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CET ENFER D’AIMER – POEME DE ALMEIDA GARRETT – Este Inferno de Amar

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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CET ENFER D’AIMER
Este Inferno de Amar
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

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Ramon Casas, Madeleine au moulin de la galette, 1892, musée de Montserrat


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Este inferno de amar – como eu amo! –
Cet enfer d’aimer – comme je l’aime ! –
  Quem mo pôs aqui n’alma… quem foi?
Qui m’a mis ça dans l’âme … qui ?
Esta chama que alenta e consome,
  Cette flamme qui encourage et consume,
  Que é a vida – e que a vida destrói –
Qui est la vie – et que cette vie détruit –
 Como é que se veio a atear,
Comment tout cela a commencé,
 Quando – ai quando se há-de ela apagar?
Et quand, quand cela finira-t-il ?

*


Eu não sei, não me lembra: o passado,
Je ne sais ! je ne m’en souviens pas ! le passé,
A outra vida que dantes vivi
  L’autre vie que j’ai vécue avant,
  Era um sonho talvez… – foi um sonho –
Tout cela n’était peut-être qu’un rêve ? … – c’était un rêve !-
Em que paz tão serena a dormi!
  Dans quelle sereine paix j’ai dormi !
Oh! que doce era aquele sonhar…
  Oh ! comme ce rêve était doux…
  Quem me veio, ai de mim! despertar?
Qui est venu, hélas ! me réveiller ?

*


Só me lembra que um dia formoso
Ça me rappelle juste une belle journée…
Eu passei… dava o sol tanta luz!
 Je passais … le soleil intensément brillait !
E os meus olhos, que vagos giravam,
  Et mes yeux nonchalants,
Em seus olhos ardentes os pus.
Sont venus se poser sur ses yeux ardents.
Que fez ela? eu que fiz? – Não no sei;
  Qu’a-t-elle fait ? qu’ai-je fait ? – Je ne sais…
Mas nessa hora a viver comecei…
Mais à cette heure, j’ai commencé à vivre …


********************

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.
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LE RÊVE – POEME DE ALMEIDA GARRETT – Quando Eu Sonhava

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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LE RÊVE
Quando Eu Sonhava
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

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Pierre Puvis de Chavannes, Le Rêve,1883, Paris, musée d’Orsay

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Quando eu sonhava, era assim
Quand je rêvais, c’était ainsi
  Que nos meus sonhos a via;
Que dans mes rêves je la vis ;
  E era assim que me fugia,
Et c’est ainsi que je m’enfuyais,
Apenas eu despertava,
  Seulement, en m’éveillant,
Essa imagem fugidia
  Cette image insaisissable
Que nunca pude alcançar.
  Je ne pouvais plus la saisir.
 Agora, que estou desperto,
Maintenant que je suis réveillé,
 Agora a vejo fixar…
Maintenant je la vois se fixer…
  Para quê? – Quando era vaga,
Pourquoi ? – Quand c’était vague,
Uma ideia, um pensamento,
  Une idée, une pensée,
Um raio de estrela incerto
  Un rayon d’étoile incertain
  No imenso firmamento,
Dans l’immense firmament,
Uma quimera, um vão sonho,
  Une chimère, un vain rêve,
Eu sonhava – mas vivia:
  Je rêvais – mais je vivais :
 Prazer não sabia o que era,
Le plaisir ne savait pas ce que c’était,
  Mas dor, não na conhecia …
Mais la douleur, je ne la connaissais pas…



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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.
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JE NE T’AIME PAS – Poème de ALMEIDA GARRETT – Não te amo

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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 Não te amo
JE NE T’AIME PAS
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

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Valentin Serov, La princesse Zénaïde Youssoupoff

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Não te amo, quero-te: o amar vem d’alma.
Je ne t’aime pas, je te veux ! l’amour vient de l’âme.
E eu n’alma – tenho a calma,
Et moi dans l’âme – quel calme,
A calma – do jazigo.
Le calme – du caveau.
Ai!, não te amo, não.
Ah, non ! je ne t’aime pas !

*


Não te amo, quero-te: o amor é vida.
Je ne t’aime pas, je te veux ! l’amour, c’est la vie.
E a vida – nem sentida
Et la vie – je ne la sens pas,
A trago eu já comigo.
Je l’ai déjà en moi.
Ai!, não te amo, não.
Ah, non ! je ne t’aime pas !

*


Ai!, não te amo, não; e só te quero
Ah, non ! je ne t’aime pas ! je te veux seulement
De um querer bruto e fero
D’un désir brutal et féroce
Que o sangue me devora,
Qui me dévore le sang,
Não chega ao coração.
Sans atteindre le cœur.

*


Não te amo. És bela, e eu não te amo, ó bela.
Je ne t’aime pas ! Tu es belle, et je ne t’aime pas, ô belle !
Quem ama a aziaga estrela
Qui aime l’étoile de mauvaise augure
Que lhe luz na má hora
Qui éclaire la mauvaise heure
Da sua perdição?
De son destin ?

*


E quero-te, e não te amo, que é forçado,
Et je te veux, et je ne t’aime pas ! comme elle est scellée,
De mau feitiço azado
D’un âpre sort
Este indigno furor.
Cette fureur indigne.
Mas oh!, não te amo, não.
Mais non ! non, je ne t’aime pas !

*


E infame sou, porque te quero; e tanto
Et je suis infâme, car je te veux ! et tant
Que de mim tenho espanto,
Que je m’effraie moi-même,
De ti medo e terror …
Que de toi, j’ai peur et suis terrifié …
Mas amar… não te amo, não.
Mais aimer ?… non ! non, je ne t’aime pas !

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

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LA BELLE BARQUE – Poème de ALMEIDA GARRETT – BARCA BELA

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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LA BELLE BARQUE
BARCA BELA
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro segundo
Recueil publié à Lisbonne en 1853

*****

Le pêcheur, Charles Napier Hemy, 1888

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Pescador da barca bela,
Pêcheur de la belle barque,
Onde vás pescar com ela,

Où pars-tu pêcher avec elle,
Que é tão bela,

Qui est si belle,
Ó pescador?

Ô pêcheur ?

*

Não vês que a última estrela
Ne vois-tu pas que la dernière étoile
No céu nublado se vela?

Dans le ciel nuage disparaît ?
Colhe a vela,

Replie donc ta voile,
Ó pescador!

Ô pêcheur !

*

Deita o lanço com cautela,
Lance ta ligne avec soin,
Que a sereia canta bela …

Comme la sirène chante divinement.
Mas cautela,

Mais attention !
Ó pescador!

Ô pêcheur !

*

Não se enrede a rede nela,
Ne perd pas ton filet avec elle,
Que perdido é remo e vela

Tu y perdrais et tes rames et ta voile
Só de vê-la,

Rien qu’à la voir,
Ó pescador.

Ô pêcheur !

*

Pescador da barca bela,
Pêcheur à la belle barque,
Inda é tempo, foge dela,

Il est encore temps ! Fuis-là !
Foge dela,

Fuis-là !
Ó pescador!

Ô pêcheur !

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

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POÉSIE DE ALMEIDA GARRETT

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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LA POÉSIE DE ALMEIDA GARRETT
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

LES CINQ SENS
Os Cinco Sentidos

São belas – bem o sei, essas estrelas,
Qu’elles sont belles ! je sais bien, ces étoiles,
Mil cores – divinais têm essas flores;
Aux mille couleurs et les divines couleurs de ces fleurs ;

Hans Makart, 1872-1879, collection Österreichische Galerie Belvedere,
Palais du Belvédère, Vienne

**

 Não te amo
JE NE T’AIME PAS

Não te amo, quero-te: o amar vem d’alma.
Je ne t’aime pas, je te veux ! l’amour vient de l’âme.
E eu n’alma – tenho a calma,
Et moi dans l’âme – quel calme,

Valentin Serov, La princesse Zénaïde Youssoupoff

Quando Eu Sonhava
LE RÊVE

Quando eu sonhava, era assim
Quand je rêvais, c’était ainsi
Que nos meus sonhos a via;
Que dans mes rêves je la vis ;

Pierre Puvis de Chavannes, Le Rêve,1883, Paris, musée d’Orsay

CET ENFER D’AIMER
Este Inferno de Amar

 Este inferno de amar – como eu amo! –
Cet enfer d’aimer – comme je l’aime ! –
  Quem mo pôs aqui n’alma… quem foi?
Qui m’a mis ça dans l’âme … qui  ?

Ramon Casas, Madeleine au moulin de la galette, 1892, musée de Montserrat

Recueil
« Les Feuilles mortes »
‘Folhas Caídas’
Livro segundo
Recueil publié à Lisbonne en 1853

ALLÉGEANCE
PREITO

É lei do tempo, Senhora,
C’est la loi du moment, Madame,
Que ninguém domine agora
Que personne ne domine maintenant

Ramon Casas, Jeune Décadente,1899, musée de Montserrat

BARCA BELA
LA BELLE BARQUE

Pescador da barca bela,
Pêcheur de la belle barque,
Onde vás pescar com ela,

Où pars-tu pêcher avec elle,

Le pêcheur, Charles Napier Hemy, 1888

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

LES CINQ SENS -Poème de ALMEIDA GARRETT – Os Cinco Sentidos

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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Os Cinco Sentidos
LES CINQ SENS
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853
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Hans Makart, 1872-1879, collection Österreichische Galerie Belvedere, Palais du Belvédère, Vienne



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São belas – bem o sei, essas estrelas,
Qu’elles sont belles ! je sais bien, ces étoiles,
Mil cores – divinais têm essas flores;
Aux mille couleurs et les divines couleurs de ces fleurs ;
Mas eu não tenho, amor, olhos para elas:
Mais je n’ai pas d’amour pour elles :
Em toda a natureza
    Dans toute cette nature
  Não vejo outra beleza
     Je ne vois pas d’autre beauté
  Senão a ti – a ti!
Que la tienne – la tienne !

*
Divina – ai! sim, será a voz que afina
Divine – Oh, oui ! sera la voix tendrement
Saudosa – na ramagem densa, umbrosa.
Nostalgique- dans les branchages denses et ombragés.
será; mas eu do rouxinol que trina
Oui, elle sera ; mais moi du chant du rossignol
   Não oiço a melodia,
    Je n’entends pas la mélodie,
      Nem sinto outra harmonia
 Je ne ressens même pas d’autre harmonie
Senão a ti – a ti!
  Que la tienne – la tienne !

*

Respira – n’aura que entre as flores gira,
Respire – dans cet air qui flotte parmi les fleurs,
Celeste – incenso de perfume agreste,
  Céleste – encens d’un sauvage parfum,
  Sei… não sinto: minha alma não aspira,
Je sais … je ne le sens pas : mon âme n’aspire,
        Não percebe, não toma
Ne perçoit, ne saisit
   Senão o doce aroma
    Que le doux arôme
     Que vem de ti – de ti!
  Qui vient de toi – de toi !

*


Formosos – são os pomos saborosos,
  Magnifiques – sont les pommes savoureuses,
É um mimo – de néctar o racimo:
  Véritable régal ! du divin nectar :
E eu tenho fome e sede… sequiosos,
  Et j’ai faim et soif … avides,
   Famintos meus desejos
      Affamés, mes désirs
        Estão… mas é de beijos,
Le sont … mais n’attendent des baisers,
        É só de ti – de ti!
Que de toi – de toi !

*

Macia – deve a relva luzidia
Que douce soit l’herbe étincelante
  Do leito – ser por certo em que me deito.
Du lit – pour être sûr que je m’allonge.
Mas quem, ao pé de ti, quem poderia
  Mais qui, à côté de toi, qui pourrait
     Sentir outras carícias,
    Recevoir d’autres caresses,
       Tocar noutras delícias
Eprouver d’autres délices
       Senão em ti! – em ti!
Sinon toi! – toi !

*


A ti! ai, a ti só os meus sentidos
A toi ! là, à toi seulement mes sens
 Todos num confundidos,
Tous réunis en un seul,
     Sentem, ouvem, respiram;
   Le toucher, l’ouïe, l’odorat ;
        Em ti, por ti deliram.
En toi, pour toi délirant.
     Em ti a minha sorte,
En toi ma chance,
  A minha vida em ti;
      Ma vie en toi ;
   E quando venha a morte,
      Et quand viendra la mort,
      Será morrer por ti.
Que je meurs pour toi.


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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 800px-C._B._Pinheiro_-_Passos_Manuel_Almeida_Garrett_Alexandre_Herculano_e_José_Estevão_de_Magalhães.png.
Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano e José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

ALLÉGEANCE – POÈME DE ALMEIDA GARRETT – PREITO

 

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

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Traduction Jacky Lavauzelle

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ALLÉGEANCE
PREITO
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Recueil
« Les Feuilles mortes »

 ‘Folhas Caídas’
Livro segundo

Recueil publié à Lisbonne en 1853
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Ramon Casas, Jeune Décadente,1899, musée de Montserrat


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É lei do tempo, Senhora,
C’est la loi du moment, Madame,
Que ninguém domine agora
Que personne ne domine maintenant
E todos queiram reinar.
Mais tout le monde veut régner.
Quanto vale nesta hora
Combien à cette heure
Um vassalo bem sujeito,
Un vassal bien assujetti,
Leal de homenage e preito
Loyal en hommage et en honneur
E fácil de governar
Est-il aisé à gouverner ?

*

Pois o tal sou eu, Senhora:
C’est mon cas, Madame :
E aqui juro e firmo agora
Et ici je le jure et signe maintenant
Que a um despótico reinar
Qu’à un règne despotique
Me rendo todo nesta hora,
J’abandonne tout à cette heure,
Que a liberdade sujeito…
Et que je soumets ma liberté …
Não a reis! – outro é meu preito:
Pas à des rois ! – un autre a mon respect :
Anjos me hão-de governar.
Les anges me dirigeront.


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‘Folhas Caídas’
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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano e José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

LETTRE DE FERNANDO PESSOA A MARIO DE SA-CARNEIRO : Carta a Mário de Sá-Carneiro – 14 Mars 1916 – 14 de Março de 1916

Mário de Sá-Carneiro à gauche & Fernando Pessoa à droite

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Poème et Texte de Fernando Pessoa


Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935

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Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 

Poesia de Fernando Pessoa

LETTRE DE
FERNANDO PESSOA A MARIO DE SA-CARNEIRO 
Carta a Mário de Sá-Carneiro

 

14 mars 1916
14 Mar. 1916

*****


Lisboa, 14 de Março de 1916
Lisbonne, le 14 mars 1916

Meu querido Sá-Carneiro:
Mon cher Sá-Carneiro,

Escrevo-lhe hoje por uma necessidade sentimental — uma ânsia aflita de falar consigo. Como de aqui se depreende, eu nada tenho a dizer-lhe. Só isto — que estou hoje no fundo de uma depressão sem fundo. O absurdo da frase falará por mim.
Je vous écris aujourd’hui par nécessité sentimentale – une envie anxieuse de vous parler. En fait, je n’ai rien à vous dire. Seulement ça : que je suis au fond d’une dépression sans fond aujourd’hui. L’absurdité de la phrase parlera pour moi.
Estou num daqueles dias em que nunca tive futuro. Há só um presente imóvel com um muro de angústia em torno. A margem de lá do rio nunca, enquanto é a de lá, é a de cá, e é esta a razão intima de todo o meu sofrimento. Há barcos para muitos portos, mas nenhum para a vida não doer, nem há desembarque onde se esqueça. Tudo isto aconteceu há muito tempo, mas a minha mágoa é mais antiga.
Je suis dans un de ces jours où je n’ai jamais eu d’avenir. Qu’un seul présent immobile avec un mur d’angoisse tout autour. La rive de l’autre côté du fleuve, telle qu’elle est là, n’est jamais la rive de ce côté-ci, et c’est la raison intime de toutes mes souffrances. Il y a des bateaux dans de nombreux ports, mais pas un seul ne se trouve dans celui où la vie est sans souffrance, et il n’y a pas de quai où l’on puisse oublier. Tout cela s’est passé il y a longtemps, mais ma blessure, elle, est bien plus ancienne.
Em dias da alma como hoje eu sinto bem, em toda a consciência do meu corpo, que sou a criança triste em quem a vida bateu. Puseram-me a um canto de onde se ouve brincar. Sinto nas mãos o brinquedo partido que me deram por uma ironia de lata. Hoje, dia catorze de Marco, às nove horas e dez da noite, a minha vida sabe a valer isto.
Dans les jours de l’âme comme aujourd’hui, je sens bien, dans toute la conscience de mon corps, que je suis l’enfant triste que la vie n’a pas épargné. Ils m’ont mis dans un coin où je peux voir les autres enfants jouer. Je sens dans mes mains le jouet cassé qu’ils m’ont donné, avec une petite ironie. Aujourd’hui, le 14 mars, à neuf heures dix du soir, ma vie connaît la valeur de tout ça.
No jardim que entrevejo pelas janelas caladas do meu sequestro, atiraram com todos os balouços para cima dos ramos de onde pendem; estão enrolados muito alto, e assim nem a ideia de mim fugido pode, na minha imaginação, ter balouços para esquecer a hora.
Dans le jardin que j’aperçois à travers les fenêtres silencieuses de mon enfermement, se balancent toutes leurs balançoires sur les branches, sur lesquelles elles pendent ; elles sont enroulées très haut, donc même l’idée de m’enfuir grâce à ces balancements n’est même plus possible, dans mon imagination, pour oublier le temps.
Pouco mais ou menos isto, mas sem estilo, é o meu estado de alma neste momento. Como à veladora do «Marinheiro» ardem-me os olhos, de ter pensado em chorar. Dói-me a vida aos poucos, a goles, por interstícios. Tudo isto está impresso em tipo muito pequeno num livro com a brochura a descoser-se.
Voici un peu plus ou un peu moins que cela, mais sans style, mon état d’esprit en ce moment. Comme la veilleuse du « Marin », mes yeux brûlent à l’idée de pleurer. Ma vie me fait lentement mal, sirotant, à travers les interstices. Tout cela est imprimé en tout petits caractères dans un livre avec la brochure qui se détache.
Se eu não estivesse escrevendo a você, teria que lhe jurar que esta carta é sincera, e que as cousas de nexo histérico que aí vão saíram espontâneas do que sinto. Mas você sentirá bem que esta tragédia irrepresentável é de uma realidade de cabide ou de chávena — cheia de aqui e de agora, e passando-se na minha alma como o verde nas folhas.
Si je ne vous écrivais pas à vous, je vous jurerais que cette lettre est sincère et que le lien hystérique qui en est sorti spontanément est venu de mes sentiments. Mais vous vous sentirez bien que cette tragédie irreprésentable est une réalité de cintre ou de tasse – pleine d’ici et pleine de maintenant, et passe dans mon âme comme du vert sur les feuilles.
Foi por isto que o Príncipe não reinou. Esta frase é inteiramente absurda. Mas neste momento sinto que as frases absurdas dão uma grande vontade de chorar. Pode ser que se não deitar hoje esta carta no correio amanhã, relendo-a, me demore a copiá-la à máquina, para inserir frases e esgares dela no «Livro do Desassossego». Mas isso nada roubará à sinceridade com que a escrevo, nem à dolorosa inevitabilidade com que a sinto.
C’est pourquoi le Prince n’a pas régné. Cette phrase est tout à fait absurde. Mais en ce moment je sens que les phrases absurdes me donnent envie de pleurer. Il se peut que si je ne vous poste pas cette lettre demain, qu’en la relisant, je ne prenne un peu de temps pour la copier afin d’insérer des phrases et des expressions dans le « Livre de l’Intranquillité « . Mais cela n’enlèvera rien à la sincérité avec laquelle je l’écris, ni à la pénible fatalité avec laquelle je le ressens.
As últimas notícias são estas. Há também o estado de guerra com a Alemanha, mas já antes disso a dor fazia sofrer. Do outro lado da Vida, isto deve ser a legenda duma caricatura casual.
Voici les dernières nouvelles. Il y a aussi l’état de guerre avec l’Allemagne, mais avant cela, la douleur faisait souffrir. De l’autre côté de la Vie, cela doit être la légende d’une caricature nonchalante.
Isto não é bem a loucura, mas a loucura deve dar um abandono ao com que se sofre, um gozo astucioso dos solavancos da alma, não muito diferentes destes.
Ce n’est pas tout à fait de la folie, mais la folie doit induire un abandon à la souffrance, une jouissance rusée des bosses de l’âme, un peu comme celles que j’ai en ce moment.
De que cor será sentir?
De quelle couleur peut-être le sentir ?
Milhares de abraços do seu, sempre muito seu,
Mille baisers, toujours vôtre,

Fernando Pessoa

P. S. — Escrevi esta carta de um jacto. Relendo-a, vejo que, decididamente, a copiarei amanhã, antes de lha mandar. Poucas vezes tenho tão completamente escrito o meu psiquismo, com todas as suas atitudes sentimentais e intelectuais, com toda a sua histeroneurastenia fundamental, com todas aquelas intersecções e esquinas na consciência de si próprio que dele são tão características…
P. S. – J’ai écrit cette lettre en un jet. En le relisant, je vois que je vais certainement la recopier demain avant de vous l’envoyer. Rarement ai-je si complètement décrit mon psychisme, avec toutes ses attitudes sentimentales et intellectuelles, avec toute son hystéroneurasthénie fondamentale, avec toutes ces intersections et recoins de conscience de soi qui lui sont si caractéristiques…
Você acha-me razão, não é verdade?
Vous me donnez raison, n’est-ce pas ?

A PROCURA DO FADO – Jacky Lavauzelle

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 A PROCURA DO FADO

A procura do fado Jacky Lavauzelle
Photo Alfama Lisboa Jacky Lavauzelle

A PROCURA DO FADO Jacky Lavauzelle




Jacky Lavauzelle Poema
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A PROCURA DO FADO

Poema – canção
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Hoje vou procurar o Fado secreto
Como Arthur procurando por seu Graal
Nas noites de Lisboa, me disseram
Disseram-me para me perder na Aflama
Lá, eu deveria mergulhar minha alma :
Alfama fica fechado
Em quatro paredes de água
Quatro paredes de pranto
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
No enorme terraço do Martim Moniz, cheio de sol
O metrô abriu como uma estranha baleia
Banhado em uma doce manhã de outono
Martim Moniz acordou com vozes desconhecidas
A luz suave iluminou a escuridão profunda do metrô
Os degraus do metrô guiaram fielmente meus passos
Sonolentos, comecei a minha jornada incerta
Uma curiosa alegria me enche de dúvida
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
O rosto da Mouraria suspirou com uma incrível languidez
La Mouraria queria e esperou o que não poderia acontecer
Em um frenesi quase impassível, é possível?
Eu vaguei pelas ruas da Mouraria
Para ver se eu poderia encontrar algumas letras
Para ver se eu ouvi algumas músicas do dia anterior
Almas vencidas e Noites perdidas
Sombras bizarras Na Mouraria
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
Eu ainda não encontrei nada, pobre infeliz,
Eu então subi, desapontado, pobre infeliz,
Pela estreita e sinuosa Rua dos Cavaleiros
Onde meu passo ficou triste, por quê?
Onde meu passo ficou pesado, por quê?
Eu ainda não encontrei o objeto da minha busca
Mas eu vi cartazes voluptuosos
Onde acendeu lindas fadistas inatingíveis
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
Eu vi fadistas encantadores tão lindos
Que eles poderiam virar o vento mais louco
Levemente véu a luz divina
Traga Marco Polo de volta da distante Ásia
Pare Cristóvão Colombo em sua corrida
Eu vi fadistas encantadores tão lindos
Capaz de acordar os mortos enterrados
E chame como um farol uma alma perdida
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
Uma harmonia estava passando
Entre as persianas semi-fechadas
Na bagunça de calçadas brancas:
Uma harmonia me abraçou carinhosamente
Não quero cantar amores,
Amores são passos perdidos
Uma harmonia me subjugou
Na bagunça de pedras brancas
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
Lá em cima pensei ver a cidade
Eu acho que vi o mundo inteiro
Calçada de Santo André estava me esperando
Eu vi Graça me cobrindo com suas asas largas
E meu peito aberto, aberto enquanto
Eu ouvi meu coração bater alto
Eu escutei e escutei ainda mais
Mas meu coração ficou surdo ainda mais
Lá eu vou sentir a Saudade
Lá eu vou entender o fado
Se cantar está chorando de alegria
Se andar é acompanhar o ritmo do seu coração
Eu estava andando sobre uma dor infinita
E sobre uma esperança igualmente forte
Começando a penetrar nos primeiros
Pequenos becos de Alfama que serpenteavam
Uma oração veio ao meu coração
Eu cantei uma queixa feliz e triste
Aqui, a Saudade me tocou
Aqui, ouvi o coração do Fado
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 A PROCURA DO FADOA PROCURA DO FADO Jacky Lavauzelle




Jacky Lavauzelle Poema

PROVA DELL’ESISTENZA DI DIO – JACKY LAVAUZELLE

PROVA DELL’ESISTENZA DI DIO

Prova dell'esistenza di dio Jacky Lavauzelle
Veloso Salgado, Amor e Psyche, Amour et Psyché, Amor e Psiche, MNAC, Lisboa, Lisbonne, Lisbona

*PROVA DELL'ESISTENZA DI DIO - JACKY LAVAUZELLE





Jacky Lavauzelle Poesia

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L’IPOTESI DELL’UOMO


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PROVA DELL’ESISTENZA DI DIO 
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Il mondo non sapeva del grande disastro
Il mondo codardo avrebbe girato la testa
E il mondo avrebbe abbassato i suoi occhi
La primavera aveva già lanciato l’allarme
Attraverso le mie piccole finestre
Ho visto le mani tremanti
Ci
Ai margini di spazi incommensurabili
Ho sentito crescenti sospiri
E scorcio di anime in lacrime
Ho visto
Ho visto tutti gli uccelli fracassare contro le finestre
Questi stessi uccelli sono penetrati nelle mie viscere
E si sono schiantati
Infine
E le mie tende bianche
Diventati scarlatti
In primavera
Ho visto la neve cadere
Le povere madri del vicinato si prostituivano
Per un rotolo di pane
Chiedendo cose che loro stessi non sospettavano
Ho visto aghi essiccati
Entrare nella carne di innocenti polli
E le pulchini ridevano mentre le inseguivano mentre le beccavano con odio
Tutto ciò non sembrava normale
Mi sono detto
Mentre mi gratto le palle
Come ogni notte
Come ogni notte
A guardare la luna
In primavera
Sentivo che tutto ciò stava andando male
Che nulla di buono sarebbe venuto dal cielo
Ho meditato e ho tremato
Ho dovuto testimoniare
Me
Il dimenticato della notte
Il bannato
Di uomini e donne
Me
Il giullare del mondo
Ho urlato per le strade
Nei bordelli e nelle chiese
La gente mi ha preso in giro
Mi hanno colpito
E sputo in faccia
copiosamente
Ma Lui è arrivato
Il Creatore solitario
Immerso in una profonda malinconia
È arrivato nudo sulla terra
Dopo lo schianto della distruzione del cielo
Missionari, Angeli e Santi
Alle sue calcagna
Stavano urlando
Come di briganti
Parlavano in coro
Guai spirituali imperdonabili
Intollerabili rischi psico-sociali
In poche parole
Aveva incasinato
Senza alcun mistero
Senza alcun potere
Nudo
È arrivato
Errori di gestione
Decisamente
Non importa
  È arrivato uomo
Solo uomo
Uomo completamente
Purtroppo Uomo
Tutto straordinario era svenuto
Senza forza
Senza volontà
Senza intelligenza
Senza comprensione
Senza essere clueless
È arrivato a casa mia
Senza aggiungere nulla
Senza dire nulla
A casa
Di fronte a me
Chi non era altro che un triste ateo
Me
E lui
Insieme
Non sentivo nulla visto che non era niente
Solo un uomo
Quindi un po ‘più di me
Un po ‘più di me che non era niente
Lui, non avendo più pietà, né giustizia, né gentilezza
Mi ha parlato di sostanza che racchiudeva tutte le perfezioni
E ho sorriso
Mi ha parlato dell’autostima
Mi ha parlato del mondo delle possibilità
Mi ha parlato di nullità e pienezza
E ho sorriso
Ancora
Mi ha detto di cosa mi sfugge
Mi ha parlato dell’inconcepibile
Io che non avevo mai concepito nulla
E tutto mi sfuggì
Mi ha preso le mani
E abbiamo riso
Semplicemente
Gli ho detto quanto non mi importava di tutte le sue cazzate
Abbiamo riso
Ha preso in giro il mondo e gli uomini
Ci siamo addormentati
Io credo
Che ci siamo amati
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Versione francese

LA PREUVE DE L’EXISTENCE DE DIEU

Le monde ignorait le grand désastre
Le monde comme toujours
Aurait détourné la tête
La baissant
En refermant ses yeux …

La Preuve de l'Existence de Dieu Jacky Lavauzelle

 

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Versione portoghese
A PROVA DE EXISTÊNCIA DE DEUS

O Mundo não sabia do grande desastre
O mundo teria desviado a cabeça de qualquer maneira
 E o mundo teria baixado os olhos

 

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PROVA DELL’ESISTENZA DI DIO
Poema di Jacky
Lavauzelle
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PROVA DELL'ESISTENZA DI DIO - JACKY LAVAUZELLE