Archives par mot-clé : Morte

La Sainte Foi en terres Mauritaniennes – OS LUSIADAS VI-83- LES LUSIADES – Luís de Camões -Ó ditosos aqueles que puderam

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-83 LES LUSIADES VI-83

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

« Ó ditosos aqueles que puderam
« Ô bienheureux ceux qui purent,
Entre as agudas lanças Africanas
Frappés par les fines lances Africaines,
Morrer, enquanto fortes sostiveram
Mourir, ou en protégeant puissamment
A santa Fé nas terras Mauritanas!
La Sainte Foi en terres Mauritaniennes !
De quem feitos ilustres se souberam,
Bienheureux ceux dont les actes illustres furent loués,
De quem ficam memórias soberanas,
Leurs souvenirs souverains demeurent ;
De quem se ganha a vida com perdê-la,
Ceux-ci gagnèrent leur vie en le perdant !
Doce fazendo a morte as honras dela! »
Comme la mort fut douce avec tant d’honneurs ! « 


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UNE VUE ANGÉLIQUE ET SEREINE – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 276 (2ème Partie) CANZONIERE CCLXXVI – Poi che la vista angelica

*

FRANCESCO PETRARQUE
LE CHANSONNIER

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

Canzoniere Petrarca 
Sonetto 276

LE CHANSONNIER PÉTRARQUE
Sonnet 276
CCLXXVI

 

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

 

SECONDA PARTE
Deuxième Partie

276/366

 

*

***************


Poi che la vista angelica, serena,
Car la vue angélique et sereine,
per súbita partenza in gran dolore
Par son prompt départ dans une si grande douleur
lasciato à l’alma e ’n tenebroso horrore,
a laissé mon âme et dans cet effroyable horreur,
cerco parlando d’allentar mia pena.
J’essaye d’apaiser ma peine.

*


Giusto duol certo a lamentar mi mena:
Un juste deuil, certes, à me plaindre me conduit :
sassel chi n’è cagione, et sallo Amore,
elle sait qui en est la cause, et Amour le sait aussi,
ch’altro rimedio non avea ’l mio core
car il n’avait pas d’autre remède à mon cœur ici
contra i fastidi onde la vita è piena.
contre les tracas dont la vie est remplie.

*


Questo un, Morte, m’à tolto la tua mano;
C’est ce remède, ô Mort, que m’a pris ta main ;
et tu che copri et guardi et ài or teco,
tout comme toi qui recouvre et garde avec toi,
felice terra, quel bel viso humano,
ô terre bienheureuse, ce beau visage humain,

*


me dove lasci, sconsolato et cieco,
pourquoi me laisses-tu ainsi, inconsolé et aveugle,
poscia che ’l dolce et amoroso et piano
depuis que la douce, amoureuse et paisible
lume degli occhi miei non è piú meco?
lumière de mes yeux n’est plus avec moi ?


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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 276
le chansonnier Pétrarque Sonnet 276
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE CHANSONNIER

*

L’ARDENT NŒUD – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 271 (2ème Partie) CANZONIERE CCLXXI – L’ardente nodo ov’io fui d’ora in hora

*

FRANCESCO PETRARQUE
LE CHANSONNIER

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

Canzoniere Petrarca 
Sonetto 271

LE CHANSONNIER PÉTRARQUE
Sonnet 271
CCLXXI

 

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

 

SECONDA PARTE
Deuxième Partie

271/366

 

*

Ivan Kramskoï, Иван Николаевич Крамской, Portrait d’une dame qui lit ,1881, Musée des beaux-arts, Ekaterinbourg

********************



L’ardente nodo ov’io fui d’ora in hora,
Le nœud ardent où j’étais heure après heure pris
contando, anni ventuno interi preso,
durant vingt et une années entières,
Morte disciolse, né già mai tal peso
La mort l’a dissout et n’ai plus jamais tel poids ressenti
provai, né credo ch’uom di dolor mora.
et je ne crois pas qu’un homme puisse ainsi mourir de douleur.

*



Non volendomi Amor perdere anchora,
Amour ne voulant pas me perdre encore,
ebbe un altro lacciuol fra l’erba teso,
avait un autre piège dans l’herbe tendu,
et di nova ésca un altro foco acceso,
et de nouveau un autre feu alluma,
tal ch’a gran pena indi scampato fôra.
à tel point qu’à grand peine je pus m’en échapper.

*


Et se non fosse esperïentia molta
Et si je n’avais pas été aussi expérimenté
de’ primi affanni, i’ sarei preso et arso,
avec mes premiers tourments, je serais pris et brûlé,
tanto più quanto son men verde legno.
d’autant plus que je suis en bois moins vert.

*


Morte m’à liberato un’altra volta,
La Mort m’a de nouveau libéré,
et rotto ‘l nodo, e ‘l foco à spento et sparso:
et le nœud est rompu, le feu est éteint et s’est dispersé :
contra la qual non val forza né ‘ngegno.
contre elle aucune force ne peut lutter.

