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SANS REMÈDE – Poème de FLORBELA ESPANCA – Sem Remédio – 1919

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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SANS REMÈDE 
Sem Remédio


Poème paru dans

« Livro das Mágoas
« 
« Le Livre des Peines »
1919

 

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Grotte en soirée, Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

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Aqueles que me têm muito amor
Ceux qui pour moi ont tant d’amour
Não sabem o que sinto e o que sou…
Ne savent pas ce que je ressens et ce que je suis …
Não sabem que passou, um dia, a Dor
Ne savent pas qu’un jour la douleur est passée
À minha porta e, nesse dia, entrou.
À ma porte et que, ce jour-là, elle est entrée.

*

E é desde então que eu sinto este pavor,
Et depuis lors, je ressens cette crainte,
Este frio que anda em mim, e que gelou
Ce froid qui marche en moi, et qui a gelé
O que de bom me deu Nosso Senhor!
les bonnes choses que notre Seigneur m’a donné !
Se eu nem sei por onde ando e onde vou!!
Je ne sais même pas où je marche et où je vais !!

*

Sinto os passos da Dor, essa cadência
Je sens les pas de la douleur, cette cadence
Que é já tortura infinda, que é demência!
Qui est déjà une torture infinie, qui est démence !
Que é já vontade doida de gritar!
Qui est déjà cette folle envie de crier !

*

E é sempre a mesma mágoa, o mesmo tédio,
Et c’est toujours la même peine, le même ennui,
A mesma angústia funda, sem remédio,
La même profonde angoisse, sans remède,
Andando atrás de mim, sem me largar!…
Marchant derrière moi sans lâcher prise ! …

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA – POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

GOETHE Prometheus – Prométhée -Poème bilingue 1772-1774

PROMETHEE – GOETHE


LITTERATURE ALLEMANDE
Goethe Traduction
Deutsch Poesie – Poésie Allemande


Traduction Jacky Lavauzelle

Johann Wolfgang von Goethe
1836 – 1870


Portrait de Joseph Karl Stieler – 1828

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Prometheus
PROMETHEE
Le Titan Προμηθεύς  « le Prévoyant »
1772-1774

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Bedecke deinen Himmel, Zeus,
Couvre ton ciel, Zeus,
Mit Wolkendunst!
D’une brume de nuages !
Und übe, Knaben gleich,
Et comme les enfants cueillant
Der Disteln köpft,
Les têtes des chardons,
An Eichen dich und Bergeshöh’n!
Passe sur les chênes, les sommets !
Mußt mir meine Erde
Mais ma terre
Doch lassen steh’n,
Veille à ne pas toucher,
Und meine Hütte,
Tout comme ma cabane
Die du nicht gebaut,
Que tu n’as point construite,
Und meinen Herd,
Et mon poêle,
Um dessen Glut
Que ces braises
Du mich beneidest.
Tu m’envies.

*

Ich kenne nichts Ärmeres
Je ne connais rien de plus terrible
Unter der Sonn’ als euch Götter!
Sous le soleil, que vous les dieux !
Ihr nähret kümmerlich
Vous nourrissez misérablement
Von Opfersteuern
De sacrifices
Und Gebetshauch
Et du souffle des prières
Eure Majestät
Votre majesté,
Und darbtet, wären
Mais vous êtes affamés, tels des
Nicht Kinder und Bettler
Enfants et mendiants
Hoffnungsvolle Toren.
Remplis de vaines espérances.

*

Da ich ein Kind war,
Enfant,
Nicht wußte, wo aus, wo ein,
Ignorant,
Kehrt’ ich mein verirrtes Auge
Je tournais mon regard perdu
Zur Sonne, als wenn drüber wär
Vers le soleil, comme s’il existait au loin
Ein Ohr zu hören meine Klage,
Une oreille pour entendre ma douleur,
Ein Herz wie meins,
Un cœur comme le mien,
Sich des Bedrängten zu erbarmen.
S’apitoyant du sort des affligés.

*

Wer half mir
Qui m’a aidé
Wider der Titanen Übermut?
Contre la témérité des Titans ?
Wer rettete vom Tode mich,
Qui m’a sauvé de la mort,
Von Sklaverei?
De l’esclavage ?
Hast du’s nicht alles selbst vollendet,
N’as-tu pas tout réalisé toi-même,
Heilig glühend Herz?
Cœur sacré rougeoyant ?
Und glühtest, jung und gut,
Et radieux, jeune et bon,
Betrogen, Rettungsdank
Dans tes erreurs, porté des actions de grâce
Dem Schlafenden dadroben?
A la personne qui dort tout là-haut ?

*

Ich dich ehren? Wofür?
Que je t’honore ? Pourquoi ?
Hast du die Schmerzen gelindert
As-tu soulagé la douleur ?
Je des Beladenen?
Le fardeau ?
Hast du die Tränen gestillet
As-tu séché les larmes ?
Je des Geängsteten?
Atténué la peur ?
Hat nicht mich zum Manne geschmiedet
Ils m’ont forgé en homme :
Die allmächtige Zeit
Le Temps tout-puissant
Und das ewige Schicksal,
Et le Destin éternel,
Meine Herren und deine?
Mes maîtres à moi comme à toi ?

*

Wähntest du etwa,
Pensais-tu
Ich sollte das Leben hassen,
Que j’aurais dû détester la vie,
In Wüsten fliehn,
Me perdre dans les déserts,
Weil nicht alle Knabenmorgen-
Car de ces matins d’enfant
Blütenträume reiften?
Des rêves de fleurs n’ont pas mûris ?
Hier sitz’ ich, forme Menschen
Ici je suis assis, créant les hommes
Nach meinem Bilde,
A mon image,
Ein Geschlecht, das mir gleich sei,
Un genre qui est mon égal à moi,
Zu leiden, weinen,
Qui souffre et pleure,
Genießen und zu freuen sich,
Qui vit et se réjouit,
Und dein nicht zu achten,
Sans te respecter
Wie ich!
Comme moi !

Traduction française Jacky Lavauzelle


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