent au-dessous
  The sea-blooms and the oozy woods which wear
Les floraisons marines et les bosquets aquatiques
  The sapless foliage of the ocean, know
Le feuillage sans sève de l’océan, reconnaissent

*

Thy voice, and suddenly grow grey with fear,
Ta voix, et soudainement gris de peur,
And tremble and despoil themselves: O, hear!
Frissonnent et se dénudent : O, écoute !

*

**************************

ODE TO THE WEST WIND
ODE AU VENT D’OUEST
POESIE DE SHELLEY

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SHELLEY INCOMPRIS

Les deux proscrits étaient morts. Il semblait que la poésie, alors incomprise, de Shelley devait laisser aussi peu de trace dans le souvenir de ses contemporains que son frêle corps dans les flots de la Méditerranée. Il semblait au contraire que la renommée de Byron, délivrée des calomnies qu’elle avait soulevées autour d’elle et purifiée par une mort héroïque, allait rentrer triomphante en Angleterre, portée par l’admiration de toute l’Europe. Il n’en fut pas ainsi. Tandis que la voix éloquente de M. Tricoupi, célébrait la louange du poète dans cette langue sonore qui avait retenti, plus de vingt siècles auparavant, aux mêmes lieux, pour les soldats de Marathon, le nom du poète resta exilé de l’Angleterre. À peine au contraire la cendre de Shelley était-elle refroidie, qu’une nouvelle école littéraire saluait en lui son chef, et élevait sa renommée au- dessus de celle de Byron. Il ne faut point s’en étonner : il est plus facile de revenir de l’obscurité que de l’impopularité. Autant et plus que Byron, Shelley avait jeté le gant à la société anglaise ; mais il n’avait pas été discuté : il n’avait eu ni admirateurs ni détracteurs, il avait été simplement incompris et rejeté. Byron au contraire avait eu ses partisans et ses adversaires ; la voix publique était fatiguée de crier son nom. L’admiration ou le mépris de sa poésie n’avait pas la saveur de la nouveauté. Son nom appartenait à l’histoire, il ne pouvait être le drapeau d’une coterie ; il était de ceux qu’on pouvait copier désormais sans avouer ses emprunts.

Edmond de Guerle
Byron, Shelley et la Littérature anglaise, d’après les Souvenirs des derniers Jours, de E.-J. Trelawny
Revue des Deux Mondes
Deuxième période
Tome 19
1859

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POEME DE PERCY BYSSHE SHELLEY