Archives par mot-clé : 1916

Igreja de São Victor BRAGA

PORTUGAL
BRAGA
布拉加
ブラガ
Брага

 Igreja de São Victor
Rua de São Domingos

 

 Photos Jacky Lavauzelle

BRAGA
IGREJA de SÃO VICTOR





Igreja de São Victor

Construction de l’église à l’initiative de Dom Luis de Sousa, archevêque.
Luís de Sousa (1637-1690) prelado português, bispo de Lamego de 1670 a 1677 e arcebispo de Braga de 1677 até 1690.
Prélat portugais, évêque de Lamego de 1670 à 1677 et archevêque de Braga de 1677 à sa mort en 1690.
Façade de granit avec deux sculptures représentant deux archevêques de Braga
Le chœur représente des scènes de la vie du 19ème évêque de Braga Paterno II de l’an 400 à l’an 405, évêque ayant participé au premier Concile de Tolède en 400




igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-2

Estilo chão »
Arquitectura chã  austero e sóbrio
en anglais (architecture simple)
En français « Style dépouillé »
ce style au Portugal couvre la période 1580-1640 – Ce style s’oppose au style manuélin précédent qui couvre la période 1490 – 1520 (terme créé par l’américain George Kubler (( 26 juillet 1912 – 3 octobre 1996)) Style austère et sobre – Formes simples

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-3

Azulejos são atribuídos ao artista espanhol Gabriel del Barco y Minusca
Les azulejos sont attribués à l’artiste espagnol Gabriel del Barco y Minusca

Gabriel del Barco y Minusca
(Sigüenza – province de Guadalajara  Espagne España, vers 1649 – Lisbonne Lisboa  vers 1703)
1669 se retrouve à Lisbonne
1690 se spécialise dans les azulejos




igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-5 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-6 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-7 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-8

Igreja de São Victor

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-9

Igreja de São Victor

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-10

São Narciso
Narciso de Jérusalem
bispo segurando uma flor de cardo
évêque tenant une fleur de chardon

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-11 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-13

Saint Félix Torcato
693 – 734
46ème évêque de Braga
Il fut le dernier évêque à résider à Braga
Les successeurs, jusqu’en 1070, se déplacèrent à Lugo pendant la conquête musulmane

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-14 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-15 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-16 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-17 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-18 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-19 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-20 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-22 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-23 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-24 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-25 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-27 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-28 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-31 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-33 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-34 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-35 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-36

São Asisclo – Saint AciscleSaint Acisclus
Aciscle de Cordoue
IIIe Siècle

igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-37 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-38 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-39 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-40 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-41 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-43 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-44 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-45 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-47 igreja-de-sao-victor-braga-portugal-artgitato-48

***********

Igreja de São Victor

**********

AU PIED DE TRENTE EGLISES

« …à Braga, au pied des trente églises, dans votre seule ville où l’ombre des maisons dans la rue ne soit pas chinoise, sur la place où les bornes milliaires de la voie romaine, rassemblées — et plus heureuses encore que les dates latines leurs contemporaines, toutes télescopées, — n’étaient plus espacées que de cinq mètres ;… « 

LA JOURNEE PORTUGAISE
Septembre 1916
Jean Giraudoux
Adorable Clio
Emile-Paul frères
1920  – pp. 187-204

*********************

AVEIRO – PORTUGAL – アベイロ – 阿维罗 – Авейру

PORTUGAL
Guimarães

 

 Photos Jacky Lavauzelle

AVEIRO





AVEIRO
アベイロ
阿维罗
Авейру

 

LA GARE D’AVEIRO
A Estação Ferroviária de AVEIRO
Usine Fábrica da Fonte Nova (1916)

la-gare-daveiro-a-estacao-ferroviaria-de-aveiro-portugal-artgitato-14

XIII Sonnets from the Portuguese XIII (Elizabeth Barrett Browning) Sonette aus dem Portugiesischen XIII (RILKE) Sonnets du Portugais XIII

Rainer Maria Rilke
1875-1926
Sonnets from the Portuguese


Rainer Maria Rilke Portrait de Paula Modersohn-Becker 1906

Elizabeth Barrett Browning
1806-1861

 

 

Elizabeth Barrett Browning

*

Sonnets from the Portuguese
1850

XIII


Rainer Maria Rilke
Sonette aus dem Portugiesischen
1908
XIII

Traduction Française
Jacky Lavauzelle
Sonnets Portugais
XIII

 

*

Elizabeth-Barrett-Browning Sonnets from the Portuguese Elizabeth Barrett Browning Sonette aus dem Portugiesischen RILKE

XIII
Treizième Sonnet

*

Sonnets from the Portuguese Elizabeth Barrett Browning Rainer Maria Rilke Artgitato Une Voix Inconnue 1916 Vassily Kandinsky

Une Voix Inconnue Vassily Kandinsky 1916

*

And wilt thou have me fashion into speech
Und willst du, daß die Liebe, diese, meine,
Et veux-tu que je moule en parole
The love I bear thee, finding words enough,
sich eine Sprache schaffe, reich genug,
L’amour que je te porte, en trouvant assez de mots,
And hold the torch out, while the winds are rough,
und daß ich zwischen dir und mir im Zug
Et que je tienne le flambeau, au cœur des vents rugueux,
Between our faces, to cast light on each?—
die Fackel halte, daß sie uns bescheine? –
Afin que nos visages s’illuminent ? —

*

I drop it at thy feet. I cannot teach
Sie fällt, sie fällt. Ich kann nicht meine Hand
Je la lâche à tes pieds. Je ne peux faire que
My hand to hold my spirit so far off
zwingen, mein Fühlen von mir fort zu halten;
Ma main tienne mon esprit si loin
From myself—me—that I should bring thee proof
wie soll ich zu Beweisen umgestalten
De moi-même – de moi  – devrais-je te prouver
In words, of love hid in me out of reach.
die Liebe in mir, die sich mir entwand?
Par des mots,  cet amour caché en moi inatteignable ?

*

Nay, let the silence of my womanhood
Nein, trau dem Schweigen meines Frauenlebens
Non, laisse le silence de ma féminité
Commend my woman-love to thy belief,—
die Frauen-Liebe zu, die es dir weiht.
Mon amour de femme salue ta foi, —
Seeing that I stand unwon, however wooed,
Sieh, wie ich dasteh, alles warb vergebens,
Voyant que je reste libre mais courtisée,

*

And rend the garment of my life, in brief,
und wie dies Stummsein meines Daseins Kleid
Et déchire les couvertures de ma vie, en bref,
By a most dauntless, voiceless fortitude,
furchtlos zerreißt, daß nicht in einer Schwäche
Par le plus intrépide, par le courage sans voix,
Lest one touch of this heart convey its grief.
mein Herz von seinem Schmerz noch anders spreche.
De peur que d’une seule touche sur ce cœur, il  n’exprime sa douleur.

 

****************

Sonnets from the Portuguese

**************

Robert Browning
Photogravure de 1865
Par Julia Margaret Cameron

Robert Browning 1865 photogravure Julia Margaret Cameron

MERCADO DE SAN MIGUEL – MARCHE DE SAINT MICHEL – Рынок Сан – Мигель – 圣米格尔市场

Madrid – Мадрид – 马德里
Mercado de san Miguel
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photo Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato


Mercado de san Miguel
Marché de saint-Michel
Market of San Miguel

Рынок Сан – Мигель

圣米格尔市场

 Construit en 1916
built in 1916
建于1916年
построенный в 1916 году

Centre for Culinary Culture
Centre de Culture Culinaire

 Mercado de san Miguel Marché de saint-Michel Market of San Miguel Artgitato Madrid (2) Mercado de san Miguel Marché de saint-Michel Market of San Miguel Artgitato Madrid (3) Mercado de san Miguel Marché de saint-Michel Market of San Miguel Artgitato Madrid (4)

****
LES ANCIENNES TAVERNES DE MADRID

« À ce moment, les passants sont rares, le tout-Madrid est à table, préludant par un repas sommaire aux soirées, chantantes ou autres, qui bourdonnent dans la nuit madrilène.
Bientôt, j’abandonne la « Rue Grande » pour me jeter dans le dédale de voies étroites qui doit me conduire à la Taverne de Camoëns.
Enfin, voici la Taberna Camoëns !
Une baraque noire, sordide, dont le crépi a cédé par places, découvrant ainsi la maçonnerie de pierrailles cimentées de torchis. Des vitres huileuses, dont la surface épaissie par des poussières peut-être centenaires, laissent filtrer une lumière rougeâtre qui a l’air d’être, non de la clarté, mais de la pénombre…
Vraiment, la Taberna est malpropre, au delà de ce que peut souhaiter un fervent de la malpropreté… La clientèle ne doit certes pas payer de mine, et ma main instinctive, tâte mon revolver dans ma poche…
Un bec-de-cane, sur quoi les mains sales d’étranges consommateurs ont déposé un enduit gluant, permet seul d’ouvrir la porte basse accédant à la salle commune de la Taberna Camoëns.
À travers les carreaux, je cherche à voir à l’intérieur.
Des tables se devinent sous le voile crasseux embuant les vitres…
Et délibérément, j’appuie sur le bec-de-cane. J’entre. Les buveurs ont un sursaut. Je suis certain que tous ont pensé à la police ; mais ils reprennent leur beuverie, rassurés par mon apparence.
Je n’ai évidemment pas l’air d’un soldat de la loi…
J’arrive devant le tavernier, qui me considère d’un regard méfiant.
Noblement, je dépose devant lui deux piécettes (2 francs) avec cette explication murmurée :
– Une pour chaque œil.
Le drôle a une grimace qui prétend sourire. Il incline la tête, et agrippe l’argent d’une main velue, qui pourrait appartenir à un singe.
Je suis hors de la salle commune, dans une sorte de cuisine, absolument déserte et obscure ; mais devant moi une ouverture, que la pâle clarté qui tombe des étoiles rend lumineuse par comparaison. »

L’Homme sans visage
Paul d’Ivoi
Le Puits du maure
 Chapitre 6
Vers le puits

PLAZA DE CANALEJAS – 广场卡纳莱哈斯 – plaza de las Cuatro Calles – Casa Allende

 

 

Madrid – Мадрид – 马德里
Plaza de Canalejas
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photo Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato


Plaza de Canalejas
广场卡纳莱哈斯
plaza de las Cuatro Calles
(anteriormente)
Place des quatre rues

Plaza de Canalejas Madrid Artgitato (1)

Casa Allende ou Tomás Allende
Arquitecto Leonardo Rucabado
Architecte Leonard Rucabado (1875-1918)
Entre 1916 y 1920
propietario, Tomás de Allende
Propriétaire Thomas Allende

Plaza de Canalejas Madrid Artgitato (2)

Casa Allende ou Casa Tomás Allende

Plaza de Canalejas Madrid Artgitato (3) Plaza de Canalejas Madrid Artgitato (4)

*****

Poème de Théophile Gautier
À MADRID

Dans le boudoir ambré d’une jeune marquise,
Grande d’Espagne, belle, et d’une grâce exquise,
Au milieu de la table, à la place de fleurs,
Frais groupe mariant et parfums et couleurs,
Grimaçait sur un plat une tête coupée,
Sculptée en bois et peinte, et dans le sang trempée,
Le front humide encor des suprêmes sueurs,
L’œil vitreux et blanchi de ces pâles lueurs
Dont la lampe de l’âme en s’éteignant scintille ;
Chef-d’œuvre affreux, signé Montañès de Séville,
D’une vérité telle et d’un si fin travail,
Qu’un bourreau n’aurait su reprendre un seul détail.

La marquise disait : « Voyez donc quel artiste !
Nul sculpteur n’a jamais fait les Saint Jean-Baptiste
Et rendu les effets du damas sur un col
Comme ce Sévillan, Michel-Ange espagnol !
Quelle imitation dans ces veines tranchées,
Où le sang perle encore en gouttes mal séchées !
Et comme dans la bouche on sent le dernier cri
Sous le fer jaillissant de ce gosier tari ! »

En me disant cela d’une voix claire et douce,
Sur l’atroce sculpture elle passait son pouce,
Coquette, souriant d’un sourire charmant,
L’œil humide et lustré comme pour un amant.
Madrid, 1843

Théophile Gautier
España
Œuvres de Théophile Gautier — Poésies
Lemerre, 1890, Volume 2 -pp. 111-112

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA – LE CARRE DES MARTYRS ROME : Damiano Chiesa, Francesco Rismondo, Cesare Battisti, Nazario Sauro, Fabio Filzi

ROME – ROMA- 罗马
PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA
LA VILLA BORGHESE
贝佳斯别墅

 

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

——-

Flag_of_Lazio


Les Bustes de la Villa Borghèse
I busti della villa Borghèse
PIAZZALE DEI MARTIRI
Le Carré des Martyrs

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato

***
Damiano Chiesa
1894-1916
Militaire & Patriote Italien
Militare & Patriota Italiano

 PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Damiano Chiesa artgitato

***

Francesco Rismondo
1885-1915
Patriote Italien
Patriota Italiano

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Franceso Rismondo

***
Cesare Battisti
1875-1916
Journaliste & homme politique
Giornalista & politico
Révolutionnaire irrédentiste
Irredentista italiano
Il a consacré sa vie à sa région, le Trentin
Dedicò la vita alla causa della sua regione, il Trentino

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Cesare Battisti

 

***
Nazario Sauro
1880-1916
Patriote Irredentiste Italien
Patriote Irredentista Italiano

Nazario_Sauro

PIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Nazario Sauro

****
Fabio Filzi
1884-1916
Patriote Irredentiste Italien
Patriota Irredentista Italiano

Fabio_FilziPIAZZALE DEI MARTIRI ROMA - LE CARRE DES MARTYRS ROME artgitato Fabio Filzi

L’Irrédentisme

FRANCIS CHARMES
Chronique de la quinzaine, histoire politique
14 juin 1903
LA REVUE DES DEUX MONDES
Tome 15 – 1903

« L’Italie vient de traverser une crise d’irrédentisme qui a éclaté subitement, et n’est peut-être pas encore tout à fait terminée. Elle n’en est pas loin toutefois. Le gouvernement devait prendre, et a pris effectivement des mesures pour en empêcher le développement. Si peu qu’elle ait duré, elle a suffi à jeter des lumières dans les profondeurs de l’opinion italienne. Ce mot est peut-être excessif. Nous ne savons pas au juste si l’irrédentisme est aujourd’hui chez nos voisins un sentiment vraiment profond ; mais il est à coup sûr très vif. On aurait tort de croire que le feu soit éteint ; il est seulement assoupi.
Malgré la révolution prodigieuse qui s’y est faite depuis moins de cinquante ans et qui a créé son unité, l’Italie ne regarde pas ses destinées comme accomplies. Tout le monde sait que certaines provinces autrichiennes sont considérées par elle comme lui appartenant. Ce sont : le Tyrol, que la géographie semble lui attribuer en effet, et Trieste où la majorité de la population est italienne. C’est donc à la fois au nom de la géographie et au nom de la race que l’Italie forme à l’endroit de ces parties du territoire autrichien comme une revendication secrète, mais qui se réveille à l’occasion, comme le fait l’a montré. »

*********************

Fiume, l’Adriatique et les rapports franco-italiens
LA REVUE DES DEUX MONDES
Tome 1 – 1921

« C’est qu’en avril 1915 il n’existait en Italie ni mouvement d’opinion, ni tradition politique en faveur de l’annexion de Fiume. Aucun Italien n’en parlait et très rares devaient être ceux qui y pensaient. Trente et Trieste résumaient pour la masse l’irrédentisme national. Le nom de Fiume n’avait à aucun degré la même signification, n’exerçait nullement le même pouvoir d’attraction. Au-dessus de la foule, une élite étendait sans doute son irrédentisme aux peuplements italiens de la rive orientale de l’Adriatique ; entendait, en même temps que la voix du sang, celle des souvenirs historiques, qui lui parlaient de l’empire de Venise et même de l’Empire romain ; faisait enfin entrer en ligne de compte des considérations politiques, stratégiques et économiques. Mais c’était là un irrédentisme principalement intellectuel. Les noms de Fiume et de Dalmatie n’étaient évocateurs d’italianité et de domination ancienne qu’à l’esprit d’un petit nombre d’Italiens. Économiquement, Trieste paraissait une aubaine suffisante à satisfaire les plus difficiles. Stratégiquement, le port commercial de Fiume ne présentait aucun intérêt ; Pola et Vallona semblaient devoir, avec Tarente, assurer la maîtrise de l’Adriatique : la possession ou la simple neutralisation du littoral et des îles dalmates achèveraient de garantir la sécurité de la côte italienne. Politiquement, personne ne s’attendait à l’entière dislocation de l’Empire austro-hongrois ; et laisser un débouché sur l’Adriatique à la Croatie, province de la Hongrie ou partie d’une monarchie trialiste, paraissait une concession logique et dépourvue d’inconvénient. Tel est l’état d’esprit qui a été celui des négociateurs italiens de la Convention de Londres, d’où est résultée la rédaction même de l’acte, et qui leur a permis d’avoir, en le signant, la conscience en repos. La plus exigeante des consciences italiennes s’en fût satisfaite alors comme celle de ces grands Italiens, les Sonnino, les Salandra. »

