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IMPUISSANCE – POEME DE ZINAÏDA HIPPIUS – Поэзия Зинаиды Гиппиус -1893 – Бессилье

 

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус
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Zinaïda Nicolaïevna Hippius
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

8 novembre 1869 Beliov Russie – 9 septembre 1945 Paris,
8 ноября 1869 Белёв, Российская империя — 9 сентября 1945 Париж Франция

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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IMPUISSANCE
1893
Бессилье
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*

Смотрю на море жадными очами,
Je regarde la mer avec des yeux gourmands
К земле прикованный, на берегу…
Enchaînée au sol, sur le rivage …
Стою над пропастью – над небесами,-
Debout tout près de l’abîme – au-dessus du ciel –
И улететь к лазури не могу.
Mais je ne peux plus désormais voler jusqu’à l’azur

*

Не ведаю, восстать иль покориться,
Je n’ai, rebelle ou esclave,
Нет смелости ни умереть, ни жить…
Ni le courage de mourir ni de vivre …
Мне близок Бог – но не могу молиться,
Dieu est pourtant si proche de moi mais je ne peux pas prier,
Хочу любви – и не могу любить.

Je veux tellement aimer mais je ne peux pas aimer.

*

Я к солнцу, к солнцу руки простираю
J’étire mes bras vers le soleil
И вижу полог бледных облаков…
Et je vois un amoncellement de nuages pâles …
Мне кажется, что истину я знаю –
Il me semble que je connais la vérité –
И только для нее не знаю слов.
Mais je ne connais pas les mots.

******

*

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*

ÉLÉGIE – POEME DE MIRRA LOLHVITSKAÏA – Мирра Лохвицкая- 1893 -ЭЛЕГИЯ

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия
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Poésie de Mirra Lokhvitskaïa
Поэзия Мирры Лохвицкой
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Mirra Lokhvitskaïa
Мирра Лохвицкая

Maria Alexandrovna Lokhvitskaïa
Мария Александровна Лохвицкая
19 novembre 1869 Saint-Pétersbourg – 27 août 1905 Saint-Pétersbourg

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ÉLÉGIE
1893
ЭЛЕГИЯ
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Я умереть хочу весной,
Je veux mourir au printemps
С возвратом радостного мая,
Avec le retour du joyeux mois de mai,
Когда весь мир передо мной
Quand tout le monde devant moi
Воскреснет вновь, благоухая.
Sera ressuscité, ma douce.

*

‎На всё, что в жизни я люблю,
Pour tout ce que j’aime dans la vie,
‎Взглянув тогда с улыбкой ясной, —
Regardant alors avec un clair sourire,
‎Я смерть свою благословлю —
Je bénirai ma mort,
И назову её прекрасной.
Et je l’appellerai belle.

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5 марта 1893
5 mars 1893

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Poésie de Mirra Lokhvitskaïa
Поэзия Мирры Лохвицкой
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LE MYTHE DE MIDAS – Poème de Lope de Vega – A Baco pide Midas que se vuelva

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Littérature espagnole
Literatura española
Poésie espagnole
Poesía española

BNE Biblioteca Nacional de España Biblitothèque Nationale d'Espagne Artgitato Madrid Lope de Vega
Lope de Vega, La Bibliothèque d’Espagne – Biblioteca de españa – Photo Jacky Lavauzelle

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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LOPE DE VEGA
Félix Lope de Vega y Carpio
Madrid 25 novembre 1562 – Madrid 27 août 1635

Mythe de Midas, Nathaniel Hawthorne, Walter Crane, 1893

****************

A Baco pide Midas que se vuelva
A Bacchus*, Midas demande de pouvoir transformer
oro cuanto tocare (¡ambición loca!);
en or tout ce qu’il touche (ambition folle !) ;
vuélvese en oro cuanto mira y toca,
et devient de l’or tout ce qu’il voit et touche,
el labrado palacio y verde selva.
le palais forgé comme la jungle verte.

(*Dionysos)

*

Adonde quiera que su cuerpo envuelva,
Partout où son corps se pose,
oro le ofende, y duerme en dura roca;
l’or se répand et il dort désormais sur de la dure roche ;
oro come, oro bebe, que la boca
il mange de l’or, il boit de l’or, cette bouche
quiere también que en oro se resuelva.
veut aussi que tout en or soit transformé.



*

La Muerte, finalmente, su auricida,
La Mort, finalement, son auricide,
triunfó de la ambición, y en oro envuelto,
triompha de cette ambition, et enveloppé d’or,
se fue secando, hasta su fin postrero.
il se dessécha, jusqu’à sa fin ultime.

*

Así yo, triste, acabaré la vida,
Alors, triste, moi aussi je vais finir ma vie,
pues tanto amor pedí, que, en amor vuelto
tant d’amour j’ai demandé, qu’en amour se transforme
el sueño, el gusto, de abundancia muero.
le rêve, le goût et de cette abondance je meurs.

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LA POÉSIE de LOPE DE VEGA
LA POESIA DE LOPE DE VEGA

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L’HÔTE ET L’INVITE (XV) Poème Géorgien de VAJA-PCHAVELA სტუმარ-მასპინძელი 1893 ვაჟა ფშაველა

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POEME DE VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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 VAJA-PCHAVELA
Dessin de Zurab Tsereteli – Moma de Tbilissi – Géorgie

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Poème de vaja-pchavela

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

 26 juillet 1861 – 10 juillet 1915
26 ივლისი, 1861 – 10 ივლისი, 1915

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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სტუმარ-მასპინძელი
L’HÔTE ET L’INVITE
1893

XV

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იმ კლდის თავს, საცა ჯოყოლა
im k’ldis tavs, satsa joq’ola
Voici sur ce rocher, où Djokola est tombé
მოჰკლეს ხევსურთა ბრძოლაში,
mohk’les khevsurta brdzolashi,
Dans sa lutte contre les Khevsours,
ღამ-ღამ ჰხედავენ სურათსა
gham-gham hkhedaven suratsa
Une apparition au cœur de la nuit
 ზვავისგან ნაგალს გორაში:
zvavisgan nagals gorashi:
Après cette terrible avalanche :
კლდის თავს წადგება ჯოყოლა,
k’ldis tavs ts’adgeba joq’ola,
Djokola sur son rocher,
 სასაფლაოსკე იძახებს:
sasaplaosk’e idzakhebs:
Clamant en direction du cimetière :
“ზვიადაურო, ძმობილო,
“zviadauro, dzmobilo,
« Zviadaouri, mon frère,
რად არ მაჩვენებ შენს სახეს?!”
rad ar machveneb shens sakhes?!”
Pourquoi ne montres-tu pas ton visage ? « 
სასაფლაოდამ წამოვა
sasaplaodam ts’amova
Alors, du cimetière monta
 აჩრდილი ფარ-ხმალიანი,
achrdili par-khmaliani,
Une ombre gigantesque,
გულზე უწყვია დაკრეფით
gulze uts’q’via dak’repit
Sur son cœur son sabre
მკლავები სამკლავიანი.
mk’lavebi samk’laviani.
Entre ses bras croisés.
მივა და მიესალმება
miva da miesalmeba
L’ombre accueillit alors
თავის ძმობილსა მდუმარედ.
tavis dzmobilsa mdumared.
Son frère en silence.
იქვე აღაზაც ამოდის
ikve aghazats amodis
Voici qu’Aghaza surgit
სახე მოწყენით, მწუხარედ.
sakhe mots’q’enit, mts’ukhared.
Face à eux, tristement.
ენთება ცეცხლი მათს გვერდით,
enteba tsetskhli mats gverdit,
Un puissant feu fut allumé
მკრთალადა ბჟუტავს მთაზედა;
mk’rtalada bzhut’avs mtazeda;
Sur une montagne proche ;
იმათ ჰმასპინძლობს აღაზა,
imat hmasp’indzlobs aghaza,
Il y prépare le repas, les verres
ჯიხვის მწვადს უწვავს ალზედა.
jikhvis mts’vads uts’vavs alzeda.
Et les plats aux convives.
ვაჟკაცობისას ამბობენ,
vazhk’atsobisas amboben,
Le courage sublime
ერთურთის დანდობისასა,
erturtis dandobisasa,
Cette rencontre présente
სტუმარ-მასპინძლის წესზედა
st’umar-masp’indzlis ts’eszeda
Qui lie l’hôte et de l’invité,
ცნობის და და-ძმობისასა.
tsnobis da da-dzmobisasa.
Reconnaissance et fraternité.
როცა მათ ჰხედავს ერთადა
rotsa mat hkhedavs ertada
Quelle merveilleuse vision !
კაცი, ვერ ძღება ცქერითა;
k’atsi, ver dzgheba tskerita;
L’homme, ainsi contemple ces étincelles  ;
მაგრამ გაჩნდება ჯანღი რამ
magram gachndeba janghi ram
Mais arrive l’inéluctable
კურუმად შავის ფერითა,
k’urumad shavis perita,
Noirceur du soir et de brume,
დაეფარება სანახავს
daepareba sanakhavs
Qui dans ses bras récupère
  წერა-მწერელის წერითა.
ts’era-mts’erelis ts’erita.
Cette vision des montagnes.
ზედ აწევს ჯადოსავითა,
zed ats’evs jadosavita,
Cette étrange magie de la brume,
არ დაიმტვრევა კვერითა,
ar daimt’vreva k’verita,
Rien ne peut la briser,
ვერც შეულოცავს მლოცავი,
verts sheulotsavs mlotsavi,
Même les plus ferventes prières,
 არც აიხდება ხელითა.
arts aikhdeba khelita.
Sont ici impuissantes.
  მხოლოდ მდინარის ხმა ისმის,
mkholod mdinaris khma ismis,
On n’entend que le son de la rivière,
დაბლა მიქანავს ხველითა
dabla mikanavs khvelita
Qui s’écoule là
და უფსკრულს დასცქერს პირიმზე
da upsk’ruls dastskers p’irimze
Et dans l’abîme se penche
მოღერებულის ყელითა…
mogherebulis q’elita…
Les pétales d’une fleur…

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POEME DE VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

L’HÔTE ET L’INVITE (VI) Poème Géorgien de VAJA PCHAVELA სტუმარ-მასპინძელი 1893 ვაჟა ფშაველა

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POEME DE VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Dessin de Zurab Tsereteli – Moma de Tbilissi – Géorgie

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Poème de vaja-pchavela

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

 26 juillet 1861 – 10 juillet 1915
26 ივლისი, 1861 – 10 ივლისი, 1915

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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სტუმარ-მასპინძელი
L’HÔTE ET L’INVITE
1893

VI

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სოფლისა გაღმა გორია,
soplisa gaghma goria,
De l’autre côté du village, la montagne,
დამწვარი, ქვიშიანია.
damts’vari, kvishiania.
Brûlée, sablonneuse.
ბევრი წევს იქა ვაჟკაცი,
bevri ts’evs ika vazhk’atsi,
Nombreux ici reposent,
გულ-ლომი, ჯიშიანია.
gul-lomi, jishiania.
Aux cœurs de lion.
ძირს მისდგამს ბექი მდუმარე,
dzirs misdgams beki mdumare,
En bas, silencieux,
ნაღვარი, თიხიანია.
naghvari, tikhiania.
Un bourbier d’argile.
ხმალ-ხანჯრის, თოფის მხმარეთი
khmal-khanjris, topis mkhmareti
Se sont tus les coups de feu, rangées les épées
არა სძგერს გული მაგარი;
ara sdzgers guli magari;
Se sont tus les cœurs aussi ;
იმათ სჭამს მიწა უენო,
imat sch’ams mits’a ueno,
Cette terre dévore ainsi,
სასტიკი, გაუმაძღარი;
sast’ik’i, gaumadzghari;
Féroce, gourmande ;
მასში ეშლება ყველასა
masshi eshleba q’velasa
Tout est en son pouvoir,
ადამიანის იერი…
adamianis ieri…
Aucun être humain …
ვერ გვიხსნის სიკვდილის ბჯღალით
ver gvikhsnis sik’vdilis bjghalit
Ne peut se sauver de sa mort
    ძალა, ვერც სიტყვა ცბიერი.
dzala, verts sit’q’va tsbieri.
Ni par la puissance ni par la ruse.
ბუნების ცოდვა ესაა,
bunebis tsodva esaa,
Le péché de la nature est ainsi,
მუდამ საწყინო ჩემია:
mudam sats’q’ino chemia:
Je suis toujours triste de voir
ავსა და კარგსა ყველას ჰკლავს,
avsa da k’argsa q’velas hk’lavs,
Qu’elle dévore sans distinction,
არავინ გადურჩენია.
aravin gadurchenia.
Personne ne sera sauvé.
ყველა მგზავრთათვის ინთქმევა,
q’vela mgzavrtatvis intkmeva,
Tous les passagers sont condamnés,
როცა იღუპვის გემია!..
rotsa ighup’vis gemia!..
Quand un bateau meurt en coulant ! ..
 მზე ჯერ არ ამოსულიყო,
mze jer ar amosuliq’o,
Le soleil ne s’était pas encore montré,
ნამს ჯერ ბალახზე ეძინა,
nams jer balakhze edzina,
La rosée dormant sur l’herbe,
არ დაებერა ნიავსა,
ar daebera niavsa,
Sans aucune brise,
დაბლა არ ჩამოეფინა,
dabla ar chamoepina,
En bas, s’amoncellent déjà
ურიცხვი კაცი და ქალი
uritskhvi k’atsi da kali
D’innombrables hommes et femmes
ჭალაზე შამოეფინა.
ch’alaze shamoepina.
Qui se retrouvent ensemble.
მოჰყავდა ზვიადაური
mohq’avda zviadauri
Zviadauri arrive
  ხელშეკონილი გროვასა,
khelshek’onili grovasa,
Prisonnier, attaché,
ყველას უხარის მის მოკვლა,
q’velas ukharis mis mok’vla,
Tous, ravis par cette mort inéluctable,
ან ვინ დაიწყებს გლოვასა?!
an vin daits’q’ebs glovasa?!
Parmi eux, qui portera le deuil ?
სიკვდილი ყველას გვაშინებს,
sik’vdili q’velas gvashinebs,
La mort effraie, il est vrai,
სხვას თუ ჰკვლენ, ცქერა გვწადიან;
skhvas tu hk’vlen, tskera gvts’adian;
Mais, à la voir portée par d’autres mains,
 კაცნი ვერ ჰგრძნობენ ბევრჯელა,
k’atsni ver hgrdznoben bevrjela,
Les hommes ressentent moins
როგორ დიდს ცოდვას სჩადიან.
rogor dids tsodvas schadian.
Le poids des péchés.
რამდენი ავსული ვიცი,
ramdeni avsuli vitsi,
Combien je vois des racailles
წარბშეუხრელად დადიან;
ts’arbsheukhrelad dadian;
Qui ne dévient pas de leur route ;
 თავის მტანჯველის შემუსრვა
tavis mt’anjvelis shemusrva
Qui ne souhaite pas finalement
 ან კი ვის არა სწადიან?!
an k’i vis ara sts’adian?!
Eliminer son bourreau définitivement ?

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POEME DE VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

L’HÔTE ET L’INVITE (I) Poème Géorgien de VAJA PCHAVELA სტუმარ-მასპინძელი 1893 ვაჟა ფშაველა

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POEME DE VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Dessin de Zurab Tsereteli – Moma de Tbilissi – Géorgie

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Poème de vaja-pchavela

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

 26 juillet 1861 – 10 juillet 1915
26 ივლისი, 1861 – 10 ივლისი, 1915

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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სტუმარ-მასპინძელი
L’HÔTE ET L’INVITE
1893

I

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ღამის წყვდიადში ჩაფლული,
ghamis ts’q’vdiadshi chapluli,
Dans l’obscurité de la nuit,
გამტკნარებულის სახითა,
gamt’k’narebulis sakhita,
Sous un ciel brillant,
მოსჩანს ქისტეთის მიდამო
moschans kist’etis midamo
Je vois les chaînes montagneuses
 სალის კლდეების ტახტითა.
salis k’ldeebis t’akht’ita.
D’où jaillissent des trônes de rochers.
 ბნელს ხევზე მოჰყეფს მდინარე,
bnels khevze mohq’eps mdinare,
Péniblement dévale une rivière,
გულამღვრეული ჯავრითა.
gulamghvreuli javrita.
Dans ses entrelacs encaissés.
გადმოხრილიყვნენ მთანიცა,
gadmokhriliq’vnen mtanitsa,
Elle se renverse cette montagne,
ხელ-პირს იბანდენ წყალზედა;
khel-p’irs ibanden ts’q’alzeda;
Plonge ses mains dans la froideur des eaux ;
ბევრი მომკვდარა მათს მკერდზე,
bevri momk’vdara mats mk’erdze,
Beaucoup sont morts sur sa poitrine,
სისხლს ვერ იხდენენ ტანზედა;
siskhls ver ikhdenen t’anzeda;
Mais le sang ne peut être ainsi lavé ;
ძმის მკვლელის სისხლი სწყურია,
dzmis mk’vlelis siskhli sts’q’uria,
Il a soif du sang de l’assassin de son frère
კაცი რამ მოდის გზაზედა.
k’atsi ram modis gzazeda.
Cet homme qui arpente le chemin.
გზას ვამბობ, თორემ რა გზაა.
gzas vambob, torem ra gzaa.
Je  parle d’un chemin, mais quel chemin ?
ვიწრო ბილიკი კლდეზედა?
vits’ro bilik’i k’ldezeda?
Un chemin, ce sentier étroit à travers les falaises ?
სავალად მეტად ძნელია,
savalad met’ad dznelia,
Qu’il est difficile d’avancer,
ფეხს ძლივს აცილებს ფეხზედა.
pekhs dzlivs atsilebs pekhzeda.
Qu’il est compliqué aux jambes de tenir.
გაღმა სჩანს ქისტის სოფელი
gaghma schans kist’is sopeli
De l’autre côté, voici un village Kiste
არწივის ბუდესავითა, –
arts’ivis budesavita, –
Qui, tel un nid d’aigle, domine,
საამო არის საცქერლად
saamo aris satskerlad
Comme il est réconfortant
დიაცის უბესავითა.
diatsis ubesavita.
De le retrouver chaque fois.
სოფლის თავს სძინავს შავს ნისლსა
soplis tavs sdzinavs shavs nislsa
Le village dort dans le brouillard
დაფიქრებულის სახითა.
dapikrebulis sakhita.
Qui l’enveloppe profondément.
ყურს უგდებს არე-მარესა,
q’urs ugdebs are-maresa,
Ses nappes tendent l’oreille ,
გულ-ლაღობს სანახავითა.
gul-laghobs sanakhavita.
Aux affaires de ce monde.
სტუმარი ცოტა ხანისა
st’umari tsot’a khanisa
L’hôte s’installe pour peu de temps
ხვალ სხვაგან წავა აქითა.
khval skhvagan ts’ava akita.
Car demain déjà il partira ailleurs.
წავა, გადივლის გორებსა,
ts’ava, gadivlis gorebsa,
Il partira rejoindre les gorges,
ქედებსა ყინულიანსა;
kedebsa q’inuliansa;
Qui se sont figées dans la glace.
აბნელებს, უხილავად ჰქმნის
abnelebs, ukhilavad hkmnis
Ses voiles découvrent des choses invisibles
ქვეყანას ხილულიანსა.
kveq’anas khiluliansa.
Et en voilent d’autres visibles.
თუ მონადირეს ატირებს,
tu monadires at’irebs,
Si le chasseur s’arrête, désemparé,
გზა-დაკარგულსა კლდეშია,
gza-dak’argulsa k’ldeshia,
Et cherche sa route perdue à travers les rochers,
ალაღებს მგელსა და ქურდსა,
alaghebs mgelsa da kurdsa,
Le brouillard enveloppe le loup et le voleur,
მოარულთ სიბნელეშია.
moarult sibneleshia.
Qui se satisfont de ses ténèbres.

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POEME DE VAJA PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Vaja-Pchavela
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

Ocaso no mar – Coucher de Soleil en mer – Poema de João da Cruz e Sousa – Poème de Cruz e Sousa (Missal – 1893)

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Ocaso no mar
COUCHER DE SOLEIL EN MER
(Missal – 1893)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




*

traduction Jacky Lavauzelle
(photo J Lavauzelle)

Num fulgor d’ouro velho o sol tranqüilamente desce para o ocaso, no limite extremo do mar, d’águas calmas, serenas, dum espesso verde pesado, glauco, num tom de bronze.
Dans une lueur de vieil or, le soleil descend tranquillement pour un coucher à la limite extrême de la mer, sur des eaux calmes, sereines, d’un épais et pesant vert, glauque, d’un ton de bronze.

No céu, de um desmaiado azul, ainda claro, há uma doce suavidade astral e religiosa.
Au ciel, d’un bleu pâle, toujours clair,  une suave douceur astrale et religieuse.

Às derradeiras cintilações doiradas do nobre Astro do dia, os navios, com o maravilhoso aspecto das mastreações, na quietação das ondas, parecem estar em êxtase na tarde.
Aux dernières lueurs scintillantes du noble Astre du jour, les navires, avec l’aspect merveilleux du gréement, dans le calme des vagues, paraissent extatiques en cet après-midi.

Num esmalte de gravura, os mastros, com as vergas altas lembrando, na distância, esguios caracteres de música, pautam o fundo do horizonte límpido.
Dans un émail de gravure, les mâts, avec leurs hautes verges rappellent, au loin, de minces caractères de musique guidant le fond du clair horizon.

Os navios, assim armados, com a mastreação, as vergas dispostas por essa forma, estão como a fazer-se de vela, prontos a arrancar do porto.
Les navires, ainsi armés, avec le gréement, les verges ainsi disposées, sont comme des voiliers prêts enfin à sortir du port.

Um ritmo indefinível, como a errante etereal expressão das forças originais e virgens, inefavelmente desce, na tarde que finda, por entre a nitidez já indecisa dos mastros…
Un rythme indéfinissable, comme une vagabonde et éthérée expression des forces originelles et vierges, descend ineffablement, dans cet après-midi finissant, à travers des mâts déjà moins perceptibles …

Em pouco as sombras densas envolvem gradativamente o horizonte em torno, a vastidão das vagas.
Les ombres denses finissent d’envelopper progressivement l’horizon, l’immensité des vagues.

Começa, então, no alto e profundo firmamento silencioso, o brilho frio e fino, aristocrático das estrelas.
Puis, alors, du haut et profond firmament silencieux, la lueur froide et fine, la lueur aristocratique des étoiles.

Surgindo através de tufos escuros de folhagem, além, nos cimos montanhosos, uma lua amarela, de face chara de chim, verte um óleo luminoso e dormente em toda a amplidão dapaisagem.
S’élevant à travers des touffes de feuillage sombres, et sur les hauteurs montagneuses, une lune jaune répand une huile lumineuse et apaisée à travers l’immensité du paysage.

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

Siderações -Poemas – SIDERATIONS -Poème – João da Cruz e Sousa – 1893

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
Siderações
Sidération
(Broquéis – 1893)

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Traduction Jacky Lavauzelle Siderações -Poemas - SIDERATIONS -Poème - João da Cruz e Sousa - 1893

Para as Estrelas de cristais gelados
Pour les étoiles de cristaux glacés
  As ânsias e os desejos vão subindo,
Les envies et les désirs croissent,
Galgando azuis e siderais noivados
Les bleus engagements sidéraux galopent
De nuvens brancas a amplidão vestindo…
Sur de blancs nuages blancs en extension…

*

 Num cortejo de cânticos alados
Dans un cortège de chansons ailées
  Os arcanjos, as cítaras ferindo,
Les archanges, les harpes blessantes,
Passam, das vestes nos troféus prateados,
Passent, des robes dans les trophées d’argent,
  As asas de ouro finamente abrindo…
Leurs ailes d’or s’ouvrent délicatement…

*

 Dos etéreos turíbulos de neve
Des encensoirs éthérés de neige
 Claro incenso aromal, límpido e leve,
Clair encens aromatique, limpide et léger,
Ondas nevoentas de Visões levanta…
Ondes brumeuses de Visions se soulevant …

*

 E as ânsias e os desejos infinitos
Et les envies et les désirs infinis
Vão com os arcanjos formulando ritos 
Partent avec les archanges formulant des rites
  Da Eternidade que nos Astros canta…
De l’Eternité qui chante dans les Astres …

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

POEME de João da Cruz e Sousa – POEMAS João da Cruz e Sousa – Poésie de Cruz e Sousa

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
POEMAS
POEMES

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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HUMILIDADE SECRETA
HUMILITE SECRETE
1900

Fico parado, em êxtase suspenso,
Je reste immobile, en suspens extatique,
  Às vezes, quando vou considerando
Parfois, quand je considère

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DIVINA
DIVINE
1900

Eu não busco saber o inevitável
Je ne cherche pas à connaître l’inévitable
Das espirais da tua vi matéria.
Des spirales de ta vie matérielle.

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Visão
VISION
1900

Noiva de Satanás, Arte maldita,
Epouse de Satan, Art maudit,
Mago Fruto letal e proibido,
 Fruit mortel magique et interdit,

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O SONETO
LE SONNET
1905

Nas formas voluptuosas o Soneto
Des formes voluptueuses, le Sonnet
Tem fascinante, cálida fragrância
A cette douce et fascinante fragrance

Traduction Jacky Lavauzelle

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DE ALMA EM ALMA
D’ÂME EN ÂME
1905

Tu andas de alma em alma errando, errando,
Errant, tu marches d’âme en âme, errant,
Como de santuario em santuario.
Comme de sanctuaire en sanctuaire.

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Dilacerações
Déchirements

Ó carnes que eu amei sangrentamente,
Ô chairs que j’aimais ensanglantées,
  ó volúpias letais e dolorosas,
O voluptés mortelles et douloureuses,

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Siderações
Sidérations
1893

Para as Estrelas de cristais gelados
Pour les étoiles de cristaux glacés
  As ânsias e os desejos vão subindo,
Les envies et les désirs croissent,

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OCASO NO MAR
COUCHER DE SOLEIL EN MER
1893

Num fulgor d’ouro velho o sol tranqüilamente desce para o ocaso, no limite extremo do mar, d’águas calmas, serenas, dum espesso verde pesado, glauco, num tom de bronze.
Dans une lueur de vieil or, le soleil descend tranquillement pour un coucher à la limite extrême de la mer, sur des eaux calmes, sereines, d’un épais et pesant vert, glauque, d’un ton de bronze.

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O simbolismo no Brasil

« No Brasil, a lírica simbolista sente diretamente as influências da França, sem passar pela experiência portuguesa, como aconteceu nas escolas literárias anteriores. Em 1891, um grupo de poetas do Rio de Janeiro, reunido em torno da Folha Popular, introduz a nova moda poética. Entre eles se destaca a figura de João da Cruz e Sousa (1861–1897). Podemos distinguir duas fases no seu itinerário poético: com a publicação de Missal e Broquéis (1893), Cruz e Sousa imita o gosto baudelairiano pelo erotismo e o satanismo; mais tarde, na fase da maturidade, ele repudia a atitude decadente, estranha à realidade brasileira, enveredando pelo filão do lirismo metafísico, místico, religioso. Simbolista mais fecundo é o mineiro Alphonsus de Guimaraens (1870–1921). Ele soube conciliar o anseio de transcendência, característica essencial do Simbolismo, com a sua fé católica, sublimizando o esoterismo no cristianismo. Usando com uma certa parcimônia as inovações técnicas da estética simbolista — rimas internas, aliterações, assonâncias, extrema preocupação com o ritmo do verso, léxico requintado, frouxidão sintática, metáfora sinestética —, Guimaraens constrói uma poesia altamente melódica. Antológico é o seu poema Ismália, onde a « Lua », a « torre », a « loucura » são símbolos da alma humana, dividida entre o mundo da realidade, da sombra, e o mundo do sonho, da verdade transcendental. »

Dicionário de Cultura Básica por Salvatore D’ Onofrio
Simbolismo
Symbolisme

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Cruz e Sousa & Alphonsus Guimaraens
LA LITTERATURE SYMBOLISTE AU BRESIL

Au Brésil, les symbolistes tirent directement leurs influences de la France, sans passer par une expérience portugaise, comme cela est arrivé dans les écoles littéraires précédentes. En 1891, un groupe de poètes de Rio de Janeiro, se réunissent autour de la Folha Popular, la « Feuille Populaire », qui représente cette nouvelle mode poétique. Parmi eux se trouve la figure de João da Cruz e Sousa (1861-1897). On peut distinguer deux phases dans son parcours poétique : avec la publication du Missal et Broquéis (1893), Cruz e Sousa imite le goût baudelairien pour l’érotisme et le satanisme ; plus tard, dans sa maturité, il répudiera cette attitude décadente, étrangère à la réalité brésilienne en se lançant dans un lyrisme métaphysique, mystique, religieux.
Un symbolisme plus fécond se retrouve chez Alphonsus Guimaraens (1870-1921). Il savait concilier la transcendance du désir, caractéristique essentielle du symbolisme, avec sa foi catholique, en sublimant l’ésotérisme dans le christianisme. Il utilisa certaines innovations techniques de l’esthétique symboliste : rime interne, allitération, assonance, extrême préoccupation au rythme des vers, lexique raffiné, le laxisme syntaxique, métaphore synesthésique – Guimaraens construit une poésie très mélodique. Anthologique est son poème Ismaïlia, où la « Lua« , la « torre« , la « loucura » (« Lune », la « tour », la « folie ») sont des symboles de l’âme humaine, séparant monde de la réalité, obscur, et le monde du rêve, de la vérité transcendantale.
Dictionnaire de la culture de base par Salvatore D ‘Onofrio
Symbolisme

Trad. (JL) du texte de Salvatore D’ Onofrio

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POEMAS  João da Cruz e Sousa
Poésie de Cruz e Sousa

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Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

LA FLÛTE DES VERTEBRES de MAÏAKOVSKI – Le Prologue – Флейта-позвоночник

Флейта-позвоночник

LA FLÛTE DES VERTEBRES DE MAÏAKOVSKI


русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe
 

 





 

Владимир Владимирович Маяковский
Vladimir Maïakovski

1893-1930

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
стихотворение Лермонтова

 




 Poème de Vladimir Maïakovski

LA FLÛTE DE VERTEBRES
Флейта-позвоночник
1915
PROLOGUE – пролог

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За всех вас,
A vous toutes,
которые нравились или нравятся,
qui aiment ou qui avez aimé,
хранимых иконами у души в пещере,
Icônes stockées dans une caverne de l’âme,
как чашу вина в застольной здравице,
Comme une coupe de vin à boire lors d’un toast,
подъемлю стихами наполненный череп.
Je lève mes vers au fond de ce crâne.



Все чаще думаю –
De plus en plus, je pense –
не поставить ли лучше
Que le mieux serait de placer
точку пули в своем конце.
Une balle à la fin.
Сегодня я
Aujourd’hui,
на всякий случай
Juste au cas où,
даю прощальный концерт.
Je donne un concert d’adieu.



 

Память!
Mémoire !
Собери у мозга в зале
Recueille dans la pièce du cerveau
любимых неисчерпаемые очереди.
Une file inépuisable d’amantes.
Смех из глаз в глаза лей.
Que le rire baignent les yeux.
Былыми свадьбами ночь ряди.
Que la nuit s’embellisse de nos hymens passés.
Из тела в тело веселье лейте.
Que de corps en corps la joie circule.
Пусть не забудется ночь никем.
Que ne soit jamais oublié cette nuit.
Я сегодня буду играть на флейте.
Aujourd’hui, je vais jouer de la flûte.
На собственном позвоночнике.
Sur ma propre colonne vertébrale.



 




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Poème de Vladimir Maïakovski
LA FLÛTE DES VERTEBRES
PROLOGUE
1915




LA FLÛTE DES VERTEBRES DE MAÏAKOVSKI