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COMME TORQUATUS ET CORVINUS – OS LUSIADAS VI-68- LES LUSIADES – Luís de Camões – o grã Magriço

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-68 LES LUSIADES VI-68

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

« Mas dizem que, contudo, o grã Magriço,
« Mais il est dit, cependant, que le grand Magriço,
Desejoso de ver as coisas grandes,
Désireux de voir de grandes choses,
Lá se deixou ficar, onde um serviço
Est resté là, où il rendit un service
Notável à condessa fez de Frandes;
Remarquable à la comtesse de Flandres ;
E como quem não era já noviço
Et n’étant pas un jeune novice
Em todo trance, onde tu, Marte, mandes,
Dans chaque transe où règne de Mars la loi,
Um Francês mata em campo, que o destino
Il terrasse un Français sur un champ, destin
Lá teve de Torcato e de Corvino.
Qu’eurent Torquatus et Corvinus avec des Gaulois*.



*************************

*
La sévérité de
Titus Manlius Imperiosus Torquatus

Manlius Torquatus
&
la douceur de Marcus Valerius CorvusValerius Corvinus

PAR
MACHIAVEL

Rome posséda en même temps deux généraux habiles ; Manlius Torquatus et Valerius Corvinus. Tous deux vécurent dans cette ville, égaux en courage, en triomphes et en gloire ; tous deux, à l’égard de l’ennemi, durent ces avantages à une valeur semblable ; mais, quant à la manière de diriger leur armée et de traiter leur soldats, ils suivirent une marche entièrement différente. Manlius, déployant en toute occasion une sévérité sans bornes, accablait sans cesse les troupes de travaux pénibles ; Valerius, au contraire, rempli de douceur envers elles, se plaisait à leur témoigner la familiarité la plus affable. L’un, pour maintenir la discipline dans son armée, livra son propre fils à la mort ; l’autre n’offensa jamais le moindre citoyen ; cependant chacun retira les mêmes fruits d’une conduite si opposée, à l’égard de l’ennemi, de la république et de soi-même. En effet, jamais aucun soldat ne refusa de marcher au combat, ne se souleva contre eux, ou ne se montra opposé à leurs commandements, quoique ceux de Manlius fussent tellement rigoureux, que l’on nomma Manliana imperia tous les ordres qui se faisaient remarquer par leur excessive sévérité.

Il faut donc examiner d’abord ce qui obligea Manlius à déployer une si grande sévérité, et pourquoi Valerius, au contraire, put s’abandonner à sa douceur naturelle ; ensuite comment il se fait que des procédés si divers aient obtenu les mêmes résultats ; et enfin quel est celui qu’il est plus désirable et plus avantageux d’imiter…

Si l’on examine avec attention le caractère de Manlius, du moment où Tite-Live commence à parler de lui, on verra en lui un homme doué du plus ferme courage, plein de tendresse pour son père et pour sa patrie, de respect pour ses supérieurs. Il fit éclater ces vertus dans le combat où il donna la mort à un Gaulois, et dans la défense de son père, qu’il entreprit contre un des tribuns. Avant d’aller combattre ce Gaulois, il vint trouver le consul et lui dit : In jussu tua adversus hostem nunquam pugnabo, non si certam victoriam videam. Un homme de cette trempe, parvenu au commandement, doit vouloir que tous les hommes lui ressemblent ; son âme sans faiblesse lui dicte des ordres rigoureux ; et lorsqu’il a fait connaître ses volontés, il ne souffre pas qu’on les enfreigne. Une règle sans exception, c’est que si l’on donne des ordres pleins de sévérité, il faut les faire exécuter impitoyablement, lorsqu’on ne veut pas en être soi-même la victime ; d’où il faut conclure que, quand on veut être obéi, il faut savoir commander. Et ceux-là seuls savent commander, qui comparent leurs qualités à celles des hommes qui doivent leur obéir ; qui ne donnent des ordres que lorsqu’ils y voient de la proportion, et qui, lorsqu’elle n’existe pas, se gardent bien de rien prescrire. C’est ce qui faisait dire à un sage que, lorsqu’on voulait gouverner un État par la violence, il fallait qu’il y eût proportion entre celui qui l’employait et le peuple qui la souffrait ; que, lorsque cette balance existait, il était à présumer que la violence pourrait être durable ; mais que, lorsque l’opprimé était plus fort que l’oppresseur, on pouvait s’attendre chaque jour à voir cesser cette violence.

Pour en revenir à mon sujet, je dis que lorsque l’on donne des ordres pleins de vigueur, il faut être fort soi-même ; et celui qui, doué de cette force d’âme, donne des ordres rigoureux, ne peut ensuite descendre à la douceur pour les faire exécuter. Celui qui ne possède point une âme de cette trempe doit éviter les ordres extraordinaires ; mais dans ceux qui ne sortent point de la classe ordinaire, il peut s’abandonner à toute la douceur de son caractère, attendu que les châtiments ordinaires s’imputent seulement aux lois et à la raison d’État, et jamais au prince.

Il faut donc croire que Manlius fut contraint d’agir avec autant de rigueur par la nature de son caractère, qui l’inclinait aux ordres sévères. Ces ordres sont utiles dans une république ; car ils en ramènent les institutions à leur principe et la rappellent à son antique vertu. Si une république était assez heureuse pour voir souvent naître dans son sein des hommes dont l’exemple, ainsi que je l’ai dit, rendit la vigueur à ses lois, et qui non-seulement la retinssent sur le penchant de sa ruine, mais pussent la faire revenir sur ses pas, elle serait sans doute éternelle. Ainsi Manlius fut un de ces mortels dont la rigidité et le caractère absolu conservèrent dans Rome la discipline militaire : d’abord, il fut entraîné par la nature de son caractère ; et ensuite par le désir de faire observer les ordres que lui avaient dictés ses inclinations naturelles.

D’un autre côté, Valerius, à qui il suffisait de maintenir les règles de la discipline en vigueur dans les armées romaines, put s’abandonner à toute sa douceur. Comme cette discipline était bonne, il n’avait besoin que de la faire observer pour obtenir de la gloire ; d’ailleurs, comme elle était facile à suivre, elle n’obligeait point à sévir contre les transgresseurs, soit qu’il n’en existât pas, soit que, s’il s’en fût trouvé quelques-uns, c’eût été, comme nous l’avons dit, aux règlements qu’ils auraient imputé leur châtiment, et non à la cruauté de leur chef. Ainsi Valerius pouvait suivre sans obstacle son penchant à la douceur, de manière à mériter l’amour de ses soldats, et à les rendre satisfaits de leur sort. Il en résulta que Valerius et Manlius, ayant su se faire obéir tous deux, quoique par des voies différentes, purent obtenir les mêmes effets.

Toutefois ceux qui voudraient imiter ces deux grands hommes pourraient encourir cette déconsidération et cette haine dont j’ai dit que Scipion et Hannibal furent l’objet ; et ce n’est que par des qualités pour ainsi dire surnaturelles que l’on peut échapper à ce double inconvénient.

Il me reste maintenant à examiner lequel de ces deux modes de se conduire mérite le plus de louanges. Ce point peut être sujet à discussion ; car les écrivains ont fait de tous deux l’objet de leurs éloges ; néanmoins ceux qui ont écrit sur la conduite que doivent suivre les princes paraissent plus pencher pour Valerius que pour Manlius. Xénophon, que j’ai déjà cité, racontant plusieurs traits d’humanité de Cirrus, se rapproche infiniment de ce que dit Tite-Live touchant Valerius, qui, ayant été fait consul dans la guerre contre les Samnites, parla à ses soldats, le jour même du combat, avec cette douceur et cette affabilité qui le dirigeaient dans toutes ses actions. Après cette harangue, Tite-Live ajoute ces paroles : Non alias militi familiarior dux fuit, inter infimos militum omnia haud gravate munia obeundo. In ludo prœterea militari, cum velocitatis viriumque inter se œquales certamina ineunt, comiter facilis vincere acvinci, vultu eodem ; nec quemquam adspernari parem, qui se obferret ; factis, benignus pro re ; dictis, haud minus libertatis alienas, quam suœ dignitatis memor ; et, quo nihil popularius est, quibus artibus petierat magistratus iisdem gerebat.

Tite-Live parle de Manlius d’une manière également honorable, en faisant voir que la sévérité qu’il déploya dans la mort de son fils rendit l’armée tellement soumise au consul, qu’elle fut cause de la victoire que le peuple romain remporta sur les Latins ; il pousse la louange au point, qu’après avoir décrit cette victoire et les dispositions du combat, et mis sous les yeux du lecteur tous les dangers que les Romains coururent, ainsi que tous les obstacles qu’ils durent surmonter pour triompher, il conclut en disant que c’est à la seule valeur de Manlius que Rome fut redevable de la victoire. Il établit ensuite une comparaison entre les forces des deux armées, et il affirme que celle-là eût été victorieuse, qui aurait eu Manlius pour consul.

Machiavel
Discours sur la première décade de Tite-Live
Traduction par Jean Vincent Périès.
Texte établi par Charles Louandre, Charpentier, 1855 


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DE LÉON A LA FLANDRE, VIA LA FRANCE- OS LUSIADAS VI-56 – LES LUSIADES – Luís de Camões -Assim diz, e abraçados os amigos

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO VI
CANTO SEXTO

Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS VI-56 LES LUSIADES VI-56

*
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

*

« Assim diz, e abraçados os amigos,
« Ainsi il parla, et, embrassant ses amis,
E tomada licença, enfim se parte:
Prit congé, pour se retirer enfin :
Passa Lião, Castela, vendo antigos
Le voici traversant Léon, la Castille, admirant les antiques
Lugares, que ganhara o pátrio Marte;
Places, gagnées avec le concours de Mars ;
Navarra, com os altíssimos perigos
La Navarre, avec les plus élevés dangers
Do Perineu, que Espanha e Gália parte;
Des Pyrénées, d’où l’Espagne et la Gaule se séparent ;
Vistas enfim de França as coisas grandes,
Enfin, il vit les grandes choses de France,
No grande empório foi parar de Frandes.
Pour se retrouver à Bruges, le grand comptoir des Flandres.


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AGITATION DU PORT ULYSSEEN- OS LUSIADAS IV-84- LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – « E já no porto da ínclita Ulisseia

*

Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-84 LES LUSIADES IV-84
LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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« E já no porto da ínclita Ulisseia
« Et déjà dans le port Ulysséen* on remarque
C’um alvoroço nobre, e é um desejo,
Une noble agitation et un vif désir,
(Onde o licor mistura e branca areia
(Là où dans un mélange liquoreux se mêle le sable blanc
Co’o salgado Neptuno o doce Tejo)
du doux Tage aux eaux salées de Neptune)
As naus prestes estão; e não refreia
Les navires sont apprêtés ; et personne ne peut réfréner
Temor nenhum o juvenil despejo,
Toutes ces vivantes ardeurs juvéniles,
Porque a gente marítima e a de Marte
Car les marins et les guerriers protégés par Mars
Estão para seguir-me a toda parte.
Sont sur le point de me suivre partout.


*Port Ulysséen : Lisbonne qui selon la légende aurait été fondée par Ulysse lui-même (Olissipo)

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MANUEL Ier de Portugal
Emmanuel Ier

« Le Ventureux »
31 mai 1469 Alcochete – 13 décembre 1521 Lisbonne
Succède à Jean II le 27 octobre 1495

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DISCOURS MARTIAL DE Nuno Álvares Pereira – OS LUSIADAS IV-15 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – « Como!Da gente ilustre Portuguesa

*

OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-15  LES LUSIADES IV-15
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-15
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira

*******

-« Como!Da gente ilustre Portuguesa
 – « Comment ! De l’illustre peuple portugais
  Há-de haver quem refuse o pátrio Marte?,
 Y aurait-il quelqu’un qui renie notre martiale patrie ?
  Como!Desta província, que princesa
Comment ! De cette province, qui , comme princesse
Foi das gentes na guerra em toda a parte,
De la guerre, fut reconnue partout,
Há-de sair quem negue ter defesa?
  Refuserait-on de se défendre ?
Quem negue a Fé, o amor, o esforço e arte
  Qui nierait la foi, l’amour, l’effort et l’art
   De Português, e por nenhum respeito
  Des portugais, et sans aucun remords
      O próprio Reino queira ver sujeito?
Accepterait de voir son propre Royaume se soumettre ?

**

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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**

LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LE CHANSONNIER PÉTRARQUE CANZONIERE SONNET 177 (Première Partie) – CLXXVII

*

FRANCESCO PETRARQUE SONNET

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 177

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 177
CLXXII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

177/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

[NdT : Traversée de la forêt ardennaise en guerre en 1333. Pétrarque a alors 29 ans. Laure réside en Provence.]

Mille piagge in un giorno et mille rivi
Mille lieux et mille rivières, en un jour,
  mostrato m’à per la famosa Ardenna
M’ont montré dans la célèbre Ardenne
 Amor, ch’a’ suoi le piante e i cori impenna
Amour,  qui aile ses pieds et son cœur…

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 177
PETRARQUE CANZONIERE
le chansonnier Pétrarque Sonnet 177
canzoniere poet

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PETRARQUE CANZONIERE

LUIS DE CAMOES OS LUSIADAS III-95 LES LUSIADES – Da terra dos Algarves

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-95 LES LUSIADES III-95
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-95




OS LUSIADAS III-95
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 95
Strophe 95

III-95

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******




Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-95
LES LUSIADES III-95

 ******

 

« Da terra dos Algarves, que lhe fora
« De la terre de l’Algarve, qui en dot
 Em casamento dada, grande parte
De mariage avait été reçue , en grande partie
Recupera co’o braço, e deita fora
Fut récupérée par son bras guerrier en boutant dehors
O Mouro, mal querido já de Marte.
Le Maure, qui de Mars n’était plus chéri.
Este de todo fez livre e senhora
Ainsi devint souveraine et affranchie
Lusitânia, com força e bélica arte;
La Lusitanie par la force et la stratégie ;
E acabou de oprimir a nação forte,
Et achevant de submerger cette nation aguerrie,
Na terra que aos de Luso coube em sorte.
Qui des terres de Lusus s’était répartie. 

*******

ALPHONSE III
ALFONSO III

Roi de Portugal et des Algarves, comte de Boulogne par la grâce de Dieu

Alphonse III de Portugal
Alphonse le Boulonnais
Alfonso III de Borgoña,
El Boloñés o el Reformador
Coimbra, 5 mai 1210 – Coimbra, 16 février 1279
5 de mayo de 1210 – 16 de febrero de 1279

Roi de Portugal de 1247 à 1279

********************

Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
A partir du Sonnet 94 nous partons pour 32 années de règne qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières de l’Algarve sur les Maures.

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-95 CAMOES LUSIADES III-95
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LUIS VAZ DE CAMOES OS LUSIADAS LES LUSIADES

CAMOES OS LUSIADAS III-30 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-30 LES LUSIADES III-30
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-30

OS LUSIADAS III-30

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 30
Strophe 30

III-30

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-30
LES LUSIADES III-30

 *****

« Mas o Príncipe Alfonso, que desta arte
« Mais le prince Alphonse, qui
Se chamava, do avô tomando o nome,
S’appelait ainsi car de son grand-père il avait pris le nom,
Vendo-se em suas terras não ter parte,
Voyant que sur ses terres il n’avait aucune part,
Que a mãe, com seu marido, as manda e come,
Et que sa mère, avec son mari, était la seule bénéficiaire ,
Fervendo-lhe no peito o duro Marte,
Bouillonne en-lui la colère du farouche Mars,
Imagina consigo como as tome.
Imagine une stratégie de conquête.
Revolvidas as causas no conceito,
Après une analyses minutieuses des causes,
Ao propósito firme segue o efeito.
Sa ferme intention fut suivie d’effet.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-30 LES LUSIADES III-30
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

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CAMOES OS LUSIADAS III-15 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-15 LES LUSIADES III-15
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-15

OS LUSIADAS III-15

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  15
Strophe 15

III-15

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-15
LES LUSIADES III-15

 *****

« Em torno o cerca o Reino Neptunino,
« Tout autour, le Royaume de Neptune, le cerne
Co’os muros naturais por outra parte;
  De parois naturelles d’autre part ;
Pelo meio o divide o Apenino,
  Le milieu est divisé par l’Apennin,
  Que tão ilustre fez o pátrio Marte;
Qui fut rendu illustre par le paternel Mars ;
Mas depois que o Porteiro tem divino,
  Mais depuis que Pierre est devenu le Portier du Ciel,
   Perdendo o esforço veio, e bélica arte;
S’est perdu l’agressivité et l’art de la guerre ;
Pobre está já de antiga potestade:
  Dépossédée désormais de son antique puissance :
Tanto Deus se contenta de humildade!
Tant Dieu se contente d’humilité !      

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-15 LES LUSIADES III-15
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-12

OS LUSIADAS III-12

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  12
Strophe 12

III-12

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12
LES LUSIADES III-12

 *****

« Entre o remoto Istro e o claro Estreito,
«Entre le lointain Ister* le Détroit prestigieux**,
Aonde Hele deixou co’o nome a vida,
  Où Hellé** laissa et son nom et sa vie,
 Estão os Traces de robusto peito,
 Se trouvent les Thraces*** pourvus d’une grande âme,
Do fero Marte pátria tão querida,
Du fier Mars, la patrie tant aimée,
Onde, colo Hemo, o Ródope sujeito
 Où les sujets d’Hémus**** et de sa femme Rhodope 
Ao Otomano está, que submetida
Dépendent de l’Ottoman, qui soumet
Bizâncio tem a seu serviço indino:
Byzance à son indigne service :
Boa injúria do grande Constantino!
Quel injure au grand Constantin !

******

NOTES ET PRECISIONS

*Ister = Le Danube

** Le Détroit d’Hellé : « HELLESPONT, s. m. (Géog.) fameux canal ou détroit qui sépare l’Europe & l’Asie, & qui est indifféremment nommé par les modernes, le bras de S. Georges, les bouches de Constantinople, le détroit de Gallipoli, ou le détroit des Dardanelles. Voyez Dardanelles. Les anciens l’appelloient Hellespont, du nom de Hellé, fille d’Athamas, qui en le traversant, pour s’enfuir dans la Colchide, avec son frere Phryxus, chargés tous deux de la toison d’or, tomba malheureusement dans cette mer, où elle périt. On y arrive par diverses routes, après avoir laissé derriere soi, à droite ou à gauche, les isles Cyclades & Sporade, qui composent dans la mer Egée, ce qu’on appelle l’Archipel. » (Jaucourt, L’Encyclopédie, Première édition, Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 – Tome 8, p. 107.

***Les Thraces :  « Thrace, (Géog. anc.) en grec θρᾴκη, en latin, Thracia ou Thracé, grande contrée de l’Europe, renfermée entre le mont Hémus, la mer Egée, la Propontide & le Pont-Euxin. La borne septentrionale du côté du Pont-Euxin, est cependant assez incertaine. Les anciens géographes, comme le Périple de Scylax, Pomponius Méla & Pline, étendent la Thrace jusqu’à l’embouchure du Danube ; de sorte qu’ils y renferment Istropolis, Tomi & Catalis. Pline a suivi en cela Pomponius Méla ; & peut être celui-ci a-t-il suivi le périple de Scylax… »

**** Hémus & sa femme Rhodope : « HÉMUS, (Mytholog.) fils de Borée & d’Orithie, qui devint roi de Thrace & épousa Rhodope. Ovide raconte cette fable en deux vers énergiques : Nunc gelidos montes mortalia corpora quondam, Nomine summorum sibi, qui tribuêre deorum. Le livre des poissons qu’on a donné à Plutarque, parle de ce roi Hæmus & de sa femme Rhodope, qui prenoient les noms de Jupiter & de Junon. Peut-être qu’effectivement ils périrent dans les montagnes de Thrace, où le peuple indigné de les voir s’égaler aux dieux, les avoit obligés de se retirer. (D. J.) » (Jaucourt – L’Encyclopédie, Première édition – Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1766 Tome 8, page 130.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-12 LES LUSIADES III-12
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

CAMOES OS LUSIADAS II-69 LES LUSIADES

LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS II-69 LES LUSIADES II-69
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-69

OS LUSIADAS II-69

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  69
Strophe 69

II-69

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-69
OS LUSIADAS II-69

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Não é o outro que fica tão manhoso;
L’autre n’en est pas moins sournois ;
Mas nas mãos vai cair do Lusitano,
Mais il tombe dans les mains des Lusitaniens,
Sem o rigor de Marte furioso,
Sans que s’abattent la rigueur de Mars furieux,
E sem a fúria horrenda de Vulcano;
Ou les horreurs de Vulcain ;
Que como fosse débil e medroso
Qu’il était peureux et craintif
Da pouca gente o fraco peito humano,
Ce petit équipage,
Não teve resistência; e se a tivera,
Qui jamais ne résista ; et si l’avait fait,
Mais dano resistindo recebera.
Il aurait reçu de bien plus lourds dégâts encore.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-69
OS LUSIADAS II-69

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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LUIS DE CAMOES LUSIADES
CAMOES OS LUSIADAS