******************
FRANCESCO CRISPI (1819-1901), TRIPLE ALLIANCE ET IRREDENTISME

CHARLES DE MAZADE
CHRONIQUE DE LA QUINZAINE
HISTOIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE
14 OCTOBRE 1890
LA REVUE DES DEUX MONDES
TOME 1
« M. Crispi, en habile homme, a surpris un peu son monde ; il a prononcé un discours qui est tout à la fois une déclaration de guerre à tout ce qui est révolutionnaire, à l’irrédentisme, c’est-à-dire à la revendication des terres italiennes séparées encore du royaume, — et une profession de foi en faveur de la monarchie, surtout en faveur de la triple alliance. La guerre à l’irrédentisme, la monarchie, la triple alliance, tout cela se tient ! Sans doute, il y a longtemps déjà que M. Crispi a rompu ses vieux liens républicains, qu’il n’a point hésité à déclarer que la monarchie était la plus sûre gardienne, la seule garantie de l’unité italienne ; il n’avait pas à renouveler sa profession de foi. Il y a moins longtemps, il faut l’avouer, qu’il s’est décidé contre l’irrédentisme ; sa conversion est même d’une date assez récente, et en vérité il n’est rien de tel que d’avoir été un fougueux irrédentiste pour exécuter d’anciens amis devenus gênants, M. Crispi a fait son exécution avec dextérité, sans regarder derrière lui. Il a désavoué l’irrédentisme parce qu’il ne pouvait pas faire autrement, sans rompre avec l’Autriche, — et le premier objet qu’il se proposait était justement l’apologie de la triple alliance. »

 

**********************************

Piazzale dei Martiri Roma

ENRICO TOTI – VILLA BORGHESE – MONUMENTO A ENRICO TOTI

ROME – ROMA
LA VILLA BORGHESE

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

——-

Flag_of_Lazio

MONUMENTO A ENRICO TOTI
1922

(1882-1916)

Monumento realizzato da Arturo Dazzi (1922)
Monument réalisé en 1922 par Arturo Dazzi
ARTURO DAZZI
scultore e pittore
sculpteur & peintre
(1881-1966)

*****

Enrico Toti
Eroi d’Italia

Héros d’Italie

Romain, homme du peuple
un Romano – uomo del popolo
Il symbolise l’abnégation et le patriotisme
Simbolo del patriottismo

Amputé de la jambe gauche (accident du travail)
Amputata la gamba sinistra (incidente sul lavoro)

Avant la Grande Guerre, fait un Tour d’Europe avec sa seule jambe valide.
Giro d’Europa in bicicletta (con una gamba sola)

Se fait mobiliser à la Guerre grâce à de faux papiers
(fece carte false )

«Gli eroi muoiono tutti, e per una causa provvidenziale questi eroi non soffrono»
« Les héros meurent tous, et pour une cause providentielle quels héros ne souffrent pas. »

 

Enrico Toti in trincea nel 1916 dans les tranchées Villa Borghese 1916

Prima puntata de « I GRANDI ITALIANI di RADIO ARTOM », programma ideato e condotto da Manfredi Beninati e Vincenzo Profeta che quì parlano di Enrico Toti, l’eroe della Grande Guerra con una sola gamba.
Premier épisode de programme « LES GRANDS ITALIENS » créé et dirigé par Manfredi Beninati et Vincenzo Prophète qui parle ici de Enrico Toti, le héros de la Grande Guerre avec une jambe.

********
« Bella non piangere » – 1954
Film

un film di Davide Carbonari girato nel 1954 ed ispirato alla vicenda di Enrico Toti, uno degli eroi della prima guerra mondiale
Un film de David Carbonari (1954) inspiré de la vie d’Enrico TOTI

*******************

 Villa Borghese EnricoToti artgitato 1 Villa Borghese EnricoToti artgitato 2 Villa Borghese EnricoToti artgitato 3 Villa Borghese EnricoToti artgitato 4 Villa Borghese EnricoToti artgitato 5 Villa Borghese EnricoToti artgitato 6 Villa Borghese EnricoToti artgitato 7

 

La morte di Enrico Toti nella copertina della Domenica del Corriere Villa Borghese artgitato

Черна песен – Димчо Дебелянов – Poème Bulgare de Dimcho Debelyanov – Chanson Noire (1910)

България – Български
Dimcho Debelyanov
Черна песен – Димчо Дебелянов

Traduction – Texte Bilingue
Превод – показване на два текста


LITTERATURE BULGARE
POESIE BULGARE

българската поезия
българска литература

Димчо Дебелянов
Dimcho Debelyanov
1887 – 1916

Черна песен
Chanson Noire
1910

Аз умирам и светло се раждам –
Je meurs et renais à la lumière
разнолика, нестройна душа, 
éclatée, mon âme est en vrac,
през деня неуморно изграждам,
la journée sans relâche je construis,
през нощта без пощада руша.
la nuit sans pitié je détruis.

*

Призова ли дни светло-смирени, 
Je désire une journée simple,
гръмват бури над тъмно море,
le
s orages couvrent la mer assombrie,
а подиря ли буря – край мене 
Je cherche une tempête à moi
всеки вопъл и ропот замре.
des cris et le murmure des morts.

*

За зора огнеструйна копнея, 
je désire des aubes ardentes
а слепи ме с лъчите си тя, 
mais leurs lumières m’aveuglent,
в пролетта като в есен аз крея, 
au printemps et à l’automne, je languis,
в есента като в пролет цъфтя.
à l’automne et au printemps, j’espère.

*

На безстрастното време в неспира
Sur impassible fuite incessante du temps
гасне мълком живот неживян 
ma vie non vécue s’estompe en silence
и плачът ми за пристан умира,
et mon cri meurt sur le quai
низ велика пустиня развян. 
et dans un grand désert plonge.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
**********************

Dimcho Debelyanov
Димчо Дебелянов

Излиза за пръв път в сп. « Съвременник »,
г. II, кн. 6 от 15.V.1910 г.

Première parution dans le magazine « Contemporain »
sur II, Vol. 6, le 15 mai 1910

VERDUN ON NE PASSE PAS 1916 Chanson de Jack Cazol & Eugène Joullot Musique de René Mercier

SELECTION ARTGITATO
CHANSON FRANCAISE
 

PAROLES de Jack CAZOL  (1874-1935)
& Eugène JOULLOT (1872-1941)
MUSIQUE de René MERCIER (1867-1945)

 

Verdun on ne passe pas Chanson Militaire Sélection Artgitato


Verdun ! On ne passe pas!

Chanson Militaire
1916

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d’être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s’avancent avec rage,
Énorme flot d’un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer… quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout, debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l’aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir.
Les vils corbeaux devant l’âme française
Tombent sanglants, c’est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas…
Plus de morgue, plus d’arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

—-

verdun on ne passe pas

LES GRANDS PAROLIERS DE LA CHANSON FRANCAISE

LES GRANDS COMPOSITEURS DE LA CHANSON FRANCAISE

Rubén Darío A ROOSEVELT Texte Espagnol & Traduction Française

 Rubén Darío
(1867-1916)
A ROOSEVELT

Rubén Darío A ROOSEVELT Artgitato Traduction Française et Texte Espagnol

Modernismo
Literatura en español

 

RUBEN DARIO A ROOSEVELT
A Roosevelt

¡Es con voz de la Biblia, o verso de Walt Whitman,
Il y a une voix de la Bible, ou un vers de Walt Whitman,
 que habría que llegar hasta ti, Cazador!
que je devrais posséder pour venir à toi, Chasseur !
  con un algo de Washington y cuatro de Nemrod.
Avec quelque chose de Washington et un peu plus de Nemrod.
Primitivo y moderno, sencillo y complicado,
Primitif et moderne, simple et compliqué,
Eres los Estados Unidos,
Tu es les Etats-Unis,
eres el futuro invasor
tu es le futur envahisseur
de la América ingenua que tiene sangre indígena,
de l’Amérique ingénue qui a du sang indigène,
que aún reza a Jesucristo y aún habla en español.
qui prie encore Jésus-Christ et parle encore en espagnol.
Eres soberbio y fuerte ejemplar de tu raza;
Tu es un superbe et un fort exemplaire de ta race;
eres culto, eres hábil; te opones a Tolstoy.
Tu es cultivé, tu es habile ; tu t’opposes à Tolstoï.
Y domando caballos, o asesinando tigres,
Et dominant les chevaux, ou assassinant les tigres,
eres un Alejandro-Nabucodonosor.
Tu es un Alexandre-Nabuchodonosor.
(Eres un profesor de energía,
(Tu es un professeur d’énergie,
como dicen los locos de hoy.)
comme disent les fous d’aujourd’hui)
Crees que la vida es incendio,
Tu crois que la vie est un incendie
que el progreso es erupción;
que le progrès est une eruption ;
en donde pones la bala
où tu mets la balle
el porvenir pones.
où l’avenir tu mets.
No.Los Estados Unidos son potentes y grandes.
Non. Les Etats-Unis sont puissants et grands.
Cuando ellos se estremecen hay un hondo temblor
Quand elles se secouent, il y a un tremblement énorme
que pasa por las vértebras enormes de los Andes.
qui passe par les énormes vertèbres des Andes.
Si clamáis, se oye como el rugir del león.
Si tu montes la voix, il s’entend comme le rugissement du lion.
Ya Hugo a Grant le dijo: «Las estrellas son vuestras».
Hugo a dit à Grant et a dit, « Les étoiles sont les vôtres. »
(Apenas brilla, alzándose, el argentino sol
(A peine il brille, en se levant, le soleil argentin
y la estrella chilena se levanta…) Sois ricos.
et l’étoile chilienne se lève …) Vous êtes riche.
Juntáis al culto de Hércules el culto de Mammón;
Hercules vient rejoindre le culte de Mammon ;
 y alumbrando el camino de la fácil conquista,
et éclaire le chemin d’une conquête facile,
la Libertad levanta su antorcha en Nueva York.
La Liberté soulève sa torche à New York.
Mas la América nuestra, que tenía poetas
Mas
l’Amérique, qui avait des poètes
desde los viejos tiempos de Netzahualcoyotl,
depuis les vieux jours de Nezahualcoyotl,
que ha guardado las huellas de los pies del gran Baco,
qui a gardé les empreintes du grand Bacchus,
que el alfabeto pánico en un tiempo aprendió;
que l’alphabet de Pan en un temps appris ;
que consultó los astros, que conoció la Atlántida,
qui a consulté les étoiles, qui connaissait l’Atlantide,
cuyo nombre nos llega resonando en Platón,
dont le nom nous vient résonnant dans Platon,
que desde los remotos momentos de su vida
qui, dès les premiers moments de sa vie
vive de luz, de fuego, de perfume, de amor,
vit de lumière, de chaleur, de parfum, d’amour,
la América del gran Moctezuma, del Inca,
l’Amérique de la grande Montezume, de l’Inca,
la América fragante de Cristóbal Colón,
l’Amérique parfumée de Christophe Colomb,
  la América católica, la América española,
Amérique catholique, l’Amérique espagnole,
la América en que dijo el noble Guatemoc:
Amérique où le noble Guatemoc a dit:
«Yo no estoy en un lecho de rosas»; esa América
« Je ne suis pas dans un lit de roses« ; l’Amérique
que tiembla de huracanes y que vive de Amor,
qui tremble avec les ouragans et qui vit de l’amour,
hombres de ojos sajones y alma bárbara, vive.
les hommes aux yeux saxons et à l’âme barbare, vit.
 Y sueña. Y ama, y vibra; y es la hija del Sol.
Et rêve. Et aime, et vibre; et est la fille du soleil.
Tened cuidado. ¡Vive la América española!
Soyez prudent. Elle vit l’Amérique espagnole!
Hay mil cachorros sueltos del León Español.
Il ya mille petits lions du Leon Espagnol.
Se necesitaría, Roosevelt, ser Dios mismo,
Il faudrait, Roosevelt, étant Dieu lui-même,
el Riflero terrible y el fuerte Cazador,
L’homme au pistolet terrible et fort chasseur,
para poder tenernos en vuestras férreas garras.
à nous tenir dans vos griffes de fer.
Y, pues contáis con todo, falta una cosa: ¡Dios!
Et, même si vous avez tout, il vous manque une chose : Dieu!

 

*************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*************************