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CAMOES OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES III-32
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-32

OS LUSIADAS III-32

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 32
Strophe 32

III-32

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32
LES LUSIADES III-32

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« Ó Progne crua! ó mágica Medeia!
« O brute Procné* ! O magicienne Médée !
Se em vossos próprios filhos vos vingais
Si, en vos propres enfants, vous vengez
Da maldade dos pais, da culpa alheia,
Là les malices d’un père, là la faute d’un autre,
 Olhai que inda Teresa peca mais:
Regardez comme Thérèse pécha plus encore :
Incontinência má, cobiça feia,
Incontinence mauvaise, laide cupidité,
São as causas deste erro principais:
Sont les causes de cette erreur manifeste :
Cila, por uma, mata o velho pai,
Scylla, pour la première, tua son vieux père,
Esta, por ambas, contra o filho vai.
Ces deux ensemble la força à agir contre la volonté de son fils. 

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NOTES

PROCNE
DANS LES METAMORPHOSES D’OVIDE
LIVRE VI

C’était le temps où les femmes de Thrace ont coutume de célébrer les mystères Triétériques, en l’honneur de Bacchus ; la nuit préside à ces mystères : la nuit, le Rhodope retentit des sons aigus de l’airain. C’est encore à l’ombre de la nuit que la reine sort de son palais, et que, dans l’appareil prescrit pour les orgies, elle s’arme à la manière des Bacchantes : le pampre couronne sa tête, la dépouille d’un cerf pend à son côté gauche, une lance légère repose sur son épaule. Elle s’élance au milieu des forêts, suivie de ses nombreuses compagnes : terrible et agitée par tous les transports de la douleur, Procné imite, ô Bacchus, le délire de tes prêtresses. Elle arrive enfin à l’antre secret où Philomèle est captive, elle pousse des hurlements, crie Evohé ! brise les portes, enlève sa sœur, la revêt des insignes de Bacchus, cache son visage sous des feuilles de lierre, et l’entraîne, tout étonnée, dans son palais. À peine Philomèle a-t-elle touché le seuil de cette funeste demeure, l’infortunée frémit d’horreur, et la pâleur couvre son front. Procné la mène dans un lieu retiré, la dépouille des ornements destinés aux mystères, et découvre sa figure, qui rougit de honte. Elle veut presser dans ses bras la triste Philomèle, mais Philomèle n’ose lever les yeux vers une sœur dont elle se croit la rivale ; le front attaché à la terre, elle voudrait jurer, en attestant les dieux, que la force a pu seule flétrir son innocence ; à défaut de la voix, le geste exprime sa pensée. Enflammée de colère, Procné ne se maîtrise plus ; elle blâme les pleurs de Philomèle : « Ce ne sont point les pleurs qui doivent nous venger, mais le fer, mais une arme plus terrible encore que le fer, s’il en est une, dit-elle : oui, je suis prête à tout, même au crime, ma sœur ! Oui, je veux, la torche à la main, embraser ce palais, et précipiter au milieu des flammes le perfide Térée, ou arracher avec le fer sa langue, ses yeux et les membres qui t’ont ravi l’honneur, ou faire sortir par mille blessures son âme criminelle. Je médite un grand coup, mais je ne sais encore ce que résoudra ma vengeance ». Elle parlait : Itys accourt près de sa mère, et la vue de cet enfant l’avertit de ce qu’elle peut faire. Elle jette sur lui un regard farouche : « Ah ! que tu ressembles à ton père ! », dit-elle. À ces mots elle se tait, s’apprête au crime le plus affreux, et refoule au fond de son cœur son courroux qui bouillonne. Cependant l’enfant s’approche, salue sa mère, jette ses faibles bras autour de son cou et lui prodigue, avec ses baisers, les douces caresses de son âge. Procné est attendrie ; sa colère tombe et s’apaise, et ses yeux se mouillent de larmes involontaires. Bientôt elle sent son cœur maternel chanceler et près de céder à sa tendresse : alors, détournant ses regards de son fils et les reportant sur sa sœur, elle les contemple tour à tour. « Pourquoi, dit-elle, l’un me touche-t-il par ses caresses, tandis que l’autre, privée de sa langue, ne peut se faire entendre ? Il me nomme sa mère, pourquoi ne peut-elle me nommer sa sœur ? Fille de Pandion, vois à quel homme on t’a donnée pour compagne ! tu dégénères : envers un époux tel que Térée, la pitié est un crime ». Soudain, telle qu’aux rives du Gange une tigresse emporte dans les sombres forêts le faon qui suce encore le lait de sa mère, elle entraîne Itys dans l’endroit le plus retiré du palais ; et tandis qu’il lui tend les bras, tandis que, prévoyant son malheur, il s’écrie : « Ma mère, ô ma mère ! », et se jette à son cou, Procné plonge un poignard dans ses flancs, sans détourner les yeux. Un seul coup suffirait pour lui donner la mort, mais Philomèle lui perce aussi la gorge ; ses membres palpitants conservent encore quelque reste de vie ; elles les mettent en lambeaux, en font bouillir une partie dans des vases d’airain, et placent le reste sur des charbons ardents : le pavé ruisselle de sang. Procné cache son crime à Térée, et prépare le festin où ce mets est servi ; sous le prétexte d’un banquet sacré où, selon l’usage d’Athènes, son époux seul peut être admis, elle éloigne ses compagnons et ses esclaves. Térée, assis sur le trône de ses aïeux, se repaît de son sang et engloutit dans son sein ses propres entrailles. Son aveuglement est si profond qu’il demande son fils : « Amenez-moi Itys », dit-il. Procné ne peut dissimuler une cruelle joie ; et brûlant de lui annoncer son malheur : « Celui que tu demandes est avec toi », dit-elle. Il promène ses regards autour de lui, et tandis que ses yeux le cherchent de tous côtés et que sa voix l’appelle incessamment, les cheveux épars et respirant le meurtre, Philomèle s’élance, et jette la tête sanglante d’Itys à la tête de son père : jamais elle ne désira plus vivement de pouvoir faire entendre sa voix et d’y trouver une interprète fidèle de sa joie. Le roi de Thrace repousse la table avec des cris d’horreur ; il évoque du Styx les déités qui s’arment de serpents. Tantôt il voudrait retirer de ses flancs entr’ouverts les mets exécrables qui recélaient les entrailles de son fils ; tantôt il pleure et s’appelle le tombeau de son fils, ou bien, l’épée nue à la main, il poursuit les filles de Pandion. On eût dit que, portées sur des ailes, elles se balançaient dans les airs : elles avaient des ailes en effet. L’une prend son essor vers les forêts, l’autre voltige sous nos toits. Les traces de ce meurtre ne sont pas encore effacées sur leur sein, et leur plumage est taché de sang. Pendant que le désespoir et l’ardeur de la vengeance l’emportent à la suite des deux sœurs, Térée lui-même est changé en oiseau ; une aigrette se dresse sur son front, son bec s’allonge et prend la forme d’un dard : cet oiseau se nomme la Huppe ; sa tête est armée de plumes menaçantes. La douleur de ce désastre précipite Pandion dans la nuit du Tartare avant le jour marqué par le destin, avant qu’il eût atteint une longue vieillesse.

Ovide
Les Métamorphoses
Livre VI
Traduction par auteurs multiples
Texte établi par Désiré Nisard , Firmin-Didot
1850

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-32 LES LUSIADES III-32
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES

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Où est la Bulgarie ? Poème d’IVAN VAZOV – Де е България ? Поема на Иван Вазов

България – Български – Bulgarie
Ivan Vazov
Иван Вазов
Ivan Vazov Poème – Ivan Vazov poems
Де е България ? Où est la Bulgarie ?
Où est la Bulgarie Poème d'Ivan Vazov The_defeat_of_Shipka_Peak,_Bulgarian_War_of_Independence
Де е България ?


Traduction – Texte Bilingue
Превод – показване на два текста


LITTERATURE BULGARE
POESIE BULGARE
Ivan Vazov Les poèmes d'Ivan Vazov Poésie d'Ivan Vazov

българската поезия
българска литература

IvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazov

Иван Вазов
IVAN VAZOV
1850-1921

български поет
Poète Bulgare

Де е България ?

Où est la Bulgarie ?
Poème d’Ivan Vazov

Де е България ?

Питат ли ме де зората
Si on me demande où l’aube
ме й огряла първи път,
m’a réchauffé la première fois
питат ли ме де й земята,
Si on me demande où est la terre
що най-любя на светът.
que j’aime le plus au monde,

*

Тамо, аз ще отговоря,
Eh bien, je répondrais
де се белий Дунав лей,
là où coule le majestueux Danube,
де от изток Черно море
là où à l’est  la mer Noire
се бунтува и светлей;
se rebelle et se développe ;

*

тамо, де се възвишава
Là où s’élevant
горда Стара планина,
au cœur de ses fières montagnes,
де Марица тихо шава
Maritsa tranquillement tortille
из тракийска равнина,
à travers la plaine de Thrace

*

там, де Вардар през полята
мътен лей се и шуми,
де на Рила грей главата
и при Охридски вълни.

*

Там, де днес е зла неволя,
Là, aujourd’hui dans l’affliction,
де народа й мъченик,
le peuple martyr
дето плачат и се молят
dans le deuil et la prière
се на същият язик.
parle d’une même langue.

*

Там роден съм! Там деди ми
Là, je suis né ! Là, mes ancêtres
днес почиват под земля,
aujourd’hui reposent en paix,
там гърмяло тяхно име
Là,  s’illuminent leurs noms
в мир и в бранните поля.
dans la paix et dans les champs.

*

До чукарите Карпатски
Par les escarpements des Carpates
е стигнала тяхна власт
Ils fondèrent leur pouvoir
 и стените Цариградски
et les murs de Constantinople
  треперали са тогаз.
frissonnèrent jusqu’à présent.

*

Вижте Търново, Преслава –
Voyez de Tarnovo, de Preslav –
тие жални съсипни:
les ruines vibrantes :
на преминалата слава
et le passé glorieux
паметници са они!
que ces monuments racontent !

*

Българио, драга, мила,
Bulgarie, adorée, chérie,
земля пълна с добрини,
terres pleines de bonté
земля, що си ме кърмила,
terre qui m’a soigné,
моят поклон приемни!
reçoit ma révérence !

*

Любя твоите балкани,
J’aime tes monts,
твойте реки и гори,
tes rivières et tes forêts
твойте весели поляни,
tes riantes prairies
де бог всичко наспори;

*

твойте мъки и страданья,
tes peines et tes souffrances
твойта славна старина,
ton antique gloire,
твойте възпоминанья,
tes souvenirs passés,
твойта светла бъднина.
ton brillant avenir.

*

Дето ази и да трая –
за теб мисля и горя
в теб родих се и желая
Je suis né en toi et en toi
 в теб свободен да умра.
je veux mourir libre.

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Де е България ?
Où est la Bulgarie ?

 

DEDICACE D’UN VAISSEAU – IV- CATULLE – CATULLUS -DEDICATIO PHASELI

CATULLI CARMEN IV
C.V. CATULLI CARMINUM LIBER
litterarum
Littérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE IV

Dedicacio Phaseli

Dédicace d’un vaisseau

Phaselus ille, quem videtis, hospites,
Ce bateau, que vous voyez, à ce que l’on dit,
Ait fuisse navium celerrimus,
Etait le plus rapide des navires
Neque ullius natantis impetum trabis
   Jamais on ne trouva équipage
  Nequisse praeterire, sive palmulis
 Capable de le dépasser, soit grâce à ses rames
Opus foret volare sive linteo.
  Qui le firent voler soit par ses voiles.
Et hoc negat minacis hadriatici
 Et il nia obstinément l’Adriatique menaçante
Negare litus Insulasve Cycladas
Il nia le danger des Cyclades
Rhodumque nobilem horridamque Thraciam
La noble Rhodes et la rugueuse Thrace 
  Propontida trucemve Ponticum sinum,
La mer agitée de Propontide [Marmara],
Ubi iste post phaselus antea fuit
  Où ce bateau était auparavant
Comata silva; nam Cyrotio in jugo
  Dans une forêt touffue ; Ainsi qu’à Cytore où jouait
Loquente saepe sibilum edidit coma.
Souvent le sifflement de tes frondaisons.
Amastri Pontica et Cytore buxifer,
Amastris Pontique et Cythore à la couronne de buis,
  Tibi haec fuisse et esse cognitissima
Tout cela vous connaissez trop bien












Ait phaselus, ultima ex origine
  Ce bateau depuis le début
 Tuo stetisse dicit in cacumine,
  Se tenait au sommet,
  Tuo imbuisse palmulas in aequore,
 Ses rames trempèrent dans vos eaux,
 Et inde tot per impotentia freta
 
Et il y avait alors une mer si violente et sauvage
Erum tulisse ; laeva sive dextera
Que son maître il ramena ; avec un vent de gauche ou de droite
 Vocaret aura, sive utrumque Iuppiter
 Qui soufflaient, ou les deux 
  Simul secundus incidisset in pedem,
 Simultanément ensemble
Neque ulla vota litoralibus deis
Nuls voeux  aux dieux du littoral
  Sibi esse facta, cum veniret a mari
 Depuis que revenu de la mer,
Novissimo hunc ad usque limpidum lacum.
  Il mouilla sur les côtes de ce lac limpide.
Sed haec prius fuere: nunc recondita
Mais c’était avant : maintenant dans un
Senet quiete seque dedicat tibi,
Calme reposant il se consacre à vous,
Gemelle Castor et gemelle Castoris.
Frères jumeaux Castor et Pollux.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Catulle – Catullus
Catulli Carmen IV