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JEAN Ier – CAP VERS L’AFRIQUE- OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não sofre o peito forte, usado à guerra

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES IV-48
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-48
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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JEAN Ier : CAP VERS L’AFRIQUE

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« Não sofre o peito forte, usado à guerra,

« Mais cette âme forte, forgée pour la guerre,
 Não ter amigo já a quem faça dano;
Ne se résout pas à ne plus avoir d’ennemis ;
  E assim não tendo a quem vencer na terra,
Et ainsi n’ayant plus rien à conquérir sur terre,
Vai cometer as ondas do Oceano.
Part se battre avec les vagues de l’Océan.
  Este é o primeiro Rei que se desterra
C’est le premier Roi ainsi à partir
Da Pátria, por fazer que o Africano
De sa  patrie, pour que l’Africain
Conheça, pelas armas, quanto excede
Comprenne, par les armes, combien est supérieure
  A lei de Cristo à lei de Mafamede. 
La loi du Christ à celle de Mahomet.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA BATAILLE DE TARIFA LES LUSIADES CHANT III 113 – Eis as lanças e espadas retiniam

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LES LUSIADES CHANT 3Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-113 LES LUSIADES III-113
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-113




OS LUSIADAS III-113
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 113
Strophe 113

III-113

Camoes Canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-113
LES LUSIADES III-113
OS LUSIADAS CANTO III

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« Eis as lanças e espadas retiniam
« Voici que les lances et les épées se heurtent
Por cima dos arneses: bravo estrago!
Au-dessus des harnais : dégâts magistraux !
Chamam (segundo as leis que ali seguiam)
Ils appellent (selon les lois qu’ils suivent)
Uns Mafamede, e os outros Santiago.
Certains Mahomet, et Saint-Jacques pour d’autres.
Os feridos com grita o Céu feriam,
Les cris des blessés dans les Cieux se fracassent,
Fazendo de seu sangue bruto lago,
Faisant de leur sang un terrible lac,
Onde outros meios mortos se afogavam,
Où ceux qui ne sont pas encore morts se noient,
Quando do ferro as vidas escapavam.
Lorsque le fer a épargné la vie.

****

LES LUSIADES CHANT 3

***
ALPHONSE XI DE CASTILLE
(13 août 1311 Salamanque – 26 mars 1350 Gibraltar)
Le Justicier – El Justiciero

Os Lusiadas Canto III Camoes Canto IIIAlphonse XI de Castille
Alfonso XI
Peinture de Francisco Cerdá de Villarestan
Musée du Prado  – Madrid

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Camoes Canto IIIMarie-Constance de Portugal
Femme d’Alphonse XI de Castille (1328)
Fille d’Alphonse IV du Portugal et de Béatrice de Castille
(1313 – 1357)
Alphonse XI préférait sa maîtresse Leonor de Guzmán à Marie-Constance (celle-ci assassina Leonor à la mort d’Alphonse XI)

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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LES LUSIADES CHANT 3

*
Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).
Sonnet 113 : Au cœur du combat. 30 octobre 1340, bataille de Tarifa.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

LES LUSIADES CHANT 3

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Les Lusiades Chant 3

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-113 CAMOES LUSIADES III-113
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Les Lusiades Chant 3 Camoes Canto III

 OS LUSIADAS III
LA BATAILLE DE TARIFA
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

CAMOES OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES III-19
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-19

OS LUSIADAS III-19

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  19
Strophe 19

III-19

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19
LES LUSIADES III-19

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« Tem o Tarragonês, que se fez claro
« Il y a là la Tarraconaise, qui fit
Sujeitando Parténope inquieta;
Soumettre le royaume de Parthénope agité ;
O Navarro, as Astúrias, que reparo
La Navarre, les Asturies, qui luttaient
Já foram contra a gente Mahometa;
Déjà contre les adorateurs de Mahomet ;
Tem o Galego cauto, e o grande e raro
La Galice prudente, et le grand et rare
Castelhano, a quem fez o seu Planeta
Castillan, qui, protégé par sa planète,
Restituidor de Espanha e senhor dela,
Restaura l’Espagne et de la maîtrisa,
Bétis, Lião, Granada, com Castela.
Et Bétis, Léon, Grenade, avec la Castille.

******

DEFINITION DE PARTHENOPE
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

PARTHÉNOPE, s. f. (Mythol.) c’est le nom d’une des syrènes. Elle avoit pris son poste dans la baie de Naples, d’où vient que cette ville fut autrefois appellée Parthenopé. Strabon dit que la syrène Parthenopé fut enterrée à Dicéarchie, qui est la ville de Pouzzol d’aujourd’hui.

Parthénope, (Géogr. anc.) île de la mer de Thyrrhène, selon Ptolomée, liv. III. c. j. C’est aujourd’hui Palmosa, selon Léandre. Selon d’autres, c’est Betente, Bentilies, ou Ventotienne. Cette différence vient de ce que la description que Ptolomée donne des îles du golfe de Naples, ne répond pas juste à la situation présente des lieux.

L’Encyclopédie
Première édition
1751 – Tome 12- page 89

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-19 LES LUSIADES III-19
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES II-108
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-108

OS LUSIADAS II-108

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  108
Strophe 108

II-108

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108
LES LUSIADES II-108

 *****

Em práticas o Mouro diferentes
Le Maure, de sujets différents,
  Se deleitava, perguntando agora
Se délectait, en le questionnant tantôt
 Pelas guerras famosas e excelentes
Sur les guerres célèbres et renommées
Co’o povo havidas, que a Mafoma adora;
Contre les peuples qui aiment Mahomet ;
Agora lhe pergunta pelas gentes
Tantôt s’intéressant aux gens
  De toda a Hespéria última, onde mora;
De la lointaine Hespéride, où Gama vivait ;
  Agora pelos povos seus vizinhos,
Parfois parlant des peuples voisins,
Agora pelos úmidos caminhos.
Parfois parlant des routes maritimes.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-108 LES LUSIADES II-108

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-108
Luís Vaz de Camões Les Lusiades

OS LUSIADAS II-58 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-58 LES LUSIADES II-58
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-58

OS LUSIADAS II-58

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  58
Strophe 58

II-58

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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LES LUSIADES II-58
OS LUSIADAS II-58

 

Consigo a Fama leva, por que diga
Avec l’aide de la Renommée, pour dire
Do Lusitano o preço grande e raro,
Du Lusitanien la grande et rare qualité,
 Que o nome ilustre a um certo amor obriga
Que le nom illustre oblige à une certaine force d’amour
E faz, a quem o tem, amado e caro.
Et fait aimé et chérir celui qui le porte.
Desta arte vai fazendo a gente amiga,
De cet art elle va faire des gens sympathiques,
Co’o rumor famosíssimo, e preclaro:
En diffusant et proclamant d’éminentes rumeurs :
Já Melinde em desejos arde todo
Déjà Malindi brûle du désir
  De ver da gente forte o gesto e modo.
De voir les us et coutumes de ces hommes puissants.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-58
OS LUSIADAS II-58

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
….

OS LUSIADAS II-50 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-50 LES LUSIADES II-50
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-50

OS LUSIADAS II-50

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  50
Strophe 50

II-50

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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LES LUSIADES II-50
OS LUSIADAS II-50

 

« Vereis a inexpugnábil Dio forte,
« Vous verrez l’inexpugnable fort de l’île de Diu,
Que dous cercos terá, dos vossos sendo.
Tenir deux sièges, par les vôtres tenu.
Ali se mostrará seu preço e sorte,
Ils montreront leur vaillance et leur chance,
  Feitos de armas grandíssimos fazendo.
Par des hauts faits d’armes.
Invejoso vereis o grão Mavorte
Vous verrez le grand Mars envier
Do peito Lusitano fero e horrendo:
Des Lusitaniens la force et l’ardeur :
  Do Mouro ali verão que a voz extrema
Du Maure, ils verront que la voix extrême
Do falso Mahamede ao Céu blasfema.
Du faux Mahomet blasphème le Ciel.

 forte-diu

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-50
OS LUSIADAS II-50

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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Os Lusiadas II-50

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 102- Verso 102

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  102
Strophe 102

I-102

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Também nestas palavras lhe mentia,
Aussi, par ces mots, il mentait,
Como por regimento enfim levava,
Comme on le lui avait demandé,
Que aqui gente de Cristo não havia,
Ici, aucun Chrétien ne se trouvait,
Mas a que a Mahamede celebrava.
Mais juste ceux qui célébraient Mahomet.
O Capitão, que em tudo o Mouro cria,
Le Capitaine, qui, en tout écoutait le Maure,
Virando as velas, a ilha demandava;
Retourna les voiles, en direction de cette île ;
Mas, não querendo a Deusa guardadora,
Mais, la Déesse gardienne [Aphrodite] ne le voulant pas
Não entra pela barra, e surge fora.
Ils ne purent avancer et restèrent au loin.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 99- Verso 99

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  99
Strophe 99

I-99

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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O mesmo o falso Mouro determina,
Bien entendu, le Maure sournois était bien déterminé,
Que o seguro Cristão lhe manda e pede;
A faire ce que le tranquille Chrétien lui demandait et exigeait ;
Que a ilha é possuída da malina
L’île était possédé par de dangereuses
Gente que segue o torpe Mahamede.
Personnes qui suivaient l’indigne Mahomet.

Kilwa Quíloa Quiloa archipèle Tanzanie Os Lusiadas Chant I 99 verso verset 99
Aqui o engano e morte lhe imagina,
C’est ici qu’il imaginait de les tromper et de les tuer,
Porque em poder e forças muito excede
Car en puissance et en force, elle dépassait de loin
A Moçambique esta ilha, que se chama
Le Mozambique, cette île qui est appelée
Quíloa, mui conhecida pela fama.
Quiloa, plus connue par la gloire.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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THE EVENING LAND DH Lawrence Traduction Le Pays du Soir

LITTERATURE ANGLAISE -English Littérature

The Evening Land DH LAWRENCE
David Herbert Lawrence
1885-1930 

The evening land DH Lawrence Traduction Française Artgitato Le Pays du soir


THE EVENING LAND
LE PAYS DU SOIR

 

Oh, America,
Ô Amérique,
The sun sets in you.
En toi se couche le soleil.
Are you the grave of our day?
De notre jour, es-tu la tombe ?

Shall I come to you, the open tomb of my race?
Dois-je venir à toi, tombeau ouvert de ma race ?

I would come, if I felt my hour had struck.
Je viendrais, si je sentais que mon heure avait sonné.
I would rather you came to me.
Je préfèrerais que tu viennes à moi.

For that matter
D’ailleurs
Mahomet never went to any mountain
Mahomet n’a jamais été vers la montagne
Save it had first approached him and cajoled his soul.
Qui s’est approchée de lui et a cajolé son âme.

You have cajoled the souls of millions of us,
Tu as cajolé les âmes de millions d’entre nous
America,
Amérique
Why won’t you cajole my soul?
Pourquoi ne veux-tu point cajoler mon âme ?
I wish you would.
Je souhaite que tu veuilles.

I confess I am afraid of you.
Je le confesse : j’ai peur de toi.

The catastrophe of your exaggerate love,
La catastrophe de ton amour démesuré,
You who never find yourself in love
Toi qui jamais n’a trouvé l’amour
 But only lose yourself further, decomposing.
Mais, seulement, te perds un peu plus, te décomposant.

You who never recover from out of the orgasm of loving
Toi qui n’a jamais recouvré de l’orgasme d’aimer
Your pristine, isolate integrity, lost aeons ago.
Ta virginité, ton intégrité solitaire, perdue il y a des siècles.
Your singleness within the universe.
Ton unicité dans l’univers.

You who in loving break down
Toi qui en aimant brises
And break further and further down
Et brises de plus en plus 
Your bounds of isolation,
Les limites de l’isolement,
But who never rise, resurrected, from this grave of mingling,
Mais qui jamais ne te lèves, ressuscitée, à partir de ce tombeau de mélange,
In a new proud singleness, America.
Dans une nouvelle et fière singularité, Amérique.

Your more-than-European idealism,
Ton plus-qu’-européen idéalisme,
Like a be-aureoled bleached skeleton hovering
Comme un squelette planant blanchi, auréolé
Its cage-ribs in the social heaven, beneficent.
Sa cagecôtes dans le ciel social, bienfaisant.

And then your single resurrection
Et puis ta résurrection unique
Into machine-uprisen perfect man.
En homme parfait surgissant de la machine.

Even the winged skeleton of your bleached ideal
Même le squelette ailé de ton idéal blanchi
Is not so frightening as that clean smooth
N’est pas si effrayant que que celui, propre et lisse
Automaton of your uprisen self,
Automate de ton être ressuscité,
Machine American.
Machine américaine.

Do you wonder that I am afraid to come
Tu te demandes si j’ai peur de venir
And answer the first machine-cut question from the lips of your iron men?
Et de répondre à la première question coupée de la machine dans les bouches de tes hommes de fer?
Put the first cents into metallic fingers of your officers
Mets les premiers cents aux doigts métalliques de tes officiers
And sit beside the steel-straight arms of your fair women
Et s’asseoir à côté des bras d’acier de tes justes femmes
American?
Américain ?

This may be a withering tree, this Europe,
Cela peut être un arbre sec, cette Europe,
But here, even a customs-official is still vulnerable.
Mais ici, même un douanier officiel est toujours vulnérable.

I am so terrified, America,
Je suis tellement terrifié, Amérique,
Of the iron click of your human contact.
Des cliquetis métalliques de tes contacts humains.
  And after this
Et après cela,
The winding-sheet of your self-less ideal love.
Le linceul de ton amour idéal altruiste
Boundless love
Infini amour
Like a poison gas.
Comme un gaz empoisonné.

Does no one realise that love should be intense, individual,
Est-ce que personne ne se rend compte que l’amour doit être intense, individuel,
Not boundless.
Non sans bornes,
This boundless love is like the bad smell
Cet amour infini est comme la mauvaise odeur
Of something gone wrong in the middle.
De quelque chose qui a mal tourné en son milieu.
All this philanthropy and benevolence on other people’s
behalf
Tout cela en philanthropie et bénévolement envers les autres
Just a bad smell.
Juste une mauvaise odeur.

Yet, America,
Pourtant, Amérique,
Your elvishness.
Ton enfantillage,
Your New England uncanniness,
Ton étrange Nouvelle-Angleterre,
Your western brutal faery quality.
Ta brutale qualité féérique de l’Ouest.

My soul is half-cajoled, half-cajoled.
Mon âme est à moitié cajolée, à moitié cajolée.

Something in you which carries me beyond
Quelque chose en toi qui me porte au-delà
Yankee, Yankee,
Yankee, Yankee,
What we call human.
Ce que nous nommons humain.
Carries me where I want to be carried . . .
Me porte où je veux que l’on me porte …
Or don’t I?
Ou pas ?

What does it matter
Qu’importe
What we call human, and what we don’t call human?
Ce que nous appelons humain, et ce que nous n’appelons pas humain ?
The rose would smell as sweet.
La rose sentirait tout aussi bon.
And to be limited by a mere word is to be less than a
hopping flea, which hops over such an obstruction at
first jump.
Et être limité par un simple mot c’est être inférieur à un
saut de puce, qui, elle, la puce, élimine l’obstacle au tout
premier saut.

Your horrible, skeleton, aureoled ideal.
Ton horrible, squelette, auréolé d’idéal.
Your weird bright motor-productive mechanism,
Ta superbe mécanique lumineuse à produire des moteurs,
Two spectres.
Deux spectres.

But moreover
Mais de plus
A dark, unfathomed will, that is not un-Jewish;
Une sombre et insondable volonté, qui n’est pas nonjuive;
A set, stoic endurance, non-European;
Une stoïque endurance, nonEuropéenne ;
An ultimate desperateness, un-African;
Un ultime acharnement, non-africain ;
A deliberate generosity, non-Oriental.
Une générosité délibérée, non-orientale.
The strange, unaccustomed geste of your demonish New World nature
L’étrange, geste inhabituel de ta démoniaque nature de Nouveau Monde
Glimpsed now and then.
Entrevue maintenant et ailleurs.

Nobody knows you.
Personne ne te connaît.
You don’t know yourself.
Toi-même, tu ne te connais pas.
And I, who am half in love with you,
Et moi, moi qui suis à moitié amoureux de toi,
What am I in love with?
De quoi suis-je amoureux ?
My own imaginings?
De mes propres fantasmes ?

Say it is not so.
Dis : cela n’est pas vrai.

Say, through the branches
Dis, à travers les branchages
America, America
Amérique, Amérique
Of all your machines,
De toutes tes machines
Say, in the deep sockets of your idealistic skull,
Dis, dans les tréfonds de ton crâne idéaliste,
Dark, aboriginal eyes
Noirs, yeux d’aborigène
Stoic, able to wait through ages
Stoïque, capable d’attendre à travers les âges
Glancing.
Contemplant.

Say, in the sound of all your machines
Dis, dans le tintamarre de toutes tes machines
And white words, white-wash American,
Et les mots blancs, Américain blanc de chaux,
  Deep pulsing of a strange heart
Pulsation profonde d’un étrange cœur
New throb, like a stirring under the false dawn that
precedes the real.
Nouveau battement, comme une agitation sous la fausse aurore qui
précède la vraie.

Nascent American
Américain naissant
Demonish, lurking among the undergrowth
Démoniaque, tapi dans les sous-bois
  Of many-stemmed machines and chimneys that smoke
like pine-trees.
De nombreuses tiges des machines et des cheminées qui fument
comme des pins.

Dark, elvish,
Sombre, féérique,
Modern, unissued, uncanny America,
Moderne, inédite, Amérique du surnaturel,
Your nascent demon people
Ton peuple démonique nouveau
Lurking among the deeps of your industrial thicket
Tapi dans les profondeurs de ton fourré industriel
Allure me till I am beside myself,
Me captive quand je ne suis plus moi-même,
A nympholepht.
Un nympholepte.

« These States! » as Whitman said,
Comme disait Whitman : « Ces Etats ! »
Whatever he meant.
Quoi qu’il entendait par là.

Baden-Baden

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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