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LES PLUS BELLES ŒUVRES DE LA MUSIQUE CONTEMPORAINE

MUSIQUE CONTEMPORAINE
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LES PLUS BELLES
ŒUVRES DE LA
MUSIQUE CONTEMPORAINE

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A partir du tableau de William Bouguereau, Le chant des anges

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Akhnaten
Opéra
(1983)

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« Je mourrai avant d’avoir écrit toute ma musique. »
Philip Glass

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Steve Reich
(Musique Minimaliste)
(Né le 3 octobre 1936 à New-York)

Proverb
(1995)

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Terry Riley
Terrence Mitchell “Terry” Riley
né le 24 juin 1935 à Colfax en Californie
(Musique Minimaliste)

In C
(1964)
(performed on 2012 Jan. 31 at CEU, Budapest)

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Le Grand Macabre
(opéra en deux actes)
(1974 et 1977)
Mysteries of the Macabre
( Gothenburg Symphony)
(Performance de Barbara Hannigan)

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Steve Reich

Four Sections
(1987)
(with Kristjan Järvi & MDR Leipzig Radio Symphony Orchestra)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Glassworks
(deux flûtes, deux saxophones sopranos, deux saxophones ténors, deux cors, piano/synthétiseur, altos, violoncelles)
(1981)

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Pierre Boulez
né le 26 mars 1925 à Montbrison et mort le 5 janvier 2016 à Baden-Baden

…explosante-fixe…
( « mémorial » pour Igor Stravinsky)
(Première version 1971)
(Ensemble intercontemporain)
(Direction Matthias Pintscher)
(Sophie Cherrier, Marion Ralincourt, flûtes
Emmanuelle Ophèle, flûte MIDI (Musical Instrument Digital Interface))


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Arvo Pärt
(Musique Minimaliste)

Da pacem Domine
(pour chœur mixte ou chœur et orchestre à cordes)
(2004)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Le Canyon
The Canyon
(1988)

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« La question de savoir si quelqu’un a besoin de ce que je fais est secondaire. »
György Ligeti

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Lux æterna
(un chœur à 16 voix)
( Cappella Amsterdam, Daniel Reuss & Susanne Van Els)

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Arvo Pärt
né le 11 septembre 1935 à Paide (Estonie)
(Musique Minimaliste)

Fratres
1977

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John Adams
John Coolidge Adams


El Niño
(opéra en deux actes sous forme d’oratorio – création le 15 décembre 2000 au théâtre du Châtelet à Paris)

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György Ligeti
né en Roumanie à Diciosânmartin/Dicsőszentmárton (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 – mort le 12 juin 2006 à Vienne.

Requiem
(1963-1965)
(Makeda Monnet, soprano / Victoire Bunel, mezzo-soprano)
(Chœur National Hongrois / Csaba Somos, Chef de chœur
Orchestre du Conservatoire de Paris / Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher, direction)


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Steve Reich

Six Marimbas
(1986)

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Grégoire Hetzel
né en 1972 à Paris

La Chute de Fukuyama
(Opéra – 29 mars 2013)
(Orchestre Philharmonique de Radio-France – Direction : Daniel Harding – Ensemble vocal AEDES)

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Steve Reich

Richter/Excerpt
( The Shed – 2019)

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Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Turangalîla-Symphonie
(pour orchestre et deux solistes)
(1946 et 1948)
( Orchestre Philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung, 2008)

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La Nature, trésor inépuisable des couleurs et des sons, des formes et des rythmes, modèle inégalé de développement total et de variation perpétuelle, la Nature est la suprême ressource !
Olivier Messiaen

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John Adams
John Coolidge Adams


Nixon in China
(Opéra en trois actes – 1987)
( English National Opera Chorus and Orchestra – Paul Daniel)

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« Mon œuvre est tournée vers l’homme de l’avenir, vers une ouverture en avant. Tournée vers un homme qui veut voyager dans le cosmos, qui considère cette planète comme un point de départ et un étape, qui comprend qu’il n’est ici qu’en visite pour un bref moment, et uniquement pour apprendre certaines choses ; en réalité, peu de choses : qu’il est extrêmement limité dans sa conscience et dans ses facultés corporelles. Son but est l’au-delà – sans cesse. »
Karlheinz Stockhausen
Ecouter en découvreur
Éditeur Philarmonie de Paris

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Steve Reich

Piano phase
(1967)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Folk songs
(1965)
(Stella Doufexis, mezzosoprano)
Direction de Konstantia Gourzi)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Sieben frühe Lieder
Sept lieder de jeunesse
(sept lieder pour voix de femme et piano)
(1905-08)
Anne Sofie von Otter

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Terry Riley

Salome Dances for Peace
(1986)
(Carnegie Hall Kronos Quartet Workshop)

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Steve Reich

Music for a Large Ensemble
(1978)

Arnold Schönberg par Egon Schiele, 1917

Arnold Schönberg
né le 13 septembre 1874 à Vienne-mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles

Moses und Aron
Moïse et Aaron

opéra inachevé en trois actes
1954

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« Face à une oeuvre d’art, on ne doit pas rêver, mais s’attacher à en percer la signification. »
Arnold Schönberg

Arnold Schönberg en 1928.

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Karlheinz Stockhausen
né le 22 août 1928 à Mödrath – mort le 5 décembre 2007 à Kürten

Gesang der Jünglinge
(musique électroacoustique)
(1955/1956)
(Diffusée le 30 mai 1956 par les studios de la Westdeutscher Rundfunk)

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Steve Reich

Nagoya Marimbas
(1994)
(Eric Retterer & Shawn Savageau)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Le Concerto à la mémoire d’un ange
concerto pour violon
(1935)
(Création à Barcelone de façon posthume le 19 avril 1936)
(Luc Héry, violon)

Alban Berg par Emil Stumpp

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Dans la hiérarchie artistique, les oiseaux sont les plus grands musiciens qui existent sur notre planète.
Olivier Messiaen

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Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Quatuor pour la fin du Temps
(pour violon, violoncelle, clarinette et piano)
Antje Weithaas, Violon & Sol Gabetta, Violoncelle & Sabine Meyer, Clarinette & Bertrand Chamayou, Piano

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Arvo Pärt
(Musique Minimaliste)


Tabula rasa
1977
(orchestre à cordes, deux violons et un piano préparé)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Epifanie
Épiphanie
(1961)
(Cathy Berberian, voix)
(Orchestra della RAI di Roma sous la direction de Luciano Berio)

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Jonathan Harvey
né le 3 mai 1939 à Sutton Coldfield, Warwickshire – mort le 4 décembre 2012

Bhakti
(Oeuvre mixte – quinze instruments et pour une bande quadriphonique)
(1982)
(Spectrum – sous la direction de Guy Protheroe)

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John Cage
né le 5 septembre 1912 à Los Angeles – mort le 12 août 1992 à New York,

Dreams
(1948)

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Philip Glass
né le 31 janvier 1937 à Baltimore
(Musique minimaliste)

Einstein on the beach
(1976)

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John Adams
John Coolidge Adams
né le 15 février 1947 à Worcester (Massachusetts)

Doctor Atomic
(Opéra – 2005)
( livret de Peter Sellars, créé le 1er octobre 2005 au San Francisco Opera)

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Terry Riley
Terrence Mitchell “Terry” Riley
né le 24 juin 1935 à Colfax en Californie
(Musique Minimaliste)

Persian Surgery Dervishes
(deux concerts en solo d’orgue électrique, l’un à Los Angeles le 18 avril 1971, l’autre à Paris le 24 mai 1972)

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Luigi Nono
29 janvier 1924 – 8 mai 1990, Venise

Il canto sospeso für Sopran, Alt, Tenor, Chor und Orchester
(Konzerthaus Freiburg, 2017)

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Luciano Berio
né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Ligurie) – mort le 27 mai 2003 à Rome
Musique électroacoustique

Sinfonia
Symphonie

(Direction Pierre Boulez)
(31 mai 1995, Chicago Symphony Orchestra)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Wozzeck
(opéra en trois actes – 1912 et 1922)
(création le 14 décembre 1925 au Staatsoper de Berlin sous la direction de Erich Kleiber)
Direction de Fabio Luisi, Philharmonia Zürich, Chor der Oper Zürich
Christian Gerhaher (Wozzeck) & Gun-Brit Barkmin (Marie)

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La classe de composition de Paul Dukas au Conservatoire en 1929
Olivier Messiaen est assis à droite.


Olivier Messiaen
né le 10 décembre 1908 à Avignon – mort le 27 avril 1992 à Clichy

Fête des belles eaux
(1937)

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Karlheinz Stockhausen
né le 22 août 1928 à Mödrath – mort le 5 décembre 2007 à Kürten

Kontakte
(musique électroacoustique)
(1960)

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Steve Reich

Eight Lines
(1983)
Première version : Octet
(1979)

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« La musique, c’est le drame, c’est le pathétique, c’est la mort… Si la musique n’est pas ça, si elle n’est pas le dépassement jusqu’aux limites, elle n’est rien.« 
Jean Barraqué

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Sonate pour violon
(Rachel Field)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Cadenza
(1984)
pour alto solo
(Laura Liu)

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Philip Glass
né le 31 janvier 1937 à Baltimore

Musique en douze parties
Music in Twelve Parts
(Composé entre 1971 et 1974)

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La famille Schönberg (1907) par Richard Gerstl.


Arnold Schönberg
né le 13 septembre 1874 à Vienne-mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles

Erwartung
Op. 17
(1909)
( Alessandra Marc, soprano)
(Staatskapelle Dresden conducted – Giuseppe Sinopoli)

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Luigi Nono
29 janvier 1924 – 8 mai 1990, Venise

La Lontananza Nostalgica Utopica Futura
(1988-1989)

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Lorenzo Ferrero
(né en 1951 à Turin)

Charlotte Corday
( opéra en trois actes de Lorenzo Ferrero sur un livret italien de Giuseppe Di Leva – création le 21 février 1989 au Teatro dell’Opera di Roma)

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Terry Riley
(Musique Minimaliste)

A Rainbow in Curved Air
(1969)
(orgue électronique et bande magnétique)

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Henryk Mikołaj Górecki
né le 6 décembre 1933 dans le village de Czernica, gmina Gaszowice, voïvodie de Silésie, au sud de la Pologne – mort le 12 novembre 2010 à Katowice

Symphony No. 3
Op. 36 (1976)
« Symphonie des chants plaintifs »
(pour soprano solo et orchestre)
( Zofia Kilanowicz)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Requiem polonais
Polish Requiem
( 1980 et 1984, et révisé en 1993.)

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Charles Edward Ives

Charles Edward Ives
20 octobre 1874, Danbury (Connecticut) – 19 mai 1954 New York

The Unanswered Question,
La Question sans réponse

(  œuvre pour ensemble de cordes, trompette solo et quatuor à vent)
1908

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Séquence
(1950-1955)
(Joséphine Nendrick, Soprano)

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Alban Berg
né le 9 février 1885 Vienne – mort le 24 décembre 1935 Vienne.

Lulu
(opéra dodécaphonique)
(Arleen Auger, soprano, City of Birmingham Symphony Orchestra, Simon Rattle, directeur)

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Pierre Boulez
né le 26 mars 1925 à Montbrison et mort le 5 janvier 2016 à Baden-Baden

Le Marteau Sans Maître
(pour voix et six instruments)
(d’après des poèmes tirés du Marteau sans maître de René Char)
(1954)

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Benjamin Britten


Benjamin Britten
né le 22 novembre 1913 Lowestoft (Suffolk) – mort le 4 décembre 1976 Aldeburgh

Death in Venice
La Mort à Venise
(Opéra – 1973)

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Philip Glass
(Musique Minimaliste)

Music from The Hours
( Michael Riesman & Nico Muhly)

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Krzysztof Penderecki
23 novembre 1933 à Dębica – mort le 29 mars 2020 à Cracovie
Compositeur polonais

Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima
Threnody for the Victims of Hiroshima

(1960)

Hiroshima après le bombardement.

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Aaron Copland


Aaron Copland
14 novembre1900 Brooklyn (New York) – 2 décembre 1990 Tarrytown (New York)

Appalachian Spring
ballet composé en 1944.
(créé le 30 octobre 1944 à la Library of Congress de Washington)

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Philip Glass

Metamorphosis
(1988)


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Arvo Pärt

Für Alina

(œuvre fondatrice du style tintinnabuli)
(1976)

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Edgar Varèse
né à Paris le 22 décembre 1883 – mort à New York le 6 novembre 1965

Poème électronique
(pièce de musique électroacoustique – Création le 2 mai 1958 à Bruxelles)

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Iannis Xenakis
né le 29 mai 1922 à Brăila en Roumanie et mort le 4 février 2001 à Paris

Metastasis
(Metastaseis B’)
(1953-1954)
(pour un orchestre de 61 instrumentistes)
(Elle fut créée le 16 octobre 1955 au Festival de Donaueschingen, en Allemagne, sous la direction de Hans Rosbaud)

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Philip Glass

Pruit Igoe
(de Koyaanisqatsi)

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Jean Barraqué
Jean-Henri-Alphonse Barraqué
né le 17 janvier 1928 à Puteaux – mort le 17 août 1973 à Paris

Sonate pour piano
(w/ score)
(1950/52)

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« Une grande œuvre est essentiellement inachevée ; susceptible d’évolution, elle suppose, dans sa passivité et son indifférence, la métamorphose. Toujours vivante, elle sait s’inscrire aussi bien par ses ombres que par ses lumières. »
Jean Barraqué, À propos de l’œuvre de Claude Debussy

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Peter Eötvös

Trois sœurs
Three sisters
(Opéra)
(Albert Schagidullin
Orchestre de l’Opéra de Lyon, Kent Nagano)

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Steve Reich

Clapping Music
(1972)

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Lorenzo Ferrero
né en 1951 à Turin

Risorgimento!
(Opéra – 2011)
(livret italien de Dario Oliveri, création le 26 mars 2011)

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La Monte Young
né le 14 octobre 1935

The Well-Tuned Piano
(composée à partir de 1964 jusqu’à maintenant)

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George Benjamin
né le 31 janvier 1960 à Londres

Written on Skin
(Opéra – 2012)
(Festival d’Aix en Provence 2012 – mise en scène de Katie Mitchell)

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John Cage

Bird Cage
(1972)

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Charles Edward Ives

A Set of Pieces for Theatre Orchestra
(1906/1911)
(Orpheus Chamber Orchestra – Gilbert Kalish)

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Pierre Boulez

Structures I
pour deux pianos
(1951)
Structures II
pour deux pianos
(1956-1961)

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Philip Glass

Complete Piano Etudes

(Jeroen van Veen, piano)

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Pierre Schaeffer & Pierre Henry
Pierre Schaeffer (né à Nancy le 14 août 1910, et mort aux Milles, près d’Aix-en-Provence, le 19 août 1995)
Pierre Henry ( né le 9 décembre 1927 à Paris et mort le 5 juillet 2017 à Paris)

Symphonie pour un homme seul
(musique concrète)
(en concert le 18 mars 1950 à l’École normale de musique de Paris)

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Tristan Murail
(Musique spectrale)
né au Havre le 11 mars 1947

Gondwana
(Pour orchestre)
(1980)

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Gérard Grisey
né à Belfort le 17 juin 1946 – mort à Paris le 11 novembre 1998
(Musique spectrale)

Les Espaces Acoustiques
(Cycle de six pièces)
(1974-1985)

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Edgard Varèse
né à Paris le 22 décembre 1883 – mort à New York le 6 novembre 1965

Ionisation
(pour 13 percussions dont 1 piano)
(Ensemble intercontemporain)
(1931)

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Francesco Filidei
né en 1973 à Pise, en Toscane

L’Inondation
(Opéra – 2018)

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Pierre Boulez

Figures-Doubles-Prismes

(1964/68)

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Tristan Murail
(Musique spectrale)

Time and Again
(Pour orchestre)
1985

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Sylvano Bussotti
né à Florence le 1er octobre 1931

Five Piano Pieces for David Tudor No.3
pour piano
(Interprète & Performance: Hyun-Mook Lim)

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Luigi Russolo

Luigi Russolo

Risveglio di una Città

Luigi Russolo, intonarumori, 1913.



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LE RÊVE – POEME DE ALMEIDA GARRETT – Quando Eu Sonhava

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

______________________________________ 

Traduction Jacky Lavauzelle

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LE RÊVE
Quando Eu Sonhava
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
 ‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

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Pierre Puvis de Chavannes, Le Rêve,1883, Paris, musée d’Orsay

**********

Quando eu sonhava, era assim
Quand je rêvais, c’était ainsi
  Que nos meus sonhos a via;
Que dans mes rêves je la vis ;
  E era assim que me fugia,
Et c’est ainsi que je m’enfuyais,
Apenas eu despertava,
  Seulement, en m’éveillant,
Essa imagem fugidia
  Cette image insaisissable
Que nunca pude alcançar.
  Je ne pouvais plus la saisir.
 Agora, que estou desperto,
Maintenant que je suis réveillé,
 Agora a vejo fixar…
Maintenant je la vois se fixer…
  Para quê? – Quando era vaga,
Pourquoi ? – Quand c’était vague,
Uma ideia, um pensamento,
  Une idée, une pensée,
Um raio de estrela incerto
  Un rayon d’étoile incertain
  No imenso firmamento,
Dans l’immense firmament,
Uma quimera, um vão sonho,
  Une chimère, un vain rêve,
Eu sonhava – mas vivia:
  Je rêvais – mais je vivais :
 Prazer não sabia o que era,
Le plaisir ne savait pas ce que c’était,
  Mas dor, não na conhecia …
Mais la douleur, je ne la connaissais pas…



*************

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-6.jpg.

POÉSIE DE ALMEIDA GARRETT

*

traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

João Baptista da Silva Leitão
vicomte de Almeida Garrett 

Porto, 4 février 1799 – Lisbonne, 9 décembre 1854
Porto, 4 de fevereiro de 1799 – Lisboa, 9 de dezembro de 1854

Almeida Garrett par Pedro Augusto Guglielmi 

Portrait de Garrett, daté de 1843, avec les insignes de Commandeur de l’Ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa

______________________________________ 

Traduction Jacky Lavauzelle

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LA POÉSIE DE ALMEIDA GARRETT
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Recueil
« Les Feuilles mortes »
‘Folhas Caídas’
Livro primeiro
Recueil publié à Lisbonne en 1853

LES CINQ SENS
Os Cinco Sentidos

São belas – bem o sei, essas estrelas,
Qu’elles sont belles ! je sais bien, ces étoiles,
Mil cores – divinais têm essas flores;
Aux mille couleurs et les divines couleurs de ces fleurs ;

Hans Makart, 1872-1879, collection Österreichische Galerie Belvedere,
Palais du Belvédère, Vienne

**

 Não te amo
JE NE T’AIME PAS

Não te amo, quero-te: o amar vem d’alma.
Je ne t’aime pas, je te veux ! l’amour vient de l’âme.
E eu n’alma – tenho a calma,
Et moi dans l’âme – quel calme,

Valentin Serov, La princesse Zénaïde Youssoupoff

Quando Eu Sonhava
LE RÊVE

Quando eu sonhava, era assim
Quand je rêvais, c’était ainsi
Que nos meus sonhos a via;
Que dans mes rêves je la vis ;

Pierre Puvis de Chavannes, Le Rêve,1883, Paris, musée d’Orsay

CET ENFER D’AIMER
Este Inferno de Amar

 Este inferno de amar – como eu amo! –
Cet enfer d’aimer – comme je l’aime ! –
  Quem mo pôs aqui n’alma… quem foi?
Qui m’a mis ça dans l’âme … qui  ?

Ramon Casas, Madeleine au moulin de la galette, 1892, musée de Montserrat

Recueil
« Les Feuilles mortes »
‘Folhas Caídas’
Livro segundo
Recueil publié à Lisbonne en 1853

ALLÉGEANCE
PREITO

É lei do tempo, Senhora,
C’est la loi du moment, Madame,
Que ninguém domine agora
Que personne ne domine maintenant

Ramon Casas, Jeune Décadente,1899, musée de Montserrat

BARCA BELA
LA BELLE BARQUE

Pescador da barca bela,
Pêcheur de la belle barque,
Onde vás pescar com ela,

Où pars-tu pêcher avec elle,

Le pêcheur, Charles Napier Hemy, 1888

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Passos Manuel, Almeida Garrett, Alexandre Herculano, José Estêvão de Magalhães nos Passos Perdidos, Assembleia da República Portuguesa.

LA POÉSIE DE ALESSANDRO MANZONI – LA POESIA DI ALESSANDRO MANZONI

*

Alessandro Manzoni

Traduction – Texte Bilingue
Poesia e traduzione

LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

ALESSANDRO MANZONI
 7 mars 1785 à Milan — 22 mai 1873 à Milan


Alessandro Manzoni par Francesco Hayez

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Traduction Jacky Lavauzelle

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EN ATTENDANT LA TEMPÊTE
ATTESA DEL TEMPORALE

Il fascino e l’angoscia del tempo foriero di burrasca, in cui la natura par che opprima ogni vivente.
Fascinante et angoissante s’annonce la tempête, dans laquelle la nature semble opprimer tout être vivant.

Chaïm Soutine, Le Grand Arbre, 1942, huile sur toile,99 × 75 cm, musée d’art de São Paulo, Brésil

****

Illuminez-les de votre obscurité !
Occupati dei guai

Occupati dei guai, dei problemi
Prenez soin des problèmes
del tuo prossimo.
de votre voisin.

Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1518, musée du Louvre, Paris

A NAPOLEON
LE CINQ MAI
Il Cinque Maggio
1821

Ei fu. Siccome immobile,
Il fut. Comme immobile,
dato il mortal sospiro,
dans son dernier soupir,

Édouard Detaille, Bonaparte pendant le siège de Toulon , musée de l’Armée

****

Alessandro Manzoni

LE REQUIEM DE VERDI
Composé en 1874
en mémoire d’Alessandro Manzoni,
mort en 1873

Affiche annonçant l’exécution du Requiem de Verdi à
La Scala
le 25 mai 1874.
**********************************

MANZONI
SA VIE ET SES ŒUVRES

par
Marc-Monnier
Paru dans la Revue des Deux Mondes
Seconde période
tome 106
1873

Manzoni vient de mourir après quatre-vingt-huit années de vie et un demi-siècle de gloire, et l’Italie entière a voulu honorer cette mort triomphale par un déploiement exceptionnel de vénération. Les princes du sang ont suivi le convoi du poète, les grands corps de l’état figuraient officiellement aux obsèques avec des députations des cent villes italiennes ; les universités, les simples écoles, les associations ouvrières, étaient du cortège avec leurs drapeaux. Le dôme de Milan suffisait à peine pour contenir la foule des conviés, la ville entière était sur pied, les fenêtres pavoisées de bannières en deuil, les boutiques fermées ; les assistants se comptaient par cent mille, et, le front découvert, la tête baissée, saluaient avec un silence religieux cette apothéose de l’illustre mort. Ce ne fut pas seulement la fête d’un jour : l’ovation continue avec une constance remarquable ; on a donné le nom de Manzoni à une rue, à un théâtre de Milan ; on a ouvert une souscription pour ériger un monument «au grand Lombard» ; la commune a voulu acheter l’appartement qu’il habitait pour en faire une sorte de musée littéraire ; Florence a réclamé, mais inutilement, le glorieux cercueil pour le placer dans le panthéon de Santa-Croce auprès des monuments de Dante, de Galilée et de Machiavel. Les villes qu’il a traversées, les maisons où il a vécu, l’école même où il apprit à lire, ont déjà immortalisé son passage par une plaque de marbre ornée d’une inscription. Les journaux retentissent de ce nom, plus sonore que jamais, les brochures naissent par centaines, les poèmes, les sonnets surtout par milliers au bord de la fosse auguste ; tel poète qui avait cru pouvoir s’abstenir de chanter au milieu de ce tumulte enthousiaste a soulevé contre lui des imprécations, et on lui a mis de force la lyre à la main. Mais ne raillons pas, même dans ses tons un peu criards, l’acclamation unanime et spontanée de l’Italie entière : il est beau de voir cette nation débridée et non stimulée par l’éperon officiel rendre pour la première fois à un poète des honneurs qu’elle n’a jamais rendus encore à un roi.
Quelle différence pourtant entre l’emphase de ces démonstrations et la simplicité de l’homme de bien qui vient de disparaître ! Ceux qui l’ont vu l’autre jour encore dans la chambre où il avait fermé les yeux nous le montrent couché sur un lit de fer peint en rouge, le front très beau, le visage calme, le menton retenu par un mouchoir. Le corps reposait sur une couverture blanche avec une grande croix d’ivoire et d’ébène sur la poitrine, et sans autre ornement funèbre que deux candélabres allumés et posés sur une table de nuit. La chambre était vaste, mais modestement tapissée d’un papier jaunâtre à fleurs ; un bouquet de roses peintes s’épanouissait au centre du plafond. Quelques petits tableaux de dévotion, un crucifix pendu au mur près du lit, le portrait sans cadre du meilleur ami de Manzoni, le professeur Rossari, mort il y a deux ans, puis quelques sièges çà et là, un canapé en laine blanche et bleue, une petite table ronde en bois de noyer, avec un marbre jaune, enfin le vieux fauteuil préféré garni de cuir, voilà tout l’ameublement, toute la décoration de cette chambre patriarcale ; mais l’âme du maître était là. Était-elle aussi bien dans les funérailles fastueuses que les journaux nous ont décrites ? On peut en douter ; il est certain que Manzoni, si modeste et si aisément effarouché, eût été étourdi par tant de fanfares. Il l’eût été davantage encore par les hyperboles de ces récents admirateurs, qui le proclament tout à la fois le premier lyrique, le premier tragique et le premier romancier du siècle. Un Allemand que nous pourrions citer ne va pas jusqu’à le comparera Goethe, mais le place très certainement (ganz gewiss) au-dessus de Boccace, de Pétrarque et de l’Arioste ; cet Allemand est cependant un homme instruit et suffisamment informé. C’est ainsi qu’un fanatisme maladroit s’évertue à vouloir exhausser la réputation du poète au risque de la déraciner ; heureusement elle tient bon et peut résister aux plus robustes extases. Nous ne craignons donc pas de la diminuer en combattant ceux qui l’enflent outre mesure, et en tâchant de nous renfermer dans le juste et dans le vrai. Nous dirons franchement ce qui reste, à notre avis, d’une œuvre littéraire déjà ancienne, mais si fraîche encore dans ses parties les plus belles. Il ne sera pas sans intérêt de revoir à distance la muse qui a chastement ému plusieurs générations de lecteurs. L’homme aussi veut être étudié : il nous offre le spectacle intéressant d’une rare longévité sans défaillance. Sa vie de repos a été aussi longue que sa vie de travail, mais l’une n’a pas fait oublier l’autre ; il a pu se taire quarante ans sans se survivre, et il est mort intact, en pleine gloire, objet d’une dévotion qui allait croissant de jour en jour. Il y a là un fait à expliquer, peut-être une leçon à prendre ; aussi ne perdrons-nous pas notre temps en abordant encore, avec la respectueuse sincérité qu’il mérite, cet homme de génie qui fut un homme de bien…

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Illuminez-les de votre obscurité ! POEME D’ALESSANDRO MANZONI – Occupati dei guai

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Alessandro Manzoni

Traduction – Texte Bilingue
Poesia e traduzione

LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

ALESSANDRO MANZONI
 7 mars 1785 à Milan — 22 mai 1873 à Milan


Alessandro Manzoni par Francesco Hayez

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Traduction Jacky Lavauzelle

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Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1518, musée du Louvre, Paris

Occupati dei guai, dei problemi
Prenez soin des problèmes
del tuo prossimo.
de votre voisin.
Prenditi a cuore gli affanni,
Prenez à cœur,
le esigenze di chi ti sta vicino.
les besoins de vos proches.
Regala agli altri la luce che non hai,
Donnez aux autres la lumière que vous n’avez pas,
la forza che non possiedi,
la force que vous n’avez pas,
la speranza che senti vacillare in te,
l’espoir que vous sentez vaciller en vous,
la fiducia di cui sei privo.
la confiance qui vous manque.
Illuminali dal tuo buio.
Illuminez-les de votre obscurité.
Arricchiscili con la tua povertà.
Enrichissez-les de votre pauvreté.
Regala un sorriso
Donnez un sourire
quando tu hai voglia di piangere.
quand vous voulez pleurer.
Produci serenità
Produisez de la sérénité
dalla tempesta che hai dentro.
avec la tempête à l’intérieur de vous.
« Ecco, quello che non ho te lo dono ».
« Ici, je te donne ce que je n’ai pas. »
Questo è il tuo paradosso.
Ceci est votre paradoxe.
Ti accorgerai che la gioia
Vous trouverez cette joie
a poco a poco entrerà in te,
qui peu à peu vous pénétrera,
invaderà il tuo essere,
envahira votre être,
diventerà veramente tua nella misura
et deviendra vraiment le vôtre dans la mesure
in cui l’avrai regalata agli altri.
où vous l’avez pleinement donnée aux autres.

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LES LUNATIQUES – POÈME DE FRIEDRICH HÖLDERLIN – Die Launischen

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*LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Friedrich Hölderlin
1770-1843

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

die Gedichte
Les Poèmes

 

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LES LUNATIQUES
Die Launischen
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Chaïm Soutine, Paysage avec personnage, 1918, 1819,
huile sur toile, 60 × 80 cm, Orangerie, Paris

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Hör’ ich ferne nur her, wenn ich für mich geklagt,
Dans ma plainte, J’entends d’ici
  Saitenspiel und Gesang, schweigt mir das Herz doch gleich;
  Le jeu des cordes et les chants ; mon cœur devient alors silencieux ;
       Bald auch bin ich verwandelt,
Bientôt je serai changé aussi
          Blinkst du, purpurner Wein! mich an
Quand vers moi tu clignoteras, ô vin pourpre !

*


Unter Schatten des Walds, wo die gewaltige
A l’ombre de la forêt, où le puissant
   Mittagssonne mir sanft über dem Laube glänzt;
Soleil de midi sur la tonnelle brille aimablement ;
       Ruhig sitz ich daselbst, wenn
Je m’assieds là tranquillement
          Zürnend schwerer Beleidigung
Quand irrité vivement

*


Ich im Felde geirrt – Zürnen zu gerne doch
Je me mis à errer dans la campagne : trop enclin à la colère
 Deine Dichter, Natur! trauern und weinen leicht,
  Sont tes poètes, Nature ! comme ils pleurent et pleurent facilement,
  Die Beglückten; wie Kinder,
      Les bienheureux ; comme des enfants,
        Die zu zärtlich die Mutter hält,
  Que leur mère a élevés trop tendrement,

*


Sind sie mürrisch und voll herrischen Eigensinns;
Les voici grincheux et pleins d’entêtement dominateur ;
    Wandeln still sie des Wegs, irret Geringes doch
Les voilà silencieux le long du chemin, mais comme si peu de chose
  Bald sie wieder; sie reißen
  Les déconcentre ; ils se détournent
          Aus dem Gleise sich sträubend dir.
Du chemin, à t’irriter un peu plus.

*
Doch du rührest sie kaum, Liebende! freundlich an,
Mais si tu les touches à peine, aimablement ! en amie,
    Sind sie friedlich und fromm; fröhlich gehorchen sie;
Ils redeviennent paisibles et pieux ; ils t’obéissent joyeusement ;
    Du lenkst, Meisterin! sie mit
    Tu les conduis, Maîtresse ! désormais,
         Weichem Zügel, wohin du willst.
Avec tes rênes souples où tu désires.


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LES POTINS – Poème de Kurt TUCHOLSKY – Das Persönliche – 1931

Ernst Ludwig Kirchner, Variété, 1909, musée Städel, Francfort-sur-le-Main

LITTERATURE ALLEMANDE

Poèmes Heine Poésie Gedichte Buch der Lieder

KURT TUCHOLSKY

9. Januar 1890 Berlin – 21. Dezember 1935 Göteborg
9 janvier 1890 – 21 décembre 1935

 

Traduction Jacky LAVAUZELLE 

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KURT TUCHOLSKY GEDICHTE

 

Das Persönliche
LES POTINS

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Schreib, schreib …
Écrivez, écrivez …
Schreib von der Unsterblichkeit der Seele,
Écrivez sur l’immortalité de l’âme,
vom Liebesleben der Nordsee-Makrele;
de la vie amoureuse du maquereau de la mer du Nord ;
schreib von der neuen Hauszinssteuer,
écrivez sur la nouvelle taxe d’habitation,
vom letzten großen Schadenfeuer;
les dégâts du dernier grand incendie ;
gib dir Mühe, arbeite alles gut aus,
faîtes un effort, tout fonctionne bien,
schreib von dem alten Fuggerhaus;
écrivez sur l’ancienne Fuggerhaus ;
von der Differenz zwischen Mann und Weib …
sur la différence entre les hommes et les femmes …
Schreib … schreib …
Écrivez … écrivez…
Schreib sachlich und schreib dir die Finger krumm:
Écrivez factuellement et écrivez à l’aide de vos doigts tordus :
kein Aas kümmert sich darum.
aucune charogne ne s’en soucie.

Aber:
Mais :
schreibst du einmal zwanzig Zeilen mit Klatsch – die brauchst du gar nicht zu feilen.
une fois que vous avez écrit vingt lignes avec des ragots – vous n’avez pas besoin de les classer.
Nenn nur zwei Namen, und es kommen in Haufen Leser und
Nommez-en deux,
Leserinnen gelaufen.
et vous aurez beaucoup de lecteurs.
« Wie ist das mit Fräulein Meier gewesen? »
« Comment c’était avec Madame Meier ?« 
Das haben dann alle Leute gelesen.
Voilà, tout le monde lira ça.
« Hat Herr Streuselkuchen mit Emma geschlafen? »
« M. Streuselkuchen a-t-il couché avec Emma ?« 
Das lesen Portiers, und das lesen Grafen.
Les portiers lisent et les comtes lisent.
« Woher bezieht Stadtrat Mulps seine Gelder? »
« D’où le conseil municipal Mulps tire-t-il son argent ?« 
Das schreib – und dein Ruhm hallt durch Felder und Wälder.
Écrivez cela – et votre renommée se répercute à travers les champs et les forêts !

*

Die Sache? Interessiert in Paris und in Bentschen keinen Menschen.
La chose ? Personne n’est intéressé par Paris et Zbąszyń.
Dieweil, lieber Freund, zu jeder Frist
Oui, cher ami, à tout moment
die Hauptsache das Persönliche ist.
l’essentiel se résume à l’individuel.


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Sous le pseudonyme de Theobald Tiger
1931


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GUIDE – POÈME DE ZINAÏDA HIPPIUS – 1925- Поэзия Зинаиды Гиппиус – Наставление

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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GUIDE
1925
Наставление  
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Молчи. Молчи. Не говори с людьми,
Taisez-vous ! Taisez-vous ! Ne parlez pas aux gens,
Не подымай с души покрова.
Ne soulevez pas le voile de votre âme.
Все люди на земле — пойми! Пойми! —
Tous les gens sur terre – comprenez cela ! Comprenez ! –
Ни одного не стоят слова.
Ne valent même pas la peine d’un seul mot.

*

Не плачь. Не плачь. Блажен, кто от людей
Ne pleurez pas. Ne pleurez pas. Bénis ceux
Свои печали вольно скроет.
Qui cachent librement leurs chagrins.
Весь этот мир одной слезы твоей,
Ce monde entier ne mérite pas une seule de vos larmes,
Да и ничьей слезы не стоит.
Et personne ne vaut une larme.

*

Таись, стыдись страданья твоего,
Restez caché, sans montrer vos souffrances
Иди — и проходи спокойно.
Allez et allez calmement.
Ни слов, ни слез, ни вздоха, — ничего
Pas un mot, pas une larme, pas un soupir – rien !
Земля и люди недостойны.
La Terre et les gens n’en sont pas dignes.

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Начало 1925 г., Париж
1925, Paris

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TROIE BRÛLE – Poème de Lope de Vega – Árdese Troya, y sube el humo escuro (Soneto- Sonnet)

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

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Enrique Simonet, Jugement de Pâris, 1904

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TROIE BRÛLE
Árdese Troya, y sube el humo escuro

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Árdese Troya, y sube el humo escuro
Troie brûle et monte la sombre fumée
al enemigo cielo, y entretanto,
vers le ciel ennemi, et en attendant,
alegre, Juno mira el fuego y llanto:
joyeuse, Junon admire le feu et les pleurs :
¡venganza de mujer, castigo duro!
La vengeance d’une femme, ô âpre châtiment !

El vulgo, aun en los templos mal seguro,
Le peuple, même dans les temples n’est plus protégé,
huye, cubierto de amarillo espanto;
fuit, couvert d’une jaune peur ;
corre cuajada sangre el turbio Janto,
coule le sang caillé dans les eaux agitées du Scamandre
y viene a tierra el levantado muro.
et le haut mur élevé retrouve la terre.

Crece el incendio propio el fuego extraño,
De ce propre incendie grandit un étrange feu,
las empinadas máquinas cayendo,
les raides machines s’affaissent,
de que se ven rüinas y pedazos.
qui désormais ne sont plus que ruines et débris.

Y la dura ocasión de tanto daño,
Et la dure raison* de tant de dégâts,
mientras vencido Paris muere ardiendo,
tandis que Pâris vaincu meurt en flamme,
del griego vencedor duerme en los brazos.
du grec vainqueur** dort dans les bras.

(*Hélène -**Ménélas)

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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Humildade Secreta -HUMILITE SECRETE – Poème de João da Cruz e Sousa (1900)

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Humildade Secreta
HUMILITE SECRETE

(Faróis – Phares – 1900)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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*

Traduction Jacky Lavauzelle
Vincent Van Gogh, Portrait d’Eugène Boch 1888,musée d’Orsay, Paris (détail)

**

Fico parado, em êxtase suspenso,
Je reste immobile, en suspens extatique,
  Às vezes, quando vou considerando
Parfois, quand je considère
Na humildade simpática, no brando
Dans une humble sympathie, dans le doux
 Mistério simples do teu ser imenso.
Et simple mystère l’immensité de ton être.

*

 Tudo o que aspiro, tudo quanto penso
Tout ce à quoi j’aspire, tout ce que je pense
D’estrelas que andam dentro em mim cantando,
Des étoiles qui marchent en moi en chantant,
Ah! tudo ao teu fenômeno vai dando
Ah ! tout apporte à ton phénomène
   Um céu de azul mais carregado e denso.
Un ciel de bleu plus lourd et plus dense.

*

 De onde não sei tanta simplicidade,
D’où je méconnais tant la simplicité,
Tanta secreta e límpida humildade
Tant la secrète et la claire humilité
Vem ao teu ser como os encantos raros.
Qui vient à ton être comme les charmes rares.

*

 Nos teus olhos tu alma transparece…
Dans tes yeux, ton âme apparaît…
E de tal sorte que o bom Deus parece
Et de telle manière que le bon Dieu semble
Viver sonhando nos teus olhos Claros.
Vivre en rêvant dans tes yeux clairs.

******

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira