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GLAUCUS, fils de Neptune et de Naïs – OS LUSIADAS VI-24 – LES LUSIADES – Luís de Camões -E o Deus que foi num tempo corpo humano

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-24 LES LUSIADES VI-24

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

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E o Deus que foi num tempo corpo humano,
Et arriva le Dieu qui jadis avait un corps humain,
E por virtude da erva poderosa
Glaucus, qui par la puissante herbe
Foi convertido em peixe, e deste dano
Fut converti en poisson, et, par ces péripéties,
Lhe resultou deidade gloriosa,
Devint une divinité glorieuse,
Inda vinha chorando o feio engano
Et qui pleurait toujours le maudit stratagème
Que Circe tinha usado com a formosa
Que Circé utilisa avec la belle
Cila, que ele ama, desta sendo amado,
Scylla, qu’il aimait, et en était aimé,
Que a mais obriga amor mal empregado.
Que le plus terrible arrive toujours d’un amour méprisé.


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GLAUCUS
DANS LA PREMIÈRE ENCYCLOPÉDIE

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première Edition
1757
Tome 7

GLAUCUS, s. m. (Mythologie.) dans la Fable, c’est un dieu marin fils de Neptune & de Naïs, selon Evante, & selon Athénée d’Eubée & de Polybe, fils de Mercure. Dans l’histoire, Glaucus n’était qu’un habile pêcheur de la ville d’Anthédon en Béotie : il savait si bien plonger, qu’il alloit souvent sous l’eau aborder dans des lieux écartés, pour s’y cacher quelque temps ; & lorsqu’il était de retour, il se vantait d’avoir passé tout ce temps là dans la compagnie de Thétis, de Neptune, d’Amphitrite, de Nérée, des Néréïdes, & des Tritons : cependant il eut le malheur de se noyer, ou peut-être d’être dévoré par quelque poisson ; mais cet événement servit à l’immortaliser. On publia dans tout le pays, qu’il avait été changé en dieu de la mer ; & cette merveille fut consacrée d’âge en âge.

Philostrate est presque le seul qui mette Glaucus au nombre des Tritons, & qui se plaise à le peindre sous cette dernière forme. « Sa barbe, dit-il, est humide & blanche ; ses cheveux lui flottent sur les épaules ; ses sourcils épais se touchent & paraissent n’en faire qu’un seul : ses bras sont en manière de nageoires ; sa poitrine est couverte d’herbes marines : tout le reste de son corps se termine en poisson, dont la queue se recourbe jusqu’aux reins, & les alcyons volent sans cesse autour de lui. »

Cependant la ville d’Anthédon plaça Glaucus au nombre des dieux marins, lui bâtit un temple, & lui offrit des sacrifices. Ce temple rendit des oracles qui furent consultés par les matelots ; & l’endroit même où Glaucus périt, devint si célèbre, que Pausanias raconte que de son temps on montrait encore le saut de Glaucus, c’est-à-dire le rocher du haut duquel il se jetait dans la mer.

Tant de renommée engagea les Poètes & quelques autres auteurs, à débiter sur Glaucus un grand nombre de fables toutes merveilleuses. Euripide assure que ce dieu était l’interprète de Nérée, & qu’il prédisait l’avenir avec les Néréides ; c’est de lui-même, ajoute Nicander, qu’Apollon apprit l’art de prophétiser : ce fut lui, selon Apollonius, qui sortit du fond des eaux sous la figure d’un dieu marin, pour annoncer aux Argonautes que le destin s’opposait au voyage d’Hercule dans la Colchide, & qu’il avait bien fait de l’abandonner. Ovide ne pouvant enchérir sur le don de prophétie dont on avait honoré Glaucus, se mit à broder l’histoire de sa métamorphose : il nous dit à ce sujet que ce fameux pêcheur ayant pris un jour quelques poissons, il les posa sur le rivage, & s’aperçut que l’attouchement d’une certaine herbe leur redonnait leur première vigueur, & les faisait sauter dans la mer : curieux de tenter sur lui-même l’expérience de cette herbe, il en eut à peine mâché, qu’il sentit un si grand désir de changer de nature, que ne pouvant y résister, il se précipita sur le champ au fond des eaux. L’Océan & Thétis le voyant arriver, le dépouillèrent de tout ce qu’il avait de mortel, & l’admirent au nombre des dieux marins.

Après tout ce détail, on ne peut plus confondre notre Glaucus, dieu marin dans la fable, & surnommé glorieusement dans l’Histoire, Glaucus le Pontique, avec les autres Glaucus dont nous ne parlerons pas ici, quelle qu’ait été leur célébrité : on le distinguera donc sans peine de Glaucus fils de Minos, second roi de Crete ; de Glaucus le Généreux, petit-fils de Bellérophon, qu’Enée vit dans les enfers parmi les fameux guerriers ; de Glaucus, fils de Démyle, qui s’acquit tant d’honneur par ses victoires dans les jeux gymniques ; de Glaucus, fils d’Hyppolite, étouffé dans un tonneau de miel & ressuscité par Esculape ; & enfin de Glaucus l’argonaute, fils de Sysiphe, qui fut déchiré, selon la fable, par ses jumens qu’il nourrissait de chair humaine ; ce que Paléphate explique de ses dépenses excessives en chevaux, qui le mirent à la mendicité ; folie qui fut l’occasion du proverbe latin, Glaucus alter, qu’on a depuis lors appliqué à tous ceux qui se ruinent en ce genre de magnificence. (D. J.)


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NI VIRGILE NI HOMÈRE – OS LUSIADAS V-98 – LES LUSIADES – Luís de Camões – Por isso, e não por falta de natura

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-98 LES LUSIADES V-98
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Por isso, e não por falta de natura,
Pour cela, et non par manque de la nature,
Não há também Virgílios nem Homeros;
Il n’y a pas donc ni Virgile ni Homère ;
Nem haverá, se este costume dura,
Il n’y aura pas non plus, si cela perdure,
Pios Eneias, nem Aquiles feros.
De pieux Énée, ni même d’Achille.
Mas o pior de tudo é que a ventura
Mais le pire c’est que le destin qui nous a faits
Tão ásperos os fez, e tão austeros,
Si âpre et si austère,
Tão rudos, e de engenho tão remisso,
Si fort et si ingénieusement négligent,
Que a muitos lhe dá pouco, ou nada disso.
Beaucoup ne s’en préoccupe pas plus que ça.


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LA GLOIRE ET LA RENOMMÉE DE VASCO DE GAMA- OS LUSIADAS V-94 – LES LUSIADES – Luís de Camões – Trabalha por mostrar Vasco da Gama

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-94 LES LUSIADES V-94
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Trabalha por mostrar Vasco da Gama
Vasco da Gama démontre ainsi
Que essas navegações que o mundo canta
Que tant de navigations que le monde chante
Não merecem tamanha glória e fama
Ne méritent pas une telle gloire et une telle renommée
Como a sua, que o céu e a terra espanta.
Que la sienne, elle qui étonne tant le ciel que la terre.
Si; mas aquele Herói, que estima e ama
Oui, ce Héros, qu’apprécie et aime
Com dons, mercês, favores e honra tanta
Par des dons, des remerciements, des faveurs et honneurs tant
A lira Mantuana, faz que soe
La lyre de Mantoue*, a fait que
Eneias, e a Romana glória voe.
La gloire a rejailli tant pour Énée que pour Rome.



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Note*

Epitaphe du tombeau présumé de Virgile
Mantua me genuit, Calabri rapuere, tenet nunc
Parthenope.
Mantoue m’a donné la vie, la Calabre me l’a ôtée, Naples maintenant
me garde.







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HOMÈRE & VIRGILE : CES DEUX DEMI-DIEUX – OS LUSIADAS V-88 – LES LUSIADES – Luís de Camões – Cantem , louvem e escrevam sempre extremos

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-88 LES LUSIADES V-88
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Cantem , louvem e escrevam sempre extremos
« Ils chantent, louent et évoquent toujours des exploits,
Desses seus Semideuses, e encareçam,
Virgile et Homère, ces deux demi-dieux,
Fingindo Magis Circes, Polifemos,
Créant des Magiciennes telle Circé, des Cyclopes tel Polyphème,
Sirenas que com o canto os adormeçam;
Des Sirènes qui endorment de leur chant ;
Dêem-lhe mais navegar à vela e remos
Qu’ils les dirigent à la force des voiles et des pagaies
Os Cicones, e a torra onde se esqueçam
Chez les Cicones et sur la terre où ils oublient,
Os companheiros, em gostando o Loto;
Les compagnons, en goûtant au Lotus ;
Dêem-lhe perder nas águas o piloto;
Ou qu’ils perdent le pilote Palinure dans les eaux *;

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NOTE

*Palinure
Barreur de la flotte d’Énée
dans l’ Énéide
Virgile, Énéide, Livre V

cum pater amisso fluitantem errare magistro
sensit, et ipse ratem nocturnis rexit in undis
multa gemens casuque animum concussus amici :
« o nimium caelo et pelago confise sereno,
nudus in ignota, Palinure, iacebis harena. »



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PLUS LOIN QU’ÉNÉE et ULYSSE- OS LUSIADAS V-86 – LES LUSIADES – Luís de Camões -Julgas agora, Rei, se houve no mundo

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-86 LES LUSIADES V-86
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Julgas agora, Rei, se houve no mundo
« Juges-tu maintenant, ô Roi, qu’il y ait dans le monde
Gentes que tais caminhos cometessem?
Des hommes qui se sont engagés sur de tels chemins ?
Crês tu que tanto Eneias e o facundo
Crois-tu donc qu’Énée, crois-tu que l’éloquent
Ulisses pelo inundo se estendessem?
Ulysse dans le monde aient autant voyagé ?
Ousou algum a ver do mar profundo,
Penses-tu qu’il y ait quelqu’un, sur la profonde mer,
Por mais versos que dele se escrevessem,
Peu importe les versets écrits sur lui,
Do que eu vi, a poder de esforço e de arte,
Qui ait vu ce que j’ai vu, grâce à la ténacité et à l’habileté,
E do que ainda hei de ver, a oitava parte?
Et qui en ait vu seulement la huitième partie ?



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MARIE & VENUS – LUIS DE CAMOES LES LUSIADES III-106 LES LUSIADES – Não de outra sorte a tímida Maria

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-106 LES LUSIADES III-106
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-106




OS LUSIADAS III-106
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 106
Strophe 106

III-106

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-106
LES LUSIADES III-106

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« Não de outra sorte a tímida Maria
« La timide Marie ne parlait pas différemment
Falando está, que a triste Vénus, quando
De la triste Vénus devant
A Júpiter, seu pai, favor pedia
Jupiter, son père, lui demandant
Para Eneias, seu filho, navegando;
Pour Énée, son fils, de l’aide en l’implorant ;
Que a tanta piedade o comovia
Celui-ci fut pris d’une si grande pitié,
Que, caído das mãos o raio infando,
Que tomba de ses mains la terrible foudre,
 Tudo o clemente Padre lhe concede,
Le Père clément consentit à tout ce qu’elle voulait,
Pesando-lhe do pouco que lhe pede.
Désolé qu’elle en demandât si peu. 

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ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Alphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

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Marie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-106 CAMOES LUSIADES III-106
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-45 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-45 LES LUSIADES II-45
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-45

OS LUSIADAS II-45

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  45
Strophe 45

II-45

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-45
OS LUSIADAS II-45

os-lusiadas-ii-45-les-lusiades-luis-de-camoes-artgitato-arnold-bocklin-ulysse-et-calypso-1883-kunstmuseum-baleArnold Böcklin
Ulysse et Calypso
 1883
 Kunstmuseum – Bâle

« Que se o facundo Ulisses escapou
« Que, si l’éloquent Ulysse échappa
  De ser na Ogígia ilha eterno escravo,
Dans l’île de Calypso [Ogygie] à l’éternel esclavage,
E se Antenor os seios penetrou
Et si Antênor* pénétra
Ilíricos e a fonte de Timavo;
En Illyrie et à la source du Timave* ;
E se o piedoso Eneias navegou
Et si le pieux Enée navigua
  De Cila e de Caríbdis o mar bravo,
De Charybde et Scylla sur une mer démontée,
Os vossos, mores cousas atentando,
Vos Lusitaniens, plus de choses encore tenteront,
Novos mundos ao mundo irão mostrando.
De nouveaux mondes au monde montreront.

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*Anténor
dans l’Enéide de Virgile

 » Anténor, échappé à la furie des Grecs, a pu s’ouvrir un passage au fond du golfe d’lllyrie, pénétrer sans obstacles à travers les champs des Liburnes, et franchir ces sources fameuses, d’où le Timave roulant à grand bruit des montagnes par neuf canaux divers, s’enfle en mer orageuse, et couvre au loin les campagnes de ses flots mugissans. Il a pu, malgré cent périls, fonder sur les plages Italiques les remparts de Padoue, y fixer les Troyens vainqueurs, et dotant d’un nom impérissable sa nouvelle patrie, y suspendre en trophée les armes d’Ilion.
Virgile
L’Énéide
Livre Premier
Traduction par Jean-Nicolas-Marie Deguerle
 Delalain 1825

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-45
OS LUSIADAS II-45

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

BERNINI ENEA E ANCHISE : Enée, Anchise et Ascagne fuyant Troie – Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascanio

ROME – ROMA
BERNINI ENEA E ANCHISE
Enée et Anchise fuyant Troie
LA VILLA BORGHESE

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


LA GALERIE BORGHESE
GALLERIA BORGESE

 BERNINI
LE BERNIN

Gian Lorenzo Bernini
1598-1680

 

BERNINI ENEA E ANCHISE
ENEE et ANCHISE Fuyant Troie
1618-1620
Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascanio

 

Marbre
Marmo statuario 

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 1

TITE-LIVE
HISTOIRE ROMAINE
Traduction Nisard de 1864
LIVRE I

C’est d’abord un fait assez constant, qu’après la prise de Troie la vengeance des Grecs, s’étant exercée sur le reste du peuple troyen, ne respecta qu’Énée et Anténor, soit que le droit d’une ancienne hospitalité les protégeât, soit que les conseils qu’ils avaient toujours donnés, de rendre Hélène et de faire la paix, engageassent le vainqueur à les épargner.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 2

Énée, rejeté de sa patrie par la même catastrophe, mais destiné par le sort à fonder de bien plus grandes choses, arriva d’abord en Macédoine, passa de là en Sicile, d’où, cherchant toujours une patrie, il vint aborder avec sa flotte au rivage de Laurente, appelé aussi du nom de Troie.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 3

Lorsqu’il eut appris qu’ils étaient Troyens, que leur chef était Énée, fils d’Anchise et de Vénus, et que, fuyant leur patrie et leurs maisons en cendres, ils cherchaient un asile et un emplacement pour y bâtir une ville, pénétré d’admiration à l’aspect de ce peuple glorieux et de celui qui le conduisait, les voyant d’ailleurs disposés à la guerre comme à la paix, il tendit la main à Énée, pour gage de leur future amitié.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 4

Les Aborigènes et les Troyens eurent une guerre commune à soutenir. Turnus, roi des Rutules, à qui Lavinie avait été promise avant l’arrivée d’Énée, indigné de se voir préférer un étranger, avait à la fois déclaré la guerre à Latinus et à Énée.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 5

DICTIONNAIRE UNIVERSEL D’HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE BOUILLER (Marie-Nicolas) CHASSANG (Alexis)
1878 – 1
ACESTE
 roi d’Acesta, en Sicile, secourut Priam pendant la guerre de Troie, donna l’hospitalité à Énée, et fit ensevelir Anchise sur le mont Eryx. Virgile l’a célébré dans le Ve chant de l’Énéide.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 6

L’ENEIDE
Virgile
SIXIEME LIVRE
Traduction Jean-Nicolas-Marie Deguerle
Delalain, 1825 – 1
Cependant le pieux fils d’Anchise s’avance vers la montagne où réside Apollon, et cherche le réduit solitaire de la redoutable Sibylle ; antre immense, où le dieu de Délos agite l’âme de sa prêtresse d’une sainte fureur, et lui découvre l’avenir. Déjà se déploient aux yeux des Troyens les bois sacrés d’Hécate et ses portiques éclatans d’or. Si l’on en croit la renommée, Dédale, fuyant autrefois les états de Minos, osa se confier sur des ailes rapides à l’océan des airs, vogua par des chemins nouveaux vers les glaces de l’Ourse, et s’arrêta dans sa course éthérée sur les hauteurs de Chalcis.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 7

L’ENEIDE
Virgile
SIXIEME LIVRE
Traduction Jean-Nicolas-Marie Deguerle
Delalain, 1825 – 1
C’est là que l’énorme Cerbère fait retentir de son triple aboiement les livides royaumes ; Cerbère, hideux sentinelle, toujours veillant sous sa roche caverneuse. Déjà se dressaient les serpents qui sifflent sur sa tête : mais la prêtresse lui jette une pâte assoupissante, pétrie de pavots et de miel. Le monstre que la faim dévore, ouvrant à la fois ses trois gueules, engloutit la proie qui les tente. Soudain appesanti, son vaste corps chancelle, tombe, et de son immense étendue remplit son repaire immense. Énée franchit le passage dont le gardien sommeille ; et plus prompt que l’éclair, il s’éloigne du fleuve qu’on passe sans retour.

Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 8 Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 9 Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 91

JAUCOURT
L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition – 1765 – Tome 11
« 
Bernini (Jean-Laurent, surnommé le Cavalier) né en 1598, mort en 1680, étoit un génie bien rare par ses talens merveilleux dans la Sculpture & l’Architecture. Il a embelli Rome de plusieurs monuments d’architecture qui font l’admiration des connaisseurs ; tels sont le maître autel, le tabernacle, & la chaire de l’église de saint Pierre, la colonade qui environne la place de cette église, les tombeaux d’Urbain VIII. & d’Alexandre VII. la statue équestre de Constantin, la fontaine de la place Navone, &c. tous ces ouvrages ont une élégance, une expression dignes de l’antique. Personne n’a donné à ses figures plus de vie, plus de tendresse, & plus de vérité. Louis XIV. l’appella à Paris en 1665, pour travailler au dessein du Louvre, & le récompensa magnifiquement, quoique les desseins de Claude Perrault aient été préférés aux siens pour la façade de ce bâtiment du côté de saint Germain l’Auxerrois. »

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 12- Verso 12

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 12
Strophe 12

I-12

Por estes vos darei um Nuno fero,
Pour cela, je vais te donner un féroce Nuno,
Que fez ao Rei o ao Reino tal serviço,
Qui a rendu à son roi et au Royaume de tels services,
 Um Egas, e um D. Fuas, que de Homero
Un Egas et un Dom Fuas que de Homère
   A cítara para eles só cobiço.
La cithare pour eux  ne semble suffire.
  Pois pelos doze Pares dar-vos quero
Puis pour les douze Pairs je veux te donner
 Os doze de Inglaterra, e o seu Magriço;
Les douze d’Angleterre, et leur Magriço;
 Dou-vos também aquele ilustre Gama,
Je te remets aussi cet illustre Gama,
Que para si de Eneias toma a fama.
Qui d’Enée prend la renommée.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades