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SONNET DE PEIRE GODOLIN Poète Occitan XVIIe siècle – SONET

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]

*
Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET
SONET




Epitaphes – Epitafas

 

Jos aqueste grand roc es rebondula l’òssa
Sous le grand roc, les os reposent
D’Enceladanle fier, la glòria del Gigants
Du fier Encelade, la gloire des Géants
Que, per tirar del Cèl les prumières estatjants
Qui, pour sortir du Ciel les premiers habitants,
Enjoquèc Pelion sur la grand cima d’òssa.
A poser Pélion sur les hautes cimes de l’Osse.




*

Ja levava l’un pè le descarat colòssa,
Le voici avançant, colosse effrayant,
Per sautar dins le cèl vesin de quatre palms,
Sautant dans le ciel voisin de quatre pans
Quand Jupiter sasic un fòlze de tres brands
Quand Jupiter saisit le feu du trident
Que, flésc ! li fèc bronzir pel mièi de la cabóça.
Et vlan !, lui jeta en pleine tête.

*

Del brave Jupiter le cèl forèc gardat ;
Le Ciel fut préservé par le brave Jupiter
Car, perquanta de Mars que se fa tant soldat
Car Mars, qui se prétend si grand soldat,
El s’arrucava tot, quand ausiá las campanhas
Se terra aux bruits des campagnes




*

Retronir jots l’aprèst d’un tan cruèl assaut,
Succombant au poison d’un si cruel assaut,
E peisson se mudèc, plus regde qu’un lebraud,
En poisson se mue, plus rapide qu’un levreau,
Quand vic al crabimè carrejar las montanhas.
Quand sur le dos l’on portait les montagnes.

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PEIRE GODOLIN

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NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

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PEIRE GODOLIN

OS LUSIADAS II-56 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-56 LES LUSIADES II-56
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-56

OS LUSIADAS II-56

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  56
Strophe 56

II-56

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-56
OS LUSIADAS II-56

 

Como isto disse, manda o consagrado
Après ces propos, Jupiter envoie Mercure, sacré
Filho de Maia à Terra, por que tenha
Fils de Maia, sur Terre, pour donner
Um pacífico porto o sossegado,
Un havre de paix au calme,
  Para onde sem receio a frota venha;
Où la flotte pourra se réfugier ;
E, para que em Mombaça, aventurado,
Et, pour qu’à Mombasa, l’aventureux
O forte Capitão se não detenha,
Fort capitaine ne s’arrête pas,
Lhe manda mais, que em sonhos lhe mostra
Il lui demande encore de lui montrer en rêve
A terra, onde quieto repousasse.
La terre où il pourra se reposer.

*

os-lusiadas-les-lusiades-luis-de-camoes-artgitato-mercurius-mercure-hendrick-goltzius-1597Mercure
Hendrick Goltzius
1597

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-56
OS LUSIADAS II-56

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

Louise Labé Sonnet XXII

POESIE FRANCAISE
LOUISE LABE SONNET XXII




LOUISE LABE
1524-1566

Sonnets Louise Labé par Pierre Woeiriot Artgitato
Louise Labé par Pierre Woeiriot

 

*




Œuvres de Louise Labé
 


SONNET XXII
Das zweiundzwanzigste Sonett

-traduction Jacky Lavauzelle-
Übersetzt von Rainer Maria Rilke

Louise Labé Les Sonnets Giovanni Bellini Jeune Femme à sa toilette 1515 Musée d'histoire de l'Art de VienneGiovanni Bellini
Jeune Femme à sa toilette
1515
Musée d’histoire de l’Art de Vienne

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Luisant Soleil, que tu es bien heureus,
Brillant Soleil, que tu es bienheureux,
Was bist du glücklich, Sonnengott, du hast
 De voir tousiours de t’Amie la face :
De voir toujours de ton Amie la face :
 die liebste Freundin stets in Sicht, und deine
Et toy, sa seur, qu’Endimion embrasse,
Et toi, sa sœur*, qu’Endymion embrasse,
 leisere Schwester findet in die Haine,
  Tant te repais de miel amoureus.
Tant tu te repais de miel amoureux.
wo sie Endymion umfaßt.

[* Séléné – déesse de la pleine lune]

*

Mars voit Venus : Mercure auentureus
Mars voit Vénus : Mercure aventureux
 Mars sieht die Venus oft. Der Gott Merkur
De Ciel en Ciel, de lieu en lieu se glasse :
De Ciel en Ciel, de lieu en lieu se glace :
 schwärmt in den Himmeln und an andern Orten,
 Et Iupiter remarque en mainte place
Et Jupiter remarque en maintes places
 und Jupiter gewahrt noch da und dorten
   Ses premiers ans plus gays et chaleureus.
Ses premiers ans plus gais et chaleureux.
die Jugend seiner hurtigen Natur.

*

Voilà du Ciel la puissante harmonie,
Voilà du Ciel la puissante harmonie,
Im Himmel hat ein großer Einklang recht,
Qui les esprits diuins ensemble lie :
Qui lie ensemble les esprits divins :
 in dem die Göttlichen getrost sich rühren.
  Mais s’ils auoient ce qu’ils ayment lointein,
Mais si ce qu’ils aiment se trouvaient éloignés
Doch wäre, was sie lieben, plötzlich weit,

*

Leur harmonie et ordre irreuocable
Cette harmonie et cet ordre irrévocable
sie widersprächen ihrer Herrlichkeit
Se tourneroit en erreur variable,
Se changerait en chaos incontrôlable,
 und wüßten sich so groß nicht aufzuführen
  Et comme moy travailleroient en vain.
Et comme moi, alors, travailleraient en vain.
und mühten sich wie ich: umsonst und schlecht.

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Sonnet XXII de Louise Labé Le sommeil d'Endymion par Girodet musée du LouvreLe sommeil d’Endymion
Anne-Louis Girodet
1791
Musée du Louvre

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Louise Labé Sonnet XXII
Das zweiundzwanzigste Sonett Rainer Maria Rilke

les plafonds de la Galerie Borghèse – I soffitti della Galleria Borghese – 贝佳斯画廊的天花板

ROME – ROMA – 罗马
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photo Galerie Borghèse Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


GALLERIA BORGHESE
博吉斯画廊
La Galerie Borghèse

les plafonds de la Galerie Borghèse
贝佳斯画廊的天花板
i soffitti della Galleria Borghese

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (4)

 

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Salone d’ingresso
Hall d’entrée
volta di Mariano Rossi

realizzata dal Mariano Rossi
Réalisé par Mariano Rossi
(1731-1807)
Entre 1775 et 1779
tra il 1775 e il 1779

La fresque célèbre la civilisation romaine et les vertus héroïques
L’affresco celebra la civiltà romana e l’eroica virtù dell’onore

Au centre, Jupiter accueille Romulus dans l’Olympe
Romolo accolto nell’Olimpo da Giove

Intorno al motivo principale figurano Giustizia, Fedeltà, Onore, che trionfano grazie all’azione del Tempo sui vizi (Calunnia, Inganno e Falsità), la Fama di Roma e le sue vittorie
Autour du motif principal, nous retrouvons la Justice, la Fidélité, l’Honneur qui triomphent grâce à l’action du Temps, sur la Calomnie, la Tromperie et le Mensonge, la Gloire de Rome et ses victoires

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (10)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (20)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (24)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (25)

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   Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 1 – Salle 1
Sala della Paolina
Salle Pauline

Vénus et Enée
Venere e Enea

Domenico de Angelis
(1735-1804)
1779

il Giudizio di Paride (Guerra di Troia)
le Jugement de Pâris (Guerre de Troie)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (13)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 4

Sala degli Imperatori
La Salle des Empereurs
architetto – architecte Antonio Asprucci
1723-1808

scene legate a divinità marine
scène liée aux divinités de la mer

1778 et 1779

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (7)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (8)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (19)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 6

Sala del Gladiatore
Salle du Gladiateur

Laurent Pécheux
(1729-1821)

Il Concilio degli dei
Le Conseil des dieux
(1777 -1783)
raffigurante Giove tra le divinità favorevoli e contrarie alla guerra di Troia
Jupiter entouré des divinités favorables et opposées à la guerre de Troie

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (28)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (9)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée

Sala 7 – Salle 7
Sala Egizia
Salle Egyptienne

Al centro, il Fiume Nilo
Au centre, le fleuve Nil

Ci-dessous : Anubis à tête de chien
Sotto : Anubis con testa di cane

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (27)

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Primo piano
Premier étage
Sala 9 
Sala di Didone
La Salle de Didon

il Suicidio di Didone
le Suicide de Didon

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (5)

« Une des plus curieuses études qu’ait faites M. Saint-Marc Girardin, c’est l’histoire poétique du suicide. Le suicide ancien, c’est Oreste ; le suicide moderne, c’est Werther. Oreste, Ajax, Didon, se tuent dans un accès de désespoir ; c’est le dernier excès de la passion. Leur suicide est imprévu ; ils n’en ont pas formé dès longtemps l’idée ; ils ne se sont pas arrangés pour mourir ; ils quittent la vie au moment où les dieux leur ont fait tant de douleur, qu’ils n’ont plus de force pour la soutenir. »
Chronique de la quinzaine — 31 mai 1842
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 30, 1842

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Primo piano
Premier étage
Sala 10
Sala di Ercole
Salle d’Hercule
(Ex Salle du Repos – Stanza del Sonno)

Christoph Unterberger
(1732-1798)
l’Apoteosi di Ercole
L’Apothéose d’Hercule

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (6)

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Primo piano
Premier étage
Sala 14 – Salle 14
Loggia di Lanfranco

Il Concilio degli Dei
Le Conseil des Dieux

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (1)

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Primo piano
Premier étage
Sala 15 – Salle 15
Sala dell’Aurora
Salle de l’Aurore

La decorazione da Domenico Corvi
(1721-1803) nel 1782
Décoration 1782 par Domenico Corvi

Allegoria dell’Aurora
Allégorie de l’Aurore
Allegoria del Crepuscoli dell’Alba
Allégorie du Crépuscule de l’Aube
Allegoria del Vespro
Allégorie des Vêpres

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (2)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (16)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (14)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (15)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (18)

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Primo piano
Premier étage
Sala 17 – Salle 17
Sala del Conte di Angers
Salle du Comte d’Angers

Giuseppe Cades
(1750-1799)
1787
Il riconoscimento di Gualtiero conte di Angers
La reconnaissance de Gaultier, comte d’Angers
(seconda giornata del Decameron di Boccaccio-
seconde journée du Décaméron de Boccace)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (3)

 

Nouvelle VIII
Le comte d’Angers, faussement accusé, s’enfuit en exil et laisse ses deux enfants en Angleterre. Revenu incognito, il les trouve en bonne situation, va comme palefrenier à l’armée du roi de France, et reconnu innocent, est rétabli dans son premier état.

« L’empire romain étant passé des Français aux Allemands, une grandissime inimitié naquit entre les deux nations, et par suite une guerre acerbe et continuelle, à l’occasion de laquelle, tant pour la défense de son pays que pour l’offense reçue, le roi de France et l’un de ses fils, avec toutes les forces de leur royaume, et suivis d’autant de parents et d’amis qu’ils purent en rassembler, levèrent une très grande armée pour marcher contre les ennemis. Avant de partir, afin de ne point laisser leur royaume sans gouvernement, et comme ils tenaient le comte Gaultier d’Angers pour un gentilhomme sage et pour leur fidèle et dévoué serviteur, et qu’il leur paraissait, bien qu’ils le sussent très versé en l’art de la guerre, plus apte aux choses délicates qu’aux fatigues ils lui laissèrent en leur lieu et place tout le gouvernement du royaume de France, avec le titre de vicaire général ; puis ils se mirent en route. Gaultier se mit donc avec soin et grand ordre à l’office qui lui était confié, conférant toujours sur toutes choses avec la reine et la belle-fille de celle-ci ; et bien que ces dernières eussent été laissées sous sa juridiction, néanmoins, il les honorait comme ses Dames et comme ses supérieures« Ledit Gaultier, âgé d’environ quarante ans, était très beau de corps et aussi plaisant de manières qu’aucun autre gentilhomme. Il était en outre le plus charmant et le plus distingué chevalier qu’on connût à cette époque, et un de ceux qui prenaient le plus de soin de sa personne. Or, il advint que le roi de France et son fils étant à la guerre dont j’ai déjà parlé et la dame de Gaultier étant morte lui laissant un fils et une fille tout enfants, comme il fréquentait la cour des dames susdites et parlait souvent avec elles des besoins du royaume, la dame du fils du roi jeta les yeux sur lui, et voyant avec une grandissime affection sa personne et ses belles manières, s’enflamma vivement pour lui d’un amour secret. Se sentant jeune et fraîche, et le voyant, lui, sans femme, elle pensa qu’elle pourrait facilement satisfaire son désir ; et, songeant que la honte seule pourrait l’en empêcher, elle résolut de chasser cette honte et de lui manifester son amour. Un jour donc qu’elle était seule et que le moment lui parut propice, elle l’envoya chercher comme si elle avait à lui parler d’autres choses. Le comte dont la pensée était très loin de celle de la dame, vint à elle, sans aucun retard, et, selon son désir, s’assit sur un siège à côté d’elle dans une chambre où ils étaient seuls. Déjà le comte lui avait deux fois demandé le motif pour lequel elle l’avait fait venir, et elle se taisait, lorsqu’enfin poussée par l’amour, devenue toute rouge de honte, quasi pleurant et toute tremblante, elle se mit à parler ainsi avec des paroles brisées…

BOCCACE
Le Décaméron
1350-1354
Traduction par Francisque Reynard
G. Charpentier et Cie, Éditeurs, 1884 (pp. 58-148).

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Primo piano
Premier étage
Sala 20 – Salle 20
Sala di Psiche
Salle de Psyché

 Amore e Psiche
Amour et Psyché
l’intervento di Giove
L’intervention de Jupiter

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (4)

ÉROS

« D’un dieu plus fort que moi, c’est l’inflexible arrêt,
Ne gâtons pas du moins notre bonheur secret ;
Meure sous les baisers ta folle inquiétude !
A ton front délicat ma lèvre est-elle rude ?
Comprends-tu plus d’amour dans la voix d’un époux,
Plus de jeunesse ardente et des baisers plus doux ?
Reste ainsi ! Quand tes yeux auraient vu mon visage,
Mon cœur ne pourrait pas te donner davantage. »

PSYCHÉ
« Lorsqu’en serrant ta main, j’entends ta voix de près,
Que je sens de ton cœur les battements secrets,
Mon âme oublie encore, ivre de ton empire,
Cette ardeur de te voir, puisqu’elle te respire.
Mais quand seule je marche à travers la clarté
Qui sur le moindre oiseau verse tant de beauté ;
Quand je rêve à ces nuits, à nos baisers de flamme,
Sans avoir une image à parer dans mon âme ;
Lorsque je vois la terre et le ciel radieux :
Alors tout désir cède au désir de mes yeux. »

Victor de Laprade
PSYCHE
Livre Premier
Alphonse Lemerre, éditeur
Œuvres poétiques de Victor de Laprade, pp. 7-34

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BERNINI : La Chèvre Amalthée GALERIE BORGHESE – Capra Amaltea GALLERIA BORGHESE – The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

ROME – ROMA
The Goat Amalthea
LA VILLA BORGHESE

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


LA GALERIE BORGHESE
GALLERIA BORGESE

 

 BERNINI
LE BERNIN

Capra Amaltea
La Chèvre Amalthée

Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 0

Giove bambino e un piccolo fauno allattati dalla capra Amaltea
LE JEUNE JUPITER ET UN PETIT FAUNE ALLAITES PAR LA CHEVRE AMALTHEE
The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

SCULPTURE EN MARBRE
MARMO
1615

 Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 2

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Jean de La Fontaine
Les Deux Chèvres

Ainſi s’avançoient pas à pas,
Nez à nez nos Aventurières,
Qui toutes deux étant fort fieres,
Vers le milieu du pont ne ſe voulurent pas
L’une à l’autre ceder. Elles avoient la gloire
De compter dans leur race (à ce que dit l’Hiſtoire)
L’une certaine Chévre au merite ſans pair
Dont Polypheme fit preſent à Gallatée ;
Et l’autre la Chevre Amalthée
Par qui fut nourri Jupiter.
Faute de reculer leur chute fut commune ;
Toutes deux tomberent dans l’eau.
Cet accident n’eſt pas nouveau
Dans le chemin de la Fortune.

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Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 1
DIDEROT

L’ENCYCLODEDIE
1ère édition – 1751
AMALTHÉE
c’est le nom de la chevre qui allaita Jupiter, & que ce dieu par reconnoissance plaça parmi les astres. Les Grecs ont fait d’une de ses cornes leur corne d’abondance.
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Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 4

VICTOR DE LAPRADE
EPODE
Or, dans les profondeurs secrètes

Pour le nourrisson immortel,
Les Dactyles et les Curètes
Vont, cherchant la moelle et le miel ;
D’espoir et d’effroi tout ensemble,
Autour d’eux, la nature tremble,

L’onde écume, l’air est en feu ;
Mais sur la terre épouvantée,
Souriant au lait d’Amalthée,
Grandit l’enfant qui sera dieu !

(Odes & Poèmes)

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Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 3

DICTIONNAIRE UNIVERSEL FRANCAIS ET LATIN
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
1771 – Tome 1

AMALTHÉE
s. f. Amalthea. Nom propre, 1°. d’une fille de Mélisse, Roi de Grèce, qui selon Lactance fut nourrice de Jupiter. 2°. Selon d’autres, d’une chèvre qui fut nourrice de ce Dieu. La corne d’Amalthée est la même chose que la corne d’abondance, si célébre chez les Poëtes, parce qu’ils feignent que Jupiter donna aux Nymphes qui avoient eu soin de son enfance une corne de la chèvre Amalthée, & que cette corne avoit la vertu de produire sur le champ tout ce que les Nymphes vouloient. On a pris pour cela une corne dans l’antiquité, pour signe d’abondance, de richesse & de fertilité. On en voit sur une infinité de médailles grecques & latines de tous pays : l’abondance, la fertilité, la fortune, & cent autres Divinités, ou Génies, portent aussi d’une main une corne d’Amalthée sur les médailles. Ces cornes d’Amalthée sont représentées pleines de feuilles, de fleurs, de fruits, & avec une pointe qui en sort.

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 60-CANZONIERE PETRARCA Sonetto 60

CANZONIERE POET
TRECENTO
dolce stil novo
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 60
LITTERATURE ITALIENNE

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca  Sonetto 60

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 60

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

60/366

L’ arbor gentil che forte amai molt’anni,
Le Laurier gentil que j’aimai tant depuis de si nombreuses années,
mentre i bei rami non m’ebber a sdegno
tandis que les belles branches ne m’eurent dédaigné
fiorir faceva il mio debile ingegno
florissait mon faible esprit
a la sua ombra, et crescer negli affanni.
à son ombre, et que croissaient mes troubles.

*

Poi che, securo me di tali inganni,
Alors que, renforcé par ces déceptions,
fece di dolce sé spietato legno,
ce bois tendre devint dur et impitoyable,
i’ rivolsi i pensier’ tutti ad un segno,
les pensées s’orientaient toutes vers le même signe,
che parlan sempre de’ lor tristi danni.
en parlant toujours de leur triste sort.

*

Che porà dir chi per amor sospira,
Qui pourra dire qui par amour soupire,
s’altra speranza le mie rime nove
Si une autre espérance avec mes nouvelles rimes
gli avessir data, et per costei la perde?
lui est donnée et par lui la perd ?

*

Né poeta ne colga mai, né Giove
Ni poète ne sera jamais saisir, ni Jupiter
la privilegi, et al Sol venga in ira,
les privilèges, et qu’Apollon n’en vienne, en Soleil dans une colère
tal che si secchi ogni sua foglia verde.
telle, à dessécher chaque feuille verte.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 60
le chansonnier Pétrarque 60
canzoniere poet

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 37 – Verso 37

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 37
Strophe 37

I-37

A viseira do elmo de diamante
La visière de son casque de diamant
Alevantando um pouco, mui seguro,
Relevée à peine, très sûr,
Por dar seu parecer, se pôs diante
Pour donner son avis, se tenait devant
De Júpiter, armado, forte e duro:
Jupiter, armé, fort et ferme :
E dando uma pancada penetrante,
Et en donnant un coup sec,
Com o conto do bastão no sólio puro,
Avec le manche de sa lance sur le trône de splendeur,
O Céu tremeu, e Apolo, de torvado,
Le Ciel frémit, et Apollon, dans sa stupeur,
Um pouco a luz perdeu, como enfiado.
Perdit un peu de sa lumière.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 30- Verso 30

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 30
Strophe 30

I-30

E stas palavras Júpiter dizia,
Jupiter a dit ces mots,
Quando os Deuses por ordem respondendo,
Quand les dieux qui, par ordre, répondaient,
Na sentença um do outro diferia,
Avec des pensées diffèrentes les uns des autres,
  Razões diversas dando e recebendo.
Diverses raisons ils donnèrent et exprimèrent.
O padre Baco ali não consentia
Bacchus, lui ne souffrirait pas
No que Júpiter disse, conhecendo
Ce que venait de dire Jupiter, sachant
 Que esquecerão seus feitos no Oriente,
Que l’on oublierait ses exploits en Orient,
Se lá passar a Lusitana gente.
Si les Lusitaniens y pénétraient.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

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les Lusiades

 

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 42-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 42

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 42
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca Sonetto 42

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 42

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

42/366

Ma poi che ’l dolce riso humile et piano
Mais alors que le doux sourire humble et paisible
piú non asconde sue bellezze nove,
ne masque plus ses beautés originales
le braccia a la fucina indarno move
les bras à la forge tend vainement
l’antiquissimo fabbro ciciliano,
l’antique forgeron sicilien,

*

ch’a Giove tolte son l’arme di mano
Qu’à Jupiter sont enlevées des mains les armes 
temprate in Mongibello a tutte prove,
trempées au Mongibello pour toutes les épreuves,
et sua sorella par che si rinove
et que sa sœur prend les charmes
nel bel guardo d’Apollo a mano a mano.
sous la belle apparence d’Apollon progressivement.

*

Del lito occidental si move un fiato,
Du littoral occidental se déplace un souffle,
che fa securo il navigar senza arte,
qui rend la navigation sûre même sans art,
et desta i fior’ tra l’erba in ciascun prato.
et fait éclore les fleurs dans chaque prairie.

*

Stelle noiose fuggon d’ogni parte,
Les sinistres étoiles fuirent de tous côtés,
disperse dal bel viso inamorato,
dispersées par le joli visage amoureux,
per cui lagrime molte son già sparte.
pour qui tant de larmes ont été déjà versées.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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canzoniere Petrarca sonetto 42
le chansonnier Pétrarque sonnet 42
canzoniere poet

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 41-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 41

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 41
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

——–


Canzoniere Petrarca Sonetto 41

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 41

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

41/366

Quando dal proprio sito si rimove
Quand de son propre lieu il part loin
l’arbor ch’amò già Phebo in corpo humano,
l’arbre qu’aima Phébus en son corps humain,
sospira et suda a l’opera Vulcano,
soupire et transpire à son ouvrage Vulcain,
per rinfrescar l’aspre saette a Giove:
pour que reviennent les âpres foudres de Jupiter :

*

il qual or tona, or nevicha et or piove,
lequel ou tonne ou neige ou pleut
senza honorar piú Cesare che Giano;
sans égard pour César ou pour Janus
la terra piange, e ’l sol ci sta lontano,
la terre sanglote et le soleil est loin
che la sua cara amica ved’altrove.
qui voit sa tendre amie dans un autre lieu

*

Allor riprende ardir Saturno et Marte,
Alors reprennent les ardeurs de Saturne et de Mars
crudeli stelle, et Orïone armato
astres cruels et Orion armé
spezza a’ tristi nocchier’ governi et sarte;
de tristes nochers aux gouvernails ;

*

Eolo a Neptuno et a Giunon turbato
Eole à Neptune et à Junon perturbé
fa sentire, et a noi, come si parte
fait sentir, ainsi qu’à nous, le départ
il bel viso dagli angeli aspectato.
du beau visage que les anges attendaient.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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canzoniere Petrarca sonetto 41
le chansonnier Pétrarque sonnet 41
canzoniere poet