Archives par mot-clé : Romulus

À CICÉRON CATULLE CATULLUS XLIX – AD M. T. CICERONEM

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CATULLE CATULLUS XLIX

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XLIX

 Ad M. T. Ciceronem
*****

À CICÉRON
****

***

 

Disertissime Romuli nepotum,
Toi le plus éloquent des fils de Romulus,
Quot sunt quotque fuere, Marce Tulli,
D’aujourd’hui et d’hier, Marcus Tullius,
Quotque post aliis erunt in annis,
Et de ceux qui arriveront dans les années à venir ;
Gratias tibi maximas Catullus
Reçois les grâces les plus sincères de Catulle
Agit, pessimus omnium poeta ;
Qui est le pire de tous les poètes ;
Tanto pessimus omnium poeta,
Il est autant le plus mauvais des poètes,
  Quanto tu optimus omnium patronus.
Que tu es le plus grand de tous.



 ******
CICÉRON
Marcus Tullius Cicero
3 janvier 106 av. J.-C. –  7 décembre 43 av. J.-C.

Le Jeune Cicéron lisant
fresque de Vincenzo Foppa de Brescia
vers 1464

 

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Catulle – Catullus
POESIE XLIX

CATULLE POÈME

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.



Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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CATULLE XXXIV CATULLUS – Carmen Dianae – A DIANE

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CATULLE CATULLUS XXXIV

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XXXIV

 Carmen Dianae
*****

À DIANE
****

***

Dianae sumus in fide
Nous qui sommes à Diane dévoués,
 puellae et pueri integri:
jeunes filles et chastes garçons :
  Dianam pueri integri
Garçons parfaits
puellaeque canamus.
Et filles candides, chantons.

*

O Latonia, maximi
Ô fille de Latone
  magna progenies Iovis,
et du grand Jupiter,
  quam mater prope Deliam
à Délos, ta mère
deposiuit olivam,
sous les oliviers te fit naître

*

montium domina ut fores
toi, souveraine des monts
silvarumque virentium
et des vertes forêts,
saltuumque reconditorum
des fourrés isolés
amniumque sonantum:
aux échos des rivières ;

*

tu Lucina dolentibus
Toi nommée Juno Lucine
 Iuno dicta puerperis,
pendant les douleurs de l’enfantement,
 tu potens Trivia et notho es
puissante Trivia aux secrets envoûtements
 dicta lumine Luna.
dans la lumière de la Lune.

*

tu cursu, dea, menstruo
Toi, Déesse, dont par le mois
metiens iter annuum,
le cours de l’an mesure,
  rustica agricolae bonis
et contente le laboureur
 tecta frugibus exples.
par de considérables moissons.

*

sis quocumque tibi placet
Qu’importe l’auguste nom
 sancta nomine, Romulique,
qui te nomme, à la descendance de Romulus,
  antique ut solita es, bona
Et comme depuis tous ces ans, accorde
 sospites ope gentem.
Ton aide et ton secours.




Carmen Dianae
À IPSITHILLA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO







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Catulle – Catullus
POESIE XXXIV

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.





Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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CATULLE XXVIII CATULLUS – Ad Veranium et Fabullum A VERANIUS ET FABULLUS

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CATULLE CATULLUS XXVIII

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XXVIII

 Ad Veranium et Fabullum

À VERANIUS ET FABULLUS

***

Pisonis comites, cohors inanis,
Compagnons de Pison, dont sa cour reste vide
 
aptis sarcinulis et expeditis,
d’argent et dépourvue de malles,
Verani optime tuque mi Fabulle,
magnifique Veranius, tout comme toi Fabullus,
  quid rerum geritis? satisne cum isto
Que pensez-vous de ça ? ce faquin
vappa frigoraque et famem tulistis?
vous a-t-il fait endurer et le froid et la faim ?







 Ecquidnam in tabulis patet lucelli
Les gains sur vos tablettes sont-ils effacés
expensum, ut mihi, qui meum secutus
par vos dépenses ?  C’est tout comme moi suivant
praetorem refero datum lucello?
mon prêteur, mes recettes égalaient mes versements !
 O Memmi, bene me ac diu supinum
Ô Memmius, gouverneur de Bithynie, depuis longtemps tu m’as floué,
 tota ista trabe lentus irrumasti.
lentement tu m’as vidé.


 Sed, quantum video, pari fuistis
mais, d’après ce que je vois, vous êtes
  casu: nam nihilo minore verpa
dans le même cas : victimes d’une grande
 farti estis. pete nobiles amicos!
forfaiture. Appelez d’illustres amis !
 At vobis mala multa di deaeque
Mais que les dieux et les déesses
dent, opprobria Romuli Remique.
terrassent notre Pison, déshonneur de Remus et Romulus.

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Ad Verannium et Fabullum
A son servant

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO







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Catulle – Catullus
POESIE XXVIII

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.





Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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les plafonds de la Galerie Borghèse – I soffitti della Galleria Borghese – 贝佳斯画廊的天花板

ROME – ROMA – 罗马
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photo Galerie Borghèse Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


GALLERIA BORGHESE
博吉斯画廊
La Galerie Borghèse

les plafonds de la Galerie Borghèse
贝佳斯画廊的天花板
i soffitti della Galleria Borghese

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (4)

 

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Salone d’ingresso
Hall d’entrée
volta di Mariano Rossi

realizzata dal Mariano Rossi
Réalisé par Mariano Rossi
(1731-1807)
Entre 1775 et 1779
tra il 1775 e il 1779

La fresque célèbre la civilisation romaine et les vertus héroïques
L’affresco celebra la civiltà romana e l’eroica virtù dell’onore

Au centre, Jupiter accueille Romulus dans l’Olympe
Romolo accolto nell’Olimpo da Giove

Intorno al motivo principale figurano Giustizia, Fedeltà, Onore, che trionfano grazie all’azione del Tempo sui vizi (Calunnia, Inganno e Falsità), la Fama di Roma e le sue vittorie
Autour du motif principal, nous retrouvons la Justice, la Fidélité, l’Honneur qui triomphent grâce à l’action du Temps, sur la Calomnie, la Tromperie et le Mensonge, la Gloire de Rome et ses victoires

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (10)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (20)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (24)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (25)

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   Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 1 – Salle 1
Sala della Paolina
Salle Pauline

Vénus et Enée
Venere e Enea

Domenico de Angelis
(1735-1804)
1779

il Giudizio di Paride (Guerra di Troia)
le Jugement de Pâris (Guerre de Troie)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (13)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 4

Sala degli Imperatori
La Salle des Empereurs
architetto – architecte Antonio Asprucci
1723-1808

scene legate a divinità marine
scène liée aux divinités de la mer

1778 et 1779

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (7)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (8)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (19)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée
Sala 6

Sala del Gladiatore
Salle du Gladiateur

Laurent Pécheux
(1729-1821)

Il Concilio degli dei
Le Conseil des dieux
(1777 -1783)
raffigurante Giove tra le divinità favorevoli e contrarie alla guerra di Troia
Jupiter entouré des divinités favorables et opposées à la guerre de Troie

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (28)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (9)

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Pianoterra
Rez-de-chaussée

Sala 7 – Salle 7
Sala Egizia
Salle Egyptienne

Al centro, il Fiume Nilo
Au centre, le fleuve Nil

Ci-dessous : Anubis à tête de chien
Sotto : Anubis con testa di cane

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (27)

***
Primo piano
Premier étage
Sala 9 
Sala di Didone
La Salle de Didon

il Suicidio di Didone
le Suicide de Didon

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (5)

« Une des plus curieuses études qu’ait faites M. Saint-Marc Girardin, c’est l’histoire poétique du suicide. Le suicide ancien, c’est Oreste ; le suicide moderne, c’est Werther. Oreste, Ajax, Didon, se tuent dans un accès de désespoir ; c’est le dernier excès de la passion. Leur suicide est imprévu ; ils n’en ont pas formé dès longtemps l’idée ; ils ne se sont pas arrangés pour mourir ; ils quittent la vie au moment où les dieux leur ont fait tant de douleur, qu’ils n’ont plus de force pour la soutenir. »
Chronique de la quinzaine — 31 mai 1842
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 30, 1842

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Primo piano
Premier étage
Sala 10
Sala di Ercole
Salle d’Hercule
(Ex Salle du Repos – Stanza del Sonno)

Christoph Unterberger
(1732-1798)
l’Apoteosi di Ercole
L’Apothéose d’Hercule

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (6)

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Primo piano
Premier étage
Sala 14 – Salle 14
Loggia di Lanfranco

Il Concilio degli Dei
Le Conseil des Dieux

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (1)

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Primo piano
Premier étage
Sala 15 – Salle 15
Sala dell’Aurora
Salle de l’Aurore

La decorazione da Domenico Corvi
(1721-1803) nel 1782
Décoration 1782 par Domenico Corvi

Allegoria dell’Aurora
Allégorie de l’Aurore
Allegoria del Crepuscoli dell’Alba
Allégorie du Crépuscule de l’Aube
Allegoria del Vespro
Allégorie des Vêpres

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (2)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (16)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (14)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (15)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (18)

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Primo piano
Premier étage
Sala 17 – Salle 17
Sala del Conte di Angers
Salle du Comte d’Angers

Giuseppe Cades
(1750-1799)
1787
Il riconoscimento di Gualtiero conte di Angers
La reconnaissance de Gaultier, comte d’Angers
(seconda giornata del Decameron di Boccaccio-
seconde journée du Décaméron de Boccace)

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (3)

 

Nouvelle VIII
Le comte d’Angers, faussement accusé, s’enfuit en exil et laisse ses deux enfants en Angleterre. Revenu incognito, il les trouve en bonne situation, va comme palefrenier à l’armée du roi de France, et reconnu innocent, est rétabli dans son premier état.

« L’empire romain étant passé des Français aux Allemands, une grandissime inimitié naquit entre les deux nations, et par suite une guerre acerbe et continuelle, à l’occasion de laquelle, tant pour la défense de son pays que pour l’offense reçue, le roi de France et l’un de ses fils, avec toutes les forces de leur royaume, et suivis d’autant de parents et d’amis qu’ils purent en rassembler, levèrent une très grande armée pour marcher contre les ennemis. Avant de partir, afin de ne point laisser leur royaume sans gouvernement, et comme ils tenaient le comte Gaultier d’Angers pour un gentilhomme sage et pour leur fidèle et dévoué serviteur, et qu’il leur paraissait, bien qu’ils le sussent très versé en l’art de la guerre, plus apte aux choses délicates qu’aux fatigues ils lui laissèrent en leur lieu et place tout le gouvernement du royaume de France, avec le titre de vicaire général ; puis ils se mirent en route. Gaultier se mit donc avec soin et grand ordre à l’office qui lui était confié, conférant toujours sur toutes choses avec la reine et la belle-fille de celle-ci ; et bien que ces dernières eussent été laissées sous sa juridiction, néanmoins, il les honorait comme ses Dames et comme ses supérieures« Ledit Gaultier, âgé d’environ quarante ans, était très beau de corps et aussi plaisant de manières qu’aucun autre gentilhomme. Il était en outre le plus charmant et le plus distingué chevalier qu’on connût à cette époque, et un de ceux qui prenaient le plus de soin de sa personne. Or, il advint que le roi de France et son fils étant à la guerre dont j’ai déjà parlé et la dame de Gaultier étant morte lui laissant un fils et une fille tout enfants, comme il fréquentait la cour des dames susdites et parlait souvent avec elles des besoins du royaume, la dame du fils du roi jeta les yeux sur lui, et voyant avec une grandissime affection sa personne et ses belles manières, s’enflamma vivement pour lui d’un amour secret. Se sentant jeune et fraîche, et le voyant, lui, sans femme, elle pensa qu’elle pourrait facilement satisfaire son désir ; et, songeant que la honte seule pourrait l’en empêcher, elle résolut de chasser cette honte et de lui manifester son amour. Un jour donc qu’elle était seule et que le moment lui parut propice, elle l’envoya chercher comme si elle avait à lui parler d’autres choses. Le comte dont la pensée était très loin de celle de la dame, vint à elle, sans aucun retard, et, selon son désir, s’assit sur un siège à côté d’elle dans une chambre où ils étaient seuls. Déjà le comte lui avait deux fois demandé le motif pour lequel elle l’avait fait venir, et elle se taisait, lorsqu’enfin poussée par l’amour, devenue toute rouge de honte, quasi pleurant et toute tremblante, elle se mit à parler ainsi avec des paroles brisées…

BOCCACE
Le Décaméron
1350-1354
Traduction par Francisque Reynard
G. Charpentier et Cie, Éditeurs, 1884 (pp. 58-148).

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Primo piano
Premier étage
Sala 20 – Salle 20
Sala di Psiche
Salle de Psyché

 Amore e Psiche
Amour et Psyché
l’intervento di Giove
L’intervention de Jupiter

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (4)

ÉROS

« D’un dieu plus fort que moi, c’est l’inflexible arrêt,
Ne gâtons pas du moins notre bonheur secret ;
Meure sous les baisers ta folle inquiétude !
A ton front délicat ma lèvre est-elle rude ?
Comprends-tu plus d’amour dans la voix d’un époux,
Plus de jeunesse ardente et des baisers plus doux ?
Reste ainsi ! Quand tes yeux auraient vu mon visage,
Mon cœur ne pourrait pas te donner davantage. »

PSYCHÉ
« Lorsqu’en serrant ta main, j’entends ta voix de près,
Que je sens de ton cœur les battements secrets,
Mon âme oublie encore, ivre de ton empire,
Cette ardeur de te voir, puisqu’elle te respire.
Mais quand seule je marche à travers la clarté
Qui sur le moindre oiseau verse tant de beauté ;
Quand je rêve à ces nuits, à nos baisers de flamme,
Sans avoir une image à parer dans mon âme ;
Lorsque je vois la terre et le ciel radieux :
Alors tout désir cède au désir de mes yeux. »

Victor de Laprade
PSYCHE
Livre Premier
Alphonse Lemerre, éditeur
Œuvres poétiques de Victor de Laprade, pp. 7-34

*****

 

 

 

LE TIBRE – ROME – FIUME TEVERE – ROMA

ROME – ROMA
TEVERE
Ponti Roma

Ponte Sant'Angelo Pont Saint Ange artgitato Rome Roma 00

Armoirie de Rome

Photos Jacky Lavauzelle

« Tandis que ces soins guerriers occupent loin du Tibre le héros troyen, la fille de Saturne, du haut des sphères étoilées, envoie Iris vers l’audacieux Turnus…Une sueur brûlante coule de tout son corps, et le sillonne en longs ruisseaux, noircis de sang et de poussière : épuisé, haletant, il ne respire qu’avec effort ; et sa bruyante haleine fait palpiter ses flancs. Alors enfin, s’élançant tout armé, il se précipite dans le Tibre : le fleuve, ouvrant ses nappes d’or, reçoit le héros dans sa chute, le porte mollement sur ses ondes paisibles, et le rend à ses compagnons, triomphant et purifié des souillures du carnage.  »

« Je suis le Tibre, ce fleuve bienfaiteur que tu vois rouler à pleins bords les trésors de son onde, et porter l’abondance aux fertiles contrées qu’il arrose ; le Tibre aux flots d’azur, aux rives aimées des cieux. Ici Rome, cité pompeuse, naîtra pour embellir mes plages et commander au monde. »
À ces mots, le dieu se replonge au fond de son liquide palais ; la Nuit s’envole, et le héros s’éveille. Énée se lève ; il adore l’astre matinal qui déjà brille à l’orient ; puis, courbé vers le fleuve où ses mains se sont purifiées, il implore les divinités tutélaires de ces lieux : « Nymphes, ô Nymphes de Laurente, dont le limpide cristal nourrit les lacs d’alentour ! toi surtout, dieu du Tibre ! et vous, ondes sacrées dont le Tibre est le père ! recevez le fils d’Anchise, et sauvez-nous enfin des coups de la Fortune.
L’ENEIDE
Virgile
HUITIEME LIVRE
Traduction Jean-Nicolas-Marie Deguerle
Delalain, 1825 – 2

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Fiume Tevere
LE TIBRE à Rome

 

 Le Tibre au XIXe siècle devant le Château Saint-Ange Veduta generale del Ponte e Castel Sant Angelo

« L’embarras du choix tenait ma plume suspendue. Le Tibre, le Rhône, le Pô semblaient se disputer qui auraient la préférence.
Le Tibre m’avait appris l’état déplorable d’une ville infortunée qui m’a bien traité et dont je ne puis entendre les calamités sans répandre un torrent de larmes. »

Ricordi sulla vita di Messer Francesco Petrarca
Mémoires pour la vie de Pétrarque
LIVRE III

 Ponte Margherita Roma Rome 5 Fiume tevere

« Dans ces entrefaites arrive de Rome un homme appelé Patrice, qui, au nom des académies de cette capitale du monde chrétien, invite le Tasse à aller recevoir dans le Capitole la couronne poétique, dont avait été honoré Pétrarque. Le Tasse préférant l’honneur à tout autre intérêt, accepte la proposition ; il quitte le rivage du Pô pour aller chercher la consolation sur le Tibre, et l’aurait trouvée, peut-être, si la mort n’eût pas tranché le fil de ses jours et de ses espérances. »
Mémoires de Goldoni

Ponte Margherita Roma Rome 2

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« Mais les destins devaient sans doute au monde la naissance d’une ville si grande, et l’établissement de cet empire, le plus puissant après celui des dieux. Devenue par la violence mère de deux enfants, soit conviction, soit dessein d’ennoblir sa faute par la complicité d’un dieu, la Vestale attribue à Mars cette douteuse paternité. Mais ni les dieux ni les hommes ne peuvent soustraire la mère et les enfants à la cruauté du roi : la prêtresse, chargée de fers, est jetée en prison, et l’ordre est donné de précipiter les enfants dans le fleuve. Par un merveilleux hasard, signe éclatant de la protection divine, le Tibre débordé avait franchi ses rives, et s’était répandu en étangs dont les eaux languissantes empêchaient d’arriver jusqu’à son lit ordinaire ; cependant, malgré leur peu de profondeur et la tranquillité de leur cours, ceux qui exécutaient les ordres du roi les jugèrent encore assez profondes pour noyer des enfants. Croyant donc remplir la commission royale, ils les abandonnèrent aux premiers flots, à l’endroit où s’élève aujourd’hui le figuier Ruminal, qui porta, dit-on, le nom de Romulaire. »
TITE-LIVE
HISTOIRE ROMAINE
Traduction Nisard de 1864
LIVRE I
Romulus et Rémus

Ponte Sant'Angelo Pont Saint Ange artgitato Rome Roma 0

Quand la révolte a éclaté, Tullus donne ordre à Mettius de venir avec ses troupes, marche ensuite aux ennemis, traverse l’Anio, et vient camper au confluent de cette rivière et du Tibre. Les Véiens avaient passé le Tibre entre ce point et la ville de Fidènes. Leurs lignes formaient l’aile droite, et se déployaient sur les bords du fleuve ; à l’aile gauche étaient les Fidénates, plus rapprochés des montagnes.
TITE-LIVE
HISTOIRE ROMAINE
Traduction Nisard de 1864
LIVRE I – 27

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Photos Jacky Lavauzelle
Artgitato

Fiumicino Zona Roma Rome artgitato 2016 Il porto di Fiumicino 2

L’ENEIDE
Virgile
HUITIEME LIVRE
Traduction Jean-Nicolas-Marie Deguerle
Delalain, 1825 – 2
La nuit régnait, et tout ce qui respire sur la terre, au sein de l’onde, au haut des airs, goûtait dans un sommeil profond l’oubli des travaux et des peines. Assis sur le rivage, seul, et n’ayant pour toit que la voûte des cieux, Énée lui-même, Énée qu’assiègent tant de sombres images, ferme enfin la paupière, et cède en soupirant aux charmes du repos. Cependant le dieu de ces bords, le Tibre aux ondes fortunées, lève à travers le feuillage des peupliers voisins sa tête majestueuse, et, sous la forme d’un vieillard vénérable, apparaît en songe au héros. Un lin diaphane l’entoure de ses plis azurés, et son humide chevelure est ombragée d’une couronne de roseaux. Il parle ; et sa voit consolante calme ainsi de justes alarmes.

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Ponte Vittorio Emanuele II - Pont Victor-Emmanuel II -12

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 26- Verso 26

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 26
Strophe 26

I-26

« Deixo, Deuses, atrás a fama antiga,
«Je laisse, dieux, derrière l’antique gloire,
Que co’a gente de Rómulo alcançaram,
Qu’avec le peuple de Romulus il eût,
Quando com Viriato, na inimiga
Quand avec Viriate*, l’ennemi
Guerra romana tanto se afamaram;
Des guerres romaines, il se rendit célèbre ;
Também deixo a memória, que os obriga
Je passe également le souvenir, qui l’oblige
A grande nome, quando alevantaram
à une grande renommée, quand il prit
   Um por seu capitão, que peregrino
Sertorius** comme capitaine, un étranger
  Fingiu na cerva espírito divino.
Accompagnait d’un faon à qui il reconnaissait l’esprit divin de Diane.

Viriate* : 180 av J.-C.  — 139 av J.-C.
Sertorius** : 122 av J.-C. -72 av J.-C.

Gerard_van_Kuijl_-_Quintus_Sertorius_and_the_horse_tail_1638

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades