CAMOES OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES II-110
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-110

OS LUSIADAS II-110

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  110
Strophe 110

II-110

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110
LES LUSIADES II-110

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« E assim também nos conta dos rodeios
« Et aussi conte-nous tes pérégrinations
Longos, em que te traz o mar irado,
Si longues, sur la mer déchaînée,
 Vendo os costumes bárbaros alheios
Où tu observas des coutumes barbares si étranges,
Que a nossa África ruda tem criado.
Que notre inhospitalière Afrique a créé.
 Conta: que agora vêm co’os áureos freios
Conte, car maintenant arrivent avec leurs freins dorés
  Os cavalos que o carro marchetado
Les chevaux et les chars
  Do novo Sol, da fria Aurora trazem,
Du Soleil naissant, venant de la froide Aurore ;
  O vento dorme, o mar e as ondas jazem.
Déjà le vent dort, la mer et les vagues se posent.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-110 LES LUSIADES II-110

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-110
Luís Vaz de Camões Les Lusiades