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L’AUBE – AKAKI TSERETELI – აკაკი წერეთელი – Poème Géorgien – განთიადი – 1892

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akaki tsereteli
akaki tsereteli
POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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აკაკი წერეთელი
Akaki Tsereteli
Акакий Церетели

9 ივნისი 1840 – 26 იანვარი 1915
9 juin 1840 – 26 janvier 1915
9 июня 1840 – 26 янвье 1915

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

Akaki Tsereteli

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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განთიადი
L’AUBE
1892

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Akaki Tsereteli est honoré au Panthéon de Mtatsminda, le Panthéon National Géorgien, მთაწმინდის პანთეონი

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L'aube Akaki Tsereteli
Photo Jacky Lavauzelle

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მთაწმინდა ჩაფიქრებულა,
mtats’minda chapikrebula,
Pensive, la colline Mtatsminda,
შეჰყურებს ცისკრის ვარსკვლავსა;
shehq’urebs tsisk’ris varsk’vlavsa;
Regarde l’étoile de l’aube.
მნათობი სხივებს მაღლით ჰფენს
mnatobi skhivebs maghlit hpens
Les rayons de la lune illuminent
თავდადებულის საფლავსა.
tavdadebulis saplavsa.
La tombe du cavalier sacré.

დადუმებულა მთაწმინდა,
dadumebula mtats’minda,
Silencieuse, la colline Mtatsminda,
ისმენს დუდუნსა მტკვრისასა:
ismens dudunsa mt’k’vrisasa:
Écoute les eaux du Mtkvari :
მდინარე ნანას უმღერის
mdinare nanas umgheris
La rivière troublée chante
რაინდსა, ურჩსა მტრისასა…
raindsa, urchsa mt’risasa…
Notre cavalier, émue…

მთაწმინდა გულში იხუტებს
mtats’minda gulshi ikhut’ebs
Mtatsminda, contre son cœur,
საშვილიშვილო სამარეს,
sashvilishvilo samares,
Place cette sépulture, tendrement,
მამადავითსა ავედრებს,
mamadavitsa avedrebs,
Elle prie pour tous ceux tombés
აბარებს ქვეყნის მოყვარეს…
abarebs kveq’nis moq’vares…
Par amour pour le pays…

მგოსანი გრძნობამორევით
mgosani grdznobamorevit
Une sombre inquiétude
თვალს ავლებს არემარესა.
tvals avlebs aremaresa.
Plane au-dessus des cimes.
და გულის-პასუხს ნარნარად
da gulis-p’asukhs narnarad
Une voix serpente
უმღერის ტურფა მხარესა:
umgheris t’urpa mkharesa:
Et clame sa supplique :

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო,
chemo samshoblo mkhareo,
Ô tendre patrie,
სნეული დავბრუნებულვარ,
sneuli davbrunebulvar,
Tu soulages les désespérés,
მკურნალად შემეყარეო!…
mk’urnalad shemeq’areo!…
Et tu réchauffes les cœurs !…

“ვერ ავიტანე ობლობა,
“ver avit’ane obloba,
« Qu’il est dur d’être loin de toi,
სისხლის ცრემლები ვღვარეო;
siskhlis tsremlebi vghvareo;
A verser des larmes de sang ;
წამძლია სულმა და გულმა,
ts’amdzlia sulma da gulma,
L’âme et le cœur désemparés,
შენს ნახვას დავეჩქარეო.
shens nakhvas davechkareo.
N’espèrent qu’un retour rapide.

“წინ მომეგებენ ღიმილით
“ts’in momegeben ghimilit
« En attendant de retrouver
შენი მზე, შენი მთვარეო,
sheni mze, sheni mtvareo,
Ton soleil, ta lune,
გუნდი და გუნდი ვარსკვლავი,
gundi da gundi varsk’vlavi,
Je parcours les étoiles,
მოკაშკაშ-მოელვარეო.
mok’ashk’ash-moelvareo.
A la recherche d’un peu de ta lumière.

“გულში იფეთქა სიამემ,
“gulshi ipetka siamem,
« Les joies dans mon cœur,
სევდები უკუვყარეო, –
sevdebi uk’uvq’areo, –
Ont balayé les tristesses,
ია და ვარდი დამჭკნარი
ia da vardi damch’k’nari
Si jamais elles ne reviennent
ხელახლად გამიხარეო!…
khelakhlad gamikhareo!…
Que ma Patrie vienne à mon secours…

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
სულის ჩამდგმელო მხარეო,
sulis chamdgmelo mkhareo,
Mon âme s’échappe vers vous,
შენი ვარ, შენთვის მოვკვდები,
sheni var, shentvis movk’vdebi,
Je suis à vous, prêt à mourir,
შენზედვე მგლოვიარეო!…
shenzedve mgloviareo!…
En attendant, je pleure !

“ნურც მკვდარს გამწირავ, ნურც ცოცხალს,
“nurts mk’vdars gamts’irav, nurts tsotskhals,
« N’oublie pas tes morts et ceux qui espèrent,
ზე კალთა დამაფარეო…
ze k’alta damapareo…
Porte-les à ton sommet…
და, რომ მოვკვდები, გახსოვდეს,
da, rom movk’vdebi, gakhsovdes,
Et si je meurs, rappelle-toi,
ანდერძი დავიბარეო:
anderdzi davibareo:
Ma dernière volonté :

“დედა-შვილობამ, ბევრს არ გთხოვ:
“deda-shvilobam, bevrs ar gtkhov:
« Ô mère Patrie, je ne te demande pas grand chose :
 შენს მიწას მიმაბარეო!…
shens mits’as mimabareo!…
Me coucher dans ta terre !
ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო!”
chemo samshoblo mkhareo!”
Tendre patrie ! « 

1892 წ.

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MONUMENT ILIA & AKAKI
SCULPTURE DEVALENTIN TOPURIDZE  ილიასა და აკაკის ძეგლი 
TBILISSI – თბილისი

Ilia & Akiki – Monument à Tbilissi – Akiki Tsereteli à droite

VALENTIN TOPURIDZE : ILIA & AKAKI – ილიასა და აკაკის ძეგლი – TBILISSI – თბილისი

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POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

LITTERATURE GEORGIENNE – LA POESIE GEORGIENNE ქართული პოეზია

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LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

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SCENES DE LA VIE GEORGIENNE 1862 par Henri Cantel
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE

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LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
Kartuli Literaturi

LES POETES GEORGIENS
ქართველი პოეტები
Kartveli Poetebi
LA POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia


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LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI – ნიკოლოზ ბარათაშვილი par Boris Tsibadze – 1976 à Tbilissi

NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე 
 O brinco
1839
Traduction Française et traduction portugaise

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MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI
ფიქრნი მტკვრის პირას

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Prince RAPHAËL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

1824 – 1901

Raphaël Eristavi – Raphiel Eristavi

LA TERRE
Pensées de Sessia
სესიას ფიქრები

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 PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი

29 juin 1894 – 22 juillet 1937
29 ივნისი 1894 –  22 ივლისი 1937

TBILISSI
თბილისი

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GIORGI LEONIDZE
გიორგი ლეონიძე

27 დეკემბერი, 1899 – 9 აგვისტო, 1966
27 septembre 1899 – 9 août 1966

 

LES NOTES DE VOYAGE
მოგზაურობა სამშობლოში
mogzauroba samshobloshi

2. ანანური
2. ananuri

6. თემურის ხანძართ ნატისუსალი…
6. temuris khandzart nat’isusali…
6. Les massacres de Tamerlan …

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poésie Jacky Lavauzelle

 VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

არწივი
L’AIGLE
DER ADLER
A ÁGUIA
L’AQUILA

***

 

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 Ilia TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე

გაზაფხული
Le Printemps
1861

*

ელეგია
Elégie
1859

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აკაკი წერეთელი
AKAKI TSERETELI
1840-1915

 გაზაფხული
Le Printemps

*

განთიადი
L’AUBE
 1892

*

თორნიკე ერისთავი
LE SABLE DE LA MER

(ისტორიული პოემა)
(poème historique)

ვინ დასთვალოს ზღვაში ქვიშა
vin dastvalos zghvashi kvisha
Qui va calculer le nombre de grains de sable dans la mer ?

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MONUMENT ILIA & AKIKI à TBILISSI
(ილია ჭავჭავაძე Ilia Tchavtchavadze & აკაკი წერეთელი Akaki Tsereteli)

Ilia & Akiki – Ilia Tchavtchavadze à gauche & Akaki Tsereteli à droite

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LA GEORGIE
UNE TERRE QUI FASCINE LES POETES

Comme le soulignait Eugène-Melchior de Vogüé, en 1884, la Géorgie a été une terre aimée des grands poètes russes :

« Durant la première moitié de ce siècle, le Caucase fut pour la Russie ce que l’Afrique était pour nous, une terre d’aventures et de rêves, où les plus fous et les plus forts allaient jeter leur gourme de jeunesse. Mais tandis qu’Alger ne nous renvoyait que de bons officiers, Tiflis rendait des poètes. On comprend la fascination de ce pays merveilleux ; il offrait aux jeunes Russes ce qui leur manquait le plus : des montagnes, du soleil, de la liberté. Là-bas, tout au bout de l’accablante plaine de neige, l’Elbrouz, « la cime des bienheureux, » dressait dans l’azur ses glaciers étincelans. Par-delà la montagne, c’était l’Asie et ses féeries, nature superbe, peuples pittoresques, torrens chantans sous les platanes, filles de Kabarda dansant dans les aouls du Térek ; la large vie des bivouacs dans la forêt, la gloire ramassée sous le drapeau des héros légendaires : Paskévitch, Yermolof, Rariatinsky. Tous ceux qui étaient blasés ou croyaient l’être dans les ennuis de Pétersbourg couraient là-bas ; à tous on pouvait appliquer le vers de Musset :
Ils avaient la Lara, Manfred et le Corsaire ;
et l’obsession de Byron était si forte sur cette génération que leurs yeux prévenus voyaient l’Orient, où ils vivaient, à travers la fantaisie du poète. Tous jouaient au Childe-Harold et rapportaient des vers dont quelques-uns seront immortels. Ce fut au Caucase que débutèrent Pouchkine, Griboyédof, Lermontof ; mais, dans le Prisonnier du Caucase de Pouchkine comme dans le Démon de Lermontof, la leçon apprise transfigure les paysages et les hommes, les sauvages Lesghiennes sont de touchantes héroïnes, sœurs d’Haïdée et de la Fiancée d’Abydos. »

Eugène-Melchior de Vogüé
Les Grands écrivains russes contemporains
Revue des Deux Mondes
Troisième Période
Tome 64
1884

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LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE
Géorgie
საქართველო

La fontaine Bartholdi – place des Terreaux-Frédéric Auguste Bartholdi 1892 – LYON

FRANCE
LA FONTAINE BARTHOLDI
Montaigu de Quercy Jacky Lavauzelle

 


 PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

Photo Jacky Lavauzelle

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LYON

 

LA FONTAINE BARTHOLDI
*
Le Char Triomphal de la Garonne
*
Place des Terreaux
Ier Arrondissement de Lyon

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Photo Jacky Lavauzelle

LE QUADRIGE DE BARTHOLDI FUMAIT DES NASEAUX

« Place des Terreaux, devant le vieux palais noir qui vit mourir Cinq-Mars, mademoiselle Dax s’arrêta encore pour regarder si le quadrige de Bartholdi fumait des naseaux. Les énormes chevaux de plomb bondissent au milieu d’une cascade, et un artifice du fondeur a fait jaillir des bouches et des narines un souffle visible d’eau pulvérisée. La machine jouait ; le quadrige fumait ; enfantine, mademoiselle Dax contempla une grande minute. Plantée ainsi devant la cascade, sa silhouette de grande fille robuste attira un passant, qui vint la frôler. »
Claude Farrère
Mademoiselle Dax
Première Partie
Paris, Henri Jonquières et Cie, éditeurs, 1922

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

Photo Jacky Lavauzelle

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BARTHOLDI
LE GENIE DU GRAND SCULPTEUR
par
PIERRE DE COUBERTIN

Elle reçut à cet égard communication d’un projet dû au génie du grand sculpteur Bartholdi. Deux ans avant j’avais pensé à commémorer par un monument approprié le renouveau de la gymnastique et des sports — et c’est à lui que j’en avais parlé. Bartholdi s’était passionné pour cette idée et dans une lettre, après l’avoir creusée, il me disait peu de temps avant sa mort : « Je placerai au centre la Meta, la borne fatidique autour de laquelle, dans le Stade, la lutte, s’avivant, devenait plus audacieuse et plus âpre — cette borne où la terreur superstitieuse des anciens installait une divinité subalterne, méchante et sournoise, empressée à tromper et à perdre les concurrents. Contre le marbre poli viendra se ruer la cohue des sports : escrime et football, patinage et boxe, hippisme et cyclisme, jusqu’à une auto dernier modèle ; car la tempête musculaire change d’aspect avec les âges mais l’âme en est identique, l’expression similaire — et toujours la Meta domine, silhouette rude, inexorable et par là même attachante et compréhensible. » Bartholdi voulait cette Meta en porphyre, haute et large, avec de blanches images d’ephèbes et d’athlètes s’enroulant autour. « Ce serait, disait-il encore, une leçon d’histoire en même temps que de philosophie — un ressouvenir de l’Hellade éternelle, mère de toute civilisation et un avertissement que le heurt de l’effort et du destin demeure la loi suprême de la vie. »

 Pierre de Coubertin
Une Campagne de vingt-et-un ans
Librairie de l’Éducation Physique, 1909 

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LA FONTAINE BARTHOLDI
FRANCE
Montaigu de Quercy Jacky Lavauzelle

Friendship KHALIL GIBRAN SUR L’AMITIE

Friendship The Prophet
Sur l’Amitié

The Prophet XIX
FRIENDSHIP KHALIL GIBRAN
Littérature Libanaise
Lebanese literature
le-prophete-khalil-gibran-fred-holland-day-1898Photographie de Fred Holland Day
1898



جبران خليل جبران
Gibran Khalil Gibran
1883–1931
le-prophete-khalil-gibran-the-prophete-n

Traduction Jacky Lavauzelle

 

THE PROPHET XIX
 Friendship
SUR L’AMITIE

1923


*

friendship-khalil-gibran-sur-lamitie-arearea-paul-gauguin-1892

Arearea Paul Gauguin 1892

*

And a youth said, « Speak to us of Friendship. »
Et un jeune homme demanda : « Parle-nous de l’amitié. »

And he answered, saying:
Et il répondit en disant :

Your friend is your needs answered.
Votre ami répond à vos besoins.

He is your field which you sow with love and reap with thanksgiving.
Il est votre champ que vous semez avec amour et récoltez avec remerciement.

And he is your board and your fireside.
Et il est votre conseil et votre foyer.

For you come to him with your hunger, and you seek him for peace.
Car vous venez à lui avec votre faim, et vous le cherchez pour la paix.

When your friend speaks his mind you fear not the « nay » in your own mind, nor do you withhold the « ay. »
Quand votre ami parle de sa pensée, vous ne craignez pas le «non» dans votre propre esprit, ni ne retenez le «oui».

And when he is silent your heart ceases not to listen to his heart;
Et quand il est silencieux, alors votre cœur ne cesse d’écouter son cœur ;

For without words, in friendship, all thoughts, all desires, all expectations are born and shared, with joy that is unacclaimed.
Car sans mots, en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés, dans une joie muette.

When you part from your friend, you grieve not;
Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous affligez pas ;

For that which you love most in him may be clearer in his absence, as the mountain to the climber is clearer from the plain.
Car ce que vous aimez le plus en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour l’alpiniste parait plus claire de la plaine.

And let there be no purpose in friendship save the deepening of the spirit.
Et qu’il n’y ait aucun but dans l’amitié que l’approfondissement de l’esprit.

For love that seeks aught but the disclosure of its own mystery is not love but a net cast forth: and only the unprofitable is caught.
Car l’amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n’est pas de l’amour, mais un filet jeté qui ne prendra que de l’inutile.

And let your best be for your friend.
Et que le meilleur soit pour votre ami.

If he must know the ebb of your tide, let him know its flood also.
S’il doit connaître le reflux de votre marée, faites-lui connaître son flux tout autant.

For what is your friend that you should seek him with hours to kill?
Qu’est-ce que votre ami si vous le cherchez pour tuer le temps ?

Seek him always with hours to live.
Cherchez-le toujours avec des heures intenses.

For it is his to fill your need, but not your emptiness.
Car il est là pour combler vos besoins, mais pas pour votre vacuité.

And in the sweetness of friendship let there be laughter, and sharing of pleasures.
Et dans la douceur de l’amitié, qu’il y ait du rire et du partage des plaisirs.

For in the dew of little things the heart finds its morning and is refreshed.
Car dans la rosée des petites choses, le cœur trouve son matin et il en est rafraîchi.

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SUR L’AMITIE
FRIENDSHIP KHALIL GIBRAN

ROMANCES SANS PAROLES Paul VERLAINE (1874)

POESIE FRANCAISE
ROMANCES SANS PAROLES (Edition Vanier – 1902)

Paul_Verlaine_signature_svg

PAUL VERLAINE
1844-1896

Oeuvre de Paul Verlaine Artgitato Frédéric_Bazille_-_Portrait_de_Paul_Verlaine_comme_une_Troubadour

Portrait de Paul Verlaine en troubadour
Frédérique Bazille
1868
Museum of Art – Dallas

 

*

Œuvres de Paul Verlaine
 


ROMANCES SANS PAROLES

1874

PAUL VERLAINE Son Oeuvre Texte Poésie Artgitato

Tableaux et Caricatures
Gustave Courbet – Eugène Carrière – Frédérique Bazille
Paterne Berrichon – Félix Vallotton – Félix Régamey

*

Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890
Mikhaïl Vroubel Démon Assis 1892

ROMANCES SANS PAROLES

ARIETTES OUBLIEES

I
C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
II
Je devine, à travers un murmure,
Le contour subtil des voix anciennes
III
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
IV
Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses
De cette façon nous serons bien heureuses
V
Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
VI
C’est le chien de Jean de Nivelle
Qui mord sous l’œil même du guet
VII
Ô triste, triste était mon âme
À cause, à cause d’une femme.
VIII
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
IX
L’ombre des arbres dans la rivière embrumée
Meurt comme de la fumée,

1 Ariettes Oubliées Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890

*

PAYSAGES BELGES

WALCOURT
Briques et tuiles,
Ô les charmants

CHARLEROI
Dans l’herbe noire
Les Kobolds vont.

BRUXELLES, SIMPLES FRESQUES
I
La fuite est verdâtre et rose
Des collines et des rampes,

II
L’allée est sans fin
Sous le ciel, divin

BRUXELLES, CHEVAUX DE BOIS
Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,

MALINES
Vers les prés le vent cherche noise
Aux girouettes, détail fin

Paysages Belges Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890

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BIRDS IN THE NIGHT

Vous n’avez pas eu toute patience,
Cela se comprend par malheur, de reste ;

Birds in the night Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890

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AQUARELLES

*

GREEN

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon cœur, qui ne bat que pour vous.

SPLEEN

Les roses étaient toutes rouges
Et les lierres étaient tout noirs.

STREETS
I

Dansons la gigue !

STREETS
II

Ô la rivière dans la rue !
Fantastiquement apparue

 CHILD WIFE

Vous n’avez rien compris à ma simplicité,
Rien, ô ma pauvre enfant !

A POOR YOUNG SHEPHERD

J’ai peur d’un baiser
Comme d’une abeille.

BEAMS

Elle voulut aller sur les flots de la mer,
Et comme un vent bénin soufflait une embellie,

Aquarelles Green Spleen Streets Child Wife A Poor Young Shepherd Beams Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890

ARIETTES OUBLIEES PAUL VERLAINE – Romances sans paroles (1872)

POESIE FRANCAISE
ARIETTES OUBLIEES
ROMANCES SANS PAROLES (Edition Vanier – 1902)

Paul_Verlaine_signature_svg

PAUL VERLAINE
1844-1896

Oeuvre de Paul Verlaine Artgitato Frédéric_Bazille_-_Portrait_de_Paul_Verlaine_comme_une_Troubadour

Portrait de Paul Verlaine en troubadour
Frédérique Bazille
1868
Museum of Art – Dallas

 

*

Œuvres de Paul Verlaine
 


ROMANCES SANS PAROLES
ARIETTES OUBLIEES

1872

PAUL VERLAINE Son Oeuvre Texte Poésie Artgitato

Tableaux et Caricatures
Gustave Courbet – Eugène Carrière – Frédérique Bazille
Paterne Berrichon – Félix Vallotton – Félix Régamey

*

Ariettes Oubliées Romances sans paroles Paul Verlaine Mikhaïl Vroubel Démon assis 1890
Mikhaïl Vroubel Démon Assis 1892

ROMANCES SANS PAROLES
ARIETTES OUBLIEES

I

Le vent dans la plaine
Suspend son haleine.
Favart

C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
C’est tous les frissons des bois
Parmi l’étreinte des brises,
C’est, vers les ramures grises,
Le chœur des petites voix.
Ô le frêle et frais murmure !
Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l’herbe agitée expire…
Tu dirais, sous l’eau qui vire,
Le roulis sourd des cailloux.
Cette âme qui se lamente
En cette plainte dormante,
C’est la nôtre, n’est-ce pas ?
La mienne, dis, et la tienne,
Dont s’exhale l’humble antienne
Par ce tiède soir, tout bas ?

Ariettes oubliées
II

Je devine, à travers un murmure,
Le contour subtil des voix anciennes
Et dans les lueurs musiciennes,
Amour pâle, une aurore future !
Et mon âme et mon cœur en délires
Ne sont plus qu’une espèce d’œil double
Où tremblote à travers un jour trouble
L’ariette, hélas ! de toutes lyres !
Ô mourir de cette mort seulette
Que s’en vont, cher amour qui t’épeures
Balançant jeunes et vieilles heures !
Ô mourir de cette escarpolette !

Ariettes oubliées
III

Il pleut doucement sur la ville.
(Arthur Rimbaud.)

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine,
Mon cœur a tant de peine !

Ariettes oubliées
IV

Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses
De cette façon nous serons bien heureuses
Et si notre vie a des instants moroses,
Du moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses.
Ô que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
À nos vœux confus la douceur puérile
De cheminer loin des femmes et des hommes,
Dans le frais oubli de ce qui nous exile !
Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
Éprises de rien et de tout étonnées,
Qui s’en vont pâlir sous les chastes charmilles,
Sans même savoir qu’elles sont pardonnées.

Ariettes oubliées
V

Son joyeux, importun d’un clavecin sonore.
(Pétrus Borel)

Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu’avec un très léger bruit d’aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir, longtemps parfumé d’Elle.
Qu’est-ce que c’est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux chant badin ?
Qu’as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?

Ariettes oubliées
VI

C’est le chien de Jean de Nivelle
Qui mord sous l’œil même du guet
Le chat de la mère Michel ;
François-les-bas-bleus s’en égaie.
La Lune à l’écrivain public
Dispense sa lumière obscure
Où Médor avec Angélique
Verdissent sur le pauvre mur.
Et voici venir La Ramée
Sacrant en bon soldat du Roy.
Sous son habit blanc mal famé,
Son cœur ne se tient pas de joie,
Car la boulangère… — Elle ? — Oui dam !
Bernant Lustucru, son vieil homme,
A tantôt couronné sa flamme…
Enfants, Dominus vobiscum !
Place ! en sa longue robe bleue
Toute en satin qui fait frou-frou,
C’est une impure, palsembleu !
Dans sa chaise qu’il faut qu’on loue
Fût-on philosophe ou grigou,
Car tant d’or s’y relève en bosse
Que ce luxe insolent bafoue
Tout le papier de monsieur Loss !
Arrière ! robin crotté ! place,
Petit courtaud, petit abbé,
Petit poète jamais las
De la rime non attrapée !
Voici que la nuit vraie arrive…
Cependant jamais fatigué
D’être inattentif et naïf
François-les-bas-bleus s’en égaie.

Ariettes oubliées
VII

Ô triste, triste était mon âme
À cause, à cause d’une femme.
Je ne me suis pas consolé
Bien que mon cœur s’en soit allé.
Bien que mon cœur, bien que mon âme
Eussent fui loin de cette femme.
Je ne me suis pas consolé,
Bien que mon cœur s’en soit allé.
Et mon cœur, mon cœur trop sensible
Dit à mon âme : Est-il possible,
Est-il possible, — le fût-il, —
Ce fier exil, ce triste exil ?
Mon âme dit à mon cœur : Sais-je
Moi-même, que nous veut ce piège
D’être présents bien qu’exilés,
Encore que loin en allés ?

Ariettes oubliées
VIII

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Ariettes oubliées
IX

Le rossignol qui du haut d’une branche se regarde dedans, croit être tombé dans la rivière. Il est au sommet d’un chêne et toute-fois il a peur de se noyer.
Cyrano de Bergerac

L’ombre des arbres dans la rivière embrumée
Meurt comme de la fumée,
Tandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles,
Se plaignent les tourterelles.
Combien, ô voyageur, ce paysage blême
Te mira blême toi-même,
Et que tristes pleuraient dans les hautes feuillées
Tes espérances noyées !

Œuvres de Paul Verlaine
 


ROMANCES SANS PAROLES
ARIETTES OUBLIEES

1872

DES PREMIERS ANS DE NOTRE VIE Poème de Fiodor TIOUTTCHEV – Trad. Russe de Afanassi Fet – А. А. Фета

Poème de Fiodor Tiouttchev
Des premiers ans de notre vie

 –

Texte écrit en français par Fiodor Tiouttchev
Traduction Russe de Afanassi Afanassievitch Chenchine
Afanassi FET
Перевод А. А. Фета
Афана́сий Афана́сьевич Фёт
1820-1892



 


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

Fiodor Tiouttchev
Фёдор Иванович Тютчев
1803-1873
Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

 

Des premiers ans de notre vie
[О, как люблю я возвращаться]

Poème de Fiodor Tiouttchev

12 апреля 1851  – 12 avril 1851

*

Des Premiers ans de notre vie Fiodor Tiouttchev Artgitato
Les origines – Jacky Lavauzelle

****

Des premiers ans de votre vie
О, как люблю я возвращаться
Que j’aime a remonter le cours,
К истоку первых дней твоих
Ecoutant d’une âme ravie
И, внемля сердцем, восхищаться
Ces récits, les mêmes toujours…
Рассказом – тем же все – о них!

*

Que de fraicheur et de mystère.
Как много свежести и тайны
En remontant ces bords heureux!
На тех встречаю берегах!
Quelle douce et tendre lumière
Что за рассвет необычайный
Baignait ce ciel si vaporeux !
Сквозил в тех дымных облаках!

*

Combien la rive etait fleurie,
В каких цветах был луг прибрежный,
Combien le flot était plus pur!
Ручья как чисто было дно,
Que de suaves rêveries
Как много дум с улыбкой нежной
Se reflétait dans son azur!..
Лазурью той отражено!

Quand de votre enfance incomprise
О детстве, понятом так мало,
Vous m’avez quelque temps parlé,
Чуть упомянешь ты порой,-
Je crois sentir dans une brise
И мнилось мне, что овевало
Glisser comme un printemps voilé…
Меня незримою весной.

******

Des premiers ans de notre vie
[О, как люблю я возвращаться]

Poème de Fiodor Tiouttchev

12 апреля 1851  – 12 avril 1851

Les Poèmes d’Ivan Vazov – Лес стихотворения д иван Вазов

България – Български – Bulgarie
Ivan Vazov
Иван Вазов
Ivan Vazov Poème – Ivan Vazov poems


Traduction – Texte Bilingue
Превод – показване на два текста


LITTERATURE BULGARE
POESIE BULGARE
Ivan Vazov Les poèmes d'Ivan Vazov Poésie d'Ivan Vazov

българската поезия
българска литература

IvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazovIvanVazov

Иван Вазов
IVAN VAZOV
1850-1921

български поет
Poète Bulgare

Лес стихотворения д иван Вазов

Les Poèmes d’Ivan Vazov

 

На Пиер Лоти
A Pierre Loti

Пет века ужаси, убийства и кланета,
Cinq siècles d’horreurs, d’assassinats et de massacres

пет века в дим и смрад потънали светини,
cinq siècles dans la fumée et la puanteur de sanctuaires ensevelis,
пет века с топла кръв обливани полета
cinq siècles avec des champs gorgés de sang chaud
и земни раеве превръщани в пустини,
 de paradis terrestres transformés en déserts

Ivan Vazov A Pierre Loti Pierre Loti caricaturé par Jean-Baptiste Guth pour Vanity Fair 1895

 

**

Devant le buste de Dante à Pincio
Пред бюста на Данте в Пинчио Иван Вазов 1884

 О, мисъл, твойте вихрени крила
Ô, Pensée, aux ailes redoutables
 не знаят бездни, висоти, прегради!
je n’en connais ni les profondeurs, ni les cimes, ni les frontières !

**
Devant le Mont Athos
Срещу Атон

Корабът дреме. Тихи са вълните.
Le navire dort. Pacifiques sont les vagues.
Спи Бяло море в нощний мир и хлад.
il dort dans la mer banche, paisible et fraîche.

**
En Matinée
Сутринта
1892

Дигнaх завесата таз сутрин ясна –
En levant les rideaux ce clair matin
картина прелестна ми се откри.
quelle belle image j’aperçus.

**
Italie
Италия
Sonnet – сонет

В земята на сонетите сме ние:
Dans le pays des sonnets nous sommes :
сонети, музо, нека правим днес.
sonnets, Muse, laisse-nous faire maintenant.

**
Où est la Bulgarie ?
Де е България ?

Où est la Bulgarie Poème d'Ivan Vazov The_defeat_of_Shipka_Peak,_Bulgarian_War_of_Independence

Питат ли ме де зората
Si on me demande où l’aube
ме й огряла първи път,
m’a réchauffé la première fois
питат ли ме де й земята,
Si on me demande où est la terre
що най-любя на светът.
que j’aime le plus au monde

**
La langue Bulgare
Extrait
Българският език
екстракт

1883
Пловдив, година

Език свещен на моите деди,
Langue sacrée de mes ancêtres,

език на мъки, стонове вековни,
langue de tourments, gémissements des siècles ,

***********

Les Poèmes d’Ivan Vazov – Лес стихотворения д иван Вазов

*******************

Ivan Vazov Les poèmes d'Ivan Vazov Poésie d'Ivan Vazov

 

 

A LOS ABOGADOS DE ATOCHA – plaza de Antón Martín – LE MASSACRE DU 24 JANVIER 1977 -Matanza de Atocha de 1977

 Madrid – Мадрид – 马德里

CALLE ATOCHA
Plaza de Antón Martín
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photo Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato



 plaza de Antón Martín
A LOS ABOGADOS DE ATOCHA
AUX AVOCATS D’ATOCHA
Matanza de Atocha de 1977
LE MASSACRE DE 1977

5 avocats assassinés après la mort de Francisco Franco (1892-1975)
Cinco abogados fueron asesinados

A LOS ABOGADOS DE ATOCHA - plaza de Antón Martín - LE MASSACRE DU 24 JANVIER 1977 (2)

Les 5 avocats décédés
Javier Sauquillo Pérez del Arco, Luis Javier Benavides Orgaz, Enrique Valdelvira Ibañez, Serafín Holgado de Antonio y el sindicalista Ángel Rodríguez Leal.

Les avocats blessés
Alejandro Ruiz Huerta Carbonell, Mª. Dolores González Ruiz, Luis Ramos Pardo y Miguel Sarabia

A LOS ABOGADOS DE ATOCHA - plaza de Antón Martín - LE MASSACRE DU 24 JANVIER 1977 (3)

La Fuente del Ángel Caído – Monumento del Ángel Caído – PARQUE DE EL RETIRO MADRID

Madrid – Мадрид – 马德里
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photos Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato


PARQUE DE EL RETIRO
Парк Ретиро
La Fuente del Ángel Caído
La Fontaine de l’Ange déchu
Monumento del Ángel Caído

INAUGURATION 1885

Escultura
obra de Ricardo Bellver
1845-1924
El_escultor_Ricardo_Bellver Retrato del escultor español Ricardo Bellver 1845-1924
Madrid Fuente del Ángel Caído Parque de El Retiro artgitato 3

Madrid Fuente del Ángel Caído Parque de El Retiro artgitato 4

Carátulas del pedestal
Couverture du socle
par Francisco Jareño y Alarcón
1818-1892

Francisco_Jareño_y_Alarcón

Madrid Fuente del Ángel Caído Parque de El Retiro artgitato 5

El paraíso perdido – Paradise Lost
Le Paradis perdu
John Milton
Chant I

John_Milton_signature_svg

« D’un seul coup d’œil et aussi loin que perce le regard des anges, il voit le lieu triste dévasté et désert : ce donjon horrible, arrondi de toutes parts, comme une grande fournaise flamboyait. De ces flammes point de lumière ! mais des ténèbres visibles servent seulement à découvrir des vues de malheur ; régions de chagrin, obscurité plaintive, où la paix, où le repos, ne peuvent jamais habiter, l’espérance jamais venir, elle qui vient à tous ! mais là des supplices sans fin, là un déluge de feu, nourri d’un soufre qui brûle sans se consumer.
Tel est le lieu que l’éternelle justice prépara pour ces rebelles ; ici elle ordonna leur prison dans les ténèbres extérieures ; elle leur fit cette part trois fois aussi éloignée de Dieu et de la lumière du ciel, que le centre de la création l’est du pôle le plus élevé. Oh ! combien cette demeure ressemble peu à celle d’où ils tombèrent !
Là bientôt l’archange discerne les compagnons de sa chute, ensevelis dans les flots et les tourbillons d’une tempête de feu. L’un d’eux se vautrait parmi les flammes à ses côtés, le premier en pouvoir après lui et le plus proche en crime : longtemps après connu en Palestine, il fut appelé Béelzébuth. Le grand ennemi (pour cela nommé Satan dans le ciel), rompant par ces fières paroles l’horrible silence, commence ainsi :
« Si tu es celui… Mais combien déchu, combien différent de celui qui, revêtu d’un éclat transcendant parmi les heureux du royaume de la lumière, surpassait en splendeur des myriades de brillants esprits !… Si tu es celui qu’une mutuelle ligue, qu’une seule pensée, qu’un même conseil, qu’une semblable espérance, qu’un péril égal dans une entreprise glorieuse, unirent jadis avec moi et qu’un malheur égal unit à présent dans une égale ruine, tu vois de quelle hauteur, dans quel abîme, nous sommes tombés ! tant il se montra le plus puissant avec son tonnerre ! Mais qui jusqu’alors avait connu l’effet de ces armes terribles ! Toutefois, malgré ces foudres, malgré tout ce que le vainqueur dans sa rage peut encore m’infliger, je ne me repens point, je ne change point : rien (quoique changé dans mon éclat extérieur) ne changera cet esprit fixe, ce haut dédain né de la conscience du mérite offensé, cet esprit qui me porta à m’élever contre le plus Puissant, entraînant dans ce conflit furieux la force innombrable d’esprits armés qui osèrent mépriser sa domination : ils me préférèrent à lui, opposant à son pouvoir suprême un pouvoir contraire ; et dans une bataille indécise, au milieu des plaines du ciel, ils ébranlèrent son trône… »

John Milton
1608 – 1674
Le Paradis perdu
Traduction par François-René de Chateaubriand.
 Renault et Cie, 1861
pp. 1-21

Madrid Fuente del Ángel Caído Parque de El Retiro artgitato 1

Madrid Fuente del Ángel Caído Parque de El Retiro artgitato 2

L’Ange déchu

« Cependant, fendant l’air d’un vol sinistre et prompt,
Un archange déchu, qui portait sur son front
Le stigmate honteux qu’y mit le premier crime,
Se hâtait d’arriver à l’éternel abîme.

Loin des mondes brillants pour lesquels le jour luit,
Dépouillé de tout charme, et perdu dans la nuit,
Se trouve un vaste lieu dont l’aspect épouvante
Et que ne décrirait nulle langue vivante ;
C’est là que le Seigneur exile, pour jamais
L’ange altier qui du ciel osa troubler la paix.
Avec lui sont tombés ces Esprits pleins d’audace
Qui, dans leur fol orgueil, n’ont point demandé grâce
Au Maître tout-puissant qu’ils avaient offensé.
Ils maudissent enfin leur projet insensé ;
Mais leur regret est faux et leur souffrance est vaine,
Car leurs cœurs à jamais se nourrissent de haine.
Les images du ciel les suivent en tout lieu,
En tout lieu les atteint la justice de Dieu. »

Pamphile Le May — Reflets d’antan
La Découverte du Canada VI
L’Ange déchu – La Tempête