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LES BLESSURES DE L’AMOUR – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 216 (Première Partie) CANZONIERE – CCXVI -Tutto ’l dí piango

*

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 216

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 216
CCXVI

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

216/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Tutto ’l dí piango; et poi la notte, quando
Tout le jour je pleure ; et puis la nuit, quand
prendon riposo i miseri mortali,
les pauvres mortels se reposent,
trovomi in pianto, et raddoppiansi i mali:
je me retrouve toujours à pleurer et mes maux sont d’autant amplifiés :
cosí spendo ’l mio tempo lagrimando.
ainsi je passe mon temps à pleurer.

**

In tristo humor vo li occhi comsumando,
Dans une triste humeur, se consument mes yeux,
 e ’l cor in doglia; et son fra li animali
et mon cœur s’endolorit ; et je suis parmi tous les animaux
 l’ultimo, sí che li amorosi strali
le dernier, car les blessures de l’amour
mi tengon ad ogni or di pace in bando.
me tiennent loin de toute paix.

**


**

Lasso, che pur da l’un a l’altro sole,
Hélas, car d’un soleil à l’autre,
 et da l’una ombra a l’altra, ò già ’l piú corso
et d’une ombre à l’autre, j’ai traversé déjà le plus clair
di questa morte, che si chiama vita.
de cette mort, qui s’appelle la vie.

**

P iú l’altrui fallo che ’l mi’ mal mi dole:
Je souffre plus d’autrui que de mon propre mal :
 ché Pietà viva, e ’l mio fido soccorso,
car la vivante Piété, mon fidèle secours,
vèdem’ arder nel foco, et non m’aita.
me voit plonger au feu mais jamais ne me vient en aide.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 216
le chansonnier Pétrarque Sonnet 216
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

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LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

_____________________________

 

LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

***************


Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELA ESPANCA

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil – Coleção
O Livro D’Ele

1915

O Teu Olhar
DANS TES YEUX

Vallée du Douro, Photo Jacky Lavauzelle

Quando fito o teu olhar,
Quand je te regarde,
Duma tristeza fatal,
D’une tristesse fatale,

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ÉCOUTE…
ESCUTA…

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Rua_medieval_de_Alfama-988x1024.jpg.
Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,

**

LES VERS
VERSOS

Hugo Darnaut, Bois avec pont sur la rivière, Waldbach mit Brücke

Versos! Versos! Sei lá o que são versos…
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers…
Pedaços de sorriso, branca espuma,
Morceaux de sourire, blanche écume,

**

RÊVANT
SONHANDO

Carl Blechen, Grotte dans le parc de la Villa d’Este, 1829

É noite pura e linda. Abro a minha janela
La nuit est pure et belle. J’ouvre ma fenêtre
E olho suspirando o infinito céu,
Et mes yeux en soupirant dans le ciel infini,

**

MON FADO
Meu fado, meu doce amigo…

José Malhoa, Le Fado, O Fado, 1910

Meu fado, meu doce amigo
Mon fado, mon tendre ami
Meu grande consolador
Mon grand consolateur

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Recueil – Coleção
Livro das Mágoas
LE LIVRE DES PEINES
1919


MA DOULEUR
A minha Dor

AUGUSTO SANTO escultor português ISMAËL – Bronze 1889 Musée nationalSoares dos Reis Photo Jacky Lavauzelle

A minha Dor é um convento ideal
Ma douleur est un couvent idéal
Cheio de claustros, sombras, arcarias,
Plein de cloîtres, d’ombres, d’arches,


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JE
EU

Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague

Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,

*****

SANS REMÈDE
Sem Remédio

Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902,
collection Stavros Niarchos, Grèce

Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …

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Recueil – Coleção
 Livro de Sóror Saudade

1923

FUMÉE
FUMO

William Turner, Hannibal traversant les Alpes, 1810-1812, détail

Longe de ti são ermos os caminhos,
Loin de toi sont les chemins,
Longe de ti não há luar nem rosas;
Loin de toi pas de clair de lune ni de roses ;

*

FANATISME
FANATISMO

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Fanatisme-Florbela-Espanca-Caspar_David_Friedrich--837x1024.jpg.
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.

***

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA?…

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi

**
LA HAINE ?
Ódio?

L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,

**

LA VIE
A VIDA

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Утро, Matin, Manhã, 1897

É vão o amor, o ódio, ou o desdém;
Vains sont l’amour, la haine ou le dédain ;
Inútil o desejo e o sentimento…
Inutiles sont le désir et le sentiment …

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Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931

LA VOLUPTÉ
Volúpia

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,


*****

LES CENDRES GRISES DE MON ÂME
(JE)
EU

Vilhelm Hammershøi, Intérieur avec jeune femme vue de dos, 1904, Randers Kunstmuseum, Randers

Até agora eu não me conhecia,
Jusqu’à présent, je ne me connaissais pas
julgava que era Eu e eu não era
Je pensais que j’étais Moi et que je n’étais pas

****

AIMER !
AMAR !

Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …

****

ÊTRE POÈTE
SER POETA

Ser Poeta é ser mais alto, é ser maior
Être poète, c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!
Que les hommes ! Mordre comme l’on donne un baiser !

**

LES MAGIQUES FATIGUES
Se tu viesses ver-me hoje à tardinha

Konstantin Alexeyevich Korovin, Константин Алексеевич Коровин, Gourzouf, Gurzuf, Коровин К. « Гурзуф », 1914

Se tu viesses ver-me hoje à tardinha,
Si tu venais me voir ce soir,
A essa hora dos mágicos cansaços,
En cette heure des magiques fatigues,

****

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Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poèmes parus en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves
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RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;

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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

JE – Poème de FLORBELA ESPANCA – EU – Poème de 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil
Livro das Mágoas
1919
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EU
JE


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Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague



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Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,
Sou a irmã do Sonho,e desta sorte
Je suis la sœur du Rêve, et de ce sort
Sou a crucificada … a dolorida …
Je suis la crucifiée … la douloureuse …

*

Sombra de névoa tênue e esvaecida,
Ombre de brouillard faible et évanescent,
E que o destino amargo, triste e forte,
Et que l’amer destin, triste et fort,
Impele brutalmente para a morte!
Pousse brutalement à la mort !
Alma de luto sempre incompreendida!…
Âme de deuil toujours incomprise ! …

*

Sou aquela que passa e ninguém vê…
Je suis celle qui passe et que personne ne voit …
Sou a que chamam triste sem o ser…
Je suis celle qu’ils nomment triste sans l’être …
Sou a que chora sem saber porquê…
Je suis celle qui pleure sans savoir pourquoi …

*

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.

Sou talvez a visão que Alguém sonhou,
Je suis peut-être la vision que Quelqu’un a rêvé,
Alguém que veio ao mundo pra me ver,
Quelqu’un qui est venu au monde pour me voir,
E que nunca na vida me encontrou!
Et qui ne m’a jamais trouvée dans la vie !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LA VOLUPTÉ – Poème de FLORBELA ESPANCA – Volúpia – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Volúpia
LA VOLUPTÉ

Amadeo de Souza-Cardoso, Tête, Cabeça, 1913

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Recueil – Coleção
 Charneca em Flor

1931
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No divino impudor da mocidade,
Dans l’impudeur divine de la jeunesse,
Nesse êxtase pagão que vence a sorte,
Dans cette extase païenne qui terrasse la fortune,
Num frémito vibrante de ansiedade,
Dans un frisson vibrant d’anxiété,
Dou-te o meu corpo prometido à morte!
Je te donne mon corps promis à la mort !

*

A sombra entre a mentira e a verdade…
L’ombre entre le mensonge et la vérité …
A nuvem que arrastou o vento norte…
Le nuage que porte le vent du nord …
– Meu corpo! Trago nele um vinho forte:
– mon corps ! ce vin puissant que je porte en lui :
Meus beijos de volúpia e de maldade!
Mes baisers de volupté et de méchanceté !

*

Trago dálias vermelhas no regaço…
Je porte des dahlias rouges sur les genoux …
São os dedos do sol quando te abraço,
Ce sont les doigts du soleil quand je t’étreins,
Cravados no teu peito como lanças!
Pénétrant ta poitrine comme des lances !

*

E do meu corpo os leves arabescos
Et de mon corps les légères arabesques
Vão-te envolvendo em círculos dantescos
T’enveloppent dans les cercles dantesques,
Felinamente, em voluptuosas danças…
Félines, dans de voluptueuses danses …

**

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 106- Verso 106

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  106
Strophe 106

I-106

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

No mar tanta tormenta, e tanto dano,
Sur la mer tant de tourments et tant de dommages,
 Tantas vezes a morte apercebida!
Tant de fois la mort approchée !
  Na terra tanta guerra, tanto engano,
Sur terre tant de guerres, tant de tromperies,
Tanta necessidade avorrecida!
Tant de fatalités !
Onde pode acolher-se um fraco humano,
Où peut donc se poser le faible humain,
Onde terá segura a curta vida,
Où est la terre qui garantira sa courte vie,
Que não se arme, e se indigne o Céu sereno
Sans que ne s’arme et ne s’indigne le Ciel serein
Contra um bicho da terra tão pequeno?
Contre un ver de terre si infime ?

Os lusiadas Le triomphe de la mort Brueguel The triumph of death

Fin du Chant I

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

ISOLDA (sonnet) Poème de Gabriele d’ANNUNZIO – Sonetto

Gabriele D’Annunzio
prince de Montenevoso

Traduction – Texte Bilingue
Poesia e traduzione

LITTERATURE ITALIENNE

 Gabriele d'Annunzio Traduction Artgitato Proses et Poèmes Italiens

Letteratura Italiana

Gabriele D’Annunzio
1863-1938

Traduction Jacky Lavauzelle

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ISOLDA

Sonnet – Sonetto

Tristan mourut pur su amour
E la belle Iseult pur tendrur.


« Notte d’oblìo, d’amore e di mistero,
« Nuit d’oubli, d’amour et de mystère,
Notte soave augusta eterna, o Morte
Nuit douce auguste éternelle, ô Mort
invincibile e pura, apri le porte
invincible et pure, ouvre les portes
a noi del tuo meraviglioso impero!
ouvre-nous ton magnifique empire !

*

Fuga per sempre il Giorno! Occulto è il vero
Fuis pour toujours le Jour ! Occulte est le vrai
sole nel cor profondo ed è sì forte
soleil au fond de mon cœur et il est si puissant
che crea pur fiori da gli abissi. O Morte,
que les fleurs poussent dans les abyssesÔ Mort,
fuga per sempre il Giorno menzognero!…»
fuis pour toujours le Jour mensonger ! »

*

Ma scendea da la torre un’altra voce:
Mais une autre voix est descendue de la tour:
«Vigilate! La notte è breve; è vano
« Soyez vigilant ! La nuit est brève ; il est vain
il sogno.» Mute su l’antico parco
le rêve.  » Muettes sur l’ancien parc  

*

le stelle impallidivano. La voce
les étoiles ont pâli. la voix
ripetea: «Vigilate!» E nel lontano
répétait : « Soyez vigilant ! » Et dans le lointain
risonava la caccia di Re Marco.
résonnait la chasse du roi Marc.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.Description de l'image Gabriele D'Annunzio.jpg.

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 63-CANZONIERE PETRARCA Sonetto 63

CANZONIERE POET
TRECENTO
dolce stil novo
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 63
LITTERATURE ITALIENNE

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 63

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 63

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

63/366

Volgendo gli occhi al mio novo colore
Tournant vos yeux à ma couleur nouvelle
 che fa di morte rimembrar la gente,
qui fait que les gens se souviennent de la mort,
 pietà vi mosse; onde, benignamente
la pitié vous glaça ; alors, avec bienveillance
 salutando, teneste in vita il core.
saluant, vous gardiez en vie mon cœur.

**

La fraile vita, ch’ancor meco alberga,
La vie fragile, qui habite toujours en moi,
  fu de’ begli occhi vostri aperto dono,
fut par vos beaux yeux un don éclatant,
et de la voce angelica soave.
et par votre douce voix angélique.
   Da lor conosco l’esser ov’io sono:
Grâce à eux, je sais où je suis :

**

Ché, come suol pigro animal per verga,
  car, comme l’animal paresseux face à la verge,
cosí destaro in me l’anima grave.
ils ont fouetté mon âme assoupie.
Del mio cor, donna, l’una et l’altra chiave
De mon cœur, dame, ils furent l’une et l’autre clé

**

Avete in mano; et di ciò son contento,
dans votre main; et de cela j’en suis heureux,
 presto di navigare a ciascun vento,
prêt à naviguer à tous vents,
  ch’ogni cosa da voi m’è dolce honore.
que chaque chose de vous, il m’est doux d’honnorer.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 63
le chansonnier Pétrarque 63
canzoniere poet

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 40-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 40

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 40
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

——–


Canzoniere Petrarca Sonetto 40

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 40

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

40/366

S’Amore o Morte non dà qualche stroppio
Si Amour ou Mort ne donnent quelques difficultés
a la tela novella ch’ora ordisco,
à la toile nouvelle que j’ourdis dès lors,
et s’io mi svolvo dal tenace visco,
et si je ne me sauve de mon tenace entêtement,
mentre che l’un coll’altro vero accoppio,
tandis que l’une vers l’autre j’accouple les vérités,

*

i’ farò forse un mio lavor sí doppio
et peut-être ferais-je un travail si composé
tra lo stil de’ moderni e ’l sermon prisco,
entre le style moderne et l’antique sermon,
che, paventosamente a dirlo ardisco,
que, je me permets de le dire avec crainte,
infin a Roma n’udirai lo scoppio.
même Rome en entendra parler.

*

Ma però che mi mancha a fornir l’opra
Mais il me manque afin de clore mon ouvrage
alquanto de le fila benedette
quelques fils bénis
ch’avanzaro a quel mio dilecto padre,
qui en abondance se trouvent près du Père,

*

perché tien’ verso me le man’ sí strette,
pourquoi tiens-tu donc vers moi les mains si serrées,
contra tua usanza? I’ prego che tu l’opra,
contre ton usage ? Je souhaite que tu les ouvres,
e vedrai rïuscir cose leggiadre.
et tu verras alors de si gracieuses choses.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

canzoniere Petrarca sonetto 40
le chansonnier Pétrarque sonnet 40
canzoniere poet

CANZONIERE PETRARCA SONETTO 14 Texte & Traduction du Sonnet 14 LE CHANSONNIER de Pétrarque

Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE Sonnet 14
LITTERATURE ITALIENNE

letteratura italiana

PETRARQUE

Pétrarque CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 14 canzoniere petrarca sonetto 14 Artgitato


Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

Canzoniere Petrarca Sonetto 14

LE CHANSONNIER PETRARQUE SONNET 14

Rerum vulgarium fragmenta
Fragments composés en vulgaire


PRIMA PARTE
Première Partie

14/366

Occhi miei lassi, mentre ch’io vi giro
Mes yeux fatigués, tandis que je vous montre
   nel bel viso di quella che v’à morti,
dans le beau visage de celle qui vous mortifie,
  pregovi siate accorti,
Je vous prie soyez pleins d’attentions,
ché già vi sfida Amore, ond’io sospiro.
Car déjà  Amour vous met au défi que j’en soupire.

*

 Morte pò chiuder sola a’ miei penseri
Mort peut seule fermer à mes pensées
l’amoroso camin che gli conduce
l’amoureux chemin qui les conduit
al dolce porto de la lor salute;
au doux port de leur salut ;
  ma puossi a voi celar la vostra luce
mais à vous peut cacher votre lumière

*

 per meno obgetto, perché meno interi
pour un moindre objet, car imparfaits
  siete formati, et di minor virtute.
vous avez été formés, et de moins de vertu.
  Però, dolenti, anzi che sian venute
Cependant, corps endoloris, avant que ne vienne

*

 l’ore del pianto, che son già vicine,
l’heure des pleurs, qui est déjà proche,
prendete or a la fine
prenez enfin
breve conforto a sí lungo martiro.
un rapide réconfort pour un si long martyre. 

*****************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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le chansonnier petrarque sonnet 14
canzoniere petrarca sonetto 14