Archives par mot-clé : amor

RÊVANT… Poème de Florbela ESPANCA – Sonhando… -1915

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930
Carl Blechen, Grotte dans le parc de la Villa d’Este, 1829

________________________________________________________________

RÊVANT
SONHANDO
Poème paru dans « O Livro D’Ele « 
1915 

________________________________________________________________

******************


É noite pura e linda. Abro a minha janela
La nuit est pure et belle. J’ouvre ma fenêtre
E olho suspirando o infinito céu,
Et mes yeux en soupirant dans le ciel infini,
Fico a sonhar de leve em muita coisa bela
Je rêve de tant de belles choses
Fico a pensar em ti e neste amor que é teu!
Je pense à toi et à cet amour qui est le tien !

*

D’olhos fechados sonho. A noite é uma elegia
Je rêve les yeux fermés. La nuit est une élégie
Cantando brandamente um sonho todo d’alma
Chantant doucement un rêve empli d’âme
E enquanto a lua branca o linho bom desfia
Et pendant que la blanche lune caresse le doux linge
Eu sinto almas passar na noite linda e calma.
Je sens les âmes passer dans la nuit belle et calme.

*

Lá vem a tua agora… Numa carreira louca
Voici la vôtre maintenant … Dans une folle arabesque
Tão perto que passou, tão perto à minha boca
Qui passe si près, si près de ma bouche
Nessa carreira doida, estranha e caprichosa
Dans cette arabesque folle, étrange et capricieuse

*

Que a minh’alma cativa estremece, esvoaça
Que mon âme captive frissonne, vole
Para seguir a tua, como a folha de rosa
Pour suivre la tienne, comme la feuille de rose
Segue a brisa que a beija… e a tua alma passa!…
Suit la brise qui l’embrasse… et passe ton âme !…

*******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.

* *******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA
POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES VERS – Poème de FLORBELA ESPANCA – VERSOS – 1915

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

Florbela Espanca Flor Bela de Alma da Conceição Poétesse portugaise 8 décembre 1894 – 8 décembre 1930 Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

LES VERS
VERSOS
Poème paru dans

« 
O Livro D’Ele »
1915

Hugo Darnaut, Bois avec pont sur la rivière, Waldbach mit Brücke

****************


Versos! Versos! Sei lá o que são versos…
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers…  
Pedaços de sorriso, branca espuma, 
Morceaux de sourire, blanche écume, 
Gargalhadas de luz, cantos dispersos,
Rires forts, chansons dispersées,  
Ou pétalas que caem uma a uma.
Ou pétales tombant les uns après les autres.

*

Versos!… Sei lá! Um verso é teu olhar, 
Des vers !… Je ne sais pas ! Un vers est ton regard, 
Um verso é teu sorriso e os de Dante
Un vers est ton sourire et ceux de Dante
Eram o seu amor a soluçar 
Sont ton amour sanglotant
Aos pés da sua estremecida amante!
Aux pieds de ton amant tremblant !

*

Meus versos!… Sei eu lá também que são…
Mes vers! … Je sais aussi qu’ils sont … 
Sei lá! Sei lá!… Meu pobre coração
Je ne sais pas ! Je ne sais pas … mon pauvre cœur 
Partido em mil pedaços são talvez…
Parti en mille morceaux est peut-être …

Versos! Versos! Sei lá o que são versos..
Des vers ! Des vers ! Je ne sais pas ce que sont les vers..   
Meus soluços de dor que andam dispersos
Mes sanglots de douleur dispersés  
Por este grande amor em que não crês!…
Par ce grand amour en lequel tu ne crois pas !…

*******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA *******************

ÉCOUTE… Poème de Florbela ESPANCA – Escuta…- 1915

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

ÉCOUTE …
ESCUTA…
Poème paru dans
« 
O Livro D’Ele« 
1915

Toni Frissell, Ruelle de l’Alfama Lisbonne, vers 1940

****************

À Beatriz Carvalho



Escuta, amor, escuta a voz que ao teu ouvido
Écoute, mon amour, écoute cette voix
Te canta uma canção na rua em que morei,
Qui te chante une chanson dans la rue où je vivais,
Essa soturna voz há de contar-te, amigo
Cette sombre voix te contera, mon ami,
Por essa rua minha os sonhos que sonhei!
Dans cette rue, les rêves que j’ai rêvés !

*

Fala d’amor a voz em tom enternecido,
Elle parle d’amour, cette voix sur un ton tendre,
Escuta-a com bondade. O muito que te amei
Écoute-la avec bienveillance. Celle qui t’a aimé
Anda pairando aí em sonho comovido
Flotte là dans un rêve émouvant.
A envolver-te em oiro!… Assim s’envolve um rei!
A t’envelopper d’or ! … Ainsi un roi arrive !

*

Num nimbo de saudade e doce como a asa
Sur une nuée de nostalgie et douce comme l’aile
Recorta-se no céu a minha humilde casa
Mon humble maison se découpe dans le ciel
Onde ficou minh’alma assim como penada
Où se trouvait mon âme qui punie

*

A arrastar grilhões como um fantasma triste.
A traîner ses chaînes comme un triste fantôme.
É dela a voz que fala, é dela a voz que existe
C’est la voix qui parle, c’est la voix qui existe
Na rua em que morei… Anda crucificada!
Dans la rue où j’ai vécu … crucifiée !

*******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

La Haine ? – Poème de Florbela Espanca – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

LA HAINE ?
Ódio?
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

*****************


Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,
Se o encontrei depois de o ter sonhado,
Si je l’ai rencontré après l’avoir rêvé,
Se à vida assim roubei todo o encanto,
Si à la vie j’ai volé tout le charme,

*

Que importa se mentiu? E se hoje o pranto
Qu’importe qu’il ait menti ? Et si aujourd’hui les pleurs
Turva o meu triste olhar, marmorizado,
Troublent mon regard mélancolique, marbré,
Olhar de monja, trágico, gelado
Regard de religieuse, tragique, froid
Com um soturno e enorme Campo Santo!
Comme une immense et maussade nécropole !

*

Nunca mais o amar já é bastante!
Ne plus jamais l’aimer c’est déjà assez !
Quero senti-lo doutra, bem distante,
Je veux le sentir d’un autre, très loin,
Como se fora meu, calma e serena!
Comme s’il était mien, calme et sereine !

*

Ódio seria em mim saudade infinda,
La haine serait en moi une mélancolie infinie,
Mágoa de o ter perdido, amor ainda!
Chagrin de t’avoir perdu, amour encore !
Ódio por Ele? Não… não vale a pena…
La haine pour lui ? Non … ça ne vaut pas la peine …

*

* *******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

QU’IMPORTE ? – Poème de FLORBELA ESPANCA – Que Importa?… – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

QU’IMPORTE ?…
QUE IMPORTA ?…
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

Albert Flamm, Abendstimmung am Rhein, Ambiance du soir sur le Rhin

************************


Eu era a desdenhosa, a indif’rente.
J’étais la méprisante, l’indifférente.
Nunca sentira em mim o coração
Je n’avais jamais senti mon cœur en moi
Bater em violências de paixão
Battre en violence de passion
Como bate no peito à outra gente.
Comme il peut battre dans la poitrine d’autrui.

*

Agora, olhas-me tu altivamente,
Maintenant, tu me regardes fièrement,
Sem sombra de Desejo ou de emoção,
Sans ombre de Désir ou d’émotion,
Enquanto a asa loira da ilusão
Alors que l’aile blonde de l’illusion
Dentro em mim se desdobra a um sol nascente.
En moi, se déploie devant un soleil levant.

*

Minh’alma, a pedra, transformou-se em fonte;
Mon âme, de pierre est devenue source ;
Como nascida em carinhoso monte
Comme née dans une agréable montagne
Toda ela é riso, e é frescura, e graça!
Tout est rire, fraîcheur et grâce !

*

Nela refresca a boca um só instante…
Par elle, se rafraîchit la bouche un instant …
Que importa?… Se o cansado viandante
Qu’importe ? … Si la fatigue vagabonde
Bebe em todas as fontes… quando passa?…
Boit à toutes les fontaines … quand elle passe ? …

* *******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

FANATISME – Poème de FLORBELA ESPANCA – FANATISMO -1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

******
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
******

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Florbela-Espanca.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

________________________________________________________________

FANATISME
FANATISMO
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

________________________________________________________________

 

 

Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Hambourg Kunsthalle

********************


Minh’alma, de sonhar-te, anda perdida.
Mon âme, rêvant de toi, s’est perdue.
Meus olhos andam cegos de te ver.
Mes yeux sont devenus aveugles de te voir.
Não és sequer razão do meu viver
Tu n’es même pas la raison de ma vie.
Pois que tu és já toda a minha vida!
Car déjà tu es toute ma vie !

*

Não vejo nada assim enlouquecida…
Je ne vois rien d’aussi fou …
Passo no mundo, meu Amor, a ler
Entrez dans le monde, mon Amour, à lire
No misterioso livro do teu ser
Dans le livre mystérieux de ton être
A mesma história tantas vezes lida!…
La même histoire si souvent lue ! …

*

« Tudo no mundo é frágil, tudo passa… »
« Tout dans le monde est fragile, tout va …« 
Quando me dizem isto, toda a graça
Quand on me dit ça, toute la grâce
Duma boca divina fala em mim!
D’une bouche divine parle de moi !

*

E, olhos postos em ti, digo de rastros:
Et, les yeux posés sur toi, je dis en me traînant :
« Ah! podem voar mundos, morrer astros,
« Ah, les mondes peuvent voler, les étoiles mourir,
Que tu és como Deus: princípio e fim!… »
Que te es comme Dieu : l’alpha et l’oméga ! …  »

* *******************
LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
*******************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Picture_of_Florbela_Espanca.jpg.
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

POUR UNE HEURE D’AMOUR – Poésie de Lope de Vega – No sabe qué es amor quien no te ama

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*************************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Poésie-de-Lope-de-Vega-849x1024.jpg.

LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

RIMES SACRÉES
Rimas sacras


******************

POUR UNE HEURE D’AMOUR
No sabe qué es amor quien no te ama

******************

Ramon Casas, Sífilis, affiche, 1900, Barcelone, musée national d’art de Catalogne

**********


No sabe qué es amor quien no te ama,
Il ne sait pas ce qu’est l’amour celui qui ne t’aime pas,
celestial hermosura, esposo bello;
beauté céleste, bel époux ;
tu cabeza es de oro, y tu cabello
ta tête est d’or et tes cheveux
como el cogollo que la palma enrama.
comme le bourgeon que le palmier recouvre.

*

Tu boca como lirio que derrama
Ta bouche, un lis d’où se répand
licor al alba; de marfil tu cuello;
une liqueur à l’aube ; ton cou un bel ivoire ;
tu mano el torno y en su palma el sello
ta main une tour et dans sa paume le sceau
que el alma por disfraz jacintos llama.
que l’âme porte pour protéger les jacinthes.

*

¡Ay, Dios!, ¿en qué pensé cuando, dejando
Ô mon Dieu ! qu’ai-je pensé quand, laissant
tanta belleza y las mortales viendo,
tant de beauté au regard des mortels,
perdí lo que pudiera estar gozando?
j’ai perdu ce que j’aurai dû apprécier ?

*

Mas si del tiempo que perdí me ofendo,
Mais si le temps que j’ai perdu me peine,
tal prisa me daré, que una hora amando
je vais me presser pour qu’une heure d’amour
venza los años que pasé fingiendo.
détruise toutes les années passées à faire semblant.

*************************************
LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

*************************************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Lope_de_Vega_firma.png.

LE FIL DE L’AMOUR – Poésie de LOPE DE VEGA – Cual engañado niño que, contento

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*************************

LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Poésie-de-Lope-de-Vega-849x1024.jpg.

***************

LE FIL DE L’AMOUR
Cual engañado niño que, contento

****************

jeune fille se coiffant, Auguste Renoir


*******************

Cual engañado niño que, contento,
Comme un enfant heureux qui insouciant
pintado pajarillo tiene atado,
tient dans sa main un oiseau aux vives couleurs,
y le deja en la cuerda, confiado,
et le laisse à une corde, confiant,
tender las alas por el manso viento;
déployer ses ailes par un si doux vent ;

*

y cuando más en esta gloria atento,
et, à l’instant où son attention est la plus grande,
quebrándose el cordel, quedó burlado,
le cordon se brise, ses espoirs détruits,
siguiéndole, en sus lágrimas bañado,
il ne peut que le suivre, baigné dans ses larmes,
con los ojos y el triste pensamiento,
avec les yeux et la pensée tristes,

*

contigo he sido, Amor; que mi memoria
Ainsi j’ai été avec toi, ô mon Amour ; que dans ma mémoire
dejé llenar de pensamientos vanos,
je laisse se remplir de vaines pensées,
  colgados de la fuerza de un cabello.
pendues à la force d’un cheveu.

*

Llevóse el viento el pájaro y mi gloria,
L’oiseau et ma gloire sont partis dans le vent,
y dejóme el cordel entre las manos,
  et m’a laissé la ficelle entre mes mains,
que habrá por fuerza de servirme al cuello.
qu’il me reste plus qu’à nouer autour de mon cou.

**************************************
LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

**************************************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Lope_de_Vega_firma.png.

CARPE DIEM – Poésie de LOPE DE VEGA – Vierte racimos la gloriosa palma

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10-1.gif.

Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

************************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
*************************

LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Poésie-de-Lope-de-Vega-849x1024.jpg.

Vierte racimos la gloriosa palma
CARPE DIEM

Apollon et Daphné, Tiepolo, 1744

*****
Vierte racimos la gloriosa palma
Tombent les branches du glorieux palmier
y sin amor se pone estéril luto;
qui sans amour porte désormais les habits d’un stérile deuil ;
Dafne se queja en su laurel sin fruto,
Daphné se plaint de son laurier sans fruit,
Narciso en blancas hojas se desalma.
Narcisse à pétales blancs a perdu son âme.

*

Está la tierra sin lluvia en calma,
Aussi se fige la terre sans pluie,
viles hierbas produce el campo enjuto;
les herbes viles seules sortent dans les champs ;
porque nunca pagó al amor tributo,
parce qu’elle n’a jamais rendu hommage à l’amour,
gime en su piedra de Anaxarte el alma.
gémit l’âme d’Anaxarète figée dans sa pierre.

*

Oro engendra el amor de agua y de arenas;
L’amour de l’eau et du sable engendre l’or ;
porque las conchas aman el rocío,
et depuis que les coquillages aiment la rosée,
quedan de perlas orientales llenas.
ils se remplissent de perles orientales.

*

No desprecies, Lucinda hermosa, el mío,
Ne méprise pas, belle Lucinda, mon amour,
que al trasponer del sol, las azucenas
quand au coucher du soleil, les lis
pierden el lustre y nuestra edad el brío.
perdront leur lustre et notre vie son frisson.

*

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Lope_de_Vega_firma.png.

*************************************
LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

*************************************