Archives par mot-clé : 1911

LES CHAMPS FAUVES – POÈME DE MIKHAÏL KOUZMINE – 1911 – Отри глаза и слез не лей

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-poésie-de-Mikhaïl-Kouzmine-1024x719.jpg.

*Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
*

Кузмин на портрете Ю. П. Анненкова (1919)
Portrait de Kouzmine par Georges Annenkov en 1919


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

Traduction Jacky Lavauzelle 

MIKHAÏL KOUZMINE

 Михаи́л Алексе́евич Кузми́н

 

 6 octobre 1872 Iaroslavl – 1er mars 1936 Leningrad

 

Поэзия Михаила Кузьмина

LA POÉSIE DE MIKHAÏL KOUZMINE

 

LES CHAMPS FAUVES
1911
Отри глаза и слез не лей

*******************

**************


Отри глаза и слез не лей:
Essuie tes yeux et ne pleure pas :
С небесных, палевых полей
Du ciel, les champs fauves,
Уж глянул бледный Водолей,
Du pâle Verseau,
Пустую урну проливая.
 Se renversent dans une urne vide.

*

Ни снежных вьюг, ни тусклых туч.
Ni tempêtes de neige, ni nuages ternes.
С прозрачно-изумрудных круч
Dans une torsion d’émeraude transparente
Протянут тонкий, яркий луч,
Un faisceau mince et brillant pénètre
Как шпага остро-огневая.
Comme une épée de feu vif.


*******************

1911

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Kuzmine-signature-1024x204.png.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 00-761x1024.jpg.
Кузмин на портрете Н. Радлова (1926)Николай Эрнестович Радлов
Portrait de 1926 de Kouzmine par
Nikolai Ernestovich Radlov
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

UN COQUILLAGE SANS PERLE – Poésie d’Ossip MANDELSTAM – 1911- Поэзия Осипа Мандельштама – Раковина

*

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est salamandre-1024x536.jpg.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

__________________________________
LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
___________________________________
___________________________________

Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам
___________________________________

Ossip Emilievitch Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м
2/3 janvier 1891 Varsovie – 27 décembre 1938 Vladivostok
2/3 января 1891 Варшава — 27 декабря 1938

__________________________________
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
__________________________________

_______________________________________________

UN COQUILLAGE SANS PERLE
1911
Раковина

_________________________________________________

 

*


**************

Быть может, я тебе не нужен,
Peut-être n’as tu pas besoin de moi,
Ночь; из пучины мировой,
Ô nuit ; des abysses du monde,
Как раковина без жемчужин,
Comme une coquille sans perles,
Я выброшен на берег твой.
J’ai été projeté sur ta rive.

*

Ты равнодушно волны пенишь
Tu agites indifféremment les vagues
И несговорчиво поешь,
Et tu chantes impénétrable,
Но ты полюбишь, ты оценишь
Mais tu vas adorer, ô combien tu apprécieras
Ненужной раковины ложь.
Le mensonge de ce pauvre coquillage.

*

Ты на песок с ней рядом ляжешь,
Tu t’allonges sur le sable à ses côté,
Оденешь ризою своей,
Tu l’habilleras de ta robe,
Ты неразрывно с нею свяжешь
Inextricablement liés
Огромный колокол зыбей,
Par l’énorme cloche des houles,

*

И хрупкой раковины стены,
Et le fragile coquillage,
Как нежилого сердца дом,
Comme un cœur inhabité,
Наполнишь шепотами пены,
Tu le rempliras du chuchotement des écumes,
Туманом, ветром и дождем…
Du brouillard, du vent et de la pluie …

*****************

1911

LA TENDRESSE – Poésie d’Ossip MANDELSTAM – 1911 – Поэзия Осипа Мандельштама – Не спрашивай: ты знаешь

*

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est salamandre-1024x536.jpg.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

__________________________________
LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
___________________________________
___________________________________

Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам
___________________________________

Ossip Emilievitch Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м
2/3 janvier 1891 Varsovie – 27 décembre 1938 Vladivostok
2/3 января 1891 Варшава — 27 декабря 1938

__________________________________
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
__________________________________

_______________________________________________

LA TENDRESSE 
1911
Не спрашивай: ты знаешь
_________________________________________________

 

*

*************


Не спрашивай: ты знаешь,
Ne le demande pas : tu le sais,
Что нежность безотчетна,
Cette tendresse est inexplicable,
И как ты называешь
Et comment tu nommes
Мой трепет — все равно;
Mon frisson m’est bien égal ;

*

И для чего признанье,
Et pourquoi cette confession,
Когда бесповоротно
Quand irrévocablement
Мое существованье
Mon existence
Тобою решено?
Est décidée par toi ?

*

Дай руку мне. Что страсти?
Donne-moi ta main. Qu’est ce que la passion ?
Танцующие змеи.
Une danse de serpents.
И таинство их власти —
Et le mystère de leur puissance :
Убийственный магнит!
Un aimant qui tue !

*

И, змей тревожный танец
Et, cette danse étrange
Остановить не смея,
Je n’ose l’arrêter,
Я созерцаю глянец
Je contemple les couleurs
Девических ланит.
Qui colorent les joues de la jeune fille.

*************

7 августа 1911
7 août 1911

Imitation de Innokenty Annensky – POÈME ANNA AKHMATOVA – 1911 – Подражание И. Ф. Анненскому

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est salamandre-1024x536.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

__________________________________
Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

___________________________________

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Akhmatova_by_Altman-1024x577.jpg.
Натан Исаевич Альтман,Natan Altman Портрет А. А. Ахматовой, Portrait d’Anna Akhmatova, 1914, Русский музей, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Санкт-Петербург

__________________________________
LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия

__________________________________
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
___________________________________

Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

____________________________________________

Imitation de Innokenty Annensky
1911
Подражание И. Ф. Анненскому
____________________________________________

************************


И с тобой, моей первой причудой,
Et avec toi, mon premier caprice,
Я простился. Восток голубел.
Nous nous sommes séparés. L’est est devenu bleu.
Просто молвила: «Я не забуду».
Tu as simplement dit : « Je n’oublierai pas.« 
Я не сразу поверил тебе.
Je ne t’ai pas cru tout de suite.

*

Возникают, стираются лица,
Les visages viennent,
Мил сегодня, а завтра далек.
Visages chers aujourd’hui, mais étranges demain.
Отчего же на этой странице
Pourquoi sur cette page
Я когда-то загнул уголок?
Ai-je alors plié le coin ?

*

И всегда открывается книга
Et le livre s’ouvre toujours
В том же месте. И странно тогда:
A ce même endroit. Et plus étrange encore :
Все как будто с прощального мига
Tout comme depuis notre adieu
Не прошли невозвратно года.
Les années n’étaient pas passées.

*

О, сказавший, что сердце из камня,
Ô, qui a dit que le cœur de pierre,
Знал наверно: оно из огня…
Savait sûrement : que c’est du feu …
Никогда не пойму, ты близка мне
Je ne comprendrai jamais si tu étais proche de moi
Или только любила меня.
Ou tout simplement si tu m’aimais.

*****************

*******

Innokentiy Fyodorovich Annensky
Подражание И. Ф. Анненскому

Инноке́нтий Фёдорович А́нненский
1er septembre 1855 – 13 décembre 1909

__________________________________
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
__________________________________

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Signature-2-1024x509.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Anna-Artgitato.jpg.

__________________________________
Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

___________________________________

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

LES CHATS – POÈME DE MARINA TSVETAEVA – 1911 – КОШКИ

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est salamandre-1024x536.jpg.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

__________________________________________
Poésie de Marina Tsvétaïéva
Поэзия Марины Чветаевой

__________________________________________

LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия


TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE


L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Par-Pierre-Choumoff.jpg.
Marina Tsvétaïeva – photo de Pierre Choumoff ( Пётр Ива́нович Шу́мов )

Marina Ivanovna Tsvetaïeva
Марина Ивановна Цветаева

poétesse russe
русская поэтесса
Moscou 26 septembre 1892 – Ielabouga 31 août 1941
26 сентября 1892, Москва — 31 августа 1941, Елабуга

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 1911-Photo-de-Maximilian-Voloshin-801x1024.jpeg.

____________________________________________

LES CHATS
1911
КОШКИ
____________________________________________

Photo Jacky Lavauzelle

******

Максу Волошину
A Maximilian Volochine

*****

Они приходят к нам, когда
Ils viennent à nous si
У нас в глазах не видно боли.
La douleur n’est pas dans nos yeux.
Но боль пришла — их нету боле:
Mais si la douleur revient – les voilà qui désertent :
В кошачьем сердце нет стыда!
Le cœur des chats est sans nulle honte !

*

Смешно, не правда ли, поэт,
C’est drôle, n’est-ce pas, poète,
Их обучать домашней роли.
De les apprivoiser dans la maison.
Они бегут от рабской доли:
Mais jamais ils ne joueront les esclaves :
В кошачьем сердце рабства нет!
Le cœur des chats est sans entrave !

*

Как ни мани, как ни зови,
Ils déambulent, peu importe les appels
Как ни балуй в уютной холе,
Peu importe tant que la salle est confortable,
Единый миг — они на воле:
Un instant – ils sont libres :
В кошачьем сердце нет любви!
Le cœur des chats est sans amour !

*****************

Максу Волошину Maximilian Volochine
peint par Boris Koustodiev Борис Михайлович Кустодиев
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Signature-2.png.

__________________________________________
Poésie de Marina Tsvétaïéva
Поэзия Марины Чветаевой

__________________________________________

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est En-1924.jpg.
Marina Tsvétaïeva – Marina Tsvetaeva – en 1924
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato.jpg.

SIFFLEMENT DE LA PLAIE PARFAITE – Poème de Miguel Hernández – Silbo de la llaga perfecta

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10-1.gif.
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Miguel_hernandez.jpg.
Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Miguel_Hernandez_firma.svg_-1024x351.png.

******************
Silbo de la llaga perfecta
SIFFLEMENT DE LA PLAIE PARFAITE

************
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Arthur Dove, Nature Symbolized No.2, 1911, Institut d’art de Chicago



Abreme, amor, la puerta
Ouvre-moi, amour, la porte
de la llaga perfecta.
de la plaie parfaite.

Abre, amor mío, abre 
Ouvre, mon amour, ouvre
la puerta de mi sangre.
la porte de mon sang.

Abre, para que salgan 
Ouvre, pour qu’enfin sortent
todas las malas ansias. 
tous les mauvais désirs.

Abre, para que huyan 
Ouvre, pour que fuient
las intenciones turbias.
toutes les obscures intentions.

Abre, para que sean
Ouvre, pour que soient
puras mi venas,
pures mes veines
mis manos cardos mondos,
et que mes mains soient des chardons,
pozos quietos mis ojos.
et des puits sereins mes yeux.

Abre, que viene el aire
Ouvre, que pénètre l’air
de tus palabras…¡Abre!
de tes mots… Ouvre !

Abre, amor, que ya entra…
Ouvre, amour, qu’entre déjà ….
¡Ay!
Ah !
Que no salga… ¡Cierra!
Que ne sorte… Ferme !

********************

****************
POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

****************

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10-1.gif.

Les Pas – Poème de Cavafy – Τα Βήματα – 1911

Poème de Cavafy
Gr
èce – Ελλάδα

***

Traduction Jacky Lavauzelle*******

**
Constantin Cavafy poèmes
**

LITTERATURE GRECQUE
POESIE GRECQUE

Ελληνική λογοτεχνία
Ελληνική ποίηση

**

Constantin Cavafy
Καβάφης
1863 – 1933

Traduction Jacky Lavauzelle

**

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES GRECS

 LES PAS
Τα Βήματα 

*1911*

**

Traduction Jacky Lavauzelle
William Bouguereau, Les Remords d’Oreste, 1862

 

**

Σ’ εβένινο κρεββάτι στολισμένο
Dans son lit d’ébène décoré
 με κοραλλένιους αετούς, βαθυά κοιμάται
d’aigles de corail, profondément endormi,
ο Νέρων — ασυνείδητος, ήσυχος, κ’ ευτυχής·
Néron, inconscient, calme et heureux ;
ακμαίος μες στην ευρωστία της σαρκός,
dans la force épanouie de sa chair triomphante,
 και στης νεότητος τ’ ωραίο σφρίγος.
et dans la belle sève de sa jeunesse.

*

Aλλά στην αίθουσα την αλαβάστρινη που κλείνει
Mais dans la pièce d’albâtre qui renferme
των Aηνοβάρβων το αρχαίο λαράριο
l’antique sanctuaire des dieux du foyer
τι ανήσυχοι που είν’ οι Λάρητές του.
Qu’elles paraissent anxieuses les Lares protectrices ?
Τρέμουν οι σπιτικοί μικροί θεοί,
Ces petites divinités accueillantes,
και προσπαθούν τ’ ασήμαντά των σώματα να κρύψουν.
tentent de cacher leurs corps insignifiants.
Γιατί άκουσαν μια απαίσια βοή,
Elles entendent un terrible vacarme,
θανάσιμη βοή την σκάλα ν’ ανεβαίνει,
tragique dans les escaliers qui s’amplifie,
βήματα σιδερένια που τραντάζουν τα σκαλιά.
des pas métalliques frappent les marches.
Και λιγοθυμισμένοι τώρα οι άθλιοι Λάρητες,
Et maintenant, les frêles Lares,
μέσα στο βάθος του λαράριου χώνονται,
se réfugient dans les profondeurs du sanctuaire,
ο ένας τον άλλονα σκουντά και σκουντουφλά,
l’un d’eux crie et neige légèrement,
ο ένας μικρός θεός πάνω στον άλλον πέφτει
une divinité sur l’autre tombe ;
γιατί κατάλαβαν τι είδος βοή είναι τούτη,
elles comprennent l’origine de ce tumulte :
τάνοιωσαν πια τα βήματα των Εριννύων.
ces pas sont ceux des Erinyes, les  déesses infernales .

****
Καβάφης
Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
**********************

LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

***

Καβάφης
Constantin Cavafy
Έλληνα ποιητή
Poème de Cavafy

************************************************

LA POÉSIE RUSSE – LA LITTÉRATURE RUSSE

**************************
Traduction Russe Jacky Lavauzelle
Жаки Лавозель
ARTGITATO
Французский перевод текстов на русском языке
**************************





Traductions Artgitato Français Portugais Latin Tchèque Allemand Espagnol

*******




TRADUCTION RUSSE

Французский перевод текстов на русском языке

*******

**

 Анна Ахматова
Anna Akhmatova

**

Alexandre Blok
Алекса́ндр Алекса́ндрович Блок

LA POÉSIE DE BLOK

**

 Prince Alexandre Chakhovskoy

Le Cosaque poète
Saint-Pétersbourg – 1812

**

Sergueï Essénine
Сергей Александрович Есенин

LA POESIE de Sergueï Essénine
поэзия есенина  

**


ZINAÏDA HIPPIUS
Зинаи́да Никола́евна Ги́ппиус

Poésie de Zinaïda Hippius
Поэзия Зинаиды Гиппиус

**

VLADISLAV KHODASSEVITCH
VLADISLAV KHODASEVICH
ПОЭЗИЯ ВЛАДИСЛАВА ХОДАССЕВИЧА

Poésie

**

Mikhaïl Kouzmine
Михаи́л Алексе́евич Кузми́н

Poésie- Poèmes

**

Ivan Krylov

le Magasin à la mode

**

Mikhaïl Lermontov
Михаил Юрьевич Лермонтов

La Poésie de Lermontov
Стихи Лермонтова

**

Mirra Lokhvitskaïa
Мирра Лохвицкая

Poésie de Mirra Lokhvitskaïa
Поэзия Мирры Лохвицкой

**

Vladimir Maïakovski
Владимир Владимирович Маяковский

Poèmes
Поэмы

**

Ossip Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м

Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам





**

B Okoudjava & V Kikabidze

  LES PEPINS DE RAISIN
Виноградную косточку

**

Caroline Pavlova
Кароли́на Ка́рловна Па́влова

Poésie

**

Sophia Parnok
Поэзия офии Парнок

**

Alexandre Pouchkine
Александр Сергеевич Пушкин

Poésie – Поэзия А. С. Пушкина
poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

**

 Anton Tchekhov
Антон Павлович Чехов

Les pièces de Théâtre – Театр

**

Fiodor Tiouttchev
Федор Тютчев

La poésie de Fiodor Tiouttchev
стихи федор тютчев

Fiodor Tiouttchev Poèmes Poésie Artgitato Les poèmes de Fiodor Tiouttchev

**

Ivan Tourgueniev
Иван Сергеевич Тургенев

Собака – Mon Chien (février 1878)
русский язык – La Langue Russe (juin 1882)

**

Marina Tsvétaïéva
Марина Ивановна Цветаева

Poésie de Marina Tsvétaïéva
Поэзия Марины Чветаевой

**

Vladimir Vyssotski
Владимир Семёнович Высоцкий

Les Coupoles – Купола

**





Boulat Okoudjova
Булат Шалвович Окуджава

Tant que la terre continue de tourner

**

Vladislav Ozerov
Владислав Александрович Озеров

Fingal
Tragédie en trois actes
1805

**

 Denis Fonvizine
Денис Иванович Фонвизин

Le Dadais ou l’Enfant gâté
1782

*****

Французский перевод текстов на русском языке

TRADUCTION RUSSE

***********************

DE L’ART DE TRADUIRE LE RUSSE

Je viens d’indiquer la double valeur des écrits de Pouchkine : l’auteur de Poltava a renouvelé, comme prosateur, la langue russe, en même temps qu’il ouvrait à ses contemporains, comme poète, des sources nouvelles d’inspiration. On sait aussi quel accueil la Russie a fait à cet interprète de la pensée nationale. Quant à l’Europe, il faut le dire, elle est restée trop indifférente au rôle que Pouchkine a joué dans son pays. La France surtout n’a eu longtemps qu’une idée vague de ce grand mouvement littéraire commencé et dirigé par un seul homme. Ici même cependant, une étude biographique sur Pouchkine avait déjà indiqué l’importance de ses travaux. Pendant longtemps, on a pu s’étonner qu’une plume française ne cherchât point à le traduire. Aujourd’hui cette tâche a été abordée ; mais peut-on la regarder comme remplie ? L’auteur de la traduction française de Pouchkine qui vient d’être publiée n’a point paru se douter des difficultés que présentait un pareil travail. Il y avait là des écueils et des obstacles qui imposaient au traducteur un redoublement d’efforts. L’art de traduire, surtout lorsqu’il s’applique à la poésie, suppose une sorte d’initiation qui ne s’achète qu’au prix de veilles laborieuses. Les vulgaires esprits seuls peuvent s’imaginer qu’il suffit, pour traduire un poète, de rendre ses vers dans un autre idiome, sans s’inquiéter d’ailleurs de la physionomie, du mouvement, des nuances infinies de la pensée, des mille finesses du style. Or, ce ne sont point-là des choses qui aient leur vocabulaire écrit et ce sont pourtant des choses qu’il faut traduire, ou du moins indiquer : elles demandent une intelligence vive et délicate pour les saisir, une plume habile et souple pour les rendre. Pour transporter d’ailleurs dans son propre idiome les richesses d’une langue étrangère, il y a une première condition à remplir ; est-il besoin de la rappeler ? C’est la connaissance parfaite de la langue dont on veut révéler à son pays les richesses littéraires. Qu’on y songe, l’idiome russe est le plus difficile des idiomes européens, il est difficile même pour les Russes qui n’en ont pas fait l’objet d’une étude sérieuse. C’est une langue dont le sens positif varie à l’infini et dont le sens poétique varie encore davantage : langue souple et rude, abondante et imagée, dont l’origine, les accidents, l’esprit, l’allure, les procédés, n’offrent aucune analogie avec nos langues d’Occident. Le traducteur français des œuvres de Pouchkine a échoué pour n’avoir point compris les exigences de sa tâche. Il importe qu’on ne l’oublie pas, une traduction de ce poète exige une connaissance intime et approfondie, non-seulement de la grammaire et du vocabulaire russes, mais des finesses et des bizarreries de la langue ; elle exige aussi un long commerce avec ce génie si original, si en dehors de toute tradition européenne. Tant que cette double condition n’aura pas été remplie, notre pays, nous le disons à regret, ne connaîtra qu’imparfaitement la valeur et l’originalité du poète russe.

Pouchkine et le mouvement littéraire en Russie depuis 40 ans
Charles de Saint-Julien
Revue des Deux Mondes
Œuvres choisies de Pouchkine, traduites par M. H. Dupont
T.20 1847

POESIE GRECQUE TRADUCTION GREC JACKY LAVAUZELLE μετάφραση των ελληνικών κειμένων

POESIE GRECQUE
Gr
èce – Ελλάδα

***

Traduction Jacky Lavauzelle*******

**************************
Traduction Grec Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
μετάφραση των ελληνικών κειμένων
**************************





Traductions Artgitato Français Portugais Latin Tchèque Allemand Espagnol

*******




TRADUCTION POESIE GREQUE

μετάφραση των ελληνικών κειμένων

*******




**

Constantin Cavafy
Constantin Cavafis
Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης

Traduction Jacky Lavauzelle

Τείχη – Murailles
Θερμοπύλες – Les Thermopyles (1903)
La Ville –  Η Πόλις
Traduction Jacky Lavauzelle En attendant les barbares – Περιμένοντας τους Βαρβάρους

Traduction Jacky Lavauzelle

AUSSI LONGTEMPS QUE TU LE PEUX
Όσο Mπορείς

Traduction Jacky Lavauzelle

LES FENÊTRES
Τα Παράθυρα

Traduction Jacky Lavauzelle

ITHAQUE
Ιθάκη

Traduction Jacky Lavauzelle

Thémistocle à la cour d’Artaxerxés Ier
(La Satrapie) 
Η Σατραπεία

Traduction Jacky Lavauzelle

LES PAS 
Τα Βήματα
1911

Traduction Jacky Lavauzelle

LE POETE INCONNU
Ούτος Εκείνος

Traduction Jacky Lavauzelle

LA MORT DE MARC ANTOINE
Απολείπειν ο θεός Aντώνιον

Traduction Jacky Lavauzelle

Ô terre d’Ionie
(IONIEN)
Ιωνικόν
Traduction Jacky Lavauzelle
LA BEAUTE
Έτσι πολύ ατένισα

Ingres Cavafy Trad Jacky Lavauzelle

LE VIEIL HOMME
Ένας Γέρος

Jacky Lavauzelle Constantin Cavafis

ENDYMION
(Devant une statue d’Endymion)
ΕΝΩΠΙΟΝ ΤΟΥ ΑΓΑΛΜΑΤΟΣ ΤΟΥ ΕΝΔΥΜΙΩΝΟΣ
1916

Traduction Jacky Lavauzelle

**

Kostas Karyotákis
Κώστας Καρυωτάκης

Traduction Jacky Lavauzelle

TOUT LE MONDE EST MORT 
Θέλω να φύγω πια από δω…

Traduction Jacky Lavauzelle

SOIREE
Βράδυ

Traduction Jacky Lavauzelle

LES DON QUICHOTTE
ΔΟΝ ΚΙΧΩΤΕΣ

Traduction Jacky Lavauzelle Kostas Karyotakis

CE QUELQUE CHOSE QUI DONNE DE LA COULEUR AUX CHOSES 
Όταν κατέβουμε τη σκάλα τι θα πούμε

Traduction Jacky Lavauzelle

**

 Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
Traduction Jacky Lavauzelle

Confession
Εξομολόγηση 

Traduction Jacky Lavauzelle
Le vieux violon
Τὸ παλιὸ βιολί 

Traduction Jacky Lavauzelle

**

Níkos Papázoglou
Νίκος Παπάζογλου

Paroles de Αύγουστος (Août)

******

VOIR AUSSI

LES PLUS BELLES CHANSONS GRECQUES
Γιατί αδειάζουν γρήγορα οι δρόμοι κ’ οι πλατέες

****

Burnouf
Méthode pour étudier la langue grecque
1836

PRÉFACE
DE LA PREMIÈRE ÉDITION
1813


Nous ne ferons point ici l’éloge de la langue grecque ; tout le monde convient que c’est la plus belle que les hommes aient jamais parlée, et l’Université de France la regarde avec raison comme un des objets les plus importants de son enseignement. Tout ce qui peut en faciliter l’étude est donc un service rendu à l’instruction publique, et ne peut manquer d’être accueilli favorablement par les Maîtres et par les Disciples. C’est cette idée qui m’enhardit à publier cette nouvelle Grammaire Grecque. Les principes en ont paru simples et clairs aux Elèves de l’Ecole Normale, devant qui j’ai l’honneur de les développer tous les jours dans leurs intéressantes conférences. M. le Conseiller titulaire Gueroult, Chef de cette école, qui honore souvent de sa présence nos studieux exercices, a bien voulu me prodiguer les encouragements et me donner les conseils les plus utiles. C’est sur le plan de ses Méthodes latine et française que j’ai composé cette Méthode grecque. J’ai tâché d’appliquer à la langue de Démosthène ces excellents principes de Grammaire générale qu’il a le premier rendus classiques, et qui éclairent le jugement de l’Éléve, en même temps qu’on exerce sa mémoire. Enfin, dans tout ce qui tient au raisonnement, je l’ai fidèlement suivi, autant du moins que peut le faire un de ses anciens élèves, qui s’estime heureux de recevoir encore de ses leçons. Si le Public ne juge pas mon travail trop indigne d’être mis à côté du sien, cette Grammaire sera comme le complément de ses deux Grammaires, et toutes trois ensemble formeront un corps complet de doctrine pour les trois langues qui font la base de l’enseignement dans nos Lycées.

Quant à ce qui regarde proprement la langue grecque, je n’ai pas non plus manqué de modèles….

******

LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

***

POESIE GRECQUE

….

MAMAN LOUISE BOURGEOIS – MUSEE GUGGENHEIM – BILBAO – 1999

MAMAN LOUISE BOURGEOIS
Euskal Herria
Pays Basque
EUSKADI

BILBAO
毕尔巴鄂
ビルバオ
билбао
——

Visite de BILBAO
Visita a Bilbao
Визит в Бильбао
参观毕尔巴鄂
ビルバオをご覧ください

Photos Jacky Lavauzelle
*

 MAMAN LOUISE BOURGEOIS
1999

*********

Louise Bourgeois
Paris 1911 – New-York 2010

 

MAMAN LOUISE BOURGEOIS
1999
Bronze, Acier inoxydable, Marbre

maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-1

maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-3

Maman Louise Bourgeois

maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-4

Maman Louise Bourgeois

maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-6 maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-7

Maman Louise Bourgeois

maman-louise-bourgeois-bilbao-mama-la-arana-del-guggenheim-musee-guggenheim-artgitato-espagne-8

***********

Maman Louise Bourgeois

*************

Poème de Victor Hugo

J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait ;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;
Ô sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux ;

Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,

Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Victor Hugo
Les Contemplations
1830-1855
Nelson, 1911
pp. 192-193

Juillet 1842