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L’INCONSCIENT – POEME DE ANTERO DE QUENTAL – O INCONSCIENTE

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

Antero de Quental

18 avril 1842 – Ponta Delgada (Les Açores)-  11 septembre 1891 Ponta Delgada
 18 de abril de 1842 – Ponta Delgada, 11 de setembro de 1891

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Traduction Jacky Lavauzelle

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L’INCONSCIENT
O INCONSCIENTE
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Arkhip Kouïndji, Архип Іванович Куїнджі,Архип Иванович Куинджи, La Cathédrale Saint-Isaac,1869

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O Espectro familiar que anda comigo,
Le Spectre familier qui m’accompagne,
Sem que pudesse ainda ver-lhe o rosto,
Sans que je puisse voir son visage,
Que umas vezes encaro com desgosto
Parfois, je le considère avec répulsion
E outras muitas ansioso espreito e sigo.
Et souvent, impatient, je le guette et je le suis.

*

É um espectro mudo, grave, antigo,
C’est un spectre silencieux, grave et ancien,
Que parece a conversas mal disposto…
Qui semble fuir les conversations …
Ante esse vulto, ascético e composto
Devant cette figure, ascétique et réservée
Mil vezes abro a boca… e nada digo.
Mille fois j’ouvre la bouche … mais je reste muet.

*


Só uma vez ousei interrogá-lo:
Une seule fois j’ai osé le questionner :
Quem és (lhe perguntei com grande abalo)
Qui es-tu (ai-je demandé avec effroi),
Fantasma a quem odeio e a quem amo?
Fantôme que je déteste et que j’aime ?

*

Teus irmãos (respondeu) os vãos humanos,
Tes frères (répondit-il), les vains humains,
Chamam-me Deus, ha mais de dez mil anos…
M’appellent Dieu, depuis plus de dix mille ans …
Mas eu por mim não sei como me chamo…
Mais moi-même, je ne sais quel est mon nom …


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LE CONVERTI – POEME DE ANTERO DE QUENTAL – O CONVERTIDO

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

Antero de Quental

18 avril 1842 – Ponta Delgada (Les Açores)-  11 septembre 1891 Ponta Delgada
 18 de abril de 1842 – Ponta Delgada, 11 de setembro de 1891

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Traduction Jacky Lavauzelle

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LE CONVERTI
O CONVERTIDO
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Arkhip Kouïndji, Архип Куинджи, Reflets de soleil sur givre,1876-1890

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Entre os filhos dum século maldito
Parmi les enfants d’un siècle maudit
Tomei também lugar na ímpia mesa,
J’ai aussi pris place à la table des impies,
Onde, sob o folgar, geme a tristeza
Où, sous le plaisir, la tristesse gémit
Duma ânsia impotente de infinito.
D’un désir impuissant d’infini.

*


Como os outros, cuspi no altar avito
Comme les autres, j’ai craché sur l’autel
Um rir feito de fel e de impureza…
Un rire de fiel et d’impureté …
Mas um dia abalou-se-me a firmeza,
Mais un jour ma rudesse m’a ébranlé,
Deu-me um rebate o coração contrito!
Le cœur contrit m’a lancé une alarme !

*


Erma, cheia de tédio e de quebranto,
Aride, pleine d’ennui et brisée,
Rompendo os diques ao represo pranto,
Rompant les digues à ses larmes retenues,
Virou-se para Deus minha alma triste!
Ma triste âme s’est tournée vers Dieu !

*


Amortalhei na Fé o pensamento,
J’ai enveloppé ma pensée dans la Foi,
E achei a paz na inércia e esquecimento…
Et j’ai trouvé la paix dans l’inertie et l’oubli …
Só me falta saber se Deus existe!
J’ai juste besoin de savoir si Dieu existe !


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EFFRAYANT ! POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1916 – Поэзия Зинаиды Гиппиус – Страшное

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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EFFRAYANT !
1916
Страшное

 

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Страшно оттого, что не живется – спится…
C’est terrible parce que ça ne vit pas – ça dort …
И все двоится, все четверится.
Et tout double, tout quadruple.
В прошлом грехов так неистово-много,
Il y a tellement de péchés dans le passé
Что и оглянуться страшно на Бога.
Que cela jette un regard terrible sur Dieu.

