Archives par mot-clé : première encyclopédie

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-49 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-49 LES LUSIADES III-49
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-49

OS LUSIADAS III-49

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 49
Strophe 49

III-49

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-49
LES LUSIADES III-49

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Précisions historiques

Camoes évoque, par l’intermédiaire de la voix de Vasco de Gama, la guerre entre Thérèse de León – Teresa Alfónsez de León (1080-1130) et son fils Afonso Henriques (1109 Guimarães /Viseu-1185  Coimbra) -Alfonso deviendra le premier roi de Portugal sous le nom d’Alphonse Ier – Alfonso I
Afonso Henriques sera couronné roi de Portugal en 1139 après la bataille d’Ourique.
Nous sommes dans le verset 42 du chant III à la veille de cette bataille entre Alphonse Ier et les maures sur les bords du Tage.
Dans le verset 43, la bataille se prépare et Luis de Camoes insiste sur la disproportion des forces en présence. Les Lusitaniens sont en nombre, dit Camoes, cent fois moins nombreux.
Mais les Chrétiens, « povo batizado« , sont si concentrés et recueillis dans leur foi que tout reste possible.
Dans le verset 44, Camoes présente les forces Maures, les cinq rois Maures Almoravides et notamment Ismar / Esmar.
Sonnet 45, nous étions au petit matin froid de la bataille.
Sonnets 45 & 46, Camoes évoque le miracle d’Ourique, le Christ apparaît dans toute sa splendeur et sa majesté à Alphonse Ier.
Sonnet 47, Camoes compare les stratégies des deux camps à un combat d’animaux : le léger chien agile, les Portugais, contre le gros taureau puissant et lourd, les Sarrasins.
Sonnet 48, l’armée d’Alphonse survolté se met en branle et le combat dans un immense fracas commence.
Sonnet 49, Camoes brosse le portrait d’une campagne en feu faisant fuir les paysans. La place est purifiée par les flammes et prête au dénouement final. La présence de Borée ajoute bien à cette soif du combat, cette envie inextinguible d’en découdre (« l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit » précise d’Alembert, cf. note ci-dessous)

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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La Bataille d’Ourique
Domingos Sequeira

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« Bem como quando a flama, que ateada
« Ainsi, lorsque la flamme naît
Foi nos áridos campos (assoprando
Au cœur des champs arides (souffle
O sibilante Bóreas) animada
Puissant de Borée*) animée
Co’o vento, o seco mato vai queimando;
Par les vents, l’herbe sèche brûle aussitôt ;
A pastoral companha, que deitada
La campagne pastorale, sortant
Co’o doce sono estava, despertando
De son doux sommeil, s’effraie
Ao estridor do fogo que se ateia,
Du mur de feu qui embrase l’horizon,
Recolhe o fato, e foge para a aldeia:
Les paysans rassemblent leurs affaires et s’enfuient vers le village :

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NOTES

*Borée : la définition de la Première Encyclopédie

« BORÉE, s. m. (Physiq.) nom dérivé du Grec, & dont on se sert communément pour signifier le vent de nord. Voyez Vent & Nord.
Les étymologistes font venir ce mot du Grec βοὴ, clamor, bruit ; ou de βορὰ, esca, aliment ; soit parce que l’on regardoit ce vent comme donnant de l’appétit, ou parce qu’on le croyoit bon pour les fruits de la terre qui nous donnent la nourriture. D’autres le dérivent de l’Hébreu, biojah, aliment, ou de beri, tranquillité, ou de bor, pureté, ou de bar, blé. Les anciens supposoient que ce vent se faisoit sentir principalement en Thrace. Pezron remarque qu’anciennement borée signifioit le vent de nord, & qu’il souffloit chez ces peuples pendant le solstice d’été. Il ajoûte que ce mot vient du mot Celtique bore, matin, parce que les premiers rayons du soleil se font voir en été au nord-est, & qu’ordinairement c’est de ce point que ce vent commence à souffler. (O) »

Jean le Rond D’Alembert
L’Encyclopédie, Première Edition
Texte établi par D’Alembert – Diderot, 1751 (Tome 2, p. 335).

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La vision de D. Afonso Henriques
Frei Manuel dos Reis

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-49 CAMOES LUSIADES III-49
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

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THEAN HOU TEMPLE DE KUALA LUMPUR 天后宫

中国历法
Malaysia

Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE








THEAN HOU TEMPLE

 




 

 

 THEAN HOU TEMPLE 

 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

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Thean Hou Temple
Tokong Thean Hou
乐圣岭天后宫

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LE CALENDRIER 历 CHINOIS 中国
 中国传统历法
du THEAN HOU TEMPLE
 LES DOUZE ANIMAUX-SIGNES
生肖

中国传统历法 乐圣岭天后宫 吉隆坡 中国历法
[Version Chinoise]

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YUE LAO
月老
THE GOD OF MARRIAGE
月下老人

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Twenty-four Paragons of Filial Piety in China
Les 24 modèles de Piété filiale Chinoise
二十四孝

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Vues Extérieures
天后宫外观

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LES TEMPLES CHINOIS
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
DE 1751

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie – Tome 16
Première Edition de 1751

Temples des Chinois, (Hist. de la Chine.) parmi les édifices publics où les Chinois font paraître le plus de somptuosité, on ne doit pas omettre les temples, ou les pagodes, que la superstition des princes & des peuples a élevés à de fabuleuses divinités : on en voit une multitude prodigieuse à la Chine ; les plus célèbres sont bâtis dans les montagnes.

Quelque arides que soient ces montagnes, l’industrie chinoise a suppléé aux embellissements & aux commodités que refusait la nature ; des canaux travaillés à grands frais, conduisent l’eau des montagnes dans des bassins destinés à la recevoir ; des jardins, des bosquets, des grottes pratiquées dans les rochers, pour se mettre à l’abri des chaleurs excessives d’un climat brûlant, rendent ces solitudes charmantes.

Les bâtiments consistent en des portiques pavés de grandes pierres quarrées & polies, en des salles, en des pavillons qui terminent les angles des cours, & qui communiquent par de longues galeries ornées de statues de pierre, & quelquefois de bronze ; les toits de ces édifices brillent par la beauté de leurs briques, couvertes de vernis jaune & vert, & sont enrichis aux extrémités, de dragons en saillie de même couleur.

Il n’y a guère de ces pagodes où l’on ne voie une grande tour isolée, qui se termine en dôme : on y monte par un escalier qui règne tout autour ; au milieu du dôme est d’ordinaire un temple de figure carrée ; la voûte est souvent ornée de mosaïque, & les murailles sont revêtues de figures de pierres en relief, qui représentent des animaux & des monstres.

Telle est la forme de la plupart des pagodes, qui sont plus ou moins grands, selon la dévotion & les moyens de ceux qui ont contribué à les construire : c’est la demeure des bonzes, ou des prêtres des idoles, qui mettent en œuvre mille supercheries, pour surprendre la crédulité des peuples, qu’on voit venir de fort loin en pèlerinage à ces temples consacrés à la superstition ; cependant comme les Chinois, dans le culte qu’ils rendent à leurs idoles, n’ont pas une coutume bien suivie, il arrive souvent qu’ils respectent peu & la divinité & ses ministres.

Mais le temple que les Chinois nomment le temple de la Reconnaissance, mérite en particulier que nous en disions quelque chose. Ce temple est élevé sur un massif de brique qui forme un grand perron, entouré d’une balustrade de marbre brut : on y monte par un escalier de dix à douze marches, qui règne tout le long ; la salle qui sert de temple, a cent pieds de profondeur, & porte sur une petite base de marbre, haute d’un pied, laquelle en débordant, laisse tout-au-tour une banquette large de deux ; la façade est ornée d’une galerie, & de quelques piliers ; les toits, (car selon la coutume de la Chine, souvent il y en a deux, l’un qui naît de la muraille, l’autre qui la couvre), les toits, dis-je, sont de tuiles vertes, luisantes & vernissées ; la charpente qui paroît en dedans, est chargée d’une infinité de piéces différemment engagées les unes dans les autres, ce qui n’est pas un petit ornement pour les Chinois. Il est vrai que cette forêt de poutres, de tirans, de pignons, de solives, qui regnent de toutes parts, a je ne sais quoi de singulier & de surprenant, parce qu’on conçoit qu’il y a dans ces sortes d’ouvrages, du travail & de la dépense, quoiqu’au fond cet embarras ne vient que de l’ignorance des ouvriers, qui n’ont encore pû trouver cette simplicité qu’on remarque dans nos bâtimens éuropéens, & qui en fait la solidité & la beauté : la salle ne prend le jour que par ses portes ; il y en a trois à l’orient, extrémement grandes, par lesquelles on entre dans la fameuse tour de porcelaine, & qui fait partie de ce temple.

Louis de Jaucourt
Première Encyclopédie
1751

 

LA MALAISIE VUE PAR LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

MALAISIE – MALAYSIA

 LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
MALAISIE




LA MALAISIE

LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

MALACCA
article de Louis de Jaucourt

MALACCA, Royaume de, (Géogr.) royaume des Indes orientales, dans la partie occidentale de la péninsule de Malacca, & sur le détroit de même nom. Sa largeur est de huit à dix lieues, & sa longueur de trente. (D. J.)
Malacca, (Géog.) capitale du royaume de Malacca, dans la partie méridionale de la péninsule, sur le détroit auquel elle donne son nom.
Cette ville est habitée par des Hollandais, des Maures & des Chinois. On y compte quatre à cinq mille ames. Comme sa situation est à 2 degrés 12 m. de latitude, elle jouit toujours d’un parfait équinoxe ; son climat tempéré produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa ; mais les coccos y sont beaucoup plus grands. Le port de Malacca est fort bon, & il s’y fait un grand commerce. On y trouve dans les bazards les marchandises du Japon, de la Chine, de Bengale, de Perse & de la côte de Coromandel. On compte environ 300 lieues espagnoles de Ceylan à Malacca, & 350 de Malacca à la Chine. Elle est défendue par une forteresse, dont le gouverneur de la ville est le commandant. Les Hollandais en sont les maîtres depuis plus d’un siècle ; car ils s’en emparerent sur les Portugais en 1640. Long. selon Cassini, 119. 36′ 30″ selon les pp. de Beze & Camille, 117. 20′ 30″. (D. J.)
Malacca, Péninsule de, (Géog.) grande presqu’île des Indes, au midi du royaume de Siam, entre le golfe de Siam à l’orient, celui de Bengale & le détroit de Malacca à l’occident. On estime que la longueur de cette péninsule, le long de la côte, est d’environ 250 lieues. Cette étendue de terre renferme le royaume de Malacca, & six autres. Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel. Long. 119. lat. 3. 40. (D. J.)
Malacca, Détroit de, (Géog.) détroit dans les Indes, entre la péninsule de Malacca, qui lui donne son nom, & l’île de Sumatra. Les Portugais le nomment le détroit de Sincapour. Il communique, du côté du nord, au golfe de Bengale. (D. J.)

Louis de Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 9

CAMOES OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-27

OS LUSIADAS III-27

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 27
Strophe 27

III-27

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27
LES LUSIADES III-27

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« Já tinha vindo Anrique da conquista
«Henri était déjà de retour de la conquête
 Da cidade Hierosólima sagrada,
 La ville sainte de Jérusalem,
E do Jordão a areia tinha vista,
  Où du Jourdain, il avait contemplé les étendues de sable
Que viu de Deus a carne em si lavada;
Qui vit la chair de Dieu baigné en lui ;
Que não tendo Gotfredo a quem resista,
 Godefroy là n’avait plus à qui résister,
Depois de ter Judeia sojugada,
  Après avoir subjugué la Judée,
 Muitos, que nestas guerras o ajudaram,
  Beaucoup de ceux qui avaient contribué à ces guerres,
  Para seus senhorios se tornaram;
S’étaient retournés à leurs seigneuries ; 

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NOTES SUR GODEFROY DE BOUILLON
Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire

— 3. La croisade des seigneurs. — Les seigneurs ne partirent qu’un peu plus tard pour Jérusalem. Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, les commandait.
Arrivés en Asie, ils eurent beaucoup à souffrir. Les Turcs avaient ravagé le pays ; les croisés ne trouvaient pas de quoi se nourrir.
Presque tous les chevaux périrent. Des chevaliers montèrent alors sur des bœufs. On mit des bagages sur le dos des moutons, des chiens et des porcs.
Pendant plusieurs jours, il fallut traverser un désert sans eau. Les croisés eurent horriblement soif. Vous en voyez qui sont couchés sur le sable ; ils le grattent avec leurs mains pour trouver en dessous un sol un peu plus frais ; ils y collent leurs lèvres pour les rafraîchir.

Enfin, un jour de l’année 1099, ceux qui marchaient les premiers arrivèrent devant Jérusalem. Ils eurent une grande joie ; ils crièrent : « Jérusalem ! Jérusalem ! » C’était Jérusalem en effet.
Ils attaquèrent la ville que les Turcs défendaient. Ils y entrèrent. Ils tuèrent des milliers de Turcs dont le sang coula comme une rivière, et ils allèrent s’agenouiller devant le tombeau de Jésus-Christ.
Alors Godefroy de Bouillon devint roi de Jérusalem. Mais les Turcs attaquèrent ce royaume. Ils finirent par reprendre Jérusalem. Toute la peine que les croisés s’étaient donnée fut perdue.
Mais les chevaliers de France avaient bravement combattu. Aujourd’hui encore on se souvient de leur bravoure dans ces pays-là.

Ernest Lavisse
Histoire de France — Cours élémentaire
Chapitre 6 -3
Les croisades
Armand Colin, 1913

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13


Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-27 LES LUSIADES III-27
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-25

OS LUSIADAS III-25

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 25
Strophe 25

III-25

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25
LES LUSIADES III-25

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« Destes Anrique, dizem que segundo
« Parmi ceux-ci, Henri, dit-on second 
  Filho de um Rei de Ungria exprimentado,
Fils d’un roi de Hongrie expérimenté,
  Portugal houve em sorte, que no mundo
Obtint le Portugal, qui dans le monde
Então não era ilustre nem prezado;
N’était alors ni illustre ni argenté ;
  E, para mais sinal d’amor profundo,
Et, pour lui signifier son amour profond,
 Quis o Rei Castelhano, que casado
 Le Roi de Castille, fit épouser
Com Teresa, sua filha, o Conde fosse;
 Thérèse, sa fille, au Comte ;
E com ela das terras tornou posse.
  Et celui-ci prit ainsi possession et de la fille et des terres.

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NOTES SUR HENRI DE BOURGOGNE ET ALPHONSE VI
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Alphonse VI. roi de Castille & de Léon, fit la conquête de la meilleure partie de la Lusitanie sur les Maures en 1094. Il maria sa fille Therese légitimée de Castille, à Henri de Bourgogne, & lui donna pour dotte la ville de Porto avec le titre de comte de Portugal.

Henri conquit bien du pays sur les Maures, fonda proprement le royaume de Portugal, & fut couronné en 1139, après la fameuse bataille d’Ourique. Alors le pape Alexandre III. ne manqua pas d’exiger de lui pour la confirmation de cette couronne, en 1160, un tribut de deux marcs d’or ; le roi s’y soumit, sachant que dans les querelles de tant de souverains, le suffrage du pape, payé par une bonne rente, pouvoit quelquefois faire pancher la balance.

Ce nouveau royaume se soutint glorieusement, & les Portugais commencerent à mériter dans le xv. siecle une gloire aussi durable que l’univers, par le changement du commerce du monde, qui fut bientôt le fruit de leurs découvertes. Ce fut cette nation qui, la premiere des nations modernes, navigea sur l’Océan atlantique. Elle n’a dû qu’à elle seule le passage du cap de Bonne-Espérance, au lieu que les Espagnols dûrent à des étrangers la découverte de l’Amérique. »

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première édition
1751
Tome 13

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-25 LES LUSIADES III-25
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

VOYAGE EN MALAISIE Pelancongan di Malaysia 马来西亚 マレーシア Малайзия

Pelancongan di Malaysia
Voyage en Malaisie




 

 MALAISIE
马来西亚
マレーシア
Малайзия

*








Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur

*

BATU CAVES
黑风洞
பத்துமலை

*
Visiter Malacca
Meneroka kota Melaka
马六甲

*

ARTIS MELAYU
LES ARTISTES MALAIS
MALAYSIAN ARTISTS
马来艺人

*

APPRENDRE LE MALAISIEN
Pembelajaran Bahasa Melayu

*




LES ORANG ASLI
LES ABORIGENES DE MALAISIE

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LITTERATURE
kesusasteraan

Lettres de Malaisie
Paul Adam
1896

Toutes ces stations se trouvent situées au faîte de sommets rendus inaccessibles par la nature montueuse du sol, l’impénétrabilité des forêts vierges, la pestilence des marécages, et notre ignorance générale de la topographie de ces régions…

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Les Pirates Malais
Charles Hubert Lavolée
1853

A l’extrémité de l’Asie, au milieu du XIXe siècle, des bandes de forbans tiennent bravement la mer …

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La férocité des pirates malais
Charles de Varigny
1887
(L’Océanie moderne)

La férocité de ces Malais, leur mépris de la mort, ont, pendant des siècles, inspiré la terreur aux navigateurs qui se hasardaient dans ses parages…

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LE MACAQUE CRABIER 
Beruk

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Le Varan Malais
Varanus salvator

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Le périophtalme de Malaisie
(Mudskipper)

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La Malaisie
vue
par la Première Encyclopédie

 » Les habitants de cette presqu’île sont noirs, petits, bien proportionnés dans leur petite taille, & redoutables lorsqu’ils ont pris de l’opium, qui leur cause une espèce d’ivresse furieuse. Ils vont tous nus de la ceinture en haut, à l’exception d’une petite écharpe qu’ils portent tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre épaule. Ils sont fort vifs, fort sensuels, & se noircissent les dents par le fréquent usage qu’ils font du bétel… » Louis de Jaucourt 1751

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CIVILISATIONS

Sriwijaya – Çrīvijaya

LE ROYAUME DE SRI VIJARA
Le Royaume de Çrivijaya
George Cœdès
1918

Voilà donc deux inscriptions des VIIe-VIIIe siècles émanant toutes deux d’un royaume nommé Çrīvijaya. S’agit-il dans les deux cas d’un seul et même pays ?…

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CHANSONS – MUSIQUE
Lagu – muzik

Les plus belles chansons malaisiennes
Lagu Malaysia
Ranking Artgitato

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Les Chansons de P. Ramlee
Lagu lagu P. Ramlee

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RELIGIONS

L’Islam en Malaisie

« Le règne de la civilisation indoue cessa, lorsque l’islamisme fut apporté dans l’archipel d’Asie, vers le commencement du XIIIe siècle… » (Édouard Dulaurier-1851)

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TRADUCTION MALAISIEN
Terjemahan Malaysia

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Malaysia – Malaisie




CAMOES OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES III-14
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-14

OS LUSIADAS III-14

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  14
Strophe 14

III-14

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14
LES LUSIADES III-14

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« Logo os Dálmatas vivem; e no seio,
« Bientôt les terres des Dalmates*, et à l’intérieur,
Onde Antenor já muros levantou,
  Où Anténor** éleva les murs,
A soberba Veneza está no meio
  La superbe Venise au milieu
Das águas, que tão baixa começou.
  Des eaux, à l’origine si humble.
Da terra um braço vem ao mar, que cheio
Un bras de terre s’enfonce dans la mer, qui, par de nombreux
 De esforço, nações várias sujeitou,
 Efforts, a soumis tant de nations,
Braço forte, de gente sublimada,
Un bras viril, fort de personnes sublimées
Não menos nos engenhos, que na espada.
  Tant par le génie que par l’épée.

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NOTES ET PRECISIONS

*Les Dalmates :  « DALMATIE, (Géog. mod.) province d’Europe bornée au nord par la Bosnie, au midi par le golfe de Venise, à l’orient par la Servie, à l’occident par la Morlaquie. Elle se divise en Vénitienne, Ragusienne, & Turque. Spalatro est la capitale de la partie Vénitienne, Raguse de la partie Ragusienne, & Herzegorma de la partie Turque. » (L’Encyclopédie, Première édition – 1751 – Tome 4, page 614)

** Anténor : « v. 242. Antenor potuit, mediis elapsus Achivis, etc. Ce passage n’a pas toujours été bien compris, même par les anciens. Virgile, qui s’était proposé de célébrer dans l’Énéide les origines de l’Italie, rappelle ici le souvenir de la première colonie asiatique qui, peu après la guerre de Troie, entra dans le golfe Adriatique, découvrit son extrémité, et la route qui conduisait en Italie. Tite-Live, Strabon, Justin, ont parlé de cette transmigration chacun à leur manière. Nous ne devons nous attacher qu’à ce qu’en dit ici notre poëte. Anténor, à la tête d’une colonie partie du pays des Hénètes, dans l’Asie Mineure, pénétra dans l’Illyrie, et traversant, dit Virgile, le pays des Liburniens, c’est-à-dire les provinces illyriennes ou la Morlakie des modernes, il arriva au fond du golfe où se trouvait le Timave, torrent encore aujourd’hui connu sous le nom de Timao. Anténor, en redescendant au midi, entra en Italie, fonda la ville de Padoue, et donna au pays dont il s’empara le nom de Henetia ou Venetia, et au canton où s’établit sa colonie, celui de Pagus Trojanus. Ces mots hic tamen, etc., ne sont donc point relatifs au Timave, et n’indiquent pas que la nouvelle colonie se trouvait sur les rives de ce fleuve, dont elle était au contraire fort éloignée ; mais ils rappellent qu’elle était en Italie. Ces mots sont dans la bouche de Vénus un reproche fait à Jupiter. La déesse se plaint que, pour l’empêcher d’aborder en Italie, on écarte Énée de tous les rivages. » (Notes Eneide : Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus – Notes du Livre Ier (C. A. Walckenaer) Traduction par divers traducteurs sous la direction de Charles Nisard – Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus – Œuvres complètes, Firmin Didot, 1868 (pp. 474-475))

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-14 LES LUSIADES III-14
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-11

OS LUSIADAS III-11

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

III-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11
LES LUSIADES III-11

 *****

« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,
Sármatas outro tempo; e na montanha
Jadis appelés les Sarmates**** ; et des montagnes
  Hircínia os Marcomanos são Polónios.
Hercyniennes*****, nous trouvons les Marcomans****** , qui sont les Polonais.
Sujeitos ao Império de Alemanha
Puis nous avons les sujets de l’Empire d’Allemagne :
     São Saxones, Boêmios e Panónios,
 Ce sont les Saxons, les Bohémiens et les Pannoniens,
E outras várias nações, que o Reno frio
Et plusieurs autres nations, que le glacial Rhin
Lava, e o Danúbio, Amasis e Albis rio.
 Traverse, ainsi que le Danube, l’Amasis******* et l’Albis********. »

*****

NOTES ET PRECISIONS

*Tanaïs (Τάναϊς)- actuellement Le Don (Дон = « la rivière » chez les Scythes) qui se jette dans la mer d’Azov (Crimée-Mer Noire)  

**Les Ruthènes vivent dans les Carpates Orientales (Ukraine approximativement)

*** Les Livoniens : « LIVONIE, la (Géog.) province de l’empire russien, avec titre de duché, sur la mer Baltique, qui la borne au couchant, & sur le golfe de Finlande, qui la borne au nord. Cette province peut avoir environ cent milles germaniques de longueur, en la prenant depuis les frontieres de la Prusse jusqu’à Riga, & quarante milles dans sa plus grande largeur, sans y comprendre les îles. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 9, p. 600)

****Les Sarmates :  » SARMATES ou SAUROMATES, s. f. pl. (Hist. anc.) nation nombreuse & belliqueuse, qui étoit divisée en plusieurs tribus. Leur pays appellé Sarmatie, se divisoit en Européenne & en Asiatique ; la premiere s’étendoit depuis la Vistule, jusqu’au Pont-Euxin, au Bosphore cimmérien, le Palus Méotide, & étoit séparée par le Tanaïs, de la Sarmatie Asiatique ou Scythie. Ce vaste pays renfermoit ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de Pologne, de Russie, & une partie de la Tartarie.  Les Sarmates commencerent à menacer l’empire romain en 63 sous l’empire de Néron ; ils furent défaits en plusieurs occasions par Marc-Aurele, par Carus, par Constantin, sous l’empire duquel ils furent chassés par leurs esclaves nommés Limigantes ; mais ils furent remis en possession par l’empereur Constance. En 358, en 407, ils firent une irruption dans les Gaules avec plusieurs autres nations barbares. Leur pays fut ensuite subjugué par les Huns sous Attila. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 14, p. 661)

***** Montagne Hercyniennes ou Chaîne Varisque

****** Les Marcomans : «  MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres. On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 10, page 90)

******** Amasis = Ems aujourd’hui : « EMS, (Géog. mod.) fleuve d’Allemagne ; il a sa source au comté de la Lippe, passe dans l’Oost-Frise, & se jette dans la mer au-dessus d’Embden. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 5, p. 601)

********* Albis – Albia – Elbe -(Tchéquie & Allemagne) se jette dans la Mer du Nord

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-2

OS LUSIADAS III-2

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  2
Strophe 2

III-2

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2
LES LUSIADES III-2

 *****

Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;
Que veja e saiba o mundo que do Tejo
Que le monde voie et sache que du Tage
O licor de Aganipe corre e mana.
La liqueur d’Aganippe courut et jaillit.
Deixa as flores de Pindo, que já vejo
Laisse les fleurs de Pinde**, que je vois déjà
Banhar-me Apolo na água soberana;
Apollon me baigner dans cette eau souveraine ;
Senão direi que tens algum receio,
Sinon je dirai que tu as quelques craintes,
 Que se escureça o teu querido Orfeio.
Que s’obscurcisse ton cher Orphée.

***

*AGANIPPE
s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois Aganippides. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
1771 – Tome 1, p. 150

**PINDE
le (Géog. anc.) montagne de la Grece, fort célébrée par les Poëtes, parce qu’elle étoit consacrée aux Muses : ce n’étoit pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différens peuples de l’Epire & de la Thessalie, entre autres par les Athamanes, par les Aétiches, & par les Perrhèbes. Elle séparoit la Macédoine, la Thessalie, & l’Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l’Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde étoit entre l’Epire & la Thessalie, & que les peuples qui l’habitoient du côté de l’Epire étoient réputés Epirotes, comme ceux qui l’habitoient du côté de la Thessalie étoient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, & Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 12, p. 640

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-2
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

CAMOES OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-1

OS LUSIADAS III-1

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  1
Strophe 1

III-1

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1
LES LUSIADES III-1

 *****

Agora tu, Calíope, me ensina
Maintenant, toi, Calliope, enseigne-moi
O que contou ao Rei o ilustre Gama:
Ce que conta au Roi l’illustre Gama :
  Inspira imortal canto e voz divina
Inspire un immortel chant et une divine voix
 Neste peito mortal, que tanto te ama.
A cette mortelle poitrine, qui tant t’aime.
  Assim o claro inventor da Medicina,
Ainsi à Apollon, génial inventeur de la Médecine,
De quem Orfeu pariste, ó linda Dama,
De qui naquit Orphée, Ô belle Dame,
Nunca por Dafne, Clície ou Leucotoe,
Ne jamais, pour Daphné*, Clytie** ou Leucothoé***,
Te negue o amor devido, como soe.
Te nier l’amour dû.

**

*DAPHNE
nymphe, fille du dieu fleuve Pénée

**CLYTIE
Océanide, fille d’Océan et Téthys.

***LEUCOTHOE – INO

LEUCOTHOÉ, (Mythol. & Littér.) c’est la même qu’Ino, nourrice de Bacchus, qui, fuyant la fureur d’Athamas son mari, roi d’Orchomène, se précipita dans la mer ; mais les dieux touchés de son sort lui donnerent le nom de Leucothoé, après l’avoir admise au rang des divinités marines. Les Romains l’appellerent Matula, voyez ce mot. Elle avoit un autel dans le temple de Neptune à Corinthe. On sait la sage réponse que fit le philosophe Xénophane aux Eléates, qui lui demandoient s’ils feroient bien de continuer à Leucothoé leurs sacrifices, accompagnés de pleurs & de lamentations : il leur répondit que s’ils la tenoient pour déesse il étoit inutile de la tant pleurer ; & que s’ils croyoient qu’elle eût été du nombre des mortelles, ils se pouvoient passer de lui sacrifier. (D. J.)

Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 9, p. 438

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-1 LES LUSIADES III-1

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-1
Luís Vaz de Camões Les Lusiades