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APPARITION – POEME DE ANTERO DE QUENTAL – Aparição

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

Antero de Quental

18 avril 1842 – Ponta Delgada (Les Açores)-  11 septembre 1891 Ponta Delgada
 18 de abril de 1842 – Ponta Delgada, 11 de setembro de 1891

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Traduction Jacky Lavauzelle

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APPARITION
Aparição

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Valentin Serov, Валентин Александрович Серов, Ida Rubinstein, 1910

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Um dia, meu amor (e talvez cedo,
Un jour, mon amour (et peut-être bientôt,
Que já sinto estalar-me o coração!)
Car je sens déjà mon cœur se briser !)
Recordarás com dor e compaixão
Tu te souviendras avec douleur et compassion
As ternas juras que te fiz a medo…
Des tendres serments que je t’ai fais …

*


Então, da casta alcova no segredo,
Alors, dans le secret de l’alcôve,
Da lamparina ao tremulo clarão,
La lampe à la torche vacillante,
Ante ti surgirei, espectro vão,
Devant toi, j’apparaîtrai, vain spectre,
Larva fugida ao sepulcral degredo…
Larve fuyante vers l’exil sépulcral …

*


E tu, meu anjo, ao ver-me, entre gemidos
Et toi, mon ange, quand tu me verras, entre gémissements
E aflictos ais, estenderás os braços
Et afflictions, tu tendras tes bras
Tentando segurar-te aos meus vestidos…
Essayant de te retenir à mes vêtements…

*
— «Ouve! espera!» — Mas eu, sem te escutar,
– «Écoute ! attends ! » – Mais moi, sans t’écouter,
Fugirei, como um sonho, aos teus abraços
Je fuirai, comme un rêve, tes étreintes
E como fumo sumir-me-hei no ar!
Et comme une fumée, je disparaîtrai dans l’air !


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LE SOLEIL ET LA MER – Poème de Florbela Espanca – 1919- Eu q’ria ser o Mar ingente e forte

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LE SOLEIL ET LA MER
Eu q’ria ser o Mar ingente e forte


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Paul Gauguin, Cavaliers sur la plage,1902, collection Stavros Niarchos, Grèce

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Eu q’ria ser o Mar ingente e forte
Je voulais être la Mer puissante et forte
O mar enorme, a vastidão imensa…
La mer immense, la vaste étendue …
Eu q’ria ser a árvore que não pensa,
Je voulais être l’arbre qui ne pense pas,
Que ri do mundo vão e até a morte…
Qui se moque du monde qui va et à la mort …

*

Eu q’ria ser o Sol, o irmão do Mar
Je voulais être le Soleil, le frère de la Mer
O bem do que é humilde e pobrezinho…
Le bien de ce qui est humble et pauvre …
Eu q’ria ser a pedra no caminho
Je voulais être le rocher sur le chemin
Que não sofre a tortura do pensar…
Qui ne souffre pas le supplice de penser …

*

Mas o Mar também chora de tristeza…
Mais la Mer pleure aussi de tristesse …
E a árv’re também, como quem reza,
Et l’arbre aussi, comme celui qui prie,
Levanta aos céus os braços como um crente!
Lève les bras au ciel comme un croyant !

*

E o Sol cheio de mágoa ao fim de um dia,
Et le soleil plein de chagrin en fin de journée,
Tem lágrimas de sangue na agonia,
A des larmes de sang dans l’agonie,
E as pedras, essas, pisa-as toda a gente…
Et les pierres, elles, sont foulés par les hommes …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

SANS REMÈDE – Poème de FLORBELA ESPANCA – Sem Remédio – 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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SANS REMÈDE 
Sem Remédio


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

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Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …
Não sabem que passou, um dia, a Dor
Ne savent pas qu’un jour la douleur est passée
À minha porta e, nesse dia, entrou.
À ma porte et que, ce jour-là, elle est entrée.

*

E é desde então que eu sinto este pavor,
Et depuis lors, je ressens cette crainte,
Este frio que anda em mim, e que gelou
Ce froid qui marche en moi, et qui a gelé
O que de bom me deu Nosso Senhor!
les bonnes choses que notre Seigneur m’a donné !
Se eu nem sei por onde ando e onde vou!!
Je ne sais même pas où je marche et où je vais !!

*

Sinto os passos da Dor, essa cadência
Je sens les pas de la douleur, cette cadence
Que é já tortura infinda, que é demência!
Qui est déjà une torture infinie, qui est démence !
Que é já vontade doida de gritar!
Qui est déjà cette folle envie de crier !

*

E é sempre a mesma mágoa, o mesmo tédio,
Et c’est toujours la même peine, le même ennui,
A mesma angústia funda, sem remédio,
La même profonde angoisse, sans remède,
Andando atrás de mim, sem me largar!…
Marchant derrière moi sans lâcher prise ! …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

La Haine ? – Poème de Florbela Espanca – 1923

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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LA HAINE ?
Ódio?
Poème paru dans « 
Livro de Sóror Saudade« 
1923 

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L’Enlèvement de Psyché, William Bouguereau

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Ódio por Ele? Não… Se o amei tanto,
De la haine pour lui ? Non … Si je l’ai aimé autant,
Se tanto bem lhe quis no meu passado,
Si tant de bien dans mon passé je lui voulais,
Se o encontrei depois de o ter sonhado,
Si je l’ai rencontré après l’avoir rêvé,
Se à vida assim roubei todo o encanto,
Si à la vie j’ai volé tout le charme,

*

Que importa se mentiu? E se hoje o pranto
Qu’importe qu’il ait menti ? Et si aujourd’hui les pleurs
Turva o meu triste olhar, marmorizado,
Troublent mon regard mélancolique, marbré,
Olhar de monja, trágico, gelado
Regard de religieuse, tragique, froid
Com um soturno e enorme Campo Santo!
Comme une immense et maussade nécropole !

*

Nunca mais o amar já é bastante!
Ne plus jamais l’aimer c’est déjà assez !
Quero senti-lo doutra, bem distante,
Je veux le sentir d’un autre, très loin,
Como se fora meu, calma e serena!
Comme s’il était mien, calme et sereine !

*

Ódio seria em mim saudade infinda,
La haine serait en moi une mélancolie infinie,
Mágoa de o ter perdido, amor ainda!
Chagrin de t’avoir perdu, amour encore !
Ódio por Ele? Não… não vale a pena…
La haine pour lui ? Non … ça ne vaut pas la peine …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

JE – Poème de FLORBELA ESPANCA – EU – Poème de 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Espanca_Florbela.jpg.
Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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Recueil
Livro das Mágoas
1919
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EU
JE


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Vilhelm Hammershøi, La Très Haute Fenêtre, 1913, Ordrupgaard museum, Copenhague



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Eu sou a que no mundo anda perdida,
Je suis celle qui marche perdue dans le monde,
Eu sou a que na vida não tem norte,
Je suis celle qui dans la vie n’a pas de nord,
Sou a irmã do Sonho,e desta sorte
Je suis la sœur du Rêve, et de ce sort
Sou a crucificada … a dolorida …
Je suis la crucifiée … la douloureuse …

*

Sombra de névoa tênue e esvaecida,
Ombre de brouillard faible et évanescent,
E que o destino amargo, triste e forte,
Et que l’amer destin, triste et fort,
Impele brutalmente para a morte!
Pousse brutalement à la mort !
Alma de luto sempre incompreendida!…
Âme de deuil toujours incomprise ! …

*

Sou aquela que passa e ninguém vê…
Je suis celle qui passe et que personne ne voit …
Sou a que chamam triste sem o ser…
Je suis celle qu’ils nomment triste sans l’être …
Sou a que chora sem saber porquê…
Je suis celle qui pleure sans savoir pourquoi …

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Sou talvez a visão que Alguém sonhou,
Je suis peut-être la vision que Quelqu’un a rêvé,
Alguém que veio ao mundo pra me ver,
Quelqu’un qui est venu au monde pour me voir,
E que nunca na vida me encontrou!
Et qui ne m’a jamais trouvée dans la vie !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

O homem que não sonhava mais – Jacky Lavauzelle

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 O homem que não sonhava mais

O homem que não sonhava mais - Jacky Lavauzelle

O homem que não sonhava mais Jacky Lavauzelle




Jacky Lavauzelle Poema
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O homem que não sonhava mais
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Eu me acostumei com esse desconhecido
Quem, toda noite, se entregou para mim
O Inverno, as trilhas íngremes e os poços insondáveis do Inferno
Tinham povoado minhas noites
Tinham dominaram minhas ansiedades e meus medos
Onde eu viajei sozinho
Trocar imperfeições por outras imperfeições
Assim que meus olhos fecharam
Eu estava em um flash no meio de animais e bestas
Viúvas de penas e mendigos nus
No meio de cavaleiros escuros e perturbadores
Eu me encontrei nu nessas cavidades negras
Ao lado, as fortalezas do Diabo não são nada
Tudo isso foi antes
Eu dormi rapidamente para encontrar o enigma
E o caminho que levaria à luz.
Eu sabia que estava lá
Lá, como foi bom estar lá
Na parte inferior dos poços mais profundos
Eu não sabia onde eu queria ir
Mas eu sonhei
De agora em diante, eu não sonho mais
Estradas intransitáveis desaparecem
Apenas o nada permanece
Apenas durma
No coração da insônia banal das noites mais banais
Sozinho no meio dos meus lençóis
Os escárnios e gritos sinto faltam
Tão
Amargura e crueldade sinto faltam
Realmente
Eu só tenho o preto pálido da noite
Tão triste e chato
Eu não posso ouvir o terrível rangido dos dentes nas paredes murchas
Não
Eu não sonho mais
É assim
Os ecos do porto distante
Talvez venha e me pegue
Novamente
Às vezes um barco passa
Eu ouço uma sirene
então nada além da calma da noite mais quieta

Eu não estou mais aqui

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 O homem que não sonhava mais
O homem que não sonhava mais Jacky Lavauzelle