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TUTTI I PECCATI DEL MONDO – Poesia di Jacky Lavauzelle

TUTTI I PECCATI DEL MONDO

Tutti i peccati del monde Poesia di Jacky Lavauzelle
Fotografia di Jacky Lavauzelle

*TUTTI I PECCATI DEL MONDO - Poesia di Jacky Lavauzelle





Jacky Lavauzelle Poesia

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L’IPOTESI DELL’UOMO


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TUTTI I PECCATI DEL MONDO
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 Il gatto che scende le scale
Ha appena de sporcare le ombre della luna
stasera
È lui!
È colui che si è preso per un agnello di Dio!
Una pantofola cadde, poi in una crepa spaventosa
Una prima e innocente gocciolina
Sulla mia fronte
Tutti i peccati del mondo furono poi scaricati
Di altezza infinita
In un diabolico incidente
In un incidente di tempesta sacra e fulmini
Così !
Un clown e un cigno hanno chiuso la marcia
Un ragno con il suo rosario ha riavvolto la tela
Con due o tre nuvole che passano
Non è rimasto nulla
Un cielo vuoto
Senza alcuna oscurità
Nessuna ansia
Un cielo che capì che che tutto era andato troppo lontano
Che finirebbe male
Ma cosa fare?
Il gatto ha appena de sporcare le ombre della luna
Rovinato il cielo
Vuotò le fobie del mondo e dei cuori
Ha svuotato il disturbo ossessivo-compulsivo
Poi tornò a letto
pacificamente
Con l’obiettivo di rilassare allora 
I romanzi sono diventati di nuovo alberi
O farfalle di candore
I cibi in scatola sono ancora una volta pesci vivaci
O cuori d’azzurro
I nostri cuori sono di nuovo anime
O mascalzoni scarsamente pettinati
Con una passione traballante 
Il gatto sale le scale
Cosa può ancora succedere?
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Versione francese
TOUS LES PÉCHÉS DU MONDE

Tous les péchés du monde - Poème Jacky Lavauzelle

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Versione portoghese
TODOS OS PECADOS DO MUNDO

TODOS OS PECADOS DO MUNDO - Poema Jacky Lavauzelle

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TUTTI I PECCATI DEL MONDO
Poesia di Jacky Lavauzelle
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TUTTI I PECCATI DEL MONDO - Poesia di Jacky Lavauzelle

CATULLE XXXIV CATULLUS – Carmen Dianae – A DIANE

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CATULLE CATULLUS XXXIV

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XXXIV

 Carmen Dianae
*****

À DIANE
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***

Dianae sumus in fide
Nous qui sommes à Diane dévoués,
 puellae et pueri integri:
jeunes filles et chastes garçons :
  Dianam pueri integri
Garçons parfaits
puellaeque canamus.
Et filles candides, chantons.

*

O Latonia, maximi
Ô fille de Latone
  magna progenies Iovis,
et du grand Jupiter,
  quam mater prope Deliam
à Délos, ta mère
deposiuit olivam,
sous les oliviers te fit naître

*

montium domina ut fores
toi, souveraine des monts
silvarumque virentium
et des vertes forêts,
saltuumque reconditorum
des fourrés isolés
amniumque sonantum:
aux échos des rivières ;

*

tu Lucina dolentibus
Toi nommée Juno Lucine
 Iuno dicta puerperis,
pendant les douleurs de l’enfantement,
 tu potens Trivia et notho es
puissante Trivia aux secrets envoûtements
 dicta lumine Luna.
dans la lumière de la Lune.

*

tu cursu, dea, menstruo
Toi, Déesse, dont par le mois
metiens iter annuum,
le cours de l’an mesure,
  rustica agricolae bonis
et contente le laboureur
 tecta frugibus exples.
par de considérables moissons.

*

sis quocumque tibi placet
Qu’importe l’auguste nom
 sancta nomine, Romulique,
qui te nomme, à la descendance de Romulus,
  antique ut solita es, bona
Et comme depuis tous ces ans, accorde
 sospites ope gentem.
Ton aide et ton secours.




Carmen Dianae
À IPSITHILLA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO







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Catulle – Catullus
POESIE XXXIV

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.





Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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Quousque eadem ? Poème de Gabriele d’ANNUNZIO (Sonnet) – Poesia & traduzione – Sonetto

Gabriele D’Annunzio
prince de Montenevoso

Traduction – Texte Bilingue
Poesia e traduzione

LITTERATURE ITALIENNE

 Gabriele d'Annunzio Traduction Artgitato Proses et Poèmes Italiens

Letteratura Italiana

Gabriele D’Annunzio
1863-1938

Traduction Jacky Lavauzelle

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(sonnet-sonetto)

Quousque eadem ?

Oh cessate! La musica mi stanca.
Cessez ! La musique me fatigue !
Ho disgusto del sogno come d’una
Je suis las du rêve comme d’une
bevanda troppo facile. Nessuna
boisson trop douceAucune
magia mi renderà quel che mi manca.
magie ne me rendra ce qui me manque.

*

Con quanto affanno il giovincello arranca
Avec beaucoup de peine le jeune homme boite
dietro l’amore, dietro la fortuna!
derrière l’amour, derrière la fortune !
La donna, se ben fa come la luna,
La femme, comme la lune,
è sempre quella, sia bruna, sia bianca.
est toujours à la fois sombre et blanche.

*

Estati, autunni, inverni, primavere,
Etés, automnes, hivers, printemps,
o vicende costanti, ore infinite,
ô événements incessants, heures interminables,
che stanchezza m’assale s’io vi penso!
quel épuisement m’étreint quand à vous je pense !

*

O stanchezza indicibile, d’avere
Ô fatigue indicible, d’avoir
sempre su ’l capo il ciel mite ed immite!
toujours sur la tête le ciel doux et tempétueux !
Chi potrà darmi un qualche nuovo senso?
Qui pourra me donner une nouveau frisson ?

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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FERNANDO DE HERRERA Traduction française de « Rojo sol que con hacha luminosa »

FERNANDO DE HERRERA
( 1534 – 1597 )

Fernando de Herrera Artgitato Soleil Rouge Rojo Sol que scarlet-sunset-1830 Turner

ROJO SOL QUE CON HACHA LUMINOSA
Soleil Rouge

Sonnet – Soneto

Rojo sol que con hacha luminosa
Soleil rouge qui, d’une torche flamboyante,
coloras el purpúreo alto cielo,
colore d’une couleur pourpre les hauteurs des cimes,
¿hallaste tal belleza en todo el suelo,
Peux-tu trouver une telle beauté sur ce sol,
que iguale a mi serena luz dichosa?
qui équivaut à ma lumière sereine et heureuse ?

*

Aura suave, blanda y amorosa
Douce, tendre et amoureuse brise
que nos halagas con tu fresco vuelo;
qui nous caresse dans la fraîcheur de son vol ;
cuando el oro descubre y rico velo
quand l’or se découvre sur la riche voile
mi luz, ¿trenza tocaste más hermosa?
de ma lumière, plus belle tresse peux-tu toucher ?

*

Luna, honor de la noche, ilustre coro
Lune, honneur de la nuit, illustre chœur
de los errantes astros y fijados
des errantes et des fixes étoiles
¿consideraste tales dos estrellas?
Peux-tu imaginer deux étoiles semblables ?

*

Sol puro, aura, luna, llamas de oro
Soleil pur, brise, lune, flammes d’or
¿oísteis mis dolores nunca usados?
As-tu entendu cette douleur démentielle ?
 ¿visteis luz más ingrata a mis
querellas?
As-tu vu lumière plus ingrate à mes soupirs ?

Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato