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A CASCA DO MUNDO – Poema Jacky Lavauzelle – L’ECORCE DU MONDE (Sonnet)

Poésie – Poesia
*Jacky Lavauzelle poème A CASCA DO MUNDO - Poema Jacky Lavauzelle - L'ECORCE DU MONDE (Sonnet)





Poème Poema Jacky Lavauzelle

 


L’ECORCE DU MONDE
A CASCA DO MUNDO

Poème – Poema
Sonnet – Soneto
*

 

**

A Mellin de Saint-Gelais
(Angoulême 1491 – Paris 1558)

**

Au temps heureux de ma jeune ignorance
No momento feliz da minha jovem ignorância
Je pénétrais dans l’épaisse et dure écorce du monde

Eu penetrei a casca grossa e dura do mundo
Plus je pénétrais, plus je sentais la nuit et la transe
Quanto mais eu penetrei, quanto mais eu senti a noite e o transe
Moins je regrettais d’être loin des feuilles que le ciel féconde
Menos eu estava arrependido de estar longe das folhas que o céu fértil

*

Je glissais et rampais dans cette lente persévérance
Eu escorreguei e me arrastei nessa lenta perseverança
Afin qu’au bout de cette infinie racine enfin je renaisse
De modo que no final desta raiz infinita finalmente eu renasci
Sans lutte, sans peur, sans nulle souffrance
Sem luta, sem medo, sem sofrimento
  Y laissant ces maux qui toujours me blessent
Deixando esses males que sempre me machucam

*

J’ai traversé les cavités étroites de la terre sans effort
Eu cruzei as estreitas cavidades da terra sem esforço
Les éboulis, les déchets et les secrets enfouis
Os deslizamentos de terra, os lixos e segredos enterrados
Il s’est fallu longtemps pour que j’arrive au port
Demorou muito para eu chegar ao porto

*

Trouver ce rugueux repère qui m’avait ébloui
Encontre este marco difícil que me deslumbrou
Il s’est fallu longtemps pour que je vive au port
Demorou muito para eu morar no porto
Par qui j’oublie le tumultueux enfer des portes de la mort
Por quem eu esqueço o inferno tumultuoso dos portões da morte

*****




*******************

A une Dame

Au temps heureux que ma jeune ignorance
Receut l’enfant qui des dieux est le maistre,
Vous, congnoissant qu’il ne faisoit que naistre,
Voulustes bien le nourrir d’esperance.

Mais puis que vous et sa perseverance
L’avez faict grand plus qu’aultre oncq ne peult estre,
En lieu d’espoir vous le laissez repaistre
Seul à part luy de mon mal et souffrance.

Ne pour essay que je face, ou effort,
Possible m’est l’oster de sa demeure,
Car plus que moy il est devenu fort.

Maulgré moy donc il fault qu’il demeure,
Mais maulgré luy aussi ay ce confort,
Qu’il sortira au moins mais que je meure.

Mellin de Saint-Gelais

Mellin de Saint-Gelais par François Clouet

*********************

 

Poésie
*Jacky Lavauzelle poème

LE TORÉADOR ANDALOU (1603) SONNET DE GONGORA Hermosas damas, si la pasión ciega

**********************
LITTÉRATURE ESPAGNOLE
***********************

 

Luis de Góngora Sonnet
Góngora Poemas
***

Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 


 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets


Poésie de Luis de Góngora
*****

La poesía de Luis de Góngora

Hermosas damas, si la pasión ciega
*****

LE TORÉADOR ANDALOU
1603
****

SONNET – SONETO

**


El Gallo (Rafael Gómez Ortega)

********

Hermosas damas, si la pasión ciega
Belles dames, si l’aveugle passion
     
no os arma de desdén, no os arma de ira,
Ne vous arme ni de dédain ni de colère,
  
¿quién con piedad al andaluz no mira,
       Ne regardez-vous pas avec joie l’Andalou,
        
y quién al andaluz su favor niega?
    Et osez-vous lui refuser sa faveur ?

*

En el terrero, ¿quién humilde ruega,
Sur le parvis, qui prie humblement,
fïel adora, idólatra suspira?
Qui adore pieusement, qui soupire idolâtrement ?
¿Quién en la plaza los bohordos tira,
Qui, dans l’arène tire les banderilles,
 
mata los toros, y las cañas juega?
Et qui tue les taureaux ?

*

En los saraos, ¿quién lleva las más veces
Dans les soirées, qui s’attardent le plus
los dulcísimos ojos de la sala,
Sur les doux yeux charmants de la salle,
sino galanes del Andalucía?
Sinon les galants d’Andalousie ?

*

A ellos les dan siempre los jüeces,
Les juges leur donnent toujours,
en la sortija, el premio de la gala,
Le prix de la grâce d’un anneau,
en el torneo, de la valentía.
Pendant le tournoi, le prix du courage.



 

**********************

LE PLUS BEAU GÉNIE
QUE L’ESPAGNE AIT PRODUIT

De manière qu’avec cela et ce que je pouvais avoir grappillé dans les petites commissions dont on avait chargé mon intégrité, je fus en état, en arrivant à Madrid, de me mettre proprement. Ce que je ne manquai pas de faire, quoique les écrivains de notre nation ne se piquent guère de propreté. Je connus bientôt Lope de Vega Carpio, Miguel Cervantès de Saavedra et les autres fameux auteurs ; mais, préférablement à ces grands hommes, je choisis pour mon précepteur un jeune bachelier cordouan, l’incomparable don Luis de Gongora, le plus beau génie que l’Espagne ait jamais produit. Il ne veut pas que ses ouvrages soient imprimés de son vivant ; il se contente de les lire à ses amis. Ce qu’il a de particulier, c’est que la nature l’a doué du rare talent de réussir dans toutes sortes de poésies. Il excelle principalement dans les pièces satiriques. Voilà son fort. Ce n’est pas, comme Lucilius, un fleuve bourbeux qui entraîne avec lui beaucoup de limon ; c’est le Tage qui roule des eaux pures sur un sable d’or.

Alain-René Lesage
Histoire de Gil Blas de Santillane
Chapitre XIII
Éditions Garnier
1920
Tome 2

 

BELLE IDOLE – Góngora Poemas DE PURA HONESTIDAD TEMPLO SAGRADO

**********************
LITTERATURE ESPAGNOLE
***********************

 

Luis de Góngora Sonnet
Góngora Poemas
***

Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 


 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets


Poésie de Luis de Góngora
*****

La poesía de Luis de Góngora

De pura honestidad templo sagrado
*****

La poesía de Luis de Góngora

**

De pura honestidad templo sagrado,
De pure honnêteté temple sacré,
Cuyo bello cimiento y gentil muro
Avec doux ciment et agréable mur
De blanco nácar y alabastro duro
De nacre blanc et d’albâtre dur
 Fue por divina mano fabricado;
Par une divine main fabriqué ;

*

Pequeña puerta de coral preciado,
Petite porte de corail précieux,
Claras lumbreras de mirar seguro,
Luminaires clairs pour la sécurité des yeux,
Que a la esmeralda fina el verde puro
Qui à la fine émeraude le pur vert
Habéis para viriles usurpado;
Avez virilement usurpé ;

*

Soberbio techo, cuyas cimbrias de oro
Superbe toit, dont les cintres d’or
Al claro Sol, en cuanto en torno gira,
Au clair Soleil, sur chaque coin
Ornan de luz, coronan de belleza;
S’orne de lumière, couronne de beauté ;

*

Ídolo bello, a quien humilde adoro,
Belle idole, qu’humble j’adore,
Oye piadoso al que por ti suspira,
Entends qui pieusement soupire après toi,
Tus himnos canta, y tus virtudes reza.
Qui chante tes hymnes et qui loue tes vertus.



 

**********************

LE PLUS BEAU GÉNIE
QUE L’ESPAGNE AIT PRODUIT

De manière qu’avec cela et ce que je pouvais avoir grappillé dans les petites commissions dont on avait chargé mon intégrité, je fus en état, en arrivant à Madrid, de me mettre proprement. Ce que je ne manquai pas de faire, quoique les écrivains de notre nation ne se piquent guère de propreté. Je connus bientôt Lope de Vega Carpio, Miguel Cervantès de Saavedra et les autres fameux auteurs ; mais, préférablement à ces grands hommes, je choisis pour mon précepteur un jeune bachelier cordouan, l’incomparable don Luis de Gongora, le plus beau génie que l’Espagne ait jamais produit. Il ne veut pas que ses ouvrages soient imprimés de son vivant ; il se contente de les lire à ses amis. Ce qu’il a de particulier, c’est que la nature l’a doué du rare talent de réussir dans toutes sortes de poésies. Il excelle principalement dans les pièces satiriques. Voilà son fort. Ce n’est pas, comme Lucilius, un fleuve bourbeux qui entraîne avec lui beaucoup de limon ; c’est le Tage qui roule des eaux pures sur un sable d’or.

Alain-René Lesage
Histoire de Gil Blas de Santillane
Chapitre XIII
Éditions Garnier
1920
Tome 2

 

 

JE T’AI RENCONTREE – SONNET D’ALPHONSUS DE GUIMARAENS – ENCONTREI-TE – SONETO DE ALPHONSUS DE GUIMARAENS

La Poésie de Alphonsus de Guimaraens
Poema de Alphonsus de Guimaraens




Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Alphonsus de Guimaraens
1823 – 1864
Alphonsus_de_Guimaraens_(facing_left)




Encontrei-te

um poema d’Alphonsus de Guimaraens

un poème d’Alphonsus de Guimaraens

SONNET
Je t’ai rencontrée

Traduction Jacky Lavauzelle
Je t'ai rencontré Encontrei-te Soneto Sonnet d'Alphonsus de Guimaraens Artgitato Van Gogh Nuit Etoilée

 

Encontrei-te. Era o mês… Que importa o mês? Agosto,
Je t’ai rencontrée. C’était le mois … Qu’importe le mois ? Août
Setembro, outubro, maio, abril, janeiro ou março,
Septembre, octobre, mai, avril, janvier ou mars,
Brilhasse o luar que importa? ou fosse o sol já posto,
Qu’importe si la lune brillait ? ou était-ce le coucher du soleil,
No teu olhar todo o meu sonho andava esparso.
Dans tes yeux tout mon rêve marchait épars.

Que saudades de amor na aurora do teu rosto!
Que de nostalgie d’amour à l’aube de ton visage !
Que horizonte de fé, no olhar tranquilo e garço!
Quel horizon de foi, dans le regard tranquille et vert !
Nunca mais me lembrei se era no mês de agosto,
Jamais  je n’ai su si c’était au mois d’août,
Setembro, outubro, abril, maio, janeiro, ou março.
Septembre, octobre, avril, mai, janvier ou mars.

Encontrei-te. Depois… depois tudo se some
Je t’ai rencontrée. Après … après tout
Desfaz-se o teu olhar em nuvens de ouro e poeira.
ton regard s’est défait en nuages d’or et de poussières.
Era o dia… Que importa o dia, um simples nome?
C’était le jour … Qu’importe le jour, ce simple nom  ?

Ou sábado sem luz, domingo sem conforto,
Ou un samedi sans lumière, un dimanche incommode,
Segunda, terça ou quarta, ou quinta ou sexta-feira,
Lundi, mardi ou mercredi ou jeudi ou vendredi,
Brilhasse o sol que importa? ou fosse o luar já morto?
Qu’importe que brille le soleil ? ou était-ce une lune déjà morte ?

********

um poema d’Alphonsus de Guimaraens
un poème d’Alphonsus de Guimaraens
Encontrei-te

La Poésie de Luis de Góngora – La poesía de Luis de Góngora

**********************
LITTERATURE ESPAGNOLE
***********************

 

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 




Luis de Góngora y Argote
1561-1627

 




Poésie de Luis de Góngora
*****

La poesía de Luis de Góngora


*****

Traduction Jacky Lavauzelle

***

A una Rosa
A une Rose
Soneto-Sonnet

Ayer naciste, y morirás mañana.
Née hier et morte demain.
Para tan breve ser, ¿quién te dio vida ?
Pour être aussi brève, qui t’as donnée la vie?

A una rosa Gongora Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**

¿ Cuál del Ganges marfil, o cuál de Paro
 
Quel est cet ivoire du Gange, ou de Paros
Soneto – Sonet- 1583

¿ Cuál del Ganges marfil, o cuál de Paro
Par quel ivoire du Gange, ou de Paros
blanco mármol, cuál ébano luciente,
le marbre blanc, par quel brillant ébène,


**
Cual parece al romper de la mañana
Elles semblent rompre le matin
Soneto – Sonnet-1582

Cual parece al romper de la mañana
Elles semblent rompre le matin
aljófar blanco sobre frescas rosas,
ces perlières blanches sur les fraîches roses,

**

De Pura honestidad templo sagrado
BELLE IDOLE
Soneto – Sonnet

De pura honestidad templo sagrado,
De pure honnêteté temple sacré,
Cuyo bello cimiento y gentil muro
Avec doux ciment et agréable mur

**

Descaminado, enfermo, péregrino
Epuisé et malade, pèlerin
Soneto – Sonnet – 1594

Descaminado, enfermo, péregrino
Epuisé et malade, pèlerin
en tenebrosa noche, con pie incierto
dans la nuit sombre, incertaine à pied

**
En el cristal de tu divina mano
LE PLUS DOUX DES POISONS

Soneto-Sonnet
1609

En el cristal de tu divina mano  
Dans le cristal de ta divine main
de Amor bebí el dulcísimo veneno,
de l’Amour j’ai bu le plus doux poison,

**
Este, a Pomona cuando ya no sea
Consacré à Pomone, cet édifice

Soneto -Sonnet-1609
LE GRAND PASTEUR DES FLEURS

Este, a Pomona cuando ya no sea,
Consacré à Pomone, cet édifice
edificio al silencio dedicado 
qui n’est pas dédié au silence

Este a Pomona cuando ya no sea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

**

Fábula de Polifemo y Galatea –Fable de Polyphème et Galatée
1612 :
Introduction
Première partie- 1
Seconde partie – 2 

Fábula de Polifemo y Galatea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**

Grandes, más que elefantes y que abadas
Grands, mais
plus que les éléphants et les abbayes Sonato- Sonnet -1588

Grandes, más que elefantes y que abadas,
Grands, mais plus que les éléphants et les abbayes,
 títulos liberales como rocas,
titres libéraux comme les roches,

Grandes más que elefantes y que abadas Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

Hermosas damas, si la pasión ciega
LE TOREADOR ANDALOU
Soneto – Sonnet – 1603

Hermosas damas, si la pasión ciega
Belles dames, si l’aveugle passion
     
no os arma de desdén, no os arma de ira,
Ne vous arme ni de dédain ni de colère,

**

Inscripción para el sepulcro de Dominico Greco
Inscription pour le sépulcre du Greco (Soneto- Sonnet- ~1614)

Esta en forma elegante, oh peregrino,
C’est dans cette forme élégante, Ô pèlerin,
de pórfido luciente dura llave,
brille la clef du dur porphyre,

**


Mariposa no solo no cobarde
Le papillon non seulement n’est pas un lâche
Soneto-Sonnet-1623

Mariposa, no solo no cobarde,
Le papillon non seulement n’est pas un lâche,
 mas temeraria, fatalmente ciega,
mais il est téméraire, fatalement aveugle,

Mariposa no solo no cobarde Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**
Mientras por competir con tu cabello
Pour rivaliser avec ta chevelure
Soneto- Sonnet-1582

Mientras por competir con tu cabello,
Pour rivaliser avec ta chevelure
oro bruñido al sol relumbra en vano;
Le soleil d’or bruni brille en vain

Mientras por competir con tu cabello Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**

No enfrene tu gallardo pensamiento
Aucun frein à ta gaillarde pensée
Soneto – Sonnet – 1584
LA MER DE LA PEUR

No enfrene tu gallardo pensamiento
Aucun frein à ta gaillarde pensée
 del animoso joven mal logrado
d’une fougueuse jeunesse mal maîtrisée

No enfrene tu gallardo pensamiento Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**
Oh marinero, tú que, cortesano
Ô Matelot, toi qui, courtisan
Soneto – Sonnet -1609
LA SECONDE MER NAPOLITAINE

Oh marinero, tú que, cortesano,
Ô Matelot, toi qui, courtisan,
al palacio le fías tus entenas,
au palais ta voile tu négocies,

Oh marinero Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet Oh marinero tú que cortesano

**
Peinaba al sol Belisa sus cabellos
Bélise peignait
ses cheveux au soleil
Soneto-Sonnet-1620

Peinaba al sol Belisa sus Cabellos
Bélise peignait ses cheveux au soleil
con peine de marfil, con mano bella,
avec un peigne en ivoire, de sa belle main,

Peinaba al sol Belisa sus cabellos Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**
Sacros, altos, dorados capiteles
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
Soneto-Sonnet-1589
CE SECOND SALOMON
L’Escurial

Sacros, altos, dorados capiteles,
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
que a las nubes borráis sus arreboles,
qu’aux nuages dérobent la lumière,

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet**

¿Son de Tolú, o son de Puerto Rico
Sont-elles de Tolu ou de Porto-Rico
Soneto – Sonnet – 1609

¿Son de Tolú, o son de Puerto Rico 
Sont-elles de Tolu ou de Porto-Rico
ilustre y hermosísima María,
illustre et belle Marie,

Son de Tolú, o son de Puerto Rico Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**
Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
Soneto – Sonnet – 1585
CENT MILLE COULEURS

Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
del verde honor privó las verdes plantas,
de leur verdure a privé les plantes vertes,

Tres veces de Aquilón 1585 Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

**
Varia imaginación, que en mil intentos
Variante imagination que, par mille tentatives Soneto – Sonnet – 1584

Varia imaginación, que en mil intentos,
Variante imagination que, par mille tentatives,
a pesar, gastas, de tu triste dueño
tu dépenses, malgré ton triste maître

Varia imaginación que en mil intentos Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet



 

 

 

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Fábula de Polifemo y Galatea de Luis de GONGORA Fable de Polyphème et Galatée- Texte & Traduction INTRODUCTION

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Fábula de Polifemo y Galatea
Fable de Polyphème et Galatée

AL SEÑOR CONDE DE NIEBLA
au seigneur comte de Niebla

INTRODUCTION
1612

Fábula de Polifemo y Galatea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 Fábula de Polifemo y Galatea
Fable de Polyphème et Galatée
1612

Estas que me dictó, rimas sonoras,
Ces rimes sonores m’ont été dictées
Culta sí aunque bucólica Talía,
Par la cultivée mais néanmoins bucolique Thalie,
Oh excelso Conde, en las purpúreas horas
Ô excellent comte, dans ces heures pourpres
Que es rosas la alba y rosicler el día,
Où les roses sont à l’aube et le jour est à la rosée
Ahora que de luz tu niebla doras,
Maintenant que de lumière tu dores la nuée,
Escucha, al son de la zampoña mía,
Ecoute, au son de mon chalumeau,
Si ya los muros no te ven de Huelva
Puisque les murs de Huelva ne te voient pas
Peinar el viento, fatigar la selva.
Brosser le vent, fatiguer la forêt.
Templado pula en la maestra mano
La main du maître trempe
El generoso pájaro su pluma,
Le généreux oiseau par sa plume,
O tan mudo en la alcándara, que en vano
Ou si muet en la perche, qu’en vain
Aun desmentir el cascabel presuma;
Bien qu’il démentisse la clochette ;
Tascando haga el freno de oro cano
Rongeant le frein d’or gris
Del caballo andaluz la ociosa espuma;
Du cheval andalou la mousse écumante ;
 Gima el lebrel en el cordón de seda,
Gémissant le lévrier, dans le cordon de soie,
Y al cuerno al fin la cítara suceda.
au son du cor, ou de la cithare qui lui succède.
Treguas al ejercicio sean robusto,
Que l’exercice robuste se terminant soit
Ocio atento, silencio dulce, en cuanto
Un loisir attentif, un doux silence, comme
Debajo escuchas de dosel augusto
sous le dais auguste quand tu écoutes
Del músico jayán el fiero canto.
Du géant musicien la chanson fière.
Alterna con las Musas hoy el gusto,
Alternant avec les Muses le goût, ce jour,
Que si la mía puede ofrecer tanto
Que si la mienne peut offrir tel
Clarín -y de la Fama no segundo-,
Clairon – et qui ne soit pas le second de la Renommée-,
Tu nombre oirán los términos del mundo.
Les termes du mondes entendront ton nom..

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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CE SECOND SALOMON Luis de GONGORA SONNET (1589) SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES

Luis de Góngora Sonnet
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES
1589

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Sacros, altos, dorados capiteles

Sacrés, élevés, chapiteaux dorés

Sacros, altos, dorados capiteles,
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
que a las nubes borráis sus arreboles,
qu’aux nuages dérobent la lumière,
Febo os teme por más lucientes soles,
Phébus vous craint pour des soleils pleins de brillances,
y el cielo por gigantes más crüeles.
et le ciel pour des géants terriblement cruels.

**

Depón tus rayos, Júpiter, no celes
Abandonne tes rayons, Jupiter, ne cache pas
los tuyos, Sol; de un templo son faroles,
les tiens, Soleil ; du temple ils sont les lumières
que al mayor mártir de los españoles
qu’au plus grand martyr des espagnoles
erigió el mayor rey de los fiïeles,
on érigea le plus grand roi des fidèles,

**

religiosa grandeza del monarca
religieuse grandeur du monarque
cuya diestra real al nuevo mundo
dont la main droite au nouveau monde
abrevia, y el oriente se le humilla.
réduisit, et à l’Orient posséda.

**

Perdone el tiempo, lisonjee la Parca,
Pardonne le temps, que la Parque flatte
la beldad desta octava maravilla,
la beauté de cette huitième merveille,
 los años deste Salomón segundo.
et les années de ce second Salomon.

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LA POESIE DE GONGORA

***********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LE GRAND PASTEUR DES FLEURS – Sonnet de Luis de GONGORA (1609) ESTE A POMONA CUANDO YA NO SEA

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Este a Pomona cuando ya no sea
1609

Este a Pomona cuando ya no sea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Este, a Pomona cuando ya no sea

Consacré à Pomone, cet édifice

 

Este, a Pomona cuando ya no sea,
Consacré à Pomone, cet édifice
edificio al silencio dedicado 
qui n’est pas dédié au silence
 (que si el cristal lo rompe, desatado,
(car si le cristal le brise, sans retenue,
 süave el ruiseñor lo lisonjea),
suave, le rossignol le flatte)

**

dulce es refugio donde se pasea 
doux est le refuge où passe
la quïetud, y donde otro cuidado 
la quiétude, et où d’autres soucis
 despedido, si no digo burlado, 
raillés je ne dis pas moqués,
de los términos huye, desta aldea.
fuient les maisons de ce village.

**

Aquí la primavera ofrece flores 
Ici le printemps offre des fleurs
al gran pastor de pueblos, que enriquece 
au grand pasteur des peuplesqui enrichit
de luz a España, y gloria a los Venegas. 
de lumière l’Espagne, et de gloire des Vénégas.

**

Oh peregrino, tú, cualquier que llegas, 
Ô pélerin, toi,  d’où que tu viennes
paga en admiración las, que te ofrece 
paie en admiration, ce qui t’est offert par
el huerto, frutas, y el jardín, olores.
le verger
, les fruits et le jardin des senteurs.

************

SONNET DE LUIS DE GONGORA

*************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*************

LA SECONDE MER NAPOLITAINE – Poème LUIS DE GONGORA (1609) Oh marinero

Poème Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Sonetos – Sonnets

OH MARINERO LUIS DE GONGORA

Ô MATELOT
1609

Oh marinero Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet Oh marinero tú que cortesano

 

Oh marinero, tú que, cortesano

Ô matelot, toi qui, courtisan

Oh marinero, tú que, cortesano,
Ô Matelot, toi qui, courtisan,
al palacio le fías tus entenas,
au palais ta voile tu négocies,
al palacio real, que de sirenas
au  palais royal, qui avec ses sirènes
es un segundo mar napolitano,
est
une seconde mer napolitaine,

**

 los remos deja, y una y otra mano
oublie les rames, et avec l’une et l’autre mains
de las orejas las desvía apenas,
de tes oreilles éloigne-les simplement,
que escollo es, cuando no Sirte de arenas,
c’est un écueil, lorsqu’il n’y a plus de sable à Syrte,
la dulce voz de un serafín humano.
que la douce voix de séraphin humain.

 **

Cual su acento, tu muerte será clara
Quels accentsta mort sera éclatante
si espira suavidad, si gloria espira
si jaillit la suavité, si jaillit la gloire
  su armonía mortal, su beldad rara.
de son harmonie mortelle, sa beauté rare.

 **

Huye de la que, armada de una lira,
Fuis devant celle qui, armée d’une lyre,
si rocas mueve, si bajeles para,
si bougeant les rochers, si bloquant les navires,
cantando mata al que matando mira.
tue en chantant celui qu’elle regarde en mourant.

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POEME LUIS DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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CENT MILLE COULEURS – Poème de GONGORA – TRES VECES DE AQUILON

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

TRES VECES DE AQUILON
1585

Tres veces de Aquilón 1585 Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Poème de GONGORA

Tres veces de Aquilón

Trois fois de l’Aquilon

Tres veces de Aquilón el soplo airado
Trois fois de l’Aquilon le souffle enragé
del verde honor privó las verdes plantas,
de leur verdure a privé les plantes vertes,
y al animal de Colcos otras tantas
et de l’animal de Colchide tant de fois
 ilustró Febo su vellón dorado,
Phébus a illustré sa toison dorée

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después que sigo (el pecho traspasado
depuis que je suis (la poitrine transpercée
de aguda flecha) con humildes plantas,
d’une flèche pointue) d’un humble pas,
 ¡oh bella Clori!, tus pisadas santas
ô belle Chloris ! tes saintes empreintes
por las floridas señas que da el prado.
par les signes des fleurs qui jonchent la prairie.

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A vista voy (tiñendo los alcores
Je veux voir (colorant les collines
en roja sangre) de tu dulce vuelo, 
de sang rouge) de ton doux envol,
que el cielo pinta de cien mil colores,
que le ciel peint de cent mille couleurs,

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tanto, que ya nos siguen los pastores
Alors que nous suivent déjà les pasteurs
por los extraños rastros que en el suelo
par les traces étranges que sur le sol
dejamos, yo, de sangre, tú, de flores.
nous laissons, moi par le sang, toi par des fleurs.

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POEME DE GONGORA

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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