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LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-95 LES LUSIADES – Da terra dos Algarves

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-95 LES LUSIADES III-95
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-95




OS LUSIADAS III-95
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 95
Strophe 95

III-95

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-95
LES LUSIADES III-95

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« Da terra dos Algarves, que lhe fora
« De la terre de l’Algarve, qui en dot
 Em casamento dada, grande parte
De mariage avait été reçue , en grande partie
Recupera co’o braço, e deita fora
Fut récupérée par son bras guerrier en boutant dehors
O Mouro, mal querido já de Marte.
Le Maure, qui de Mars n’était plus chéri.
Este de todo fez livre e senhora
Ainsi devint souveraine et affranchie
Lusitânia, com força e bélica arte;
La Lusitanie par la force et la stratégie ;
E acabou de oprimir a nação forte,
Et achevant de submerger cette nation aguerrie,
Na terra que aos de Luso coube em sorte.
Qui des terres de Lusus s’était répartie. 

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ALPHONSE III
ALFONSO III

Roi de Portugal et des Algarves, comte de Boulogne par la grâce de Dieu

Alphonse III de Portugal
Alphonse le Boulonnais
Alfonso III de Borgoña,
El Boloñés o el Reformador
Coimbra, 5 mai 1210 – Coimbra, 16 février 1279
5 de mayo de 1210 – 16 de febrero de 1279

Roi de Portugal de 1247 à 1279

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
A partir du Sonnet 94 nous partons pour 32 années de règne qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières de l’Algarve sur les Maures.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-95 CAMOES LUSIADES III-95
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS VAZ DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

CAMOES OS LUISADAS II-103 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-103 LES LUSIADES II-103
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-103

OS LUSIADAS II-103

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  103
Strophe 103

II-103

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-103
LES LUSIADES II-103

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E como por toda África se soa,
Et comme, dans toute l’Afrique, circulent
 Lhe diz, os grandes feitos que fizeram,
Les grandes choses qu’ils ont faites,
  Quando nela ganharam a coroa
Quand ils conquirent la couronne
Do Reino, onde as Hespéridas viveram;
Du Royaume, où les Hespérides vivaient ;
 E com muitas palavras apregoa
Et avec de nombreux mots fleuris
O menos que os de Luso mereceram,
Evoqua des plus petites actions des gens de Lusus,
E o mais que pela fama o Rei sabia.
Et jusqu’aux plus renommées que le Roi connaissait.
  Mas desta sorte o Gama respondia:
Mais à tout ça, Gama répondit :

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-103 LES LUSIADES II-103

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-103
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 39 – Verso 39

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

A Epopeia Portuguesa

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 39
Strophe 39

I-39

« Q ue, se aqui a razão se não mostrasse
« Que, si la raison ne se montrait pas ici
 Vencida do temor demasiado,
Vaincue par trop de peur,
Bem fora que aqui Baco os sustentasse,
Bacchus ici aurait pu les soutenir,
  Pois que de Luso vem, seu tão privado;
Puisque de Lusus ils viennent ;
 Mas esta tenção sua agora passe,
Mais cela n’est pas notre propos maintenant,
 Porque enfim vem de estâmago danado;
Car enfin vint cet âme damné ;
Que nunca tirará alheia inveja
Mais jamais l’envie n’ôtera à autrui 
 O bem, que outrem merece, e o Céu deseja.
Le bien, qu’il mérite et que le ciel désire pour lui.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

luis de camoes literatura português os lusiadas
les Lusiades

Camões : Les Lusiades (Chant I, 1 à 8) OS LUSIADAS -Texte Bilingue de luis de Camoes

LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Luis de Camões

Luis de Camoes Les Lusiades

OS LUSIADAS
(1556)

LES LUSIADES

CHANT I
Canto Primeiro

1

Des soldats dans des combats acharnés et féroces
As armas e os barões assinalados,
Des plages du Portugal d’où partirent nos frères
Que da ocidental praia Lusitana,
Par des mers avant nous vierges encore
Por mares nunca de antes navegados,
Au-delà de l’île de Ceylan, s’engouffrèrent
Passaram ainda além da Taprobana,
Par les périls et les guerres endurcis

Em perigos e guerras esforçados,
Plus que ne le permettait aucune force humaine d’ici
Mais do que prometia a força humana,
Et, parmi ces peuples lointains, ils édifièrent
E entre gente remota edificaram
Ce nouveau royaume qu’eux seuls sublimèrent ;
Novo Reino, que tanto sublimaram;

2
E aussi les mémoires et le passé glorieux
E também as memórias gloriosas
De ces rois qui ont imposé au-delà des mers

 Daqueles Reis, que foram dilatando
Et la foi et l’Empire sur les terres
A Fé, o Império, e as terras viciosas
impies d’Afrique à d’Asie
De África e de Ásia andaram devastando;
Et aussi les œuvres et les actes valeureux
 E aqueles, que por obras valerosas
au-delà des lois même de la mort et de la vie
Se vão da lei da morte libertando;
C’est pour eux que je chanterai de toutes parts
 Cantando espalharei por toda parte,
M’accompagnant du seul génie et des arts.
Se a tanto me ajudar o engenho e arte.

 3

Cessons de savoir qui des Grecs ou des Troyens
Cessem do sábio Grego e do Troiano
Fit le plus long et le plus difficile voyage

As navegações grandes que fizeram;
Qui d’Alexandre, de Trajan, ou d’autres anciens
 Cale-se de Alexandro e de Trajano
Eut la plus grandiose victoire avec une telle rage
A fama das vitórias que tiveram;
Je chante ici les enfants de Lusus et leurs victoires
Que eu canto o peito ilustre Lusitano,
A qui obéirent et Mars et Neptune en pleine gloire
A quem Neptuno e Marte obedeceram:
Et pour qui la Muse a chanté les exploits fièrement
Cesse tudo o que a Musa antiga canta,
Y  a-t-il en ce monde de plus grands évènements ?
 Que outro valor mais alto se alevanta.


4

Et vous, mes nymphes sorties du Tage maternel
E vós, Tágides minhas, pois criado
Vous m’enflammez  d’une ardeur nouvelle
Tendes em mim um novo engenho ardente,
Ne laissez jamais retomber cette si grande ferveur
 Se sempre em verso humilde celebrado
En m’inondant maintenant de hauts faits glorieux
Foi de mim vosso rio alegremente,
Plongez-moi dans votre rivière en pleine splendeur
Dai-me agora um som alto e sublimado,
Afin de me donner un style actuel et lumineux
Um estilo grandíloquo e corrente,
Afin que votre rivage fasse oublier à notre Apollon épique
Porque de vossas águas, Febo ordene
Les eaux d’Hippocrène, source des muses féériques.
Que não tenham inveja às de Hipocrene.

 5

 Donnez-moi une grande et terrible fureur
Dai-me uma fúria grande e sonorosa,
Et laissez les sons rudes aux humbles labeurs

E não de agreste avena ou frauta ruda,
Afin que je souffle belliqueux dans le cor enflé
Mas de tuba canora e belicosa,
Jusqu’à ce que ma poitrine à ce point gonflée ;

Que o peito acende e a cor ao gesto muda;
Engendre une  chanson telle qu’elle fera la puissance
Dai-me igual canto aos feitos da famosa
De ton peuple, qui aida Mars à dompter sa violence ;

  Gente vossa, que a Marte tanto ajuda;
Elle se propagera et se chantera  dans l’univers
Que se espalhe e se cante no universo,
A ce seul prix naîtront nos sublimes vers.
Se tão sublime preço cabe em verso.

6

Toi, Sébastien, qui nâquis entouré d’attention
E vós, ó bem nascida segurança
Dans ce Portugal libéré, protecteur
Da Lusitana antiga liberdade,
Qui attend et espère ta fougueuse ambition
E não menos certíssima esperança
Et pour ta religion, être une nouvelle naissance
De aumento da pequena Cristandade;
Toi, qui du Maure sera la nouvelle terreur.
Vós, ó novo temor da Maura lança,
Merveilleuse vision de notre époque et de sa puissance
Maravilha fatal da nossa idade,
Arrivé au monde grâce à Dieu, tu partiras en quête
Dada ao mundo por Deus, que todo o mande,
De laisser à Dieu de nouvelles conquêtes.
Para do mundo a Deus dar parte grande;

7

Toi, nouvelle branche florissante et renommée
Vós, tenro e novo ramo florescente
Qui pousse sur la vision d’Alphonse lumineuse

De uma árvore de Cristo mais amada
A donné à cet arbre une allure majestueuse

 Que nenhuma nascida no Ocidente,
Que pas un César n’avait encore possédée  ;

 Cesárea ou Cristianíssima chamada;
Voyez le royal escudo qui représente l’exploit ;

(Vede-o no vosso escudo, que presente
Comment de Dieu, il entendit la voix,

  Vos amostra a vitória já passada,
Comment il donna une victoire à notre illustre Roi,

 Na qual vos deu por armas, e deixou
Etincelante en se guidant de la Croix.
 As que Ele para si na Cruz tomou)

8

Toi, puissant Roi, dont l’immense empire
Vós, poderoso Rei, cujo alto Imperio
S’étend des terres où le soleil inspire ;
O Sol, logo em nascendo, vê primeiro;
Aux terres du milieu de notre hémisphère
Vê-o também no meio do Hemisfério,
Jusqu’aux espaces où expirent les feuilles dernières
E quando desce o deixa derradeiro;
Toi, qui t’apprêtes à combattre pour l’Etat
Vós, que esperamos jugo e vitupério
Le cavalier Chiite, le Turc et le Païen scélérat
Do torpe Ismaelita cavaleiro,
Qui étanchent leur soif dans le fleuve sacré
Do Turco oriental, e do Gentio,
Porte leur l’opprobre et ton joug pour l’éternité ;
Que inda bebe o licor do santo rio;

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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luis de camoes literatura português os lusiadas