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MA PURE LUMIÈRE – Sonnet de Fernando de Herrera – Mi pura Luz, si olvida el fértil suelo

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española
Soneto
Sonnet

FERNANDO DE HERRERA
Séville 1534 – Séville 1597

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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MA PURE LUMIÈRE
MI PURA LUZ

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Caspar David Friedrich, Lever de lune sur la mer, 1821
Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg

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Mi pura Luz, si olvida el fértil suelo
Ma pure Lumière, si tu oublies le sol fertile
que Betis enriquece en Occidente,
 que le Guadalquivir enrichit à l’Ouest,
y abre las frías nubes con ardiente
 et si tu transperces les nuages ​​froids d’ardents
rayo, esparciendo en torno el rico velo,
rayons, les dispersant de ton puissant voile,

el asiento más digno será el cielo
ton siège le plus digne sera le ciel
al sacro esplendor suyo reluciente,
brillant dans la splendeur sacrée,
y de allí con las llamas de su frente
 et de là les flammes de ton front
romperá el rigor duro al torpe hielo;
fracasseront la rigueur de la glace malavisée ;

o ya que aun no se debe a la belleza
ou si tu n’es pas encore dans cette beauté
sin el riesgo de ausencia, será el grado
 sans un risque d’absence, que tu sois le degré
 propio el pecho do yace obedecida;
du cœur qui terrasse le mensonge ;

que a tal valor del mundo la grandeza,
que la valeur du monde soit la grandeur,
o la alma en sus centellas encendida
 que l’âme en ses étincelles magnifiques
 es de esta excelsa Luz lugar sagrado.
soit ce lieu sacré où la Lumière excelle.


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LA POÉSIE DE FERNANDO DE HERRERA – LA POESIA DE FERNANDO DE HERRERA

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OS LUSIADAS II-48 LES LUSIADES – « Vereis a terra, que a água lhe tolhia »

OS LUSIADAS II-48 LES LUSIADES II-48
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-48

OS LUSIADAS II-48

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  48
Strophe 48

II-48

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

LES LUSIADES II-48
OS LUSIADAS II-48

 

« Vereis a terra, que a água lhe tolhia,
«Vous allez voir des terres du Mozambique, où l’eau est refusée,
Que inda há-de ser um porto mui decente,
Offrant un port sûr,
Em que vão descansar da longa via
Où pourront reposer, après une longue route,
As naus que navegarem do Ocidente.
Les navires qui naviguent de l’Occident.
  Toda esta costa enfim, que agora urdia
Tout cette côte, qui à présent propose
O mortífero engano, obediente
Un stratagème mortifère, obéissante,
Lhe pagará tributos, conhecendo
Prête à payer son tribut, avouant enfin
  Não poder resistir ao Luso horrendo.
Ne pas pouvoir résister au terrible Portugais.

 

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-48
OS LUSIADAS II-48

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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