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LE DEUIL Simon Vazha Melikishvili სიმონ – ვაჟა მელიქიშვილი

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Simon Vazha Melikishvili სიმონ – ვაჟა მელიქიშვილი

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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 Simon Vazha Melikishvili სიმონ - ვაჟა მელიქიშვილი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე - CLOCKS

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Simon Vazha Melikishvili
სიმონ – ვაჟა მელიქიშვილისაათები
1936- 2004

LE DEUIL
WAITING-GRIEVING MOTHER
1984

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Le Deuil
(Mère endeuillée)
Waiting-Grieving Mother
1984

   Depuis mon deuil, mon âme n’erre même plus dans le morne espace des landes infernales
Sans possibilité d’entrer
Elle attend depuis comme un arbre
Poussé par des orages meurtris que mes nuits finissent d’anéantir
Les uns après les autres
Elle s’allonge
Elle s’allonge tant que ses bras ballants s’éloignent du cœur de la terre
Et des dents qui sortent d’inconnus cratères
Depuis mon deuil, mon âme est à vendre
En l’état, froissée et crottée
Mon âme est en rez-de-chaussée construite il y a quelques années sans aucune garantie décennale
Mon âme est à rénover avec une vieille cheminée à bois de peines
Mais elle est plein sud
Dressée devant de longues et fines colonnes d’ennuis
Une cheminée toussotant quelques vieux miracles dans quelques antiques spasmes
Me réchauffe parfois avec mes envies
Mon âme est une petite pièce de vie qui s’ouvre sur la terrasse du monde
Où coulait jadis une capricieuse source au fond du minuscule jardin
La dernière fleur est morte la semaine dernière
Si bleue si pâle
Sa cuisine indépendante permet encore de régler des simples différends et des interrogations du quotidien
Mon âme n’entend plus que les questions du quotidien
Les questions très simples et sans ambiguïtés
Les autres se posent dans ma cave voûtée où les dernières briquettes aspirent le salpêtre de mes sordides convulsions
Mes désirs inassouvis servent de chauffage ;
Je crois que la température n’est pas égale dans toutes les pièces
Mais je n’en suis plus si sûr
Mais je n’ai pas si froid
Je me suis habitué à ces fraîcheurs humides
J’ai tant de travaux à prévoir que je me consacre aux plans d’urgence
Mon âme est malade mais elle n’est pas morte
Un ouvrier attentionné pourrait me refaire quelques bonnes fondations saines
Et je pourrais ainsi revivre
Mais est-ce  tant demandé ?

Jacky Lavauzelle

MOURNING
Since my mourning, my soul no longer wanders into the dreary space of the infernal heaths
These places are forbidden
She has been waiting since then like a tree hit by bruised thunderstorms that my nights end to annihilate one after the other
She is lying
She lies down as her dangling arms move away from the heart of the earth where teeth come out of unknown craters
Since my mourning, my soul is for sale
In the state, crumpled and muddy
My soul is on the ground floor built a few years ago without any decennial guarantee
She is to be redeveloped with an old fireplace of suffering
But she’s facing south
Standing in front of long and narrow columns of trouble
A chimney coughing some old miracles in some ancient spasms, a fireplace warming me sometimes with my desires
My soul is a small living room that opens onto the terrace of the world
Where once flowed a capricious source at the bottom of the tiny garden
The last flower died last week
If so pale blue
His independent kitchen still settles simple disputes and questions of everyday life
My soul hears only the questions of everyday life
The very simple and unambiguous questions
The others arise in my vaulted cellar where the last briquettes suck the saltpetre of my sordid convulsions
My unfulfilled desires serve as heating;
I think the temperature is not equal in every room
But I’m not so sure anymore
I aven’t so cold
I got used to these wet chills
I have so much work to do that I devote myself to emergency plans
My soul is sick but she is not dead
A caring worker could remake me some good healthy foundations
And I could live again
But is it so much asked?

Jacky Lavauzelle

LUTO
Desde o meu luto, minha alma não mais vagueia no espaço sombrio das charnecas infernais
Estes lugares são proibidos
Ela tem esperado desde então como uma árvore atingida por tempestades feridas que minhas noites terminam para aniquilar um após o outro
Ela se deita
Ela se deita enquanto seus braços balançam se afastam do coração da terra de onde dentes emergem de crateras desconhecidas
Desde o meu luto, minha alma esta a venda
No estado, amassado e enlameado
Minha alma está no andar térreo construída há alguns anos sem qualquer garantia decenal
É para ser reconstruído com uma velha lareira de sofrimento
Mas está virado para o sul
De pé na frente de colunas longas e estreitas de problemas
Uma chaminé tossindo alguns milagres antigos em alguns espasmos antigos, uma lareira me aquece às vezes com meus desejos
Minha alma é uma pequena sala de estar que se abre para o terraço do mundo
Onde uma vez fluiu uma fonte caprichosa no fundo do minúsculo jardim
A última flor morreu na semana passada
Se tão pálido azul
Sua cozinha independente ainda resolve disputas simples e questões do cotidiano
Minha alma ouve apenas as perguntas da vida cotidiana
As perguntas muito simples e inequívocas
Os outros surgem em meu porão abobadado onde os últimos briquetes sugam o salitre de minhas convulsões sórdidas
Meus desejos não realizados servem como aquecimento;
Eu acho que a temperatura não é igual em todos os quartos
Mas eu não tenho mais tanta certeza
Mas eu me acostumei com esses calafrios
Eu tenho muito trabalho a fazer, me dedico a planos de emergência
Minha alma está doente mas ela não está morta
Um trabalhador atencioso poderia me refazer algumas boas fundações saudáveis
E eu poderia viver de novo
Mas é tanto perguntado?
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Simon Vazha Melikishvili სიმონ – ვაჟა მელიქიშვილი

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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 Simon Vazha Melikishvili სიმონ - ვაჟა მელიქიშვილი

LES HORLOGES TAMARA KVESITADZE თამარ კვესიტაძე – CLOCKS

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LES HORLOGES TAMARA KVESITADZE თამარ კვესიტაძე – CLOCKS

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე - CLOCKS
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე - CLOCKS

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საათები
LES HORLOGES
CLOCKS
თამარ კვესიტაძე
TAMARA KVESITADZE
TBILISSI

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La statue des horloges à neuf chiffres située près du pont Galaktioni à Tbilissi est un cadeau de la banque TBC à la ville.
Elle a été créée par Tamara Kvesitadze.

LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე – CLOCKS

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
À chaque homme accordé pour toute sa saison.

Charles Baudelaire
SPLEEN ET IDÉAL
LXXXV – L’HORLOGE
Les Fleurs du mal (1861)
Poulet-Malassis et de Broise, 1861

LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე – CLOCKS
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LES HORLOGES TAMARA KVESITADZE თამარ კვესიტაძე – CLOCKS

C’est un bâtiment pauvre, en grosses pierres grises,
Sans archanges sculptés, sans nervures ni frises,
Qui n’a pour ornement que le fer de sa croix,
Une horloge rustique et son cadran de bois,
Dont les chiffres romains, épongés par la pluie,
Ont coulé sur le fond que nul pinceau n’essuie.
Mais sur l’humble cadran regardé par hasard,
Comme les mots de flamme au mur de Balthazar,
Comme l’inscription de la porte maudite,
En caractères noirs une phrase est écrite ;
Quatre mots solennels, quatre mots de latin,
Où tout homme en passant peut lire son destin
« Chaque heure fait sa plaie, et la dernière achève. »
Oui, c’est bien vrai, la vie est un combat sans trêve,
Un combat inégal contre un lutteur caché,
Qui d’aucun de nos coups ne peut être touché,
Et dans nos cœurs criblés, comme dans une cible,
Tremblent les traits lancés par l’archer invisible.
Nous sommes condamnés, nous devons tous périr ;
Naître, c’est seulement commencer à mourir,
Et l’enfant, hier encor chérubin chez les anges,
Par le ver du linceul est piqué sous ses langes.

Théophile Gautier
Espagne, poésie
L’Horloge
Revue des Deux Mondes
Période initiale
1841

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Une autre Œuvre de Tamar Kvesitadze

ALI & NINO
MAN & WOMAN
Statue de l’amour
2007
თამარ კვესიტაძე
TAMARA KVESITADZE
BATUMI

ALI & NINO – BATUMI – MAN and WOMAN – TAMARA KVESITADZE – 2007

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TAMARA KVESITADZE
GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo

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LES HORLOGES TAMAR KVESITADZE თამარ კვესიტაძე - CLOCKS
Géorgie
საქართველო

LA PEINTURE D’HELENE AKHVLEDIANI -ELENE AKHVLEDIANI ელენე ახვლედიანი

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PEINTURES ET SCULPTURES
Hélène Akhvlediani
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი

 

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Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





Hélène Akhvlediani
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

1901 წლის 18 აპრილი თელავი – 1975 წლის 30 დეკემბერი თბილისი
18 avril 1901  Telavi  – 30 décembre 1975 Tbilissi
April 18, 1901 Telavi – December 30, 1975 Tbilisi


LA PEINTURE de
ELENE AKHVLEDIANI
ელენე ახვლედიანი

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Elene Akhvlediani avec Lado Gudiashvili à Paris en 1925

SUR LADO GUDIASHVILI :
LE FIRMAMENT DU CAUCASE – LADO GUDIASHVILI ლადო გუდიაშვილი

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1921, Académie des Beaux-Arts de Tbilissi თბილისის სამხატვრო აკადემია
Bourse d’étude par la jeune République démocratique de Géorgie (1918-1921) pour l’Italie – Elle part pour deux ans en Italie.
Les troupes soviétiques annexent la Géorgie
Elene se retrouve à Paris, Elene Akhverdiani avec un cercle étroit d’amis : Ketevan Maghalashvili, Lado Gudiashvili et Davit Kakabadze.
Exposition au « Salon des indépendants » et au « Salon d’automne »
En 1927, retour en Géorgie
De 1928 à 1941, Koté Mardjanichvili, directeur de théâtre, მხატვრად მუშაობა, l’invite à composer plus d’une vingtaine de décors de pièces.
Entre 1950 et 1960, l’architecte géorgien Shota Kavlashvili შოთა ყავლაშვილი, auteur de la reconstruction et de la rénovation des vieux quartiers de Tbilissi.s’appuie souvent sur les travaux d’Akhvlediani.

L’architecte géorgien Shota Kavlashvili შოთა ყავლაშვილი

Elene Akhvlediani illustre aussi de nombreux livres géorgiens, des poèmes de VAJA-PCHAVELA  ვაჟა ფშაველა, français, L’Homme qui rit de Victor Hugo, russes, américaines, Tom Sawyer de Mark Twain  …

En 1971, Elene Akhvlediani est devenue la première femme à recevoir le prix Shota Rustaveli.

საუკუნის პორტრეტები – ელენე ახვლედიანი
Portrait du siècle

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Elene Akhvlediani  ელენე ახვლედიანი était une peintre, graphiste et décoratrice géorgienne du XXe siècle, réputée pour ses représentations des villes géorgiennes et pour la création de décors au théâtre Marjanishvili de Tbilissi მარჯანიშვილის თეატრი.
La statue ci-dessous se trouve sur l’avenue Rustaveli  რუსთაველის გამზირი devant la galerie bleue.

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ზამთარი თელავში
zamtari telavshi
HIVER EN TELAVI
WINTER IN TELAVI
1959

ელენე ახვლედიანი  –  ELENE AKHVLEDIANIზამთარი თელავში – zamtari telavshi – HIVER EN TELAVI – WINTER IN TELAVI – 1959 – Adjara Art Museum
Hiver en Telavi – Détail

ტილო, ზეთი
tilo, zeti
Huile sur toile
Canvas, oïl
79×60

MUSEE D’ART D’ADJARA à BATUMI
State Art Museum of Ajara
აჭარის ხელოვნების მუზეუმი

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პარიზის კუთხე
Parizis Kutkhe
UN COIN DE PARIS
A CORNER OF PARIS
1926

Hélène Akhvlédiani – Un coin de Paris

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
77×68

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts
***

QUARTIER OUVRIER A PARIS
DISTRICT OF WORKERS IN PARIS
1927

Hélène Akhvlédiani – Quartier ouvrier à Paris

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
81×65.5

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts

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PIQUE-NIQUE SUR LE BORD DE LA ROUTE
FEAT AT THE ROADSIDE
1924

Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route
Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route – Détail
Hélène Akhvlédiani – Pique-nique sur le bord de la route – Détail

ზეთი, ტილო
Huile sur Toile
Oil on canvas
148×117

საქართველოს ეროვნული მუზეუმი
Musée National Géorgien
Georgian National Museum
შალვა ამირანაშვილის სახელობის ხელოვნების მუზეუმი
Musée des Beaux-Arts Shalva Amiranashvili
Shalva Amiranashvili Museum of Fine Arts

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PEINTURES ET SCULPTURES
Elene Akhvlediani
ელენე ახვლედიანი

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი

*

Elene Akhvlediani ელენე ახვლედიანი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

LE SOIR საღამოს Вечером 2013 ZURAB TSERETELI – ზურაბ წერეთელი

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საღამოს
LE SOIR
Вечером
IN THE EVENING

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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Zurab tsereteli
ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZURAB TSERETELI
ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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საღამოს
Saghamos
LE SOIR
IN THE EVENING
Вечером

იანვარი 17, 2013
17 janvier 2013
January 17, 2013
17 января 2013 г.

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Huile sur toile
Oil on canvas
холст, масло

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LA BEAUTE DU SOIR
Les airs déshérités des soirs ont désertés les coins noirs des mondes
Il ne reste rien. Que la beauté et les rats !
La beauté n’est pas fragile
Elle longe comme longe la punaise immortelle
Elle est posée sur la table
Au milieu de la table
Croyant être les couverts, la nappe et la table elle-même
Et regarde le monde
La beauté est du soir
Quand les soirs se font attendre
Celui qui dit que la beauté est fragile est un imposteur
Un vaurien
Une misère du monde
La beauté n’a jamais été fragile
Et ne le sera jamais
La vie est fragile, l’équilibre est fragile, le monde est fragile
Quand la belle rose est fragile, c’est la rose qui est fragile, pas sa beauté.
C’est de porter la beauté qui tue la rose.
La beauté n’est pas malheureuse ni ne souffre.
La beauté est hautaine, capricieuse, violente, tyrannique.
C’est une salope qui  assomme la nuit et nous avec.
C’est une salope qui pompe l’énergie de la vie, qui rompt les équilibres et la face du monde.
Qui ne se damnerait pas pour un peu plus de beauté
Qui ne tuerait pas pour que la beauté illumine à nouveau un peu de notre vie
Et s’il ne reste que la beauté et les rats
J’ai si peur pour les rats
Que j’en ferme les yeux

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Poème de Jacky Lavauzelle

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The beauty of the evening

The disinherited tunes of the evenings have deserted the black corners of the worlds
There is nothing left. Only beauty and rats!
Beauty is not fragile
She runs along like the immortal stink bug
She is sitting on the table
In the middle of the table
Believing to be the cutlery, the tablecloth and the table itself
And she look at the world
The beauty is the evening
When the evenings are waiting
Whoever says that beauty is fragile is an imposter
A rascal
A misery of the world
Beauty has never been fragile
And never will
Life is fragile, balance is fragile, the world is fragile
When the beautiful rose is fragile, it is the rose that is fragile, not its beauty.
It is to wear the beauty that kills the rose.
Beauty is not unhappy or suffering.
Beauty is haughty, capricious, violent, tyrannical.
It’s a bitch who knocks the night and we with.
It is a bitch who pumps the energy of life, which breaks the balance and the face of the world.
Who would not be damned for a little more beauty
Who would not kill so that beauty illuminates again a little of our life
And if there is only beauty and rats
I’m so scared for rats
That I close my eyes

Jacky Lavauzelle

***

A BELEZA DA NOITE
As músicas deserdadas das tardes abandonaram os cantos negros dos mundos
Não há mais nada. apenas beleza e os ratos!
A beleza não é frágil
Ela corre como o percevejo imortal
Ela está sentada na mesa
No meio da mesa
Acreditando ser a cutelaria, a toalha de mesa e a mesa em si
E olhe para o mundo
A beleza é a noite
Quando as noites estão esperando
Quem diz que a beleza é frágil é um impostor
Um patife
Uma miséria do mundo
A beleza nunca foi frágil
E nunca será
A vida é frágil, o equilíbrio é frágil, o mundo é frágil
Quando a bela rosa é frágil, é a rosa que é frágil, não sua beleza.
É a beleza que mata a rosa.
A beleza não é infeliz nem sofredora.
A beleza é arrogante, caprichosa, violenta e tirânica.
É uma cadela que bate a noite e nós com.
É uma cadela que bombeia a energia da vida, que quebra o equilíbrio e a face do mundo.
Quem não seria amaldiçoado por um pouco mais de beleza
Quem não mataria para que a beleza ilumine novamente um pouco da nossa vida
E se houver apenas beleza e ratos
Estou com tanto medo de ratos
Que eu fecho meus olhos

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საღამოს
LE SOIR
Вечером
IN THE EVENING

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI – ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი – Kutaisi Botanical Garden

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
Kutaisi Botanical Garden
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi
Kutaisi Botanical Garden

 

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VERS TIRES D’UN
POEME DE VICTOR HUGO
LE POEME DU JARDIN DES PLANTES
L’ART D’ÊTRE GRAND-PERE

Editions Calmann-Lévy

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L’été dans ce jardin montre de la ferveur ;
C’est un éden où juin rayonne, où les fleurs luisent, …
C’est du vaste univers un raccourci complet.  …
La même chose au fond ; car c’est la même flamme  Qui sort de l’astre immense et de la petite âme.

Quel beau lieu ! Là le cèdre avec l’orme chuchote,
L’âne est Iyrique et semble avoir vu Don Quichotte,…
Et puis c’est littéraire, on rêve à des idylles

 Certes, c’est un emploi du temps digne d’un sage
De s’en aller songer dans cette ombre, parmi
Ces arbres pleins de nids, où tout semble endormi
Et veille, où le refus consent, où l’amour lutte,
Et d’écouter le vent, ce doux joueur de flûte.

 Apprenons, laissons faire, aimons, les cieux sont grands ;
Et devenons savants, et restons ignorants.
Soyons sous l’infini des auditeurs honnêtes ;
Rien n’est muet ni sourd ; voyons le plus de bêtes
Que nous pouvons ; tirons partie de leurs leçons.

 Parce qu’autour de nous tout rêve, nous pensons.
L’ignorance est un peu semblable à la prière ;
L’homme est grand par devant et petit par derrière ;

 

 Tâchez de voir, c’est bien. Épiez. Notre esprit
Pousse notre science à guetter ; Dieu sourit,
Vieux malin.

 Les beaux séraphins bleus qui passent dans la bible,
Envolés d’on ne sait quel ciel mystérieux,
N’ont pas une plus pure aurore dans les yeux
Et n’ont pas sur le front une plus sainte flamme
Que l’enfant innocent riant au monstre infâme.

 Avoir dans son humble âme un si merveilleux ciel
Que l’apparition indignée et sauvage
Des êtres de la nuit n’y fasse aucun ravage,
Et se sentir si plein de lumière et si doux
Que leur souffle n’éteigne aucune étoile en vous !

 Et je rêve. Et je crois entendre un dialogue
Entre la tragédie effroyable et l’églogue ;
D’un côté l’épouvante, et de l’autre l’amour ;
Dans l’une ni dans l’autre il ne fait encor jour ;
L’enfant semble vouloir expliquer quelque chose ;
La bête gronde, et, monstre incliné sur la rose,
Écoute… — Et qui pourrait comprendre, ô firmament,
Ce que le bégaiement dit au rugissement ?

 

Quel que soit le secret, tout se dresse et médite,
La fleur bénie ainsi que l’épine maudite ;
Tout devient attentif ; tout tressaille ; un frisson
Agite l’air, le flot, la branche, le buisson,
Et dans les clairs-obscurs et dans les crépuscules,
Dans cette ombre où jadis combattaient les Hercules,
Où les Bellérophons s’envolaient, où planait
L’immense Amos criant : Un nouveau monde naît !

 On sent on ne sait quelle émotion sacrée,
Et c’est, pour la nature où l’éternel Dieu crée,
C’est pour tout le mystère un attendrissement
Comme si l’on voyait l’aube au rayon calmant
S’ébaucher par-dessus d’informes promontoires,
Quand l’âme blanche vient parler aux âmes noires.

 Et toujours à la chaîne et toujours évadés ?
La face de la bête est terrible ; on y sent
L’Ignoré, l’éternel problème éblouissant
Et ténébreux, que l’homme appelle la Nature ;
On a devant soi l’ombre informe, l’aventure
Et le joug, l’esclavage et la rébellion,
Quand on voit le visage effrayant du lion ;
Le monstre orageux, rauque, effréné, n’est pas libre,
Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre
Composé de splendeur et d’horreur, l’univers,
Où règne un Jéhovah dont Satan est l’envers ;
Où les astres, essaim lumineux et livide,
Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide,
Et jetés au hasard comme on jette les dés,

 Quelle promesse au fond du sourire des anges !

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

MONASTERE DE GHELATI -გელათი – KOUTAÏSSI – IMERETHIE გელათის მონასტერი

GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
გელათის მონასტერი

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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE
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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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Complexe de « l’âge d’or » de la Géorgie médiévale qui commence en ce début de XIIe siècle avec le règne de David IV le Constructeur et englobe le règne de la reine Thamar qui se termine au début du XIIIe siècle, en 1213

 

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LE COMPLEXE MONASTERE DE GHELATI
გელათის სამონასტრო კომპლექსი
XIIème Siècle
LE MONASTERE DE GHELATI
გელათის მონასტერი
1106

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FONDE PAR
DAVID IV DE GEORGIE
DAVID LE CONSTRUCTEUR
დავით აღმაშენებელი
 Davit’ Aghmachenebeli
REGNE DE  de 1089 à 1125

Monastère de Ghelati
David IV de Géorgie – David le Constructeur


Cinquième Roi de la Géorgie Unifiée
1072/73 – 24 janvier 1125
24 იანვარი, 1125

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მეფე დავით აღმაშენებლის საფლავი
LA TOMBE DE DAVID LE CONSTRUCTEUR

წარწერა დავით აღმაშენებლის საფლავზე – Inscription sur la tombe de David Le Constructeur à Ghélati
Porte du bâtiment qui abrite la Tombe de David le Constructeur
Le bâtiment qui abrite la tombe de David le Contrsucteur
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Le monastère de Ghélati a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1994 et  inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en  2010. 

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Cathédrale de la Nativité de la Vierge
Cathédrale de la Nativité de la Vierge – The Monastery of the Virgin

LE CLOCHER
 სამრეკლო
Samreklo

Le clocher a trois étages. Le premier étage est une structure ouverte cintrée où l’eau est canalisée. Le deuxième étage est une petite pièce avec une cheminée et deux fenêtres. Le troisième étage rond est en forme de dôme où sont placés les cloches.

Une entrée du clocher avec en bas la source – Nous voyons une des deux fenêtre au deuxième étage et l’ombre des cloches sous le dôme
Beffroi
Beffroi
Beffroi
Zoom sur une des cloches

Le point d’eau du clocher

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L’EGLISE SAINT NICOLAS
წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია

L’église de Saint Nicolas est le plus récent des bâtiments de Ghélati, même si sa date de construction est inconnue. Des sources anciennes se réfèrent à lui comme à la « quatrième église ».  L’église est dotée d’un escalier étroit sur la face nord.

გელათი – წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია Face nord de l’Eglise saint Nicolas avec son escalier
église Saint-Nicolas

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LA RIVIERE TSKALTSITELA

la colline où se trouve le monastère de Ghélati domine la rivière Tskaltsitela

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VUES GENERALES DU COMPLEXE

EGLISE SAINT GEORGES
წმინდა გიორგის ტაძარი

Églises : Sainte-Vierge à gauche et Saint-Georges à droite.

 

 

 

 

La coupole et la Vierge Marie et l’Enfant

La Vierge et l’Enfant

Christ trônant au Ciel, dans une mandorle d’énergie, entouré de quatre archanges en plein vol.

 

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L’ACADEMIE

L’académie du XIIème siècle réunissait d’importants scientifiques, théologiens et philosophes.

Entrée principale qui donne sur la grande salle de l’académie

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voûte sculptée à l’entrée de l’académie

bas relief à l’entrée de l’académie
côté de l’académie

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AUTOUR DU COMPLEXE DE GHELATI

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გელათის მონასტერი

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GHELATI
EN AOÛT 1892

25 Août.

Excursion au couvent de Ghélath.

Il faut croire que ce pays est le paradis de la race porcine, car dans les faubourgs de Kouthaïs nous rencontrons un nombre prodigieux de ces intéressants animaux. Ghélath, est à 9 verstes de Kouthaïs. La route remonte d’abord la vallée du Rion qui est large et se termine par un fond de montagnes grandioses. Un énorme rocher à pic forme la partie saillante du paysage. Désormais je suis convaincu que l’on peut tout demander aux chevaux et qu’il est impossible de verser avec un bon cocher ; nous franchissons un col et descendons sans mécanique ni reculement des chemins où un cavalier de nos pays ne s’aventurerait qu’avec précaution. Ici la chose parait toute naturelle ; mais nous sommes encore novices en ces exploits et ne rougissons pas d’être émus.

Parfois passent dans les sentiers de traverse quelques montagnards dont le long kaftan brun serré à la ceinture, la capuce et les armes rappellent à s’y méprendre nos costumes du moyen âge ; leur démarche a une aisance et une dignité remarquables. La route franchit bientôt le futur chemin de fer de Kouthaïs à Tkvibouli et passe à gué une rivière que l’on nous épèle Skalicziscela, ou la rivière rouge. Ses eaux sont malsaines ; personne n’en boit ; les poissons eux-mêmes en sont, dit-on, dangereux et donnent les fièvres. Les gens du pays prétendent les reconnaître sur le marché à première vue.

Ghélath est fort pittoresquement situé sur le flanc d’une montagne au milieu de bois clairsemés. Le regard plonge dans la vallée du Rion et la vue se repose au loin sur l’admirable massif de l’Elbrouz et du grand Caucase ; les premiers plans sont toutefois un peu trop importants. L’Elbrouz vu d’ici, a la forme d’un triangle parfait, et présente une arête neigeuse que l’action du vent a rendue incroyablement aiguë.

Ghélath,comme couvent, est assez petit ; mais c’est le centre religieux de l’Iméreth. Il a trois églises : l’église métropolitaine de Ghélath, la chapelle de Georges II et la chapelle mortuaire de David II. La date de sa fondation première est incertaine ; David II, « le Restaurateur » (Aghmashénébély), roi de Karthli et d’Abkhase, restaura Ghélath ; depuis lors le couvent eut bien des vicissitudes : ce qui en reste est toutefois très remarquable.

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 029.jpg
Monastère de Ghelath

L’église est bâtie en gros blocs de grès jaunâtre ; l’intérieur, tout couvert de fresques, est fort intéressant. L’abside est ornée d’une grande mosaïque, don de l’empereur Alexis I Comnène. Quant aux peintures, sans essayer d’en déterminer l’âge, il me semble que l’on peut établir deux périodes principales, ou, si l’on veut, distinguer les peintures elles-mêmes et leurs retouches. Les premières sont de style byzantin ; quant aux retouches ( ?) ou peintures postérieures, elles ont une analogie frappante avec les premières œuvres de la Renaissance italienne. Étant donnée la prépondérance exercée sur tout le littoral de la mer Noire par les Génois jusqu’à la chute de l’Empire grec, une influence artistique italienne, si incroyable au premier abord, se concevrait très aisément. Quelques fresques évidemment beaucoup plus modernes, sont franchement horribles. L’ensemble des sujets retrace, avec un mélange de données apocryphes, l’histoire de saint Joachim et de sainte Anne, celle de la sainte Famille, et enfin celle de la Passion et de la Résurrection du Sauveur. Les espaces plus restreints sont consacrés à la représentation de saints ; une grande fresque du transept de gauche représente David II et sa famille.

Le trésor de Ghélath contient la couronne des rois d’Iméreth, plusieurs tiares de métropolitains et des « omophoria » ; toutes ces pièces sont couvertes de perles, la couronne royale est en soie et ornée de sujets sur émail. Le trésor contient aussi quelques beaux manuscrits, dont un évangiliaire grec du Xe siècle, et des manuscrits du règne de Bagrat IX(1028 — 1072).

L’une des petites chapelles, de forme rectangulaire, renferme le tombeau de David le Réparateur. La chapelle a été postérieurement coupée en deux par un mur destiné à renforcer la coupole ; les portes de Gandja Elisabetpol sont appuyées contre ce mur. Une simple dalle couverte d’inscriptions à demi effacées indique la tombe du roi.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique

« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
ბაგრატის ტაძარი

******

Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LE MONASTERE DE MOTSAMETA – Motsameta Monastery მოწამეთა კათედრა

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE MONASTERE DE MOTSAMETA
MOTSAMETA MONASTERY
მოწამეთა კათედრა

 

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« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LE CHAMP ENSOLEILLE – THE SUNNY FIELD – ZURAB TSERETELI – ზურაბ წერეთელი

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CHAMP ENSOLEILLE

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZURAB TSERETELI
ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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მზიანი ველი
Mziani veli
LE CHAMP ENSOLEILLE
Солнечное поле
THE SUNNY FIELD

1979

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Huile sur toile
Oil on canvas
холст, масло

Zurab Tsereteli – Le champ ensoleillé – 1979
Zurab Tsereteli – Le champ ensoleillé – 1979 – Détail

J’ai brûlé tant de matins tristes que des ombres sont venues
Avant j’admirai les étendues des légèretés des lieux
Avant les lèvres s’appelaient des lèvres
Et les fleurs se nommaient des fleurs
Maintenant les fleurs envahissent le dernier coin de mon monde
Où jamais aucun pas n’est passé
Quand nait la pluie
Le thé servi attend froid sur la table froide
La belle se contemple et mêle son âme aux choses les plus laides qui soient
La toison à foison dans les fonds des tréfonds s’enfonce
Mais les fleurs sont là qui poussent dans mes membres
Les gouttes pendues à sa jambe tendue
Se pendent après s’être pendues dix fois
Quand vient la nuit
Des fleurs encore des fleurs
Les lanternes se fanent aussi vite que le cri qui dans le fond s’attarde
Les lumières rendues à un ciel fendu
Quand vient l’ennui
Les maisons écrasées par le poids d’un pétale
Une goutte tombe et retombe sans cesse
Une larme nue pendue à l’embrasure
Quand vient l’envie
La belle à l’éventail retourne se coucher auprès de la montagne
Du charme cru qu’a connu la première fleur inconnue
Que couvrait le petit sentier
Nu comme un ver

Jacky Lavauzelle

I burned so many sad mornings that shadows came
Before I admired the expanses of the lightness of places
Before the lips were called lips
And the flowers were named flowers
Now flowers are invading the last corner of my world
Where ever no step has passed
When the rain begins
The tea served cold wait on the cold table
The beauty is contemplating and mixing her soul with the ugliest things that are
The fleece abundant in the depths deep sinks
But the flowers are there growing in my limbs
The drops hanging from his outstretched leg hang out after hung ten times
When comes the night
Flowers and flowers and more flowers
The lanterns are fading as fast as the cry that in the background lingers
The lights go to a destroyed and unbridled sky
When comes the boredom
Houses crushed by the weight of a petal
A drop falls and falls again and again
A naked tear hanging at the doorway
When comes the desire
The beautiful with feathers of fire goes back to sleep near the mountain
From the raw charm of the first unknown flower
What was covered by the small path
Nude as a worm

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CHAMP ENSOLEILLE
მზიანი ველი

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LE GRAND ENCHANTEUR Sculptures de David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი

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PEINTURES ET SCULPTURES
David Monavardisashvili
დავით მონავარდისაშვილი

*

David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





DAVID MONAVARDISASHVILI
 დავით მონავარდისაშვილი

Né en 1959

 


LE GRAND ENCHANTEUR
დიდი ჯადოქარი
didi jadokari

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David Monavardisashvili utilise comme personne son talent avec sarcasme et raillerie. Mais la classe de David Monavardisashvili  vient de sa fraîcheur et de sa fantaisie. Il est capable de rire, ou de sourire de tout. Peu savent utiliser sa maîtrise pour dire autant dans une sensation de simplicité. Les sculptures regorgent de tant de détails et dans d’outils et d’objets anciens. Les combinaisons infinies de plaques, d’écrous, de clés pourront donner un banc, un personnage. Elles donneront toujours une âme et une énergie fondamentale. David Monavardisashvili  dédramatise son propos, même s’il est souvent d’une grande et éclatante actualité, la paix, l’harmonie, l’ouverture, la rencontre. Mais il est toujours profond. Il n’y a pas d’humour innocent, dit-on. Sigmund Freud disait même que l’humour ne se résigne pas, il défie. Nous aimons les défis que David se jette et qu’il nous jette. Le défi est de sauver cette étincelle qui nous éclaire tous un peu quand nous faisons l’effort incroyable de ne pas sombrer et de jeter l’éponge. Si chaque œuvre se découvre avec la joie de l’enfant découvrant un nouveau jouet et de nouvelles idées, c’est que sa création est magique et enchanteresse. Nous sommes dans un conte où se raconte à chaque instant des histoires nouvelles. David Monavardisashvili  se plonge dans le monde à la recherche d’objets du quotidien, à la recherche de notre quotidien. Il va rechercher des objets à jamais perdus et condamnés à l’oubli pour leur donner une âme globale et englobante d’une création qui les dépasse. Avec David Monavardisashvili , il y a de la magie partout et il est capable de rendre n’importe quel lieu magique. Les enchanteurs sont rares, il faut les préserver.

SERIE
ოთხი სავარძელი
otkhi savardzeli
Quatre sièges
მოქანდაკის ავტოპორტრეტი
mokandak’is avt’op’ort’ret’i
AutoPortrait de sculpteur
2005-2008

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კლოუნი
Klouni
CLOWN
2007

კენტავრი
Kentavri
LE CENTAURE
CENTAUR
2012

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ლითონი ტყავი, შერეული ტექნიკა
Cuir avec métal, techniques mixtes
რკინი, ტყავი
Rvini, Tkavi
Fer, cuir

Iron, leather
115x80x80

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ლითონის “ხე”
L’ARBRE D’ACIER
STEEL TREE
[“ნატვრის ხე” – L’arbre des arbres]
[“სიცოცხლის ხეს” – L’arbre de vie]
2016

Le tronc est constitué de 25 portes de four différentes
ფიგურის ტანზე კი ჩამონტაჟებულია სხვადასხვა პერიოდის 25 ღუმლის კარი.
L’arbre fait tellement parti du parc qui longe la Koura que vous pouvez passer à côté sans même le voir. Il a tout d’un arbre ordinaire, de loin et en plein jour. Dès que la nuit arrive, l’arbre ne peut pas être manqué. Les lumières apportent des ombres nouvelles et de nombreux détails se laissent entrevoir.
Une chaise et un chien ont été rajoutés depuis qui donne à l’ensemble un aspect familial. L’arbre est aussi un long arbre généalogique avec tous ses enfants et tous les parents de Tbilissi. L’arbre évoque l’histoire du vieux Tbilissi.
Dans la sculpture en bois, les oiseaux sont empilés à partir de divers matériaux, dont certains en céramique, en métal, et d’autres, par exemple, en pièces d’argent et en pièces d’horlogerie. Sur les branches de bois, comme les nids d’oiseaux, des vieilles maisons de Tbilissi sont dispersées. L’harmonie qui règne à Tbilissi entre les diverses religions est représentée par des synagogues, des minarets, des églises. L’arbre de vie est aussi un arbre pacifique avec un casque qui sert de nid sur l’une des branches. Les armements militaires sont détournées : des chars sont transformés en maison calme et sereine.
Tbilissi est aussi une ville d’ouverture et de partage. Ces échanges sont marqués par de nombreuses portes ouvertes.

VIDEO
დავით მონავარდისაშვილი, სიცოცხლის ხე ევროპის მოედანზე
David Monavardisashvili, Arbre de vie sur la place de l’Europe

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ATELIER DE L’ARTISTE

2012

2013

David Monavardisashvili 21.02.2013 Partie 2
დავით მონავარდისაშვილი 21.02.2013 ნაწილი 2

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PEINTURES ET SCULPTURES
David Monavardisashvili
დავით მონავარდისაშვილი

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David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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Eglise d’Antioche Mtskheta – მცხეთა – ანტიოქიის ტაძარი

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Eglise d’Antioche MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი

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L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი


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ეკლესია დგას მცხეთაში მდინარე არაგვის მარჯვენა ნაპირზე, არაგვისა და მტკვრის შესართავთან
L’église se trouve à Mtskheta, sur la rive droite du fleuve Aragvi, à l’embouchure d’Aragvi et de Mtkvari

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L’ENTREE DE L’EGLISE

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LA MAQUETTE DE
L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA

(à l’entrée)

L'EGLISE D'ANTIOCHE MTSKHETA

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VUE DE L’EGLISE
(AU FOND LE MONASTERE DE DJVARI)

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La conversion des Géorgiens à la religion Chrétienne
par
Patriarche Macaire d’Antioche

Apprends, ô lecteur, que dans les premiers temps du Christianisme, l’Apôtre André est venu chez les Géorgiens pour les éclairer par la foi chrétienne et le saint baptême. Mais après quelque temps ils sont redevenus païens. Bien des années plus tard ils ont été ramenés à la religion chrétienne par l’influence d’une femme chrétienne du nom de Nina qui était leur prisonnière. Elle y est parvenue à la suite de guérisons et de divers miracles qu’elle avait faits parmi eux. Entre autres, elle a guéri la reine de Géorgie qui souffrait depuis de longues années d’une maladie inguérissable.
La sainte qui avait refusé d’accepter les riches présents envoyés par la Reine, conseilla à cette dernière de se faire baptiser, avec son mari le Roi Mirbâne ainsi que tout le peuple de Géorgie.
La Reine lui obéit et conseilla au Roi de renier ses anciennes erreurs et d’avoir foi en Jésus-Christ. Le Roi ayant refusé d’embrasser le Christianisme, devint aveugle. Ce malheur le força de s’adresser à sainte Nina à laquelle il promit de se faire baptiser avec tout son peuple dans le cas où elle lui rendrait la vue.
Elle lui rendit la vue et lui ordonna d’envoyer une ambassade à l’Empereur Constantin le Grand pour l’entretenir des affaires de la Géorgie et le prier de leur envoyer un évêque qui les baptiserait et leur donnerait les premiers enseignements dans la religion chrétienne.
Le Roi s’étant conformé à la demande de la sainte, Constantin le Grand en fut très réjoui et leur envoya le Patriarche d’Antioche, Anastase, puisqu’ils avaient appartenu, jadis, à son Patriarcat.
Anastase se rendit donc en Géorgie dont il baptisa le peuple.
Il y construisit des églises, il y sacra des évêques, des prêtres et des diacres.
Le Roi de Géorgie fit don au Patriarche de mille bourgades, dont le revenu annuel devait être dépensé pour la préparation du saint Chrême que le Patriarche d’Antioche seul avait le droit de préparer, et c’est de cette ville qu’on la distribuait au monde entier.
Après avoir accompli tout cela il s’en retourna chez lui.
Les bourgades géorgiennes susmentionnées envoyaient tous les ans mille dinars au Patriarche d’Antioche et cet usage continua jusqu’au règne du Khalife d’Égypte el-Hâkim-biemr Allâh (l’an 400 de l’Hégire), qui envoya Oreste, Patriarche de Jérusalem, à Constantinople pour conclure un traité d’amitié avec les Byzantins. Lorsque le Patriarche Oreste passa par Antioche, Jean, Patriarche de cette ville, lui céda les mille dinars qu’il recevait de Géorgie, à condition qu’on priât toujours à Jérusalem pour le salut de son âme ; sans, pourtant, lui céder la suprématie du Patriarcat d’Antioche sur la Géorgie.
Les successeurs des archevêque morts devaient toujours aller se faire sacrer à Antioche et, après avoir été choisis par leur roi et leurs évêques, être sacrés par le Patriarche d’Antioche.
Effectivement, ce dernier les sacrait et les renvoyait dans leurs pays. Cet usage a été en vigueur jusqu’à la conquête d’Antioche et des autres pays Syriens par les musulmans.
Cet ordre de choses se maintint bien des années, mais après la conquête musulmane le Patriarcat d’Antioche resta vacant pendant quarante ans ; puis enfin, Stéphane le Dieux fut élu Patriarche. Il fut succédé par Théophilacte le prêtre de la ville de Roha (Édesse).
C’est de son temps que David, Roi d’Abhazie (en Géorgie) envoya un grand nombre de membres du clergé à Antioche, pour être sacrés évêques.
Pendant leur voyage ils furent assaillis par des brigands qui leur enlevèrent tous les cadeaux qu’ils portaient au Patriarche et les massacrèrent tous excepté deux, qui réussirent à se sauver et arrivèrent à Antioche. Ils firent le récit de tous leurs malheurs à Théophilacte et ils ajoutèrent que les Géorgiens souffraient beaucoup du manque d’évêques. Théophilacte convoqua, à cet effet, un concile d’un grand nombre de ses archevêques, et il y fut décidé qu’on sacrerait pour les Géorgiens un Catholicos indépendant, qui serait autorisé à sacrer leurs évêques, en leur imposant le devoir de mentionner toujours le nom du Patriarche d’Antioche pendant la sainte messe.
On avait décidé aussi d’y envoyer tous les ans d’Antioche, un exarque chargé de contrôler les faits et gestes du clergé et de relever les impôts institués par le canon ecclésiastique.
Le Patriarche délivra une charte à cet effet, aux deux individus qui avaient échappé aux brigands, après quoi il tira au sort, et comme le sort tomba sur Jean, il le sacra Catholicos de Géorgie. Son compagnon fut sacré Évêque.
Le Catholicos devait avoir sa résidence au pays des Abhazes. Après les avoir sacrés il les renvoya dans leur pays.
Bien des années plus tard, lorsque l’hérésie commença à semer la discorde dans la religion, le Patriarche Théodore envoya son secrétaire Basile pour apaiser les querelles des partis. Ce même Patriarche donna l’autorisation au Catholicos de Géorgie de préparer le saint Chrême.

Patriarche Macaire d’Antioche
Histoire de la conversion des Géorgiens au Christianisme
Traduction par Olga de Lébédew.
Casa editrice italiana
1905

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eglise d'Antioche mtskheta
Eglise d’Antioche mtskheta

eglise d'Antioche mtskheta

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L’EGLISE D’ANTIOCHE
Par Renan

Selon la tradition, elle aurait été fondée en 38 par les apôtres Pierre et Paul. Un de ses évêques les plus célèbres est Ignace d’Antioche.
Dans le douzième chapitre de ses Apôtres, Ernest Renan s’attarde sur la fondation de l’Eglise d’Antioche :

« La foi nouvelle faisait de proche en proche d’étonnants progrès. Les membres de l’Église de Jérusalem qui avaient été dispersés à la suite de la mort d’Étienne, poussant leurs conquêtes le long de la côte de Phénicie, atteignirent Chypre et Antioche. Ils avaient d’abord pour principe absolu de ne prêcher qu’aux Juifs.
Antioche, « la métropole de l’Orient », la troisième ville du monde, fut le centre de cette chrétienté de la Syrie du Nord. C’était une ville de plus de cinq cent mille âmes, presque aussi grande que Paris avant ses récentes extensions, résidence du légat impérial de Syrie. Portée tout d’abord par les Séleucides à un haut degré de splendeur, elle n’avait fait que profiter de l’occupation romaine. En général, les Séleucides avaient devancé les Romains dans le goût des décorations théâtrales appliquées aux grandes cités. Temples, aqueducs, bains, basiliques, rien ne manquait à Antioche de ce qui faisait une grande ville syrienne de cette époque. Les rues bordées de colonnades, avec leurs carrefours décorés de statues, y avaient plus de symétrie et de régularité que partout ailleurs. Un Corso orné de quatre rangs de colonnes, formant deux galeries couvertes avec une large avenue au milieu, traversait la ville de part en part, sur une longueur de trente-six stades (plus d’une lieue). Mais Antioche n’avait pas seulement d’immenses constructions d’utilité publique ; elle avait aussi, ce que peu de villes syriennes possédaient, des chefs-d’œuvre d’art grec, d’admirables statues, des œuvres classiques d’une délicatesse que le siècle ne savait plus imiter. Antioche, dès sa fondation, avait été une ville tout hellénique. Les Macédoniens d’Antigone et de Séleucus avaient porté dans cette région du bas Oronte leurs souvenirs les plus vivants, les cultes, les noms de leur pays. La mythologie grecque s’y était créé comme une seconde patrie ; on avait la prétention de montrer dans le pays une foule de « lieux saints » se rattachant à cette mythologie. La ville était pleine du culte d’Apollon et des nymphes. Daphné, lieu enchanteur à deux petites heures de la ville, rappelait aux conquérants les plus riantes fictions. C’était une sorte de plagiat, de contrefaçon des mythes de la mère patrie, analogue à ces transports hardis par lesquels les tribus primitives faisaient voyager avec elles leur géographie mythique, leur Bérécynthe, leur Arvanda, leur Ida, leur Olympe. Ces fables grecques constituaient une religion bien vieillie et à peine plus sérieuse que les Métamorphoses d’Ovide. Les anciennes religions du pays, en particulier celle du mont Casius, y ajoutaient un peu de gravité. Mais la légèreté syrienne, le charlatanisme babylonien, toutes les impostures de l’Asie, se confondant à cette limite des deux mondes, avaient fait d’Antioche la capitale du mensonge, la sentine de toutes les infamies.

Ernest Renan
Les Apôtres
Chapitre XII
Fondation de l’Eglise d’Antioche
Editions Michel Lévy
1866

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Eglise d’Antioche Mtskheta
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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