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LA MALÉDICTION DE BABEL – Poésie de Lope de Vega – No entiendo lo que dice la criada

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

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Boscán, tarde llegamos. ¿Hay posada?
LA MALÉDICTION DE BABEL

La Tour de Babel, Pieter Brueghel l’Ancien, XVIe siècle

******

-Boscán, tarde llegamos. ¿Hay posada?
– Boscán*, nous arrivons en retard. Y a-t-il encore une place ?
-Llamad desde la posta, Garcilaso.
– Appelez l’aubergiste, Garcilaso.
-¿Quién es? -Dos caballeros del Parnaso.
– Qui est-ce ? – Deux messieurs du Parnasse !
-No hay donde nocturnar palestra armada.
– Il n’y a pas de palais nocturne ici pour festoyer !

(*Juan Boscán, ,Juan Boscán Almogáver, Joan Boscà i Almogàver, né à Barcelone, entre 1485 et 1492 et mort à Perpignan, le 21 septembre 1542, poète, écrivain catalan de langue espagnole)
(**Garcilaso de la Vega, poète né à Tolède en 1501 ou 1503 et mort à Nice le 14 octobre 1536)

Portrait présumé de Garcilaso de la Vega

*

-No entiendo lo que dice la criada.
-Je ne comprends pas ce que dit la femme de chambre.
Madona, ¿qué decís? -Que afecten paso,
Madame, que dites-vous ? – Comme cela affecte notre étape,
que obstenta limbos el mentido ocaso
alors que les limbes voilent le coucher de soleil
y el sol depingen la porción rosada.
et que le soleil dépose ses particules rosées.

*

-¿Estás en ti, mujer? -Negóse al tino
– Êtes-vous censée, Madame ? – Vous refusez le gîte
el ambulante huésped. -¡Que en tan poco
à l’invité itinérant. – Comment, en si peu
tiempo tal lengua entre cristianos haya!
de temps les chrétiens ont appris une telle langue !

*

Boscán, perdido habemos el camino;
Boscán , nous avons perdu notre chemin ;
preguntad por Castilla, que estoy loco
demandez où se trouve la Castille, soit je suis fou
o no habemos salido de Vizcaya.
soit nous n’avons pas quitté le Pays Basque***.

(***La Biscaye ,espagnol Vizcaya, en basque Bizkaia, province du Nord de l’Espagne, Communauté Autonome du Pays Basque.)
(le basque est considéré comme une langue incompréhensible pour ceux qui parlent le castillan)

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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L’AUBE – AKAKI TSERETELI – აკაკი წერეთელი – Poème Géorgien – განთიადი – 1892

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akaki tsereteli
akaki tsereteli

POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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აკაკი წერეთელი
Akaki Tsereteli
Акакий Церетели

9 ივნისი 1840 – 26 იანვარი 1915
9 juin 1840 – 26 janvier 1915
9 июня 1840 – 26 янвье 1915

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

Akaki Tsereteli

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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განთიადი
L’AUBE
1892

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Akaki Tsereteli est honoré au Panthéon de Mtatsminda, le Panthéon National Géorgien, მთაწმინდის პანთეონი

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L'aube Akaki Tsereteli
Photo Jacky Lavauzelle

***

მთაწმინდა ჩაფიქრებულა,
mtats’minda chapikrebula,
Pensive, la colline Mtatsminda,
შეჰყურებს ცისკრის ვარსკვლავსა;
shehq’urebs tsisk’ris varsk’vlavsa;
Regarde l’étoile de l’aube.
მნათობი სხივებს მაღლით ჰფენს
mnatobi skhivebs maghlit hpens
Les rayons de la lune illuminent
თავდადებულის საფლავსა.
tavdadebulis saplavsa.
La tombe du cavalier sacré.

დადუმებულა მთაწმინდა,
dadumebula mtats’minda,
Silencieuse, la colline Mtatsminda,
ისმენს დუდუნსა მტკვრისასა:
ismens dudunsa mt’k’vrisasa:
Écoute les eaux du Mtkvari :
მდინარე ნანას უმღერის
mdinare nanas umgheris
La rivière troublée chante
რაინდსა, ურჩსა მტრისასა…
raindsa, urchsa mt’risasa…
Notre cavalier, émue…

მთაწმინდა გულში იხუტებს
mtats’minda gulshi ikhut’ebs
Mtatsminda, contre son cœur,
საშვილიშვილო სამარეს,
sashvilishvilo samares,
Place cette sépulture, tendrement,
მამადავითსა ავედრებს,
mamadavitsa avedrebs,
Elle prie pour tous ceux tombés
აბარებს ქვეყნის მოყვარეს…
abarebs kveq’nis moq’vares…
Par amour pour le pays…

მგოსანი გრძნობამორევით
mgosani grdznobamorevit
Une sombre inquiétude
თვალს ავლებს არემარესა.
tvals avlebs aremaresa.
Plane au-dessus des cimes.
და გულის-პასუხს ნარნარად
da gulis-p’asukhs narnarad
Une voix serpente
უმღერის ტურფა მხარესა:
umgheris t’urpa mkharesa:
Et clame sa supplique :

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო,
chemo samshoblo mkhareo,
Ô tendre patrie,
სნეული დავბრუნებულვარ,
sneuli davbrunebulvar,
Tu soulages les désespérés,
მკურნალად შემეყარეო!…
mk’urnalad shemeq’areo!…
Et tu réchauffes les cœurs !…

“ვერ ავიტანე ობლობა,
“ver avit’ane obloba,
« Qu’il est dur d’être loin de toi,
სისხლის ცრემლები ვღვარეო;
siskhlis tsremlebi vghvareo;
A verser des larmes de sang ;
წამძლია სულმა და გულმა,
ts’amdzlia sulma da gulma,
L’âme et le cœur désemparés,
შენს ნახვას დავეჩქარეო.
shens nakhvas davechkareo.
N’espèrent qu’un retour rapide.

“წინ მომეგებენ ღიმილით
“ts’in momegeben ghimilit
« En attendant de retrouver
შენი მზე, შენი მთვარეო,
sheni mze, sheni mtvareo,
Ton soleil, ta lune,
გუნდი და გუნდი ვარსკვლავი,
gundi da gundi varsk’vlavi,
Je parcours les étoiles,
მოკაშკაშ-მოელვარეო.
mok’ashk’ash-moelvareo.
A la recherche d’un peu de ta lumière.

“გულში იფეთქა სიამემ,
“gulshi ipetka siamem,
« Les joies dans mon cœur,
სევდები უკუვყარეო, –
sevdebi uk’uvq’areo, –
Ont balayé les tristesses,
ია და ვარდი დამჭკნარი
ia da vardi damch’k’nari
Si jamais elles ne reviennent
ხელახლად გამიხარეო!…
khelakhlad gamikhareo!…
Que ma Patrie vienne à mon secours…

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
სულის ჩამდგმელო მხარეო,
sulis chamdgmelo mkhareo,
Mon âme s’échappe vers vous,
შენი ვარ, შენთვის მოვკვდები,
sheni var, shentvis movk’vdebi,
Je suis à vous, prêt à mourir,
შენზედვე მგლოვიარეო!…
shenzedve mgloviareo!…
En attendant, je pleure !

“ნურც მკვდარს გამწირავ, ნურც ცოცხალს,
“nurts mk’vdars gamts’irav, nurts tsotskhals,
« N’oublie pas tes morts et ceux qui espèrent,
ზე კალთა დამაფარეო…
ze k’alta damapareo…
Porte-les à ton sommet…
და, რომ მოვკვდები, გახსოვდეს,
da, rom movk’vdebi, gakhsovdes,
Et si je meurs, rappelle-toi,
ანდერძი დავიბარეო:
anderdzi davibareo:
Ma dernière volonté :

“დედა-შვილობამ, ბევრს არ გთხოვ:
“deda-shvilobam, bevrs ar gtkhov:
« Ô mère Patrie, je ne te demande pas grand chose :
 შენს მიწას მიმაბარეო!…
shens mits’as mimabareo!…
Me coucher dans ta terre !
ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო!”
chemo samshoblo mkhareo!”
Tendre patrie ! « 

1892 წ.

***

MONUMENT ILIA & AKAKI
SCULPTURE DEVALENTIN TOPURIDZE  ილიასა და აკაკის ძეგლი 
TBILISSI – თბილისი

Ilia & Akiki – Monument à Tbilissi – Akiki Tsereteli à droite

VALENTIN TOPURIDZE : ILIA & AKAKI – ილიასა და აკაკის ძეგლი – TBILISSI – თბილისი

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POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

Skad Pierwsze gwiazdy – LES PREMIERES ETOILES – Poème Polonais de Mieczysław Karłowicz

Mieczysław Karłowicz
Dzieło Mieczysław Karłowicz
Œuvre de Mieczysław Karłowicz
Work of Œuvre de Mieczysław Karłowicz

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

Mieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław Karłowicz

 

LITTERATURE POLONAISE
literatura polska

Mieczysław Karłowicz
1876-1909

Traduction Jacky Lavauzelle

Skad pierwsze gwiazdy

Les Premières Etoiles


Skad pierwsze gwiazdy na niebie zaswieca,
Là où les premières étoiles dans le ciel se sont allumées
Tam pojde, az za ciemnych skal drawedzie.
J’irai, et je survolerai les montagnes.
Spojrze w lecace po niebie labedzie
Flottent les cygnes à travers le ciel
I tam polece, gdzie one poleca.
Et où ils vont j’irai.

*

Bo i tu, i tam, za morzem i wszedzie,
Parce que, ici et là, par la mer et partout.
Gzie tylko posle przed soba mysl biedna
Partout où je vais, je retrouve mes pensées
Zawsze mi smutno i wszedzie mi jedno,
Toujours et partout tristes,
Wszedzie mi zle i wiem, ze zle bedzie !
Partout je me sens mal et je sais que le mal sera là toujours !

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Mieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław KarłowiczMieczysław Karłowicz

Kniaznin Franciszek : Do miłości F. D. Kniaźnin Poème d’amour polonais – AIMER

Franciszek Dionizy Kniaźnin
Dzieło F. D. Kniaźnin
Œuvre de F. D. Kniaźnin
Work of Franciszek Dionizy Kniaźnin

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE

literatura polska

Krzysztof Kamil Baczyński
1750-1807

Traduction Jacky Lavauzelle

 


Kniaznin Franciszek

 


Do miłości

AIMER

Miłości, sroga miłości!
Amour ! Amour féroce !
Kielich podałaś gorzkości:
Tu m’as donné une coupe amère :
Piję go, trując dni moje.
Je la bois et j’empoisonne mes jours.
Te nudów i tęsknot roje
Ces ennuis et cette nostalgie
Wszystko w umyśle zaćmiły:
Tout embrume mon esprit :
Świat moim oczom niemiły.
Le monde dans mes yeux est devenu hargneux.
Takież to twoje słodycze,
Ainsi sont-elles tes douceurs,
Okrutne bóstwo zwodnicze?
trompeuse divinité cruelle ?

*

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wiersz miłosny Franciszka Dioniziego Kniaźnina
Poème d’amour de F.D. Kniaznin
Kniaznin Franciszek

Biała magia -Krzysztof Kamil Baczyński – Poème Polonais – Magie Blanche (1942)

Krzysztof Kamil Baczyński
Dzieło Krzysztof Kamil Baczyński
Œuvre de Krzysztof Baczyński
Work of Krzysztof Kamil Baczyński

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

 

KRZYSZ~1KRZYSZ~1KRZYSZ~1

 

 

LITTERATURE POLONAISE

literatura polska

Krzysztof Kamil Baczyński
1921-1944

Traduction Jacky Lavauzelle

 


Biała magia

1942

MAGIE BLANCHE

Stojąc przed lustrem ciszy
Debout devant un miroir de silence
Barbara z rękami u włosów
Barbara les mains dans les cheveux
nalewa w szeklane ciało
verse dans son corps cristallin
srebrne kropelki głosu.
sa voix gouttelette d’argent.

*

I wtedy jak dzban – światłem
Et puis de lumière elle s’habille
 zapełnia się i szkląca
illuminée et cristalline
przejmuje w siebie gwiazdy
une étoile elle devient
i biały pył miesiąca.
une poussière blanche détachée de la lune.

*

Przez ciała drżący pryzmat
À travers le prisme du corps
w muzyce białych iskier
dans une musique de blanches étincelles
łasice się prześlizną
les belettes se cachent
jak snu puszyste Liski.
comme dans un doux rêve moelleux.

*

Oszronią sią w nim niedźwiedzie,
Un gel d’
ours,
jasne od gwiazd polarnych,
sous une lumière polaire d’étoiles,
i myszy się strumień przewiedzie
Les souris sur le ruisseau qui naviguent
płynąc lawiną gwarną.
Une avalanche se prépare.

*

Aż napełniona mlecznie,
Elle se remplit de lait,
 w sen się powoli zapadnie,
Elle sommeille lentement puis s’effondre,
a czas melodyjnie osiądzie
le temps s’installe mélodieusement
kaskadą blasku na dnie.
illuminant le bas de la cascade.

*

Więc ma Barbara srebrne
Ainsi Barbara d’argent
ciało. W nim pręży się miękko
a ce corps. Où, s’y love doucement
biała łasica milczenia
La silencieuse belette blanche
pod niewidzialną reką.
Dans une invisible main.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Hedwiga, Krolowa Polska – Julian Niemcewicz- Poésie polonaise -Hedwige de Kalisz, Reine de Pologne

Julian Niemcewicz
Dzieło Ju­lian Ur­syn Niem­ce­wicz
Œuvre de Ju­lian Ur­syn Niem­ce­wicz
Work of Œuvre de Ju­lian Niem­ce­wicz

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE

literatura polska


Julian Ursyn Niemcewicz 11.PNG

Ju­lian Niem­ce­wicz
1757-1841

Traduction Jacky Lavauzelle


Hedwiga, Krolowa Polska


Hedwige de Kalisz, Reine de Pologne


[Extrait – wyciąg]

1
Kiedy dni Piastów przecinał się wątek,
Lorsque les jours des Piast s’embrumèrent, la dynastie s’affaiblit
A prawo berła w Hedwidze złożone,
Et le sceptre de droit se plaça dans la main de Hedwige,
Na ten jedynie krwi nam lubej szczątek
De ce sang respecté une agréable héritière survint
Oczy Polaków były obrócone.
Vers laquelle les yeux des Polonais se tournèrent.

*

2
Jaśniała wdzięki królewska dziewica,
Son charme virginal brillait royalement,
Pomimo tronu była płci swej chlubą,
Malgré le trône son sexe était sa fierté,
Wspaniała postać, cudna piękność lica,
Un grand caractère que nappait une merveilleuse beauté du visage,
  W mowie, w uśmiechu, w każdym czynie lubą.
Dans chaque discours un sourire, dans chaque action une bonté.

*

3
Nie dziw, że tknięci jej cnotą i wdzięki,
Pas étonnant que fascinés par ses vertus et ses charmes
Liczne książęta i rycerze mężne
De nombreux princes et de courageux chevaliers
Chcieli pozyskać z darem takiej ręki
Voulurent lui demander la main
Piękną niewiastę i państwo potężne.
D’une si belle femme et d’un si puissant Etat.

*

4
Pierwszy Ziemowit młody i zuchwały
Ziemowit le premier, jeune et impudent
 Rzeki: « Idę z Piastów i będę jej mężem »;
Disait : «Je vais voir cette Piast et je serai son mari !« ;
Już licznym wojskiem przebiega kraj cały,
Déjà une grande armée occupe l’ensemble du pays,
Berło i żonę chce zdobyć orężem.
Le sceptre et sa reine veulent obtenir une armée.

*

5
 Wilhelm rakuski kładł nadzieje pewne
Wilhelm avec ses présents avait un peu d’espoir
  W bogatych szatach, w utrefionych włosach;
Des riches robes, des perruques superbes;
W tym, ze z dzieciństwa znał jeszcze królewnę,
En cela, dans son enfance, il avait connu la princesse,
  Więc dumny, dobrze tuszył o swych losach.
Tellement fier et certain de son sort.

*

6
Gdy ci w Krakowie, z niewymownym trzaskiem
Quand ceux de Cracovie entendirent dans un fracas indescriptible
Przybywa z Wilna Jagiełło wspaniały,
Arriver de Vilnius Jagiello le merveilleux,
   Z nim bracia świetnym uderzali blaskiem,
Avec lui, ses frères firent grand bruit,
W złotych kołczanach szparkie nosząc strzały.
Avec les carquois d’or qu’ils portaient.

 

Note
Hedwige de Kalisz

ou
Jadwiga Kaliska
(1266-1339)
Reine consort de Pologne
Dynastie des Piast

 

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Dzieło Ju­lian Ur­syn Niem­ce­wicz
Œuvre de Ju­lian Ur­syn Niem­ce­wicz
Work of Œuvre de Ju­lian Niem­ce­wicz

TREN VIII – Jan Kochanowski -Poème Polonais -8ème LAMENTATION

Dzieło Jana Kochanowskiego
Œuvre de Jan Kochanowski
Work of Jan Kochanowski

Traduction – Texte Bilingue

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE

literatura polska

Jan Kochanowski
1530 – 1584

Traduction Jacky Lavauzelle


TRENY

LAMENTATIONS


TREN VIII – 8ème Lamentation

 

Wielkieś mi uczyniła pustki w domu moim, 
Tu m’as fait le vide dans ma maison,
Moja droga Orszulo, tym zniknieniem swoim! 
Ma chère Ursula, par ton absence.
Pełno nas, a jakoby nikogo nie było:
Nous
sommes pourtant plusieurs mais il n’y a pour autant personne :
Jedną maluczką duszą tak wiele ubyło.
Une âme seulement mais tellement de vide.
Tyś za wszytki mówiła, za wszytki śpiewała, 
Sur tout tu parlais
, surtout tu chantais.
Wszytkiś w domu kąciki zawżdy pobiegała. 
La maison dans chaque coin tu occupais.
Nie dopuściłaś nigdy matce się frasować 
Jamais tu ne faisais souffrir ta mère
Ani ojcu myśleniem zbytnim głowy psować, 
Ni ton père ne faisais enrager,
To tego, to owego wdzięcznie obłapiając
Gracieusement tu nous égayais
I onym swym uciesznym śmiechem zabawiając. 
Et ta bonne humeur se communiquait à tous
Teraz wszytko umilkło, szczere pustki w domu, 
Maintenant, tout cela n’est plus
; le vide est entrée dans la maison,
Nie masz zabawki, nie masz rozśmiać się nikomu. 
Les jeux sont finis, les rires se sont enfuis ;
Z każdego kąta żałość człowieka ujmuje,
Dans
tous les lieux le douleur est vive,
A serce swej pociechy darmo upatruje.
Et le cœur
attend de cicatriser.

 

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
**********************
Dzieło Jana Kochanowskiego
Œuvre de Jan Kochanowski
Work of Jan Kochanowski

Ku Musom Jan Kochanowski -Poème Polonais – Aux Muses

Dzieło Jana Kochanowskiego
Œuvre de Jan Kochanowski
Work of Jan Kochanowski

Traduction – Texte Bilingue

 

Poésie Polonaise – Polish poetry
poezja polska

 

LITTERATURE POLONAISE

literatura polska

Jan Kochanowski
1530 – 1584

Traduction Jacky Lavauzelle


Ku Musom

AUX MUSES

——————-

Panny, ktore na wielkim Pannazie mieskacie,
Dames qui sur le grand Parnasse vivez,
A ippokrenska rosa wlosy swe maczacie,
D’une rosée d’hypocras trempez vos cheveux,
Jeslim sie wam zachowal jako zyw statecznie,
Si toute ma vie réclamées vous étiez,
Ani mam wolej z wam roztaczac sie wieczne.
Loin de vous éternelles je ne peux.
Jesli Krolow nie zgorze perel ani zlota,
Si les rois se gangrènent de perles et d’or,
  A milsza mi daleko niz pieniadze cnota,
plus agréable pour moi que l’argent reste la vertu,
Jesli nie chce, zebyscie komu pochlebiaty
Si vous ne voulez que par facilité
 Albo na mie u ludzi niewiedzcznych zekaly ;
Avec l’écriture des ignorants je ne me penche ;
Prosze, niech ze mna za raz me rymy nie gina,
S’il vous plaît, faites que pour une fois mes rimes ne périssent point,
 Ale kiedy ja umre, ony niechaj slyna.
Et qu’après ma mort, elles vivent encore.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO


**********************
Dzieło Jana Kochanowskiego
Œuvre de Jan Kochanowski
Work of Jan Kochanowski

 

Vestanvindurinn Bjarni THÓRARENSEN – Vent d’Ouest – Poème Islandais

Bjarni THÓRARENSEN
Bjarni THÓRARENSEN ljóð
þýðingar-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Vent d’Ouest- Bjarni THÓRARENSEN
Vestanvindurinn – Bjarni THÓRARENSEN
Poésie

LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Bjarni THÓRARENSEN
1786 – 1841

íslenskt skáld
poète islandais

Traduction Jacky Lavauzelle

Vestanvindurinn

VENT D’OUEST

Þú, sem, þegar vorar,
Toi, qui, dès le printemps,
þínum hlýja anda
par ton souffle chaud
hlíðar steini studdra
se fracasse au pied des montagnes
storðar ísa fjalla
Imposants sommets de glace
hrímþaki sviftir hörðu
toits nageant dans de givrants brouillards
og hjúpi grænum sveipar,
toi qui l’enveloppe d’un vert manteau,
hefirðu, vestanvindur,
as-tu, vent d’ouest,
viðurtal okkar munað ?
en mémoire nos mots ?

*

Hefirðu’ of hafið spánska
N’as-tu ,des mers d’Espagne,
 heitan munað mér færa
chaudes et langoureuses, pas oublié
kossin kæru minnar
d’embrasser ma chère
kinnrjóðrar, er þú hézt mér ?
aux belles joues roses, comme tu me l’avais promis ?

*

Sótta ég koss þinnar kæru
J’ai bien rencontré le baiser de ta chère
kinnrjóðrar, er ég hét þér,
aux joues roses, comme tu me l’as demandé,
bar ég hann blár yfir unnir
Je l’ai apporté survolant les vagues bleues
hið bjarta loft í gegnum,
à travers l’air éclatant,
þó máttu því ei reiðast,
ne te mets pas en colère,
að þér hann fært getkat.
je n’ai pu te l’apporter.

*

Því ég leit í lundi
En route, j’ai regardé un massif
lilju fagra í myrgin
un lys merveilleux illuminait
bleiku höfði halla
la tête inclinée
til helfarar snúna,
à un pas de la mort,
blaðfögur mig beiddi
la belle me demanda
að bjarga fjörvi sínu ;
de sauver sa chair ;
gleymdi ég gefnu heiti
J’ai oublié mon devoir
og gaf henni kossinn.
et lui donna un baiser.

*

Færðist líf í liðna,
Oubliant sa vie passée,
 svo lyfti upp höfði
elle leva la tête
við ylsendin ástar
grâce au souffle de l’amour
og upp á mig brosti.
et alors me sourit.
Þýð má þakka lífið
La vie me rendit grâce
þinnar meyjar kossi.
du baiser virginal.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Vestanvindurinn Bjarni THÓRARENSEN
Vent d’Ouest Bjarni THÓRARENSEN
Bjarni THÓRARENSEN ljóð
poésie de Bjarni THÓRARENSEN

Ferðalok Jónas HALLGRÍMSSON Fin de Voyage

as HALLGRÍMSSON
þýðingar-traduction

Traduction – Texte Bilingue
FIN de VOYAGE Jónas HALLGRÍMSSON
Poésie


LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Jónas HALLGRÍMSSON
1807-1845
íslenskt skáld
poète islandais

Traduction þýðingar Jacky Lavauzelle

Ferðalok

Fin de Voyage

Ástarstjörnu
Etoile d’amour
yfir Hraundranga
sur une vague de lave
  skýla næturský ;
derrière un voile de nuit ;
   hló hún á himni,
jouant dans le ciel,
hryggur þráir
sur les désirs tristes
  sveinn í djúpum dali.
du garçon dans sa vallée profonde.

*

Veit ég hvar von öll
Je sais où tout espoir
og veröld mín
mon monde
glædd er guðs loga.
se fortifie à la divine flamme.
Hlekki brýt ég hugar,
Le lien avec la pensée se casse,
  og heilum mér
et totalement
fleygi faðm þinn í.
je me jette dans tes bras.

*

Sökkvi ég mér og sé ég
Je plonge et vois
   sálu þér
dans ton âme
  í og lífi þínu lifi ;
la vie que je vis ;
  andartak sérhvert,
à chaque instant,
sem ann þér guð,
aimé de Dieu,
finn ég í heitu hjarta.
Je le sens dans mon cœur flamboyant.

*

Tíndum við á fjalli,
Sur les flancs de la montagne
tvö vorum saman,
Tous les deux ensemble,
 blóm í hárri hlíð ;
cueillons les fleurs des hautes collines ;
knýtti ég kerfi
Je les attache sur une couronne
og í kjöltu þér
sur tes genoux
 lagði ljúfar gjafir.
que je t’offre en cadeau.

*

Hlóðstu mér að höfði
Tu la poses sur ma tête
  hringum ilmandi
avec les parfums
bjartra blágrasa,
des fleurs lumineuses,
einn af öðrum,
une par une,
 og að öllu dáðist,
chacune admirée,
og greipst þá aftur af.
chacune effleurée.

*

Hlógum við á heiði,
Sur la route, nous avons ri
himinn glaðnaði
sous un soleil ravi
fagur á fjallabrún ;
au bord des falaises ;
alls yndi
une joie complète
þótti mér ekki vera
presqu’irréelle
 utan voru lífi lifa.
au-delà de nos vies.

*

Grétu þá í lautu
A côté les larmes
góðir blómálfar,
des douces fleurs des elfes,
skilnað okkarn skildu ;
à l’heure de partir ;
dögg það við hugðum,
à la rosée nous avons pensé
og dropa kalda
et les gouttes froides
kysstum úr krossgrasi.
nous avons embrassé.

*

Hélt ég þér á hesti
Sur le cheval, je te pressais
  í hörðum straumi,
au cœur du courant,
   og fann til fullnustu,
et pleinement je ressentais,
blómknapp þann gæti
que ces bourgeons
  ég borið og varið
je servirai et je protégerai
  öll yfir æviskeið.
toute ma vie.

*

Greiddi ég þér lokka
Mes doigts dans tes cheveux
við Galtará
près de la source
vel og vandlega ;
avec attention et soin ;
brosa blómvarir,
sourires des lèvres des fleurs,
blika sjónstjörnur,
éclats des yeux des étoiles,
roðnar heitur hlýr.
chaud d’une chaleur chaude.

 *

Fjær er nú fagri
Là-bas désormais
fylgd þinni
loin de toi
sveinn í djúpum dali ;
le garçon dans sa vallée profonde ;
ástarstjarna
l’étoile d’amour
   yfir Hraundranga
sur une vague de lave
skín á bak við ský.

brille au-delà des nuages.

*

Háa skilur hnetti
En haut les planètes
himingeimur,
l’Univers,
blað skilur bakka og egg ;
la lame sépare ;
en anda, sem unnast,
mais les âmes qui s’assemblent,
fær aldregi
ne peuvent jamais
 eilífð að skilið.
par l’éternité être séparées.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ferðalok Jónas HALLGRÍMSSON
Fin de Voyage Jónas HALLGRÍMSSON