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LE POÈTE – Poème de Caroline PAVLOVA – 1839 – Поэзия Каролины ПАВЛОВОЙ – ПОЭТ

*Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
русская поэтесса
Poétesse Russe
 

 

 


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 Traduction Jacky Lavauzelle  

CAROLINE PAVLOVA
Кароли́на Ка́рловна Па́влова
née Caroline Ianich

10 juillet 1807 Iaroslavl – 2 décembre 1893 Dresde

 

Поэзия Каролины ПАВЛОВОЙ

LA POÉSIE DE CAROLINE PAVLOVA

 

LE POÈTE 
1839
ПОЭТ

*******************

Он вселенной гость, ему всюду пир,
Il est l’invité de l’univers, il se délecte en tous lieux,
Всюду край чудес;
Partout, des pays miraculeux.
Ему дан в удел весь подлунный мир,
Un monde entier au clair de lune lui a été donné,
Весь объём небес.
Tout le volume du ciel.
Всё живит его, ему всё кругом
Tout vit, tout autour de lui
Для мечты магнит;
Des rêves entrelacés ;
Зажурчит ручей, вот и в хор с ручьём
La fureur d’un ruisseau devient une chorale et ses flots
Его стих журчит.
Des vers qui murmurent.
Заревёт ли лес при борьбе с грозой,
La forêt commence t-elle à rugir lors d’un orage,
Как сердитый тигр,
Tel un tigre en furie,
Ему бури вой — лишь предмет живой
Le hurlement de la tempête
Сладкозвучных игр.
Devient alors un sujet de jeux animés et sonores


*********************

Quand ta voix est si tendre – Poème de CAROLINE PAVLOVA -1837- Поэзия Каролины ПАВЛОВОЙ

Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
русская поэтесса
Poétesse Russe
 

Texte écrit par C. PAVLOVA en français

 


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

 

CAROLINE PAVLOVA
Кароли́на Ка́рловна Па́влова
née Caroline Ianich

10 juillet 1807 Iaroslavl – 2 décembre 1893 Dresde

 

Поэзия Каролины ПАВЛОВОЙ

LA POÉSIE DE CAROLINE PAVLOVA

 

Quand ta voix est si tendre
1837

*******************

Quand ta voix est si tendre,
Ton œil si plein d’espoir,
Et j’entends sans entendre,
Je regarde sans voir ;
Quand un soupir achève
Quelques mots dits tout bas, –
Oh ! Laisse que je rêve,
Ne t’en étonne pas.

*

Quand une étoile blanche
Luit au dessus de nous,
Quand, muette, je penche
Mon front sur tes genoux ;
Quand la tristesse effleure
Mon cœur entre tes bras, –
Oh ! Laisse que je pleure,
Ne m’interroge pas.

*

Que t’importe qu’une ombre
Passe devant mes yeux,
Qu’un instant tombe, sombre,
Dans mes instants joyeux ?
Mes bonheurs, mes souffrances,
M’inondant tour à tour,
Mes rêves, mes silences,
Mes pleurs ne sont qu’amour.

Avril 1837