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MONTAIGU DE QUERCY, la clef de la vallée – Tarn-et-Garonne

FRANCEMontaigu de Quercy Jacky Lavauzelle

 Photo Jacky Lavauzelle


 PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

 


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QUERCY

MONTAIGU DE QUERCY
La clef de la vallée

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Montaigu de Quercy Photo Jacky Lavauzelle
« Il faisait un août à racornir les arbres, Les cieux semblaient plaqués de pierres & de marbres » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
« Empourpré, le soleil allongeait en silence Ses grands dards trisaigus comme des fers de lance, Et le sol, assailli de toutes parts, fendu, S’ouvrait aux rayons chauds comme le plomb fondu  » Léon Cladel
Montaigu de Quercy Photo Jacky Lavauzelle
« Un mont qui, sous la voûte en feu du firmament, Flamboyait, chauve & nu, dans le rayonnement Immense des cieux. » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
« Tout renaît & palpite, & tout, monts, plaines, eaux, » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
« Et si tout respirait, on ne l’entendait pas » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
Les cieux semblaient plaqués de pierres & de marbres, Rien ne bougeait en haut, rien ne bougeait en bas » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
« un brave oiseau parla Dans un arbre ! » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
« De ses langues de feu l’élémentaire flamme Ardait tout, m’arrivant, subtile, jusqu’à l’âme, » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
 » Et je croyais qu’en proie à cet ardent baiser, J’allais m’évanouir & me vaporiser ; » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
 » Et qu’altérés, chauffés au point de se dissoudre, Incendiés, noircis, calcinés, mis en poudre, » Léon Cladel
Photo Jacky Lavauzelle
 » Ravins & mamelons, encore tout fumants, Se désagrégeraient sous ces cieux incléments ; Et déjà je pleurais, hélas ! sur nos vallées… » Léon Cladel

Photo Jacky Lavauzelle  Photo Jacky Lavauzelle

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LÉON CLADEL

EN QUERCY, L’ÉTÉ

La campagne éclatait, embrasée ; & les blés
Jaunis succombaient sous leurs épis d’or brûlés ;
Il faisait un août à racornir les arbres,
Les cieux semblaient plaqués de pierres & de marbres,
Rien ne bougeait en haut, rien ne bougeait en bas,
Et si tout respirait, on ne l’entendait pas ;
Empourpré, le soleil allongeait en silence
Ses grands dards trisaigus comme des fers de lance,
Et le sol, assailli de toutes parts, fendu,
S’ouvrait aux rayons chauds comme le plomb fondu ;
Pas d’air ; à l’horizon d’immenses prés, dont l’herbe
Ourlait une forêt immobile & superbe ;
Un grand fleuve arrêté, comme s’il était las,
Réverbérant du ciel les splendides éclats ;
Et plus loin, dévoré par les baisers de l’astre,
Un mont, dans la lumière ; un mont, tel qu’un pilastre ;
Un mont qui, sous la voûte en feu du firmament,
Flamboyait, chauve & nu, dans le rayonnement
Immense des cieux.
Immense des cieux. Or, étendu sous un orme
Dont le soleil trouait la frondaison énorme,
Je regardais la roche âpre, chauffée à blanc,
Corrodée à la cime & corrodée au flanc,
Et, sous elle, l’abîme intense de la plaine
Avalant tout le feu dont la nue était pleine ;
Et je voyais flamber dans le miroir de l’eau
Les cheveux du soleil & les bras du bouleau ;
Mais, si loin que mes yeux lassés pouvaient s’étendre,
Rien de vert, rien de doux, rien d’ombreux, rien de tendre
Ne se montrait parmi l’irradiation
De la nature, tout entière en fusion.
Nul souffle. Aucun bruit. Rien ne remuait. Les terres,
Au nord comme au midi, rutilaient, solitaires
Sous ce ciel implacable & rempli d’un éclair,
Qui n’avait pas de trêve & qui dévorait l’air.
De ses langues de feu l’élémentaire flamme
Ardait tout, m’arrivant, subtile, jusqu’à l’âme,
Et je croyais qu’en proie à cet ardent baiser,
J’allais m’évanouir & me vaporiser ;
Et qu’altérés, chauffés au point de se dissoudre,
Incendiés, noircis, calcinés, mis en poudre,
Ravins & mamelons, encore tout fumants,
Se désagrégeraient sous ces cieux incléments ;
Et déjà je pleurais, hélas ! sur nos vallées…
Sur ma vallée autour de laquelle, empilées,
S’étagent dans l’azur des crêtes de granit,
Où l’aigle farouche a ses petits & son nid
Royal !
Royal ! O joie !…
Royal ! O joie !… Émus, les cieux impérissables
Se mouillent tout à coup, &, sur l’éclat des sables,
Mille atomes d’or pur, par un souffle enlevés,
Miroitent en dansant dans les airs avivés.
En vain le grand soleil agrandit son cratère,
Les gramens, les gazons ondulent sur la terre :
Avoines, blés, maïs, redressent leurs cheveux,
Et le saule, oscillant sur ses orteils baveux.
Incline vers les eaux sa difforme ramure
Où le vent, revenu, pleure, rit & murmure…
Tout renaît & palpite, & tout, monts, plaines, eaux,
Se meut ! Yeuses, sapins, houx, chênes & roseaux,
Les grands bois font sonner leurs cimes inégales ;
Et l’on entend des chants incertains de cigales
Et mille bruits charmants errant par-ci par-là :
Soudain, — j’en pleure encore, — un brave oiseau parla
Dans un arbre !
Léon Cladel
En Quercy, l’été
Le Parnasse contemporain  : Recueil de vers nouveaux
1869-1871

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LE QUERCY DANS
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

QUERCY le (Géog. mod.) en latin Cardurcinus pagus, province de France dans le gouvernement de Guyenne ; elle est bornée au nord par le Limousin, au midi par le haut Languedoc, au levant par le Rouergue ; & au couchant par l’Agénois & le Périgord.
On divise le Quercy en haut & en bas ; le Lot en fait la séparation. Cahors est la capitale, & Montauban est le principal lieu du bas Quercy ; Cahors & Montauban sont deux évêchés.
Le Quercy est un pays peu commerçant, mais fertile en bled, en fruits & en excellens vins : voici l’histoire de cette province.
Le nom de Quercy ou Cahourcin, comme les anciens le nommoient, & celui de sa capitale, Cahors, sont venus de Cadurci, peuple célebre dans les commentaires de César, par sa valeur, & pour avoir tenu jusqu’à sa mort le parti de Vercingentorix. Ce peuple alors étoit du nombre des Celtes ; mais Auguste l’attribua à l’Aquitaine ; & depuis sous Valentinien, après la division de la Province en deux, c’est-à-dire en premiere & seconde, les Cadurci furent mis sous la premiere, & sous la métropole de Bourges. Les Visigots s’en rendirent les maîtres dans le cinquieme siecle, & ils en furent dépossédés au commencement du sixieme par les François. Les rois françois ayant partagé entr’eux l’Aquitaine, le Quercy échut aux rois d’Austrasie, qui ont possédé ce pays jusqu’au déclin de la race de Clovis, lorsqu’il n’y avoit plus qu’un prince qui avoit le titre de roi, mais dont l’autorité étoit entre les mains des maires du palais. Eudes, duc d’Aquitaine, dans le commencement du buitieme siecle, se rendit maître de Cahors, comme de tout le reste de l’Aquitaine, & ses descendans ont été en possession du Quercy jusqu’au tems du roi Pepin qui conquit toute l’Aquitaine.
Les rois de la France occidentale, depuis Charles le Chauve, jouirent du Quercy jusqu’au regne de Louis d’Outremer. Ce fut alors que les comtes de Toulouse, qui s’étoient rendus absolus dans leur comté, s’approprierent le Quercy. Ensuite cette contrée fut ôtée aux descendans de Raymond de Saint-Gilles, & adjugée par le haut domaine à saint-Louis, par une sentence que les légats du pape rendirent l’an 1228. Le Roi Jean fut contraint par le traité de Bretigny de céder aux Anglois le Quercy en toute souveraineté, & ils en jouirent à ce titre, jusqu’au regne de Charles V. qui reprit ce que son pere avoit perdu en Aquitaine. Depuis ce tems-là le Quercy est demeuré uni à la couronne de France. (D. J.)
Charles de Jaucour
Première Edition de l’Encyclopédie
1751 – Tome 13

FRANCEMontaigu de Quercy Jacky Lavauzelle

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

 

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida




RETOUR D’EGYPTE
DE LA
SAINTE FAMILLE
A LA
CASA-MUSEU
MEDEIROS E ALMEIDA

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE DEPART DE LA SAINTE FAMILLE EN EGYPTE

« Après leur départ, voici qu’un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, fuyez en Égypte, et n’en partez pas que je ne vous le dise ; car Hérode va rechercher l’Enfant pour le faire périr. Joseph se leva, et, la nuit même, prenant l’Enfant avec sa mère, il se retira en Égypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le Seigneur par son Prophète : « J’ai rappelé mon fils de l’Égypte. » Alors Hérode, voyant que les Mages l’avaient trompé, entra dans une grande colère, et il fit tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem et dans les environs, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis auprès des Mages. Alors fut accompli ce qu’avait annoncé le prophète Jérémie. « Une voix a été entendue dans Rama, des plaintes et des cris lamentables : Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus. » »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR D’EGYPTE DE LA SAINTE FAMILLE

 « Hérode étant mort, voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph dans la terre d’Égypte, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, et allez dans la terre d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie de l’Enfant sont morts. Joseph s’étant levé, prit l’Enfant et sa mère, et vint dans la terre d’Israël. Mais apprenant qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode, son père, il n’osa y aller, et, averti en songe, il se retira dans la Galilée et vint habiter une ville nommée Nazareth, afin que s’accomplit ce qu’avaient dit les prophètes : « Il sera appelé Nazaréen. »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR DE LA SAINTE FAMILLE
PAR LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Saint Matthieu dit que Jésus étant né à Bethléem de Juda, les Mages vinrent d’Orient à Jérusalem pour s’informer du lieu de sa naissance, le nommant roi des Juifs : ubi est qui natus est rex Judæorum ? qu’Hérode & toute la ville en furent alarmés ; mais que ce prince prenant le parti de dissimuler, fit assembler les principaux d’entre les prêtres, pour savoir d’eux où devait naître le Christ ; que les prêtres lui répondirent que c’était à Bethléem de Juda ; qu’Hérode laissa partir les Mages pour aller adorer le Messie nouveau né ; qu’il se contenta de leur demander avec instance de s’informer avec soin de tout ce qui concernait cet enfant, afin qu’étant lui-même instruit, il pût, disait-il, lui rendre aussi ses hommages ; mais que son dessein secret était de profiter de ce qu’il apprendrait, pour lui ôter plus sûrement la vie ; que les Mages, après avoir adoré Jésus-Christ, & lui avoir offert leurs présents, avertis par Dieu même, prirent pour s’en retourner une route différente de celle par laquelle ils étaient venus, évitant ainsi de reparaître à la cour d’Hérode ; que Joseph reçut par un ange l’ordre de se soustraire à la colère de ce prince en fuyant en Egypte avec sa famille ; qu’Hérode voyant enfin que les Mages lui avoient manqué de parole, fit tuer tous les enfants de Bethléem & des environs depuis l’âge de deux ans & au-dessous, selon le tems de l’apparition de l’étoile ; qu’après la mort de ce prince, Joseph eut ordre de retourner avec l’enfant & sa mère dans la terre d’Israël ; mais qu’ayant appris qu’Archelaüs fils d’Hérode, régnait dans la Judée, il craignit, & n’osa y aller demeurer ; de sorte que sur un songe qu’il eut la nuit, il résolut de se retirer en Galilée, & d’établir son séjour à Nazareth, afin que ce que les Prophètes avoient dit fût accompli, que Jésus serait nommé Nazaréen : & venit in terram Israel, audiens autem quod Archelaus regnaret in Judæâ pro Herode patre suo, timens illò ire, & admonitus somnis, secessit in partes Galileæ & veniens habitavit in civitate quod vocatur Nazareth, ut adimpleretur quod dictum est per Prophetas, quoniam Nazareus vocabitur. »
Charles de Jaucourt, Boucher d’Argis
Première Edition de L’Encyclopédie de 1751

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LA SAINTE FAMILLE
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LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

Visiter Malacca – Meneroka kota Melaka – 马六甲 – マラッカ- Малакка

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE




 

 Visiter Malacca
Meneroka kota Melaka
马六甲マラッカМалакка

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Cheng Hoon Teng Temple
青云亭
Le Pavillon du nuage 云 vert亭
Temple of Green Cloud

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MASJID SELAT MELAKA
LA MOSQUEE SELAT DE MALACCA
Malacca Straits Mosque
马六甲海峡清真寺

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Bukit Cina
La Montagne Chinoise
武吉支那

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LES QUAIS DE MALACCA
Tebing sungai Melaka

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The Jonker Walk
Jonker Street

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MUZIUM ORANG ASLI MELAKA
MUSEE DES ABORIGENES 
Aborigines Museum  

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MEMORIAL DE LA PROCLAMATION DE L’INDEPENDANCE 
Memorial Pengisytiharan Kemerdekaan

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LE JARDIN BOTANIQUE
Taman Botanikal Melaka
马六甲植物园

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Zheng He Duo Yun Xuan Art Gallery
42A & 44A, Lorong Hang Jebat
EXHIBITION OF CHINESE FAMOUS PAINTING
中国古代名画

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Gereja St. Francis Xavier
Eglise de Saint François Xavier
Church of St. Francis Xavier

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Retrouver les restaurants de Malacca
dans
Apprendre le malaisien
MANGER AU RESTAURANT
MAKAN DI LUAR

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LA DESCRIPTION
dans
LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
EN 1751
4 à 5000 âmes

Royaume de, (Géogr.) royaume des Indes orientales, dans la partie occidentale de la péninsule de Malacca, & sur le détroit de même nom. Sa largeur est de huit à dix lieues, & sa longueur de trente. (D. J.)
Mal. (Géog.) capitale du royaume de Malacca, dans la partie méridionale de la péninsule, sur le détroit auquel elle donne son nom.
Cette ville est habitée par des Hollandois, des Maures & des Chinois. On y compte quatre à cinq mille âmes. Comme sa situation est à 2 degrés 12 m. de latitude, elle jouit toujours d’un parfait équinoxe ; son climat tempéré produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa ; mais les coccos y sont beaucoup plus grands. Le port de Malacca est fort bon, & il s’y fait un grand commerce. On y trouve dans les bazars les marchandises du Japon, de la Chine, de Bengale, de Perse & de la côte de Coromandel. On compte environ 300 lieues espagnoles de Ceylan à Malacca, & 350 de Malacca à la Chine. Elle est défendue par une forteresse, dont le gouverneur de la ville est le commandant. Les Hollandois en sont les maîtres depuis plus d’un siecle ; car ils s’en emparèrent sur les Portugais en 1640. Long. selon Cassini, 119. 36′ 30″ selon les pp. de Beze & Camille, 117. 20′ 30″. (D. J.)
Malacca, Péninsule de, (Géog.) grande presqu’île des Indes, au midi du royaume de Siam, entre le golfe de Siam à l’orient, celui de Bengale & le détroit de Malacca à l’occident. On estime que la longueur de cette péninsule, le long de la côte, est d’environ 250 lieues. Cette étendue de terre renferme le royaume de Malacca, & six autres. Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel. Long. 119. lat. 3. 40. (D. J.)
Malacca, Détroit de, (Géog.) détroit dans les Indes, entre la péninsule de Malacca, qui lui donne son nom, & l’île de Sumatra. Les Portugais le nomment le détroit de Sincapour. Il communique, du côté du nord, au golfe de Bengale. (D. J.)

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 9

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CAMOES OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-27

OS LUSIADAS III-27

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 27
Strophe 27

III-27

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27
LES LUSIADES III-27

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« Já tinha vindo Anrique da conquista
«Henri était déjà de retour de la conquête
 Da cidade Hierosólima sagrada,
 La ville sainte de Jérusalem,
E do Jordão a areia tinha vista,
  Où du Jourdain, il avait contemplé les étendues de sable
Que viu de Deus a carne em si lavada;
Qui vit la chair de Dieu baigné en lui ;
Que não tendo Gotfredo a quem resista,
 Godefroy là n’avait plus à qui résister,
Depois de ter Judeia sojugada,
  Après avoir subjugué la Judée,
 Muitos, que nestas guerras o ajudaram,
  Beaucoup de ceux qui avaient contribué à ces guerres,
  Para seus senhorios se tornaram;
S’étaient retournés à leurs seigneuries ; 

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NOTES SUR GODEFROY DE BOUILLON
Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire

— 3. La croisade des seigneurs. — Les seigneurs ne partirent qu’un peu plus tard pour Jérusalem. Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, les commandait.
Arrivés en Asie, ils eurent beaucoup à souffrir. Les Turcs avaient ravagé le pays ; les croisés ne trouvaient pas de quoi se nourrir.
Presque tous les chevaux périrent. Des chevaliers montèrent alors sur des bœufs. On mit des bagages sur le dos des moutons, des chiens et des porcs.
Pendant plusieurs jours, il fallut traverser un désert sans eau. Les croisés eurent horriblement soif. Vous en voyez qui sont couchés sur le sable ; ils le grattent avec leurs mains pour trouver en dessous un sol un peu plus frais ; ils y collent leurs lèvres pour les rafraîchir.

Enfin, un jour de l’année 1099, ceux qui marchaient les premiers arrivèrent devant Jérusalem. Ils eurent une grande joie ; ils crièrent : « Jérusalem ! Jérusalem ! » C’était Jérusalem en effet.
Ils attaquèrent la ville que les Turcs défendaient. Ils y entrèrent. Ils tuèrent des milliers de Turcs dont le sang coula comme une rivière, et ils allèrent s’agenouiller devant le tombeau de Jésus-Christ.
Alors Godefroy de Bouillon devint roi de Jérusalem. Mais les Turcs attaquèrent ce royaume. Ils finirent par reprendre Jérusalem. Toute la peine que les croisés s’étaient donnée fut perdue.
Mais les chevaliers de France avaient bravement combattu. Aujourd’hui encore on se souvient de leur bravoure dans ces pays-là.

Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire
Chapitre 6 -3
Les croisades
Armand Colin, 1913

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13


Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-25

OS LUSIADAS III-25

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 25
Strophe 25

III-25

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25
LES LUSIADES III-25

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« Destes Anrique, dizem que segundo
« Parmi ceux-ci, Henri, dit-on second 
  Filho de um Rei de Ungria exprimentado,
Fils d’un roi de Hongrie expérimenté,
  Portugal houve em sorte, que no mundo
Obtint le Portugal, qui dans le monde
Então não era ilustre nem prezado;
N’était alors ni illustre ni argenté ;
  E, para mais sinal d’amor profundo,
Et, pour lui signifier son amour profond,
 Quis o Rei Castelhano, que casado
 Le Roi de Castille, fit épouser
Com Teresa, sua filha, o Conde fosse;
 Thérèse, sa fille, au Comte ;
E com ela das terras tornou posse.
  Et celui-ci prit ainsi possession et de la fille et des terres.

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-12

OS LUSIADAS III-12

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  12
Strophe 12

III-12

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12
LES LUSIADES III-12

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« Entre o remoto Istro e o claro Estreito,
«Entre le lointain Ister* le Détroit prestigieux**,
Aonde Hele deixou co’o nome a vida,
  Où Hellé** laissa et son nom et sa vie,
 Estão os Traces de robusto peito,
 Se trouvent les Thraces*** pourvus d’une grande âme,
Do fero Marte pátria tão querida,
Du fier Mars, la patrie tant aimée,
Onde, colo Hemo, o Ródope sujeito
 Où les sujets d’Hémus**** et de sa femme Rhodope 
Ao Otomano está, que submetida
Dépendent de l’Ottoman, qui soumet
Bizâncio tem a seu serviço indino:
Byzance à son indigne service :
Boa injúria do grande Constantino!
Quel injure au grand Constantin !

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NOTES ET PRECISIONS

*Ister = Le Danube

** Le Détroit d’Hellé : « HELLESPONT, s. m. (Géog.) fameux canal ou détroit qui sépare l’Europe & l’Asie, & qui est indifféremment nommé par les modernes, le bras de S. Georges, les bouches de Constantinople, le détroit de Gallipoli, ou le détroit des Dardanelles. Voyez Dardanelles. Les anciens l’appelloient Hellespont, du nom de Hellé, fille d’Athamas, qui en le traversant, pour s’enfuir dans la Colchide, avec son frere Phryxus, chargés tous deux de la toison d’or, tomba malheureusement dans cette mer, où elle périt. On y arrive par diverses routes, après avoir laissé derriere soi, à droite ou à gauche, les isles Cyclades & Sporade, qui composent dans la mer Egée, ce qu’on appelle l’Archipel. » (Jaucourt, L’Encyclopédie, Première édition, Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 – Tome 8, p. 107.

***Les Thraces :  « Thrace, (Géog. anc.) en grec θρᾴκη, en latin, Thracia ou Thracé, grande contrée de l’Europe, renfermée entre le mont Hémus, la mer Egée, la Propontide & le Pont-Euxin. La borne septentrionale du côté du Pont-Euxin, est cependant assez incertaine. Les anciens géographes, comme le Périple de Scylax, Pomponius Méla & Pline, étendent la Thrace jusqu’à l’embouchure du Danube ; de sorte qu’ils y renferment Istropolis, Tomi & Catalis. Pline a suivi en cela Pomponius Méla ; & peut être celui-ci a-t-il suivi le périple de Scylax… »

**** Hémus & sa femme Rhodope : « HÉMUS, (Mytholog.) fils de Borée & d’Orithie, qui devint roi de Thrace & épousa Rhodope. Ovide raconte cette fable en deux vers énergiques : Nunc gelidos montes mortalia corpora quondam, Nomine summorum sibi, qui tribuêre deorum. Le livre des poissons qu’on a donné à Plutarque, parle de ce roi Hæmus & de sa femme Rhodope, qui prenoient les noms de Jupiter & de Junon. Peut-être qu’effectivement ils périrent dans les montagnes de Thrace, où le peuple indigné de les voir s’égaler aux dieux, les avoit obligés de se retirer. (D. J.) » (Jaucourt – L’Encyclopédie, Première édition – Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 Tome 8, page 130.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-11

OS LUSIADAS III-11

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

III-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11
LES LUSIADES III-11

 *****

« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,
Sármatas outro tempo; e na montanha
Jadis appelés les Sarmates**** ; et des montagnes
  Hircínia os Marcomanos são Polónios.
Hercyniennes*****, nous trouvons les Marcomans****** , qui sont les Polonais.
Sujeitos ao Império de Alemanha
Puis nous avons les sujets de l’Empire d’Allemagne :
     São Saxones, Boêmios e Panónios,
 Ce sont les Saxons, les Bohémiens et les Pannoniens,
E outras várias nações, que o Reno frio
Et plusieurs autres nations, que le glacial Rhin
Lava, e o Danúbio, Amasis e Albis rio.
 Traverse, ainsi que le Danube, l’Amasis******* et l’Albis********. »

*****

NOTES ET PRECISIONS

*Tanaïs (Τάναϊς)- actuellement Le Don (Дон = « la rivière » chez les Scythes) qui se jette dans la mer d’Azov (Crimée-Mer Noire)  

**Les Ruthènes vivent dans les Carpates Orientales (Ukraine approximativement)

*** Les Livoniens : « LIVONIE, la (Géog.) province de l’empire russien, avec titre de duché, sur la mer Baltique, qui la borne au couchant, & sur le golfe de Finlande, qui la borne au nord. Cette province peut avoir environ cent milles germaniques de longueur, en la prenant depuis les frontieres de la Prusse jusqu’à Riga, & quarante milles dans sa plus grande largeur, sans y comprendre les îles. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 9, p. 600)

****Les Sarmates :  » SARMATES ou SAUROMATES, s. f. pl. (Hist. anc.) nation nombreuse & belliqueuse, qui étoit divisée en plusieurs tribus. Leur pays appellé Sarmatie, se divisoit en Européenne & en Asiatique ; la premiere s’étendoit depuis la Vistule, jusqu’au Pont-Euxin, au Bosphore cimmérien, le Palus Méotide, & étoit séparée par le Tanaïs, de la Sarmatie Asiatique ou Scythie. Ce vaste pays renfermoit ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de Pologne, de Russie, & une partie de la Tartarie.  Les Sarmates commencerent à menacer l’empire romain en 63 sous l’empire de Néron ; ils furent défaits en plusieurs occasions par Marc-Aurele, par Carus, par Constantin, sous l’empire duquel ils furent chassés par leurs esclaves nommés Limigantes ; mais ils furent remis en possession par l’empereur Constance. En 358, en 407, ils firent une irruption dans les Gaules avec plusieurs autres nations barbares. Leur pays fut ensuite subjugué par les Huns sous Attila. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 14, p. 661)

***** Montagne Hercyniennes ou Chaîne Varisque

****** Les Marcomans : «  MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres. On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 10, page 90)

******** Amasis = Ems aujourd’hui : « EMS, (Géog. mod.) fleuve d’Allemagne ; il a sa source au comté de la Lippe, passe dans l’Oost-Frise, & se jette dans la mer au-dessus d’Embden. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 5, p. 601)

********* Albis – Albia – Elbe -(Tchéquie & Allemagne) se jette dans la Mer du Nord

*********

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES III-7
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-7

OS LUSIADAS III-7

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  7
Strophe 7

III-7

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7
LES LUSIADES III-7

 *****

« Da parte donde o dia vem nascendo,
« Dans la partie où le jour naît,
Com Ásia se avizinha; mas o rio
A l’Asie, elle se rapproche ; mais une rivière
Que dos montes Rifeios vai correndo,
Qui, des Monts Riphées*, va se jeter,
Na alagoa Meotis, curvo o frio,
  Dans la Palus Méotide**, froide courbe,
As divide: e o mar que, fero e horrendo,
La sépare ;  et aussi par la mer qui, féroce et horrible,
  Viu dos Gregos o irado senhorio,
Vit la colère des Grecs,
Onde agora de Tróia triunfante
Où maintenant, là où brillait la triomphante Troie,
Não vê mais que a memória o navegante.
Un marin n’y trouverait plus aucun souvenir.

——————————

*Monts Riphées
dans la Première Encyclopédie

Parmi les premieres on doit placer en Europe les Pyrénées, les Alpes, l’Apennin, les montagnes du Tyrol, le Riesemberg ou monts des Géans en Silésie, les monts Crapacs, les montagnes de la Saxe, celles des Vosges, le mont Bructere au Hartz, celles de Norwege, &c. en Asie, les monts Riphées, le Caucase, le mont Taurus, le mont Liban ; en Afrique, les monts de la Lune ; & en Amérique, les monts Apalaches, les Andes ou les Cordilieres qui sont les plus hautes montagnes du monde.
Baron d’Holbach, Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 – Tome 10, pp. 672-679

**Palus Méotide = Mer d’Azov [Азовское море] à l’ouest de la Crimée, au-dessus de la Mer Noire

Définition dans la Première Encyclopédie
PALUS-MEOTIDE, le, (Géog. anc.) en latin Palus-Mœtis, grand golfe ou mer, entre l’Europe & l’Asie, au nord de la mer noire, avec laquelle le Palus-Méotide communique, par le moyen d’une embouchure appellée anciennement le bosphore Cimmérien. Les anciens lui ont donné tantôt le nom de lac, tantôt celui de marais. Pline, l. II. c. lxvij. l. V. c. xxvij. & Pomponius Mela, l. I. c. i. & ij. se servent indifféremment des mots lacus & palus, pour désigner cette mer. En effet, on pourroit ne la considérer que comme un grand marais, attendu le peu d’eau qu’on y trouve en plusieurs endroits. Lucain dit, l. II. v. 641.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1765 Tome 11, p. 804

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-7 LES LUSIADES III-7

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-2

OS LUSIADAS III-2

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  2
Strophe 2

III-2

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2
LES LUSIADES III-2

 *****

Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;
Que veja e saiba o mundo que do Tejo
Que le monde voie et sache que du Tage
O licor de Aganipe corre e mana.
La liqueur d’Aganippe courut et jaillit.
Deixa as flores de Pindo, que já vejo
Laisse les fleurs de Pinde**, que je vois déjà
Banhar-me Apolo na água soberana;
Apollon me baigner dans cette eau souveraine ;
Senão direi que tens algum receio,
Sinon je dirai que tu as quelques craintes,
 Que se escureça o teu querido Orfeio.
Que s’obscurcisse ton cher Orphée.

***

*AGANIPPE
s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois Aganippides. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
1771 – Tome 1, p. 150

**PINDE
le (Géog. anc.) montagne de la Grece, fort célébrée par les Poëtes, parce qu’elle étoit consacrée aux Muses : ce n’étoit pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différens peuples de l’Epire & de la Thessalie, entre autres par les Athamanes, par les Aétiches, & par les Perrhèbes. Elle séparoit la Macédoine, la Thessalie, & l’Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l’Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde étoit entre l’Epire & la Thessalie, & que les peuples qui l’habitoient du côté de l’Epire étoient réputés Epirotes, comme ceux qui l’habitoient du côté de la Thessalie étoient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, & Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 12, p. 640

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-2
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-1

OS LUSIADAS III-1

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  1
Strophe 1

III-1

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1
LES LUSIADES III-1

 *****

Agora tu, Calíope, me ensina
Maintenant, toi, Calliope, enseigne-moi
O que contou ao Rei o ilustre Gama:
Ce que conta au Roi l’illustre Gama :
  Inspira imortal canto e voz divina
Inspire un immortel chant et une divine voix
 Neste peito mortal, que tanto te ama.
A cette mortelle poitrine, qui tant t’aime.
  Assim o claro inventor da Medicina,
Ainsi à Apollon, génial inventeur de la Médecine,
De quem Orfeu pariste, ó linda Dama,
De qui naquit Orphée, Ô belle Dame,
Nunca por Dafne, Clície ou Leucotoe,
Ne jamais, pour Daphné*, Clytie** ou Leucothoé***,
Te negue o amor devido, como soe.
Te nier l’amour dû.

**

*DAPHNE
nymphe, fille du dieu fleuve Pénée

**CLYTIE
Océanide, fille d’Océan et Téthys.

***LEUCOTHOE – INO

LEUCOTHOÉ, (Mythol. & Littér.) c’est la même qu’Ino, nourrice de Bacchus, qui, fuyant la fureur d’Athamas son mari, roi d’Orchomène, se précipita dans la mer ; mais les dieux touchés de son sort lui donnerent le nom de Leucothoé, après l’avoir admise au rang des divinités marines. Les Romains l’appellerent Matula, voyez ce mot. Elle avoit un autel dans le temple de Neptune à Corinthe. On sait la sage réponse que fit le philosophe Xénophane aux Eléates, qui lui demandoient s’ils feroient bien de continuer à Leucothoé leurs sacrifices, accompagnés de pleurs & de lamentations : il leur répondit que s’ils la tenoient pour déesse il étoit inutile de la tant pleurer ; & que s’ils croyoient qu’elle eût été du nombre des mortelles, ils se pouvoient passer de lui sacrifier. (D. J.)

Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 9, p. 438

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS III-1
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