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TRISTIA – POÈME DE OSSIP MANDELSTAM – Русский поэт Осип Эмильевич Мандельштам – 1918

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам
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Ossip Emilievitch Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м
2/3 janvier 1891 Varsovie – 27 décembre 1938 Vladivostok
2/3 января 1891 Варшава — 27 декабря 1938

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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TRISTIA
1918

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Henri Fantin-Latour, Nyx, 1897

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Я изучил науку расставанья
J’ai étudié la science de la séparation
В простоволосых жалобах ночных.
Dans de nocturnes plaintes ébouriffées.
Жуют волы, и длится ожиданье —
Les bœufs mâchouillent et l’attente s’éternise-
Последний час вигилий городских,
C’est la dernière heure du vigile de la ville,
И чту обряд той петушиной ночи,
Et je révère le rite des coqs cette nuit,
Когда, подняв дорожной скорби груз,
Quand, ayant levé le poids du chagrin vagabond,
Глядели вдаль заплаканные очи
Les yeux larmoyants regardent au loin
И женский плач мешался с пеньем муз.
Et que le cri féminin au chant des muses se confond.

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Кто может знать при слове «расставанье»
Qui peut savoir quand le mot «séparation» est dit
Какая нам разлука предстоит,
Quelle véritable séparation nous attend,
Что нам сулит петушье восклицанье,
Qui peut savoir ce que nous promet le chant du coq,
Когда огонь в акрополе горит,
Quand le feu dévore l’Acropole ?
И на заре какой-то новой жизни,
Et, à l’aube d’une nouvelle vie,
Когда в сенях лениво вол жуёт,
Quand, dans sa stalle, le bœuf paresseux mâchouille,
Зачем петух, глашатай новой жизни,
Pourquoi le coq, annonciateur d’une nouvelle vie,
На городской стене крылами бьёт?
Bat ses ailes sur le mur de la ville ?

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И я люблю обыкновенье пряжи:
Comme j’aime la coutume monotone du filage :
Снуёт челнок, веретено жужжит.
Le fil y fait la navette et le fuseau bourdonne.
Смотри, навстречу, словно пух лебяжий,
Regardez ! vers nous comme un duvet de cygne
Уже босая Делия летит!
Déjà pieds nus, Délie s’envole !
О, нашей жизни скудная основа,
Oh ! comme notre vie possède de mauvaises fondations,
Куда как беден радости язык!
Son langage se trouve si démuni en évoquant la joie !
Всё было встарь, всё повторится снова,
Tout était là, tout se reproduit, encore et encore,
И сладок нам лишь узнаванья миг.
Et seul le moment de la reconnaissance nous est doux.

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Да будет так: прозрачная фигурка
Qu’il en soit ainsi : une figure transparente
На чистом блюде глиняном лежит,
Sur un plat d’argile immaculé se trouve là,
Как беличья распластанная шкурка,
Comme la peau de l’écureuil écartelée,
Склонясь над воском, девушка глядит.
Penchée sur la cire, la fille regarde.
Не нам гадать о греческом Эребе,
Ce n’est pas à nous de deviner tel un Érèbe grec,
Для женщин воск, что для мужчины медь.
Pour les femme la cire, pour les hommes le bronze.
Нам только в битвах выпадает жребий,
Les hommes ne connaissent leur sort que dans le combat,
А им дано гадая умереть.
Et les femmes meurent par divination.


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LE PLUS GRAND TOURMENT – Poésie de Miguel de Unamuno – ¿Sabéis cuál es el más fiero tormento?

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Miguel de Unamuno
29 septembre 1864 Bilbao – 31 décembre 1936 Salamanque, Salamanca

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Miguel de Unamuno en 1925

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LE PLUS GRAND DES TOURMENTS
¿Sabéis cuál es el más fiero tormento?


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Alexandre Kisseliov, La Mort d’Hyacinthe, musée national de Varsovie


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¿Sabéis cuál es el más fiero tormento?
Savez-vous quel est le tourment le plus féroce ?
Es el de un orador volverse mudo;
C’est celui d’un orateur qui devient muet ;
el de un pintor, supremo en el desnudo,
celui d’un peintre, suprême dans le nu,
temblón de mano; perder el talento
avoir une main tremblante ; perdre son talent …

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LA POÉSIE DE MIGUEL DE UNAMUNO
LA POESÍA DE MIGUEL DE UNAMUNO

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VERDUN ON NE PASSE PAS 1916 Chanson de Jack Cazol & Eugène Joullot Musique de René Mercier

SELECTION ARTGITATO
CHANSON FRANCAISE
 

PAROLES de Jack CAZOL  (1874-1935)
& Eugène JOULLOT (1872-1941)
MUSIQUE de René MERCIER (1867-1945)

 

Verdun on ne passe pas Chanson Militaire Sélection Artgitato


Verdun ! On ne passe pas!

Chanson Militaire
1916

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d’être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s’avancent avec rage,
Énorme flot d’un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer… quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout, debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l’aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir.
Les vils corbeaux devant l’âme française
Tombent sanglants, c’est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

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verdun on ne passe pas

LES GRANDS PAROLIERS DE LA CHANSON FRANCAISE

LES GRANDS COMPOSITEURS DE LA CHANSON FRANCAISE