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LE ROI DENIS Ier- Poème de Fernando PESSOA – D. DINIS

Fernando Pessoa

Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 

Poema publicado em Mensagem
Poème publié dans Mensagem(1934)

*

D. DENIS
LE ROI DENIS Ier

*
Cave at evening, Joseph Wright, 1774, Smith College Museum of Art, Northampton, Massachusetts

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Na noite escreve um seu Cantar de Amigo
La nuit, il écrivait ses Chansons d’Amis,
O plantador de naus a haver,
Le planteur de navires en devenir,
E ouve um silencio murmuro comsigo:
Et il écoutait le silence qui murmurait :
É o rumor dos pinhaes que, como um trigo
C’est la rumeur des pommes de pin qui, comme un blé…


Le roi Denis Ier, enluminure issue de la Généalogie des rois de Portugal
(XVIe siècle).

GLAUCUS, fils de Neptune et de Naïs – OS LUSIADAS VI-24 – LES LUSIADES – Luís de Camões -E o Deus que foi num tempo corpo humano

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-24 LES LUSIADES VI-24

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

*********


E o Deus que foi num tempo corpo humano,
Et arriva le Dieu qui jadis avait un corps humain,
E por virtude da erva poderosa
Glaucus, qui par la puissante herbe
Foi convertido em peixe, e deste dano
Fut converti en poisson, et, par ces péripéties,
Lhe resultou deidade gloriosa,
Devint une divinité glorieuse,
Inda vinha chorando o feio engano
Et qui pleurait toujours le maudit stratagème
Que Circe tinha usado com a formosa
Que Circé utilisa avec la belle
Cila, que ele ama, desta sendo amado,
Scylla, qu’il aimait, et en était aimé,
Que a mais obriga amor mal empregado.
Que le plus terrible arrive toujours d’un amour méprisé.


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GLAUCUS
DANS LA PREMIÈRE ENCYCLOPÉDIE

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première Edition
1757
Tome 7

GLAUCUS, s. m. (Mythologie.) dans la Fable, c’est un dieu marin fils de Neptune & de Naïs, selon Evante, & selon Athénée d’Eubée & de Polybe, fils de Mercure. Dans l’histoire, Glaucus n’était qu’un habile pêcheur de la ville d’Anthédon en Béotie : il savait si bien plonger, qu’il alloit souvent sous l’eau aborder dans des lieux écartés, pour s’y cacher quelque temps ; & lorsqu’il était de retour, il se vantait d’avoir passé tout ce temps là dans la compagnie de Thétis, de Neptune, d’Amphitrite, de Nérée, des Néréïdes, & des Tritons : cependant il eut le malheur de se noyer, ou peut-être d’être dévoré par quelque poisson ; mais cet événement servit à l’immortaliser. On publia dans tout le pays, qu’il avait été changé en dieu de la mer ; & cette merveille fut consacrée d’âge en âge.

Philostrate est presque le seul qui mette Glaucus au nombre des Tritons, & qui se plaise à le peindre sous cette dernière forme. « Sa barbe, dit-il, est humide & blanche ; ses cheveux lui flottent sur les épaules ; ses sourcils épais se touchent & paraissent n’en faire qu’un seul : ses bras sont en manière de nageoires ; sa poitrine est couverte d’herbes marines : tout le reste de son corps se termine en poisson, dont la queue se recourbe jusqu’aux reins, & les alcyons volent sans cesse autour de lui. »

Cependant la ville d’Anthédon plaça Glaucus au nombre des dieux marins, lui bâtit un temple, & lui offrit des sacrifices. Ce temple rendit des oracles qui furent consultés par les matelots ; & l’endroit même où Glaucus périt, devint si célèbre, que Pausanias raconte que de son temps on montrait encore le saut de Glaucus, c’est-à-dire le rocher du haut duquel il se jetait dans la mer.

Tant de renommée engagea les Poètes & quelques autres auteurs, à débiter sur Glaucus un grand nombre de fables toutes merveilleuses. Euripide assure que ce dieu était l’interprète de Nérée, & qu’il prédisait l’avenir avec les Néréides ; c’est de lui-même, ajoute Nicander, qu’Apollon apprit l’art de prophétiser : ce fut lui, selon Apollonius, qui sortit du fond des eaux sous la figure d’un dieu marin, pour annoncer aux Argonautes que le destin s’opposait au voyage d’Hercule dans la Colchide, & qu’il avait bien fait de l’abandonner. Ovide ne pouvant enchérir sur le don de prophétie dont on avait honoré Glaucus, se mit à broder l’histoire de sa métamorphose : il nous dit à ce sujet que ce fameux pêcheur ayant pris un jour quelques poissons, il les posa sur le rivage, & s’aperçut que l’attouchement d’une certaine herbe leur redonnait leur première vigueur, & les faisait sauter dans la mer : curieux de tenter sur lui-même l’expérience de cette herbe, il en eut à peine mâché, qu’il sentit un si grand désir de changer de nature, que ne pouvant y résister, il se précipita sur le champ au fond des eaux. L’Océan & Thétis le voyant arriver, le dépouillèrent de tout ce qu’il avait de mortel, & l’admirent au nombre des dieux marins.

Après tout ce détail, on ne peut plus confondre notre Glaucus, dieu marin dans la fable, & surnommé glorieusement dans l’Histoire, Glaucus le Pontique, avec les autres Glaucus dont nous ne parlerons pas ici, quelle qu’ait été leur célébrité : on le distinguera donc sans peine de Glaucus fils de Minos, second roi de Crete ; de Glaucus le Généreux, petit-fils de Bellérophon, qu’Enée vit dans les enfers parmi les fameux guerriers ; de Glaucus, fils de Démyle, qui s’acquit tant d’honneur par ses victoires dans les jeux gymniques ; de Glaucus, fils d’Hyppolite, étouffé dans un tonneau de miel & ressuscité par Esculape ; & enfin de Glaucus l’argonaute, fils de Sysiphe, qui fut déchiré, selon la fable, par ses jumens qu’il nourrissait de chair humaine ; ce que Paléphate explique de ses dépenses excessives en chevaux, qui le mirent à la mendicité ; folie qui fut l’occasion du proverbe latin, Glaucus alter, qu’on a depuis lors appliqué à tous ceux qui se ruinent en ce genre de magnificence. (D. J.)


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LA PLUS BELLE NYMPHE DE L’OCÉAN – OS LUSIADAS V-57 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Ó Ninfa, a mais formosa do Oceano

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-57 LES LUSIADES V-57
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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-« Ó Ninfa, a mais formosa do Oceano,
-« Ô Nymphe, la plus belle de l’Océan,
Já que minha presença não te agrada,
Puisque ma présence ne te plaît pas,
Que te custava ter-me neste engano,
Qu’est-ce que cela t’aurait coûté de me laisser cette illusion,
Ou fosse monte, nuvem, sonho, ou nada?
Que ce soit une montagne, un nuage, un rêve ou rien ?
Daqui me parto irado, e quase insano
De là, je pars en colère et presque fou
Da mágoa e da desonra ali passada,
De douleur et de déshonneur,
A buscar outro inundo, onde não visse
À la recherche d’un autre monde, où je ne puisse voir
Quem de meu pranto e de meu mal se risse.
Quiconque rire de mes larmes et de mon mal.


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Nymphes dans une grotte, Gaston Bussière, 1924
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LA CÉCITÉ DES AMANTS – OS LUSIADAS V-54 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Contudo, por livrarmos o Oceano

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-54 LES LUSIADES V-54
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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-« Contudo, por livrarmos o Oceano
« Cependant, pour ne pas dévaster l’Océan
De tanta guerra, eu buscarei maneira,
Par tant de guerre, je chercherai un autre moyen,
Com que, com minha honra, escuse o dano. »
En gardant mon honneur tout en évitant les dommages. « 
Tal resposta me torna a mensageira.
Une telle réponse alors me parvint.
Eu, que cair não pude neste engano,
Moi, abattu, ne pouvant plus penser,
(Que é grande dos amantes a cegueira)
(Comme est grande la cécité des amants)
Encheram-me com grandes abondanças
Ces mots tant me rassasièrent, remplissant
O peito de desejos e esperanças.
Mon cœur de désirs et d’espoirs.


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ADAMASTOR ou le géant des Tempêtes – OS LUSIADAS V-51 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Fui dos filhos aspérrimos da Terra

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-51 LES LUSIADES V-51
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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-« Fui dos filhos aspérrimos da Terra,
« J’étais l’un des enfants terribles de la Terre,
Qual Encélado, Egeu e o Centimano;
Comme Encelade, Égée et des Géants aux Cent Mains ;
Chamei-me Adamastor, e fui na guerra
Je m’appelais Adamastor et je suis parti à la guerre
Contra o que vibra os raios de Vulcano;
Contre Zeus, lui qui fait vibrer les rayons de Vulcain ;
Não que pusesse serra sobre serra,
Non que j’ai accumulé des montagnes sur d’autres montagnes,
Mas conquistando as ondas do Oceano,
Mais possédant les vagues de l’Océan,
Fui capitão do mar, por onde andava
J’étais le capitaine de la mer, où
A armada de Netuno, que eu buscava.
Je traquais l’armada de Neptune .


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Le Feu de Saint-Elme & Les trombes marines – OS LUSIADAS V-18 – LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Vi, claramente visto, o lume vivo

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-18 LES LUSIADES V-18
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« Vi, claramente visto, o lume vivo
« J’ai vu, clairement vu, le feu brillant
Que a marítima gente tem por santo
Que le peuple maritime tient pour saint,
Em tempo de tormenta e vento esquivo,
Par temps orageux et vent insaisissable,
De tempestade escura e triste pranto.
Lors de sombres tempêtes et des tristes lamentations des vents.
Não menos foi a todos excessivo
Et nous vîmes un tout aussi grand
Milagre, e coisa certo de alto espanto,
Miracle, chose tout autant étonnante,
Ver as nuvens do mar com largo cano
En apercevant les nuages de la mer à travers un large tuyau
Sorver as altas águas do Oceano.
Aspirer les hautes eaux de l’Océan.



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JEAN Ier – CAP VERS L’AFRIQUE- OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não sofre o peito forte, usado à guerra

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traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES IV-48
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-48
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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JEAN Ier : CAP VERS L’AFRIQUE

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« Não sofre o peito forte, usado à guerra,

« Mais cette âme forte, forgée pour la guerre,
 Não ter amigo já a quem faça dano;
Ne se résout pas à ne plus avoir d’ennemis ;
  E assim não tendo a quem vencer na terra,
Et ainsi n’ayant plus rien à conquérir sur terre,
Vai cometer as ondas do Oceano.
Part se battre avec les vagues de l’Océan.
  Este é o primeiro Rei que se desterra
C’est le premier Roi ainsi à partir
Da Pátria, por fazer que o Africano
De sa  patrie, pour que l’Africain
Conheça, pelas armas, quanto excede
Comprenne, par les armes, combien est supérieure
  A lei de Cristo à lei de Mafamede. 
La loi du Christ à celle de Mahomet.

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

L’ESPRIT D’AMOUR – SONNETS DE SHAKESPEARE SONNET 56 – LVI – Sweet love, renew thy force

SONNET de SHAKESPEARE
SHAKESPEARE SONNETS
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


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SONNET 56

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
***
Sweet love, renew thy force
****

L’ESPRIT D’AMOUR
***

1598 

**

*

 Sweet love, renew thy force; be it not said
Doux amour, renouvelle ta force ! Qu’il ne soit pas dit
Thy edge should blunter be than appetite,
Que ton ardeur est plus faible que ton appétit,
Which but to-day by feeding is allay’d,
Qui est aujourd’hui par un banquet apaisé,
To-morrow sharpened in his former might:
Mais qui, demain, de toute son ancienne force sera aiguisé :

*

So, love, be thou, although to-day thou fill
Alors, fais-en de même, mon amour,
Thy hungry eyes, even till they wink with fulness,
Tes yeux affamés, même s’ils sont contentés ce jour,
 To-morrow see again, and do not kill
Demain, qu’ils admirent encore, afin que ne meurt
The spirit of love, with a perpetual dulness.
L’esprit d’amour d’une perpétuelle langueur.

*


*

Let this sad interim like the ocean be
Que ce triste intérim soit comme l’océan
 Which parts the shore, where two contracted new
Qui séparent deux fiancés sur deux rivages opposés
Come daily to the banks, that when they see
Et qui viennent chaque jour, afin que, quand viendra

*

Return of love, more blest may be the view;
Le retour de l’amour, plus belle soit la rencontre ;
Or call it winter, which being full of care,
Ou soit comme l’hiver plein d’un interminable ennui,
Makes summer’s welcome, thrice more wished, more rare. 
Rendant l’été, trois fois plus souhaité et plus rare.

*


 

*****************

SHAKESPEARE SONNETS
SONNET LVI

LES SONNETS DE SHAKESPEARE SONNETS

CAMOES OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES III-20
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-20

OS LUSIADAS III-20

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  20
Strophe 20

III-20

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20
LES LUSIADES III-20

 *****

« Eis aqui, quase cume da cabeça
«Ici, se trouve, comme le sommet de la tête
De Europa toda, o Reino Lusitano,
De toute l’Europe, le Royaume Lusitanien,
Onde a terra se acaba e o mar começa,
Là où la terre finit et la mer commence,
E onde Febo repousa no Oceano.
Là où Phébus repose dans l’océan.
Este quis o Céu justo que floresça
Là où le juste Ciel aiguisa
Nas armas contra o torpe Mauritano,
Ses armes contre le pouilleux Mauritanien,
Deitando-o de si fora, e lá na ardente
Là où il le rejeta, et qui, jusque dans l’ardente
África estar quieto o não consente.
Afrique, l’accula.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-20 LES LUSIADES III-20
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-18 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-18 LES LUSIADES III-18
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-18

OS LUSIADAS III-18

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  18
Strophe 18

III-18

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-18
LES LUSIADES III-18

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« Com Tingitânia entesta, e ali parece
« Avec la Mauritanie Tingitane, elle se touche, et semble
  Que quer fechar o mar Mediterrano,
Vouloir fermer la mer Méditerranée,
 Onde o sabido Estreito se enobrece
Où le célèbre Détroit s’est anobli
Co’o extremo trabalhado Tebano.
Par les travaux extrêmes du thébain Hercule.
Com nações diferentes se engrandece,
Avec différents nations qui participent à sa grandeur,
Cercadas com as ondas do Oceano;
Entourées des vagues de l’Océan ;
Todas de tal nobreza e tal valor,
Toutes aussi nobles et valeureuses,
Que qualquer delas cuida que é melhor.
Que chacune d’elle se soucie d’être la meilleure.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-18 LES LUSIADES III-18
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES