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Visiter Malacca – Meneroka kota Melaka – 马六甲 – マラッカ- Малакка

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE




 

 Visiter Malacca
Meneroka kota Melaka
马六甲マラッカМалакка

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Cheng Hoon Teng Temple
青云亭
Le Pavillon du nuage 云 vert亭
Temple of Green Cloud

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MASJID SELAT MELAKA
LA MOSQUEE SELAT DE MALACCA
Malacca Straits Mosque
马六甲海峡清真寺

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Bukit Cina
La Montagne Chinoise
武吉支那

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LES QUAIS DE MALACCA
Tebing sungai Melaka

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The Jonker Walk
Jonker Street

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MUZIUM ORANG ASLI MELAKA
MUSEE DES ABORIGENES 
Aborigines Museum  

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MEMORIAL DE LA PROCLAMATION DE L’INDEPENDANCE 
Memorial Pengisytiharan Kemerdekaan

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LE JARDIN BOTANIQUE
Taman Botanikal Melaka
马六甲植物园

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Zheng He Duo Yun Xuan Art Gallery
42A & 44A, Lorong Hang Jebat
EXHIBITION OF CHINESE FAMOUS PAINTING
中国古代名画

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Gereja St. Francis Xavier
Eglise de Saint François Xavier
Church of St. Francis Xavier

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MANGER AU RESTAURANT
MAKAN DI LUAR

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LA DESCRIPTION
dans
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
EN 1751
4 à 5000 âmes

Royaume de, (Géogr.) royaume des Indes orientales, dans la partie occidentale de la péninsule de Malacca, & sur le détroit de même nom. Sa largeur est de huit à dix lieues, & sa longueur de trente. (D. J.)
Mal. (Géog.) capitale du royaume de Malacca, dans la partie méridionale de la péninsule, sur le détroit auquel elle donne son nom.
Cette ville est habitée par des Hollandois, des Maures & des Chinois. On y compte quatre à cinq mille âmes. Comme sa situation est à 2 degrés 12 m. de latitude, elle jouit toujours d’un parfait équinoxe ; son climat tempéré produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa ; mais les coccos y sont beaucoup plus grands. Le port de Malacca est fort bon, & il s’y fait un grand commerce. On y trouve dans les bazars les marchandises du Japon, de la Chine, de Bengale, de Perse & de la côte de Coromandel. On compte environ 300 lieues espagnoles de Ceylan à Malacca, & 350 de Malacca à la Chine. Elle est défendue par une forteresse, dont le gouverneur de la ville est le commandant. Les Hollandois en sont les maîtres depuis plus d’un siecle ; car ils s’en emparèrent sur les Portugais en 1640. Long. selon Cassini, 119. 36′ 30″ selon les pp. de Beze & Camille, 117. 20′ 30″. (D. J.)
Malacca, Péninsule de, (Géog.) grande presqu’île des Indes, au midi du royaume de Siam, entre le golfe de Siam à l’orient, celui de Bengale & le détroit de Malacca à l’occident. On estime que la longueur de cette péninsule, le long de la côte, est d’environ 250 lieues. Cette étendue de terre renferme le royaume de Malacca, & six autres. Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel. Long. 119. lat. 3. 40. (D. J.)
Malacca, Détroit de, (Géog.) détroit dans les Indes, entre la péninsule de Malacca, qui lui donne son nom, & l’île de Sumatra. Les Portugais le nomment le détroit de Sincapour. Il communique, du côté du nord, au golfe de Bengale. (D. J.)

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 9

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CAMOES OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-27

OS LUSIADAS III-27

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 27
Strophe 27

III-27

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27
LES LUSIADES III-27

 *****

« Já tinha vindo Anrique da conquista
«Henri était déjà de retour de la conquête
 Da cidade Hierosólima sagrada,
 La ville sainte de Jérusalem,
E do Jordão a areia tinha vista,
  Où du Jourdain, il avait contemplé les étendues de sable
Que viu de Deus a carne em si lavada;
Qui vit la chair de Dieu baigné en lui ;
Que não tendo Gotfredo a quem resista,
 Godefroy là n’avait plus à qui résister,
Depois de ter Judeia sojugada,
  Après avoir subjugué la Judée,
 Muitos, que nestas guerras o ajudaram,
  Beaucoup de ceux qui avaient contribué à ces guerres,
  Para seus senhorios se tornaram;
S’étaient retournés à leurs seigneuries ; 

******

NOTES SUR GODEFROY DE BOUILLON
Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire

— 3. La croisade des seigneurs. — Les seigneurs ne partirent qu’un peu plus tard pour Jérusalem. Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, les commandait.
Arrivés en Asie, ils eurent beaucoup à souffrir. Les Turcs avaient ravagé le pays ; les croisés ne trouvaient pas de quoi se nourrir.
Presque tous les chevaux périrent. Des chevaliers montèrent alors sur des bœufs. On mit des bagages sur le dos des moutons, des chiens et des porcs.
Pendant plusieurs jours, il fallut traverser un désert sans eau. Les croisés eurent horriblement soif. Vous en voyez qui sont couchés sur le sable ; ils le grattent avec leurs mains pour trouver en dessous un sol un peu plus frais ; ils y collent leurs lèvres pour les rafraîchir.

Enfin, un jour de l’année 1099, ceux qui marchaient les premiers arrivèrent devant Jérusalem. Ils eurent une grande joie ; ils crièrent : « Jérusalem ! Jérusalem ! » C’était Jérusalem en effet.
Ils attaquèrent la ville que les Turcs défendaient. Ils y entrèrent. Ils tuèrent des milliers de Turcs dont le sang coula comme une rivière, et ils allèrent s’agenouiller devant le tombeau de Jésus-Christ.
Alors Godefroy de Bouillon devint roi de Jérusalem. Mais les Turcs attaquèrent ce royaume. Ils finirent par reprendre Jérusalem. Toute la peine que les croisés s’étaient donnée fut perdue.
Mais les chevaliers de France avaient bravement combattu. Aujourd’hui encore on se souvient de leur bravoure dans ces pays-là.

Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire
Chapitre 6 -3
Les croisades
Armand Colin, 1913

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13


Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-25

OS LUSIADAS III-25

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 25
Strophe 25

III-25

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25
LES LUSIADES III-25

 *****

« Destes Anrique, dizem que segundo
« Parmi ceux-ci, Henri, dit-on second 
  Filho de um Rei de Ungria exprimentado,
Fils d’un roi de Hongrie expérimenté,
  Portugal houve em sorte, que no mundo
Obtint le Portugal, qui dans le monde
Então não era ilustre nem prezado;
N’était alors ni illustre ni argenté ;
  E, para mais sinal d’amor profundo,
Et, pour lui signifier son amour profond,
 Quis o Rei Castelhano, que casado
 Le Roi de Castille, fit épouser
Com Teresa, sua filha, o Conde fosse;
 Thérèse, sa fille, au Comte ;
E com ela das terras tornou posse.
  Et celui-ci prit ainsi possession et de la fille et des terres.

******

NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-12

OS LUSIADAS III-12

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  12
Strophe 12

III-12

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12
LES LUSIADES III-12

 *****

« Entre o remoto Istro e o claro Estreito,
«Entre le lointain Ister* le Détroit prestigieux**,
Aonde Hele deixou co’o nome a vida,
  Où Hellé** laissa et son nom et sa vie,
 Estão os Traces de robusto peito,
 Se trouvent les Thraces*** pourvus d’une grande âme,
Do fero Marte pátria tão querida,
Du fier Mars, la patrie tant aimée,
Onde, colo Hemo, o Ródope sujeito
 Où les sujets d’Hémus**** et de sa femme Rhodope 
Ao Otomano está, que submetida
Dépendent de l’Ottoman, qui soumet
Bizâncio tem a seu serviço indino:
Byzance à son indigne service :
Boa injúria do grande Constantino!
Quel injure au grand Constantin !

******

NOTES ET PRECISIONS

*Ister = Le Danube

** Le Détroit d’Hellé : « HELLESPONT, s. m. (Géog.) fameux canal ou détroit qui sépare l’Europe & l’Asie, & qui est indifféremment nommé par les modernes, le bras de S. Georges, les bouches de Constantinople, le détroit de Gallipoli, ou le détroit des Dardanelles. Voyez Dardanelles. Les anciens l’appelloient Hellespont, du nom de Hellé, fille d’Athamas, qui en le traversant, pour s’enfuir dans la Colchide, avec son frere Phryxus, chargés tous deux de la toison d’or, tomba malheureusement dans cette mer, où elle périt. On y arrive par diverses routes, après avoir laissé derriere soi, à droite ou à gauche, les isles Cyclades & Sporade, qui composent dans la mer Egée, ce qu’on appelle l’Archipel. » (Jaucourt, L’Encyclopédie, Première édition, Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 – Tome 8, p. 107.

***Les Thraces :  « Thrace, (Géog. anc.) en grec θρᾴκη, en latin, Thracia ou Thracé, grande contrée de l’Europe, renfermée entre le mont Hémus, la mer Egée, la Propontide & le Pont-Euxin. La borne septentrionale du côté du Pont-Euxin, est cependant assez incertaine. Les anciens géographes, comme le Périple de Scylax, Pomponius Méla & Pline, étendent la Thrace jusqu’à l’embouchure du Danube ; de sorte qu’ils y renferment Istropolis, Tomi & Catalis. Pline a suivi en cela Pomponius Méla ; & peut être celui-ci a-t-il suivi le périple de Scylax… »

**** Hémus & sa femme Rhodope : « HÉMUS, (Mytholog.) fils de Borée & d’Orithie, qui devint roi de Thrace & épousa Rhodope. Ovide raconte cette fable en deux vers énergiques : Nunc gelidos montes mortalia corpora quondam, Nomine summorum sibi, qui tribuêre deorum. Le livre des poissons qu’on a donné à Plutarque, parle de ce roi Hæmus & de sa femme Rhodope, qui prenoient les noms de Jupiter & de Junon. Peut-être qu’effectivement ils périrent dans les montagnes de Thrace, où le peuple indigné de les voir s’égaler aux dieux, les avoit obligés de se retirer. (D. J.) » (Jaucourt – L’Encyclopédie, Première édition – Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 Tome 8, page 130.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-11

OS LUSIADAS III-11

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

III-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11
LES LUSIADES III-11

 *****

« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,
Sármatas outro tempo; e na montanha
Jadis appelés les Sarmates**** ; et des montagnes
  Hircínia os Marcomanos são Polónios.
Hercyniennes*****, nous trouvons les Marcomans****** , qui sont les Polonais.
Sujeitos ao Império de Alemanha
Puis nous avons les sujets de l’Empire d’Allemagne :
     São Saxones, Boêmios e Panónios,
 Ce sont les Saxons, les Bohémiens et les Pannoniens,
E outras várias nações, que o Reno frio
Et plusieurs autres nations, que le glacial Rhin
Lava, e o Danúbio, Amasis e Albis rio.
 Traverse, ainsi que le Danube, l’Amasis******* et l’Albis********. »

*****

NOTES ET PRECISIONS

*Tanaïs (Τάναϊς)- actuellement Le Don (Дон = « la rivière » chez les Scythes) qui se jette dans la mer d’Azov (Crimée-Mer Noire)  

**Les Ruthènes vivent dans les Carpates Orientales (Ukraine approximativement)

*** Les Livoniens : « LIVONIE, la (Géog.) province de l’empire russien, avec titre de duché, sur la mer Baltique, qui la borne au couchant, & sur le golfe de Finlande, qui la borne au nord. Cette province peut avoir environ cent milles germaniques de longueur, en la prenant depuis les frontieres de la Prusse jusqu’à Riga, & quarante milles dans sa plus grande largeur, sans y comprendre les îles. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 9, p. 600)

****Les Sarmates :  » SARMATES ou SAUROMATES, s. f. pl. (Hist. anc.) nation nombreuse & belliqueuse, qui étoit divisée en plusieurs tribus. Leur pays appellé Sarmatie, se divisoit en Européenne & en Asiatique ; la premiere s’étendoit depuis la Vistule, jusqu’au Pont-Euxin, au Bosphore cimmérien, le Palus Méotide, & étoit séparée par le Tanaïs, de la Sarmatie Asiatique ou Scythie. Ce vaste pays renfermoit ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de Pologne, de Russie, & une partie de la Tartarie.  Les Sarmates commencerent à menacer l’empire romain en 63 sous l’empire de Néron ; ils furent défaits en plusieurs occasions par Marc-Aurele, par Carus, par Constantin, sous l’empire duquel ils furent chassés par leurs esclaves nommés Limigantes ; mais ils furent remis en possession par l’empereur Constance. En 358, en 407, ils firent une irruption dans les Gaules avec plusieurs autres nations barbares. Leur pays fut ensuite subjugué par les Huns sous Attila. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 14, p. 661)

***** Montagne Hercyniennes ou Chaîne Varisque

****** Les Marcomans : «  MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres. On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 10, page 90)

******** Amasis = Ems aujourd’hui : « EMS, (Géog. mod.) fleuve d’Allemagne ; il a sa source au comté de la Lippe, passe dans l’Oost-Frise, & se jette dans la mer au-dessus d’Embden. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 5, p. 601)

********* Albis – Albia – Elbe -(Tchéquie & Allemagne) se jette dans la Mer du Nord

*********

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES III-7
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-7

OS LUSIADAS III-7

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  7
Strophe 7

III-7

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Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7
LES LUSIADES III-7

 *****

« Da parte donde o dia vem nascendo,
« Dans la partie où le jour naît,
Com Ásia se avizinha; mas o rio
A l’Asie, elle se rapproche ; mais une rivière
Que dos montes Rifeios vai correndo,
Qui, des Monts Riphées*, va se jeter,
Na alagoa Meotis, curvo o frio,
  Dans la Palus Méotide**, froide courbe,
As divide: e o mar que, fero e horrendo,
La sépare ;  et aussi par la mer qui, féroce et horrible,
  Viu dos Gregos o irado senhorio,
Vit la colère des Grecs,
Onde agora de Tróia triunfante
Où maintenant, là où brillait la triomphante Troie,
Não vê mais que a memória o navegante.
Un marin n’y trouverait plus aucun souvenir.

——————————

*Monts Riphées
dans la Première Encyclopédie

Parmi les premieres on doit placer en Europe les Pyrénées, les Alpes, l’Apennin, les montagnes du Tyrol, le Riesemberg ou monts des Géans en Silésie, les monts Crapacs, les montagnes de la Saxe, celles des Vosges, le mont Bructere au Hartz, celles de Norwege, &c. en Asie, les monts Riphées, le Caucase, le mont Taurus, le mont Liban ; en Afrique, les monts de la Lune ; & en Amérique, les monts Apalaches, les Andes ou les Cordilieres qui sont les plus hautes montagnes du monde.
Baron d’Holbach, Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 – Tome 10, pp. 672-679

**Palus Méotide = Mer d’Azov [Азовское море] à l’ouest de la Crimée, au-dessus de la Mer Noire

Définition dans la Première Encyclopédie
PALUS-MEOTIDE, le, (Géog. anc.) en latin Palus-Mœtis, grand golfe ou mer, entre l’Europe & l’Asie, au nord de la mer noire, avec laquelle le Palus-Méotide communique, par le moyen d’une embouchure appellée anciennement le bosphore Cimmérien. Les anciens lui ont donné tantôt le nom de lac, tantôt celui de marais. Pline, l. II. c. lxvij. l. V. c. xxvij. & Pomponius Mela, l. I. c. i. & ij. se servent indifféremment des mots lacus & palus, pour désigner cette mer. En effet, on pourroit ne la considérer que comme un grand marais, attendu le peu d’eau qu’on y trouve en plusieurs endroits. Lucain dit, l. II. v. 641.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1765 Tome 11, p. 804

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES III-7

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-2

OS LUSIADAS III-2

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  2
Strophe 2

III-2

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Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2
LES LUSIADES III-2

 *****

Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;
Que veja e saiba o mundo que do Tejo
Que le monde voie et sache que du Tage
O licor de Aganipe corre e mana.
La liqueur d’Aganippe courut et jaillit.
Deixa as flores de Pindo, que já vejo
Laisse les fleurs de Pinde**, que je vois déjà
Banhar-me Apolo na água soberana;
Apollon me baigner dans cette eau souveraine ;
Senão direi que tens algum receio,
Sinon je dirai que tu as quelques craintes,
 Que se escureça o teu querido Orfeio.
Que s’obscurcisse ton cher Orphée.

***

*AGANIPPE
s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois Aganippides. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
1771 – Tome 1, p. 150

**PINDE
le (Géog. anc.) montagne de la Grece, fort célébrée par les Poëtes, parce qu’elle étoit consacrée aux Muses : ce n’étoit pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différens peuples de l’Epire & de la Thessalie, entre autres par les Athamanes, par les Aétiches, & par les Perrhèbes. Elle séparoit la Macédoine, la Thessalie, & l’Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l’Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde étoit entre l’Epire & la Thessalie, & que les peuples qui l’habitoient du côté de l’Epire étoient réputés Epirotes, comme ceux qui l’habitoient du côté de la Thessalie étoient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, & Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 12, p. 640

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-2
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-1

OS LUSIADAS III-1

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  1
Strophe 1

III-1

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1
LES LUSIADES III-1

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Agora tu, Calíope, me ensina
Maintenant, toi, Calliope, enseigne-moi
O que contou ao Rei o ilustre Gama:
Ce que conta au Roi l’illustre Gama :
  Inspira imortal canto e voz divina
Inspire un immortel chant et une divine voix
 Neste peito mortal, que tanto te ama.
A cette mortelle poitrine, qui tant t’aime.
  Assim o claro inventor da Medicina,
Ainsi à Apollon, génial inventeur de la Médecine,
De quem Orfeu pariste, ó linda Dama,
De qui naquit Orphée, Ô belle Dame,
Nunca por Dafne, Clície ou Leucotoe,
Ne jamais, pour Daphné*, Clytie** ou Leucothoé***,
Te negue o amor devido, como soe.
Te nier l’amour dû.

**

*DAPHNE
nymphe, fille du dieu fleuve Pénée

**CLYTIE
Océanide, fille d’Océan et Téthys.

***LEUCOTHOE – INO

LEUCOTHOÉ, (Mythol. & Littér.) c’est la même qu’Ino, nourrice de Bacchus, qui, fuyant la fureur d’Athamas son mari, roi d’Orchomène, se précipita dans la mer ; mais les dieux touchés de son sort lui donnerent le nom de Leucothoé, après l’avoir admise au rang des divinités marines. Les Romains l’appellerent Matula, voyez ce mot. Elle avoit un autel dans le temple de Neptune à Corinthe. On sait la sage réponse que fit le philosophe Xénophane aux Eléates, qui lui demandoient s’ils feroient bien de continuer à Leucothoé leurs sacrifices, accompagnés de pleurs & de lamentations : il leur répondit que s’ils la tenoient pour déesse il étoit inutile de la tant pleurer ; & que s’ils croyoient qu’elle eût été du nombre des mortelles, ils se pouvoient passer de lui sacrifier. (D. J.)

Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 9, p. 438

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS III-1
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

SECURITE ROUTIERE 2018 : la fin des clignotants ?

 

SECURITE ROUTIERE




2018 : la fin des clignotants ?

clignotant-vers-la-fin-du-clignotant-artgitato-securite-routiere

A LA VITESSE D’UNE PANDEMIE
A quoi peut donc servir ces clignotants que de plus en plus d’automobilistes n’utilisent plus, y compris nos policiers. Le phénomène s’accélère si vite qu’il y a urgence en matière de sécurité. A la vitesse d’une pandémie. Dans ce sens, les habitudes s’acquièrent plus vite.
Si rien n’est fait, cette obligation légale deviendra une option pour le conducteur.

LE CAÏMAN AVANT L’ATTAQUE
Il s’agit plus qu’un détail. Mais d’un profond trait d’égoïsme et un coup de canif dans notre vivre ensemble. Il ne s’agit pas que d’une obligation centenaire, anachronique dans notre monde de vitesse. Notre système capitaliste valorise l’individu, le résultat rapide, l’égoïsme. A quoi bon perdre une seconde pour prévenir les autres véhicules de nos intentions. Il faut s’avoir se camoufler comme le caïman avant son attaque.

LE DETAIL & LA DISCIPLINE
Le diable se cache dans les détails. Mais si détail il s’agit, je préfère reprendre le vieux sens militaire de ce mot, aujourd’hui oublié : « se dit dans l’Art militaire, de tout ce qui concerne l’ordre & la police des tems. Ainsi le détail d’une armée ou d’un corps de troupe comprend tout ce qui appartient aux régimens & à la discipline qu’on doit y observer. » (Diderot, Le Blond, Mallet – L’Encyclopédie, 1re éd. – 1751 -Tome 4, p. 900). Nous sommes bien dans la discipline, nous dirions plutôt les règles aujourd’hui, à suivre. Les petits détails participent à notre fluidité. Mieux à notre survie.

VOS PAPIERS !
La vie et le respect de l’autre ne sont sûrement pas un détail. Si le citoyen est de moins en moins capable d’en comprendre la nécessité, que l’Etat, et les moyens de contrôles qui vont avec, s’en charge. Sinon, le clignotant sera un vieux souvenir et comme pour beaucoup d’éléments le nombre de morts et d’accidentés continuera à croître.
« Pour bien juger, il faut conclure,  Même sur les thèses du ciel, Il faut discerner, puis exclure, Le détail de l’essentiel. » (Hippolyte Rodrigues – Midraschim et fabliaux -Imprimerie Vve P. Larousse et Cie, 1880 -pp. 67-69)




DES LIMITES DE L’ESPRIT
Depuis les années 50, les flèches de direction sont rendues obligatoires sur tous les véhicules et, depuis, bien des progrès techniques ont été réalisés. Cependant…

Le progrès technologique a trouvé sa limite dans l’esprit humain.

ET LA LOI ? QU’EST-CE QU’ELLE DIT LA LOI ? M’ENFIN !
« Tout conducteur qui s’apprête à apporter un changement dans la direction de son véhicule ou à en ralentir l’allure doit avertir de son intention les autres usagers, notamment lorsqu’il va se porter à gauche, traverser la chaussée, ou lorsque, après un arrêt ou stationnement, il veut reprendre sa place dans le courant de la circulation.» (art. R412-10 Code de la Route- Actualisation du 2 avril 2003) – Mais aucun contrôle sur aucune route ne vient verbaliser les infractions. A l’image des téléphones portables, des STOP non respectés, etc.
Moins il y a de contrôles policiers ou de gendarmerie, moins les conducteurs appliquent les règles. Les règles ne s’appliquent que s’il y a de grandes probabilités d’avoir une amende : radar de feux ou radar de vitesse. Et encore, avec ce dernier, il s’agit plutôt de savoir comment arriver à la bonne vitesse au bon moment et à ré-accélérer juste après.

SURFING THE DEATH
Sans la peur du gendarme, bien sûr, le conducteur ne respecte plus les règles, mais au-delà des codes, il ne respecte plus les autres. A quoi bon signaler mon changement de direction, je sais où je vais ; peu importe ceux qui sont derrières, peu importe les risques, je surfe sur la mort, celles des autres, la mienne.

MAIS QUE FAIT L’ETAT ? ou Y A-T-IL ENCORE UN ETAT ?
Dans le cas des clignotants, il faudrait créer un radar dans les lieux où les changements de direction sont incontournables, du genre rond point, sortie de rocade ou embranchements. Mais que fait l’Etat ?

Il ne s’agit pas de respecter une obligation par la peur du gendarme, ni de respecter une tradition ou un usage. Comme le soulignait Guy de Maupassant dans ses Chroniques de 1881 : « Les traditions, – C’est-à-dire ce que nous ont laissé l’ignorance la plus grande, l’étroitesse d’esprit, les préjugés et la sottise de nos ancêtres. » (Le Respect – Les Chroniques – Le Gaulois – 22 avril 1881)



DE LA FRAGILITE DE L’EXISTENCE
Il s’agit de respect l’autre et la vie. Rien que ça. Et ça passe par cette petite lumière qui se coupe et s’allume alternativement, comme pour signaler la fragilité de l’existence.

CHACUN MEPRISE L’AUTRE
Car comme le dit encore Guy de Maupassant dans le même article que celui cité plus haut : « Chacun respecte sa propre opinion, et méprise infiniment celle des autres. » Et si rien n’est fait pour qu’enfin les règles simples de la sécurité routière soient une réalité, on pourra paraphraser Maupassant et dire : « Chacun maintenant respecte sa propre direction et méprise infiniment celle des autres. »

GOUJAT ! CUISTRE ! GREDIN !
Il ne s’agit pas seulement « d’être considéré comme un goujat, ou comme un gredin, ou simplement comme un cuistre. » mais plutôt un inconscient/conscient criminel en puissance.

Maupassant dit en préambule sur le respect : « Le respect est l’hommage dont nous devrions être le plus avares ; c’est au contraire celui que nous prodiguons le plus. Nous respectons à tort et à travers, sans mesure, sans raison, confondant le respect avec la platitude. »

Et là où il est question de vie, il ne peut y avoir de platitude.



LE GROS VS LE PETIT
Sinon, le respect des autres deviendra la loi de la jungle et du plus fort. Nous nous arrêterons devant le véhicule le plus gros, le plus lourd, le plus puissant. Le petit s’inclinera devant le gros. Nous reviendrons à l’usage qu’avait le mot respect pour nos premiers encyclopédistes :  » le respect est l’aveu de la supériorité de quelqu’un : si la supériorité du rang suivoit toujours celle du mérite, ou qu’on n’eût pas prescrit des marques extérieures de respect, son objet seroit personnel, comme celui de l’estime, & il a dû l’être originairement de quelque nature qu’ait été le mérite de mode. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 -Tome 14, p. 181).

 

 

QUI SONT LES REBELLES D’ALEP ?

SYRIE

Les Rebelles d’Alep







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MAIS QUI SE CACHENT DERRIERE LES REBELLES D’ALEP ?

SYRIE

Les journalistes français dans leur immense majorité ont décidé de faire de la politique un jeu d’échec où s’opposent les blancs et les noirs.

Aujourd’hui les noirs ce sont les Russes, le régime d’Assad, les Iraniens et les blancs se retrouvent dans un terme unique : les rebelles.

Bien entendu, le second, le rebelle, renvoie à une imagerie d’opposition, une vision poétique, qui s’entend donc positivement. Il s’oppose à l’ordre établi, une sorte de Che Guevara d’aujourd’hui. Il s’oppose, il défend. La veuve et l’orphelin ne sont pas loin. Zorro et Robin des bois non plus.
Il ressemble donc à un parangon d’idéal. Une figure de proue du banni et de l’oppressé contre le dictateur sanguinaire.

Ce n’est pas neutre. Comme d’utiliser le mot de rebellion (prononcer REUbellion) alors que la prononciation de Rébellion ne fait pas de doute. Mais le groupe se reconnaît. Ecoutez les journalistes, et suivant qu’ils diront « reubellion » ou rébellion, pratiquent une sorte de communautarisme de castes.







Revenons-en aux rebelles. Revenons-en aux romantiques anarchistes que proposent ce terme inadapté, simpliste et connoté. Charles Baudelaire dans ses Fleurs du Mal (Le Rebelle-1868) ne dit-il pas : « Et l’Ange, châtiant autant, ma foi ! qu’il aime, De ses poings de géant torture l’anathème ; Mais le damné répond toujours : « Je ne veux pas ! » Je dis non. Mais non à quoi ? Pour proposer quoi ? Une vision 11 septembre ?

D’autres références nous conduiraient à cet anarchisme débridé, ce désordre juvénile, en passant des révoltés du Bounty à la définition de la première Encyclopédie : « Les mutins sortirent tumultuairement du camp ; les rebelles s’assemblerent tumultueusement. Mais tumultueux au figuré veut dire confus, ému, en desordre, & il s’emploie mieux que tumultuaire. Il est difficile d’appaiser une passion aussi tumultueuse que la vengeance. Si la naissance de l’amour est tumultueuse, ses progrès le sont encore davantage. » (Jaucourt – 1751 – Tome 16 – page 744).

Pourtant, rien n’est plus réglé, ordonné, cadence que le programme politique de nos rebelles.

Derrière ce terme si beau et si impétueux se cachent des groupuscules du type Front al-Nosra (جبهة فتح الشام), front ayant fait allégeance à Al-Qaïda, ou Ahrar al-Cham (créé en 2011), front soutenu par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Ahar al-Cham n’est rien d’autre qu’un mouvement salafiste, islamique : حركة أحرار الشام الإسلامية = Front Islamique Ahar al-Cham (Mouvement pour la liberté – liberté حرية ).

Les réformistes les plus tendres se trouvent dans les Frères Musulmans…

Du régime « noir » de Bachar el-Assad, les journalistes oublient rapidement les multiples amnisties, dont certaines sont à l’origine de certains mouvements salafistes : 31 mai 2011, 21 juin 2011, 15 janvier 2012, 16 avril 2013, 3 juin 2014 (après l’élection présidentielle).

Mais laissons nos journalistes à leurs idées justes et laissons-les soutenir les rebelles qui n’ont trop souvent de rebelles que dans les nébuleuses bien pensantes têtes parisiennes.

Ce qui est certain, c’est que les premiers mouvements, à partir du 15 mars 2011 ont été récupérés. En partie par le régime de Bachar. Les premiers affrontements concernaient des étudiants désireux de liberté. Ce qui est vrai aussi, c’est que ce régime a libéré des prisonniers politiques, dont de nombreux salafistes et de nombreux sympathisants d’Al-Qaïda. Des quatre premiers étudiants arrêtés par les forces du régime, les rangs se sont gonflés d’opposants moins ouverts qui ont fini par phagocyter le mouvement idéaliste de liberté. Bachar, en un sens, a joué la stratégie du pourrissement et a rendre infréquentable par l’occident les nouveaux opposants et surtout à ne pas les aider militairement pour ne pas, in fine, retrouver leurs armes, notamment les missiles sol-air,  dans la destruction de leurs avions et compter des victimes parmi mes militaires français.




Enfin Alep n’est pas une entité, mais trois pôles au moins. Le centre historique, les quartiers ouest et les quartiers est. Ce sont ces derniers qui sont marqués par l’opposition salafiste la plus forte, les premiers à se servir des populations et à procéder à des exécutions sommaires. Ce sont les premiers à terroriser les habitants. Une victoire sur Alep-Est, constitué d’une population ouvrière et d’origine paysanne musulmane, peut être une raison de réjouissances dans les quartiers ouest, peuplés par une population ayant un plus haut niveau de vie, bourgeoise moyenne et plus, populations chrétienne. Les quartiers au nord étant plutôt peuplés de kurdes.

Montrer des images d’archives des années 80 du centre et des quartiers ouest et les comparer aux quartiers est bombardés effectivement par le régime, est une autre escroquerie intellectuelle de notre bien-pensance parisienne.

Mais ceci est une autre histoire.

 

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Les Rebelles d’Alep

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