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PRISE DE CEUTA ET DU MONT ABYLA- OS LUSIADAS IV-49 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Eis mil nadantes aves pelo argento

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-49 LES LUSIADES IV-49
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-49
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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PRISE DE CEUTA ET DU MONT ABYLA

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« Eis mil nadantes aves pelo argento

« Mille oiseaux nagent sur les flots argentés
Da furiosa Tethys inquieta
De Téthys furieuse et agitée
Abrindo as pandas asas vão ao vento,
Ouvrant leurs ailes face aux caprices des vents,
Para onde Alcides pôs a extrema meta.
Vers les lieux où Alcide a mis un point extrême .
O monte Abila e o nobre fundamento
Le Mont Abiya et la noble fondation
De Ceita toma, e o torpe Mahometa
De Ceuta, le Roi s’en empare et déloge ainsi le Mahométan
Deita fora, e segura toda Espanha 
Protégeant ainsi toute l’Espagne
 Da Juliana, má, e desleal manha. 
De Julienne, mauvaise et infidèle.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER – POESIE JEAN DE LA CROIX- Un pastorcico solo está penado – JUAN DE LA CRUZ

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
Un pastorcico solo está penado

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Un pastorcico solo está penado,
Un petit berger a de la peine, seul,
ajeno de placer y de contento,
étranger au plaisir et au bonheur,
y en su pastora puesto el pensamiento,
et la pensée toute à sa bergère,
y el pecho del amor muy lastimado.
et le cœur par l’amour si blessé.
*
No llora por haberle amor llagado,
D’être meurtri d’amour, il ne pleure pas,
que no le pena verse así afligido,
être si affligé, ne le peine pas,
 aunque en el corazón está herido;
bien que son cœur soit blessé ;
mas llora por pensar que está olvidado.
mais il pleure à la pensée d’être oublié.
*
Que sólo de pensar que está olvidado
C’est seulement en pensant qu’il est oublié
de su bella pastora, con gran pena
de sa belle bergère, avec grand chagrin,
se deja maltratar en tierra ajena,
qu’il se laisse maltraiter dans une étrangère terre,
el pecho del amor muy lastimado.
le cœur tant blessé par l’amour.
*
Y dice el pastorcito: ¡Ay, desdichado
Et le petit berger dit : Ah ! misérable
de aquel que de mi amor ha hecho ausencia
celui qui a déserté mon amour
y no quiere gozar la mi presencia,
et ne veut pas profiter de ma présence,
y el pecho por su amor muy lastimado!
et de mon cœur par son amour si blessé !
*
Y a cabo de un gran rato se ha encumbrado
Et après un long moment, il s’éleva
sobre un árbol, do abrió sus brazos bellos,
sur un arbre, ouvrit ses beaux bras,
y muerto se ha quedado asido dellos,
et mourut, les bras suspendus,
el pecho del amor muy lastimado
le cœur si blessé par l’amour.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


Saint Jean de la Croix
1542-1591

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SUR
LA PASTOURELLE

La poésie des troubadours est essentiellement lyrique. Écoles de poésie? Le culte de la forme. Le « trobar clus »; admiration de Dante et de Pétrarque pour Arnaut Daniel. La musique des troubadours. Les genres la chanson, le sirventés, la tenson, la pastourelle, l’aube. Autres genres. 

Avec la pastourelle, nous arrivons à un genre qui paraît, au premier abord, être resté plus près de son origine populaire. Voici en quoi il consiste. Le poète, pendant un voyage, rencontre une bergère; elle est jeune, avenante, chante ou tresse des fleurs en gardant son troupeau. Le poète la salue courtoisement, et, après quelques compliments, lui offre son amour. La conversation s’engage et elle se développe suivant la fantaisie du poète. Le début et le dénouement sont seuls conventionnels. Un exemple emprunté à un des plus anciens troubadours, Marcabrun, montrera ce que peut donner ce genre. Le troubadour, à cheval, a rencontré une bergère.

Je pousse mon cheval vers elle

« Que ne puis-je arrêter, la belle,
La bise qui vous échevèle!

Sire, me répond la vilaine,
Si le vent souffle et me hérisse,
Je dois au lait de ma nourrice
De ne point trop m’en mettre en peine.

Sans médire de votre mère,
La belle, il pourrait bien se faire
Que quelque chevalier fût père
D’une aussi courtoise vilaine
Votre regard est un sourire
Plus je vous vois, plus je soupire
Mais vous être trop inhumaine.

Non, non, sire, je suis la fille
De gens dont toute la famille
N’a manié que la faucille
Ou le hoyau, dit la vilaine.

J’en sais un qui vante sa race,
Et qui devrait suivre leur trace
Six jours ou sept dans la semaine.
Fille aussi farouche que belle,
Je sais un peu, quand je m’en mêle,
Apprivoiser une rebelle.
On peut, avec telle vilaine,
Faire amour loyal et sincère,

Et vous m’êtes déjà plus chère
Que la plus noble châtelaine.
Quand un homme a perdu la tète
Est-ce un vain serment qui l’arrête?

Un mot, et votre bouche est prête,
A baiser mes pieds de vilaine.
Mais pensez-vous que je désire
Perdre, pour vous plaire, beau sire,
Ma richesse la plus certaine?

L’auteur de cette traduction remarque que la vilaine, mise ainsi en scène, a « terriblement d’esprit » pour une femme des champs. « Ce n’est pas le long des haies, môme en Gascogne, que fleurit une ironie si légère et si perçante à la fois. » C’est une réflexion qu’on peut faire à propos de la plupart des pastourelles. C’est un genre qui a pu être populaire; mais il a perdu ce caractère de très bonne heure.
Comment d’ailleurs ce genre, s’il avait gardé la simplicité primitive que nous pouvons lui supposer, aurait-il eu des chances de plaire à la société raffinée pour laquelle écrivaient les troubadours? Aussi les bergères qu’ils mettent en scène ressemblent étrangement, du début à la fin de leur littérature, à celle de Marcabrun. C’est leur aïeule. Ce sont en général de vertueuses coquettes. Elles écoutent les compliments, acceptent les galanteries, mais finissent toujours par berner leur interlocuteur. Là encore règne la convention. Le charme de la plupart de ces compositions ne vient pas des tableaux champêtres qu’elles peuvent présenter, ni de la naïveté et de la simplicité des sentiments exprimés; il vient surtout de la forme dialoguée qui a permis aux auteurs de pastourelles de leur donner un tour dramatique. Elles se rapprochent à ce point de vue des débats que sont les tensons.
De la pastourelle on rapproche ordinairement la romance…

Joseph Anglade
Les Troubadours, leurs vies, leurs œuvres, leur influence
Chapitre III
L’Art des Troubadours
Les Genres

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
JEAN DE LA CROIX

Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

L’Elan Amoureux – JEAN DE LA CROIX – Tras de un amoroso lance – Juan de la Cruz (Otras del mismo a lo divino)

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
Juan de la Cruz

Otras del mismo a lo divino

L’ELAN AMOUREUX
Tras de un amoroso lance

Tras de un amoroso lance,
Dans un élan amoureux,
y no de esperanza falto,
non sans espoir,
volé tan alto, tan alto,
j’ai volé si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*

Para que yo alcance diese
Pour que je l’atteigne,
a aqueste lance divino,
ce divin élan,
tanto volar me convino
J’ai tant volé
que de vista me perdiese;
que je me suis perdu de vue ;
y, con todo, en este trance
et, par dessus tout, dans cette transe,
en el vuelo quedé falto;
je défaillis sur ce vol ;
mas el amor fue tan alto,
mais l’amour était si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

*
Cuanto más alto subía
Plus haut je montais
deslumbróseme la vista,
plus ma vue en était éblouie,
y la más fuerte conquista
et la plus forte conquête
en oscuro se hacía;
dans l’obscurité c’était faite ;
mas, por ser de amor el lance
mais, l’élan étant d’amour,
di un ciego y oscuro salto,
Je bondis d’un saut aveugle et sombre,
y fui tan alto, tan alto,
et je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Cuanto más alto llegaba
Plus j’étais dans les hautes sphères
de este lance tan subido,
de cet élan si grandiose,
 tanto más bajo y rendido
à la fois démuni, affligé
 y abatido me hallaba;
et abattu je me trouvais ;
dije: ¡No habrá quien alcance!
je dis :  personne ne pourra l’atteindre !
y abatíme tanto, tanto,
et je m’affligeais tant et tant,
que fui tan alto, tan alto,
que je me projetais si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Por una extraña manera
D’une manière étrange
mil vuelos pasé de un vuelo,
mille vols devinrent un seul vol,
 porque esperanza del cielo
car l’espoir de ciel
tanto alcanza cuanto espera;
est pour celui qui tant espère ;
esperé solo este lance,
j’ai espéré cet élan,
y en esperar no fui falto,
et je n’ai jamais manqué d’espérance,
pues fui tan alto, tan alto,
je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


San Juan de la Cruz- Saint Jean de la Croix
1542-1591

 

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 

HEINRICH HEINE GEDICHTE -AVEC LE DIABLE – LE LIVRE DES CHANTS XXXV- Ich rief den Teufel und er kam

HEINRICH HEINE POÈMES
HEINRICH HEINE GEDICHTE
DIE HEIMKEHR HEINE
LE LIVRE DES CHANTS
LITTERATURE ALLEMANDE

Heinrich Heine Gedichte Buch der Lieder




Christian Johann Heinrich Heine


 

Ich rief den Teufel und er kam,
J’ai appelé le diable et il est venu,
Und ich sah ihn mit Verwund’rung an.
Et je l’ai regardé avec surprise.
Er ist nicht häßlich, und ist nicht lahm,
Il n’est ni laid ni boiteux,
Er ist ein lieber, scharmanter Mann,
C’est un bel homme gracieux,
Ein Mann in seinen besten Jahren,
Un homme dans la force de l’âge,
Verbindlich und höflich und welterfahren.
Poli, attentionné et sage.
Er ist ein gescheuter Diplomat,
C’est un habile diplomate,
Und spricht recht schön über Kirch’ und Staat.
Qui parle aussi bien de l’église que de l’État.
Blaß ist er etwas, doch ist es kein Wunder,
Certes, un peu pâle, mais rien étonnant,
Sanskritt und Hegel studiert er jetzunder.
Il étudie le sanskrit et Hegel actuellement.
Sein Lieblingspoet ist noch immer Fouqué.
Son poète préféré est encore La Motte-Fouqué.
Doch will er nicht mehr mit Kritik sich befassen,
Mais ne souhaitant plus participer aux critiques,
Die hat er jetzt gänzlich überlassen
Qu’il a abandonnées, il les a laissées
Der theuren Großmutter Hekate.
A sa chère grand-mère Hécate.
Er lobte mein juristisches Streben,
Il m’a loué mes poursuites dans les études juridiques,
Hat früher sich auch damit abgegeben.
Auxquelles il s’était intéressé jadis.
Er sagte meine Freundschaft sey
Il me dit combien mon amitié
Ihm nicht zu theuer, und nickte dabei,
Lui était chère, me saluant de la tête,
Und frug: ob wir uns früher nicht
Et me demanda : « ne nous sommes-nous pas rencontrés
Schon einmal gesehn bei’m span’schen Gesandten?
Déjà chez l’ambassadeur d’Espagne ? »
Und als ich recht besah sein Gesicht,
Et quand je regardai minutieusement son visage,
Fand ich in ihm einen alten Bekannten.
Je reconnus une vieille connaissance.


 

*

Heinrich Heine Gedichte Friedrich de La Motte-FouquéFriedrich de La Motte-Fouqué
Friedrich Heinrich Karl de la Motte
1777-1843
Écrivain Romantique Allemand
En uniforme de hussard
vers 1815

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HEINRICH HEINE POEMES
HEINRICH HEINE GEDICHTE
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UNE HISTOIRE DE SOUFFRANCE

Les Mains & La Beauté musicale de Heine

Mais ce qui m’intéressait plus encore que les discours de Heine, c’était sa personne, car ses pensées m’étaient connues depuis longtemps, tandis que je voyais sa personne pour la première fois et que j’étais à peu près sûr que cette fois serait l’unique. Aussi, tandis qu’il parlait, le regardai-je encore plus que je ne l’écoutai. Une phrase des Reisebilder me resta presque constamment en mémoire pendant cette visite : « Les hommes malades sont véritablement toujours plus distingués que ceux en bonne santé. Car il n’y a que le malade qui soit un homme ; ses membres racontent une histoire de souffrance, ils en sont spiritualisés. » C’est à propos de l’air maladif des Italiens qu’il a écrit cette phrase, et elle s’appliquait exactement au spectacle qu’il offrait lui-même. Je ne sais jusqu’à quel point Heine avait été l’Apollon que Gautier nous a dit qu’il fut alors qu’il se proclamait hellénisant et qu’il poursuivait de ses sarcasmes les pâles sectateurs du nazarénisme : ce qu’il y a de certain, c’est qu’il n’en restait plus rien alors. Cela ne veut pas dire que la maladie l’avait enlaidi, car le visage était encore d’une singulière beauté ; seulement cette beauté était exquise plutôt que souveraine, délicate plutôt que noble, musicale en quelque sorte plutôt que plastique. La terrible névrose avait vengé le nazarénisme outragé en effaçant toute trace de l’hellénisant et en faisant reparaître seuls les traits de la race à laquelle il appartenait et où domina toujours le spiritualisme exclusif contre lequel son éloquente impiété s’était si souvent élevée. Et cet aspect physique était en parfait rapport avec le retour au judaïsme, dont les Aveux d’un poète avaient récemment entretenu le public. D’âme comme de corps, Heine n’était plus qu’un Juif, et, étendu sur son lit de souffrance, il me parut véritablement comme un arrière-cousin de ce Jésus si blasphémé naguère, mais dont il ne songeait plus à renier la parenté. Ce qui était plus remarquable encore que les traits chez Heine, c’étaient les mains, des mains transparentes, lumineuses, d’une élégance ultra-féminine, des mains tout grâce et tout esprit, visiblement faites pour être l’instrument du tact le plus subtil et pour apprécier voluptueusement les sinuosités onduleuses des belles réalités terrestres ; aussi m’expliquèrent-elles la préférence qu’il a souvent avouée pour la sculpture sur la peinture. C’étaient des mains d’une rareté si exceptionnelle qu’il n’y a de merveilles comparables que dans les contes de fées et qu’elles auraient mérité d’être citées comme le pied de Cendrillon, ou l’oreille qu’on peut supposer à cette princesse, d’une ouïe si fine qu’elle entendait l’herbe pousser. Enfin, un dernier caractère plus extraordinaire encore s’il est possible, c’était l’air de jeunesse dont ce moribond était comme enveloppé, malgré ses cinquante-six ans et les ravages de huit années de la plus cruelle maladie. C’est la première fois que j’ai ressenti fortement l’impression qu’une jeunesse impérissable est le privilège des natures dont la poésie est exclusivement l’essence. Depuis, le cours de la vie nous a permis de la vérifier plusieurs fois et nous ne l’avons jamais trouvée menteuse.

Émile Montégut
Esquisses littéraires – Henri Heine
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 63
1884

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HEINRICH HEINE POÈMES
HEINRICH HEINE GEDICHTE
DIE HEIMKEHR HEINE

MARIE & VENUS – LUIS DE CAMOES LES LUSIADES III-106 LES LUSIADES – Não de outra sorte a tímida Maria

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-106 LES LUSIADES III-106
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-106




OS LUSIADAS III-106
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 106
Strophe 106

III-106

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-106
LES LUSIADES III-106

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« Não de outra sorte a tímida Maria
« La timide Marie ne parlait pas différemment
Falando está, que a triste Vénus, quando
De la triste Vénus devant
A Júpiter, seu pai, favor pedia
Jupiter, son père, lui demandant
Para Eneias, seu filho, navegando;
Pour Énée, son fils, de l’aide en l’implorant ;
Que a tanta piedade o comovia
Celui-ci fut pris d’une si grande pitié,
Que, caído das mãos o raio infando,
Que tomba de ses mains la terrible foudre,
 Tudo o clemente Padre lhe concede,
Le Père clément consentit à tout ce qu’elle voulait,
Pesando-lhe do pouco que lhe pede.
Désolé qu’elle en demandât si peu. 

****
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Alphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

****

Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-106 CAMOES LUSIADES III-106
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

L’ULTIME REQUÊTE – LUIS DE CAMOES LES LUSIADES III-105 LES LUSIADES – Portanto, ó Rei, de quem com puro medo

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-105 LES LUSIADES III-105
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-105




OS LUSIADAS III-105
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 105
Strophe 105

III-105

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-105
LES LUSIADES III-105

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-« Portanto, ó Rei, de quem com puro medo
« Ô Roi, toi qui, par la peur que tu engendres,
 O corrente Muluca se congela,
Gèles le cours du Moulouya,
 Rompe toda a tardança, acude cedo
Réponds sans tarder, viens à l’aide
A miseranda gente de Castela.
Du misérable peuple de Castille.
Se esse gesto, que mostras claro e ledo,
Si ce visage, clair et doux que tu me montres,
De pai o verdadeiro amor assela,
Est celui d’un père aimant d’un véritable amour,
Acude e corre, pai, que se não corres,
Cours,  père, car si tu ne cours,
Pode ser que não aches quem socorres. » –
Il se peut que tu ne trouves personne à qui porter secours .

****
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Alphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

****

Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

****

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-105 CAMOES LUSIADES III-105
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************


White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

LA SUPPLIQUE DE MARIE À SON PÈRE – OS LUSIADAS III-104 LES LUSIADES – Aquele que me deste por marido

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-104 LES LUSIADES III-104
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-104




OS LUSIADAS III-104
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 104
Strophe 104

III-104

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******




Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-104
LES LUSIADES III-104

******

-« Aquele que me deste por marido,
« Celui que tu m’as donné en mari,
Por defender sua terra amedrontada,
Pour défendre des terres terrifiées,
Co’o pequeno poder, oferecido
Avec si peu de forces, s’expose
Ao duro golpe está da Maura espada;
Aux coups mortels de l’épée des Maures ;
E se não for contigo socorrido,
Et s’il ne reçoit de toi aucun secours,
Ver-me-ás dele e do Reino ser privada,
Tu me verras privée de lui et privée du Royaume,
Viúva e triste, e posta em vida escura,
Veuve et éperdue, et recluse dans une vie obscure,
Sem marido, sem Reino, e sem ventura.
Sans mari, sans royaume, et sans bonheur.

****
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Alphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

****

Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

*******

Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

********************

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnet 104 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

****

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-104 CAMOES LUSIADES III-104
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************


White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LES LUSIADES CAMOES

DERRIÈRE LE GRAND ROI DU MAROC – OS LUSIADAS III-103 LES LUSIADES – Quantos povos a terra produziu

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-103 LES LUSIADES III-103
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-103




OS LUSIADAS III-103
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 103
Strophe 103

III-103

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******




Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-103
LES LUSIADES III-103

******

-« Quantos povos a terra produziu
« Tous les peuples que nourrit
De África toda, gente fera e estranha,
L’Afrique, tous les soldats féroces et barbares
O grão Rei de Marrocos conduziu
Se mirent à la suite du grand Roi du Maroc
Para vir possuir a nobre Espanha:
Pour venir conquérir la noble Espagne :
Poder tamanho junto não se viu,
Un tel rassemblement ne s’était vu
Depois que o salso mar a terra banha.
Depuis que la mer salée baigne la terre.
Trazem ferocidade, e furor tanto,
Il possédait en lui tant d’ardente fureur,
Que a vivos medo, e a mortos faz espanto.
Qu’il effrayait les vivants et stupéfiait les morts. 

****
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Alphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

****

Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

*******

Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

********************

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

****

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-103 CAMOES LUSIADES III-103
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************


White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LES LUSIADES CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES III-19
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-19

OS LUSIADAS III-19

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  19
Strophe 19

III-19

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19
LES LUSIADES III-19

 *****

« Tem o Tarragonês, que se fez claro
« Il y a là la Tarraconaise, qui fit
Sujeitando Parténope inquieta;
Soumettre le royaume de Parthénope agité ;
O Navarro, as Astúrias, que reparo
La Navarre, les Asturies, qui luttaient
Já foram contra a gente Mahometa;
Déjà contre les adorateurs de Mahomet ;
Tem o Galego cauto, e o grande e raro
La Galice prudente, et le grand et rare
Castelhano, a quem fez o seu Planeta
Castillan, qui, protégé par sa planète,
Restituidor de Espanha e senhor dela,
Restaura l’Espagne et de la maîtrisa,
Bétis, Lião, Granada, com Castela.
Et Bétis, Léon, Grenade, avec la Castille.

******

DEFINITION DE PARTHENOPE
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

PARTHÉNOPE, s. f. (Mythol.) c’est le nom d’une des syrènes. Elle avoit pris son poste dans la baie de Naples, d’où vient que cette ville fut autrefois appellée Parthenopé. Strabon dit que la syrène Parthenopé fut enterrée à Dicéarchie, qui est la ville de Pouzzol d’aujourd’hui.

Parthénope, (Géogr. anc.) île de la mer de Thyrrhène, selon Ptolomée, liv. III. c. j. C’est aujourd’hui Palmosa, selon Léandre. Selon d’autres, c’est Betente, Bentilies, ou Ventotienne. Cette différence vient de ce que la description que Ptolomée donne des îles du golfe de Naples, ne répond pas juste à la situation présente des lieux.

L’Encyclopédie
Première édition
1751 – Tome 12- page 89

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES III-19
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES III-17
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-17

OS LUSIADAS III-17

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  17
Strophe 17

III-17

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17
LES LUSIADES III-17

 *****

« Eis aqui se descobre a nobre Espanha,
« Ici, on trouve la noble Espagne,
Como cabeça ali de Europa toda,
Considérée comme la tête de toute l’Europe,
 Em cujo senhorio o glória estranha
Pour laquelle l’étrange gloire 
Muitas voltas tem dado a fatal roda;
A bien des fois tournée sur la roue du destin ;
Mas nunca poderá, com força ou manha,
Mais jamais ils ne se satisferont, par force ou par ruse,
A fortuna inquieta pôr-lhe noda,
 De voir la fortune l’inquiéter,
Que lhe não tire o esforço e ousadia
Et pour cela, ils redoubleront d’effort et d’audace
Dos belicosos peitos que em si cria.
 Les poitrines belliqueuses qui, en elle, ont vu le jour.

*******

NOTES ET PRECISIONS
LA MAURITANIE TINGITANE
DANS
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« MAURITANIE, (Géogr. anc.) en latin Mauretania, comme portent la plupart des anciens monumens, & non Mauritania.

Grande contrée d’Afrique, en partie sur la mer Méditerranée, en partie sur l’Océan occidental. Anciennement elle n’obéissoit qu’à un seul roi. Bocchus y regnoit du tems de la guerre de Jugurtha. Ses héritiers la diviserent en deux royaumes, qui furent réunis en un seul sous Juba, & sous son fils Ptolomée, par la libéralité d’Auguste ; c’est pour cela qu’Horace l’appelle Jubæ tellus. Ensuite l’empereur Claude ayant subjugué les Maures, pour les punir du meurtre du roi Ptolomée, partagea ce vaste état en deux provinces, dont celle qui étoit à l’occident fut nommée Mauritanie tingitane, & celle qui étoit à l’orient fut appellée Mauritanie cesariense ; enfin, dans la suite, il se forma une troisieme province, à laquelle on donna le nom de Mauritanie citifense.

La Mauritanie tingitane, tingitana, tiroit son nom de la ville de Tingis, métropole de la province. C’étoit en quelque maniere la Mauritanie propre ; car la Mauritanie césariense étoit renfermée pour la plus grande partie dans la Numidie des Marsesyliens. Cette province étoit bornée au nord par le détroit d’Hercule, aujourd’hui de Gibraltar, & par la mer Méditerranée ; à l’orient par le fleuve Malva ; au midi par le mont Atlas, & au couchant par l’Océan atlantique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 10 – page 211

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-17 LES LUSIADES III-17
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

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LA VIE DE LUIS DE CAMOES