*

Да и когда замолить мне грехи мои?
Oui, et quand prier pour mes péchés ?
Ведь я на последнем склоне круга…
Après tout, je suis sur la dernière pente du cercle …
А самое страшное, невыносимое,
Et le pire, le plus insupportable
Это что никто не любит друг друга…
C’est que personne ne s’aime …


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1916

L’OMBRE DES CÈDRES – Poème de SOPHIA PARNOK – 1921 – стихи Софии Парнок -В те дни младенческим напевом

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Sophia Parnok
Поэзия офии Парнок
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Sophia Parnok
Софи́я Я́ковлевна Парно́к

30 juillet 1885, Taganrog- 26 août 1933, Karinskoïe
30 июля 1885, Таганрог – 26 августа 1933, Каринское, Московская область
русская поэтесса, переводчица
Poétesse russe

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’OMBRE DES CEDRES
1921
В те дни младенческим напевом
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В те дни младенческим напевом
En ces jours, d’une mélodie infantile
Звучали первые слова,
Les premiers mots ont résonné,
Как гром весенний, юным гневом
Comme un tonnerre de printemps, la colère de jeunesse
Гремел над миром Егова,
De Jéhovah rugissait,

*

И тень бросать учились кедры,
Et les cèdres apprirent à jeter leur première ombre,
И Ева — лишь успела пасть,
Et Ève – venait seulement de tomber,
И семенем кипели недра,
Et de la graine bouillaient les entrailles,
И мир был — Бог, и Бог — был страсть.
Et le monde était Dieu, et Dieu était passion.

*

Своею ревностью измаял,
Il la portait jalousement,
Огнем вливался прямо в кровь…
Le feu coulait directement dans le sang …
Ужель ты выпил всю, Израиль,
As-tu tout bu, Israël,
Господню первую любовь?
Le premier amour du Seigneur ?


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3 июня 1921
3 juin 1921

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Poésie de Sophia Parnok
Поэзия офии Парнок
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LA CRÉATION DU MONDE- Iakob Gogebashvili – იაკობ გოგებაშვილი- ქვეყნის შექმნა

Littérature Géorgienne
ქართული ლიტერატურა


HISTOIRE BIBLIQUE
ბიბლიური ისტორია

LA CRÉATION DU MONDE
ქვეყნის შექმნა

Le Premier Jour de la création, Chronique de Nuremberg, 1493

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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Iakob Gogebashvili
იაკობ გოგებაშვილი

15 octobre 1840 Variani (Gori)– 1er juin 1912 Tbilissi
15 ოქტომბერი 1840, სოფ. ვარიანი, ახლანდელი გორის რაიონი ― 14 ივნისი 1912, თბილისი

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ჩვენ ვიცით, რომ ყველა ადამიანი დედ-მამისაგან იბადება.
Nous savons que chaque personne est née d’une mère et d’un père.

აგრეთვე ვხედავთ, რომ ცხოველები ცხოველებისაგან ჩნებიან, მცენარეები მცენარებიიდან მრავლდებიან.
Nous voyons également que les animaux sont des dérivés d’autres animaux, les plantes poussent à partir d’autres plantes.

მაგრამ პირველი დედ-მამა როგორღა გაჩნდა?
Mais comment sont venus au monde les premiers pères et les premières mères ?

პირველი ცხოველები და მცენარეები როგორღა დაიბადნენ ქვეყანაზედ?
Comment sont nés les premiers animaux et les premières plantes sur la terre ?

ისინი შექმნა ღმერთმა.
lls ont été créés par Dieu.

ღმერთი არის ყოვლის შემოქმედი, ყველაფრის დამბადებელი.
Dieu est le Créateur de toutes choses, le Créateur de toutes choses.

მან გააჩინა ცა, მან შექმნა დედამიწა და მან დაბადა ყველაფერი, რასაც კი ქვეყნიერებაზედ ვხედავთ.
Il a créé le ciel, il a créé la terre et il a donné naissance à tout ce que nous voyons dans le monde.

თვითონ ღმერთი კი არავისგან არ შექმნილა და არავისგან არ დაბადებულა.
Mais Dieu lui-même n’a été créé par personne et n’est né de personne.

იგი ყოველთვის იყო, არის და იქნება.
Il a toujours été, est et sera.

ამიტომ ღმერთს ჩვენ ვუწოდებთ საუკუნო არსებას.
Nous appelons donc Dieu : l’Être éternel.

კაცი როცა რაიმე ნივთს აკეთებს, მასალასა ხმარობს.
Quand une personne fait quelque chose, elle utilise du matériel.

ღმერთმა კი ქვეყანა არაფრისაგან შექმნა.
Mais Dieu a créé la terre à partir de rien.

უფალმა კი მთელი ქვეყანა შექმნა მარტო სიტყვით, ბრძანებით.
Et le Seigneur a fait le pays entier par le Verbe.

ამიტომ ღმერთს ვუწოდებთ ყოვლისშემძლებელსა.
Par conséquent, nous l’appelons Dieu Tout-Puissant.

უფალს შეეძლო ყველაფერი ერთ წამს გაეჩინა, მაგრამ სხვაფრივ ინება: ცისა და დედამიწის შექმნას ექვსი დღე მოანდომა.
Le Seigneur aurait pu tout faire en une seconde, mais il en a décidé autrement : il avait six jours pour créer les cieux et la terre.

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FANATISME – Poème de FLORBELA ESPANCA – FANATISMO -1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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FANATISME
FANATISMO
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

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Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

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Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.
Não és sequer razão do meu viver
Tu n’es même pas la raison de ma vie.
Pois que tu és já toda a minha vida!
Car déjà tu es toute ma vie !

*

Não vejo nada assim enlouquecida…
Je ne vois rien d’aussi fou …
Passo no mundo, meu Amor, a ler
Entrez dans le monde, mon Amour, à lire
No misterioso livro do teu ser
Dans le livre mystérieux de ton être
A mesma história tantas vezes lida!…
La même histoire si souvent lue ! …

*

« Tudo no mundo é frágil, tudo passa… »
« Tout dans le monde est fragile, tout va …« 
Quando me dizem isto, toda a graça
Quand on me dit ça, toute la grâce
Duma boca divina fala em mim!
D’une bouche divine parle de moi !

*

E, olhos postos em ti, digo de rastros:
Et, les yeux posés sur toi, je dis en me traînant :
« Ah! podem voar mundos, morrer astros,
« Ah, les mondes peuvent voler, les étoiles mourir,
Que tu és como Deus: princípio e fim!… »
Que te es comme Dieu : l’alpha et l’oméga ! …  »

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

AIMER ! Poème de Florbela ESPANCA – AMAR ! – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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AIMER !

AMAR!
Poème paru dans

« Charneca em Flor » 
1931

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Henrique Pousão, Senhora Vestida de Negro, 1882, Museu Nacional de Soares dos Reis, Porto

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Eu quero amar, amar perdidamente!
Je veux aimer, aimer sauvagement !
Amar só por amar: Aqui… além…
Aimer juste pour aimer : Ici … au-delà …
Mais Este e Aquele, o Outro e toda a gente…
Lui et Celui-là, l’Autre et tout le monde …
Amar! Amar! E não amar ninguém!
Aimer ! Aimer ! Et n’aimer personne!

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Recordar? Esquecer? Indiferente!…
Se souvenir ? Oublier ? Être indifférente ! …
Prender ou desprender? É mal? É bem?
Tenir ou desserrer ? Est-ce mal ? Est-ce bien ?
Quem disser que se pode amar alguém
Celui qui dit qu’il peut aimer quelqu’un
Durante a vida inteira é porque mente!
Tout au long de la vie entière ment !

*

Há uma Primavera em cada vida:
Il y a un Printemps dans chaque vie :
É preciso cantá-la assim florida,
Il faut le chanter ainsi fleuri,
Pois se Deus nos deu voz, foi pra cantar!
Car si Dieu nous a donné une voix, c’est pour chanter !

*

E se um dia hei de ser pó, cinza e nada
Et si un jour je dois être poussière, cendre et néant
Que seja a minha noite uma alvorada,
Que ma nuit soit une aube,
Que me saiba perder… pra me encontrar…
Que je sache me perdre … pour me retrouver …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

POUR UNE HEURE D’AMOUR – Poésie de Lope de Vega – No sabe qué es amor quien no te ama

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

RIMES SACRÉES
Rimas sacras


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POUR UNE HEURE D’AMOUR
No sabe qué es amor quien no te ama

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Ramon Casas, Sífilis, affiche, 1900, Barcelone, musée national d’art de Catalogne

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No sabe qué es amor quien no te ama,
Il ne sait pas ce qu’est l’amour celui qui ne t’aime pas,
celestial hermosura, esposo bello;
beauté céleste, bel époux ;
tu cabeza es de oro, y tu cabello
ta tête est d’or et tes cheveux
como el cogollo que la palma enrama.
comme le bourgeon que le palmier recouvre.

*

Tu boca como lirio que derrama
Ta bouche, un lis d’où se répand
licor al alba; de marfil tu cuello;
une liqueur à l’aube ; ton cou un bel ivoire ;
tu mano el torno y en su palma el sello
ta main une tour et dans sa paume le sceau
que el alma por disfraz jacintos llama.
que l’âme porte pour protéger les jacinthes.

*

¡Ay, Dios!, ¿en qué pensé cuando, dejando
Ô mon Dieu ! qu’ai-je pensé quand, laissant
tanta belleza y las mortales viendo,
tant de beauté au regard des mortels,
perdí lo que pudiera estar gozando?
j’ai perdu ce que j’aurai dû apprécier ?

*

Mas si del tiempo que perdí me ofendo,
Mais si le temps que j’ai perdu me peine,
tal prisa me daré, que una hora amando
je vais me presser pour qu’une heure d’amour
venza los años que pasé fingiendo.
détruise toutes les années passées à faire semblant.

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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LA PREMIÈRE FOIS QU’IL A VU LA MER – Poème de LOPE DE VEGA La primera vez que vio la mar

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

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LA PREMIÈRE FOIS QU’IL A VU LA MER
La primera vez que vio la mar

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L’Invincible Armada, Philippe-Jacques de Loutherbourg

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¡Válate Dios, el charco, el que provocas
Avec l’aide de Dieu, flaque d’eau, tu provoques
con verte a helar el alma de las venas,
à voir geler l’âme dans les veines,
Adán de tirubones y ballenas,
Adam des requins et des baleines,
almejas viles y estupendas focas!
des viles palourdes et des prodigieux phoques !

*

Cerúleo sorbedor por tantas bocas
Buveur céruléen par tant de bouches
de más naves que vio tu centro arenas;
de plus de navires que tes profondeurs n’ont vu de grains de sable ;
teatro en quien oyó trágicas scenas,
théâtre dans lequel lors des scènes les plus tragiques
sentada la Fortuna entre estas rocas.
la Fortune se tient toujours assise parmi ces rochers.

*

Tú, que enseñaste al Draque, a Magallanes
Toi, toi qui as enseigné à Drake et à Magellan
lo más estrecho de tu campo oblico,
la plus étroite ligne sur ton horizon oblique,
a pesar de sirenas y caimanes,
malgré les sirènes et malgré les caïmans,

*

en España nací con solo el pico,
en Espagne je suis né avec seulement ma faim,
cansado estoy de trajinar desvanes,
je suis épuisé dans l’agitation des greniers,
dime, ¿por dónde van a Puerto Rico?
dis-moi, par où va-t-on à Porto Rico ?

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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JEANNE D’ARC – Poème de Friedrich SCHILLER – 1810 – Das Mädchen von Orleans

***
Friedrich von Schiller
1759-1805

friedrich von schiller
Friedrich von Schiller Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau Der Tanz Schiller Jacky Lavauzelle

*


Jacky Lavauzelle Traduction

*
DAS MÄDCHEN VON ORLEANS
JEANNE D’ARC – 1810

POÈME DE FRIEDRICH VON SCHILLER

Jeanne d’Arc à cheval. Enluminure du manuscrit d’Antoine Dufour, Les vies des femmes célèbres, Nantes, musée Dobrée, 1504

Das edle Bild der Menschheit zu verhöhnen,
Moquant la noble image de l’humanité,
Im tiefsten Staube wälzte dich der Spott,
Dans la poussière la plus infâme, la moquerie t’a roulée,
Krieg führt der Witz auf ewig mit dem Schönen,
Continuant son éternelle guerre contre le beau
Er glaubt nicht an den Engel und den Gott,
Ne croyant ni à l’ange ni à Dieu,
Dem Herzen will er seine Schätze rauben,
Au cœur, il veut lui voler ses idéaux,
Den Wahn bekriegt er und verletzt den Glauben.
Combattant l’illusion, il viole la foi.

*

Doch, wie du selbst, aus kindlichem Geschlechte,
Mais, comme toi, d’une juvénile candeur,
Selbst eine fromme Schäferin wie du,
Simple et pieuse bergère comme toi,
Reicht dir die Dichtkunst ihre Götterrechte,
La poésie t’offre ses droits divins
Schwingt sich mit dir den ewgen Sternen zu,
Se porte avec toi vers les astres éternels,
Mit einer Glorie hat sie dich umgeben,
D’une scintillante gloire elle te couronne,
Dich schuf das Herz, du wirst unsterblich leben.
T’irradie le cœur, pour devenir immortelle.

*

Es liebt die Welt, das Strahlende zu schwärzen
Il aime, ce monde, noircir ce qui illumine
Und das Erhabne in den Staub zu ziehn,
Et tirer le sublime dans la poussière,
Doch fürchte nicht! Es gibt noch schöne Herzen,
Mais n’aie pas peur ! Il y a encore de belles âmes,
Die für das Hohe, Herrliche entglühn,
Qui, pour ce qui est grand et glorieux, s’enflamment,
Den lauten Markt mag Momus unterhalten,
Le marché bruyant peut divertir Momos,
Ein edler Sinn liebt edlere Gestalten.
Un esprit noble aime les figures nobles.

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Mômos critique les créations des dieux, toile de Maarten van Heemskerck (1561). De gauche à droite : Neptune, un cheval, Vénus, Vulcain, Minerve, Momus.


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Friedrich von Schiller


Gedicht -Poème
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