********

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 271
le chansonnier Pétrarque Sonnet 271
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE CHANSONNIER

*

LA PRIERE DU DEPART – OS LUSIADAS IV-86 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Depois de aparelhados desta sorte

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-86 LES LUSIADES IV-86
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Depois de aparelhados desta sorte
« Une fois équipé comme ce type
De quanto tal viagem pede e manda,
De voyage le demande et l’exige,
Aparelhamos a alma para a morte,
Nous habituons notre âme à l’idée de la mort,
Que sempre aos nautas ante os olhos anda.
De cette mort, toujours là aux yeux des marins.
Para o sumo Poder que a etérea corte
À la haute Puissance, qui gouverne la voûte céleste
Sustenta só coa vista veneranda,
Par son unique et vénérable vue,
Imploramos favor que nos guiasse,
Nous Le prions afin qu’Il nous guide,
E que nossos começos aspirasse.
Et qu’Il accompagne notre départ.

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*****

 

MANUEL Ier de Portugal
Emmanuel Ier

« Le Ventureux »
31 mai 1469 Alcochete – 13 décembre 1521 Lisbonne
Succède à Jean II le 27 octobre 1495

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LES BLESSURES DE L’AMOUR – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 216 (Première Partie) CANZONIERE – CCXVI -Tutto ’l dí piango

*

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 216

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 216
CCXVI

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

216/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Tutto ’l dí piango; et poi la notte, quando
Tout le jour je pleure ; et puis la nuit, quand
prendon riposo i miseri mortali,
les pauvres mortels se reposent,
trovomi in pianto, et raddoppiansi i mali:
je me retrouve toujours à pleurer et mes maux sont d’autant amplifiés :
cosí spendo ’l mio tempo lagrimando.
ainsi je passe mon temps à pleurer.

**

In tristo humor vo li occhi comsumando,
Dans une triste humeur, se consument mes yeux,
 e ’l cor in doglia; et son fra li animali
et mon cœur s’endolorit ; et je suis parmi tous les animaux
 l’ultimo, sí che li amorosi strali
le dernier, car les blessures de l’amour
mi tengon ad ogni or di pace in bando.
me tiennent loin de toute paix.

**


**

Lasso, che pur da l’un a l’altro sole,
Hélas, car d’un soleil à l’autre,
 et da l’una ombra a l’altra, ò già ’l piú corso
et d’une ombre à l’autre, j’ai traversé déjà le plus clair
di questa morte, che si chiama vita.
de cette mort, qui s’appelle la vie.

**

P iú l’altrui fallo che ’l mi’ mal mi dole:
Je souffre plus d’autrui que de mon propre mal :
 ché Pietà viva, e ’l mio fido soccorso,
car la vivante Piété, mon fidèle secours,
vèdem’ arder nel foco, et non m’aita.
me voit plonger au feu mais jamais ne me vient en aide.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 216
le chansonnier Pétrarque Sonnet 216
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

*

LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

_____________________________

 

LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

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Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELA ESPANCA

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil – Coleção
O Livro D’Ele

1915

O Teu Olhar
DANS TES YEUX

Vallée du Douro, Photo Jacky Lavauzelle

Quando fito o teu olhar,
Quand je te regarde,
Duma tristeza fatal,
D’une tristesse fatale,

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ÉCOUTE…
ESCUTA…

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Rua_medieval_de_Alfama-988x1024.jpg.
Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,

**

LES VERS
VERSOS

Hugo Darnaut, Bois avec pont sur la rivière, Waldbach mit Brücke

Versos! Versos! Sei lá o que são versos…
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers…
Pedaços de sorriso, branca espuma,
Morceaux de sourire, blanche écume,

**

RÊVANT
SONHANDO

Carl Blechen, Grotte dans le parc de la Villa d’Este, 1829

É noite pura e linda. Abro a minha janela
La nuit est pure et belle. J’ouvre ma fenêtre
E olho suspirando o infinito céu,
Et mes yeux en soupirant dans le ciel infini,

**

MON FADO
Meu fado, meu doce amigo…

José Malhoa, Le Fado, O Fado, 1910

Meu fado, meu doce amigo
Mon fado, mon tendre ami
Meu grande consolador
Mon grand consolateur

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Recueil – Coleção
Livro das Mágoas
LE LIVRE DES PEINES
1919


MA DOULEUR
A minha Dor

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889 Musée nationalSoares dos Reis Photo Jacky Lavauzelle

A minha Dor é um convento ideal
Ma douleur est un couvent idéal
Cheio de claustros, sombras, arcarias,
Plein de cloîtres, d’ombres, d’arches,


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JE
EU

Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague

Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,

*****

SANS REMÈDE
Sem Remédio

Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902,
collection Stavros Niarchos, Grèce

Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …

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Recueil – Coleção
 Livro de Sóror Saudade

1923

FUMÉE
FUMO

William Turner, Hannibal traversant les Alpes, 1810-1812, détail

Longe de ti são ermos os caminhos,
Loin de toi sont les chemins,
Longe de ti não há luar nem rosas;
Loin de toi pas de clair de lune ni de roses ;

*

FANATISME
FANATISMO

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Fanatisme-Florbela-Espanca-Caspar_David_Friedrich--837x1024.jpg.
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.

***

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA?…

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi

**
LA HAINE ?
Ódio?

L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,

**

LA VIE
A VIDA

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Утро, Matin, Manhã, 1897

É vão o amor, o ódio, ou o desdém;
Vains sont l’amour, la haine ou le dédain ;
Inútil o desejo e o sentimento…
Inutiles sont le désir et le sentiment …

___________________________

Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931

LA VOLUPTÉ
Volúpia

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,


*****

LES CENDRES GRISES DE MON ÂME
(JE)
EU

Vilhelm Hammershøi, Intérieur avec jeune femme vue de dos, 1904, Randers Kunstmuseum, Randers

Até agora eu não me conhecia,
Jusqu’à présent, je ne me connaissais pas
julgava que era Eu e eu não era
Je pensais que j’étais Moi et que je n’étais pas

****

AIMER !
AMAR !

Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …

****

ÊTRE POÈTE
SER POETA

Ser Poeta é ser mais alto, é ser maior
Être poète, c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!
Que les hommes ! Mordre comme l’on donne un baiser !

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LES MAGIQUES FATIGUES
Se tu viesses ver-me hoje à tardinha

Konstantin Alexeyevich Korovin, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Gurzuf, Коровин К. « Гурзуф », 1914

Se tu viesses ver-me hoje à tardinha,
Si tu venais me voir ce soir,
A essa hora dos mágicos cansaços,
En cette heure des magiques fatigues,

****

___________________________

Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poèmes parus en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves
****

RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;

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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

JE – Poème de FLORBELA ESPANCA – EU – Poème de 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil
Livro das Mágoas
1919
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EU
JE


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Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague



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Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,
Sou a irmã do Sonho,e desta sorte
Je suis la sœur du Rêve, et de ce sort
Sou a crucificada … a dolorida …
Je suis la crucifiée … la douloureuse …

*

Sombra de névoa tênue e esvaecida,
Ombre de brouillard faible et évanescent,
E que o destino amargo, triste e forte,
Et que l’amer destin, triste et fort,
Impele brutalmente para a morte!
Pousse brutalement à la mort !
Alma de luto sempre incompreendida!…
Âme de deuil toujours incomprise ! …

*

Sou aquela que passa e ninguém vê…
Je suis celle qui passe et que personne ne voit …
Sou a que chamam triste sem o ser…
Je suis celle qu’ils nomment triste sans l’être …
Sou a que chora sem saber porquê…
Je suis celle qui pleure sans savoir pourquoi …

*

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Sou talvez a visão que Alguém sonhou,
Je suis peut-être la vision que Quelqu’un a rêvé,
Alguém que veio ao mundo pra me ver,
Quelqu’un qui est venu au monde pour me voir,
E que nunca na vida me encontrou!
Et qui ne m’a jamais trouvée dans la vie !

*

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA VOLUPTÉ – Poème de FLORBELA ESPANCA – Volúpia – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Volúpia
LA VOLUPTÉ

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

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Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931
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No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,
Num frémito vibrante de ansiedade,
Dans un frisson vibrant d’anxiété,
Dou-te o meu corpo prometido à morte!
Je te donne mon corps promis à la mort !

*

A sombra entre a mentira e a verdade…
L’ombre entre le mensonge et la vérité …
A nuvem que arrastou o vento norte…
Le nuage que porte le vent du nord …
– Meu corpo! Trago nele um vinho forte:
– mon corps ! ce vin puissant que je porte en lui :
Meus beijos de volúpia e de maldade!
Mes baisers de volupté et de méchanceté !

*

Trago dálias vermelhas no regaço…
Je porte des dahlias rouges sur les genoux …
São os dedos do sol quando te abraço,
Ce sont les doigts du soleil quand je t’étreins,
Cravados no teu peito como lanças!
Pénétrant ta poitrine comme des lances !

*

E do meu corpo os leves arabescos
Et de mon corps les légères arabesques
Vão-te envolvendo em círculos dantescos
T’enveloppent dans les cercles dantesques,
Felinamente, em voluptuosas danças…
Félines, dans de voluptueuses danses …

**

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 106- Verso 106

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  106
Strophe 106

I-106

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

No mar tanta tormenta, e tanto dano,
Sur la mer tant de tourments et tant de dommages,
 Tantas vezes a morte apercebida!
Tant de fois la mort approchée !
  Na terra tanta guerra, tanto engano,
Sur terre tant de guerres, tant de tromperies,
Tanta necessidade avorrecida!
Tant de fatalités !
Onde pode acolher-se um fraco humano,
Où peut donc se poser le faible humain,
Onde terá segura a curta vida,
Où est la terre qui garantira sa courte vie,
Que não se arme, e se indigne o Céu sereno
Sans que ne s’arme et ne s’indigne le Ciel serein
Contra um bicho da terra tão pequeno?
Contre un ver de terre si infime ?

Os lusiadas Le triomphe de la mort Brueguel The triumph of death

Fin du Chant I

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane