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CAMOES OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-2

OS LUSIADAS III-2

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  2
Strophe 2

III-2

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2
LES LUSIADES III-2

 *****

Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;
Que veja e saiba o mundo que do Tejo
Que le monde voie et sache que du Tage
O licor de Aganipe corre e mana.
La liqueur d’Aganippe courut et jaillit.
Deixa as flores de Pindo, que já vejo
Laisse les fleurs de Pinde**, que je vois déjà
Banhar-me Apolo na água soberana;
Apollon me baigner dans cette eau souveraine ;
Senão direi que tens algum receio,
Sinon je dirai que tu as quelques craintes,
 Que se escureça o teu querido Orfeio.
Que s’obscurcisse ton cher Orphée.

***

*AGANIPPE
s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois Aganippides. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
1771 – Tome 1, p. 150

**PINDE
le (Géog. anc.) montagne de la Grece, fort célébrée par les Poëtes, parce qu’elle étoit consacrée aux Muses : ce n’étoit pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différens peuples de l’Epire & de la Thessalie, entre autres par les Athamanes, par les Aétiches, & par les Perrhèbes. Elle séparoit la Macédoine, la Thessalie, & l’Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l’Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde étoit entre l’Epire & la Thessalie, & que les peuples qui l’habitoient du côté de l’Epire étoient réputés Epirotes, comme ceux qui l’habitoient du côté de la Thessalie étoient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, & Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 12, p. 640

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-2
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS Canto Terceiro Chant III Verset 1 à Verset 94

OS LUSIADAS Canto Terceiro
LES LUSIADES III Luis de Camoes Oeuvres obras ArtgitatoOS LUSIADAS Canto Terceiro
LES LUSIADES III CHANT 3
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
resumo
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS – Les Lusiades 

A Epopeia Portuguesa

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III

CHANT III
Canto Terceiro
VERSET 1 à VERSET 94

Traduction Jacky Lavauzelle

***************************

LES LUSIADES III
OS LUSIADAS Canto Terceiro


 óleo de António Carneiro
1927

******

III-1

Agora tu, Calíope, me ensina
Maintenant, toi, Calliope, enseigne-moi
O que contou ao Rei o ilustre Gama:
 Ce que conta au Roi l’illustre Gama :

**

III-2

Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
 Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;

**

III-3

Prontos estavam todos escutando
Tous attentivement écoutaient
O que o sublime Gama contaria,
Ce que le sublime Gama contait,

**

III-4

« Que outrem possa louvar esforço alheio,
 « De louer les efforts déployés par d’autres,
Cousa é que se costuma e se deseja;
 Voici un phénomène des plus habituels ;

**




III-5

« Além disso, o que a tudo enfim me obriga,
«D’ailleurs, ce qui m’oblige enfin,
É não poder mentir no que disser,
   C’est de ne pas déformer mes propos,

**

III-6

« Entre a Zona que o Cancro senhoreia,
« Entre la zone que le Cancer recouvre,
Meta setentrional do Sol luzente,
 Limite septentrionale de l’éclatant Soleil,

**

III-7

« Da parte donde o dia vem nascendo,
« Dans la partie où le jour naît,
Com Ásia se avizinha; mas o rio
  A l’Asie, elle se rapproche ; mais une rivière

**

III-8




« Lá onde mais debaixo está do Pólo,
«Là où elle est à son maximum sous le pôle,
Os montes Hiperbóreos aparecem,
  Les collines Hyperboréennes apparaissent,

**

III-9

« Aqui dos Citas grande quantidade
«Ici, des Scythes en nombre
Vivem, que antigamente grande guerra
   Vivaient ; une antique grande Guerre

**

III-10

« Agora nestas partes se nomeia
« Maintenant, les parties se nomment
A Lápia fria, a inculta Noruega,
  La froide Laponie, la Norvège inculte,

**

III-11

« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,

**

III-12

« Entre o remoto Istro e o claro Estreito,
«Entre le lointain Ister* le Détroit prestigieux**,
Aonde Hele deixou co’o nome a vida,
  Où Hellé** laissa et son nom et sa vie,

**

III-13

« Logo de Macedónia estão as gentes,
« Ensuite nous avons les Macédoniens,
A quem lava do Axio a água fria;
  Qui vivent au bord des eaux froides d’Axios* ;

**

III-14

« Logo os Dálmatas vivem; e no seio,
« Bientôt les terres des Dalmates*, et à l’intérieur,
Onde Antenor já muros levantou,
  Où Anténor** éleva les murs,

**

III-15




« Em torno o cerca o Reino Neptunino,
« Tout autour, le Royaume de Neptune, le cerne
Co’os muros naturais por outra parte;
   De parois naturelles d’autre part ;

**

III-16

« Gália ali se verá que nomeada
«La Gaule, ensuite, se présente, connue,
Co’os Cesáreos triunfos foi no mundo,
 Depuis les triomphes de César, de par le monde,

**

III-17

« Eis aqui se descobre a nobre Espanha,
« Ici, on trouve la noble Espagne,
Como cabeça ali de Europa toda,
Considérée comme la tête de toute l’Europe,




**

III-18

« Com Tingitânia entesta, e ali parece
« Avec la Mauritanie Tingitane, elle se touche, et semble
  Que quer fechar o mar Mediterrano,
 Vouloir fermer la mer Méditerranée,

**

III-19

« Tem o Tarragonês, que se fez claro
« Il y a là la Tarraconaise, qui fit
Sujeitando Parténope inquieta;
Soumettre le royaume de Parthénope agité ;

**

III-20

« Eis aqui, quase cume da cabeça
«Ici, se trouve, comme le sommet de la tête
De Europa toda, o Reino Lusitano,
De toute l’Europe, le Royaume Lusitanien,

**

III-21

« Esta é a ditosa pátria minha amada,
« Ceci est ma patrie bénie bien-aimée,
A qual se o Céu me dá que eu sem perigo
 Et si le Ciel me permet d’y revenir 

**

III-22

« Desta o pastor nasceu, que no seu nome
« D’elle, le pasteur Viriate est né, qui par son nom
 Se vê que de homem forte os feitos teve;
 Montre combien les actes furent ceux d’un vaillant homme ;

**

III-23

« Um Rei, por nome Afonso, foi na Espanha,
« Un roi, nommé Alphonse VI, en Espagne,
  Que fez aos Sarracenos tanta guerra,
 Guerroya tant contre les Sarrasins,

**

III-24

« E com um amor intrínseco acendidos
« Et avec un amour suscité intrinsèquement
 Da Fé, mais que das honras populares,
Par la Foi, plus que par les honneurs populaires,

**

III-25

« Destes Anrique, dizem que segundo
« Parmi ceux-ci, Henri, dit-on second 
  Filho de um Rei de Ungria exprimentado,
 Fils d’un roi de Hongrie expérimenté,

**

III-26

« Este, depois que contra os descendentes
« Ainsi, après les descendants
  Da escrava Agar vitórias grandes teve,
 De l’esclave Agar, il conquit de grandes victoires,

**

III-27

« Já tinha vindo Anrique da conquista
«Henri était déjà de retour de la conquête
 Da cidade Hierosólima sagrada,
 La ville sainte de Jérusalem,

**

III-28

« Quando chegado ao fim de sua idade,
«Quand, arrivé à la fin de sa vie,
O forte e famoso Úngaro estremado,
Le preux et célèbre Hongrois,

**

III-29

« Mas o velho rumor, não sei se errado,
« Mais une vieille rumeur, nous ne savons pas si elle est fausse,
Que em tanta antiguidade não há certeza,
 Car rien n’est certain au vu de l’ancienneté des faits,

**

III-30




« Mas o Príncipe Afonso, que desta arte
« Mais le prince Afonse, qui
Se chamava, do avô tomando o nome,
 S’appelait ainsi car de son grand-père il avait pris le nom,

**

III-31

« De Guimarães o campo se tingia
« De Guimarães, la plaine se teinta
Co’o sangue próprio da intestina guerra,
Avec le propre sang de guerres intestines fratricides,

**

III-32

« Ó Progne crua! ó mágica Medeia!
« O brute Procné* ! O magicienne Médée !
Se em vossos próprios filhos vos vingais
Si, en vos propres enfants, vous vengez

**

III-33

« Mas já o Príncipe claro o vencimento
« Mais déjà le Prince éclairé gagnait
Do padrasto e da iníqua mãe levava;
Le combat contre son inique mère ;

**

III-34

« Eis se ajunta o soberbo Castelhano,
« Ici se joignent les superbes Castillans,
Para vingar a injúria de Teresa,
Pour venger l’insulte faite à Thérèse,

**

III-35

« Não passa muito tempo, quando o forte
« Peu de temps passe que le vaillant
  Príncipe em Guimarães está cercado
 Prince à Guimarães est cerné

**

III-36




« Mas o leal vassalo, conhecendo
« Mais le fidèle vassal, sachant
Que seu senhor não tinha resistência,
Que son maître n’avait que trop peu de résistance,

**

III-37

« Chegado tinha o prazo prometido,
« Arriva le temps promis,
Em que o Rei Castelhano já aguardava
 Où le Roi Castillan attendait

**

III-38

« E com seus filhos e mulher se parte
« Et avec ses fils et son épouse, ils partent
A alevantar com eles a fiança,
 Debout se livrer comme caution,

**

III-39

« V ês aqui trago as vidas inocentes
«Voici, j’apporte les vies innocentes
Dos filhos sem pecado e da consorte;
   De mes enfants et de ma compagne ;

**




III-40

« Q ual diante do algoz o condenado,
« Quand, devant le bourreau, le condamné,
Que já na vida a morte tem bebido,
  Sent, même vivant, la mort l’infiltrer,

**

III-41

« Ó grão fidelidade Portuguesa,
« O grande fidélité Portugaise
  
De vassalo, que a tanto se obrigava!
D’un vassal qui autant s’oblige !

**

III-42

« Mas já o Príncipe Afonso aparelhava
Mais déjà le Prince Alphonse préparait
O Lusitano exército ditoso,
 La vaillante armée Lusitanienne,

**

III-43

« Em nenhuma outra cousa confiado,
« Ils [Les Lusitaniens] ne se confiaient à personne,
Senão no sumo Deus, que o Céu regia,
Sinon au majestueux Dieu, que régit le Ciel,

**

III-44

« Cinco Reis Mouros são os inimigos,
« Cinq rois Maures sont les ennemis,
Dos quais o principal Ismar se chama;
  Dont le chef principal est appelé Esmar ;

**

III-45

« A matutina luz serena e fria,
« La lumière du petit matin, froide et sereine,
 « 
 As estrelas do Pólo já apartava,
 Effaçait déjà les étoiles du Pôle,

**

III-46

« Com tal milagre os ânimos da gente
« Avec un tel miracle, l’esprit des troupes
Portuguesa inflamados, levantavam
Portugaises s’enflammant, ils choisirent

**

III-47

« Qual co’os gritos e vozes incitado,
« Comme les cris et les voix galvanisent,
 Pela montanha o rábido Moloso,
Dans la montagne, le molosse enragé




**

III-48

« Tal do Rei novo o estâmago acendido
« Ainsi le nouveau Roi porté
Por Deus e pelo povo juntamente,
Tant par Dieu et que par son peuple,

**

III-49




« Bem como quando a flama, que ateada
« Ainsi, lorsque la flamme naît
Foi nos áridos campos (assoprando
Au cœur des champs arides (souffle




**

III-50

« Desta arte o Mouro atónito e torvado,
« Au cœur de cette maestria, les Maures étonnés et fébriles,
Toma sem tento as armas mui depressa;
Se saisissent de leurs armes ;

**

III-51

« Ali se vêem encontros temerosos,
« Là, vous voyez des téméraires affrontements,
Para se desfazer uma alta serra,
A faire se déplacer une haute montagne,

**

III-52

« Cabeças pelo campo vão saltando
« Des têtes dévalent sur le champ de bataille
 
Braços, pernas, sem dono e sem sentido;
Des bras, des jambes, sans tronc jonchent le sol ;

**

III-53

« Já fica vencedor o Lusitano,
« Les vainqueurs Lusitaniens portent
Recolhendo os troféus e presa rica;
Les trophées et d’importantes richesses ;

**

III-54

« E nestes cinco escudos pinta os trinta
« Et à ces cinq écus, il peint les trente
Dinheiros por que Deus fora vendido,
Deniers pour qui Dieu fut vendu,

**

III-55

« Passado já algum tempo que passada
« Quelques temps passèrent après cette
Era esta grão vitória, o Rei subido
 Grande victoire, puis le Roi se remit en marche

**

III-56

« A estas nobres vilas sometidas,
« A ces nobles villes conquises,
Ajunta também Mafra, em pouco espaço,
 Il ajoute aussi Mafra, à proximité,

**

III-57

« E tu, nobre Lisboa, que no Mundo
« Et toi, noble Lisbonne, dans le Monde
Facilmente das outras és princesa,
   Des autres cités, une princesse,

**

III-58

« Lá do Germânico Albis, e do Rene,
« De l’Elbe et du Rhin germaniques,
E da fria Bretanha conduzidos,
   Et de la froide Bretagne froide était portée




**

III-59

« Cinco vezes a Lua se escondera,
« Cinq fois la lune s’était cachée,
E outras tantas mostrara cheio o rosto,
Et avait tout autant montrée son plein visage,

**

III-60

« Desta arte enfim tomada se rendeu
« Par cet art, elle se rendit finalement
Aquela que, nos tempos já passados,
Celle qui, dans les temps anciens,

**

III-61

« Que cidade tão forte por ventura
« Quelle ville, si forte fût-elle,
 
Haverá que resista, se Lisboa
Pouvait donc résister, si Lisbonne elle-même




**

III-62

« E vós também, ó terras Transtaganas,
« Et vous aussi, ô terres au-delà du Tage,
 Afamadas co’o dom da flava Ceres,
Réputées comme un don de la flavescente Cérès,

**

III-63

« E is a nobre Cidade, certo assento
«C’est désormais Evora, la Ville noble, où s’installa
Do rebelde Sertório antigamente,
Le rebelle Sertorius jadis,

**

III-64

« Já na cidade Beja vai tomar
« Déjà ville de Beja est prise,
Vingança de Trancoso destruída
Vengeant ainsi la destruction de Trancoso ;

**

III-65

« Com estas sojugada foi Palmela,
« Avec la prise de Palmela,
E a piscosa Cezimbra, e juntamente,
Et du port de Sesimbra,  en même temps,




**

III-66

« O Rei de Badajoz era alto Mouro,
« Le Taïfa de Badajoz était un éminent Maure,
Com quatro mil cavalos furiosos,
  Entouré de quatre mille chevaux piaffants,

**

III-67

« Desta arte Afonso súbito mostrado
« Soudain, apparaît Alphonse
 Na gente dá, que passa bem segura,
 Qui se rue sur les troupes se croyant en toute sécurité,

**

III-68

« Logo segue a vitória sem tardança
« Immédiatement dans la voie de la victoire,
O grão Rei incansábil, ajuntando
  Le grand Roi inassouvi rassembla,

**

III-69




« Mas o alto Deus, que para longe guarda
« Mais le majestueux Dieu, qui conserve longtemps
O castigo daquele que o merece,
Le châtiment que nous méritons,

**

III-70

« Que estando na cidade, que cercara,
« Se trouvant dans la ville qu’il venait d’assiéger,
Cercado nela foi dos Lioneses,
Il se trouvait assiégé à son tour par les armées du Léon,

**

III-71

« Ó famoso Pompeio, não te pene
 « O célèbre Pompée, ne te lamente pas
 De teus feitos ilustres a ruína,
Sur les ruines de tes illustres faits,




**

III-72

« Posto que a rica Arábia e que os ferozes
« Depuis que la riche Arabie et que les féroces
 Eníocos e Colcos, cuja fama
  Hénioques et Colchidiens, rendus célèbres

**

III-73

« E posto enfim que desde o mar de Atlante
« Et enfin depuis la Mer Atlantique
Até o Cítico Tauro monte erguido,
Jusqu’aux montagnes du Taurus Scythique érigées,

**

III-74

« Tornado o Rei sublime finalmente,
« Il fut rendu le sublime Roi finalement,
  Do divino Juízo castigado,
Puni par la divine Justice,

**

III-75

« Porque levasse avante seu desejo,
« Pour parachever son dessein,
Ao forte filho manda o lasso velho
 Le vieux roi las demande à son vigoureux fils

**

III-76

« E com esta vitória cobiçoso,
« Et avec cette éclatante victoire,
 
Já não descansa o moço até que veja
  Il continue sans prendre nul repos déjà

**

III-77

« Já se ajuntam do monte a quem Medusa
 » Ils arrivent du Mont Atlas à qui Méduse
O corpo fez perder, que teve o Céu;
  Pétrifia le corps pour soutenir la Voûte céleste ;

**

III-78

« Entrava com toda esta companhia
« Avec toutes ces troupes, le commandeur des croyants,
O Miralmomini em Portugal;
L’Amir al Mouminine, marchait sur le Portugal ;

**

III-79

« Dá-lhe combates ásperos, fazendo
« Livrant un rugueux combat
Ardis de guerra mil o Mouro iroso;
Le Maure irrité tente mille ruses de guerre ;

**

III-80

« Mas o velho, a quem tinham já obrigado
« Mais, Alphonse I, le vieil homme, qui se trouvait déjà
Os trabalhosos anos ao sossego,
En villégiature, après tant d’années de labeur,

**

III-81

« E co’a famosa gente à guerra usada
« Et avec ses fameux soldats rompus à guerroyer
Vai socorrer o filho; e assim ajuntados,
Il part aider son fils et ainsi rassemblée,

**

III-82

« Logo todo o restante se partiu
« Bientôt, les restes de l’armée brisée
De Lusitânia, postos em fugida;
Furent mis en fuite hors de Lusitanie ;

**

III-83

« De tamanhas vitórias triunfava
« Ainsi triomphait-il victorieusement
O velho Afonso , Príncipe subido,
Le vieil Alphonse, l’admirable Prince,

**

III-84

« Os altos promontórios o choraram,
« Les hauts promontoires le pleurèrent,
E dos rios as águas saudosas
Et les eaux nostalgiques des rivières

**

III-85

« Sancho, forte mancebo, que ficara
« Sanche, à l’intrépide jeunesse, avait
Imitando seu pai na valentia,
Toujours pris modèle son valeureux père,

**

III-86

« Depois que foi por Rei alevantado,
« Après que Sanche fut nommé Roi,
Havendo poucos anos que reinava,
Après juste quelques années de règne,

**

III-87

« Passavam a ajudar na santa empresa
« Ces troupes se dirigeaient pour renforcer la sainte croisade
O roxo Federico, que moveu
De Frédéric Barberousse, qui, à l’aide

**

III-88

« Mas a formosa armada, que viera
« Mais cette grandiose armée, qui était arrivée
Por contraste de vento àquela parte,
Forcée par des vents contraires,

**

III-89

« E se tantos troféus do Mahometa
« Et si tant de trophées face au Mahométan
  
Alevantando vai, também do forte
Il remporte, aussi pour ce qui en est du fougueux

**

III-90

« Mas entre tantas palmas salteado
« Mais parmi tant de succès, il succombe
Da temerosa morte, fica herdeiro
A la téméraire mort, laissant un héritier,

**

III-91

« Morto depois Afonso, lhe sucede
« Après la mort d’Alphonse, allait lui succéder
Sancho segundo, manso e descuidado,
   Sanche le second, doux et flegmatique,

**

III-92

« Não era Sancho, não, tão desonesto
« Certes Sanche ne fut pas aussi honteux
Como Nero, que um moço recebia
  Que Néron, qui reçut un garçon

**

III-93

« Nem era o povo seu tiranizado,
« Il ne tyrannisa non plus ses gens,
 Como Sicília foi de seus tiranos;
Comme ceux de Sicile l’avaient été par leurs tyrans ;

**

III-94

« Por esta causa o Reino governou
« A cause de cela le royaume fut gouverné
O Conde Bolonhês, depois alçado
Par le Conte de Boulogne, avant d’être proclamé

*****

LES LUSIADES III
V1-V94

*********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

CAMOES OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-1

OS LUSIADAS III-1

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  1
Strophe 1

III-1

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1
LES LUSIADES III-1

 *****

Agora tu, Calíope, me ensina
Maintenant, toi, Calliope, enseigne-moi
O que contou ao Rei o ilustre Gama:
Ce que conta au Roi l’illustre Gama :
  Inspira imortal canto e voz divina
Inspire un immortel chant et une divine voix
 Neste peito mortal, que tanto te ama.
A cette mortelle poitrine, qui tant t’aime.
  Assim o claro inventor da Medicina,
Ainsi à Apollon, génial inventeur de la Médecine,
De quem Orfeu pariste, ó linda Dama,
De qui naquit Orphée, Ô belle Dame,
Nunca por Dafne, Clície ou Leucotoe,
Ne jamais, pour Daphné*, Clytie** ou Leucothoé***,
Te negue o amor devido, como soe.
Te nier l’amour dû.

**

*DAPHNE
nymphe, fille du dieu fleuve Pénée

**CLYTIE
Océanide, fille d’Océan et Téthys.

***LEUCOTHOE – INO

LEUCOTHOÉ, (Mythol. & Littér.) c’est la même qu’Ino, nourrice de Bacchus, qui, fuyant la fureur d’Athamas son mari, roi d’Orchomène, se précipita dans la mer ; mais les dieux touchés de son sort lui donnerent le nom de Leucothoé, après l’avoir admise au rang des divinités marines. Les Romains l’appellerent Matula, voyez ce mot. Elle avoit un autel dans le temple de Neptune à Corinthe. On sait la sage réponse que fit le philosophe Xénophane aux Eléates, qui lui demandoient s’ils feroient bien de continuer à Leucothoé leurs sacrifices, accompagnés de pleurs & de lamentations : il leur répondit que s’ils la tenoient pour déesse il étoit inutile de la tant pleurer ; & que s’ils croyoient qu’elle eût été du nombre des mortelles, ils se pouvoient passer de lui sacrifier. (D. J.)

Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 9, p. 438

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-1
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-113 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-113 LES LUSIADES II-113
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-113

OS LUSIADAS II-113

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  113
Strophe 113

II-113

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-113
LES LUSIADES II-113

 *****

« Queimou o sagrado templo de Diana,
« A Éphèse, il a brûlé le temple sacré de Diane,
Do subtil Tesifónio fabricado,
Construit par le subtil Ctésiphon,
  Heróstrato, por ser da gente humana
Cet Érostrate, pour être, des humains,
Conhecido no mundo e nomeado:
Connu dans le monde et renommé :
  Se também com tais obras nos engana
Ainsi, si de tels méfaits nous conduisent 
O desejo de um nome avantajado,
A désirer une malsaine célébrité,
Mais razão há que queira eterna gloria
Il y a plus de raison de magnifier la gloire éternelle
  Quem faz obras tão dignas de memória. » 
De celui qui accomplit des œuvres dignes de mémoire ».

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-113 LES LUSIADES II-113

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-113
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-112

OS LUSIADAS II-112

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  112
Strophe 112

II-112

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112  
LES LUSIADES II-112

 *****

« Cometeram soberbos os Gigantes,
« Remplis de superbe, les Géants
Com guerra vã, o Olimpo claro e puro;
Firent une vaine guerre à la claire et pure Olympe ;
Tentou Pirítoo e Teseu, de ignorantes,
Pirithoos et Thésée tentèrent de pénétrer, ignorants,
O Reino de Plutão horrendo e escuro.
Le Royaume de Pluton, horrible et obscure.
 Se houve feitos no mundo tão possantes,
Il ne peut se trouver dans le monde une si grande puissance,
 Não menos é trabalho ilustre e duro,
Et une œuvre si illustre et si ardue,
Quanto foi cometer Inferno o Céu,
Comme, pour eux, d’affronter l’Enfer et le ciel,
  Que outrem cometa a fúria de Nereu.
Que, pour vous, de lutter contre la fureur de Nérée.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-112 LES LUSIADES II-112

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-112
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-111 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-111 LES LUSIADES II-111
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-111

OS LUSIADAS II-111

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  111
Strophe 111

II-111

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-111
LES LUSIADES II-111

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« E não menos co’o tempo se parece
«Et avec le temps qui passe
O desejo de ouvir-te o que contares;
J’ai le désir d’entendre ton message ;
Que quem há, que por fama não conhece
Qui ne connaît pas la gloire
As obras Portuguesas singulares?
Des singulières œuvres Portugaises ?
Não tanto desviado resplandece
Il ne resplendit pas si loin
De nós o claro Sol, para julgares
De nous le clair Soleil, pour juger
Que os Melindanos têm tão rudo peito,
Que ceux qui vivent à Malindi ont une âme si rude
Que não estimem muito um grande feito.
Qu’ils n’estiment pas assez de si grands exploits . »

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-111 LES LUSIADES II-111

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-111
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES II-110
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-110

OS LUSIADAS II-110

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  110
Strophe 110

II-110

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110
LES LUSIADES II-110

 *****

« E assim também nos conta dos rodeios
« Et aussi conte-nous tes pérégrinations
Longos, em que te traz o mar irado,
Si longues, sur la mer déchaînée,
 Vendo os costumes bárbaros alheios
Où tu observas des coutumes barbares si étranges,
Que a nossa África ruda tem criado.
Que notre inhospitalière Afrique a créé.
 Conta: que agora vêm co’os áureos freios
Conte, car maintenant arrivent avec leurs freins dorés
  Os cavalos que o carro marchetado
Les chevaux et les chars
  Do novo Sol, da fria Aurora trazem,
Du Soleil naissant, venant de la froide Aurore ;
  O vento dorme, o mar e as ondas jazem.
Déjà le vent dort, la mer et les vagues se posent.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES II-110

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-110
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-109 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-109 LES LUSIADES II-109
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-109

OS LUSIADAS II-109

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  109
Strophe 109

II-109

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-109
LES LUSIADES II-109

 *****

« Mas antes, valeroso Capitão,
« Mais avant, valeureux Capitaine,
Nos conta, lhe dizia, diligente,
Conte-nous, lui demanda t-il diligemment,
Da terra tua o clima, e região
Le climat de ta terre et de cette région
Do mundo onde morais distintamente;
Du monde où les mœurs diffèrent ;
E assim de vossa antiga geração,
Et aussi de vos antiques origines,
 E o princípio do Reino tão potente,
Et du commencement de votre Royaume si puissant,
 Co’os sucessos das guerras do começo,
Des succès de vos premières guerres,
  Que, sem sabê-las, sei que são de preço.
Qui, sans les connaître encore, je le sais, ont été précieuses.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-109 LES LUSIADES II-109

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-109
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES II-108
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-108

OS LUSIADAS II-108

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  108
Strophe 108

II-108

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108
LES LUSIADES II-108

 *****

Em práticas o Mouro diferentes
Le Maure, de sujets différents,
  Se deleitava, perguntando agora
Se délectait, en le questionnant tantôt
 Pelas guerras famosas e excelentes
Sur les guerres célèbres et renommées
Co’o povo havidas, que a Mafoma adora;
Contre les peuples qui aiment Mahomet ;
Agora lhe pergunta pelas gentes
Tantôt s’intéressant aux gens
  De toda a Hespéria última, onde mora;
De la lointaine Hespéride, où Gama vivait ;
  Agora pelos povos seus vizinhos,
Parfois parlant des peuples voisins,
Agora pelos úmidos caminhos.
Parfois parlant des routes maritimes.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES II-108

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-108
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS II-107 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-107 LES LUSIADES II-107
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-107

OS LUSIADAS II-107

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  107
Strophe 107

II-107

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-107
LES LUSIADES II-107

 *****

Mas depois de ser tudo já notado
Mais après avoir tous déjà observé
Do generoso Mouro, que pasmava
Le généreux Maure qui, éberlué,
Ouvindo o instrumento inusitado,
Entendit cet instrument inhabituel,
Que tamanho terror em si mostrava,
Que sa seule taille montrait la force,
Mandava estar quieto e ancorado
Demanda à être tranquille et à ancrer
  N’água o batel ligeiro que os levava,
Dans l’eau le léger bateau qui les porte,
 Por falar de vagar co’o forte Gama,
Afin de pouvoir évoquer avec le vaillant Gama,
Nas cousas de que tem notícia e faina.
Toutes ces choses qui lui ont été rapportées.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-107 LES LUSIADES II-107

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-107
Luís Vaz de Camões Les Lusiades