Archives par mot-clé : toulouse

PEIRE GODOLIN QUATREN QUATRAIN Poème occitan du XVIIe siècle

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]


Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

Poème occitan




QUATREN QUATRAIN

Jos le nom de Liris ieu canti ma Drolleta
Je chante ma belle sous le nom de Liris
Que pareis sur las flores del  partèrra Mondin
Qui illumine les fleurs du jardin Toulousain
Coma le Liri blanc que sòrt de s’esplandir
Comme le Lys blanc qui s’ouvre aux premiers rayons
Manja sopas sul cap a la Mamòi neneta.
A manger la soupe sur la tête de la fragile Violette.

 




 




***********

PEIRE GODOLIN

************************




NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

*******

PEIRE GODOLIN

PEIRE GODOLIN A L’ENVEJOS A L’ENVIEUX Poème occitan du XVIIe siècle

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]


Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

A l’envejòs
A l’Envieux




Poème

Fug, jauparèl, e fai-te’n rè
Fuis, aboyeur , en arrière !
O trobaràs que, segon l’òrdre
Ou sinon, tu trouveras, suivant l’ordre,
Sortèm de parlar de darrèr
Que nous parlons du derrière
Afin que trobèssas ont mòrdre.
Afin que tu puisses trouver où mordre.




 




***********

PEIRE GODOLIN

************************




NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

*******

PEIRE GODOLIN

LA POESIE DE PEIRE GODOLIN – Poète occitan du XVIIe siècle

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]

Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

LA POESIE DE
PEIRE GODOLIN
Poète occitan
du XVIIe siècle

 




Epitaphes – Epitafas
Sonnet – Sonet

Jos aqueste grand roc es rebondula l’òssa
Sous le grand roc, les os reposent
D’Enceladanle fier, la glòria del Gigants
Du fier Encelade, la gloire des Géants




*
A LAS FLORETAS DEL GRAND RAMIER
AUX FLEURETTES DU GRAND RAMIER

Beutats floridas del Ramièr,
Beautés fleuries du Ramier
Ont per un plaser costumièr
Où nous eûmes ce plaisir coutumier




*

A L’ENVEJOS
A L’ENVIEUX

Fug, jauparèl, e fai-te’n rè
Fuis, aboyeur , en arrière !
O trobaràs que, segon l’òrdre
Ou sinon, tu trouveras, suivant l’ordre,

**

QUATREN
QUATRAIN

Jos le nom de Liris ieu canti ma Drolleta
Je chante ma belle sous le nom de Liris
Que pareis sur las flores del  partèrra Mondin
Qui illumine les fleurs du jardin Toulousain

*********

PEIRE GODOLIN

************************




NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

*******

PEIRE GODOLIN

PEIRE GODOLIN A LAS FLORETAS DEL GRAND RAMIER AUX FLEURETTES DU GRAND RAMIER

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]


Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

A LAS FLORETAS DEL GRAND RAMIER
Aux Fleurettes du Grand Ramier

 




Poème

Beutats floridas del Ramièr,
Beautés fleuries du Ramier
Ont per un plaser costumièr
Où nous eûmes ce plaisir coutumier
Cinc o siès sovent nos èm vistis
A cinq ou six de nous délasser
A far de braves rigolistis,
A passer de si bons moments
Prègui Dieu que de cap d’aigat
Je prie Dieu qu’aucune bourrasque
Vòstre prim pè non siá negat :
Ne vienne mouiller vos charmants pieds :




Jamai non sentatz calorada,
Jamais non plus qu’ils ne subissent ni la chaleur
Lavaci, brumas, ni torrada ;
Ni la pluie, la brume ou le gel
Prègui Dieu que de cap de vent
Je prie Dieu qu’aucune tornade
Non siátz brandidas tròp rabent ;
Ne vous secoue trop brutalement
Le Cèl, per amistança rara,
Que le Ciel, par amitié sincère,
Vos faça totjorn bona cara
Vous fasse toujours bonne figure
E jamai non vos mande ròs
Et qu’il ne vous envoie
Que d’aiganafa e d’aigaròs.
Que de la pluie de rose et d’oranger.




***********

PEIRE GODOLIN

************************




NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

*******

PEIRE GODOLIN

SONNET DE PEIRE GODOLIN Poète Occitan XVIIe siècle – SONET

PEIRE GODOLIN
LITTERATURE OCCITANE

*


PEIRE GODOLIN
Pierre Goudouli
Pierre Goudelin

[1580 Toulouse – 1649 Toulouse]

*
Traduction JACKY LAVAUZELLE

**

SONNET
SONET




Epitaphes – Epitafas

 

Jos aqueste grand roc es rebondula l’òssa
Sous le grand roc, les os reposent
D’Enceladanle fier, la glòria del Gigants
Du fier Encelade, la gloire des Géants
Que, per tirar del Cèl les prumières estatjants
Qui, pour sortir du Ciel les premiers habitants,
Enjoquèc Pelion sur la grand cima d’òssa.
A poser Pélion sur les hautes cimes de l’Osse.




*

Ja levava l’un pè le descarat colòssa,
Le voici avançant, colosse effrayant,
Per sautar dins le cèl vesin de quatre palms,
Sautant dans le ciel voisin de quatre pans
Quand Jupiter sasic un fòlze de tres brands
Quand Jupiter saisit le feu du trident
Que, flésc ! li fèc bronzir pel mièi de la cabóça.
Et vlan !, lui jeta en pleine tête.

*

Del brave Jupiter le cèl forèc gardat ;
Le Ciel fut préservé par le brave Jupiter
Car, perquanta de Mars que se fa tant soldat
Car Mars, qui se prétend si grand soldat,
El s’arrucava tot, quand ausiá las campanhas
Se terra aux bruits des campagnes




*

Retronir jots l’aprèst d’un tan cruèl assaut,
Succombant au poison d’un si cruel assaut,
E peisson se mudèc, plus regde qu’un lebraud,
En poisson se mue, plus rapide qu’un levreau,
Quand vic al crabimè carrejar las montanhas.
Quand sur le dos l’on portait les montagnes.

***********

PEIRE GODOLIN

************************




NOTICES HISTORIQUES
SUR
PIERRE GODOLIN

Pierre de Godolin naquit à Toulouse l’an 1579, dans la maison de la rue Pargaminières, contiguë au coin de celle de Notre-Dame-du-Sac ; élevé au collège des Jésuites, il y étudia les belles-lettres, et se fit remarquer par la vivacité de son esprit, par l’élégance des compositions, et la facilité avec laquelle il était parvenu à placer dans sa mémoire la majeure partie des œuvres de Virgile ; i étudia, hélas ! bien à contre cœur, mais enfin, il étudia jusqu’au bout la jurisprudence, prit la licence, et se fit recevoir avocat au parlement. Arrivé là, les épines que Thémis présente à ses favoris, ne purent convenir à une âme passionnée qui aimait à se perdre dans les rêves de son imagination ; il crut avoir assez montré de courage. Les muses vinrent le prendre, et le bon Godolin s’abandonna à leur aimable séduction. Contemporain du Tasse, il ne suivit pas seulement, comme ce célèbre poète, le penchant de son génie, mais comme lui, il chercha une route nouvelle. La langue d’oc était tombée avec le pouvoir des comtes de Toulouse ; le patois de nos provinces, n’étant plus soutenu ni par la majorité de la nation, ni par l’imprimerie, était devenu le partage du peuple, et cette langue si douce, si harmonieuse, véritable fille de celle que les troubadours avaient parlée, semblait être délaissée pour employer la langue générale du pays. Mais Godolin, qui connaissait les trésors de la linguistique qu’elle renfermait, avant de la laisser se perdre, voulut en sauver les débris ; il la préféra donc à la langue française, qui, froide, sèche et sans charmes, sortait à peine de la grossièreté de son premier âge ; car, suspendue encore aux mamelles de l’antiquité, elle n’était guère alors que du grec ou du latin, traduit en français ; il refusa de jeter ses gracieuses créations dans le moule grec ou romain. Il fallait à son génie un nouvel horizon. Sous la plume de notre compatriote, cette langue parut étincelante de nouvelles beautés ; elle se prêta à tous les tons et devint tour à tour grave, moelleuse, fière ou mélancolique ; son génie lui fit surmonter les difficultés qu’entraîne un dialecte peu usité, et les cordes de sa lyre furent assez dociles pour chanter, avec un talent varié, le ciel, les grands, les bergères et ses amis. Toujours élégant, il a employé avec adresse les fictions et les métaphores les pus ingénieuses. Imitateur heureux de Pindare, d’Horace et d’Anacréon, ses odes sont élevées d’un style noble et soutenu ; ses idylles respirent  la molle délicatesse, la grâce et l’abandon ; ses chansons sont enjouées, élégantes et faciles, et a mélopée, sou ses doigts, se transforme, se module et se ploie à toutes les inspirations, à toutes ses fantaisies. Enfin, tantôt enjoué, tantôt badin, mais toujours énergique, il surprend par la noblesse de ses expressions, dans une langue condamnée à ramper parmi le vulgaire.




Œuvres Complètes de Pierre Godolin
Notes historiques et littéraires par J.-M. Cayla et Paul Cléobule
Editeur Delboy à Toulouse en 1843

*******

PEIRE GODOLIN

ATAULPHE – ATHAULF – ATAULFO – PLAZA DE ORIENTE Madrid PLACE DE L’ORIENT -东方广场 – Плаза-де-Ориенте –

Madrid – Мадрид – 马德里
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photos Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato


PLAZA DE ORIENTE
La place de l’Orient
Плаза-де-Ориенте
东方广场

ATAULPHE
Ataulf, Ataulphe ou Athaulf

ATAULFO

 

Plaza de Oriente Place de l'orient Madrid Athaulf Ataulfo Roi des Visigothsvers 372-415
Roi des Visigoths

« Les Visigoths passent le Danube (375), ils sont vainqueurs à Andrinople (378), puis entrent en Grèce (395). Battus à Pollentia (403), ils prennent Rome (410), occupent Toulouse (412) et Barcelone (417). Alaric les conduit de 395 à 410, puis Athaulf (410-415), Vallia (415-420), Theodoric Ier (420-451) et Theodoric II (453-465). Eric (465-484) mène la puissance visigothe à son apogée : Limoges est occupée en 471, l’Auvergne en 475, Arles en 480. Après lui vinrent Alaric II (484-507), tué à la bataille de Vouillé, Amalaric (507-531), Reccared (586-601), etc. »

Élisée Reclus
L’Homme et la Terre
Librairie universelle, 1905
Tome troisième, pp. 295-388

******

Atlas universel d’histoire et géographie
LE REGNE D’ATAULPHE
de 410 à 415

410. Alaric pour la 3e fois assiège Rome, la prend par la trahison des esclaves, la pille, mais épargne les habitants. — Il se dispose à passer en Sicile et de là en Afrique, mais il meurt à Cosenza et est enterré dans le lit du Busentin. — Son beau-frère Ataulphe lui succède.
Il conclut la paix avec les Romains et se dispose à passer en Gaule.

412. Ataulphe quitte l’Italie avec les Visigoths et entre en Gaule où il occupe la Narbonnaise.

413. Les Bourguignons, s’étant alliés à Jovin, viennent sous la conduite de Gondicaire s’établir sur les bords du Rhône. Ataulphe, à l’instigation de Placidie, sœur d’Honorius. se rapproche de plus en plus de ce prince et déclare la guerre à Jovin et à son frère Sébastien. Il surprend ce dernier dans Narbonne Ap.J.-C.

Ataulphe se brouille de nouveau avec Honorius. Il assiège Marseille et est repoussé par le comte Boniface, mais il s’empare de Narbonne et de Toulouse.

Révolte et défaite d’Héraclien, gouverneur d’Afrique.

414. Ataulphe se réconcilie de nouveau avec Honorius et épouse Placide, sœur d’Honorius.

Anthémius remet le gouvernement de l’empire d’Orient à la sœur de Théodose II, Pulchérie, âgée de 16 ans. Elle est nommée Auguste.

Constance, général d’Honorius, contraint Ataulphe à quitter Narbonne et à se retirer en Espagne. — Ataulphe avant d’abandonner la Gaule, pille Bordeaux.

415. Ataulphe est assassiné à Barcelone avec ses enfants. Sigéric lui succède. Il est massacré, après 7 jours de règne, et remplacé par Wallia, beau-frère d’Ataulphe. —

Marie-Nicolas Bouillet
Bouillet – Atlas universel d’histoire et géographie, 1865 (1865)
1865 (pp. 134-138).
MOYEN AGE
DE LA MORT DE THÉODOSE A LA PRISE DE CONSTANTINOPLE
395-1453 APRÈS JÉSUS-CHRIST.

Conte Salé (par les P’tites Grillées) : dans le tohu-bohu des rêves

Conte Salé (par les P'tites Grillées)- dans le tohu-bohu des rêves



       Conte Salé
par les P’tites Grillées

(Théâtre pour enfants)        

 Dans le tohu-bohu des rêves




Ce premier dimanche de janvier 2013, par un phénomène extraordinaire, une tempête titanique, un déferlement de précipitations diluviennes, l’eau est montée d’un seul coup, sans prévenir, envahissant tous les quartiers de Toulouse, ne laissant qu’un seul petit rocher apparent du côté de l’avenue des Minimes, exactement au théâtre des Minimes.

Nous vîmes  alors passer des sardines, des requins, des cachalots aussi perdus que nous. Nous les regardâmes passer…

Un bout d’océan venait de se fracasser d’un coup d’un seul sur nos têtes et sur nos pieds.

 

lisa boudet-valette 1

 

 

 

lisa boudet-valette 3




lisa boudet-valette 4

 

 

Un brave marin, l‘intrépide cap’taine Relou des Mers était là, heureusement. Il nous a tendu la main qui nous servit de ponton de fortune. « Cramponnez-vous, courage, brave gens» qu’il disait et nous nous laissâmes glisser dans cette pièce comme un banc de poisson dans le ventre de la baleine.  Nous l’avions saisie et nous nous laissâmes partir dans son histoire et dans son rafiot.

lisa boudet-valette 5Nous avons quitté les Minimes au-dessus des arbres et des immeubles inondés et nous avons rejoint la pleine mer à bord de son  vieux rafiot,  loin des carnages, des grondements qui régnaient en ville et qui frappaient durement le sabord. Nos haleines fatiguées haletaient par à coup quand notre ami voulut nous conter l’histoire de la sirène accompagnée par son fidèle crabe. « Serrez vos écrous, nous partons ! » qu’il disait…et nous partîmes.

Il tendit la toile, bleue et grandiose. Et il nous demanda de nous imaginer sur un trois-mâts au plein milieu de la mer. Pour imaginer être en pleine mer, ce n’était pas compliqué. Nous y étions ! Nos yeux humides par les embruns étaient prêts, rougis et gonflés ; ils attendaient les émotions qui n’allaient pas tarder à nous submerger.

Nous étions tous encapuchonnés et grelotants. Capt’aine Relou des Mers a su nous réchauffer par ses mots pendant que nous nous enfoncions un peu plus vers les grandes et profondes eaux. Cœurs contre cœurs, enchaînés à la carapace du navire plus qu’à nos seuls corps, nous partîmes à l’aventure des hautes mers, pendant que, lui, seul et triomphant, restait le seul maître à bord.

Nous attendîmes longtemps. Mais le plaisir n’est-il pas dans l’attente. Et l’histoire arriva plus belle encore. Avec un fracas plus fort qu’une baleinière accostant sa proie, plus profond qu’une ancre cherchant à capturer le fond de l’océan.

 

les p'tites grillées 2

 

les p'tites grilléesEt nous étions là, hagards. Il nous demandait de faire le vent et les mouettes. Et nous hurlions dans le vent et nous criions comme des mouettes. Nous partîmes dans le temps et nous nous retrouvâmes trois mois plus tôt dans l’abîme. Pendant que le vieux navire craquait de toutes parts, nous nous trouvâmes soudain sur un autre rocher. Avec à son milieu, une magnifique sirène. Des éclairs dans les yeux, nous restions bouche bée. Elle voulait faire un brin de causette. C’est certain !

Mais une malédiction l’avait frappée. Superbe et pourtant si triste et malheureuse. Ne sachant pas chanter, toutes les espèces de la création maritime avaient fui. Elle ne connut  jamais l’alcôve nuptiale et les tendres ébats. Elle n’avait jamais eût de pouvoir sur les cœurs et devait rester seule sur son rocher jusqu’à la fin des temps, avec seulement un petit crabe. Douze générations de crabes y étaient passées !!!!

Et elle en a connu du monde pendant tout ce temps, des trempes de vrais marins, de Jack Sparrow, Bob l’éponge, le commandant Cousteau… Des hommes, des vrais, des durs, des tatoués  sont passés davant son caillou. Pas un ne s’est arrêté. Notre innocente sirène restait définitivement abandonnée par le monde dans cette sombre et triste solitude.

les p'tites grillées 5Mais son rocher lui aussi s’enfonçait,  envahi qu’il était par les eaux, à cause de ce bien connu réchauffement climatique.

La sirène, ni une, ni deux se retrouva à l’eau.
Epuisée, elle n’avait plus qu’à se laisser porter par les flots où elle fut enfin prise par les filets de notre vieux loup de mer : le cap’taine Relou des mers.

La boucle, ou le noeud, non ça porte malheur ! était bouclée.
Mais l’histoire ne faisait que commencer…

Jacky Lavauzelle

les p'tites grillées 3

LOVECRAFT : LISA BOUDET-VALETTE DANS LES COULISSES DE L’AU-DELA

LOVECRAFT

Récits macabres et fantastiques
(d’après l’oeuvre de Lovecraft)

(Théâtre Le Fil à Plomb – Toulouse)lisa Boudet Valette Hégérie Lovecraftienne Récits Macabres et Fantastiques



LISA BOUDET-VALETTE dans
les coulisses de l’au-delà

 Vous ne viendrez pas voir une pièce de théâtre, quand vous verrez les Récits Macabres et Fantastiques. Vous viendrez, comme pour une initiation ou une invitation au voyage, vivre une expérience unique dans la brume temporelle lovecraftienne, à travers vos peurs et vos désirs les plus enfouis.



NE PLUS VIVRE LE MONDE TEL QU’ON LE CONNAÎT
D’emblée, dans la pièce Récits Macabres et Fantastiques, d’après les romans de Lovecraft, la notion élastique du temps, non linéaire du temps empli autant le spectacle que les spectateurs. Cette notion floue sans les repères habituels et dont les trois éléments, le passé, le présent et le futur, s’interpénètrent sur trois histoires en harmonie. Comme dans le Livre noir, les thématiques temporels sont là : « Le moment présent n’est qu’un point isolé dans une infinité grise et sans forme » (Le Livre noir, Ed. Pocket, trad. ) « Par la suite je ne vis jamais plus le monde tel que je l’avais connu. Mêlés à la scène précédente, il y avait toujours un peu de passé ou un peu de l’avenir ».




recits macabres et fantastiques d'après LOVECRAFT

 

UNE ACTRICE LOVECRAFTIENNE PAR EXCELLENCE
Sûrement de tous les acteurs actuels, Lisa Boudet-Valette est une des rares à pouvoir nous faire monter à bord du vaisseau avec cette ironie et cette harmonie d’interprétation. Une des rares à nous amener dans les coulisses de la mort et de l’au-delà. Le visage blanc, mortuaire. Les trois intrigues, Le Cauchemar d’Innsmouth, La Maison de la sorcière et Les Chats d’Ulthar, nous enveloppent de leurs forces surnaturelles et redoutablement macabres. Chaque cri, chaque pas sont accompagnés par les dysharmonies mélodiques et tranchantes de Simon Kastelnik. Une partition dans l’esprit de l’au-delà qui souligne et renforce les respirations haletantes, craquantes, qui plongent dans le profond de la chair, dans un camaïeu de viscères.

UN SON QUI TRANSPERCE LE REEL
Ce que donne Kastelnik n’est pas du son mais de la forme. Comme des vibrations maléfiques qui épaississaient le noir de la salle et les expressions du plaisir de la délectation macabre de l’actrice. Le son a son histoire ; il emporte en lui l’éternelle malédiction qui saupoudre la pièce.  

Les repères qui initialement sont connus et marqués, une date, une route, un village, glissent, petit à petit, dans une extrême confusion. Nous sommes dans la cassure de la limite. La limite de l’âge, dans le Cauchemar d’Innsmouth, le jeune homme va fêter sa majorité dans la Nouvelle-Angleterre. Notre héros passe les lignes de démarcation et des frontières, du monde humain au monde animal, puis du monde animal au monde végétal pour finir avec le monde aquatique. Une limite entre la raison et la folie. Entre la réalité et les rêves. Une trace de sang pour signifier que le rêve n’était pas qu’une simple illusion.



LA DECOUVERTE TOUJOURS PLUS FORTE DE L’ETRANGE ET DE L’INCONNU
Lisa Boudet-Valette plonge et nous plonge d’un territoire à l’autre. En respiration rapide, en espace clos. Lisa est toujours sur la ligne, sur la corde endiablée et ensorcelée. Sur la frontière. Là où le plaisir de la découverte de l’étrange et de l’inconnu se montre toujours plus fort. Plus vrai. Elle est le lien entre ces personnages abandonnés de tous, recroquevillés dans leur monde. Si différents et pourtant si proches de nous. Parmi ces gens hors monde, notre actrice nous les dépeint réels, vraisemblables. Le lit de l’hôtel, une civière de la morgue, recrée par son regard et sa présence la chambre, l’hôtel, le village et le drame.

Il n’y a nulle immoralité mais une moralité d’un autre monde, d’un autre pays ou d’un autre continent. Il y a juste la voix sobre qui nous conduit au moment présent. Ce sont les autres, les yeux des autres ou de cette glace qui indiquent et soulignent une métamorphose. Un portrait d’un aïeul, étrange et étranger depuis tant d’années, et devenus si familier.

Le retour des expériences fait que le monde connu d’avant s’est lui-même transformé. Car le protagoniste n’est plus le même. Il a pris de cette histoire et en fait partie intégralement. Il est l’histoire vécue dans la chair.

Le Cauchemar d’Innsmouth
Deux lumières, comme deux yeux glauques, sont pendues dans le noir de la salle. La voix qui nous parle vient de derrière nous, d’outre-tombe, aux relents glaciaux, un rien mécanique, inhumaine ; une voix qui vient de loin et qui en a vu, qui a vu maintes et maintes catastrophes. Nous revenons au 16 juillet 1927. Une enquête, une action gouvernementale. La voix nous rappelle l’histoire inquiétante que les percussions soulignent. Un jeune homme fête sa majorité dans la Nouvelle-Angleterre. Une ville attire la répugnance de tous : Innsmouth. Rien de tel pour attirer notre jeune homme à la découverte de la vie et des extrêmes. Le geste est précis, calibré. Impeccable. La voix est devenue velouté quand un sourire plisse les lèvres d’une nouvelle Joconde énigmatique. L’excitation montra crescendo jusqu’à Innsmouth, avec une traversée par bus chaotique au son des cymbales, des scies, du xylophone et des marteaux.




La Maison de la sorcière
« Les rêves de Guillman étaient, en général, des plongées à travers des abîmes infinis de crépuscules indiciblement colorés … des abîmes dont les propriétés physiques et gravitationnelles comme les relations avec sa propre essence échappaient à toute tentative d’explication…»

Les Chats d’Ulthar

« On dit qu’à Ulthar, nul n’a le droit de tuer un chat ; le chat est un animal mystérieux, familier des choses étranges que les hommes ne peuvent pas déceler. Il est l’âme de l’ancienne Egypte, l’héritier de la séculaire et sinistre Afrique… » A Ulthar, un couple âgé prend plaisir à tuer les chats des voisins…

Dans ce triptyque riche d’expériences lovecraftienne, Lisa et les sonorités de Simon nous font vivre la douce et amère beauté du drame dans ces mondes troubles et inquiétants. C’est la curiosité qui pousse nos personnages à nous plonger dans des raccourcis vers l’inquiétude et l’effroi. Mais comme le chat, nous rebondissons de peur en peur, étonné encore que déjà le rideau se lève.

Nous n’aurons plus qu’à revenir …et en attendant relire encore et encore les nouvelles de lovecraft, pour patienter.

Jacky Lavauzelle

———————-

Récits macabres et fantastiques

Mise en scène d’Ivan Herisson, d’après des textes de LOVECRAFT

Création musicale de Simon Kastelnik
avec Lisa Boudet-Valette & Simon Kastelnik