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VANDALES ET ANDALOUS – OS LUSIADAS IV-9 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Os Vândalos, na antiga valentia

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-9  LES LUSIADES IV-9
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-9
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
VANDALES ET ANDALOUS

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« Os Vândalos, na antiga valentia
« Les Vandales, dans leur antique énergie
Ainda confiados, se ajuntavam
    Toujours confiants, se réunissent aussi
Da cabeça de toda Andaluzia,
Au carrefour de toute l’Andalousie,
Que do Guadalquibir as águas lavam.
Là où du Guadalquivir coulent ses flots.
  A nobre Ilha também se apercebia,
D’Erythée, la noble île de Cadix se prépare également,
  Que antigamente os Tírios habitavam,
Celle où vivaient les Tyriens,
 Trazendo por insígnias verdadeiras
    Haut, ils portent gaillards
As Hercúleas colunas nas bandeiras.
  Les colonnes d’Hercule sur leurs étendards.

 

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-60 LES LUSIADES

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-60 LES LUSIADES III-60
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-60

OS LUSIADAS III-60

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 60
Strophe 60

III-60

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-60
LES LUSIADES III-60

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Précisions historiques

Camoes a évoqué du verset 42 au verset 54 la bataille d’Ourique qui sera gagné par le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I – Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) –
Alfonso sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Dans le sonnet, Camoes évoque la séquence suivante à partir de la bataille de Leiria. Cette bataille n’a pas la même portée symbolique d’Ourique qui méritait une dizaine de sonnets, il s’agissait de la Grande Victoire, grão vitória. Nous nous trouvons à 7 kilomètres du Campo de Ourique. Nous sommes ici à la limite entre le nouveau royaume et les possessions des musulmans Almohades. D’où les premiers vers de Camoes sur la conquête récente de la ville par les Mahométans. Paio Guterres da Cunha, un noble portugais, se fera remarquer à plusieurs reprises dans la défense du château de Leiria Nous le retrouverons aussi dans le siège par les maures de Lisbonne.
Les autres villes citées dans le sonnet 55 sont Arronches, petite ville de l’Alentejo, située à proximité de l’actuelle frontière avec l’Espagne et Scabelicastro – nommée Scalabis par les Romains, puis Shantarin par les Maures – s’appelle aujourd’hui Santarém et se trouve au nord de Lisbonne, dans le Ribatejo.
Sonnet 56, Alphonse Ier continue ses conquêtes avec Sintra et Mafra situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Sintra tombe en 1147. Les Monts de Sintra sont nommés les Montagnes de la Lune, serras da Lua ; lien fait entre Sintra et Cynthie. Cynthie est associée à Diane, la déesse de la Lune (Première Encyclopédie – Diderot – 1751 – Tome 4 : CYNTHIUS & CYNTHIA, surnoms d’Apollon & de Diane, ainsi appelés du mont Cynthie situé au milieu de l’île de Délos où ils avoient pris naissance.)
Sonnet 57, voici la ville de Lisbonne et des références à sa fondation par Ulysse. Dans la Première Encyclopédie, en 1765 (Tome 11), Louis de Jaucourt souligne à la définition Olysippo : « c’est ainsi que plusieurs auteurs écrivent le nom d’une ville très-ancienne, située à l’embouchure du Tage, & qui est aujourd’hui Lisbonne. Elle est si ancienne, que Solin a cru qu’elle avoit été fondée par Ulysse ; & Strabon même ne juge pas impossible qu’Ulysse ait été en Espagne. Dans le passage de Solin on lit : Ibi oppidum Olysipone Ulyxi conditum. Solin met ici un ablatif pour un nominatif ; car, selon l’usage de son tems, les noms de ville se mettoient à l’ablatif, & étoient regardés comme indéclinables. Ainsi Vopiscus dans la vie d’Aurelien dit, Copto & Plotemaïde urbes cepit. Dans Antonin, les noms sont de même à l’ablatif, tandis que chez les Grecs ils sont au génitif. » »
La Dardanie d’Asie Mineure est dans l’actuelle Anatolie du nord-ouest. Les Dardaniens et les Troyens sont ici confondus.
Les troupes qui viennent des régions boréales sont les troupes croisées des régions nordiques venues à la rescousse d’Alphonse Ier.
Sonnet 58 : 1147- Siège de Lisbonne -O Cerco de Lisboa –  précisions sur les troupes venues en renfort du nord de l’Europe, notamment la Germanie et la Grande-Bretagne actuelle, « la froide Bretagne« .
Sonnet 59 : 1147 – Siège de Lisbonne – précisions sur la durée du siège avec les indications lunaires – Le siège a duré presque cinq mois du 1er juillet au 25 octobre 1147.
Sonnet 60 – Lisbonne est libérée – Rappel de la résistance de cette courageuse cité. Nous parlons ici des guerriers Scythes. « On donna anciennement le nom de Scythes à tous les peuples du septentrion, principalement à ceux du septentrion de l’Asie ; car quoique plusieurs auteurs marquent des Scythes en Europe, & que Pline les donne pour des peuples limitrophes du Pont, conjointement avec les Dardaniens, les Triballiens, les Mœsiens & les Thraces ; ces Scythes sont plus souvent appelés Getes ou Sarmates, quand on veut les prendre dans un sens plus étendu. Presque toujours par le nom de Scythes, on entend des peuples Asiatiques. Aussi Pomponius Mela, lib. III. c. iv. après avoir dit que la Sarmatie était limitrophe de la Germanie, dont elle était séparée par la Vistule, ajoute, chap. v. que les confins de l’Asie se prennent à la Sarmatie, si ce n’est dans les pays perpétuellement couverts de neige, & où il faisait un froid insupportable ; pays qui étaient habités par les Scythes. » (Louis de Jaucourt & Diderot -L’Encyclopédie, Première Edition de 1751 Tome 14)
Le Bætis, ou Betis est le Guadalquivir d’aujourd’hui et représente, par extension, la province de l’Andalousie. Le texte suggère un rapprochement entre le nom Andalousie et Vandalie. C’est la thèse d’André de Resende, restaurateur des études classiques du Portugal.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Le siège de Lisbonne
O Cerco de Lisboa

Alfredo Roque Gameiro
1917

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« Desta arte enfim tomada se rendeu
« Par cet art, elle se rendit finalement
Aquela que, nos tempos já passados,
Celle qui, dans les temps anciens,
A grande força nunca obedeceu
Ne s’est jamais soumise à la force
Dos frios povos Cíticos ousados,
Des braves Scythes venus du froid
Cujo poder a tanto se estendeu
Dont la puissance à la fois s’étendait tant
Que o Ibero o viu e o Tejo amedrontados;
Que l’Ebre les vit et le Tage s’effraya ;
E enfim co’o Bétis tanto alguns puderam
Et aussi le Betis, traversé par quelques-uns,
Que à terra de Vandália nome deram.
Que la terre de Vandalie lui donna son nom.

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-60 CAMOES LUSIADES III-60
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

Antonio MACHADO : trad. Française de CAMINOS – Les Chemins

ANTONIO MACHADO
CAMINOS
Les Chemins

De la ciudad moruna
De la ville mauresque
tras las murallas viejas,
par-delà les vieux murs,
yo contemplo la tarde silenciosa,
je contemple l’après-midi tranquille,
 a solas con mi sombra y con mi pena.
seul avec mon ombre et ma peine.

*

 El río va corriendo,
La rivière court
entre sombrías huertas
au milieu des jardins ombragés
 y grises olivares,
et des oliviers gris,
por los alegres campos de Baeza
par les champs  joyeux de Baeza.

 Tienen las vides pámpanos dorados
Ils abritent les vignes aux branches dorées
 sobre las rojas cepas.
sur des cépages rouges.
Guadalquivir, como un alfanje roto
Guadalquivir, comme un coutelas cassé
 y disperso, reluce y espejea.
et dispersé, brille et miroite.

 Lejos, los montes duermen
Ailleurs, les montagnes ensommeillées
envueltos en la niebla,
enveloppées dans la brume,
niebla de otoño, maternal; descansan
dans le brouillard de l’automne, maternelle; reste
las rudas moles de su ser de piedra
les masses grossières des êtres de pierre
en esta tibia tarde de noviembre,
en ce chaleureux après-midi de novembre,
tarde piadosa, cárdena y violeta.
après-midi contemplatif, livide et violet.

*

 El viento ha sacudido
Le vent a secoué
los mustios olmos de la carretera,
la route des ormes,
levantando en rosados torbellinos
dans des remous tourbillonnent
 el polvo de la tierra.
la poussière de la terre.
 La luna está subiendo
la lune se lève
amoratada, jadeante y llena.
meurtrie, haletante et pleine.

*

 Los caminitos blancos
Les chemins blancs
se cruzan y se alejan,
se coupent et se fuient,
buscando los dispersos caseríos
à la recherche des hameaux disséminés
del valle y de la sierra.
de la vallée et de la montagne.
Caminos de los campos…
Les chemins du camp ….
¡Ay, ya, no puedo caminar con ella!
Oh non ! Je ne peux marcher avec elle !

Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato