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JEAN Ier – CAP VERS L’AFRIQUE- OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não sofre o peito forte, usado à guerra

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES IV-48
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-48
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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JEAN Ier : CAP VERS L’AFRIQUE

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« Não sofre o peito forte, usado à guerra,

« Mais cette âme forte, forgée pour la guerre,
 Não ter amigo já a quem faça dano;
Ne se résout pas à ne plus avoir d’ennemis ;
  E assim não tendo a quem vencer na terra,
Et ainsi n’ayant plus rien à conquérir sur terre,
Vai cometer as ondas do Oceano.
Part se battre avec les vagues de l’Océan.
  Este é o primeiro Rei que se desterra
C’est le premier Roi ainsi à partir
Da Pátria, por fazer que o Africano
De sa  patrie, pour que l’Africain
Conheça, pelas armas, quanto excede
Comprenne, par les armes, combien est supérieure
  A lei de Cristo à lei de Mafamede. 
La loi du Christ à celle de Mahomet.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA PESTE DE BERGAME – Pesten i Bergamo – DE JENS PETER JACOBSEN – 1882

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Jens Peter JACOBSEN

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Traduction Jacky Lavauzelle*******

Traduction – Texte Bilingue

Jens Peter JACOBSEN

Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Jens Peter JACOBSEN
1847-1885

Traduction Danois Jacky Lavauzelle

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES & NOUVELLES
DE JENS PETER JACOBSEN

LA PESTE DE BERGAME
Pesten i Bergamo
1882
(Mogens og andre Noveller)

KJØBENHAVN – GYLENDALSKE BOGHANDELS FORLAG (F HEGEL & SØN) – THIELES BOGTRYKKERI

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nicolas Poussin, La Peste à Ashdod, 1630-1631, Musée du Louvre

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Der var Gammel-Bergamo oppe paa Toppen af et lavt Bjærg, i Hegn bag Mure og Porte, og der var det nye Bergamo nede ved Bjærgets Fod, aabent for alle Vinde.
Si le vieux Bergame se dressait au sommet d’un vallon, derrière une muraille, le nouveau Bergame tapissait le pied d’une colline offerte à tous les vents.

En Dag brød Pesten ud dernede i den nye By og greb frygteligt om sig;
Un jour, la peste s’est abattue terriblement sur la nouvelle ville ;
der døde en Mængde Mennesker og de andre flygtede bort udover Sletten, ad alle Verdens fire Hjørner til.
Nombreux périrent et d’autres fuirent au delà de la plaine, aux quatre coins du monde.
Og Borgerne i Gammel-Bergamo stak Ild paa den forladte By for at rense Luften, men det hjalp ikke, de begyndte ogsaa at dø oppe hos dem, først en om Dagen, saa fem, saa ti og saa en Snes, og da det var paa sit Højeste mange fler endnu.
Et les citoyens du Vieux Bergame incendièrent la ville abandonnée afin d’y purifier l’air, mais cela fit rien, car ils commencèrent à leur tour à mourir, d’abord au rythme d’un par jour, puis de cinq à dix, et puis plus encore les jours qui suivirent.

Og de kunde ikke flygte saadan som de i den nye By havde gjort.
Et eux ne pouvaient pas s’échapper comme l’avaient fait ceux de la ville nouvelle.

Der var jo de, der forsøgte det, men de kom til at leve et Liv som det jagede Dyrs, med Skjul i Grøfter og Stenkister, under Hegn og inde i de grønne Marker;
Il y avait ceux qui le tentèrent, mais vécurent une vie d’animal traqué, se cachant dans les fossés et les grottes, derrière les barrières et errant à travers les verts pâturages ;
for Bønderne, der baade det ene Sted og det andet havde faaet Pesten bragt i Gaarde af de første Flygtninge, de stenede hver fremmed Sjæl, de traf, bort fra deres Enemærker, eller slog dem ned som gale Hunde uden Naade eller Barmhjærtighed, i retfærdigt Nødværge som de mente.
car les paysans les pourchassaient inlassablement en les battant comme des chiens enragés, sans aucune pitié ni humanité.

De maatte blive hvor de var de Folk fra Gammel-Bergamo, og Dag for Dag blev det varmere i Vejret og Dag for Dag blev den gruelige Smitte gridskere og gridskere i sit Tag.
Ils devaient donc rester là, dans le vieux Bergame, où de jour en jour la température devenait plus chaude et l’horrible contamination s’étendait inéxorablement.
Forfærdelsen steg op som til Galenskab, og hvad der havde været af Orden og ret Regimente, det var som om Jorden havde slugt det og sendt det Værste istedet.
La panique et la déraison régnaient, et tout ce qui ressemblait à de la justice et à de la raison semblait avoir été avalé et échangé à la place par le pire mal de la pire espèce.

Lige i Begyndelsen, da Pesten kom paa, havde Folk sluttet sig sammen i Enighed og Samdrægtighed, havde været paa Vagt efter at Ligene blev ordenlig og godt begravede, og havde hver Dag sørget for, at der blev tændt store Baal af Ild paa Torve og Pladser, at den sunde Røg kunde drive gjennem Gaderne.
Au début de la peste, les gens étaient unis et raisonnés, vigilants à bien enterrer corps, et organisaient chaque jour de grands feux à travers les rues.
Enebær og Eddike var der bleven delt ud til de Fattige, og fremfor Alting havde Folk søgt til Kirkerne aarle og silde, enkeltvis og i Optog, hver Dag havde de været inde for Gud med deres Bønner, og hver Aften, naar Solen gik i Bjærge, havde alle Kirkernes Klokker raabt klagende imod Himlen fra deres hundrede svingende Svælg. 
Des mûres et du vinaigre étaient distribués aux plus pauvres, mais surtout, les gens se ruaient dans les églises, seuls ou en groupe, chaque jour, pour prier Dieu et chaque soir, quand le soleil déclinait derrière les montagnes, toutes les cloches de l’église claironnaient vigoureusement comme des suppliques qu’elles adressaient au ciel.
Og Faster var der bleven paabudt og Relikvierne havde hver Dag staaet stillet frem paa Altrene.
Et désormais le jeûne était de rigueur, et de nouvelles reliques étaient présentées tous les jours sur les autels.

Endelig en Dag, de ikke vidste mere at gjøre, havde de fra Raadhusets Altan, under Basuners og Tubers Klang, udraabt den hellige jomfru til Podesta eller Borgmester over Byen, nu og evindelig.
Enfin, un jour, ne sachant plus quoi faire de plus, à l’hôtel de ville, du balcon, au son des trompettes et des tambours, ils proclamèrent la sainte Vierge grande protectrice de la cité, maintenant et pour toujours.

Men det hjalp Altsammen ikke; der var Ingenting der hjalp.
Mais cela resta sans effets ; Il n’y avait donc plus rien à espérer.

Og da Folk fornam det og efterhaanden blev faste i den Tro, at Himlen enten ikke vilde hjælpe eller ikke kunde, da ikke blot lagde de Hænderne i Skjødet, sigende, at Alting maatte komme som det komme skulde, nej, men det var som om Synden fra en dulgt og snigende Sot var bleven en ond og aabenbar, rasende Pest, der Haand i Haand med den legemlige Farsot higed efter at slaa Sjælen ihjel, ligesom denne efter at lægge deres Kroppe øde.
Mais quand les gens comprirent que l’aide ne viendrait pas du ciel, peut-être parce qu’il ne pouvait rien y faire ou bien parce qu’il ne le voulait pas, ils décidèrent de prendre leur destinée en main ; et alors, tout le péché enseveli et hideux ressurgit et devint un fléau si furieux et une peste nouvelle si violente qu’elle ravagea les âmes aussi bien que la première avait détruit leurs corps.
Saa utrolige vare deres Gjerninger, saa uhyre deres Forhærdelse.
La malédiction planait sur chacune de leurs œuvres .
Luften var fuld af Bespottelse og Ugudelighed, af Fraadseres Stønnen og Drankeres Hyl, og den vildeste Nat var ikke sortere af Uteerlighed end deres Dage var det.
L’air s’emplissait de moquerie blessante et de méchanceté, de gémissements orgiaques et du beuglement des ivrognes, et la nuit la plus folle et insensée n’était rien en comparaison de ces jours.

« Idag ville vi æde, thi imorgen skulle vi dø! » 
« Aujourd’hui ripaillons, car demain nous allons mourir ! »
— Det var som havde de sat det ud efter Noder, at spille paa mangfoldige Instrumenter i een uendelig Helvedeskoncert.
Cette ritournelle s’entendait constamment dans un interminable et infernal concert.
 Ja, havde ikke alle Synder forud været opfundne, saa var de blevet det her, for der var ikke den Vej, de jo vendte sig hen i deres Forkerthed.
Oui, si tous les péchés n’avaient pas été inventés auparavant, ils auraient été inventés pendant cette trouble période.
De unaturligste Laster florerede iblandt dem, og selv saadanne sjældne Synder som Nekromantia, Troldom og Djævlepaakaldelse var dem velbekjendte, thi de vare mange, som tænkte hos Helvedes Magter at faa den Beskyttelse, Himlen ikke havde villet yde.
Les pratiques surnaturelles fleurissaient parmi eux, et même des péchés aussi rares que la nécromancie, la sorcellerie et le satanisme leur étaient désormais bien connus, car nombreux se soumettaient aux pouvoirs de l’enfer afin d’avoir la protection que le ciel leur refusait.

Alt hvad der hed Hjælpsomhed eller Medlidenhed var forsvundet af Sindene, Enhver havde kun Tanke for sig selv.
Tout ce qu’on appelait bienveillance ou compassion avait disparu des esprits, tout le monde ne pensait qu’à lui-même.
Den Syge blev set paa som Alles fælles Fjende, og hændte det en Stakkel, at han faldt om paa Gaden, mat af Pestens første Febersvimmel, der var ikke en Dør, der aabnede sig for ham, men med Spydestik og med Stenkast blev han tvungen til at slæbe sig bort fra de Sundes Vej.
Le malade était considéré comme un ennemi commun, et si un malheureux tombait dans la rue, ressentant la première fièvre de la peste, plus une porte ne s’ouvrait à lui ; bien au contraire, il se trouvait écarté à l’aide d’une lance et par un jet de pierre forcé à faire demi-tour.

Og Dag for Dag tog Pesten til, Sommersolen brændte ned over Byen, der faldt ikke en Regndraabe, der rørte sig ikke en Vind, og af Lig, der laa og raadnede i Husene, og af Lig, der var ilde skjult i Jorden, avledes der en kvælende Stank, som blandede sig med Gadernes stillestaaende Luft og lokked Ravne og Krager til i Sværme og i Skyer, saa der var sort af dem paa Mure og paa Tage.
Et de jour en jour, la peste croissait et faisait des ravages, le soleil d’été inondait et brûlait la ville, il ne pleuvait plus depuis bien longtemps, le vent ne soufflait plus, la lumière pénétrait dans les maisons sur des corps qui jonchaient à même la terre. Il y avait une puanteur incommensurable qui se mêlait à l’air fétide des ruelles et attirait des nuées d’innombrables corbeaux, noircissant les toits des maisons.
Og rundt omkring paa Stadens Ringmur sad der enkeltvis underlige, store, udenlandske Fugle, langvejs fra, med rovlystne Næb og forventningsfuldt krummede Kløer, og de sad og saae med deres rolige, gridske Øjne indover, som biede de kun paa, at den ulykkelige By skulde blive een stor Aadselkule.
Autour des murailles de la ville, il y avait des d’étranges oiseaux, immenses, venus de loin, aux becs démesurés et aux puissantes serres largement incurvées, et ils regardaient, les yeux déterminés et songeurs, comme s’ils attendaient que tombe cette malheureuse ville comme tomberait un fruit totalement pourri.

Saa var det Elleveugersdagen efter at Pesten var udbrudt, at Taarnvægterne og andre Folk, der var tilvejrs paa høje Steder, kunde se et sælsomt Tog bugte sig fra Sletten ind igjennem den nye Byes Gader, mellem de røgsværtede Stenmure og Træskurenes sorte Askedynger.
Puis, onze semaines après, la peste régnait encore, les vigiles, qui se trouvaient sur les hauteurs, aperçurent un étrange phénomène qui rampait de la plaine à travers les rues de la nouvelle ville, entre les murs de pierre calcinés et les restes de déchets noircis.
En Mængde Mennesker!
Une foule de gens !
vist henved de sekshundrede eller fler, Mænd og Kvinder, Gamle og Unge, og de havde store, sorte Kors imellem sig og brede Bannere over sig, røde som Ild og Blod.
Peut-être six cents personnes, voire plus, hommes, femmes, vieux et jeunes, et qui portaient de grandes croix noires et de larges bannières rouges, comme peintes de feu et de sang.
De synger imens de gaar, og sære fortvivlelsesfuldt klagende Toner bæres op igjennem den stille, lummervarme Luft.
Ils chantaient d’étranges et tragiques complaintes qui se faisaient entendre dans ce pesant air silencieux et torride.

Brune, graa, sorte er deres Dragter, men Alle har de et rødt Mærke paa Brystet.
Marrons, gris, noirs étaient leurs costumes, mais tous portaient une marque rouge sur leur poitrine.
Et Kors er det da de kommer nærmere.
Une croix se dessinait à mesure qu’ils se rapprochaient.
For de kommer stadigt nærmere.
Ils se rapprochaient toujours et encore de la vieille ville.
De presser sig op ad den stejle, murindhegnede Vej, som fører op til den gamle By.
Ils se faufilaient sur la route escarpée qui y mène.
Der er et Mylder af deres hvide Ansigter, de har Svøber i Hænderne, der er en Ildregn malet af paa deres røde Faner.
Il y avait une multitude de visages livides et pâles, qui tenaient dans leurs mains des fanions rouges où figuraient des torrents de feu.
Og de sorte Kors svinger til den ene Side og til den anden i Trængslen.
Et des croix noires se balançaient d’un côté et de l’autre en détresse au-dessus des têtes.

En Lugt stiger op fra den sammenstuvede Hob, af Sved, af Aske, af Vejstøv og gammel Kirkerøgelse.
Une odeur émergeait de ce bloc compact, une odeur de sueur et de cendres, de poussière et des fragrances d’église.
De synger ikke mer, de taler ikkeheller, blot den samlede trippende, hjordeagtige Lyd af deres nøgne Fødder.
Ils ne chantaient plus, ils ne parlaient pas, ils s’étaient tus et il ne restait que le bruit de leurs pieds nus sur la terre.

Ansigt ved Ansigt dukker ind i Taarnportens Mørke, og kommer ud i Lyset igjen paa den anden Side, med lystrætte Miner og halvvejs lukkede Laag.
Un face à face se fit entre l’obscurité de la porte de la tour d’un côté et la lumière des torches de l’autre côté.

Saa begynder Sangen igjen:
Puis la chanson recommença :
et Miserere, og de knuger Svøben og gaar stærkere til som ved en Krigssang.
un Miserere, et ils serraient leur fléau fermement et marchaient comme s’il s’agissait d’une chanson guerrière.

Som de kom fra en udhungret By ser de ud, Kinderne er hule paa dem, deres Kindben staar frem, der er ingen Blod i deres Læber og de har mørke Ringe under Øjnene.
Comme s’ils venaient d’une ville surpeuplée, joues creuses et pommettes décharnées, le sang ne semblait plus couler dans leurs lèvres, au-dessus desquels se dessinaient de larges yeux noirs creusés.

De fra Bergamo er stimlet sammen og ser paa dem med Forundring og med Uro.
Ceux de Bergame tremblaient et les regardaient avec effroi et agitation.
Røde, forsvirede Ansigter staa mod disse blege;
Leurs visages rouges et avinés s’opposaient à l’extrême à ces pâles visages carnassiers ;
sløve, utugtsmatte Blikke sænkes for disse hvasse, flammende Øjne;
Leurs yeux fatigués et repus se baissaient devant ces yeux pâles et intenses ;
grinende Bespottere glemme Munden aaben over disse Hymner.
Leurs rires bâtards s’évanouissaient devant ces hymnes pleines de foi.

Og der er Blod paa alle de Svøber af deres!
Et il y avait du sang sur tous les fléaux !

Folk blev ganske underlig tilmode over disse Fremmede.
Les deux populations ne pouvaient pas être plus étranges l’une à l’autre.

Men det varede ikke længe, før man fik det Indtryk rystet af sig.
Mais il ne fallut pas longtemps avant que le calme ne soit ébranlé. Der var Nogle, der havde kjendt en halvgal Skomager fra Brescia igjen iblandt Korsdragerne, og straks var den hele Skare bleven til Latter ved ham.
On reconnu un cordonnier de Brescia parmi ceux qui portaient les croix, et tout de suite la foule devint moqueuse.
Imidlertid var det jo dog noget Nyt, en Adspredelse fra det dagligdags, og da de Fremmede marcherede afsted efter Domkirken, saa fulgte man efter, som man vilde fulgt efter en Bande Gjøglere eller efter en tam Bjørn.
Cependant, comme il s’agissait d’un spectacle bien étrange, ils suivirent des yeux les étrangers qui marchaient pour se rendre à la cathédrale, ils les suivaient, comme s’il s’agissait de forains ou de montreur d’ours apprivoisé.

Men alt som man gik og skubbedes, blev man forbitret, man følte sig saa nøgtern overfor disse Menneskers Højtidelighed, og man forstod jo meget godt, at disse Skomagere og Skrædere var kommet her for at omvende En, bede for En, og tale de Ord, man ikke vilde høre.
Mais comme chacun se bousculait, le foule de la vieille ville semblait insatisfaite et démunie devant la sobre assurance, la solennité de ces personnes et ils comprirent bien que ces cordonniers et ces tailleurs étaient venus ici pour les convertir, prier pour eux, pour prononcer des mots qu’ils ne voulaient pas entendre
Og der var to magre, graahaarede Filosofer, som havde sat Ugudeligheden i System, de hidsede Mængden og æggede den ret af deres Hjærters Ondskab, saa for hvert Skridt det gik mod Kirken, blev Mængdens Holdning mere truende, deres Vredesudbrud vildere, og der var kun lidt igjen, saa havde de lagt voldsom Haand paa disse fremmede Svøbeskrædere.

Et il y avait deux philosophes maigres aux cheveux gris, qui avaient pensé l’impiété en système, et avec toute  leur noire malice qui logeait dans leur cœur, excitèrent la populace de sorte qu’à mesure qu’ils approchaient de l’église l’attitude des habitants de la vieille ville devenait de plus en plus menaçante, prête à exploser dans une noire et sauvage colère, qu’il se fallut de rien pour que cela ne tourne au drame.
Men saa aabnede, ikke hundrede Skridt fra Kirkedøren, et Værtshus sine Døre, og en hel Flok Svirebrødre styrtede ud, den ene paa Ryggen af den anden, og de satte sig i Spidsen for Processionen og førte den syngende og vrælende med de naragtigst andægtige Gebærder, undtagen en af dem, som vendte Mølle indtil helt op ad Kirketrappens græsgroede Trin.
A cent pas de la porte de l’église, s’ouvrit la porte de la taverne, et un groupe de compagnons avinés se précipita en s’asseyant devant la procession en imitant leur chant et beuglant des gestes solennels de manière grotesque.
Saa lo man jo, og Alle kom fredeligt ind i Helligdommen.
Alors l’atmosphère se détendit, et tout vint plus paisible dans le sanctuaire.

Det var underligt at være der igjen, at skride hen igjennem dette store, kølige Rum, i denne Luft, der var ram af gammel Os fra Vokslystander, over disse indsunkne Fliser, Foden kjendte saa godt, og over disse Sten, hvis slidte Ornamenter og blanke Inskriptioner Tanken saa tidt havde trættet sig med.
Comme cela paraissait étrange d’être encore là, d’être là pour traverser cet espace large et frais, de baigner dans cet air saturé de vieux parfums de cire fondue, de marcher sur ces pierres où les pieds foulaient les ornements et inscriptions effacés.
Og medens nu Øjet halvt nysgjerrigt, halvt uvilligt lod sig lokke til Hvile i det bløde Halvlys under Hvælvingerne, eller gled hen over den dæmpede Brogethed af støvet Guld og tilrøgede Farver, eller kom til at fordybe sig i Alterkrogenes sære Skygger, saa kom der et Slags Længsel op, der ikke var til at holde nede.
L’œil curieux tentait soit de se reposer dans cette douce pénombre sous les voûtes, soit de parcourir les peintures aux couleurs estompées, soit de s’immerger dans les ombres particulières de l’autel.

Imidlertid drev de fra Værtshuset deres Uvæsen oppe ved selve Hovedalteret, og en stor og kraftig Slagter iblandt dem, en ung Mand, havde løst sit hvide Forklæde af og bundet sig det om Halsen, saa det hang som en Kaabe nedad hans Ryg, og saaledes holdt han Messe deroppe med de vildeste, vanvittigste Ord, fulde af Utugt og af Bespottelse;
Cependant, parmi ceux qui sortirent précédemment de la taverne, un grand et puissant jeune homme, avait dressé son tablier blanc de boucher et l’avait attaché au cou, de sorte qu’il pendait comme un chasuble dans son dos, et se tenait là qui, dans une mascarade, clamait les mots les plus fous, pleins de malice et de blasphème ;
 og en halvgammel lille Tyksak vims og væver, skjønt han var saa tyk, med et Ansigt som et flaaet Græskar;
et un petit homme plus âgé l’accompagnait et répondait à ses litanies grotesques par des chants plus odieux encore ;
 han var Degn og responderede med alle de liderligste Viser, der drev over Lande, og han knælede og han knigsede og vendte Bagdelen til Alteret og ringede med Klokken, som med en Narrebjælde, og slog Hjul om sig med Røgelsekarret;
il répondait tout en marchant de long en large, s’agenouillant, se retournant, sonnant la cloche comme un fléau de terreur, et tournant largement l’encensoir qui décrivait des volutes de fumée ;
og de andre Drukne laa langs ad Knæfaldet saa lange de var, brølende af Latter, hikkende af Drik.
et les autres, avinés, se tordaient de rire tout en beuglant des mots incompréhensibles.

Og hele Kirken lo og hujede, og hoverede over de Fremmede, og raabte til dem om at se godt efter, at de kunde blive kloge paa, hvad man regnede deres Vorherre for her i Gammel-Bergamo.
Et toute l’église se moquait devant les étrangers, les appelant à voir comment, dans le vieux Bergame, le bon Dieu était bien servi.
For det var jo ikke saa meget fordi man vilde Gud noget, at man jublede over Optøjerne, som fordi man glædede sig ved, hvad for en Braad i Hjærtet paa disse Hellige hver Bespottelse maatte være.
Ce n’était pas tellement contre Dieu qu’on en voulait et qu’étaient dirigées ces pitreries, mais on souhaitait toucher le moral et le cœur de ces saints qui venaient en pèlerinage.

Midt i Skibet holdt de Hellige sig, og de stønnede af Kvide, deres Hjærter kogte i dem af Had og Hævntørst, og de bad med Øjne og Hænder op til Gud, at han dog vilde hævne sig for al den Haan, der blev vist ham her i hans eget Hus, de vilde saa gjærne gaa til Grunde sammen med disse Formastelige, blot han vilde vise sin Magt;
Au milieu de la nef, les saints hommes se tenaient debout, gémissant, et dans leurs cœurs bouillonnaient en eux la haine et le ressentiment, et ils priaient avec des yeux et des mains levés vers Dieu, demandant à être vengé de toutes ces impiétés, ici, dans sa propre maison, afin de montrer sa toute puissance ;
med Vellyst vilde de knuses under hans Hæl, blot han vilde triumfere, og at Forfærdelse og Fortvivlelse og Anger, der var for silde, maatte komme til at skrige ud ad alle disse ugudelige Munde.
c’est avec félicité, qu’ils acceptaient eux aussi d’être écrasés sous son talon, car ainsi il triompherait, et ainsi l’horreur et le désespoir sortiraient en vociférant de ces bouches mauvaises.

Og de istemte et Miserere, der i hver Tone klang som et Raab efter den Ildregn, der kom ned over Sodoma, efter den Magt Samson havde, da han tog om Filisterhusets Søjler.
Et, quand ils entonnèrent un Miserere, chaque note sonnait comme un appel, une supplique à cette pluie de feu semblable à celle qui était descendue sur Sodome, avec la puissance de Samson quand il détruisit les colonnes du temple Philistin.
De bad med Sang og med Ord, de blottede Skuldrene og bad med deres Svøber.
Ils priaient autant avec des chants qu’avec des paroles, découvrant leurs épaules.
Der laa de knælende Række for Række, blottede til Bæltestedet, og svang de braaddede Rebknuder mod deres blodstrimede Rygge.
Là s’étendaient des rangées de pèlerins agenouillés, flagellant avec des cordes acérées et ferrées leurs dos nus.
Vilde og rasende huggede de til, saa Blodet stod i Stænk fra de hvinende Svøber.
Sauvages et furieux, alors qu’ ils intensifiaient leurs frappes, le sang coulait de plus en plus fort tintant de rouge vif les tourbillons des lannières.
Hvert Slag var et Offer til Gud.
Chaque frappe était un sacrifice à Dieu.
At de anderledes kunde slaa, at de kunde rive sig i tusinde blodige Stykker her for hans Øjne!
S’ils avaient pu se découper en des milliers de morceaux sanglants ici-même devant leurs yeux !

 Dette Legeme, hvormed de havde syndet imod hans Bud, det skulde straffes, pines, gjøres til Intet, at han kunde se, hvor de hadede det, at han kunde se, hvor de var Hunde for at tækkes ham, ringere end Hunde under hans Vilje, det laveste Kryb, der aad Støv under hans Fodsaal!
Que ce corps avec lequel ils avaient péché contre sa loi soit puni, torturé, annihilé, afin qu’il voit combien ils le détestaient, qu’il voit à quel point ils n’étaient plus que des chiens, moins que des chiens en réalité, et qu’ils ne valaient pas plus que le misérable insecte qui rampait dans cette poussière sous leur tabouret !

Og Slag paa Slag, til Armene faldt ned eller Krampen knytted dem i Knude. 
Et des coups aux coups répondaient, jusqu’à ce que les bras retombent comme retombent leurs fouets repus de sang.
Der laa de Række for Række, med vanvidsfunklende Øjne, med Fraadeskyer for deres Munde, med Blodet rislende ned ad deres Kjød.
Ils restaient immobiles, les yeux hagards, des filets de baves retombant de leurs bouches entrouvertes, avec ce sang qui recouvrait leur chair.

 Og de, som saae paa dette, følte med Et deres Hjærter banke, mærkede Varmen stige op i deres Kinder, og havde tungt ved at aande.
Et, ceux qui regardaient sentirent leur cœur battre, ressentant la chaleur monter sur leurs joues et devant faire de plus en plus d’effort pour respirer.
Det var ligesom om noget Koldt strammede sig hen under deres Hovedhud, og deres Knæ blev saa svage.
Quelque chose de froid parcourut leur tête, et leurs faibles genoux chancelèrent.
For dette greb dem;
Quelque chose se passait ;
der var et lille Vanvidspunkt i deres Hjærner, som forstod denne Galskab.
leur cœur comprenait cette folie.

Dette at føle sig som den vældige haarde Guddoms Træl, at sparke sig selv hen for hans Fødder, at være Hans, ikke i stille Fromhed, ikke i blide Bønners Uvirksomhed, men være det rasende, i en Selvfornedrelsens Rus, i Blod og Hyl og under vædeblinkende Svøbetunger, det var de oplagt til at forstaa, selv Slagteren blev stille, og de tandløse Filosofer dukkede deres graa Hoveder for de Øjne, de saae omkring sig.
Tout ceci pour ressentir ce Dieu ardent et puissant, ceci pour se soumettre à lui et à sa volonté, pour être sien, non pas dans le silence, non dans l’affliction des douces prières, mais au travers d’une furieuse souffrance, afin de trouver un abandon dans le sang et dans les chants, rougis sous les coups répétés de ces flagellations, même le boucher restait silencieux, et les philosophes édentés inclinèrent leurs têtes grises devant les yeux qui les observaient.

Og der blev ganske stille derinde i Kirken, kun en sagte Bølgen gik igjennem Hoben.
Alors le calme régna à nouveau dans l’église, seule une douce vague ondulante la traversa.

Da stod en iblandt de Fremmede, en ung Munk, op over dem og talte.
Puis, parmi les étrangers, un jeune moine se leva et parla.
Han var bleg som et Lagen, hans sorte Øjne glødede som Kul, der er ved at slukkes, og de mørke, smertehærdede Træk om hans Mund var som var de skaaret med en Kniv i Træ og ikke Folder i et Menneskes Ansigt.
Il était pâle comme un linceul, ses yeux noirs brillaient comme du charbon, et les traits sombres et douloureux de sa bouche étaient comme marqués profondément par un couteau de bois.

Han strakte de tynde, forlidte Hænder op mod Himlen i Bøn, og de sorte Kutteærmer gled ned om hans hvide, magre Arme.
Il étendit ses fines mains vers le ciel, et les manches noires de sa tenues glissèrent tout autour laissant apparaître de malingres bras blancs cadavériques.

Saa talte han.
Puis il parla.

Om Helvede, talte han, om at det var uendeligt som Himlen er uendelig, om den ensomme Verden af Pine, hver af de Fordømte har at gjennemlide og at fylde med sine Skrig, Søer af Svovl var der, Marker af Skorpioner, Flammer, der lagde sig om ham, som en Kaabe den lægger sig, og stille, hærdede Flammer, der borede sig ind i ham som et Spydsblad, der drejes rundt i et Saar.
Il parla de l’Enfer, il dit combien il était infini car le ciel lui-même est infini, il ajouta que chaque damné devra y pénétrer et se remplir, jusqu’au dégoût, de ses cris, traverser des lacs de soufre, marcher sur des nuées de scorpions, bloqué entre de gigantesques flammes qui prendront bien soin de lui, et le brûleront tout doucement et le perceront comme des lances qui s’enfoncent tranquillement mais profondément dans les plaies toujours ouvertes.

Der var ganske stille, aandeløse lyttede de efter hans Ord, for han talte, som havde han set det med sine egne Øjne, og de spurgte sig selv, er ikke denne en af de Fordømte, som er sendt til os op af Helvedes Gab for at vidne for os.
Ils restaient silencieux, écoutaient ses paroles, car, quand il parlait, il semblait avoir vécu ça de ses propres yeux, et ils se demandaient, s’il ne s’agissait pas en fait de l’un des damnés, renvoyé par l’Enfer, afin de porter témoignage au peuple.

Saa prædikede han længe om Loven og Lovens Strænghed, om at hver Tøddel i den skulde opfyldes, og om at hver Overtrædelse, hvori de havde gjort sig skyldig, skulde regnes dem lige indtil Lod og til Unze. 
Puis il a prêché longuement sur la loi et sur le pouvoir de la loi, qu’en tous points, elle devait être respectée, et que toute transgression serait condamnée.
Men Kristus er død for vore Synder, sige I, vi ere ikke mere under Loven.
-Mais Christ est mort pour nos péchés, vous dites vous, nous ne sommes plus sous le coup de sa Loi.
Men jeg siger Eder, at Helvede skal ikke blive bedraget for een af Eder og ikke een af Jærntænderne paa Helvedes Marterhjul skal gaa udenfor Eders Kjød.
– Mais, je vous le dis que l’enfer ne trichera pour aucun d’entre vous, et aucune des dents de la roue de la torture de l’Enfer n’oubliera aucune partie de votre chair.
I stoler paa Golgathas Kors,
– Vous faites confiance à la croix du Golgotha.
kom, kom! kom at se det!
– Venez ! venez ! venez la voir!
jeg skal føre Jer lige til dets Fod.
– Je vais vous y amener, je vais vous conduire directement à ses pieds.

Det var en Fredag, som I vide, at de stødte ham ud igjennem en af deres Porte og lagde den tungeste Ende af et Kors paa hans Skuldre, og lod ham bære det til en gold og nøgen Lerbanke udenfor Byen, og de fulgte hobetals med og rørte Støvet med deres mange Fødder, saa der stod som en rød Sky der over Stedet.
– Ce fut un vendredi, comme vous le savez tous qu’ils le chassèrent par l’une de leurs portes et posèrent à la fin la lourde croix sur ses épaules, ils l’ont laissé la porter sur cette colline aride et inféconde en dehors de la ville, et la foule a suivi et leurs pieds ont soulevé une telle poussière qu’un nuage rouge recouvrit les lieux.
Og de rev hans Klæder af ham og blottede hans Legeme, saaledes som Lovens Herrer lader en Misdæder blotte for Alles Blikke, at Alle kan se det Kjød, som skal overantvordes til Pine, og de slængte ham ned paa hans Kors at ligge, og strakte ham der paa og hug en Nagle af Jærn gjennem hver af hans modstridende Hænder og en Nagle gjennem hans korslagte Fødder, med Køller hug de Naglerne i lige til Hovedet.
-Et ils déchirèrent ses vêtements et mirent son corps à nu, comme les font les juges exposant un brigand à la vue du public, afin que tous voient la chair qui allait être mise à mal par la torture et ils le jetèrent de force sur la croix de mentir, et l’étendirent et lui clouèrent un clou de fer à travers chacune de ses mains et un clou à travers ses pieds croisés.
Og de rejste Korset i et Hul i Jorden, men det vilde ikke staa fast og lige, og de rokkede det til og fra og drev Kiler og Pløkke ned rundt om det, og de, som gjorde det, slog deres Hatte ud, at Blodet fra hans Hænder ikke skulde dryppe dem i Øjnene.
-Et ils soulevèrent la croix dans un trou creusé dans le sol, mais, comme elle ne tenait pas droite, et ils la secouèrent et la fixèrent en y apposant des coins et des chevilles tout autour de l’assise, et ceux qui œuvraient se couvrirent d’un couvre-chef afin de ne pas être souillé par le sang qui dégoulinait de ses mains sur leurs yeux.
Øg han deroppe saae ned for sig paa Soldaterne, som spillede om hans usyede Kjortel, og paa hele denne hujende Hob, som han led for, at den kunde frelses, og der var ikke et medlidende Øje i den hele Hob,
En ouvrant ses yeux, il vit les soldats jouer pour savoir qui gagnerait sa tunique, et sur la colline cette foule qui le conspuait, foule pour laquelle il souffrait afin qu’elle soit sauvée , et il ne trouva pas un seul œil compatissant dans toute cette assemblée.
Og de dernede saae igjen paa ham, som hang der lidende og svag, de saae paa det Brædt over hans Hoved, hvorpaa der var skrevet Jødernes Konge, og de spottede ham og raabte op til ham: 
-Et ils regardèrent celui qui souffrait et qui s’affaiblissait, et regardèrent l’inscription qui précisait qu’il s’agissait du Roi des Juifs et il lui crièrent moqueur :
« Du som nedbryder Templet og bygger det op paa tre Dage, frels nu Dig selv;
« Sauve-toi toi-même désormais ! Sauve-toi, toi qui détruisis le Temple et le reconstruisis en trois seuls jours? Sauve-toi maintenant;
er Du Guds Søn, da stig ned fra dette Kors. »
et descends de ta Croix !  »
Da fortørnedes Guds højbaarne Søn i sit Sind, og saae de var ikke Frelse værd, de Hobe, der opfylder jorden, og han rev sine Fødder ud over Naglens Hoved, og han knytted sine Hænder om Hændernes Nagler og drog dem ud, saa Korsets Arme spændtes som en Bue, og han sprang ned paa Jorden og rev sin Kjortel til sig, saa Terningerne raslede nedover Golgathas Skrænt, og han slyngede den om sig med en Konges Vrede og foer op til Himlen.
– Alors le Fils de Dieu constata que ces hommes qui peuplaient la terre ne méritaient pas le salut et il déposa le clous de ses pieds et ceux qui retenaient ses mains, si bien que ses bras se tendirent  comme un arc, et il sauta à terre et reprit sa tunique aux soldats, et les dés qu’il jeta comme un roi courroucé, dévalèrent la colline de Golgotha.
Og Korset stod tomt tilbage, og det store Forsoningens Værk blev aldrig fuldbragt.
– Dans sa colère, il monta au ciel, et la croix resta vide, et le grand travail de Rédemption ne fut jamais achevé.
Der er ingen Mægler mellem Gud og os; der er ingen Jesus død for os paa Korset, der er ingen Jesus død for os paa Korset, der er ingen Jesus død for os paa Korset. »
– Il n’y a pas de médiateur entre Dieu et nous ! Il n’y a pas de Jésus-Christ mort sur la croix pour nous, non, il n’y a pas de Christ mort pour nous sur la croix !

an tav.
Il resta silencieux.

Ved de sidste Ord havde han bøjet sig frem over Mængden og baade med Læber og Hænder ligesom kastet sit Udsagn ned over deres Hoveder, og der var gaaet en Stønnen af Angst igjennem Kirken, og i Krogene var de begyndt at hulke.
Aux derniers mots, il s’était penché sur la foule et porta ses lèvres et ses mains comme si sa proclamation était tombée sur leurs têtes, et il y eut un bruit de peur qui traversa l’église, et dans les coins certains commencèrent à se blottir les uns contre les autres.

Da trængte Slagteren sig frem med opløftede, truende Hænder, bleg som et Lig, og han raabte:
Puis le boucher se leva, les mains levées et menaçantes, et il s’écria : « Munk, Munk, vil Du nagle ham til Korset igjen, vil Du. »
«¨Moine, moine, veux-tu donc encore le clouer à la croix, c’est ce que tu veux ?»
 Og bagved ham lød det hvæsende hæst: 
Et derrière lui, plus fort encore, on entendit :
« ja, ja, korsfæst, korsfæst ham! »
«Oui, oui, crucifiez-le, crucifiez-le !  »
Og fra alle Munde igjen truende, tryglende, rungede det i en Storm af Raab op imod Hvælvingerne:
Et de toutes les bouches enfin, menaçantes, déchaînèrent en chœur dans une tempête de râles sous les voûtes de l’église la même demande :
« korsfæst, korsfæst ham. »
 » Crucifiez-le, crucifiez-le ! « .

Og klart og lyst en enkelt bævende Røst:
Et, clairement, d’une voix tremblante, on entendit :
« korsfæst ham! »
« Crucifiez-le ! »

Men Munken saae ned over dette Flagr af opstrakte Hænder, mod disse fortrukne Ansigter, med de raabende Mundes mørke Aabninger, hvor Tandrækkerne lyste hvidt som Tænderne paa tirrede Rovdyr, og han bredte Armene i et Øjebliks Ekstase op mod Himlen og lo.
Mais le moine regardait cette marée de mains tendues contre ces visages désespérés, observant les ouvertures sombres de ces bouches enragées, où les dents luisantes brillaient comme celles des prédateurs ; il écarta les bras dans un moment d’exaltation vers le ciel et souriant descendit vers la foule.
Saa steg han ned, og hans Folk løftede deres Ildregnsbannere og deres tomme, sorte Kors, og trængte ud af Kirken, og atter drog de syngende henover Torvet og atter hen gjennem Taarnportens Gab.
Et ses gens levèrent leurs bannières de feu, et leur croix noires et vides, et sortirent de l’église, et de nouveau reprirent leurs chants à travers les chemins qui mènent aux portes de la ville.

Og de fra Gammel-Bergamo stirrede efter dem, mens de gik ned ad Bjærget.
Et ceux du Vieux Bergame les virent alors redescendre la colline.
Den stejle, murindhegnede Vej var taaget af Lys fra Solen, som sank derude over Sletten, og de var halvt at se kun nu for alt det Lys, men paa Byens røde Ringmur tegned Skyggerne sig sort og skarpt af deres store Kors, der svinged fra den ene Side og til den anden Side i Trængslen.
La route escarpée était inondée par un puissant soleil qui recouvrait la plaine, et qui, dans éblouissement, effaçait de nombreux détails, mais sur les murs rouges de la ville, les ombres noires et contrastées de leurs grandes croix, qui se balançaient d’un côté et de l’autre de la foule, permettaient de bien suivre l’avancée du cortège.

Fjærnere blev Sangen;
Au loin désormais s’entendait une chanson ;
rødt glimted endnu et Banner eller to fra den nye Byes brandsorte Tomt, saa blev de borte i den lyse Slette.
Le rouge des bannières scintillait des braises de la ville, puis tout disparu dans l’éclatant effacement lumineux du coucher de soleil.

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Jens Peter Jacobsen

LUIS VAZ DE CAMOES OS LUISADAS III-87 LES LUSIADES -Passavam a ajudar na santa empresa

*Luís de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-87 LES LUSIADES III-87
LITTERATURE PORTUGAISE









Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue








Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-87








OS LUSIADAS III-82

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 87
Strophe 87

III-87

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-87
LES LUSIADES III-87

 *****

Sancho Primeiro
Sanche Ier
Succède à son père Alphonse Ier sur le trône, devenant ainsi le second Roi du Portugal
Règne de 1185 – 1211
Sancho I de Portugal, quarto filho de Afonso Henriques
Sucedeu o seu pai no trono, tornando-se assim no segundo Rei de Portugal

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Gui de Lusignan
Roi de Jérusalem de 1186 à 1192

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« Passavam a ajudar na santa empresa
« Ces troupes se dirigeaient pour renforcer la sainte croisade
O roxo Federico, que moveu
De Frédéric Barberousse, qui, à l’aide
O poderoso exército em defesa
De sa puissante armée, allait reconquérir
Da cidade onde Cristo padeceu,
La ville où le Christ avait souffert,
Quando Guido, co’a gente em sede acesa,
Quand Guy et ses hommes assoiffés,
Ao grande Saladino se rendeu,
Au grand Saladin se rendirent,
No lugar onde aos Mouros sobejavam
A l’endroit où les Maures possédaient
As águas que os de Guido desejavam.
Les eaux que les armées de Guy désiraient.

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Fréderic Ier Barberousse (au milieu)
Empereur Romain Germanique
1122 – 10 juin 1190
avec à gauche son fils Henri VI et à droite le duc Fréderic VI
Illustration médiévale
Chroniques des Guelfes
 Weingarten Abbey
1179-1191

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents



Sonnet 73 : suite du sonnet 72 et des victoires de Pompée sur Mithridate. Pour la Chaîne du Taurus Scythique, la Scythie où habitait les Scythes s’étendait de l’Ukraine à l’Altaï. Les Monts Taurus est une chaîne montagneuse au sud-est du plateau de l’Anatolie. « Taurus, (Geog. anc.) nom commun à quelques montagnes ; mais la principale de ce nom est le Taurus d’Asie, & c’est la plus grande montagne que nous connoissons, d’où vient aussi qu’on l’a nommée Taurus, car la coutume des Grecs étoit d’appeller ταῦροι, tauri, ce qui étoit d’une grandeur démesurée. Le plus grand nombre des auteurs, entr’autres Strabon, Pline & Pomponius Mela font commencer cette montagne au promontoire Sacrum ou Chelidonium, quoiqu’elle traverse toute la Carie jusqu’à la Perée, mais ses branches de ce côté-là n’ont pas semblé mériter le nom de Taurus. » (L’Encyclopédie, Première édition 1751-Tome 15). L’Imathie se trouve dans l’actuelle Macédoine-Centrale.
Le Sonnet 74 termine la séquence des batailles d’Alphonse avec la bataille de Santarém et le retour des reliques du martyr Vincent. La retraite n’a pas encore sonnée définitivement puisque nous le retrouverons au Sonnet 80, suivi par les Sonnets 81, 82 et 83, venant en aide à son fils Sanche en difficulté.
Sonnet 75 : cette nouvelle séquence concerne la passation de pouvoir d’Alphonse Ier à son fils Sanche, dit le Laboureur, le Fondateur, le Colonisateur, le Populaire. et qui deviendra Sanche Ier ou Sancho Primeiro, second roi du Portugal à la mort d’Alphonse en 1185.
Sonnet 76 : le prince Sanche, fort de ses victoires, continue le combat sur Béja. Les Maures vaincus s’organisent.
Sonnet 77 : Les forces Maures se regroupent et viennent de tous les sites d’Afrique du Nord : les musiciens sont mauritaniens, les soldats viennent de Ceuta (Tingis) de Péluse en Egypte (Ampelusa), du Royaume du Grand Juba (Namibie).
Sonnet 78 : C’est L’Amir al Mouminine, le Commandeur des croyants maures, qui fédère les troupes maures autour de dix rois. Il pénètre au Portugal et encercle Sanche à Santarém.
Sonnet 79 : Sanche subit les assauts des maures. Tout est utilisé par ces derniers : catapultes, béliers, mines creusées pour faire écrouler les murailles. Mais les Portugais résistent courageusement.
Sonnet 80 : nous retrouvons le vieux Roi Alphonse Ier en repos dans la ville de Coimbra et qui quitte sa demeure pour voler au secours de son fils Sanche encerclé à Santarém.
Sonnet 81 : les Portugais rassemblés mettent en déroute les Maures devant Santarém. Il n’y a plus que des cadavres d’hommes et de chevaux qui jonchent la prairie.
Sonnet 82 : Défaite de L’Amir al Mouminine et victoire d’Alphonse Ier et se son fils, le Prince Sanche.
Sonnet 83 : la mort grandiose d’Alphonse Ier après son éclatante victoire.
Sonnet 84 : l’ensemble du peuple Lusitanien est en deuil.
Sonnet 85 : La valeur de Sanche n’a pas attendu la mort d’Alphonse. Camoes évoque les exploits du Prince, notamment en Andalousie.
Sonnet 86 : Bataille de Silves, dans l’Algarve, dans l’actuel district de Faro. Sanche se fait aider par des troupes Germaniques de passage en Lusitanie pour délivrer et reconquérir la Judée.
Sonnet 87 : Les troupes Germaniques partent rejoindre la Croisade de Frédéric Ier Barberousse. Rappel de la Bataille de Hattin – bataille de Tibériade  (4 juillet 1187) des Croisés (avec Guy de Lusignan à la tête) contre Saladin et de sa stratégie d’assoiffer les troupes du royaume Chrétien de Jérusalem, soit en comblant des puits, soit en empoisonnant les eaux, soit en les gardant avec des troupes.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-87 CAMOES LUSIADES III-87
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS VAZ DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

LA PAIX HEINE FRIEDEN – Heinrich Heine Poème

LITTERATURE ALLEMANDE
Christian Johann Heinrich Heine
La Paix Heine








Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle

FRIEDEN

La Paix


La Paix Heine




Frieden Heine La Paix Heine Heinrich Artgitato Gauguin Le Christ jaune
Le Christ jaune Paul Gauguin 1889

 

Hoch am Himmel stand die Sonne,
Haut dans le ciel trônait le soleil,
Von weißen Wolken umwogt,
Au cœur de nuages blancs,
 
Das Meer war still,
La mer était calme,
 
Und sinnend lag ich am Steuer des Schiffes,
Et je pensais au gouvernail du navire,
 
Träumerisch sinnend, – und halb im Wachen
Je rêvais – et, à moitié éveillé,
 
Und halb im Schlummer, schaute ich Christus,
Et milieu de mon sommeil, je vis le Christ,
Den Heiland der Welt.
Le Sauveur du monde.
 
Im wallend weißen Gewande
En robe blanche ondulante
 
 Wandelt er riesengroß
Bénissant
 
Über Land und Meer;
Sur terre et sur mer ;
 
Es ragte sein Haupt in den Himmel,
Il dominait le ciel de sa tête,
 
Die Hände streckte er segnend
Les mains tendues, il bénissait
 
  Über Land und Meer;
La terre et la mer ;
 Und als ein Herz in der Brust
Et comme un cœur dans la poitrine
 
  Trug er die Sonne,
Il contenait le soleil,
 
Die rote, flammende Sonne,
Le rouge, le soleil flamboyant,
Und das rote, flammende Sonnenherz
Et le rouge, le flamboyant cœur radieux
 
Goß seine Gnadenstrahlen
De ses rayons miséricordieux
Und sein holdes, liebseliges Licht,
Et de sa chère lumière bénie,
 
 Erleuchtend und wärmend,
Éclairait et réchauffait,
 
Über Land und Meer.
La terre et la mer.
 
 Glockenklänge zogen feierlich
Les cloches solennellement sonnaient
Hin und her, zogen wie Schwäne,
De-ci de-là, attirant comme les cygnes,
 
An Rosenbändern, das gleitende Schiff,
En bandes soyeuses,  le navire flottait,
Und zogen es spielend ans grüne Ufer,
et glissait vers le décor verdoyant,
  Wo Menschen wohnen, in hochgetürmter,
Où les gens vivent dans une imposante
 Ragender Stadt.
ville exceptionnelle.

*

O Friedenswunder! Wie still die Stadt!
Ô paix miraculeuse ! Combien calme est la ville !
Es ruhte das dumpfe Geräusch
Il se tait le bruit sourd
 Der schwatzenden, schwülen Gewerbe,
Des bavardages, de l’étouffante industrie,
Und durch die reinen, hallenden Straßen
Et par les rues pures et scintillantes
 Wandelten Menschen, weißgekleidete,
Vont les gens convertis, vêtus de blanc,
 Palmzweigtragende,
Et de palmes,
 Und wo sich zwei begegneten,
Et quand deux d’entres se rencontrent,
 Sahn sie sich an, verständnisinnig,
Ils se voient en connivence,
 Und schauernd, in Liebe und süßer Entsagung,
En frissonnant, dans l’amour et dans un doux renoncement,
 Küßten sie sich auf die Stirne,
S’embrassant sur le front,
Und schauten hinauf
Et levant les yeux
 Nach des Heilands Sonnenherzen,
Vers le cœur du soleil sauveur,
Das freudig versöhnend sein rotes Blut
Qui laisse paisiblement couler son sang rouge
   Hinunterstrahlte,
Vers la terre,
  Und dreimalselig sprachen sie:
Et par trois fois ils disent avec béatitude :
Gelobt sei Jesu Christ!
Loué soit Jésus Christ !

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La Paix Heine

Frieden Heine La Paix Heine Heinrich Artgitato Gauguin Le Christ jaune

RUBENS Deposizione nel Sepolcro – Le Saint-Sépulcre – La Mise au Tombeau – Sepoltura Borghese – 沉积在圣墓 – GALLERIA BORGHESE – 博吉斯画廊

ROME – ROMA – 罗马
沉积在圣墓
Rubens Deposizione nel Sepolcro
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio


GALLERIA BORGHESE
博吉斯画廊
La Galerie Borghèse

Pianto sul Cristo Morto Pier Peter Paul Rubens 1602 artgitato Galleria Borghese

PIERRE PAUL RUBENS
PETER PAUL RUBENS
彼得·保罗·鲁本斯
PIETER PAUL RUBENS
1577-1640

Sepoltura Borghese
Compianto sul corpo di Cristo deposto
Lamentation sur le corps du Christ
1605 – 1606
Deposizione nel sepolcro
Déposition dans le sépulcre

沉积在圣墓

Tableau probablement élargi à la fin du XVIIIe siècle
Ampliato presumibilmente alla fine del XVIII secolo

Peinture Huile sur Toile
dipinto a olio su tela
180×137

 » Raphaël, Rubens ne cherchaient pas les idées ; elles venaient à eux d’elles-mêmes, et même en trop grand nombre. Le travail ne s’applique guère à les faire naître, mais à les rendre le mieux possible par l’exécution. »
15 février 1852
Journal d’Eugène Delacroix
Texte établi par Paul Flat, René Piot
Plon, 1893
Tome 2 Pages 82-83

 

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TERTULLIEN
De la Chair de Jésus-Christ
Traduction par  Antoine-Eugène Genoud
Œuvres complètes de Tertullien
Louis Vivès, 1852, Tome 1  – pp. 389-433

I. Ceux qui, cherchant à ébranler la foi à la résurrection, que l’on avait crue fermement jusqu’à ces modernes Sadducéens, prétendent que cette espérance n’appartient point à la chair, ont raison de mettre en question la chair de Jésus-Christ, et de soutenir ou qu’elle n’existe pas, ou qu’elle est tout autre chose que la chair de l’homme. Ils craignent que s’il est prouvé une fois que cette chair est semblable à la nôtre, il n’en sorte contre eux la présomption que cette chair, ressuscitée en Jésus-Christ, ressuscitera infailliblement dans les hommes. Il faut donc soutenir la réalité de la chair avec les mêmes arguments qui servent à la renverser. Examinons quelle est la substance corporelle du Seigneur. Quant à sa substance spirituelle, tout le monde est d’accord. Il ne s’agit que de sa chair. On dispute de sa vérité, de sa nature, de son existence, de son principe, de ses qualités. Sa réalité deviendra le gage de notre résurrection. Marcion, voulant nier la chair du Christ, a nié aussi sa naissance : ou, voulant nier sa naissance, a nié également sa chair, sans doute de peur que la naissance et la chair ne se rendissent témoignage dans leur mutuelle correspondance, puisqu’il n’y a point de naissance sans la chair, ni de chair sans la naissance ! Comme si, en vertu des droits que s’arroge l’hérésie, il n’avait pas pu, ou nier la naissance en admettant la chair, ainsi que l’a fait Apelles, son disciple, et depuis son déserteur ; ou bien, tout en confessant la chair et la naissance, leur donner une autre interprétation, avec Valentin, autre disciple et déserteur de Marcion. Mais qui a pu soutenir le premier, que la chair de Jésus-Christ était imaginaire, a bien pu supposer aussi que sa naissance n’était qu’un fantôme ; de même que la conception, la grossesse, l’enfantement d’une vierge, et successivement toute la vie de cet enfant, une chimère. Toutes ces circonstances auraient trompé les mêmes yeux et les mêmes sens qu’avait déjà fermés l’illusion de la chair.

 Pierre Peter Pieter Rubens_Deposition nel sepolcro - Déposition dans le sépulcre

Emile Verhaeren
Les Héros
Deman – 1808 Pages 67-73

Rubens

 

Ton art énorme est tel qu’un débordant jardin
— Feuillages d’or, buissons en sang, taillis de flamme —
D’où surgissent, d’entre les fleurs rouges, tes femmes
Tendant leur corps massif vers les désirs soudains

Et s’exaltant et se mêlant, larges et blondes,
Au cortège des Ægipans et des Sylvains
Et du compact Silène enflé d’ombre et de vin
Dont les pas inégaux battent le sol du monde.

Ô leurs bouquets de chair, leurs guirlandes de bras,
Leurs flancs fermes et clairs comme de grands fruits lisses
Et le pavois bombé des ventres et des cuisses
Et l’or torrentiel des crins sur leurs dos gras !

Que tu peignes les amazones des légendes
Ou les reines ou les saintes des paradis,
Toutes ont pris leur part de volupté, jadis,
Dans la balourde et formidable sarabande.

Le rut universel que la terre dardait
Du fond de ses forêts au vent du soir pâmées
À ses tisons rôdeurs les avait allumées
En ses taillis profonds ou ses antres secrets.

Et tes bourreaux et tes martyrs et ton Dieu même
Semblent fleuris de sang, et leurs muscles tordus
Sont des grappes de force à leurs gibets pendus
Sous un ouragan fou de pleurs et de blasphèmes.

Si bien que grossissant la vie, et l’ameutant
Du grand tumulte clair des couleurs et des lignes,
Tu fais ce que jamais tes émules insignes
N’avaient osé faire ou rêver, avant ton temps.

Oh ! le dompteur de joie épaisse, ardente et saine,
Oh ! l’ivrogne géant du colossal festin
Où circulaient les coupes d’or du vieux destin
Serrant en leurs parois toute l’ivresse humaine.

Ta bouche sensuelle et gourmande, d’un trait,
Avec un cri profond les a toutes vidées,
Et les œuvres naissaient du flux montant d’idées
Que ces vins éternels vers ton cerveau jetaient.

II

Tu es celui — le tard venu — parmi les maîtres
Qui d’une prompte main, mais d’un fervent regard,
D’abord demande à tous une fleur de leur art
Pour qu’en ton œuvre à toi tout l’art puisse apparaître.

Mais si tu prends, c’est pour donner plus largement :
Aux horizons pleins de roses que tu dévastes,
Lorsque tu t’es conquis enfin, ton geste vaste
Soudain, au lieu de fleurs, allume un firmament.

Les rois aiment ton goût de richesse ordonnée.
Tu l’imposes puissant, replet, fouillé, profond
Et Versailles le tord encor en ses plafonds
Où sont peintes, lauriers au front, les Destinées.

Il déborde, il perdure excessif et charmant ;
Il s’installe, parmi les bois et les terrasses,
Et les femmes de joie élégantes et grasses
En instruisent Watteau, au bras de leurs amants.

Et te voici parti vers les Londres funèbres.
En des palais obscurs dont a peur le soleil,
Pour y fixer cet art triomphal et vermeil
Comme une vigne d’or sur des murs de ténèbres.

Et quand tu t’en reviens vers ta vieille cité,
Le front déjà marqué par le destin suprême.
Nul ne peut plus douter que tu ne sois toi-même
L’infaillible ouvrier de ton éternité.

III

Alors la gloire entière est ton bien et ta proie,
Tu la domptes, tu la lèches et tu la mords ;
Jamais un tel amour n’a angoissé la mort
Ni tant de violence enfanté de la joie.

Tu rentres comme un roi en ta large maison,
Toute la Flandre est tienne, ainsi qu’est tien le monde ;
Tu lui prends pour l’aimer sa fille la plus blonde
Dont le nom est doré comme un flot de moisson.

Tu ressuscites tout : l’Empyrée et l’Abîme ;
Et les anges, pareils à des thyrses d’éclairs ;
Et les monstres aigus, rongeant des blocs de fer ;
Et tout au loin, là-bas, les Golgothas sublimes ;

Et l’Olympe et les Dieux, et la Vierge et les Saints ;
L’Idylle ou la bataille atroce et pantelante ;
Les eaux, le sol, les monts, les forêts violentes
Et la force tordue en chaque espoir humain.

Ton grand rêve exalté est comme un incendie
Où tes mains saisiraient des torches pour pinceaux
Et capteraient la vie immense en des réseaux
De feux enveloppants et de flammes brandies.

Que t’importe qu’aux horizons fous et hagards,
Tel autre nom, jadis fameux et clair, s’efface,
Pour toi, c’est à jamais que le temps et l’espace
Retentissent des bonds dont les troua ton art.

Conservateur fougueux de ta force première,
Rien ne te fut ruine, ou chute, ou désavœu ;
Toujours tu es resté trop sûrement un Dieu
Pour que la mort, un jour, éteigne ta lumière.

Et tu dors à Saint Jacque, au bruit des lourds bourdons ;
Et sur ta dalle unie ainsi qu’une palette,
Un vitrail criblé d’or et de soleil, projette
Encor des tons pareils à de rouges brandons.

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L’article de la Première édition de l’Encyclopédie sur Rubens
*

Le Blond, Jaucourt, d’Alembert, Mallet, Boucher d’Argis, Blondell, Bourgelat, Pâris de Meyzieu
L’Encyclopédie Première édition – 1751 – Tome 5 pp. 303-337 

Rubens (Pierre-Paul) originaire d’Anvers, d’une très-bonne famille, naquit à Cologne en 1577, & mourut à Anvers en 1640. C’est le restaurateur de l’école flamande, le Titien & le Raphael des Pays-bas. On connoît sa vie privée ; elle est illustre, mais nous la laissons à part.

Un goût dominant ayant porté Rubens à la Peinture, il le perfectionna en Italie, & y prit une maniere qui lui fut propre. Son génie vaste le rendit capable d’exécuter tout ce qui peut entrer dans la riche composition d’un tableau, par la connoissance qu’il avoit des Belles Lettres, de l’Histoire & de la Fable. Il inventoit facilement, & son imagination lui fournissoit plusieurs ordonnances également belles. Ses attitudes sont variées, & ses airs de têtes sont d’une beauté singuliere. Il y a dans ses idées une abondance, & dans ses expressions une vivacité surprenante. Son pinceau est moëlleux, ses touches faciles & legeres ; ses carnations fraîches, & ses draperies jettées avec art.

Il a traité supérieurement l’Histoire ; il a ouvert le bon chemin du coloris, n’ayant point trop agité ses teintes en les mêlant, de peur que venant à se corrompre par la grande fonte de couleurs, elles ne perdissent trop leur éclat. D’ailleurs la plûpart de ses ouvrages étant grands, & devant par conséquent être vus de loin, il a voulu y conserver le caractere des objets & la fraîcheur des carnations. Enfin on ne peut trop admirer son intelligence du clair-obscur, l’éclat, la force, l’harmonie & la vérité qui regnent dans ses compositions.

Si l’on considere la quantité étonnante de celles que cet homme célebre a exécutées, & dont on a divers catalogues, on ne sera pas surpris de trouver souvent des incorrections dans ses figures ; mais quoique la nature entraînât plus Rubens que l’antique, il ne faut pas croire qu’il ait été peu savant dans la partie du Dessein ; il a prouvé le contraire par divers morceaux dessinés d’un goût & d’une correction que les bons peintres de l’école romaine ne desavoueroient pas.

Ses ouvrages sont répandus par-tout, & la ville d’Anvers a mérité la curiosité des étrangers par les seuls tableaux de ce rare génie. On vante en particulier singulierement celui qu’elle possede du crucifiement de Notre Seigneur entre les deux larrons.

Dans ce chef-d’œuvre de l’art, le mauvais larron qui a eu sa jambe meurtrie par un coup de barre de fer dont le bourreau l’a frappé, se soûleve sur son gibet ; & par cet effort qu’a produit la douleur, il a forcé la tête du clou qui tenoit le pié attaché au poteau funeste : la tête du clou est même chargée des dépouilles hideuses qu’elle a emportées en déchirant les chairs du pié à-travers lequel elle a passé. Rubens qui savoit si-bien en imposer à l’œil par la magie de son clair-obscur, fait paroître le corps du larron sortant du coin du tableau dans cet effort, & ce corps est encore la chair la plus vraie qu’ait peint ce grand coloriste. On voit de profil la tête du supplicié, & sa bouche, dont cette situation fait encore mieux remarquer l’ouverture énorme ; ses yeux dont la prunelle est renversée, & dont on n’apperçoit que le blanc sillonné de veines rougeâtres & tendues ; enfin l’action violente de tous les muscles de son visage, font presque oüir les cris horribles qu’il jette. Reflex. sur la Peint. tome I.

Mais les peintures de la galerie du Luxembourg, qui ont paru gravées au commencement de ce siecle, & qui contiennent vingt-un grands tableaux & trois portraits en pié, ont porté la gloire de Rubens par tout le monde ; c’est aussi dans cet ouvrage qu’il a le plus développé son caractere & son génie. Personne n’ignore que ce riche & superbe portique, semblable à celui de Versailles, est rempli de beautés de dessein, de coloris, & d’élégance dans la composition. On ne reproche à l’auteur trop ingénieux, que le grand nombre de ses figures allégoriques, qui ne peuvent nous parler & nous intéresser ; on ne les devine point sans avoir à la main leur explication donnée par Félibien & par M. Moreau de Mautour. Or il est certain que le but de la Peinture n’est pas d’exercer notre imagination par des énigmes ; son but est de nous toucher & de nous émouvoir. Mon sentiment là-dessus, conforme à celui de l’abbé du Bos, est si vrai, que ce que l’on goûte généralement dans les galeries du Luxembourg & de Versailles, est uniquement l’expression des passions. « Telle est l’expression qui arrête les yeux de tous les spectateurs sur le visage de Marie de Medicis qui vient d’accoucher ; on y apperçoit distinctement la joie d’avoir mis au monde un dauphin, à-travers les marques sensibles de la douleur à laquelle Eve fut condamnée ».

Au reste M. de Piles, admirateur de Rubens, a donné sa vie, consultez-la.

 

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 63- Verso 63

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  63
Strophe 63

I-63

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

E mais lhe diz também, que ver deseja
De plus, il demanda s’il pouvait voir
Os livros de sua Lei, preceito, ou Fé,
Les livres de leur Loi ou de leur Foi, leurs règles,
Para ver se conforme à sua seja,
Pour voir si elles se conforment aux siennes,
Ou se são dos de Cristo, como crê.
Ou s’ils sont attachés au Christ, comme il croyait.
E porque tudo note e tudo veja,
Et parce qu’il désirait tout noter et tout voir,
Ao Capitão pedia que lhe dê
Le Capitaine lui demanda
Mostra das fortes armas de que usavam,
Une démonstration des armes lourdes qu’ils utilisaient,
 Quando co’os inimigos pelejavam.
Lors des batailles avec leurs ennemis.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

Pont Charles PRAGUE : LE LIEN ENTRE Staré Město & Malá Strana

 

TCHEQUIE République Tchèque –Česká republika
PRAGUE – PRAHA
pont Charles ARtgitatoPont Charles Prague- Karlův most
Le Lien entre Staré Město (La Vieille Ville) & Malá Strana (Le Petit Côté)

Le Pont Charles remplace le pont Judith en bois emporté par une crue de la Vlatva – Moldau
Il relie la Vieille ville (Praha 1) à Mala Strana (Praha 2) et permet un accès à Hradčany – le quartier où se trouve la Palais Royal et la Cathédrale saint Guy.

saint Augustin (354-430)
Augustin d’Hippone (Aurelius Augustinus)
Un des quatre Pères de l’Eglise occidentale – l’Eglise latine (Ecclesia latina) avec saint Ambroise, saint Grégoire et saint Jérôme.

saint augustin artgitato pont charles prague

Augustin d'Hippone saint Augustin Artgitato Pont Charles Prague

 sainte Lutgarde
Lutgarde de Tongres (1182-1246)
La vision de sainte Lutgarde à 17 ans : le Christ lui montre une de ses plaies.

la vision de sainte Lutgarde Artgitato Pont Charles Prague 2

la vision de sainte Lutgarde Artgitato Pont Charles Prague

saint Jean de Matha (1160-1213)
saint Félix de Valois (1127-1212)
et saint Ivan

Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato 1

saint jean de Matha Saint Felix de Valois Saint Ivan Pont Charles Prague Artgitato

Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato 2 Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato 3 Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato 4Pont Charles Prague Saint Jean de Matha saint Félix de Valois saint Ivan Artgitato 5

saint Jude
(ou Judas) – Saint Jude Thaddée
Un des douze apôtres

saint Jude Artgitato Pont Charles Prague

saint Jude Artgitato Pont Charles Prague 1

saint Nicolas de Tolentino (vers 1240-1305)
moine de l’Ordre des ermites de saint Augustin

saint Nicolas de Tolentino Artgitato1 Pont Charles Prague

saint Nicolas de Tolentino Artgitato 2 Pont Charles Prague

Le prêtre et martyr
Jean Népomucène
Jan Nepomucky (1340 – 1393)

Pont Charles Prague Jean Népomucène Artgitato 1

Détail de la statue Jean Népomucène Jean Népomucène confesse la Reine Sophie Wenceslas IV la soupçonne d’adultère (avec son chien symbole de la fidélité)

Pont Charles Prague Jean Népomucène Artgitato 2

Détail de la statue de Jean Népomucène Jean Népomucène jeté dans la Vlatva – Moldau

Pont Charles Prague Jean Népomucène Artgitato 3 Pont Charles Prague Jean Népomucène Artgitato 4 Pont Charles Prague Jean Népomucène Artgitato 5

Notre-Dame et saint Bernard Bernard de Clairvaux (1090/91 – 1153) Ordre cistercien ou ordre de Cîteaux

Pont Charles Prague Saint Bernard Notre Dame Artgitato 1Pont Charles Notre-Dame et saint Bernard Artgitato 2Pont Charles Notre-Dame et saint Bernard Artgitato 3

Pont Charles Notre-Dame et saint Bernard Artgitato1

Jean le Baptiste
saint Jean-Baptiste
יוחנן המטביל

Jean le Baptiste saint Jean Baptiste Pont Charles Prague Artgitato 1

Jean le Baptiste Artgitato Pont Charles Prague

Jean le Baptiste Artgitato Pont Charles Prague 2

saint Christophe
Christophe de Lycie
« Celui qui porte le Christ »
Patron des voyageurs

saint christophe Christophe de Lycie artgitato Pont Charles Prague

saint Guy
(saint Vit ou saint Vitus)
IVème siècle
La cathédrale Saint-Guy –Katedrála svatého Víta – à l’intérieur du château de Prague -Pražský hrad – lui est dédiée. Dénoncé par l’empereur Dioclétien, il fut baigné dans de l’huile bouillante et jeté dans la fosse aux lions (en-dessous de la sculpture)

Pont Charles Le Martyre de saint Guy Prague 3 Pont Charles Le Martyre de saint Guy Prague 2 Pont Charles Le Martyre de saint Guy Prague 4 Pont Charles Le Martyre de saint Guy Prague 1

La statue de saint Gaétan
Gaétan de Thiene (1480-1547)
Fonda à Vicence (Vicenza-Vénétie) un hôpital pour les incurables

Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 1

Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 2Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 4Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 3Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 5Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 6Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 7Pont Charles saint Gaétan Artgitato Prague 8

Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d’Aquin
saint Dominique : Dominique de Guzmán (Vers 1170-1221) Fondateur de l’ordre des dominicains
saint Thomas d’Aquin (Vers 1224 – 1274) philosophe de l’ordre des dominicains – Théologien et Philosophe

Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 1Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 2Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 3Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 4

Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 5

Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 7

Psaume 73 de la Vulgate (Bible)
memor esto congregationis tuae quam possedisti ab initio redemisti virgam hereditatis tuae mons Sion in quo habitasti in eo
 leva manus tuas in superbias eorum in finem quanta malignatus est inimicus in sancto
 et gloriati sunt qui oderunt te in medio sollemnitatis tuae posuerunt signa sua signa

Souviens-toi de ton peuple (communauté/assemblée) que tu as acquis autrefois (depuis toujours/depuis l’origine/jadis), Que tu as racheté comme la tribu de ton héritage! Souviens-toi de la montagne de Sion, où tu fis ta résidence (que tu habitas)…

Pont Charles Notre-Dame et saint Dominique et saint Thomas d'Aquin Artgitato 6

saint François d’Assise (Francesco d’Assisi)
Giovanni di Pietro Bernardone (vers 1180-1226)
Fondateur en 1210 de l’Ordre des frères mineurs ou Ordre des Franciscains

saint François d'Assise artgitato Pont Charles Prague 1

saint François d'Assise artgitato Pont Charles Prague 2

Sainte Barbe – sainte Marguerite & sainte Elisabeth

Sainte Barbe (IIIe siècle après J.-C) souvent représentée avec la palme de martyre, une couronne et un livre. Elle est ici au milieu de l’ensemble sculptural.
Associée souvent avec 3 saintes qui ont fait vœux de chasteté : sainte Catherine, sainte Marguerite et sainte Geneviève.

Nous retrouvons ici sainte Marguerite accompagnée de sainte Elisabeth de chaque côté.

Saintes Barbe Marguerite Élisabeth Pont Charles Artgitato Prague

   Pont Charles Prague 1 Sainte Barbe Sainte Marguerite et Sainte Élisabeth Artgitato 1

Pont Charles Prague 2 Sainte Barbe Sainte Marguerite et Sainte Élisabeth Artgitato 1

Saintes Barbe Marguerite Élisabeth Pont Charles Artgitato Prague 2

Saintes Barbe Marguerite Élisabeth Pont Charles Artgitato Prague 3

Le Golgotha
ou
mont du Calvaire

Le Golgotha ou mont du Calvaire Pont Charles Prague Artgitato 4

Le Golgotha ou mont du Calvaire Pont Charles Prague Artgitato 3Le Golgotha ou mont du Calvaire Pont Charles Prague Artgitato 2Le Golgotha ou mont du Calvaire Pont Charles Prague Artgitato 1

Pietà
ou Vierge de Pitié

Pietà Vierge de Pitié Artgitato Pont Charles Prague

Pietà, ou Vierge de Pitié Artgitato pont Charles

Pietà, ou Vierge de Pitié Artgitato pont Charles 2

saint Antoine de Padoue
Fernando Martins de Bulhões (1195-1231)
Nous retrouvons ici quelques attributs liés à saint Antoine : la bure franciscaine, l’Enfant Jésus, un livre.

Saint Antoine de Padoue Artgitato Prague Pont Charles

saint Antoine de Padoue Artgitato Pont Charles Prague 1

saint Yves
Yves Hélory de Kermartin (1253-1303)
« Sanctus Yvo erat brito; advocatus sed non latro, res mirabilis populo », « Saint Yves était breton, avocat mais pas voleur, chose admirable pour le peuple ! ».

saint Yves Artgitato Pont Charles Prague

saint Yves Artgitato Pont Charles Prague 2

Pont Charles saint Yves Prague 1

 sainte Anne
Mère de la Vierge Marie

pont Charles Prague sainte Anne Artgitato 1

Saint Cyrille & saint Méthode
Saint Cyrille (vers 827 -869)
Saint Méthode, frère de Cyrille (vers 815-885)
« les Apôtres des Slaves »
Évangélisateurs de la Bohême-Moravie Saints Cyrille et Méthode artgitato Pont Charles Prague 2

Pont Charles Saint Cyrille saint Méthode artgitato 1

Pont Charles Saint Cyrille saint Méthode artgitato 2

Saints Cyrille et Méthode artgitato Pont Charles Prague 1

saint Joseph
&
l’enfant Jésussaint Joseph et l'enfant Jésus Prague Pont Charles Artgitato 3

saint Joseph et l'enfant Jésus Prague Pont Charles Artgitato 1

saint Joseph et l'enfant Jésus Prague Pont Charles Artgitato 2

Saint Norbert & saint Venceslas & saint Sigismond
Saint Norbert  (vers 1090-1134) fondateur de  l’ordre des Prémontrés ou Norbertins. Sa dépouille se trouve au Monastère de Strahov  (l’église abbatiale de l’Assomption de la Vierge) à Prague (fondé en 1140 sous Vladislav II Premysl).
Devise de saint Norbert : « Wenig schreiben aber viel (zu) tun » (écrire peu, mais agir beaucoup).

Saint Venceslas Ier de Bohême (Vaclav) (vers 907- vers 930) : saint patron de la République Tchèque (Česká republika) fêté le 28 septembre. Sa dépouille de martyr repose à la cathédrale Saint-Guy (Katedrála svatého Víta) dans la Chapelle Saint-Venceslas

Saint Sigismond ( – 524) Roi des Burgondes (516-523)
En tchèque : Svatý Zikmund

Saint Norbert & saint Venceslas & saint Sigismond Artgitato 1 Pont Charles Prague

Saint Norbert & saint Venceslas & saint Sigismond Artgitato 2 Pont Charles PragueSaints Norbert Venceslas et Sigismond Artgitato Pont Charles PragueSaints Norbert Venceslas et Sigismond artgitato Pont Charles Prague

saint sigismond Artgitato Pont Charles Prague

saint Venceslas Prague Pont Charles Artgitato

saint Norbert Artgitato Pont Charles Prague

La statue de saint Venceslas

saint Venceslas Prague Pont Charles Artgitato 2

saint François Xavier
Francisco de Jasso y Azpilicueta (1506-1552) – Jésuite
Cofondateur de la Compagnie de Jésus (Societas Jesu) avec Ignace de Loyolasaint François Xavier Artgitato Pont Charles Prague 3

saint François Xavier Pont Charles Prague Artgitato 1saint François Xavier Artgitato Pont Charles Prague 2saint François Xavier Pont Charles Prague Artgitato 2

saint François Xavier Artgitato Pont Charles Prague

saint François Xavier Pont Charles Prague Artgitato 3

saint François Xavier Pont Charles Prague Artgitato 4

Sainte Ludmila & saint Venceslas (enfant)
Ludmila de Bohême (vers 860-921) : grand-mère Venceslas – Mère de Vratislav Ier de Bohême (père de Venceslas)

Sainte Ludmila saint Venceslas enfant artgitato Pont Charles Prague

Sainte Ludmila saint Venceslas enfant artgitato Pont Charles Prague 2

Philippe Benizi
(1233-1285)
ministre général de l’Ordre des Servites de Marie
(Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae -OSM)
Il est représenté avec une branche de lys et un crucifix.

saint Philippe Benizi Artgitato Pont Charles Prague

saint Philippe Benizi Artgitato Pont Charles Prague 2

Adalbert de Prague
En tchèque Vojtěch (956-997)
Evêque de Prague et Martyr

Adalbert de Prague Pont Charles Artgitato

Adalbert de Prague Pont Charles Artgitato 2

Le Christ avec saint Côme & saint Damien
saint Côme, patron des chirurgiens.
saint Damien, patron des pharmaciens, frère jumeau de saint Côme.
Chirurgiens anargyres : qui soignaient sans faire payer les patients.

Saints Côme et Damien avec le Christ Artgitato Pont Charles Prague

Saints Côme et Damien avec le Christ Artgitato Pont Charles Prague 2

 Le Chevalier Bruncvík Fils de Štilfrid avec son épée magique (à côté du pont sur l’Île de Kampa)

Pont Charles Chevalier Bruncvík Artgitato 2Pont Charles Chevalier Bruncvík Artgitato 3

CARAVAGE : L’INCREDULITE DE ST THOMAS

Le Caravage
Michelangelo Merisi da Caravaggio
L’incrédulité de Saint Thomas
(vers 1603)

 

L'incrédulité Le Caravage

Le doute et la foi
Une impossible rencontre


Simone Weil, dans la Pesanteur et la Grâce, dans le chapitre consacré au malheur, nous disait : « Souffrance : supériorité de l’homme sur Dieu. Il a fallu l’incarnation pour que cette supériorité ne fût pas scandaleuse. ». Le Christ apporte son corps martyrisé devant les hommes. Sans supériorité, il est là, attendant le jugement. Sa plaie ouverte est le centre de tous les regards et de toutes les attentions. Il n’est plus divin, mais un homme parmi les hommes.

 

L'incrédulité de Saint Thomas (la blessure)

En deçà de la foi
David Salle voulait voir dans la peinture des corps un point de vue qui ne soit pas ordinaire. L’œuvre du Caravage participe à cette extraordinaire position de corps, d’une plaie et d’un doigt, du matériel et du spirituel, du doute et de la foi. Il n’y a pas d’obscénité dans cette pénétration, juste un moment où l’homme montre ses limites. L’acte est solennel, les visages en témoignent. Mais de la puissance des ces regards, s’évanouit la force du divin.

Les têtes se retrouvent en se rassemblant, comme dans une possible unité d’esprit. Quatre têtes, côte à côte, comme représentant le monde et ses quatre points cardinaux. En haut, les têtes, le divin, la réflexion, la raison, la foi ; plus bas, le corps, la plaie, le mal, la souffrance, le doute.

Les têtes sont là mais la stupeur ferme la bouche des personnages. Stupeur et attente. Est-ce possible ? Ce doigt qui pénètre, que révélera t-il ?

Loin d’apporter des réponses dans la hauteur de la foi, ce doigt ne montre rien et, en pénétrant, assèche le retour et limite les perspectives. Le doigt montre l’individu, le ‘Je’, qui se perd dans l’universel de ce corps.

La preuve par une insaisissable rencontre
Nous rentrons, par le doigt de Saint Thomas, dans l’insaisissable. Il voit la plaie, mais cela ne suffit pas. Il faut faire entrer un peu de sa chair dans la chair de l’autre, quitte à l’ouvrir à nouveau et à faire souffrir. La vérité serait-elle à ce prix ? Cette tentative semble réussir. Le doigt rentre, le corps du Christ s’ouvre. Plus que dans la proximité nous sommes dans l’être. Mais y sommes-nous vraiment. La chair qui s’ouvre laisse-t-elle passer la vérité ? Quelle vérité ? Que promet réellement cette rencontre ?

La proximité insaisissable

« « A aucun instant, écrit Hofmannsthal (Die Wege und die Begegnungen – Les Chemins et les Rencontres) le sensible n’est autant chargé d’âme, et ce qui est de l’âme aussi sensible que dans la rencontre. » Le corps lui-même s’y ouvre à l’inconnu qu’aucun sens pourtant ne nous donne et l’âme est elle-même inquiétée  d’un obscur désir. La proximité est bien celle de l’insaisissable. Mais il semble que pour Hofmannsthal la rencontre soit vouée à la déception et que cet insaisissable meure avec l’infini qu’il portait en lui, lorsque nous tentons de le saisir La rencontre promet plus que l’étreinte ne peut tenir. » (Jean-Louis Chrétien, l’Effroi du beau).

La rencontre du doigt se pensait comme l’ouverture et le commencement de la foi. Le toucher a accouché d’un banal assentiment ; oui, cela est vrai, la plaie est là, c’est certain, l’homme qui est là a survécu et alors ?
Le corps en s’ouvrant pour recevoir réduit la puissance pour ne retenir que l’anecdotique d’un ressenti dans la fugacité de l’instant.

 Pas de sentimentalisme dans l’œuvre du Caravage, pas de moralisme non plus. Le fait est là, enfin !,devant Saint Thomas. Peut-être est-ce le Christ qui retient, peut-être aussi amène t-il le doigt pour le planter là dans la chair. Les yeux des trois hommes sont vissés devant cette fente béante, ne regardant qu’elle et oubliant l’homme dans sa gloire. Il y a comme une scène de marché où l’homme doit toucher la fraicheur du fruit avant de l’acheter en le palpant, le retournant, afin de s’assurer que son acte ne sera nullement regretté et son argent bien dépensé.

Pendant que la plaie apparaît, c’est le Christ qui commence à disparaître. La communication qui aurait dû se créer se perd dans cette chair ouverte, seulement ouverte.

L’éclairage de l’érotisme

Si le toucher limite la rencontre, elle ouvre le champ à un érotisme dans le sens de Francis Marmande : « l’érotisme est un éclairage. Mais il n’est pas seulement ce qui illumine : il est dans la conscience de l’homme ce qui met l’être en question. Sans doute l’éclaire t-il trop crûment. » (Le Journal Littéraire, n°2 p56).

Et cet éclairage Le Caravage l’apporte non pour Saint Thomas, qui après cette certitude retombera maladivement dans le doute, mais au spectateur. Il amène aussi ce que la chair à de triste et de maudite. Mais à ce titre, peut refonder une humanité nouvelle. « En un sens l’œuvre de chair apparut maudite aux premiers hommes. C’est même cette malédiction qui a fondé l’humanité. C’est elle qui l’a séparée de son contraire, l’animalité qu’elle regarde encore, à certains égards, avec une inconsolable nostalgie » (Georges Bataille, l’Erotisme)

La porte qui s’est ouverte par cette plaie n’a apportée qu’une simple réponse à Saint Thomas. Où en sommes-nous alors maintenant ?
« Nous sommes au point où l’amour est tout juste possible. » (Simone Weil, La Pesanteur et la grâce)

 

Jacky Lavauzelle