Archives par mot-clé : poemas

Élégie à Ramón Sijé – Poème de Miguel Hernández – ELEGIA A RAMÓN SIJÉ – 1936

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ELEGIA A RAMÓN SIJÉ
Élégie à Ramón Sijé

(L’écrivain Ramón Sijé (José Ramón Marín Gutiérrez) est né, comme Miguel Hernández, trois ans avant, à Orihuela le 16 novembre 1913)

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(En Orihuela, su pueblo y el mío, se me ha
muerto como del rayo Ramón Sijé, con quien
tanto quería.)

Francisco de Goya, Visión fantástica o Asmodea, Museo del Prado, Madrid

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Yo quiero ser llorando el hortelano
Avec mes pleurs, je veux être le jardinier
de la tierra que ocupas y estercolas,
de la terre que tu foules et que tu fertilises,
compañero del alma, tan temprano.
compagnon de l’âme, tôt le matin.

Alimentando lluvias, caracolas
Elle alimente les pluies, les coquillages
y órganos mi dolor sin instrumento,
et les organes ma douleur sans instrument,
a las desalentadas amapolas
et aux coquelicots découragés

daré tu corazón por alimento.
je donnerai ton cœur comme aliment.
Tanto dolor se agrupa en mi costado
Tant de douleur se regroupe dans mes côtes
que por doler me duele hasta el aliento.
que je souffre au plus haut point.

Un manotazo duro, un golpe helado,
Un coup dur, un coup glacial,
un hachazo invisible y homicida,
une hache invisible et criminelle,
un empujón brutal te ha derribado.
une poussée brutale t’a assommé.



 No hay extensión más grande que mi herida,
Il n’existe aucune extension plus grande que ma plaie,
lloro mi desventura y sus conjuntos
je pleure mon malheur, et tout ce qui l’entoure
y siento más tu muerte que mi vida.
et je sens ta mort plus que je ne sens ma vie.

Ando sobre rastrojos de difuntos,
Je marche sur les chaumes des défunts,
y sin calor de nadie y sin consuelo
et sans la chaleur de personne et sans réconfort
voy de mi corazón a mis asuntos.
Je vais tantôt vers mon cœur tantôt à mes affaires.

Temprano levantó la muerte el vuelo,
La mort tôt le matin s’est envolée,
temprano madrugó la madrugada,
tôt le matin l’aurore s’est levée,
temprano estás rodando por el suelo.
tôt le matin, sur le sol, tu es tombé.

No perdono a la muerte enamorada,
Je ne pardonne pas à la mort amoureuse,
no perdono a la vida desatenta,
 Je ne pardonne pas à la vie inattentive,
no perdono a la tierra ni a la nada.
Je ne pardonne ni à la terre ni au néant.

En mis manos levanto una tormenta
De mes mains je soulève une tempête
de piedras, rayos y hachas estridentes
de pierres, de rayons et d’axes stridents
sedienta de catástrofes y hambrienta.
assoiffée de catastrophes et affamée.

Quiero escarbar la tierra con los dientes,
Je veux creuser la terre avec mes dents,
quiero apartar la tierra parte a parte
Je veux répartir la terre, morceaux après morceaux
a dentelladas secas y calientes.
par des morsures sèches et chaudes.

Quiero minar la tierra hasta encontrarte
Je veux miner la terre jusqu’à ce que je te trouve
y besarte la noble calavera
et embrasser ce noble crâne
y desamordazarte y regresarte. 
et te libérer et te ramener.

Volverás a mi huerto y a mi higuera:
Tu retourneras dans mon jardin et à mon figuier :
por los altos andamios de las flores
parmi les hautes plantes en fleurs
pajareará tu alma colmenera
butinera ton âme bourdonnante

de angelicales ceras y labores.
de cires laborieuses et angéliques.
Volverás al arrullo de las rejas
Tu reviendras vers le roucoulement des grilles
de los enamorados labradores.
des paysans amoureux.

Alegrarás la sombra de mis cejas,
Tu apprécieras l’ombre de mes sourcils,
y tu sangre se irá a cada lado
et ton sang partira de tous les côtés
disputando tu novia y las abejas.
disputé entre ton amie et les abeilles.

Tu corazón, ya terciopelo ajado,
Ton cœur, velours fripé,
llama a un campo de almendras espumosas
appelle vers un champ d’amandes bouillonnant
mi avariciosa voz de enamorado.
ma voix avide d’amant.

A las aladas almas de las rosas
Aux âmes des roses ailées
del almendro de nata te requiero,
de l’amandier de crème je t’appelle,
que tenemos que hablar de muchas cosas,
nous avons tant de choses encore à nous dire,
compañero del alma, compañero.
compagnon de l’âme, mon compagnon.  

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10 de enero de 1936
10 janvier 1936

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TON VENTRE -Poème de Miguel Hernández – Menos tu vientre – 1938/1941

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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Cancionero y romancero de ausencias
1938-1941


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MENOS TU VIENTRE
TON VENTRE


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Francisco de Goya, La Maja desnuda, 1790-1800



Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre,
todo es confuso.
tout est confusion.
Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre,
todo es futuro
tout est futur
fugaz, pasado
fugace, passé
baldío, turbio.
vide, nuageux.
Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre,
todo es oculto.
tout est caché.
Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre
todo inseguro,
Tout est insécurité,
todo postrero,
tout est fini,
polvo sin mundo.
poussière sans monde.
Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre
todo es oscuro.
tout est obscur.
Menos tu vientre
En dehors de ce ventre
claro y profundo.
clair et profond.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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LA QUANTITE DE MONDES – Poème de Miguel Hernández – LA CANTIDAD DE MUNDOS

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE



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Cancionero y romancero de ausencias
1938-1941

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LA CANTIDAD DE MUNDOS
LA QUANTITE DE MONDES


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Santiago Rusiñol, Cour bleue, Arenys de Munt



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La cantidad de mundos
La quantité de mondes
que con los ojos abres,
qui s’ouvrent avec les yeux,
que cierras con los brazos.
qui se ferment avec les bras.
La cantidad de mundos
La quantité de mondes
que con los ojos cierras,
qui se ferment avec les yeux,
que con los brazos abres.
qui s’ouvrent avec les bras.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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LE COUTEAU CARNIVORE Poème de Miguel Hernández – Un carnívoro cuchillo – 1934/1935

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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El rayo que no cesa
(1934-1935)

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LE COUTEAU CARNIVORE
Un carnívoro cuchillo

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Juan Gris – Compotier et nappe à carreaux (1917)
Musée Guggenheim

Un carnívoro cuchillo
Un couteau carnivore,
de ala dulce y homicida
aile douce et homicide,
sostiene un vuelo y un brillo
soutient son vol et son éclat
alrededor de mi vida.
autour de ma vie

Rayo de metal crispado
Rayon métallique crispé
fulgentemente caído,
Affaissé totalement,
picotea mi costado
me picote le flanc
y hace en él un triste nido.
pour y construit un triste nid.

Mi sien, florido balcón
Mon temple, balcon fleuri
de mis edades tempranas,
dès mon plus jeune âge
negra está, y mi corazón,
est noir et mon cœur,
y mi corazón con canas.
sur mon cœur des cheveux gris.

Tal es la mala virtud
Telle est la mauvaise vertu
del rayo que me rodea,
du rayon qui m’entoure,
que voy a mi juventud
que je vais à ma jeunesse
como la luna a mi aldea.
comme la lune à mon village.

Recojo con las pestañas
Je collecte avec mes cils
sal del alma y sal del ojo
le sel de l’âme et le sel de l’œil
y flores de telarañas
et des fleurs de toiles d’araignées
de mis tristezas recojo.
de ma tristesse je collecte.

¿A dónde iré que no vaya
Où irai-je sans aller
mi perdición a buscar?
à rechercher ma perte ?
Tu destino es de la playa
Ton destin c’est la plage
y mi vocación del mar.
ma vocation c’est la mer.

Descansar de esta labor
Se reposer de ce travail
de huracán, amor o infierno
d’ouragan, d’amour ou d’enfer
no es posible, y el dolor
n’est pas possible, et la douleur
me hará a mi pesar eterno.
sera mon éternelle peine.

Pero al fin podré vencerte,
Mais enfin je peux vaincre,
ave y rayo secular,
oiseau et rayon séculaire,
corazón, que de la muerte
cœur, de la mort
nadie ha de hacerme dudar.
personne ne doit me faire douter.

Sigue, pues, sigue cuchillo,
Suis ensuite le couteau, suis-le
volando, hiriendo. Algún día
volant, me blessant. Un jour
se pondrá el tiempo amarillo
le temps jauni se retrouvera
sobre mi fotografía.
sur ma photographie.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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BOUCHE DE COLÈRE – Poème de Miguel Fernandez – BOCAS DE IRA – 1939/1941

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Cancionero y romancero de ausencias
CHANSONS & BALLADE SUR L’ABSENCE
(1938-1941)

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BOCAS DE IRA
BOUCHE DE COLERE


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Isidre Nonell
Coucher de soleil
Al Atardecer, Sant Martí de Provençals ,1896

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Bocas de ira.
Bouche de colère.
Ojos de acecho.
Yeux traqués.
Perros aullando.
Les chiens hurlent.
Perros y perros.
Des chiens et des chiens.
Todo baldío.
Tout vide.
Todo reseco.
Tout sec.
Cuerpos y campos,
Corps et champs,
cuerpos y cuerpos.
corps et corps.

¡Qué mal camino,
Quel mauvais chemin
qué ceniciento
quelle cendre
 corazón tuyo,
ton cœur
fértil y tierno!
fertile et tendre !

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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La poésie de Miguel Hernández – Poemas de Miguel Hernández

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Miguel Hernández
Miguel Hernández Gilabert
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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« Los poetas somos viento del pueblo : nacemos para pasar soplados a través de sus poros y conducir sus ojos y sus sentimientos hacia las cumbres más hermosas. »
« Les poètes sont le vent du peuple : nous sommes nés pour passer à travers ses pores et pour diriger ses yeux et ses sentiments vers de plus beaux sommets. »
Miguel Hernández
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Recueil
El hombre acecha

L’HOMME TRAQUÉ
1938-1939

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L’ULTIME CHANSON
Canción última

Hilma af Klint, Chaos, no 2, 1906

Pintada, no vacía:
Peinte, non vide :
pintada está mi casa
peinte est ma maison

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Recueil
El rayo que no cesa
(1934-1935)

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LE COUTEAU CARNIVORE
Un carnívoro cuchillo

Juan Gris – Compotier et nappe à carreaux (1917)
Musée Guggenheim

Un carnívoro cuchillo
Un couteau carnivore,
de ala dulce y homicida
aile douce et homicide,


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Recueil
LE VENT DU PEUPLE
VIENTO DEL PUEBLO
1936 – 1937

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L’ENFANT LABOUREUR
EL NIÑO YUNTERO

Bartolomé Esteban Murillo, Le Jeune Mendiant, 1650, Musée du Louvre

Carne de yugo, ha nacido
Chair de joug, né
más humillado que bello,
plus humble que beau,


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Recueil
POEMAS ÚLTIMOS
DERNIERS POÈMES
(1939-1941)

LE SABLE DU DÉSERT
Arena del desierto
1941

Jean-Léon Gérôme – Le Bain maure (1824)

Arena del desierto
Sable du désert
soy, desierto de sed.
Je suis, désert de soif.

*
L’OLIVIER
SONREÍR CON LA ALEGRE TRISTEZA DEL OLIVO

Ramón CasasFlores deshojadas – 1894

Sonreír con la alegre tristeza del olivo.
Sourire semblable à la tristesse joyeuse de l’olivier.
Esperar. No cansarse de esperar la alegría.
Attendre. Ne jamais se fatiguer d’attendre la joie
.

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Recueil
Cancionero y romancero de ausencias
CHANSONS & BALLADE SUR L’ABSENCE
(1938-1941)


*

ABSENCE
AUSENCIA

Isidre Nonell La Paloma – 1904

Ausencia en todo veo:
Absence dans tout ce que je vois :
tus ojos la reflejan.
Tes yeux la reflètent.

*

TRISTES GUERRAS
GUERRES TRISTES

Francisco de Goya, Tres de Mayo, 1814

Tristes guerras
Guerres tristes
si no es amor la empresa.
si l’amour n’est pas le but.

*

LA VEJEZ EN LOS PUEBLOS
LE CŒUR SANS MAÎTRE

Vincent van Gogh, Champ de blé aux corbeaux, 1890

La vejez en los pueblos.
La vieillesse dans les villages.
El corazón sin dueño.
Le cœur sans maître


*

TODAS LAS CAJAS SON OJOS
TOUTES LES MAISONS SONT DES YEUX

Vincent van Gogh, La Nuit étoilée, 1889, Museum of Modern Art, New York

Todas las casas son ojos
Toutes les maisons sont des yeux
que resplandecen y acechan.
qui brillent et se cachent.

*


CADA VEZ QUE PASO
CHAQUE FOIS

Ramon Casas, Fatiguée, musée d’art de Dallas

Cada vez que paso
Chaque fois que je fais un pas
bajo tu ventana,
sous ta fenêtre,

*

TRONCOS DE SOLEDAD
TRONCS DE SOLITUDE

Francisco Pradilla, Doña Juana, La Loca, Museo del Prado, 1877

Troncos de soledad,
Troncs de solitude,
barrancos de tristeza
ravins de tristesse

*

El corazón
LE CŒUR

Joaquín Sorolla y Bastida, Bañar a los niños,
Oviedo, Musée des Beaux-Arts des Asturies

El corazón es agua
Le cœur est de l’eau
que se acaricia y canta.
qui caresse et qui chante.


*

LA CANTIDAD DE MUNDOS
LA QUANTITE DE MONDES

Santiago Rusiñol, Cour bleue, Arenys de Munt

La cantidad de mundos
La quantité de mondes
que con los ojos abres,
qui s’ouvrent avec les yeux,

*

MENOS TU VIENTRE
TON VENTRE

Francisco de Goya, La Maja desnuda, 1790-1800

Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre,
todo es confuso.
tout est confusion.

*

ENTUSIASMIO DEL ODIO
ENTHOUSIASME DE LA HAINE

Francisco de Goya, La Procession à l’ermitage Saint-Isidore,1819-1823 (détail)

Entusiasmo del odio,
Enthousiasme de la haine
ojos del mal querer.
volonté des yeux du mal.

*

EN EL FONDO DEL HOMBRE
LE FOND DE L’HOMME

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Juan Sánchez Cotán, Coing, chou, melon et concombre, Musée d’art de San Diego

En el fondo del hombre
Dans le fond de l’homme
agua removida.
l’eau s’agite.

*

TANTO RIO QUE VA AL MAR
TANT DE RIVIERES

Santiago Rusiñol, Glorieta al atardecer, 1913

Tanto río que va al mar
Tant de rivières vont à la mer
donde no hace falta el agua.
où vous n’avez pas besoin d’eau.

*

BOCAS DE IRA
BOUCHE COLERE

Isidre Nonell
Coucher de soleil
Al Atardecer, Sant Martí de Provençals ,1896


Bocas de ira.
Bouche de colère.
Ojos de acecho.
Yeux traqués.

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Silbo de la llaga perfecta
SIFFLEMENT DE LA PLAIE PARFAITE

Arthur Dove, Nature Symbolized No.2, 1911, Institut d’art de Chicago

Abreme, amor, la puerta
Ouvre-moi, amour, la porte
de la llaga perfecta.
de la plaie parfaite.

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ELEGIA A RAMÓN SIJÉ
Élégie à Ramón Sijé

Francisco de Goya, Visión fantástica o Asmodea, Museo del Prado, Madrid

Yo quiero ser llorando el hortelano
Avec mes pleurs, je veux être le jardinier
de la tierra que ocupas y estercolas,
de la terre que tu foules et que tu fertilises


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POEME de João da Cruz e Sousa – POEMAS João da Cruz e Sousa – Poésie de Cruz e Sousa

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira




Traduction du Brésilien Jacky Lavauzelle
João da Cruz e Sousa


João da Cruz e Sousa
poète brésilien

Dante Negro – Cisne Negro




 Obra Poética 





 

João da Cruz e Sousa
POEMAS
POEMES

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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HUMILIDADE SECRETA
HUMILITE SECRETE
1900

Fico parado, em êxtase suspenso,
Je reste immobile, en suspens extatique,
  Às vezes, quando vou considerando
Parfois, quand je considère

*

DIVINA
DIVINE
1900

Eu não busco saber o inevitável
Je ne cherche pas à connaître l’inévitable
Das espirais da tua vi matéria.
Des spirales de ta vie matérielle.

**




**

Visão
VISION
1900

Noiva de Satanás, Arte maldita,
Epouse de Satan, Art maudit,
Mago Fruto letal e proibido,
 Fruit mortel magique et interdit,

**

O SONETO
LE SONNET
1905

Nas formas voluptuosas o Soneto
Des formes voluptueuses, le Sonnet
Tem fascinante, cálida fragrância
A cette douce et fascinante fragrance

Traduction Jacky Lavauzelle

**
DE ALMA EM ALMA
D’ÂME EN ÂME
1905

Tu andas de alma em alma errando, errando,
Errant, tu marches d’âme en âme, errant,
Como de santuario em santuario.
Comme de sanctuaire en sanctuaire.

**

Dilacerações
Déchirements

Ó carnes que eu amei sangrentamente,
Ô chairs que j’aimais ensanglantées,
  ó volúpias letais e dolorosas,
O voluptés mortelles et douloureuses,

*

Siderações
Sidérations
1893

Para as Estrelas de cristais gelados
Pour les étoiles de cristaux glacés
  As ânsias e os desejos vão subindo,
Les envies et les désirs croissent,

*

OCASO NO MAR
COUCHER DE SOLEIL EN MER
1893

Num fulgor d’ouro velho o sol tranqüilamente desce para o ocaso, no limite extremo do mar, d’águas calmas, serenas, dum espesso verde pesado, glauco, num tom de bronze.
Dans une lueur de vieil or, le soleil descend tranquillement pour un coucher à la limite extrême de la mer, sur des eaux calmes, sereines, d’un épais et pesant vert, glauque, d’un ton de bronze.

****

O simbolismo no Brasil

« No Brasil, a lírica simbolista sente diretamente as influências da França, sem passar pela experiência portuguesa, como aconteceu nas escolas literárias anteriores. Em 1891, um grupo de poetas do Rio de Janeiro, reunido em torno da Folha Popular, introduz a nova moda poética. Entre eles se destaca a figura de João da Cruz e Sousa (1861–1897). Podemos distinguir duas fases no seu itinerário poético: com a publicação de Missal e Broquéis (1893), Cruz e Sousa imita o gosto baudelairiano pelo erotismo e o satanismo; mais tarde, na fase da maturidade, ele repudia a atitude decadente, estranha à realidade brasileira, enveredando pelo filão do lirismo metafísico, místico, religioso. Simbolista mais fecundo é o mineiro Alphonsus de Guimaraens (1870–1921). Ele soube conciliar o anseio de transcendência, característica essencial do Simbolismo, com a sua fé católica, sublimizando o esoterismo no cristianismo. Usando com uma certa parcimônia as inovações técnicas da estética simbolista — rimas internas, aliterações, assonâncias, extrema preocupação com o ritmo do verso, léxico requintado, frouxidão sintática, metáfora sinestética —, Guimaraens constrói uma poesia altamente melódica. Antológico é o seu poema Ismália, onde a « Lua », a « torre », a « loucura » são símbolos da alma humana, dividida entre o mundo da realidade, da sombra, e o mundo do sonho, da verdade transcendental. »

Dicionário de Cultura Básica por Salvatore D’ Onofrio
Simbolismo
Symbolisme

**

Cruz e Sousa & Alphonsus Guimaraens
LA LITTERATURE SYMBOLISTE AU BRESIL

Au Brésil, les symbolistes tirent directement leurs influences de la France, sans passer par une expérience portugaise, comme cela est arrivé dans les écoles littéraires précédentes. En 1891, un groupe de poètes de Rio de Janeiro, se réunissent autour de la Folha Popular, la « Feuille Populaire », qui représente cette nouvelle mode poétique. Parmi eux se trouve la figure de João da Cruz e Sousa (1861-1897). On peut distinguer deux phases dans son parcours poétique : avec la publication du Missal et Broquéis (1893), Cruz e Sousa imite le goût baudelairien pour l’érotisme et le satanisme ; plus tard, dans sa maturité, il répudiera cette attitude décadente, étrangère à la réalité brésilienne en se lançant dans un lyrisme métaphysique, mystique, religieux.
Un symbolisme plus fécond se retrouve chez Alphonsus Guimaraens (1870-1921). Il savait concilier la transcendance du désir, caractéristique essentielle du symbolisme, avec sa foi catholique, en sublimant l’ésotérisme dans le christianisme. Il utilisa certaines innovations techniques de l’esthétique symboliste : rime interne, allitération, assonance, extrême préoccupation au rythme des vers, lexique raffiné, le laxisme syntaxique, métaphore synesthésique – Guimaraens construit une poésie très mélodique. Anthologique est son poème Ismaïlia, où la « Lua« , la « torre« , la « loucura » (« Lune », la « tour », la « folie ») sont des symboles de l’âme humaine, séparant monde de la réalité, obscur, et le monde du rêve, de la vérité transcendantale.
Dictionnaire de la culture de base par Salvatore D ‘Onofrio
Symbolisme

Trad. (JL) du texte de Salvatore D’ Onofrio

*****

POEMAS  João da Cruz e Sousa
Poésie de Cruz e Sousa

*

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa

João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle Literatura Brasileira

Initium – Federico García Lorca – (Suites – Suite des miroirs)

***

Suite de los espejos

*******

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Federico García Lorca

1898 – 1936

SUITES

Suite de los espejos
Suite des miroirs



Poèmes de Federico García Lorca
Poesía
*****
Initium
*


*

Adán y Eva.
Adam et Ève.
  La serpiente
Le serpent
partió el espejo
A briser le miroir
en mil pedazos,
En mille morceaux,
y la manzana
Et la pomme
fue la piedra.
Était la pierre.

 

Federico García Lorca
Suite de los espejos
Suite des miroirs

LES YEUX – Federico García Lorca Suite des miroirs – Los ojos

***

Lorca Suite des miroirs
Suite de los espejos

*******

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Federico García Lorca

1898 – 1936

SUITES

Suite de los espejos
Suite des miroirs



Poèmes de Federico García Lorca
Poesía
*****
LOS OJOS
*

LES YEUX
*

En los ojos se abren
Dans les yeux s’ouvrent
infinitos senderos.
D’infinis chemins.
Son dos encrucijadas
Deux carrefours
de la sombra.
De l’ombre.
La muerte llega siempre
La mort vient toujours
de esos campos ocultos.
De ces champs cachés.
(Jardinera que troncha
(Jardinière qui tranche
las flores de las lágrimas.)
Les fleurs des larmes.)
Las pupilas no tienen
Les pupilles n’ont aucun
horizontes.
Horizon.
Nos perdemos en ellas
Nous nous perdons en elles
como en la selva virgen.
Comme dans une forêt vierge.
Al castillo de irás
Au château des départs
y no volverás
Sans possibilité de retours
se va por el camino
On va par la route
que comienza en el iris.
Qui commence à l’iris.
 ¡Muchacho sin amor,
Garçon sans amour,
Dios te libre de la yedra roja!
Dieu te sauve du lierre rouge !
 ¡Guárdate del viajero,
Méfie-toi du voyageur,
Elenita que bordas
Hélène brodant
corbatas!
Des cravates !

 

Federico García Lorca Suite des miroirs

Suite de los espejos

SHINTO – Federico García Lorca – Sinto (Suites – Suite des miroirs)

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Suite de los espejos

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Federico García Lorca

1898 – 1936

SUITES

Suite de los espejos
Suite des miroirs



Poèmes de Federico García Lorca
Poesía
*****
Sinto
*

SHINTO
*

Campanillas de oro.
Cloches d’or.
Pagoda dragón.
Pagode du dragon.
Tilín, tilín,
Ding, ding,
sobre los arrozales.
Sur les rizières.
Fuente primitiva.
Source primitive.
Fuente de la verdad.
Source de la vérité.
A lo lejos,
Au loin,
garzas de color rosa
Des flamants roses
y el volcán marchito.
Et le volcan desséché.

***

Federico García Lorca
Suite de los espejos
Suite des miroirs