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LE CHANSONNIER Francesco Pétrarque Sonnet 102-CANZONIERE PETRARCA Sonetto 102 – CII

*

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 102

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 102
CII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

102/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Cesare, poi che ’l traditor d’Egitto
César, alors que le traître d’Egypte Ptolémée
 
 li fece il don de l’onorata testa,
Lui fit don de la tête honorée de Pompée,
 celando l’allegrezza manifesta,
Sa liesse manifeste dissimulant,
pianse per gli occhi fuor sí come è scritto;
Comme l’écrit Lucain,  pleura abondamment ;

**

et Hanibàl, quando a l’imperio afflitto
Et Hannibal, lorsque l’empire ployait,
vide farsi Fortuna sí molesta,
Voyant sa Fortune tant molestée,
  rise fra gente lagrimosa et mesta
Rit entouré de gens en pleurs et en cri
 per isfogare il suo acerbo despitto.
Afin de chasser son acerbe dépit.

**


**

Et cosí aven che l’animo ciascuna
Et ainsi va notre âme, pour chacune
sua passïon sotto ’l contrario manto
De ses passions qu’un vêtement
  ricopre co la vista or chiara or bruna: 
Couvre tantôt clairement tantôt sombrement :

**

però, s’alcuna volta io rido o canto,
Alors, si je ris ou si je chante,
 facciol, perch’i’ non ò se non quest’una
Si je suis ainsi, c’est que c’est mon unique remède
 via da celare il mio angoscioso pianto.
Pour cacher mes larmes d’angoisse.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 102
le chansonnier Pétrarque Sonnet 102
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE

LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 143-CANZONIERE PETRARCA Sonetto 143 – CXLIII

*

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 143

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 143
CXLIII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

143/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Quand’io v’odo parlar sí dolcemente
Quand si suavement je vous entends parler
com’Amor proprio a’ suoi seguaci instilla,
De ce qu’Amour distille à ses suivants,
l’acceso mio desir tutto sfavilla,
Mon désir tout scintillant s’embrase
 tal che ’nfiammar devria l’anime spente.
Tant qu’il en enflammerait les âmes éteintes.

**

Trovo la bella donna allor presente,
Je retrouve cette belle dame alors présente,
 ovunque mi fu mai dolce o tranquilla
Partout où elle me fut douce et tranquille
ne l’habito ch’al suon non d’altra squilla
Dans sa demeure qui non par des éclats
ma di sospir’ mi fa destar sovente.
Mais par ses soupirs souvent me réveille.

**


**

Le chiome a l’aura sparse, et lei conversa
La couronne éparse de ses cheveux [à Laure], et se retournant
indietro veggio; et cosí bella riede
Je vois ; et si belle rouvre
nel cor, come colei che tien la chiave.
Mon cœur, comme celle qui en détient la clé.

**

Ma ’l soverchio piacer, che s’atraversa
Mais l’excès de plaisir, qui traverse
 a la mia lingua, qual dentro ella siede
Ma langue, qu’en moi elle se trouve,
  di mostrarla in palese ardir non ave.
Ne peut avoir l’audace de se montrer publiquement.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 143
le chansonnier Pétrarque Sonnet 143
canzoniere poet

SONNET SHAKESPEARE 31 Thy bosom is endeared with all hearts – Ton sein s’est embelli de tous les cœurs

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

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SONNET 31

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
 Thy bosom is endeared with all hearts

Ton sein s’est embelli de tous les cœurs

1598 

**

*

Thy bosom is endeared with all hearts,
Ton sein s’est embelli de tous les cœurs
Which I by lacking have supposed dead;
Qui me manquaient, les croyant morts ;
And there reigns Love, and all Love’s loving parts,
Il y règne l’Amour, et toutes les douces sympathies,
And all those friends which I thought buried.
Et tous ces amis que je pensais ensevelis.

*







*

How many a holy and obsequious tear
Combien de pleurs saints et obséquieux
Hath dear religious love stol’n from mine eye,
Ce cher amour dévot n’a-t-il pas cachés à mes yeux,
As interest of the dead, which now appear
Pour tous ces morts qui m’apparaissent désormais
But things remov’d that hidden in thee lie!
Comme autant de créatures en toi dissimulées !

*

Thou art the grave where buried love doth live,
Tu es la tombe où l’amour séjourne,
Hung with the trophies of my lovers gone,
Enterré avec les trophées de mes amis absents,
Who all their parts of me to thee did give,
Qui t’ont tous livrée leur partie de moi,

*






*

That due of many now is thine alone:
Tout cela est à toi seul à présent :
Their images I lov’d, I view in thee,
Leurs images que j’ai adorées, en toi je les vois,
And thou—all they—hast all the all of me.
Et toi, avec cet ensemble, représente tout mon moi.

 

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SHAKESPEARE SONNET 31

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

CATULLUS VIII- CATULLE A LUI-MÊME – Ad Se Ipsum

*

CATULLE CATULLUS VIII

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

IMG_4840

CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE VIII

Ad Se Ipsum

CATULLE A LUI-MÊME

Catullus Building desinas ineptire,
Pauvre Catulle, cesse d’être stupide,
Perditum ducas quod inane pereundum.
Ce qui est perdu est mort à jamais .
Fulsere quondam candidi tibi soles
Jadis le soleil lumineux brillait
Quum ventitabas quo puella ducebat
Quand une belle t’appelait
Amata nobis quantum amabitur nulla.
Plus chérie qu’aucune autre fille.
Ibi illa multa cum jocosa fiebant,
Que de beaux moments tu passais,
Quae tu volebas nec puella nolebat,
Alors, ce que tu voulais, ta belle le voulait aussi,
Vere Candidi Fulsere Tibi soles.
Oui, vraiment, comme ces jours éclataient !
Nunc iam illa non vult; tu quoque, cæcos, claudos Noli,
Désormais, elle ne veut plus ; mais toi, aveugle, cesse de vouloir !
Nec quae fugit sectare nec bet vivere,
Ne poursuit plus celle qui prend la fuite,
Sed mente obstinatâ Perfer, obdura.
Que ton esprit reste ferme !
Vale, puella, jam Catullus obdurat,
Adieu, jeune fille, Catulle est décidé ;
Nec te requiret nec rogabit invitam.
Il ne regardera plus de beauté fugitive.
Nonne tu dolebis, quum rogaberis nulla.
Car toi aussi, belle, tu te désoleras quand tu te tarira.
Scelesta, vae te! Quae tibi manet vita?
Malheur à toi ! Que sera ta vie alors ?
Quis nunc te adibit? Cui videberis bella?
Qui  alors te regardera ? Pour qui te feras-tu belle ?
Quem nunc amabis? Cujus esse diceris?
Qui t’aimera alors ? Quel sera ton amant ?
Quem basiabis? Cui labella mordebis?
Pour qui tes baisers ? Pour qui tes morsures ?
Tu, Catulle, destinatus obdura.
Toi, Catulle, reste fort !

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO












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Catulle – Catullus
Catulli Carmen V

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS SONNET 15 When I consider every thing that grows

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

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SONNET 15

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets SHAKESPEARE
When I consider every thing that grows
Quand je considère que tout ce qui se développe
 

1599 

**

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When I consider every thing that grows
Quand je considère que tout ce qui se développe
Holds in perfection but a little moment,
Ne se tient dans la perfection qu’un si court moment,
That this huge stage presenteth nought but shows
Que cette énorme scène ne représente que des spectacles
Whereon the stars in secret influence comment;
Influencés secrètement par les astres ;

*

When I perceive that men as plants increase,
Quand je vois que les hommes comme plantes croissent,
Cheered and checked even by the self-same sky,
Nourris et illuminés par le même ciel,
Vaunt in their youthful sap, at height decrease,
Leur jeune sève arrivée à sa plénitude commençant déjà à décroître,
And wear their brave state out of memory;
Et portent leur brave posture jusqu’à l’oubli ;

*

Then the conceit of this inconstant stay
Alors la vanité de ce séjour inconstant
Sets you most rich in youth before my sight,
Dans la plénitude de la jeunesse à mes yeux vous fait apparaître
Where wasteful Time debateth with decay
Là où le Temps destructeur débat avec le déclin

*

To change your day of youth to sullied night,
Pour changer la journée de votre jeunesse en une sombre nuit,
And all in war with Time for love of you,
Et je déclare la  guerre au Temps par amour pour vous,
As he takes from you, I engraft you new.
A mesure qu’il vous enlève, je vous greffe de nouveau.

 

*****************

SONNET 15

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS

POEME DE NIKOLAUS LENAU Der Seelenkranke 1836

LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Der Seelenkrank NIKOLAUS LENAU

NIKOLAUS LENAU
Poète Autrichien
Österreichische Dichter
1802-1850

 

 

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes


Der Seelenkranke
1836
Nikolaus LENAU

**

Der Seelenkranke

Ich trag im Herzen eine tiefe Wunde
Je porte une blessure profonde dans le cœur
 Und will sie stumm bis an mein Ende tragen;
Et je désire la conserver jusqu’à ma fin ;
Ich fühl ihr rastlos immer tiefres Nagen,
Je sens qu’elle me ronge toujours un peu plus profondément,
 Und wie das Leben bricht von Stund zu Stunde.
Comme la vie qui passe d’heure en heure.

*

  Nur eine weiß ich, der ich meine Kunde
Je sais seulement qu’à une seule personne
Vertrauen möchte und ihr alles sagen;
Je pourrais faire confiance et tout lui dire ;
 Könnt ich an ihrem Halse schluchzen, klagen!
J’aimerais sangloter à son cou, me consoler !
 Die eine aber liegt verscharrt im Grunde.
Mais malheureusement, elle repose dans la tombe.

*

O Mutter, komm, laß dich mein Flehn bewegen!
O Mère, viens, écoute mes prières
Wenn deine Liebe noch im Tode wacht,
Si ton amour vit encore dans la mort,
Und wenn du darfst, wie einst, dein Kind noch pflegen,
Et si tu veux, comme avant, protéger ton enfant,

*

So laß mich bald aus diesem Leben scheiden.
Alors laisse-moi bientôt quitter cette vie.
Ich sehne mich nach einer stillen Nacht,
Je me languis d’une tranquille nuit,
   O hilf dem Schmerz, dein müdes Kind entkleiden.
O aide à ôter la douleur de ton enfant fatigué.

 

**

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NIKOLAUS LENAU

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(EXTRAIT)
LE MARTYRE D’UN POETE
d’ADOLPHE BOSSERT

« Cela me fit oublier mon ressentiment, car je vis, ce que j’aurais dû penser d’abord, que quelque chose de plus fort qu’elle et moi avait traversé son cœur et le mien. » Le voilà encore une fois en lutte avec « quelque chose de plus fort que lui ; » il ne résistera pas. Cinq jours après, il entend la prima donna dans le Bélisaire de Donizetti. « C’est une femme merveilleuse, écrit-il. Jamais, depuis que j’ai descendu ma mère dans la tombe, je n’ai tant sangloté. Ce n’était pas son rôle qu’elle chantait, c’était tout le destin tragique de l’humanité qui éclatait dans ses cris de désespoir. Une douleur sans nom me saisit. J’en tremble encore. » Il ne pouvait manquer de la complimenter. Elle, de son côté, lui assura que l’effet qu’elle avait produit sur lui était son plus beau triomphe. Les jours suivants, il va la voir après le théâtre, il dîne chez elle, et il trouve que la grande artiste est en même temps une femme distinguée. « Elle est très aimable en société, écrit-il à Sophie, et elle a des attentions particulières pour moi : il faudra que tu la connaisses. »

Le martyre d’un poète
Nicolas Lenau et Sophie Lœwenthal
Adolphe Bossert
Revue des Deux Mondes
Tome 37
1907

SHAKESPEARE SONNET 3 Look in thy glass REGARDE TON MIROIR

WILLIAM SHAKESPEARE
THE SONNETS – LES SONNETS


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET 3

The Sonnets
Les Sonnets

1609 

**

La Femme au miroir
Titien
1515
Musée du Louvre

**

Look in thy glass, and tell the face thou viewest
Regarde ton miroir, et dis au visage que tu regardes
Now is the time that face should form another;
Qu’il est venu le temps où ce visage doit devenir autre ;
Whose fresh repair if now thou not renewest,
La fraîche réparation doit maintenant s’opérer,
Thou dost beguile the world, unbless some mother.
Sinon, tu leurres le monde et tu dérobes la bénédiction à une mère.

*

For where is she so fair whose unear’d womb
Car où est-elle la dame si belle dont la matrice stérile
Disdains the tillage of thy husbandry?
Dédaigne les sillons du labourage ?
Or who is he so fond will be the tomb,
Ou est-il celui assez fou pour être le tombeau,
Of his self-love, to stop posterity?
De son amour-propre et arrêter sa postérité ?

*

Thou art thy mother’s glass, and she in thee
Tu es le miroir de ta mère, et elle, en toi,
Calls back the lovely April of her prime;
Verra le bel avril à son apogée ;
So thou through windows of thine age shalt see,
Pareillement, à travers les vitres de ton âge, tu verras,

*

Despite of wrinkles, this thy golden time.
Malgré les rides, ton âge d’or.
But if thou live, remember’d not to be,
Mais si tu vis pour que l’on ne se souvienne pas,
Die single, and thine image dies with thee.
Meurs alors solitaire, et que ton image meurt avec toi.

**

SONNET 3
Look in thy glass
REGARDE TON MIROIR

WILLIAM SHAKESPEARE

Shakespeare
The Droeshout portrait
1623

**

SHAKESPEARE SONNET 3 Look in thy glass
REGARDE TON MIROIR

P. RAMLEE CHANSON MALAISIENNE Dimana Kan Ku Cari Ganti

Malaisie – The best songs of Malaysia
LAGU LAGU TERBAIK
Les Plus belles Chansons Malaisiennes

Terjemahan Traduction Jacky Lavauzelle








Tan Sri Dr P. RAMLEE
Teuku Zakaria Teuku Nyak Puteh
1929 – 1973

*****

P. RAMLEE
Dimana Kan Ku Cari Ganti
Où puis-je trouver quelqu’un d’autre ?

Hendak ku nangis
Je veux pleurer
Tiada berair mata
Mais je suis sans larmes
Hendak ku senyum
Je veux sourire
Tiada siapa nak teman
Mais personne n’est mon ami
Kalaulah nasib
Si le sort a
Sudah tersurat
Été écrit
Begini hebat
Ainsi :
  Apa nak buat
Que faire  ?
*
Di mana kan ku cari ganti
Où chercher quelqu’un
Serupa dengan mu
Qui te ressemble ?
Tak sanggup ku berpisah
Je ne peux pas supporter
Dan berhati patah, hidup gelisah
Cette séparation, ce trouble.
*








Alangkah pedih rasa hati
Comme mes sentiments sont douloureux
Selama kau pergi
Depuis ton départ
 Tinggal ku sendirian
Je vis seul
Tiada berteman dalam kesepian
Sans amis dans la solitude.
*
Dunia terang menjadi gulita
La lumière du monde se trouve dans les ténèbres
Cahaya indah tiada berguna
La belle lumière n’est plus utile
Keluhan hatiku menambah derita
A ma plainte s’ajoute la souffrance
Namun kau jua tak kunjung jelma
Car jamais tu ne reviendras
****

LE DEMON LERMONTOV Демон II-11

стихотворение Лермонтова
Демон Михаил Лермонтов
LE DEMON LERMONTOV
Poème de Mikhaïl Lermontov

1841

русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe
Михаил Лермонтов
Poésie Poème de Lermontov

стихотворение  – Poésie

 

 

Михаил Юрьевич Лермонтов
Mikhaïl Lermontov

1814-1841

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
стихотворение Лермонтова

 

LA POESIE DE LERMONTOV
Poème de Mikhaïl Lermontov

Демон
LE DEMON
1841

**

LE DEMON LERMONTOV
Михаил Лермонтов
ЧАСТЬ II
SECONDE PARTIE
стихотворение Лермонтова

II-11

И он слегка
Et doucement,
Коснулся жаркими устами
Il posa ses lèvres enflammées
Её трепещущим губам;
Sur ses lèvres tremblantes ;
Соблазна полными речами
Par des mots si séduisants,
Он отвечал её мольбам.
Il répondait à ses prières.
Могучий взор смотрел ей в очи!
Son puissant regard plongeait dans ses yeux !
Он жег её. Во мраке ночи
Il la consumait. Dans l’obscurité de la nuit
Над нею прямо он сверкал,
Au-dessus d’elle, il illuminait,
Неотразимый, как кинжал.
Irrésistible comme un poignard.
Увы! злой дух торжествовал!
Hélas! le mauvais esprit triompha !
Смертельный яд его лобзанья
Le mortel poison de ses baisers,
Мгновенно в грудь её проник.
Instantanément, pénétra dans sa poitrine.
Мучительный, ужасный крик
Un douloureux cri terrible,
Ночное возмутил молчанье.
Outragé, fracassa le silence de la nuit.
В нем было всё: любовь, страданье,
Il y avait tout : l’amour, la souffrance,
Упрёк с последнею мольбой
Le reproche dans une dernière prière
И безнадёжное прощанье —
Et un adieu désespéré –
Прощанье с жизнью молодой.
Un adieu à la jeunesse.

*******

Poème de Mikhaïl Lermontov
LE DEMON  LERMONTOV
Лермонтов Демон

Лермонтов Демон
стихотворение Лермонтова
Poème de Mikhaïl Lermontov
Михаил Лермонтов

PHILISTER HEINE INTERMEZZO LYRIQUE XXXVII LES BOURGEOIS OBTUS

PHILISTER INTERMEZZO LYRIQUE
Heinrich Heine

INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
LITTERATURE ALLEMANDE
intermezzo-lyrique-heine-artgitato-lyrisches-intermezzo-heine-willem-van-aelst-bloemenstilleven-met-horloge



Christian Johann Heinrich Heine
PHILISTER – LES BOURGEOIS OBTUS




Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
XXXVII

 PHILISTER

 

Lyrisches Intermezzo
XXXVII
LES BOURGEOIS OBTUS

 

1823

INTERMEZZO LYRIQUE
PHILISTER
Heinrich Heine

*

XXXVII

Philister in Sonntagsröcklein
Des bourgeois obtus en tenue du dimanche
Spazieren durch Wald und Flur;  
Déambulent à travers bois et champs;
Sie jauchzen, sie hüpfen wie Böcklein,
S’esclaffent, bondissent tels des chevreaux,
Begrüßen die schöne Natur.
En hommage à belle nature.

*

Betrachten mit blinzelnden Augen
Ebahis, clignant des yeux
Wie Alles romantisch blüht;
Devant toutes ses éclats romantiques ;
Mit langen Ohren saugen
Suçant avec leurs longues oreilles
Sie ein der Spatzen Lied.
La chanson des moineaux.

*

Ich aber verhänge die Fenster
J’ai posé à la fenêtre
Des Zimmers mit schwarzem Tuch;
De ma chambre un tissu noir ;
Es machen mir meine Gespenster
Me visitent ainsi mes fantômes
Sogar einen Tagesbesuch.
Même en plein jour..

*

Die alte Liebe erscheinet,
Le vieil amour m’apparaît,
Sie stieg aus dem Todtenreich,
Revenant du royaume des morts
Sie setzt sich zu mir und weinet,
Il se pose devant moi et pleure,
Und macht das Herz mir weich.
A rendre mon cœur tendre.

 

*******

XXXVII
PHILISTER
HEINRICH HEINE
INTERMEZZO LYRIQUE

********

*********
LA POESIE DE HEINRICH HEINE

A ce point de vue, Heine est traité en privilégié. Les Allemands peuvent bien maudire le pamphlétaire, ils savent par cœur les vers du poète. Éditeurs, biographes, critiques d’outre-Rhin lui ont consacré d’importans travaux. Chez nous, seul entre les poètes allemands, il bénéficie de ce privilège d’avoir un public. Je ne nie pas que nous n’ayons pour quelques autres, et pour Goethe par exemple, un juste respect. Nous admirons Gœthe, nous ne l’aimons pas. Au contraire, l’auteur de l’Intermezzo est pour quelques Français de France un de ces écrivains qui sont tout près du cœur. Cela tient à plusieurs raisons parmi lesquelles il en est d’extérieures. Heine a vécu pendant de longues années parmi nous ; il parlait notre langue, quoique avec un fort accent ; il l’écrivait, quoique d’une façon très incorrecte ; il nous a loués, quoique avec bien de l’impertinence ; il a été mêlé à notre société ; il a été en rapports avec nos écrivains, nos artistes et même nos hommes politiques. Nous nous sommes habitués à le considérer comme un des nôtres, et sa plaisanterie, fortement tudesque, passe encore pour avoir été une des formes authentiques de l’esprit parisien. Notre sympathie pour Heine se fonde d’ailleurs sur des motifs plus valables. Il a quelques-unes des qualités qui nous sont chères : son style est clair ; ses compositions sont courtes. Nous aimons ces lieds dont quelques-uns durent le temps d’un soupir, l’espace d’un sanglot. Leur pur éclat nous semble celui de la goutte de rosée que le soleil taille en diamant, ou d’une larme qui brille dans un sourire. C’est par eux que le meilleur de la sentimentalité allemande est parvenu jusqu’à nous. Ou, pour parler plus exactement, la poésie de Heine représente une nuance particulière de sensibilité, qu’il a créée et que nous avons accueillie. Aussi doit-elle avoir sa place dans une histoire de la poésie lyrique en France. De même qu’il y a une « critique allemande » de l’œuvre de Heine, il convient qu’il y en ait parallèlement une « critique française ».

René Doumic
Revue littéraire
La poésie de Henri Heine d’après un livre récent
Revue des Deux Mondes
4e période
tome 140
1897
pp. 457-468

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INTERMEZZO LYRIQUE
XXXVII
HEINRICH HEINE