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CONFESSION D’UN VOYOU d’ESSENINE (Novembre 1920) Исповедь хулигана

Littérature Russe
ESSENINE POEME 1920

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русский поэт- Poète Russe
русская литература

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стихотворение  – Poésie

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Sergueï Essénine
Сергей Александрович

3 octobre 1895 Konstantinovo (Rybnov) – 28 décembre 1925 à Leningrad
3 октября 1895, Константиново – 28 декабря 1925, Ленинград
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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LA POESIE DE SERGUEÏ ESSÉNINE
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Исповедь хулигана
CONFESSION D’UN VOYOU
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*

ноябрь 1920
Novembre 1920

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Не каждый умеет петь,
Tout le monde ne sait pas chanter,
Не каждому дано яблоком
Tout le monde ne peut pas être une pomme
Падать к чужим ногам.
D’automne tombant à vos pieds.
*
Сие есть самая великая исповедь,
C’est la plus grande confession,
  Которой исповедуется хулиган.
Professée par un voyou.
*

Я нарочно иду нечёсаным,
Je vais délibérément les cheveux au vent,
С головой, как керосиновая лампа, на плечах.
Avec cette tête comme une lampe à pétrole sur mes épaules.
Ваших душ безлиственную осень
Vos âmes d’automne sans feuillage,
Мне нравится в потёмках освещать.
J’aime dans leur obscurité les illuminer.
Мне нравится, когда каменья брани
J’aime que les pierres des insultes
Летят в меня, как град рыгающей грозы,
Volent sur moi comme des tempêtes de grêlons,
Я только крепче жму тогда руками
Je serre alors ma main fortement
Моих волос качнувшийся пузырь.
La vessie oscillante de mes cheveux.

*

Так хорошо тогда мне вспоминать
Si bien alors que je me souviens
Заросший пруд и хриплый звон ольхи,
D’un étang verdi et des rauques sonneries de l’aulne,
Что где-то у меня живут отец и мать,
Je me souviens que quelque part vivent mon père et ma mère,
Которым наплевать на все мои стихи,
Qui ne se soucient nullement de mes poèmes,
 Которым дорог я, как поле и как плоть,
Qui m’aiment comme leur champ, comme leur chair,
Как дождик, что весной взрыхляет зеленя.
Comme cette pluie du printemps qui fortifie les champs.
 Они бы вилами пришли вас заколоть
Ils viendraient armés de fourches pour vous étriper
За каждый крик ваш, брошенный в меня.
Pour chaque cri que vous me lanceriez.

*

Бедные, бедные крестьяне!
Pauvres, pauvres paysans !
Вы, наверно, стали некрасивыми,
Vous êtes probablement devenus laids,
Так же боитесь бога и болотных недр.
Vous devez être toujours dans la peur de Dieu et du cœur du marais.
О, если б вы понимали,
Oh ! si vous saviez
Что сын ваш в России
Que votre fils en Russie
Самый лучший поэт!
Est le meilleur poète !
Вы ль за жизнь его сердцем не индевели,
Vous, au cœur pur, qui craigniez pour sa vie,
Когда босые ноги он в лужах осенних макал?
Quand, pieds nus, il jouait dans les flaques d’eau des pluies d’automne ?
А теперь он ходит в цилиндре
Et maintenant, il porte haut de formes
И лакированных башмаках.
Et chaussures laquées.

*

 

*
Я люблю родину.
J’adore ma patrie.
Я очень люблю родину!
J’adore infiniment ma patrie !
Хоть есть в ней грусти ивовая ржавь.
Bien que la rouille de la tristesse tombe sur elle comme un saule.
Приятны мне свиней испачканные морды
Que j’aime  y voir les sales groins des cochons souillés
И в тишине ночной звенящий голос жаб.
Et dans le silence les croassements nocturnes des crapauds.
Я нежно болен вспоминаньем детства,
A me rendre délicieusement malade de revoir mon enfance,
Апрельских вечеров мне снится хмарь и сырь.
De revoir les nuits d’avril brumeuses et moites.
Как будто бы на корточки погреться
Comme pour nous réchauffer, je revois
Присел наш клён перед костром зари.
Notre érable s’asseoir devant le feu de l’aube.
О, сколько я на нём яиц из гнёзд вороньих,
Ô combien de fois ai-je pour dénicher les œufs des nids de corbeaux,
Карабкаясь по сучьям, воровал!
Grimper sur tes rameaux, voleur !
Все тот же ль он теперь, с верхушкою зелёной?
Est-il toujours aussi vert notre érable ?
По-прежнему ль крепка его кора?
Est-il toujours armé de sa puissante écorce ?
*
А ты, любимый,
Mais toi, mon ami,
Верный пегий пёс?!
Mon fidèle chien moucheté ?!
От старости ты стал визглив и слеп
La vieillesse t’a rendu aveugle
И бродишь по двору, влача обвисший хвост,
Et tu erres désormais autour de la cour, traînant ta queue affaissée,
Забыв чутьём, где двери и где хлев.
Et ton flair est parti, loin des portes, loin des granges.
О, как мне дороги все те проказы,
Oh, combien me sont chers nos jeux,
у матери стянув краюху хлеба,
Lorsque à ma mère je dérobais du  pain,
Кусали мы с тобой её по разу,
Nous croquions ensemble notre trésor,
 Ни капельки друг другом не погребав.
Sans dégoût l’un de l’autre.
*

Я всё такой же.
Je suis toujours le même.
Сердцем я все такой же.
Mon cœur est toujours le même.
Как васильки во ржи, цветут в лице глаза.
Comme des bleuets dans le seigle, mes yeux fleurissent mon visage
Стеля стихов злачёные рогожи,
Nappant les nattes de mes poèmes,
Мне хочется вам нежное сказать.
Je tenais à vous dire que je n’avais pas changé.

 *

Спокойной ночи!
Bonne nuit !
Всем вам спокойной ночи!
A vous tous bonne nuit !

Мне сегодня хочется очень
Aujourd’hui, je voudrais tant
Из окошка луну обоссать
Par la fenêtre pisser sur la lune

*
Синий свет, свет такой синий!
La lumière bleue, si bleue !
В эту синь даже умереть не жаль.
Dans ce bleu, même mourir ne m’inquiète pas.
*
Я хочу быть жёлтым парусом
Je veux être une voile jaune
В ту страну, куда мы плывём.
Dans ce pays où nous naviguons.

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Бабушкины сказки
C. А. Есенин

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LES POEMES DE SERGUEÏ ESSENINE

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LA POESIE DE SERGUEÏ ESSÉNINE
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поэзия есенина
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CAMOES OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-2

OS LUSIADAS III-2

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  2
Strophe 2

III-2

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2
LES LUSIADES III-2

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Põe tu, Ninfa, em efeito meu desejo,
Peux-tu, ô Nymphe, exaucer mon désir,
  Como merece a gente Lusitana;
Comme le mérite le peuple lusitanien ;
Que veja e saiba o mundo que do Tejo
Que le monde voie et sache que du Tage
O licor de Aganipe corre e mana.
La liqueur d’Aganippe courut et jaillit.
Deixa as flores de Pindo, que já vejo
Laisse les fleurs de Pinde**, que je vois déjà
Banhar-me Apolo na água soberana;
Apollon me baigner dans cette eau souveraine ;
Senão direi que tens algum receio,
Sinon je dirai que tu as quelques craintes,
 Que se escureça o teu querido Orfeio.
Que s’obscurcisse ton cher Orphée.

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*AGANIPPE
s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois Aganippides. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
1771 – Tome 1, p. 150

**PINDE
le (Géog. anc.) montagne de la Grece, fort célébrée par les Poëtes, parce qu’elle étoit consacrée aux Muses : ce n’étoit pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différens peuples de l’Epire & de la Thessalie, entre autres par les Athamanes, par les Aétiches, & par les Perrhèbes. Elle séparoit la Macédoine, la Thessalie, & l’Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l’Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde étoit entre l’Epire & la Thessalie, & que les peuples qui l’habitoient du côté de l’Epire étoient réputés Epirotes, comme ceux qui l’habitoient du côté de la Thessalie étoient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, & Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.
Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re édition
1751 Tome 12, p. 640

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-2 LES LUSIADES III-2

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS III-2
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

TENDRES IMPÔTS A LA FRANCE Poèmes de Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke
Tendres impôts à la France 

Tendres impôts à la France 

Ecrits en Français

signature 2


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes

 

RAINER MARIA RILKE
1875-1926

 Rainer Maria Rilke Portrait de Paula Modersohn-Becker 1906
Portrait de Rainer Maria Rilke
1906
Par Paula Modersohn-Becker

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Tendres impôts à la France
de Rainer Maria Rilke

Gedicht von Rainer Maria Rilke

 

*

Tendres impôts à la France Rainer Maria Rilke Artgitato Le Cirque ambulant 1940 Musée d'Art de São Paulo
Paul Klee
Le Cirque ambulant
vers 1940
Musée d’Art de São Paulo

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TENDRES IMPÔTS A LA FRANCE

LE DORMEUR

Laissez-moi dormir, encore…C’est la trêve
pendant de longs combats promise au dormeur;
je guette dans mon coeur la lune qui se lève,
bientôt il ne fera plus si sombre dans mon coeur.

Ô mort provisoire, douceur qui nous achève,
mesure de mes cimes, très juste profondeur,
limbes de tout mon sang, et innocence des sèves,
dans toi, à sa racine, ma peur même n’est pas peur.

Mon doux seigneur Sommeil, ne faites pas que je rêve,
et mêlez en moi mes ris avec mes pleurs ;
laissez-moi diffus, pour que l’interne Ève
ne sorte de mon flanc en son hostile ardeur.

*

PEGASE

Cheval ardent et blanc, fier et clair Pégase,
après ta course -, ah! que ton arrête est beau!
Sous toi, cabré soudain, le sol que tu écrases
avale l’étincelle et donne de l’eau !

La source qui jaillit sous ton sabot dompteur,
à nous, qui l’attendons, est d’un secours suprême ;
sens-tu que sa douceur impose à toi-même ?
Car ton cou vigoureux apprend la courbe des fleurs.

*

DEVENIR DIEU

Qu’est-ce que les Rois Mages
ont-ils pu apporter ?
Un petit oiseau dans sa cage,
une énorme Clef

de leur lointain royaume, –
et le troisième du baume
que sa mère avait préparé
d’une étrange lavande

de chez eux.
Faut pas médire de si peu,
puisque ça a suffi à l’enfant
pour devenir Dieu.

*

A UNE AMIE

Combien coeur de Marie est exposé,
non seulement au soleil et à la rosée:
tous les sept glaives l’ont trouvé.
Combien coeur de Marie est exposé.

Ton coeur pourtant me semble plus à l’abri,
malgré le malheur qui en a tant envie,
il est moins exposé que le cœur de Marie.

Le corps de Marie ne fut point une chose;
ta poitrine sur ton cœur est beaucoup plus close,
et même si ta douleur veut qu’il s’expose :
il n’est jamais plus exposé qu’une rose.

*

L’INDIFFERENT

(Watteau)

Ô naître ardent et triste,
mais, à la vie assiste,
tendre et bien habillé,

à la multiple surprise
qui ne vous engage point,
et, bien mis, à la bien mise
sourire de très loin.

*

PRIERE DE LA TROP PEU INDIFFERENTE

Prière de la trop peu indifférente
Aidez les coeurs, si soumis et si tendres, –
tout cela blesse !
Qui saurait bien la tendresse défendre
de la tendresse.

Pourtant la lune, clémente déesse,
ne blesse aucune.
Ah, de nos pleurs où elle tombe sans cesse,
sauvez la lune !

*

L’ANGE A TA TABLE

Reste tranquille, si soudain
l’Ange à ta table se décide;
efface doucement les quelques rides
que fait la nappe sous ton pain.

Tu offriras ta rude nourriture
pour qu’il en goûte à son tour,
et qu’il soulève à sa lèvre pure
un simple verre de tous les jours.

Ingénuement, en ouvrier céleste,
il prête à tout une calme attention ;
il mange bien en imitant ton geste,
pour bien bátir à ta maison.

*

LES CORDES MELODIEUSES

Il faut croire que tout est bien, si tant
de calme suit à tant d’inquiétude ;
la vie, à nous, se passe en prélude,
mais parfois le chant qui nous surprend
nous appartient, comme à son instrument.

Main inconnue …. Au moins est-elle heureuse,
lorsqu’elle parvient à rendre mélodieuses
nos cordes? – Ou l’a-t-on forcée
de mêler même aux sons de la berceuse
tous les adieux inavoués ?

*

FAIRE CHANTER LES ANGES

Ce soir mon cœur fait chanter
des anges qui se souviennent…
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,

monte et se décide
à ne plus revenir ;
tendre et intrépide,
à quoi va-t-elle s’unir ?

*

LAMPE DU SOIR

Lampe du soir, ma calme confidente,
mon coeur n’est point par toi dévoilé ;
on s’y perdrait peut-être; mais sa pente
du côté sud est doucement éclairée.

C’est encore toi, ô lampe d’étudiant,
qui veut que le liseur de temps en temps
s’arrête étonné et se dérange
sur son bouquin, te regardant.

(Et ta simplicité supprime un Ange.)

*

LES INVISIBLES PERSEVERANCES

Parfois les amants ou ceux qui écrivent
trouvent des mots qui, bien qu’ils s’effacent,
laissent dans un cœur une place heureuse
à jamais pensive…

Car il en naît sous tout ce qui passe
d’invisibles persévérances ;
sans qu’ils creusent aucune trace
quelques-uns restent des pas de la danse.

*

LE RUBAN FLOTTANT

L’aurai-je exprimé, avant de m’en aller,
ce coeur qui, tourmenté, consent à être ?
Étonnement sans fin, qui fus mon maître,
jusqu’à la fin t’aurai-je imité ?

Mais tout surpasse comme un jour d’été
le tendre geste qui trop tard admire ;
dans nos paroles écloses, qui respire
le pur parfum d’identité ?

Et cette belle qui s’en va, comment
la ferait-on passer par une image ?
Son doux ruban flottant vit davantage
que cette ligne qui s’éprend.

*

TOMBEAU

(dans un parc)

Dors au fond de l’allée,
tendre enfant, sous la dalle ;
on fera le chant de l’été
autour de ton intervalle.

Si une blanche colombe
passait au vol là-haut,
je n’offrirais à ton tombeau
que son ombre qui tombe.

*

L’UNIQUE UNIVERSEL

De quelle attente, de quel
regret sommes-nous les victimes,
nous qui cherchons des rimes
à l’unique universel ?

Nous poursuivons notre tort
en obstinés que nous sommes ;
mais entre les torts des hommes
c’est un tort tout en or.

 

Tendres impôts à la France
de Rainer Maria Rilke

Gedicht von Rainer Maria Rilke